Leur groupe est baptisé B Live

Eric Barthélemy et Yannick Bétis rachètent Régie Lumière et Pré-Vues

Avec Régie Lumière et Pré Vues, dont la vente a été signée le 29 septembre 2015, Eric Barthélemy et Yannick Bétis ajoutent encore une corde hyper spécialisée à leur offre de prestation.
Discussion à bâtons rompus à Torcy avec les nouveaux propriétaires, le cédant Alfred Santilli connu sous le pseudo Frédo et les ex dirigeants de ON OFF et Phase 4. Ils sont tous là et ils ont une pêche d'enfer !

Autour de la table, José Tudéla, Guy Vergnol, André “Dédé” Mytnik, Jean-Marc Bauer, Yannick et Eric et “Frédo” Santilli. C'est drôle, il y en a 3 parmi eux qui ont débuté chez Régiscène avant de monter leur boîte et suivre des chemins parallèles qui se croisaient par complémentarité et amitié. Régiscène ! Les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !

De Gauche à Droite : Guy Vergnol (ON OFF), Fredo Santilly (Régie Lu), Yannick Bétis, Eric Barthélemy, André Mytnik (Phase4), José Tudela (ON OFF) et Jean-Marc Bauer (Phase4).

De Gauche à Droite : Guy Vergnol (ON OFF), Fredo Santilly (Régie Lu), Yannick Bétis, Eric Barthélemy, André Mytnik (Phase4), José Tudela (ON OFF) et Jean-Marc Bauer (Phase4).

Pour ceux qui n'ont pas suivi la série, nous en sommes à la saison 3. Le projet d’Eric Barthélemy et Yannick Bétis, tous deux passionnés de musique, a été initié le 10 juillet 2014 par le rachat d’ON OFF, puis le 15 avril 2015 par celui de Phase 4 et maintenant Régie Lumière et Pré-Vues. Leur ambition : créer un groupe de d’ultra-spécialistes référents sur les métiers du son, du light et de la vidéo pour le spectacle vivant, l’audiovisuel et l’événementiel. Et c'est en bonne voie...

SLU : Vous avez défini un nom pour le groupe ?

Eric Barthélemy : C'est en cours, nous y travaillons tous ensemble, les anciens et les nouveaux. Cette question du nom de groupe est extrêmement importante et un peu symbolique, même s’il ne remplacera pas le nom des sociétés que nous allons conserver.
(Depuis notre entretien, le nom du groupe a été choisi, ce sera B Live, NDRL)

SLU : Régie Lu, le petit dernier, est arrivé. Ca a pris du temps !

Frédo Santilli : On a pris notre temps. Le temps de vraiment se connaître, le temps d’assimiler le projet de Yannick et Eric, qui nous avait très vite semblé intéressant.

Eric Barthélemy : Effectivement, nous nous sommes rencontrés pour la première fois le 13 juillet 2013. Fredo avait à cœur de s'assurer que notre projet respecte ce qu'il a construit pendant toutes ces années et permette à sa société d'avancer en suivant la même philosophie.

Frédo Santilli : Je vais faire un accompagnement sur au moins 5 ans.

José Tudela : C'est plus qu'un accompagnement. Nous restons réellement actifs !

André Mytnik : Nous allons travailler différemment dans l'avenir. Et sans pouvoir le définir encore d'une façon précise, on sait que la collaboration des anciens, les gens que nous sommes, avec les nouveaux, est une nouvelle façon de porter le projet final qui n'existait pas dans notre métier. Et puis trois d'entre nous, José, Fredo et moi, avons un point commun, une espèce d'ADN originel qui est Régiscène et finalement on se retrouve. Jean-Marc et Guy ont aussi une connexion ancienne par rapport au métier.

SLU : Donc vous êtes très attachés à l'entreprise

José Tudela : A la nouvelle qui est en construction, oui.

Guy Vergnol : C'est vrai que l'ADN est important, car nous sommes tous issus de la même formation. On s'est quittés, on a travaillé plus ou moins en collaboration sur certaines opérations, et l'on se retrouve vraiment sur un projet commun. Ca devient intéressant et c'est très motivant.

Frédo Santilli : Nous attendons aussi beaucoup d'Eric et Yannick pour donner un coup de boost à ce nouvel ensemble. Nous, les anciens, nous avons tous réussi à développer nos entreprises. Avec Yannick et Eric, nous avons maintenant une visions, une stratégie, un outil de travail sans commune mesure avec celui dont chacun de nous disposait jusqu’ici. Nous avons aussi leur énergie, leur capacité à professionnaliser nos approches, tout en respectant nos métiers et en faisant progresser nos équipes. C'est ce qui fait notre force.

Yannick Bétis : Les cédants nous accompagnent sur l'ensemble des structures pour des durées plus ou moins longues. Même si cela peut paraître évident, ce point était l’un des éléments essentiels sur lequel il fallait se mettre d’accord en amont des différents rachats. Concernant ON OFF, cela fait maintenant plus de 16 mois que nous travaillons main dans la main avec José et Guy. André est avec nous pour au moins 2 ou 3 ans. Quant à Fredo, il nous accompagnera au moins pendant 5 ans. Nous n’avons fixé de limite avec aucun d’entre eux.

Eric Barthélemy et Yannick Bétis groupe B Live

SLU : Quelle organisation avez-vous prévue ?

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Yannick Bétis : Nous avons mis en place un certain nombre de mesures au niveau commercial et organisationnel, à commencer par une stratégie commune et une coordination de nos actions commerciales. Nous devons faire en sorte que chaque société qui a son positionnement dans son domaine, ait la capacité à attirer sa sœur sur le principe de fertilisation croisée.
Et comme Eric et moi le faisons depuis un peu plus d'un an : nous devons être présents commercialement, être sur le terrain. Mais nous avons aussi besoin de renforcer nos équipes commerciales. C'est une de nos priorités dans les mois qui viennent.

Eric Barthélemy : Au-delà de l'organisation commerciale, nous avons mis en place une organisation que nous déployons maintenant sur l’ensemble des sociétés du groupe. Nous avons commencé à mettre en œuvre un certain nombre de synergies au sein de nos équipes. Nous parlons ici de regroupement des entrepôts, de mise en place d’outils et de processus communs et partagés, de mutualisation de parcs, de déploiement de meilleures pratiques. Nous avons lancé un certain nombre de chantiers très concrets sur des sujets comme l’outil informatique, la logistique, le transport, la gestion des parcs, la mutualisation des fonctions transverses…
Nous mettons aussi en place un certain nombre de formations, aussi bien techniques que managériales ou commerciales, aussi bien pour nos équipes internes que pour nos intermittents.
Finalement, le plus important est assez évident : nous devons apprendre à travailler ensemble au quotidien. Il est vraiment essentiel d’élever notre niveau d’exigence pour chaque maillon de la chaîne. Apprendre les uns des autres nous rendra plus forts et plus performants dans les services que nous rendons à nos clients..

SLU : Vous allez à terme regrouper ces 4 sociétés en un même lieu pour mutualiser les parcs ?

Yannick Bétis : Exactement. Nous allons regrouper ON OFF et Phase 4 à Torcy début novembre (NDLR : le déménagement a eu lieu le premier weekend de novembre).. Nous regrouperons les 4 sociétés dès que nous le pourrons, mais il n'y a pas d'urgence. Le choix d’un nouvel entrepôt est un sujet stratégique. Nous devons prendrons le temps de bien le faire.

SLU : Donc vous êtes comblés pour le live en son avec ON OFF, en lumière avec Régie Lu, et Pré-Vues en vidéo. Vous avez la plus belle place en lumière et vidéo pour la télévision avec Phase 4. Il y a encore des cases à remplir...

Yannick Bétis : Effectivement, nous sommes présents dans le live et la télévision, nous ne le sommes pas dans l'événementiel, qui est un marché important. C’est même certainement le plus important des trois segments en volume, et de très loin. Nous avons commencé à nous faire référencer dans certaines agences événementielles. Pour ça il faut des outils et des moyens...

SLU : Régie Lumière et Pré-Vues vous appartiennent maintenant en totalité ?

Yannick Bétis : Oui. Nous avons repris 100 % des parts des deux sociétés, comme c’est le cas pour Phase 4, et contrairement à ON OFF, où Guy et José détiennent encore 15 % des parts.

Eric Barthélemy et Yannick Bétis groupe B Live

SLU : Vous avez acquis 4 sociétés en 15 mois ce qui représente des sommes considérables et ce n'est peut-être pas terminé. Etant arrivés novices dans ce métier, comment pouvez-vous avoir la confiance des partenaires bancaires à ce point ?

Eric Barthélemy : Depuis le début, c’est une question de cohérence et d’équilibre entre la vision que nous avons de notre secteur d’activité et de nos métiers, le projet et la stratégie que nous avons définis, les risques financiers que nous avons personnellement pris et notre propre crédibilité en tant que porteurs du projet. L’étape la plus difficile a clairement été la première. Parce qu’à ce moment-là, en effet, nous sommes de parfaits inconnus dans ces métiers, et qu’il faut emporter l’adhésion d’un certain nombre d’interlocuteurs sur un projet qui n’existe que sur le papier, sur notre enthousiasme et nos personnalités. C’était vrai pour les banques, mais aussi, et peut-être surtout, pour nos amis d’ON OFF.

Aujourd’hui, même s’il ne s’est pas encore passé un an et demi depuis la première acquisition, notre crédibilité se construit sur des éléments tangibles et concrets. Nous avons annoncé ce que nous voulions faire, et nous l’avons fait. Notre vision de l’évolution de notre industrie se vérifie jour après jour. Notre enthousiasme est porté par les cédants, les équipes de chacune des sociétés, les intermittents avec qui nous travaillons et qui nous côtoient au quotidien. Nous avons des partenaires bancaires qui nous suivent depuis le début, qui croient dans le projet et qui croient que nous sommes les bonnes personnes pour le porter.

Autre chose, et c’est tout sauf un point de détail : nous avons choisi, dès le début, de nous intéresser à des sociétés saines, équilibrées, dotées de ratios financiers satisfaisants. Il est évidemment plus facile de convaincre les banques dans ces conditions.

Yannick Bétis : Si derrière ta question se cache celle de savoir si nous avons derrière nous un gros investisseur, une société de prestation ou une banque étrangère ou un fournisseur de matériel comme nous avons pu l’entendre, la réponse est NON. Avec le rachat de Phase 4, nous avons fait entrer un partenaire financier de façon très minoritaire dans le capital de notre holding, nous avons déjà eu l’occasion de nous en expliquer.

Avec le rachat de Régie Lumière et Pré-Vues, l'organigramme juridique de notre groupe n'a pas changé d'un quart de poil. Aujourd'hui, Eric et moi détenons une large majorité dans notre groupe, et c’est nous qui en avons le contrôle. Et demain, quels que soient les développements à venir, ce sera toujours le cas.

Eric Barthelemy

Eric Barthelemy

Eric Barthélemy : Pour compléter la réponse de Yannick, il y a un principe fondamental que nous avons gravé dans le marbre quand nous nous sommes lancés. Ce projet, c'est le nôtre. C'est un projet personnel, un projet de passion et de raison. Nous avons abandonné des situations très confortables, pris des risques. Nous sommes des entrepreneurs, nous sommes partis dès le départ avec l'intention de ne jamais céder à aucun moment le contrôle de notre groupe...

Yannick Bétis : ... à qui que ce soit. Ca étonne car effectivement pour les acteurs historiques de ces métiers, nous sortons de nulle part.

Eric Barthélemy : Pour compléter la réponse sur le financement de ces acquisitions qui a fait l’objet de certains fantasmes, la plus grande partie est faite sur fonds propres. A cela s’ajoute une dette bancaire pour une assez faible part, et nous pouvons compter sur le soutien de BPI, tant en financement qu’en contre-garantie des banques. C’est une marque de confiance très forte de la part de BPI, qui là encore nous connaît et nous suit depuis le début.

Yannick Bétis : Et encore une fois, nous achetons des sociétés saines et à leur juste valeur.

SLU : Justement, c'est votre critère principal de sélection ?

Yannick Bétis : Nous avons 3 critères de sélection. Le premier, et celui sans lequel rien d’autre n’est possible, c'est une rencontre avec le ou les cédants. Les sociétés dont nous parlons sont à l’image des hommes qui les ont créées et fait avancer. Nous devons nous retrouver dans la philosophie, l’état d’esprit, la culture qu’ils ont développés. Nous devons avoir la conviction que nos visions sont suffisamment proches et compatibles pour reprendre la société dans de bonnes conditions et pour gérer la transmission et la transition dans les meilleures conditions. Sans cette relation rien n'est possible.

Frédo Santilli : C’est d’ailleurs exactement la même chose pour le cédant

Yannick Bétis : Le 2e critère est que la société doit être référente dans son domaine et dans son métier. Et c'est le cas. Nous avons autour de cette table des patrons qui ont tous une vraie singularité dans ce métier. Chacune des sociétés qui nous ont rejoints ont grandement contribué à faire l’histoire de ces métiers, et a su développer et conserver une image, une aura, une notoriété qui fait d’elle un acteur incontournable.

Le 3e critère auquel nous nous attachons est la santé des entreprises auxquelles nous nous intéressons. Qu’on parle d’ON OFF, de Phase 4, de Régie Lumière ou de Pré Vues, toutes ces sociétés ont été gérées intelligemment, avec prudence, avec des investissements pertinents, et reposent sur des fondamentaux solides. Certes, leur prix de vente est largement plus élevé que celui de sociétés en difficultés.
Mais notre projet est dynamique, nous voulons pouvoir nous concentrer sur le développement de notre groupe. Nous pourrions acheter des entreprises en difficulté, voire à la barre, comme cela est arrivé et arrivera encore, mais le retournement d’une entreprise demande un autre type d’énergie.

SLU : Le CA consolidé du groupe ?

Eric Barthélemy : L'ensemble fait 20 M€ de CA

SLU : Quels pourcentages pour le son, la lumière et la vidéo ?

Yannick Bétis : 15 % pour le son, 85 % en lumière et vidéo.

SLU : Pour gagner des parts de marché, comment vous situez-vous en termes de prix de vente des prestations ?

Eric Barthélemy : Nous voulons défendre la valeur des prestations que nous proposons à nos clients. Nous l’avons dit, nous voulons apporter la meilleure prestation possible, et ce au juste prix. Ceci dit, bien travailler ne signifie pas nécessairement travailler plus cher. Pour autant, sur certains segments, les niveaux de prix sont déjà très dégradés, et si nous voulons l’emporter sur certains dossiers, nous ne pouvons pas ignorer cette réalité. Ceci dit, l’expérience prouve toujours qu’on ne gagne pratiquement jamais sur le seul critère du prix. Elle prouve aussi que les clients n’ont pas intérêt à ne pas payer une prestation à son juste prix. Pas durablement en tout cas.

Yannick Bétis : Nous voulons élever le curseur de la qualité de nos prestations. C’est vrai du niveau de service, mais aussi des solutions techniques et des technologies que nous mettons en œuvre. Cette démarche de pionniers, nous l’appliquons déjà avec la Direction Technique d’ON OFF sur un certain nombre de gros chantiers. Nous avons par exemple intégré un système que nous sommes les premiers à mettre en œuvre, un système novateur qui sera présenté par nos équipes, Arnault Damien chez Euphonia et le laboratoire Sonic Emotion Labs dirigé par Etienne Corteel, avec lequel nous travaillons depuis plusieurs mois.

Sonic Emotion Labs est une société franco-suisse qui travaille sur le son en 3D et sa spatialisation. Nous avons démarré par des tests avec nos ingés son sur de petites opérations, puis nous avons fait un 1er essai très concluant sur un Zénith. Nous avons donc décidé d’investir dans ces processeurs. La première date qui en sera équipée aura lieu à Bercy, puis au Zénith de Toulouse en décembre. Le système nous permettra de faire des effets, des jeux de scène avec une spatialisation du son et une reconstitution de la scène sonore. Et ça marche très bien. Avec ne serait-ce qu'une dizaine d'effets programmés sur le show grâce au processeur, le rendu est absolument incroyable.

Eric Barthélemy et Yannick Bétis groupe B Live

SLU : C'est jouable en tournée une multi diffusion ?

Yannick Bétis : Sur une tournée, oui. Une tournée se prépare longtemps à l’avance, nous pouvons préparer les régies en intégrant ces solutions tout en restant dans des enveloppes budgétaires raisonnables. C’est beaucoup plus compliqué sur des one shots, sur lesquels les prestataires se livrent une véritable guerre des prix qui rend le déploiement d’innovations très compliqué.
Quoi qu’il en soit, nous ne voulons pas seulement nous contenter de bien faire notre travail. Nous voulons, comme nos illustres devanciers, contribuer à faire évoluer et à faire progresser nos métiers.

SLU : Poursuivez-vous le rythme des investissements en matériel ? Régie Lu par exemple est réputée pour investir dans tous les projecteurs innovants...

Frédo Santilli : C’est en effet l’une des marques de fabrique de Régie Lumière. Yannick et Eric m’ont confirmé qu’ils allaient poursuivre dans ce sens.

André Mytnik : Pour Phase 4 en tout cas c'est une réalité. L'engagement qui avait été pris au moment du rachat se réalise, et il est conséquent. Nous avons augmenté le parc avec des quantités importantes de Mac Aura, de Quantum, de MagicDot et MagicBlade, de Mythos et K10, des écrans vidéo, des média-serveurs... Ça avance.

Yannick Bétis : Nous avons augmenté le budget investissement des sociétés sur l'ensemble des structures. Cette tendance, qui sera maintenue en 2016, traduit d’une part notre volonté de développer notre activité, d’améliorer la qualité de nos prestations. Elle nous permettra aussi de réduire une partie de la sous-traitance structurelle à laquelle les sociétés du groupe sont confrontées.
Son niveau est aujourd’hui trop élevé dans certaines sociétés. La mutualisation de nos parcs nous permettra d’apporter un bout de solution à cette problématique, l’investissement étant une deuxième réponse. Nous serons à même de fournir le matériel de dernière génération, en quantités importantes à l'ensemble de nos clients avec une qualité optimale.

SLU : Du renfort d'équipes ?

Yannick Bétis : En 5 mois, nous avons embauché 7 personnes pour Phase 4 : des techniciens pour le magasin, des infographistes, un responsable logistique et transports.. Pour On-Off aussi nous avons recruté deux personnes. Sur l’ensemble du groupe, une seule personne nous a quittés, et elle l’a fait pour des raisons personnelles.

SLU : Toute l'équipe de Régie Lu et Pré-Vues avec Nicolas Savigny vous suit ?

Frédo Santilli : Oui et elle demande aussi à être renforcée.

Eric Barthélemy : Avec Pré Vues et les équipes vidéo de Phase 4, nous avons une base qui nous permet d’envisager un développement important de cette activité. D’autant qu’avec Phase 4 Image, nous disposons d’une capacité à proposer des contenus, ce qui nous différencie de nos concurrents.

SLU : Une volonté de développement international

Eric Barthélemy : C'est prématuré

SLU : Et vers l'installation ?

Yannick Bétis : Ce n'est pas le même business. Il faut savoir rester à notre place.. Nous sommes des prestataires de services et nous n'avons pas vocation à nous lancer dans d'autres activités, que ce soit l'installation, la gestion de salle ou la production. A un moment donné, ça demande beaucoup d'énergie, des équipes différentes et donc beaucoup d'argent. Et ce sont des métiers complètement différents, faisant appel à des expertises et des business models différents. Si nous devons nous éloigner des grands métiers que nous devons parfaitement maîtriser, ce sera pour s’intéresser à des petits métiers périphériques, parfaitement cohérents avec ce que nous faisons déjà, et qui nous permettront d’améliorer et d’élargir notre offre de services actuelle, de façon cohérente.

Eric Barthélemy et Yannick Bétis groupe B Live

SLU : Alors Messieurs les cédants, quel est votre ressenti après quelques mois de collaboration ?

André Mytnik : Pour ma part c’est très simple : nous ne nous sommes pas trompés.

Guy Vergnol : Personnellement, j’aurais aimé croiser Yannick et Eric il y a quelques années. On les a pris pour des OVNI quand ils nous ont appelés la première fois, et aujourd’hui, on est en train de vivre la transformation la plus excitante possible. Et l’émergence d’un acteur majeur.

SLU : Dédé, Tu re-signeras pour un an ?

André Mytnik : Oui, sans aucun doute. Je serai là aussi longtemps qu’ils le souhaiteront.

José Tudela : On avance avec eux, l'objectif c'est que le projet dans son ensemble se réalise

Jean-Marc Bauer : Moi je pars en retraite début janvier, mais nous avons prévu de collaborer ensemble si occasionnellement ils ont besoin de moi pour de l'intégration de leds un peu compliquée dans certains décors.

SLU : Yannick, lors de notre précédente interview, vous annonciez une belle progression de CA d'On-Off pour 2015. Tu la confirmes ?

Yannick Bétis : Oui, malgré un contexte difficile dans le spectacle vivant. Et le CA de Phase 4 est aussi en évolution, ainsi que celui de Régie Lumière et Prévue mais là ce n'est pas grâce à nous (rires) !

Frédo Santilli : Je suis très heureux de faire partie du groupe, je reste avec eux et je vais bien les embêter pendant 5 ans...

Eric Barthélemy : ... Et nous en sommes très heureux également.

Yannick Bétis : Si on regarde en arrière, entre le 10 juillet 2014 et aujourd'hui, il s'est passé beaucoup de choses et nous sommes très heureux que tout se déroule comme nous l'avions imaginé et même écrit. Ca nous encourage à poursuivre notre démarche.

SLU : Avez-vous une date à me proposer pour notre prochaine interview ?

Eric Barthélemy : On se voit dans trois mois ? (rires) !

Soutenue par le respect des nouveaux propriétaires, la complicité des cédants est palpable, et si un brin de retenue se lit encore dans les yeux de Fredo fraichement arrivé, André, José et Guy en revanche transpirent la sérénité.
Après une vie de travail acharné, valorisée par le rachat de leur entreprise, et libérés du poids des contraintes administratives et financières, ils ont tous à cœur d'accompagner Eric Barthélemy et Yannick Bétis à la réussite ce grand projet.. A suivre...

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