La Rivage brille avec Radio France. 1ère partie

Photo Yamaha Music Europe.

Photo Yamaha Music Europe.

Depuis toujours Radio France et ses commandes sont scrutées par l’ensemble de la profession car lorsque la maison ronde aime et achète, c’est le signe que l’équipement en question est de qualité, polyvalent et ne sera pas obsolète à Noël. On ne joue pas avec l‘argent public.
Arrivé tardivement avec la PM10 Rivage sur le marché de remplacement de ses grosses consoles, Yamaha semble marquer des points et séduire tous azimuts. Nous avons découvert cet été à Montpellier le nouveau fleuron nippon grâce aux équipes techniques de la Maison Ronde qui l’ont eu en prêt durant le festival de Radio France. On vous offre ce long reportage en deux parties.

Pascal Charousset de Texen, Matthieu Leroy Chef Op Son à Radio France et en fond, en train d’essayer de travailler, Sébastien Huel aussi Chef Op Son et en charge du mixage salle de Michel Benita & Ethics, l’ensemble programmé le soir du reportage

Pascal Charousset de Texen, Matthieu Leroy Chef Op Son à Radio France et en fond, en train d’essayer de travailler, Sébastien Huel aussi Chef Op Son et en charge du mixage salle de Michel Benita & Ethics, l’ensemble programmé le soir du reportage

Le hasard faisant bien les choses, nous y avons retrouvé aussi Texen par le biais de Pascal Charousset, un prestataire que nous avons déjà mis à l’honneur il y a deux mois dans ces colonnes (voir lien ici Nexo et Texen au service du festival d'aix en provence) et qui fournit à l’Amphithéâtre d’O accueillant ce festival, une très belle installation en Kara, Kiva & Arcs L-Acoustics.

Matthieu Leroy, Chef Opérateur Son à Radio France, super technicien et grand amateur de son bien au-delà de la « pauvre » stéréo est notre guide. Il est venu avec une équipe de techniciens de la Maison Ronde ainsi que Georges dans sa valise. Son pote de toujours ;0)

L’Amphid’O juste avant le get in. Les subs sont encore emmaillotés de bleu de même que la CL3 qu’on devine à cour en fond de scène. Ce lieu est aussi difficile à salle vide que plaisant une fois les sièges garnis de public. Le mur de fond est assez réfléchissant, peut être qu’une végétalisation, comme le suggère Pascal Charousset de Texen, atténuerait son influence.

L’Amphid’O juste avant le get in. Les subs sont encore emmaillotés de bleu de même que la CL3 qu’on devine à cour en fond de scène. Ce lieu est aussi difficile à salle vide que plaisant une fois les sièges garnis de public. Le mur de fond est assez réfléchissant, peut être qu’une végétalisation, comme le suggère Pascal Charousset de Texen, atténuerait son influence.

SLU : Les consoles modernes ne sont plus que des serveurs qui sonnent bien, brassent, dialoguent en différents formats. Tu m’as évoqué un synoptique assez complexe pour cette opération. On s’y plonge ?

Matthieu Leroy : L’installation que je vais te décrire est opérationnelle ici à l’Amphi d’O en plein air mais a aussi été utilisée à l’Hôtel de ville de Montpellier il y a quelques jours. La console façade est une PM10 avec aux retours une CL3 Yamaha, mais nous avons aussi un car équipé en Studer et une dernière console DM1000 pour réaliser des interviews en direct à l’antenne dans un lieu légèrement déporté de l’Amphi.
Comme la PM10 est une excellente console mais dont le développement logiciel n’est pas encore totalement fini (interview réalisée fin juillet 2016 NDR), nous avons été contraints de réaliser une installation un peu « ésotérique » et pas conforme avec ce qu’on pourra faire par la suite. Autre choix fort, nous avons décidé d’utiliser ses seuls pré-amplis pour alimenter tout le réseau.

Yamaha Rivage Radio France à Montpellier

SLU : Cela paraît normal quand on a ce type de table…

Matthieu Leroy : Non, pas à Radio France où nous avons la chance de disposer de « spliteurs » qui permettent à chaque console d’avoir ses propres pré-amplis, ce qui est bénéfique au niveau de la sécurité. Dans 95% de cas on travaille de cette façon.

SLU : J’ai pourtant vu le stage de la Studer en coulisse…

Matthieu Leroy : Oui, mais il sert à autre chose. C’est bien celui de la PM10 qui reçoit les micros et renvoie les paires sur les différents réseaux et en plus, si on peut le faire et éviter en cet été assez chargé pour Radio France de louer des ressources supplémentaires, autant se lancer !

Plus fort que le plan du réseau ferré de Paris

.... Pour lire la suite de ce contenu, merci de bien vouloir indiquer votre adresse mail.