La Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy s’anime aux couleurs de son sponsor grâce à Manganelli et SGM

L’équipe Manganelli a déployé des trésors d’ingéniosité pour mettre en valeur le stade Pierre Mauroy aux couleurs du nouveau Sponsor Décathlon, tout en veillant à réduire la consommation énergétique globale, un point essentiel du cahier des charges.
Le cahier des charges a été bien réfléchi par l’équipe de direction du stade représentée par Fabien Sirondelle et Yannick Bachelet.


Les belles couleurs de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy en jette pour le plaisir des futurs supporters et spectateurs d’événements sportifs de tout type.

Jean-Vincent Brasme, chargé d’affaires chez Manganelli, raconte : : « Notre client, la filière Elisa d’Eiffage, en charge de l’exploitation du lieu sur 30 ans, nous a demandé de remplacer l’éclairage de la façade du stade pour une nouvelle technologie plus lumineuse et efficace avec une consommation électrique réduite. »
Il poursuit : « La journée ce sont les deux écrans géants et les lignes verticales des SGM VPL (Video Pixel Linear) qui animent la façade. Et la nuit, c’est tout le pourtour du stade qui est révélé grâce à un kit de 112 SGM P-6 que nous avons également installé ».


Cette solution complète est visible de nuit comme de jour grâce à des capteurs de luminosité qui informent le serveur pour ajuster la luminosité en temps réel. Un projet que l’équipe a pris le temps de nous détailler malgré un vent assez frais et nous les en remercions chaleureusement !

Jean-Vincent Brasme : « La façade média est composée de 1 110 VPL SGM entourant deux écrans Leds transparents et 112 x SGM P-6 éclairent tout le pourtour du stade.


La façade du stade est composée de 1 110 x SGM VPL et de deux écrans transparents à Leds.


La façade du stade

Les barres VPL (Video Pixel Linear) projettent 8 400 nits chacune. Une des caractéristiques du projecteur dont Jean-Vincent avait besoin pour répondre au projet « Ce qui m’a plu, c’est sa luminosité car il fallait que ces barres soient cohérentes avec les écrans vidéo installés à proximité. »

Les barres SGM VPL sont certifiées IP66 pour résister à la poussière et à de fortes projections d’eau. Un indice de protection adapté pour les Hauts-de-France.

Sur la façade, la majorité des barres mesure 1,22 m. Elles sont associées à des barres de 61 cm ou 30,5 cm afin de créer des lignes régulières qui soient plaisantes visuellement.

Cela dit, l’autre point fort de ces appareils est de ne pas avoir besoin de boosters car un petit Boîtier noir appelé « VPL Power Joiner » permet de repartir en multibroches pour avoir un départ unique qui associe alimentation et data dans un seul câble propriétaire qui va serpenter jusqu’à 79 mètres d’une traite et finalement couvrir la façade avec 1 110 strips sans arrêt alimentés par seulement 27 de ces boîtiers, tous répartis sur la même passerelle technique au niveau bas, le plus pratique et rapide d’accès.


Pour garnir cette façade de forme ovale (…)

Ainsi, un seul boîtier VP Power + Data Joiner peut envoyer l’alimentation et les données à pas moins de 65 unités VPL 1220 depuis une arrivée secteur 230V dûment protégée par un disjoncteur. Un vrai confort en termes de rapidité pour une installation qui n’était à la base pas si simple.

Le challenge de cette façade était de proposer une meilleure résolution d’affichage tout en conservant l’esprit d’origine de l’architecte qui l’avait imaginé transparente, également pour éviter un changement du concept qui aurait entraîné de facto une consultation du cabinet d’architecte.


(…) des barres de 4, 2 et 1 pieds ont été utilisés (respectivement 1,22 mètre, 61 centimètres et 30,5 centimètres).

Jean-Vincent observe : « Après deux mois et demi de réflexion, nous avons proposé un écran transparent qui respecte le concept de transparence de la façade proposée par l’architecte et rentre dans une offre qui s’interface avec les mailles métalliques déjà présentes sur la façade. En effet, la première installation utilisait des strips leds horizontaux de la taille de l’écart de ces mailles et elles avaient pour particularité de bouger avec le vent.

SLU : Pourquoi ne pas être resté sur une solution horizontale ?

Jean-Vincent Brasme : Au début c’est ce que j’avais envisagé mais les appareils sur-mesure en plus d’être une grosse source de problèmes en cas de pannes, alourdissaient considérablement le budget. Je me suis réorienté vers un système de strips verticaux qui nécessitait uniquement de s’ajuster à la forme ovale du bâtiment.
De plus les mailles restent libres les unes par rapport aux autres ce qui permet d’absorber le vent sans mettre à mal l’installation. Enfin ma proposition apportait la garantie de disponibilité sur 10 ans des pièces détachées spécifiée dans l’appel d’offres.


Jean-Vincent détaille l’installation des lignes dont les ajustements en termes de taille de barre se sont souvent effectués sur le haut pour une belle homogénéité visuelle.

SLU : Ce que vous aviez prévu a-t-il été appliqué facilement dans la réalité ?

Jean-Vincent Brasme : Nous travaillons sur AutoCAD dans notre bureau d’études et après avoir récupéré le plan correct du bâtiment, il a fallu jouer d’ingéniosité pour ajuster la hauteur des VPLS en fonction de la forme ovale et proposer une solution progressive qui évite de créer un « escalier ».

Bruno Souchaud : Pour faciliter cela, SGM avait prévu une certaine quantité de petites plaques de fixation usinées avec des trous longs pour s’ajuster plus précisément qu’avec des trous ronds. Nous avions donc un point de souplesse dans l’installation.

Le pourtour du stade

Quatre mois après l’installation de la façade média, en 2022, Decathlon, l’une des marques favorites des Français, acquiert le droit d’associer son nom au stade par contrat. Une icône pour l’entreprise dont le siège est installé à Villeneuve d’Ascq, une des villes voisines de Lille. L’équipementier sportif a profité de cette rénovation pour demander que l’éclairage apporte au bâtiment sur son pourtour la belle apparence « bleu décathlon ».
L’installation initiale étant en blanc, il fallait donc passer en RGB pour faire rayonner en couleur les tubes de polycarbonates translucides qui constituent la coque extérieure du bâtiment.


Le pourtour du stade est éclairé par 112 x panels P-6.

Fort d’une structure très intéressante et ne nécessitant pas de changements majeurs sur la forme et les matières, la décision est prise de revoir le kit lumière et son implantation. « On est parti sur un éclairage depuis l’intérieur de cette surcouche de tubes translucide en matière polycarbonate très réfléchissante en remplaçant un kit qui fonctionnait déjà en lumière blanche. » Raconte Jean-Vincent.


Trois rangées de lentilles ont permis à Jean-Vincent et Bruno de l’équipe SGM de créer une sorte de rampe de zoom (…)

Les essais de nuit révèlent véritablement le bâtiment et le mettent en valeur : « Grâce aux possibilités chromatiques des P-6, on peut aussi bien éclairer le stade en bleu Décathlon que, pour un match de foot international, programmer du bleu-blanc-rouge d’un côté et les couleurs de l’équipe adverse de l’autre.

Cela permet aussi d’améliorer les prises de vue photo et drone à une époque où les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus importante dans la vie des spectateurs. Globalement l’expérience de l’audience s’en trouve améliorée ». L’idée fait coup double en allant dans la tendance d’une amélioration de l’expérience supporter avec un caractère plus « entertaining ».

D’un point de vue artistique la lumière et la vidéo se transforment en outils marketing dynamiques pour par exemple s’allumer en rouge quand un but est marqué et créer une association positive avec une célèbre marque de soda.


(…) permettant de parfaitement s’adapter à la forme du stade pour un éclairage uniforme et dont le nombre d’appareils permettait d’être divisé par deux. Chapeau !

Par ailleurs, ces installations deviennent de véritables signatures pour les villes comme l’explique Frank Hoehn directeur commercial monde chez SGM : « Un stade est toujours l’icône d’une ville. Avec les jeux olympiques qui arrivent, il y aura de nombreuses vues aériennes et les gens pourront facilement reconnaître Lille dorénavant. Pour moi, c’est plus qu’une Arena ou du sponsoring car étant d’origine allemande, j’ai pu observer l’engouement associé à l’Allianz Arena de Munich qui est reconnaissable entre tous les stades. »

Bruno Souchaud : « Le P-6 reçoit en standard trois rangées de sources leds collimatées à 10° et à la suite de tests inspirés d’une autre installation pour un hôpital au Royaume-Uni, nous avons découvert qu’une diffusion asymétrique répondait aux besoins du stade.
Ici les deux premières rangées de sources sont associées à un diffuseur medium de 30°, ce qui produit un faisceau élargi sur le bas, puis raccordées aux collimateurs natifs de 10° sur la rangée haute, on obtient un faisceau qui fonctionne plutôt bien.
C’est un exemple de ce que peut faire SGM, c’est-à-dire des séries qui ne soient pas standards selon les projets. En l’occurrence, l’appareil prévu de base a été ajusté par rapport aux tests faits par Jean-Vincent qui est monté sur l’échafaudage avec différents filtres pour identifier la meilleure solution.


Jean-Vincent Brasme, lors des essais, précise « La difficulté était de trouver la bonne position pour définir comment les installer et quelle serait la bonne angulation. »

SLU : Combien de positions avez-vous testées avant de trouver la bonne solution ?

Jean-Vincent Brasme : « Nous avons fait plusieurs tests répartis sur cinq soirs pour définir où et comment les installer.
A la base, le P-6 devait éclairer la moitié basse et sur le haut nous avions prévu un autre appareil pour éclairer en miroir vers le bas mais c’était trop énergivore.
Nous avons donc choisi d’installer une seule rangée d’appareils à la base tout en jouant sur la position, l’angulation et le filtre.

SLU : Comment réagissent les tubes ?

Jean-Vincent Brasme : Ils réfléchissent bien la couleur et cela même quand l’éclairage n’est pas dirigé directement vers eux, la réverbération de tous les tubes les uns vers les autres donne une lumière assez uniforme. »


Un filtre 30° est appliqué sur les deux rangées du bas pour l’associer à la rangée du haut restée en 10° natif.

SLU : C’est une économie pour le client de pouvoir avoir accès à des filtres « customisés »

Bruno Souchaud : « Avec cette solution, nous n’arrivons pas à obtenir un angle aussi large que souhaité sur la partie basse mais on atteint compromis budgétaire qui permet et de rentrer dans une consommation électrique limitée demandée par les clients. »

Ces appareils existent en noir, en couleur ou en blanc (comme ici pour le résultat final de l’installation avec le filtre fabriqué spécialement pour ce projet).

Et ils se fondent parfaitement dans leur environnement.

Jean-Vincent ajoute : « Le gros challenge était également de créer les supports et de faire passer tous les câbles. En tant qu’intégrateur, Manganelli prend en considération la pose des équipements et avec nos partenaires en serrurerie nous avons la possibilité d’intervenir en sur-mesure via notre bureau d’étude interne.

L’équipe dessine des structures personnalisées et prévoit les notes de calcul à faire valider avant l’installation par le bureau de contrôle externe, en l’occurrence la Socotec engagée par le client. La question de la sécurité reste donc centrale avant, pendant et après l’installation.»

Notes de calcul : Suite à un travail de modélisation et de renseignement des spécificités du projet et du matériel, AutoCAD prend en considération les prises au vent sur x années pour établir des notes de calcul. Cela permet la vérification de la bonne évolution de l’installation dans le temps et sa résistance à la force du vent afin de prévoir correctement les points de maintien en serrurerie.


Avec ce superbe projet qui décroche la place de plus grosse installation en Europe pour la marque, SGM réitère son ambition de produire des séries d’appareil extrêmement robustes dans le temps et très puissants.

SLU : « Comment avez-vous géré cette grosse livraison pendant une période où il était de notoriété publique que les composants manquaient ?

Ulrik Jakobsen : C’était un challenge pour le monde entier. A cause du Covid, nous avions des difficultés à recevoir suffisamment de composants pour répondre aux besoins. Mais les délais qui caractérisaient ce projet nous ont permis de le gérer dans le sens où la taille de notre entreprise nous confère une certaine flexibilité pour faire bouger les choses et savoir répondre à une opportunité.

SLU : Comment s’organise la production chez SGM ?

Ulrik Jakobsen : Nous « designons », développons et testons les produits sur place au sein du même bâtiment. Je pense que c’est notre gros avantage car à l’inverse de produits fabriqués à l’étranger comme en Asie, voire à différents endroits dans le monde, nous sommes capables d’une forte réactivité. Nous avons également pu recevoir nos clients au Danemark, les gérants du stade et l’équipe de l’installateur, afin de discuter du projet et envisager ensemble toutes les possibilités, ce qui est assez unique.

Frank Hoehn : Les clients peuvent venir, sentir, toucher le matériel et ne pas rester sur une brochure ou une page Internet. Je pense que sur des projets où les enjeux sont aussi conséquents comme la sécurité par exemple, c’est important d’être impliqués ».


Les produits SGM sont développés, fabriqués et assemblés exclusivement au Danemark avec une préférence nationale voire européenne pour l’approvisionnement en composants et matériaux. Un choix assumé pour l’équipe SGM qui s’oppose à une tendance généralisée de délocalisation des chaînes de production en Extrême-Orient, et l’objectif supplémentaire de viser une qualité premium.

Ulrik Jakobsen, directeur de SGM, résume : « Je pense que 12 sur 15 de nos plus gros fournisseurs sont basés au Danemark. Il y a des éléments clés comme les Leds qui ne sont fabriquées que par quelques fabricants situés en Asie mais nous les importons nous-mêmes, et parfois nous les développons avec eux pour répondre aux besoins de nos projecteurs. »
Il poursuit « Nous avons toujours été dans une optique de construire des appareils qui puissent être installés en ville et en extérieur avec une durabilité sans pannes de plusieurs années. » Il précise également « Si un défaut après la vente devait être identifié, nous sommes prêts à intervenir en SAV et c’est beaucoup plus simple quand tout est géré localement en comparaison avec des sites de production situés en Asie. Nous allons donc continuer à fabriquer au Danemark pour rayonner tout autour du monde.»



L’expert intégrateur Manganelli, basé à Marcq-en-Barœul dans les Hauts-de-France, fort de ses 30 ans d’expérience, apporte ses concepts et solutions aux marques, enseignes, entreprises et administrations en intervenant dans des secteurs très variés comme la grande distribution, la restauration, la mode, l’automobile, la banque & assurances, la culture & l’éducation, l’institutionnel, la santé, le secteur public & territorial, le tourisme et les transports. Les 220 collaborateurs répondent à des appels d’offres comme ici pour la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy.

L’équipe, très sensibilisée aux défis écologiques actuels, est en mesure de réaliser des rapports RSE et d’orienter ses propositions de matériel vers la France ou l’Europe afin de responsabiliser les choix d’investissement. L’attention est également portée sur le recyclage des anciens matériels vers des filières D3E adaptées.
Par ailleurs, sur ce projet, Manganelli s’est associé à la filière énergie d’Eiffage, Elisa, qui gère déjà tout l’éclairage et l’installation électrique du stade et dont ils ont la maintenance. L’installateur apporte ici ses connaissances dans la gestion de la lumière, le contrôle par serveur modulo Pi, la programmation et son expérience d’installations complexes.


Contrôle du kit de la façade par Modulo PI & Digital Signage

« En tant qu’intégrateur on cherche toujours la solution la plus simple d’utilisation pour notre client. Quand c’est trop compliqué, nous avons remarqué que l’équipement est petit à petit délaissé au profit d’un même média « parce que ça fonctionne et on n’y touche plus » (rire). Nous voulions donc mettre en place une solution dynamique qui puisse être renouvelée facilement. » explique Jean-Vincent.

La façade de VPL et les deux écrans, ainsi que les 112 Washlight P-6 POI considérés chacun comme un pixel RVB, sont donc essentiellement alimentés en datas vidéo. L’écran de gauche affiche le nom de la marque Décathlon, le deuxième diffuse les teasers et la programmation à venir. Les écrans sont gérés via un logiciel dit de « Digital Signage » traditionnellement en charge de la signalétique lumineuse. Les contenus doivent simplement correspondre à un ratio 16:9. Pour les techniciens il est possible de faire des tests de playlists et de les lancer à distance depuis leur bureau car la solution est accessible via Internet avec identifiant et mot de passe.


Plan d’implantation des circuits d’éclairage de la façade.

Un autre serveur Modulo Pi alimente en Art-Net tous les VPL en réseau et distribue les datas via un switch réseau et des nodes Cisco vers les 27 boîtiers de jonction alimentation + signal « VP Power + Data Joiner » selon un réseau en étoile pour alimenter les réglettes de pixels représentant 97 lignes verticales selon une aire de pixels repérée en x,y de dimension HD (1920×1080). Le média serveur traduisant les vidéos d’origine pour les diffuser en cohérence sur la façade.


La façade diffuse un média qui rappelle l’oscilloscope de Winamp, le célèbre lecteur multimédia. Un choix dynamique et coloré qui rend superbement !


Le SAV

SLU : En cas de problème, comment se passerait le SAV ?

Jean-Vincent Brasme : Nous avons fourni au stade des éléments de rechange qu’ils ont achetés et pour le moment il est prévu que la maintenance soit gérée en interne et cela pour 10 ans.


De jour comme de nuit, la façade reste visible tout en s’intégrant parfaitement dans le paysage.

SLU : Et si l’équipe SGM doit intervenir ?

Ulrik Jakobsen : C’est une réflexion en deux étapes. La première est de voir ce qui peut être fait localement. En deuxième lieu, ils feront appel à nous en direct si le problème n’est pas résolu.


Fidèle à sa réputation de forte durabilité, en cas de panne, SGM garantit une disponibilité des pièces sur près de 10 ans.

SLU : Cette nouvelle installation est censée être maintenue en place sur une durée minimale de 10 ans, SGM est-elle en mesure de garantir la disponibilité de pièces de rechange sur cette durée ?

Ulrik Jakobsen : Tout à fait. Notre réflexion du marché des équipements lumière a été de sortir d’une course à la mise à jour permanente pour que nos appareils durent dans le temps et soient maintenus au catalogue pour des durées qui avoisinent les 5-8 voir 10 ans, comme le Q-7.

Et, si une nouvelle génération d’appareils est mise sur le marché, nous réalisons un dernier achat de pièces détachées pour assurer un stock qui puisse répondre à un éventuel besoin de SAV pendant un certain temps après l’arrêt de la production.


Jean-Vincent Brasme : « L’équipe propriétaire s’est engagée à maintenir et exploiter le lieu sur 10 ans avec une nouvelle étude des installations technique à la date anniversaire. En temps normal, et par expérience, ces évolutions interviennent plutôt tous les 5 ans. C’était donc très important pour nous de travailler avec un fabricant qui puisse assurer au minimum 5 années de garantie, avec une bonne qualité de produits, notamment ici où les conditions météo peuvent être un peu extrêmes. Il y a beaucoup de pluie et donc de l’humidité ».

Pour mettre en place la garantie constructeur, un vacuum test a été réalisé en usine avant la livraison de ces appareils certifiés IP66. Ce processus est géré par un logiciel propriétaire de la marque et présenté ici en vidéo.

Le process du vacuum test d’SGM


Ulrik Jakobsen : « Cela fait partie de la garantie c’est-à-dire que pour la faire fonctionner, vous ne devez pas ouvrir l’appareil et il faut refaire un vacuum test si l’appareil a été ouvert. C’est aussi la première chose que l’on teste si un appareil repart à l’usine. Nous le branchons sur un vacuum kit afin de vérifier que tout est scellé. Si c’est le cas, parfait, et donc on commence à chercher d’autres problèmes ».

Bruno Souchaud : « Nous envoyons ce kit pour que les gens puissent le faire en interne, guidés par le logiciel qui leur appose une certification de bonne utilisation.

Jean-Vincent Brasme : Le fait que SGM soit spécialisé vers les solutions d’extérieur et les installations fixes est un des éléments que nous avons appréciés dans notre choix car de nombreuses marques ne possèdent pas de solution IP ».


(De gauche à droite) Ulrik_Jacobsen directeur d’SGM, Frank Hoehn directeur commercial monde chez SGM, Bruno_Souchaud directeur France chez SGM, Fabien Sirondelle Responsable JO paris 2024 et grands projets de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy, Jean-Vincent Brasme Expert en intégration audiovisuelle et technologie écran LED chez Manganelli.


Fabien Sirondelle est responsable grands projets pour la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy et ses projets d’amélioration. Il intervient en parallèle sur le projet des JO de Paris 2024. Présent parmi les équipes du stade dès son ouverture en 2012, il y a travaillé jusqu’à ce jour avec une parenthèse de trois ans passés sur un autre projet. Il est aujourd’hui attaché à la direction générale.

Sur ce projet, son action s’est portée main dans la main avec Yannick Bachelet, en charge de toutes les solutions techniques et le réseau dans le but de mettre en œuvre les demandes du client et lui donner des réponses claires sur les résultats possibles. De son côté, Fabien a assuré la communication avec le public, le client et la production pour porter les intérêts du stade du point de vue des garanties demandées.


SLU : « Que pensez-vous du résultat ? Répond-il à vos besoins ?

Fabien Sirondelle : Nous sommes très satisfaits du rendu final. Il apporte un esprit de modernité et de renouveau. Par ailleurs c’est un véritable plus en termes de visibilité et d’expérience spectateur.

SLU : Et par rapport à votre expérience avec le prestataire Manganelli ?

Fabien Sirondelle : C’est un vrai succès et nous avons été vraiment très contents de la conduite de projet depuis ses prémisses jusqu’à son aboutissement. A la fois par le professionnalisme de l’installateur mais aussi du fait de la qualité des produits SGM qui est à souligner. Cet ensemble est un critère de satisfaction pour nous ».


Un stade très polyvalent qui a la capacité de se transformer à la demande comme ici lors d’un passage à une jauge Arena. © Chaîne YouTube @fabienbusson1113


Conclusion

Deux écrans, une gigantesque façade éclairée en vidéo et tout le pourtour du stade illuminé d’une belle couleur contrôlable en RGB. C’est l’énorme surprise qu’ont pu découvrir les habitants de la région Nord, déjà réputés nationalement pour leur chaleur humaine. (Deux années d’études à Valenciennes m’en ont plus que convaincue NDLA) ce nouveau symbole pourra ajouter à leur patrimoine.

Pour mener à bout ce projet ambitieux une équipe de professionnels a su travailler main dans la main pour identifier les besoins et les solutions. Manganelli, représenté par Jean-Vincent Brasme, le stade représenté par Fabien Sirondelle et Yannick Bachelet et l’équipe SGM par Bruno Souchaud.
La façade en jette maintenant avec les belles ondulations multicolores projetées par les SGM VPL entourant deux beaux écrans transparents particulièrement dynamiques. Tout autour, l’éclairage du bâtiment essaye de ne pas voler la vedette mais c’est difficile ! En effet, la belle lumière bleue des SGM P-6 donne des allures d’ovni à ce stade ellipsoïdal. Ulrik Jakobsen et Frank Hoehn représentant l’équipe du fabricant ont fait le déplacement et repartent bluffés par le résultat final.

Le stade convertible en Arena est prêt à accueillir les épreuves de basketball et de handball programmées pour les JO en juillet-août 2024. Sportifs de haut niveau et supporters pourront s’adonner à leur passion dans le plus bel écrin possible. Merci pour ce beau cadeau.

D’autres informations sur le site SGM

 

Crédits -

Texte et photos par Allison Cussigh

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