Du Pic du Midi, perché à plus de 2 870 mètres dans les Pyrénées, au festival Terres du Son, installé dans la vallée de la Loire en Touraine, les poids lourds du punk rock Skip The Use ont enflammé cette année les festivals français et belges.
Les cadres changent radicalement d’un événement à l’autre, tout comme les dimensions des scènes et les kits lumière mis à disposition par les festivals. Mais pour Nico Riot, une chose doit rester constante : l’expérience vécue par le public. Nico Riot veille donc à ce que l’énergie débordante de Skip The Use, sa présence scénique explosive et sa véritable connexion avec le public s’expriment pleinement à chaque étape de cette tournée des festivals. Pour concrétiser cette vision concert après concert, il s’appuie sur un kit lumière au sol comprenant 16 strob-wash motorisés Color Strike M Chauvet Professional, fournis par MPM.
« J’avais besoin de projecteurs puissants pour rivaliser avec les dispositifs très fournis des festivals, afin que mes tableaux conservent la même identité partout. Et le Color Strike M est assurément puissant », explique Riot. « Tout en conservant des tableaux aussi épurés que possible et en respectant le budget, je cherche une esthétique intemporelle et élégante, avec un design suffisamment identifiable pour rester cohérent malgré les différences entre les scènes des festivals. »
Nico Riot répartit 8 Color Strike M en fond de scène et huit à l’avant. Il utilise les projecteurs du lointain en contre-jour, notamment pour saturer de rouge les rideaux de la scène et éclairer, aux moments opportuns, le cœur qui constitue l’élément central du décor du groupe. Les huit machines placées à l’avant servent à « nettoyer certains tableaux clés », mais aussi à éclairer les musiciens sous un angle très bas et, naturellement, à créer des effets stroboscopiques classiques.
Pour conserver une identité visuelle immédiatement reconnaissable par le public, Riot a volontairement limité sa palette de couleurs. « Il n’y a en réalité que cinq couleurs dans tout le show : blanc full, CTO, CTB, rouge saturé et rouge pâle », précise-t-il. « Je voulais construire un univers cohérent autour du rouge, en écho à la pochette de l’album et à l’identité visuelle développée par Skip The Use pour cette période. C’était vraiment aussi simple et ciblé que cela. »
Autre élément particulièrement évocateur du design de Nico Riot : son utilisation très travaillée de l’obscurité. Selon lui, les zones sombres jouent un « rôle essentiel » dans la création de l’atmosphère intense du spectacle. Pour renforcer l’impact de ces tableaux en clair-obscur, il les accompagne souvent d’un brouillard très faiblement éclairé.
Le dialogue entre lumière et ombre met particulièrement bien en valeur l’immense cœur du décor, ouvert et vide en son centre. « J’ai poussé le concept du cœur aussi loin que possible », explique Riot. « Le groupe possède une présence scénique immense. Mon objectif était donc de créer des moments visuels très forts avec la lumière, sans jamais détourner l’attention de leur performance. »
Alors que la saison des festivals touche à sa fin, Skip The Use s’apprête à entamer une tournée en salles qui débutera au Zénith de Paris.
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