Les Chorégies d’Orange en Robe avec Patrick Méeüs

©Philippe Gromelle

En 2016, aux Chorégies d’Orange, le BMFL franchissait les portes du théâtre romain pour un essai technique. En 2017, il était déployé en nombre pour deux opéras de Verdi, l’un avec Jacques Rouveyrollis et l’autre avec Patrick Méeüs. Ce dernier signe cette année l’éclairage du Barbier de Séville en passant tout son kit d’automatiques en BMFL Robe.

Patrick Méeüs qui intervient à Orange pour la 4e année consécutive a rentré le BMFL en plusieurs étapes. « Je voulais être sûr que le produit convenait. J’ai d’abord essayé 2 BMFL et, convaincu du résultat, je suis passé à 31 BMFL et franchement c’est le produit idéal. »

© Patrick Méeüs

Le kit grossit encore cette année et passe à 42 projecteurs : 18 BMFL Blade (à couteaux) et 18 BMFL WashBeam (hybrides) tous fournis par Dushow Nice. Le set d’automatiques ne compte pas d’autre référence que les BMFL et ils ont été déployés en tenant compte des contraintes imposées par le site.
« Chaque année, il faut trouver où placer les projecteurs avec le peu de positions qui nous sont offertes, nous explique Patrick Méeüs. Et cette année, en plus, nous étions un peu pris par le temps à cause de la complexité de la mise en scène. » En effet, cette version du Barbier de Séville ne se limite pas à 3 tableaux pour 3 actes. Au total, 20 tableaux s’enchaînent dans un décor de cinéma.

© Patrick Méeüs

La mise en scène d’Adriano Sinivia donne un cadre moderne à l’opéra en faisant évoluer les personnages sur un plateau de tournage. « On a multiplié par 3 le nombre de palettes, avec tous les décors, précise Patrick. Ca nous a donc pris du temps et nous avions beaucoup de positions à caler car les éléments bougent sur scène, tout au long du spectacle. Mais nous avons réussi ! »
Toujours aussi inventif, Patrick a su tirer profit des décors d’Adriano Sinivia et d’Enzo Iorio pour créer des emplacements de choix. Dans cette scénographie qui s’inspire des studios cinématographiques de la Cinecittà, deux tourelles sont sur scène, comme sur un véritable plateau de tournage de cinéma. Patrick a ainsi pu installer 8 BMFL Blade sur le plateau pour déboucher les angles et créer des effets.

© Patrick Méeüs

La gestion de la puissance et des couleurs des BMFL par Patrick permet à la lumière de se marier à merveille à la vidéo de Gabriel Grinda, les images de cinéma bénéficiant d’une place importante. L’une des difficultés techniques, pour la lumière comme pour la vidéo, est de suivre tous les mouvements de décors et de personnages. « Mais cette année, en plus des BMFL Blade, j’ai des BMFL WashBeam pour les découpes les plus exigeantes. Je trouve cette version du BMFL encore plus précise sur le travail des couteaux grâce au frost. »
En effet, si la version Blade est identique au BMFL Spot avec le module de découpe en plus (et une roue de gobos en moins), la version WashBeam réunit un maximum des avantages des versions Spot, Wash et Blade avec un faisceau encore plus puissant. Sur celle-ci le module de frost est positionné différemment. « Le WashBeam est plus puissant, conclut Patrick. Cela me permet d’affiner davantage mes découpes. »

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Crédits - Texte : Robe Lighting France

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