Ayrton Cobra , Mister Beam Laser

Avec Ayrton on s’attend toujours à une multitude de surprises. Aujourd’hui, préparez-vous à encore plus, car on accueille le Cobra, une lyre beam équipée d’une nouvelle source Laser. C’est donc la première machine d’une nouvelle gamme qui affronte plein de nouveaux défis!


Pour arriver à la version finale du Cobra, Ayrton est quasiment reparti d’une page blanche. Juste 5 chiffres pour vous mettre en appétit : 6 176 000 lux à 5 m, 260 W, 0,6°, 33 kg, IP65 + la rotation continue pan tilt. Bouclez votre ceinture et accrochez-vous bien on part dans une nouvelle aventure.

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7 ans de réflexion

Les prémices de l’utilisation d’une led laser chez Ayrton naissent en début d’année 2015 et en 2016, l’équipe est en mesure de présenter le Dreamspot au Prolight+Sound 2016.

Pour qui sont ces serpents qui brillent sur nos têtes ?

Ayrton voulant apporter un maximum d’innovations et ne faisant aucune concession sur la qualité de ses produits, 6 ans ont passé pour que puisse sortir le Cobra.
Il est développé autour d’une nouvelle source laser Bleue de 260 watts qui, en contact avec une roue de phosphore, est convertie en lumière blanche. Elle passe alors de convergente à divergente sans risque pour les yeux.

En cas de casse d’un des éléments, le flux lumineux est aussitôt stoppé. Il faut tout de même être vigilent car, à l’instar de beaucoup de projecteurs beams, le faisceau est très concentré. Il convient de garder une distance de sécurité et éviter d’éclairer, en faisceau concentré, un élément de manière prolongée.


Coté face l’impressionnante lentille de 170 mm !

Le développement d’un projecteur commence toujours par sa source.

Pour le Cobra, Ayrton a collaboré de très nombreuses heures avec le fabricant de la led laser. Et ce n’était que le début de l’aventure car la R&D ne se contente pas de faire mieux dans un domaine. Elle vise un plus sur tous les paramètres.

Au premier coup d’œil, ce projecteur sort des sentiers battus. Je le dis souvent, et je le redirai, la première impression est très importante et les suivantes le sont tout autant.
L’extérieur reflète l’attention qu’a porté une marque à la qualité et la fiabilité de son produit.


L’Ovni tender

Une silhouette reconnaissable au premier regard !

Question design et aspect extérieur, Ayrton a toujours maîtrisé parfaitement le sujet. Pour le Cobra, premier né d’une nouvelle série, c’est un exercice encore plus délicat car il représentera la gamme sur plusieurs années. Ayrton a fait un choix intéressant.

Le socle et la lyre ont un design commun à tous les projecteurs de la marque, la tête a un look propre à la série.
C’est ingénieux sur un plan d’image, pour une identification rapide mais aussi une optimisation des coûts de production et de développement.
La première surprise c’est le design. Le Cobra est reconnaissable au premier coup d’œil.


Pour assurer une mise sous vide, les capots sont en métal et un joint amovible assure l’étanchéité.

Obtenir une protection IP65 demande une attention particulière pour tous les éléments pouvant laisser passer la moindre humidité.
Pour garantir la plus grande étanchéité, chaque capot de la tête comporte 10 vis. Il est aussi possible de commander le Cobra en version IP66.
Au moment de la fermeture, une valise permet de créer le vide dans la tête et contrôler que les capots sont bien étanches.
La mise sous vide créant une dépression sur toute la structure, tout le carénage est en fonte d’aluminium moulée.

Le R&D d’Ayrton qui a pour habitude d’intégrer tous les paramètres dans la tête façon Tetris s’est ici surpassée. Un seul module regroupe les couleurs et gobos.


Sur le dessus de la tête, on voit bien le boîtier de la source laser et dessous on revient à l’abondance…

Pour tout rentrer dans un corps aussi compact, il a fallu faire des choix. L’équipe de développement a dû diminuer la taille du système trichromique en n’utilisant qu’un drapeau par couleur et le CTO progressif emménage sur la roue de couleurs.

Sur l’unique module amovible on compte une trichromie CMY, une roue de 27 couleurs, un CTO progressif, 80 gobos fixes, 12 gobos tournants et une roue d’animation.

Ce n’est pas moi qui ai perdu la moitié des filtres, c’est la R&D qui est en version  » Slim fast « .

A ce point il faut faire une petite digression pour parler d’un point crucial d’où découle une nouvelle philosophie dans le développement des paramètres. L’un des gros atouts et peut-être aussi le plus gros inconvénient d’une source laser est son point focal de 4 mm de diamètre.

L’énorme avantage est que la taille des filtres de la roue de couleur ou des gobos peut être considérablement réduite. Ayrton a ainsi pu placer 27 couleurs + un CTO progressif sur la roue de couleurs en prévoyant une rotation et une translation. La combinaison de ces deux mouvements a démultiplié les possibilités (en plus d’ajouter un nouveau brevet dans l’escarcelle d’Ayrton).

Le même procédé a été utilisé pour la roue de gobos fixes. On n’y trouve trois cercles d’images sérigraphiées pour un nombre total de 80 gobos. Au centre de cette roue, sur un contour plutôt ovoïde, une série de trous de plusieurs tailles ont été percés. Grâce à un algorithme qui combine la rotation et la translation, on obtient une roue d’effets très originale que j’ai hâte de tester !

Ayrton passe du mode + au mode ++++

Le dernier paramètre du module est la roue de gobos tournants. Elle comporte 12 supports de gobos qui ont également une image 6 mm. Il y a également, en plus de l’index normal, une seconde ouverture plus petite sans gobo. En les combinant avec la roue de gobo fixe on peut obtenir un faisceau Spot aux bords nets, un faisceau beam un peu flou mais avec un gros gain de luminosité ou un bâton lumineux aux bords bien parallèles.

Le choix de ces différentes ouvertures peut être contrôlé par les modes Beam, Spot et Special du canal « Zoom mode ». Il faut tout de même noter que le mode Special retire quelques contrôles et diminue un peu le flux. Il est possible d’obtenir le même résultat en jouant avec le paramètre Zoom, ce qui est moins immédiat.

Une fois le module retiré, on découvre vers l’arrière de la tête la sortie de la source laser et vers l’avant les effets ainsi que le zoom et le focus. Comme à son habitude, la Team Ayrton ne se contente pas d’empiler les fonctions, elle optimise chaque paramètre pour donner un maximum de possibilités aux utilisateurs.

Une vue plongeante sur les deux roues d’effets superposables et la sortie de la source laser.

En plus de la roue d’effets intégrée à la roue de gobos fixes, le Cobra dispose de deux roues équipées chacune de deux prismes et d’un frost. J’aime beaucoup l’idée des deux roues de prismes, pour multiplier les possibilités de création du projecteur. Le fait d’avoir deux niveaux de frost est également très appréciable.
Mais alors où se cache l’iris ? Nulle part, puisqu’il n’y en a pas. Le Cobra a un faisceau tellement serré que l’iris n’aurait aucune utilité.

Le système à caloduc qui refroidit la source laser.

A l’arrière de la tête, on découvre le système de refroidissement de la source qui est, sur le principe, identique à celui des projecteurs à leds.
Le module lumière est inséré au centre d’un radiateur traversé par des tubes remplis d’un un fluide frigorigène. Il est entouré par 4 ventilateurs IP68 chargés de refroidir le radiateur

IP65 oblige, c’est dans la tête et non pas dans un bras de lyre que l’on trouve le moteur de tilt ainsi que son capteur de position. L’alimentation et le data ont gardé leur emplacement dans la base, mais ils sont acheminés à la tête à travers un tuyau pour garantir l’étanchéité.

Les deux bras de la lyre sortent des standards

Dans le bras opposé logent discrètement le blocage du Tilt et la valve qui permet l’évacuation de l’humidité.
On remarque également la solide armature de la lyre. Ayrton, privilégie toujours la fiabilité, même si cela ajoute un peu de poids au projecteur.
Pour garantir un bon fonctionnement des parties mécaniques et électroniques de -20 °C à 45 °C, un petit chauffage a été ajouté dans la tête et la base.

Pour cette dernière, pas d’évolution notable. On retrouve à l’intérieur tout ce qui concerne les différentes alimentations, courants forts et courants faibles ainsi que la carte mère du projecteur. La façade avant reçoit l’écran LCD IP65 ainsi que 5 boutons pour naviguer dans le menu et valider les fonctions.

Que ce soit sur les côtés ou à l’arrière, le Cobra ne manque pas de bonnes prises !

A l’arrière, sur la version IP65, on trouve le fusible, le connecteur d’alimentation powerCON True1, 2 prises RJ45 In et out et 2 connecteurs DMX XLR5.

Sur la version IP66 tous les connecteurs sont remplacés par des presse-étoupe. Et bien entendu chaque côté reçoit une poignée pour transporter le projecteur.


Présentation vidéo


Que la lumière soit

On s’installe ensuite dans la salle de tests d’Ayrton afin de pouvoir dompter la bête ! La machine a un mode Stand Alone pour une utilisation sans console, pour ce que l’on veut faire, elle reçoit les protocoles DMX 512-RDM, ArtNet, sACN et intègre le récepteur CRMX TiMo RDM de LumenRadio. Je choisis de contrôler Cobra en Art-Net pour vérifier la facilité de mise en route de ce protocole. Avec une seule machine à patcher, j’opte pour le mode 45 canaux, l’autre charte DMX comptant 35 canaux.

Il y a aussi 3 User modes ! Ce n’est pas impossible que je sois passé à côté de cette option très pratique sur d’autres projecteurs, mais c’est bien la première fois que je découvre que l’on peut créer ses propres chartes DMX.
Il faut dire que le menu est complet, on peut même forcer la tête a se mettre en bas en cas de coupure de DMX pour protéger l’optique du soleil. On peut sortir le Pan et le Tilt du reset lors de l’allumage du projecteur, et aussi activer une sortie de reset temporisée pour ces deux paramètres. Une option de sécurité très importante permet de définir 3 distances de sécurité, 8, 15 et 25 m.

On a bien sûr la possibilité d’utiliser l’entrée Art-Net et de renvoyer le data via le connecteur DMX et normalement on peut aussi recevoir le signal sur le récepteur HF et le renvoyer sur le connecteur 5 broches. L’idée d’Ayrton est de pouvoir entrer l’information via l’un des 4 protocoles et pouvoir le restituer en Artnet, sACN ou DMX.
Une autre option importante, permet d’activer ou désactiver la correction automatique de la température de couleurs (yellow shift) lors de l’utilisation d’un gobo tournant. Une grande partie du menu est configurable depuis un contrôleur DMX, en RDM ou via le canal  » Control, reset, « internal programs ».


Une fois l’appareil configuré, le RJ45 serpente de mon PC jusqu’au projecteur et le Cobra se dresse. J’oriente la tête en direction de la cible située à une quinzaine de mètres et j’ouvre le dimmer.

Et la lumière fut !

Là pour le coup ça brille ! On est même plutôt à l’étroit pour apprécier à sa juste valeur une telle source ! De plus la prise en main est assez simple. Je ne suis pas un très grand fan des configurations toutes faites car on passe souvent à côté de beaucoup d’autres possibilités, mais là il faut bien dire que les modes Beam et Spot sont très pratiques.
Dans son utilisation originale, c’est-à-dire en mode Beam, le cobra est vraiment très impressionnant.
Cyril Union, l’homme qui a la lourde tâche de rendre possible les pensées lumineuses d’Yvan Péard, nous glisse dans l’oreille qu’à une distance de 4 km, le Cobra est encore largement efficace et que ce n’est sûrement pas sa limite. Si l’on serre au maximum on obtient faisceau très fin et l’on peut même se retrouver avec le point focal juste devant le nez du projecteur. Avec un peu de recherches, on obtient un faisceau puissant et droit. C’est alors un vrai plaisir d’empiler les effets, gobos fixes ou tournants, prismes et d’ajouter de la couleur.

Beam.

En ouvrant un peu le zoom pour un faisceau plus conique on donne plus de volume aux gobos. Comme on l’a vu un peu avant, le Cobra en dispose d’une quantité impressionnante que l’on peut associer à un ou deux prismes rotatifs. Il est également intéressant d’ajouter ces derniers au faisceau droit ou au plus serré.
C’est un effet simple mais qui devient particulièrement lumineux et percutant lorsque l’on n’a pas besoin d’iris pour serrer le faisceau. Que ce soient les gobos ou les effets, les paramètres sont très réactifs et l’on passe rapidement d’un effet à un autre.

Toujours en mode Beam, mais sans gobos, l’ajout de couleur est vraiment intéressant. La trichromie ou la roue de couleurs, produisent de belles teintes pour des effets très dynamiques. Le cobra bénéficie bien entendu de toute l’expérience de la marque dans la gestion des mouvements pan et tilt.
Le projecteur est autant à son aise sur des déplacements très lents, ce qui augure de beaux balayages de faisceaux rectilignes, que sur des mouvements rapides, avec des arrivées nettes et précises. Comme pour une grande partie des projecteurs Ayrton, le Cobra bénéficie d’une rotation pan, tilt continue qui prend tout son sens avec cette source.

Et re-beam… Ha non Spot !

Gardons à l’esprit que le faisceau d’une source laser est très serré, ce qui est un très gros avantage pour un beam mais une énorme contrainte pour un Spot. Le passage en mode Spot permet d’ajouter une autre corde au Cobra. Même si ce n’est pas aussi bien qu’un vrai Spot, et ce n’est pas le but, le résultat est tout de même largement satisfaisant et la prouesse technique bluffante. C’est sûr que je ne le prendrais pas pour faire une face, mais en contre avec sa polyvalence, sa puissance pour seulement 260 W, c’est un excellent choix.

Il faut aussi se rappeler que le Cobra n’est pas un projecteur de proximité, au contraire, et qu’une grande ouverture n’aurait donc pas vraiment d’utilité. Pour moi, le seul bémol est l’entrée des drapeaux de trichromie visible, principalement en zoom large.
Ce n’est pas flagrant en volumétrique mais c’est assez sensible en projection. Avouons cependant que c’est une utilisation très rare pour ce type de source. Par contre là où le mode beam demande de la dynamique, la trichromie est aussi capable de beaucoup de douceur dans ses transitions et elle propose une belle palette de couleurs.


Quelle que soit la taille du pinceau, la toile aura de belles couleurs. Cyan, Magenta, Yellow.

Rouge, vert, bleu trichro.

Quelques couleurs de la roue de filtres.

Le mode Spot permet de profiter pleinement des 92 gobos. C’est impressionnant de faire défiler les 80 slots de la roue fixe. Là pour le coup, tout le monde est servi. Il y a le choix en projection et en volumétrique, on a même les chiffres de 0 à 9. Croyez-moi, faire un gobo avec une image de 4 mm ça n’a pas été la partie la plus simple du développement.

Sur la roue de gobos tournants a 14 slots, on ne dispose « que » de 12 gobos puisque le premier emplacement est une ouverture qui est notamment utilisée pour le mode Spécial. Tout comme pour le paramètre précédent, malgré la difficulté, on dispose d’un panel varié qui saura contenter la majorité. Pour les autres, il est possible de les remplacer par les images de votre choix.

Les 80 gobos fixes et la roue d’animation.

La roue de gobos tournants.


En volumétriques et en projection, on a de très belles images.

En mode Spot, les deux frosts se révèlent très utiles. On peut alors utiliser le Cobra en mode Wash. Les 4 prismes sont également les bienvenus dans ce mode. Grâce à la puissance de la source, on peut empiler les paramètres tout en gardant de la luminosité.

Là aussi il y a beaucoup de possibilités et déjà en peu de temps, j’ai trouvé de beaux effets que ce soit en projection ou en volumétrique. La roue d’animation est également une belle réalisation. Le fait d’avoir utilisé des trous de taille différente au lieu des habituelles vagues, donne une autre dimension à l’effet.

Un peu de douceur et de poésie.


La photon synthèse

Changement d’échelle pour le cobra qui ne souffre d’aucun derating.

C’est comme toujours par le derating que nous commençons les mesures. On aligne le faisceau du Cobra sur la cible et après une quinzaine de minutes au noir, pour laisser refroidir la source, on allume le projecteur à peine puissance et l’on prend une première mesure à l’allumage qui affiche 8 900 lux. 30 secondes plus tard, on mesure 8 830 lux, la référence de la courbe.

La troisième mesure après 5 minutes de chauffe est une surprise car on revient aux 8 900 lux de l’allumage. Par acquit de conscience nous faisons encore 2 mesures espacées de 5 minutes. Nous conservons la même valeur. Un très bon point pour l’équipe d’Ayrton et surtout pour le Cobra.

Le choix des mesures a été un peu plus compliqué que d’habitude puisqu’il y a plusieurs manières de travailler les différentes focales. Nous avons décidé de suivre la philosophie du projecteur et de faire les petites ouvertures en mode Beam et les grandes en mode Spot.

Faisceau 20°

On commence par notre ouverture de référence, 20°. La première mesure au centre indique 9320 lux, à 5 mètres. Après 4 séries de relevés tous les 10 cm, on obtient une valeur de 10400 lumens.


Le plus grand Net

Au plus grand net, on obtient 8550 Lumen et l’on a une ouverture de 24,16°. Nos mesures surpassent celles d’Ayrton.


Le plus petit net

Pour le petit net c’est une autre aventure, à 10 m on dépasse les limites de la cellule. Ayrton a eu les mêmes problèmes et c’est à 20 m qu’ils ont pu faire des mesures. En se référant au fait que si l’on double la distance, la luminosité est divisée par 4, avec une mesure de 386 000 lux à 20 m on a donc 1 544 000 lux à 10 m et 6 176 000 Lux à 5 m.
Le plus petit net a été mesuré à 0,69°. Nous avons également relevé l’angle quand le faisceau est droit, il est de 10,97°.


Dimmer

Le Dimmer est parfaitement maîtrisé. Il y a une légère inflexion au démarrage qui évite les sauts d’intensité sur les longs temps de montée et la suite de la courbe est linéaire.



AYRTON – Cobra – Presentation from Ayrton on Vimeo.


Plus c’est long plus c’est bon !

M.VALERE

Il aura fallu attendre 6 ans pour que toute l’équipe Ayrton transforme la machine à rêves en machine à tout défoncer et à ce jour près de 3 000 machines sont déjà dans les parcs de loc à l’échelle internationale. Le Cobra est un projecteur à effets abouti.
Il est rempli d’innovations qui donnent toujours plus de clés aux concepteurs et aux opérateurs pour éblouir un public qui a rêvé de spectacle pendant deux ans. Chaque paramètre a son petit plus qui fait la différence.
Il n’y a pas meilleur choix pour rendre hommage à Valère !


On aime :

  • La puissance en mode Beam,
  • Le faisceau droit et serré,
  • Le nombre de couleurs et de gobos
  • La rotation continue

On regrette :

  • La trichromie en mode Spot

Tableau général

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Cameo Zenit W600 SMD

Avec les nouvelles versions RGBW et Daylight du Zenit W600 SMD, Cameo élargit son portefeuille de projecteurs wash d’extérieur à LED certifiés IP65. Leur adaptabilité en extérieur mais aussi un flux lumineux élevé et leur flexibilité attirent les ingénieurs lumière, les techniciens événementiels et les loueurs.

Les nouveaux projecteurs W600 SMS de la série Zenit ont été conçus pour être mis en œuvre sur des événements de moyenne à grande envergure, en intérieur et en extérieur, ainsi que sur des plateaux de TV. Ils sont proposés en versions Daylight et RGBW.

Dans la version RGBW, le Zenit W600 SMD produit un flux lumineux de 41 000 lm. Au total, 504 LED SMD 4 en 1 assurent des couleurs précises et des mélanges de couleurs sur l’ensemble du spectre. Avec son IRC de 85, le Zenit W600 SMD garantit un excellent rendu des couleurs. La température de couleur, est réglable de 2 700 à 6 500 K. Les douze sections de leds réglables individuellement permettent de générer des effets et des chenillards aux couleurs variées.

Le modèle Daylight est équipé de 576 LED SMD en blanc froid, lesquelles produisent un flux qui peut atteindre 90 000 lm car il est possible d’augmenter brièvement et intensément le flux lumineux en mode Boost.
Le Pixel Control permet de contrôler au total 48 segments séparément, ce qui offre aux ingénieurs lumière un grand potentiel d’effets.

Quatre courbes de gradation basées sur la technologie 16 bits haute résolution sont également disponibles. Le comportement de gradation des lampes halogènes classiques peut également être simulé.

Avec son boîtier en fonte d’aluminium robuste au design optimisé, le Zenit W600 SMD est également recommandé pour une utilisation dans des installations fixes. Le concept de refroidissement sophistiqué repose sur trois ventilateurs thermorégulés, l’opérateur lumière pouvant utiliser trois modes prédéfinis en fonction de la sensibilité au bruit de l’événement, notamment une commande de ventilateur automatique et un refroidissement silencieux par convection.

L’écran OLED intégré et ses touches de commande tactiles assurent une configuration intuitive directement sur l’appareil. Outre le pilotage DMX-RDM câblé, le Zenit W600 SMD offre une commande sans fil via le récepteur W-DMXTM 2,4 GHz intégré.

Plus d’informations sur :

– cameolight.com
– adamhall.com
– blog.adamhall.com

 

De Préférence recherche un.e Chargé.e d’Affaires Audio

De Préférence®, structure spécialisée dans la conception et prestation son, reconnue depuis plus de 30 ans dans les domaines de l’évènementiel, la mode, le luxe et la musique live, recherche un.e chargé.e d’affaires ayant une bonne connaissance de l’audio et une expérience commerciale.


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More Sweetly Play The Dance de William Kentridge

More Sweetly Play The Dance de William Kentridge, une frise longue de 35 mètres d’images et de son en mouvement, une installation politique, poétique et multi-sensorielle, spatialisée avec HOLOPHONIX Native aux Champs Libres de Rennes.

‘Pas sommeil. La fête dans tous ses états’, est une exposition consacrée à la notion de fête en tant qu’expérience féconde, répartie dans trois institutions culturelles rennaises : le Musée des Beaux-Arts, Les Champs Libres et le Frac Bretagne.
Les Champs Libres accueillent à cette occasion la création More Sweetly Play The Dance du dessinateur, performeur et réalisateur sud-africain William Kentridge.

Cette œuvre encercle les spectateurs dans une parade de personnages apparemment sans fin. Véritable procession dansante de dessins animés et de vidéos, la frise longue de 35 mètres d’images et de son en mouvement nous invite à entrer dans une danse macabre tout en nous donnant l’occasion de réfléchir aux notions d’injustice et d’inhumanité.

Projetée sous les yeux des spectateurs, cette parade convoque une fanfare, des danseurs, des mineurs, des objets animés, des politiciens… On décèle aussi des ombres et des mystères, autant de fantômes du passé lourd et tourmenté de l’Afrique du Sud.

« Les Champs Libres figurent parmi les premières institutions françaises avec notamment le Théâtre National de Chaillot, la Comédie Française ou encore La Scala, à avoir cru en la plus-value artistique et perceptive que pouvaient procurer les nouvelles technologies liées à la spatialisation sonore. A ce titre, notre auditorium s’est doté en 2016 d’un système immersif et de localisation sonore avancé, articulé autour du processeur de spatialisation HOLOPHONIX développé par la société Amadeus.

Compte tenu de la profondeur artistique de l’œuvre de William Kentridge, de son caractère immersif tant sur les plans visuel que sonore, il nous a semblé évident, en concertation avec les créateurs, de faire évoluer la création sonore vers une approche dynamique, orientée objet », évoque Olivier Le Du, Responsable Audiovisuel et Numérique des expositions aux Champs Libres.
« Nous voulions dépasser le champ de l’approche stéréophonique, du gauche/droite, en amenant cette œuvre vers une dimension totalement spatiale où les sons seraient en mouvement, suivant les silhouettes de cette danse macabre, surgissant devant, derrière, au-dessus des spectateurs, avec des nuances, des reliefs… » précise Olivier Le Du.


Dewi Seignard, Régisseur Général de l’auditorium des Champs Libres, face à l’œuvre de William Kentridge.

«Dès nos premières réflexions concernant la programmation de More Sweetly Play The Dance, nous avons senti la pertinence de recourir à un système spatialisé. Nous ne pouvions néanmoins déposséder notre auditorium de son processeur HOLOPHONIX durant plusieurs semaines.

Nous avions par ailleurs connaissance d’un projet de développement chez Amadeus, portant sur une version logicielle de la solution HOLOPHONIX pour plateforme macOS, dont nous avons pu bénéficier en avant-première et participer à différentes améliorations ergonomiques », précise Dewi Seignard, Régisseur Général de l’auditorium des Champs Libres.

Convaincus de la plus-value offerte par ces nouvelles technologies, les équipes des Champs Libres proposent alors un nouveau dispositif électro-acoustique et technologique aux équipes de William Kentridge qui se montrent très intéressées et acceptent de retravailler la dimension sonore de cette œuvre. Gavan Eckhart créateur sonore et ingénieur du son de William Kentridge fera ainsi le déplacement à Rennes depuis l’Afrique du Sud pour travailler aux côtés de Dewi Seignard durant une semaine.

« Le système de diffusion sonore originel s’appuyait sur une configuration de dix haut-parleurs, dont quatre pavillons acoustiques en forme de cône, principalement utilisés pour diffuser des sons d’ambiance. Le mixage audio consistait en cinq pistes stéréophoniques intégrées au sein des huit fichiers vidéo diffusés dans l’exposition, » évoque Dewi Seignard.

Le synoptique de l’installation sonore et réseau.

« Articulée autour du nouveau logiciel de spatialisation sonore HOLOPHONIX Native et de 22 haut-parleurs dont 16 enceintes point source Amadeus PMX 5 installées sur deux niveaux, 4 renforts de grave Amadeus ML 12 et quatre pavillons acoustiques – la nouvelle configuration électro-acoustique a impliqué de repartir des prises de son originales pour imaginer un mixage en trois dimensions, totalement orienté objet » précise Dewi Seignard.

« Le système nous a notamment permis de parfaitement synchroniser les matériaux sonores avec l’avancée de la procession, quand ce fut nécessaire seulement, car dans le propos artistique la corrélation entre l’image et le son n’est pas automatique », rappelle Dewi Seignard.

Reaper pour jouer les sources, HOLOPHONIX pour les placer et enfin UTrack24 de Cymatic Audio pour enregistrer les 22 pistes discrètes issues du processeur et ensuite les jouer sans besoin de disposer de la matrice immersive d’Amadeus.

Il nous a fallu respecter le propos, l’évolution de la parade, nous adapter aux mouvements qui ne sont pas tout à fait linéaires, conserver un équilibre délicat entre les différentes sources… Gavan a été très satisfait du résultat final, répétant à plusieurs reprises : it’s magic », sourit Dewi Seignard.

Après écoute des différents algorithmes de spatialisation disponibles dans la solution HOLOPHONIX Native, Gavan Eckhart a retenu un premier algorithme de panning d’amplitude baptisé LBAP pour le traitement du système principal, et un second algorithme de panning stéréo pour la mise en espace des quatre pavillons acoustiques.

LBAP pour Layer-Based Amplitude Panning est un algorithme de panning d’amplitude optimisé pour les dispositifs 3D présentant plusieurs couches (layers) n’ayant pas nécessairement toutes le même nombre de haut-parleurs.

« Nous avons utilisé le séquenceur REAPER pour la lecture et le mixage des pistes audio, ainsi que pour le pilotage des automations liées aux objets sonores. Les différents déplacements et mouvements liés aux sources ont été écrits et lus en OSC (Open Sound Control) grâce au plugin HOLOSCORE développé par Amadeus et disponible au format VST3 », évoque Dewi Seignard.
« Le mixage final spatialisé provenant des 22 sorties du logiciel HOLOPHONIX Native a été enregistré sur un lecteur/enregistrer UTrack24 de Cymatic Audio. Ces 22 pistes ont ensuite été importées dans le logiciel QLab, exécuté sur un Mac Mini qui a assuré la lecture en phase d’exploitation », précise Dewi Seignard.

Il est à noter que l’ensemble de l’installation sonore s’appuie sur le protocole AES67 incluant les cartes sons virtuelles, les amplificateurs, les convertisseurs AD/DA, etc. « Les séquences vidéo sont projetées grâce à 8 vidéoprojecteurs à source de lumière laser Barco G60-W développant chacun 7 000 lumens.

La frise et ses 8 video projecteurs Barco.

Sept vidéoprojecteurs sont équipés de focales 0.75/0.95:1. Un vidéoprojecteur est équipé d’une focale 0.95/1.22:1. La synchronisation des pistes vidéo et audio est assurée par un automate Crestron Electronics », précise Olivier Le Du.

Cette collaboration réussie, mêlant subtilement art, techniques et technologies, constitue une véritable version ‘augmentée’ de l’œuvre de William Kentridge, qui sera désormais présentée sous cette nouvelle forme dans ses expositions futures.


La grande et belle équipe de ce projet avec de gauche à droite : Dewi Seignard, Mael Barbier, Annie Tanguy, Sopheap Ouk, Olivier Le Du, Gavan Eckhart, Martin Effert , Benjamin Ropert et Mickaël Cervi. Assis : Frédéric Berthon.

« Nous avons unanimement décidé et notamment avec le créateur vidéo Rembrandt Boswijk (INDYVIDEO) que les prochaines installations de cette œuvre seraient désormais spatialisées avec la solution HOLOPHONIX tant le rendu nous a impressionné.
L’intégration de cette nouvelle technologie dans notre flux de production a été quasi-transparente et extrêmement agréable à prendre en main. Le résultat élève définitivement cette pièce à un autre niveau d’immersion et de réalisme émotionnel » conclut Gavan Eckhart créateur sonore et ingénieur du son de William Kentridge.


Découvrez des extraits de More Sweetly Play The Dance de William Kentridge mais avec un son capturé en live :


Et pour d’autres informations sur le site HOLOPHONIX, et sur le site Amadeus

 

Le Viking Glory fait route avec L-Acoustics

Appartenant et exploité par Viking Line Abp, une compagnie finlandaise et une marque leader sur le marché du trafic de passagers dans le nord de la mer Baltique, Viking Glory est le dernier né de la flotte de Viking Line et a commencé ses voyages quotidiens entre Stockholm, Mariehamn et Turku en mars 2022.

Construit au chantier naval de Xiamen Shipbuilding Industry en Chine, le Viking Glory est doté de nombreuses technologies avancées et innovantes qui en font l’un des navires les plus écologiques au monde. On trouve également à bord un équipement L-Acoustics de pointe qui augmente le plaisir du voyage à travers certains des archipels les plus magnifiques du monde en offrant une expérience sonore inégalée.

Jorma Tikka, directeur des ventes d’Intersonic

« Nous avons été ravis lorsque Viking Line nous a contactés au sujet de la fourniture d’un système audio pour leur nouveau navire », déclare Jorma Tikka, directeur des ventes d’Intersonic.
« En plus d’une technologie de pointe, d’une nourriture délicieuse et d’un service convivial, l’équipe voulait un équipement de divertissement de classe mondiale, ce qui est la réputation de Viking Line et ce qui est aussi la raison pour laquelle ils ont pris contact avec Intersonic, après tout, nous sommes l’un des principaux fournisseurs de matériel en Finlande ! »

L’équipe d’Intersonic a travaillé en étroite collaboration avec Tuomas Sointula, responsable audiovisuel de Viking Line, et Aki Parkkila, chef de projet, pour concevoir le système de sonorisation L-Acoustics qui devait fournir un son parfaitement équilibré et uniformément réparti dans huit zones du navire : Vista Room Club, Vista Lounge, Torget, Algoth’s Bar, Kobba Restaurant & Bar, Fyren private restaurant, Market et Conference.

Le Vista Room Club & Lounge, que l’équipe de Viking Line appelle « votre salon navigant », est un espace où l’on peut admirer de magnifiques couchers et levers de soleil grâce à de grandes fenêtres convexes qui s’étendent du sol au plafond.

Le Vista Room Club & Lounge est équipé des séries A et X. On peut voir un couple de 5XT au plafond.

Après le crépuscule, les étoiles les plus brillantes du ciel du divertissement montent sur scène au Vista Room Club, avec quatre A15 Wide, un A10 Wide, deux X8, 17 5XT et quatre subs KS21, alimentés par sept contrôleurs amplifiés LA4X, offrant une expérience musicale live de haute qualité. Le son de la zone Vista Lounge est assuré par deux enceintes X8 ainsi qu’un subwoofer ultra-compact haute puissance SB15m, alimenté par deux LA4X.

Torget est le centre social du Viking Glory où les invités peuvent partager des toasts pétillants avant minuit ou organiser des rencontres autour d’un café le matin, tout en profitant du spectacle de la mer à travers de grandes fenêtres, ainsi que d’un gigantesque écran LED placé au centre de l’espace et s’étendant sur deux étages.

Le centre social du navire, Torget. Des X8 fournissent l’ambiance sonore.

Le son est diffusé par un système en X8, qui offre une capacité de couverture exceptionnelle dans tout l’espace, dans un ensemble esthétiquement agréable. L’ensemble de la configuration audio comprend huit enceintes X8, trois 5XT et quatre Syva SUB, toutes alimentées par quatre LA4X.

Le Algoth’s bar dispose lui aussi de têtes X8 et de subs SB15m.

Dans le bar d’Algoth Niska, qui porte le nom du célèbre aventurier finlandais, les invités peuvent déguster un vaste choix de cocktails et se mettre dans l’ambiance grâce aux X8 et aux SB15m qui complètent leur bas du spectre.

Lorsque la faim commence à se faire sentir, le Viking Glory propose de nombreuses options de restauration, toutes servies avec un son exceptionnel.


Le restaurant Kobba dispose de la qualité et de la discrétion de la X8.

L’atmosphère décontractée du restaurant de style bistro, Kobba, est complétée par des enceintes X8 discrètes, tandis que le restaurant privatisable Fyren peut être réservé pour le petit-déjeuner ou le dîner pour un maximum de 12 personnes et dispose de quatre 5XT, offrant un son captivant qui complète les vues imprenables sur l’archipel.

Market est une autre option pour ceux qui souhaitent entrer dans le monde savoureux du premier centre commercial de la mer Baltique. Avec ses multiples stands de nourriture proposant des cuisines internationales et des délices cuits dans la boulangerie du navire, l’espace bénéficie d’une couverture acoustique parfaite fournie par huit 5XT soigneusement réparties.

Chacune des 14 salles de conférence du Viking Glory dispose de douze X8 et deux SB15m.

Enfin, le Viking Glory comprend 14 salles de conférence flexibles pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes et toutes dotées de solutions technologiques de pointe, qui comprennent également un système de sonorisation de premier ordre fourni par douze X8 et deux subs SB15m, amplifiés par deux LA4X.


Pauli Molnár designer système à Intersonic.

Le designer système d’Intersonic, Pauli Molnár, explique qu’il a utilisé un processeur P1 et un logiciel M1 de L-Acoustics pour calibrer et régler le système.
« J’ai utilisé le système M1/P1 pour tous mes étalonnages depuis qu’il est disponible. Le processus de réglage est un peu différent de celui ce que l’on faisait auparavant, mais une fois que vous l’aurez pris en main, vous ne pourrez plus revenir en arrière.
De Soundvision, avec ses indicateurs de qualité et ses Autosolvers, jusqu’à M1 et tous les outils disponibles dans Network Manager, tout ça fait maintenant partie du service intégré que L-Acoustics fournit et que nous trouvons exceptionnel », s’exclame Molnár.

« Nous sommes très heureux d’apporter la signature sonore L-Acoustics au Viking Glory, ce qui en fait le premier navire de la flotte de Viking Line à disposer d’un système sonore L-Acoustics intégré à l’ensemble du navire », conclut Tuomas Sointula.


« La qualité sonore et la polyvalence de ces enceintes est à l‘unisson avec les différents lieux où elles sont déployées. Que vous souhaitiez profiter de vos morceaux préférés au restaurant et au bar, organiser une conférence ou danser jusqu’à l’aube au club, L-Acoustics apporte un niveau de qualité inédit qui fait partie intégrante de la promesse de Viking Line d’offrir l’expérience de voyage de demain. »

D’autres informations sur le site L-Acoustics et sur le site Intersonic

 

LEDBOX anime les espaces de gaming des cinémas Pathé-Gaumont

Grâce à une nouvelle solution d’affichage et de contrôle, la société LEDBOX Company a récemment séduit les cinémas Pathé-Gaumont. Elle est missionnée pour équiper les nouveaux espaces de gaming « Pathé Games » en créant des écrans Pixel Art à partir de dalles led murales modulaires Mozaïk de la société LED’s Chat.
Objectif de l’opération ? Accroître l’attractivité et la fréquentation des cinémas en aménageant ces nouveaux espaces de divertissements !

Le premier Pathé Games au centre commercial Westfield Carré Sénart situé en Seine-et-Marne.

LEDBOX Company est réputée, depuis bientôt 15 ans, pour prescrire et intégrer des solutions de contrôle, d’affichage et éclairage LED dans les secteurs de la télévision, de la publicité, des tournages cinéma, de l’architecture, du retail. Son expérience et la solution proposée lui ont valu de remporter le marché des Cinémas Gaumont Pathé.

Pathé Games, une expérience inédite pour les visiteurs

Ces nouveaux espaces de gaming Pathé Games, vont être aménagés dans plusieurs cinémas du réseau Pathé afin de proposer aux visiteurs petits et grands l’ambiance unique des salles d’arcade des années 80 dans un aménagement modernisé.
Imaginé par les équipes de Pathé en collaboration avec Altavia Pallas, l’agence Fay Architectes (Adrien Cosnefroy) et l’agence YL Architecte (Yann Lodet), Pathé Games a été pensé pour distraire toute la famille.

Le design « rétro moderne » des écrans Mozaïk a tout de suite plu à la direction de Pathé Games qui a décidé d’en faire un marqueur de la signature de ces nouveaux espaces en les plaçant sur la façade d’entrée.

Les installations réalisées et futures

Le premier Pathé Games a ouvert ses portes le 25 mai 2022 au centre commercial Westfield Carré Sénart situé à Lieusaint en Seine-et-Marne, en région parisienne. Il s’agit du plus grand cinéma de France avec ses 17 salles et ses pointes à plus de 10 000 spectateurs par jour.

L’installation des dalles Mozaïk est simplifiée par le système de montage breveté de LED’s Chat.

Pour contrôler les Leds des 580 dalles Mozaïk de cette installation, 338 univers DMX sont nécessaires et pas moins de vingt contrôleurs DiGidot C4 Live version 24 univers DMX ont été installés pour réaliser un écran Pixel Art de plus de 23 m² et ainsi diffuser les créations visuelles développées par l’entreprise française LED’s Chat.

Un logiciel Madrix 5 Ultimate 512 univers DMX permet d’orchestrer l’affichage de ces créations via une unité de contrôle puissante (processeur graphique + processeur principal). L’infrastructure réseau DiGidot déployée permet de simplifier les process d’alimentation, de connexion et de distribution des données.

Le système de contrôle SPI pour leds matricées DiGidot C4 Live.

Avec ce système, la problématique du chaînage des dalles à distance des contrôleurs C4 Live est facilitée, les accessoires du C4 (Extendeur PxLNet + récepteurs) permettant de lier et d’alimenter les lignes en courant (de 5V à 24V) et en données, ceci sur de grandes longueurs (jusqu’à 250 m).
Ici, le rôle du contrôleur DiGidot C4 Live est de convertir le signal Art-Net ou DMX entrant vers un signal SPI lui-même converti pour allonger la distance de transmission effective. Le tout configurable de manière simple et rapide.

Depuis juillet 2022, ce sont les habitants d’Aix-Marseille qui peuvent également profiter du nouvel espace Pathé Games. Le multiplexe Pathé Plan-de-Campagne est également équipé de la solution Mozaik by LED’s Chat, DiGidot et Madrix. D’autres cinémas Pathé sont en cours de programmation pour de nouvelles installations d’ici à la fin de l’année.

LED’s Chat, une jeune entreprise en croissance

LEDBOX Company qui s’efforce de proposer les solutions les plus qualitatives et innovantes du marché, croit fortement dans les produits de la start-up française LED’s Chat. Cette entreprise innovante créée en 2015 à Marseille, exploite une technologie brevetée issue du CNRS et de Aix-Marseille Université. Elle est soutenue par la SATT-Sud-Est, et a profité de l’écosystème tech et innovant particulièrement dynamique de la French Tech Aix-Marseille.

L’éclaté d’une dalle Mozaïk, de dimensions 20 x 20 x 2 cm.

Incubée chez Impulse, accompagnée par Marseille Innovation et Pfactory, elle est lauréate du Réseau Entreprendre Provence, soutenue par Bpifrance, Airbus Développement, Total développement, et ses partenaires bancaires du réseau BPCE. LED’s Chat a reçu plusieurs prix d’innovation dont les tremplins de l’économie de La Provence.

Proposer les dalles Mozaïk était une évidence puisque l’ADN du projet des cinémas Pathé-Gaumont correspond à l’ADN des produits développés par la société phocéenne. En effet, le Pixel Art est l’essence même du jeu vidéo. Les premiers tests concrets passés début 2022 ont fini de convaincre les décideurs.

Le système de montage innovant d’une dalle Mozaïk.


DiGidot Technologies, des produits innovants

L’entreprise hollandaise développe et fabrique des produits innovants pour une large gamme d’applications de contrôle d’éclairage. Spécialisée dans le contrôle et la gestion des « pixels », ses solutions permettent de maîtriser les points de Led afin d’y injecter des effets dynamiques comme des vidéos par exemple. DiGidot Technologies est une entreprise européenne située à Amsterdam, aux Pays Bas.


L’interface web intégrée au C4 Live, claire et facile d’utilisation et son application pour smartphone et tablette.

Début des années 2000, les fondateurs ont été impliqués dans des projets demandant l’installation et le contrôle de LED matricées*. Constatant le besoin croissant sur le marché du spectacle vivant de solutions de contrôle LED de qualité, simples et rentables, ils ont démarré en 2013 le développement et l’exploitation du premier contrôleur de pixel Art-Net / SPI du marché.

*Contrôle led à led, point de led par point de led. Ce point de led est considéré comme un pixel. En conséquence, il s’agit d’un contrôle pixel par pixel d’une installation de plusieurs points de Led.


Ainsi, les premiers grands succès techniques et artistiques du système contrôle de pixel arrivent via la scène électronique européenne, notamment sur les concerts du DJ international Armin van Buren et sur le festival Tomorrowland à partir de 2015.
Ces succès et la progression de ce marché spécifique ont conduit à la fondation de DiGidot Technologies BV en 2016. À partir de ce moment, la société s’est concentrée sur un seul marché : le système de contrôle de pixels.

Les produits et solutions DiGidot ont gagné en popularité dans le monde entier. Ils sont puissants, polyvalents et faciles à utiliser. Ainsi, d’autres marchés se sont ouverts à leur utilisation : signalisation, « architainment » et éclairage architectural.

Plus d’infos sur :

– Le site LEDBOX
– Le site DiGidot
– Le site LED’s Chat

 

Arnaud Tsamere dans le viseur de Spot Me avec Massimo Calfapietra

Le design lumière d’un One Man Show n’est pas un exercice facile. Expression théâtrale sans décors, il faut doser juste pour habiller l’espace assez discrètement et ne pas voler la vedette à l’artiste. Ce tableau est une vraie réussite.

L’humoriste Arnaud Tsamere, en tournée 2022-2023, évolue sur scène dans le viseur d’un système de tracking Robert Juliat Spot Me qui assure la fonction de poursuite de face et de contre sur un design scéno et lumière de Massimo Calfapietra. Suivez-nous à la Cigale.

De gauche à droite Pierre opérateur de poursuite, Massimo (concepteur lumière), Emmanuel (ingé son) et Arnaud (l’artiste).

Massimo Calfapietra a l’expérience des stand-up et collabore avec son artiste depuis plus de dix ans.
Cette nouvelle tournée “2 mariages et 1 enterrement” signe le retour sur scène d’Arnaud Tsamere après une pause de 3 ans.

Nous retrouvons Massimo à la Cigale pendant les répétitions.
La scène scintille comme un écrin à bijoux dans les faisceaux ciselés des projecteurs laser IVL Minuit Une et des spots Karif Ayrton, alors que les faisceaux de 4 petits wash Mini B Claypaky ne lâchent pas l’artiste d’une semelle en contre.

Massimo Calfapietra : « Ce design est complètement différent du précédent. C‘était une volonté de la Prod DarkSmile Productions pour marquer le retour d’Arnaud sur scène.


Au-dessus des faisceaux ciselés des Karif, les 4 beams blancs des Mini B suivent les hanches de l’artiste, contrôlés par Spot Me.

SLU : As-tu défini la scénographie avec l’artiste ?

Massimo Calfapietra : il est assez en confiance. Il m’a briefé sur ce qu’il aime d’une manière générale, apportant aussi des idées à des moments spécifiques du spectacle. C’était assez facile de le satisfaire.
Je voulais un kit qui passe-partout car avec Arnaud on peut passer dans des salles de 300 places jusqu’à un palais des congrès de 1600 places. On doit s’adapter s’il n’y a que 2 ponts ou une perche fixe pour l’accroche. Le matériel est sur panières et rentre dans un camion de 14 m3, ça va très vite à installer.

Simplement allumées, les pyramides Minuit Une ajoutent une touche de poésie à ce tableau qui mixe artistiquement les faisceaux à bord doux des B-Eye et Mini B Claypaky, des HPC 310 Robert Juliat et faisceaux ultra-découpés de l’IVL Square et des Karif.

Je pars donc avec seulement 12 projecteurs en tournée : 4 petits wash Mini B Claypaky à contre que j’utilise en tracking avec le système Spot Me Robert Juliat, 4 Spots Karif Ayrton au sol et 3 projecteurs laser IVL Minuit Une (deux pyramides et un Square) et bien sûr une poursuite led Robert Juliat Oz qui sert à la fois la face et le tracking.

C’est un prestataire de Lille, Public Address, qui fournit le kit. Je demande en plus aux salles 8 PC au plateau, 8 PC à la face, 2 découpes et 12 PAR LED, des projecteurs plus ou moins puissants selon la taille des lieux. Ici, à la Cigale, j’ai spécifié 6 B-Eye K10 Claypaky accrochés à contre, 4 sur le plateau et la face est assurée par 9 découpes ETC Source Four. J’ai aussi sur les ponts milieu 8 PC 310 H Robert Juliat et 4 PAR 62 aux sol en latéral.


L’IVL Square est sans concurrence pour marquer l’espace de magnifiques faisceaux ciselés et les Karif serrent leur zoom à 2,8° pour accompagner le thème du sketch. Apparemment, Massimo déconnecte le tracking pour partager les faisceaux de contre entre l’artiste et sa doublure.

SLU : Comment est venue l’idée du tracking ?

Massimo Calfapietra : Arnaud n’est pas un artiste qui fait du stand-up à blague ou des sketches. Son spectacle s’apparente davantage à une pièce de théâtre, construite par thèmes, dans laquelle il joue un rôle. N’ayant pas de décor sur scène, le désir de tracker l’artiste en contre me permet de faire un raccord, une fluidité qui le met en évidence lors de ses déplacements sans trop attirer l’œil. C’est un plus qui ne demande pas trop de projecteurs supplémentaires, seulement 4 mini-poursuites de contre que sont les Mini B.

SLU : Donc tu as sélectionné Spot Me. C’est un système facile à mettre en place ?

Massimo Calfapietra : Extrêmement simple. J’avais réfléchi à plusieurs produits car je pensais sérieusement utiliser un système avec des capteurs, réputé accessible et assez simple à mettre en place.

La poursuite Oz Robert Juliat montée sur le trépied et la lyre dédiés au système de tracking Spot Me.

Et j’ai rencontré Ludwig Lepage de Robert Juliat, via un ami Frédéric Blanc-Garin utilisateur du système L-ISA de L-Acoustics. Ils avaient travaillé ensemble sur projet de spectacle qui intégrait un système L-ISA et Spot Me en corrélation avec le son.

J’ai discuté avec Ludwig des avantages et inconvénients de Spot ME. L’avantage c’est la simplicité de mise en place : une poursuite sur son trépied dédié, ça passe dans toutes les salles.

L’autre avantage est de profiter du faisceau poursuite à la face que j’aime en one man show. L’inconvénient, n’ayant pas de poursuiteur attitré, est que je peux me retrouver avec quelqu’un de plus ou moins compétent mais je n’ai jamais eu de problème. Ils ont un viseur et en cas de problème, je pourrais toujours désactiver le tracking.

SLU : Comment se connecte Spot Me

Massimo Calfapietra : Tu connais le système ? Tu utilises un projecteur de poursuite monté sur une lyre qui intègre un capteur de tilt elle-même montée sur un trépied doté d’un capteur de pan. Après avoir paramétré l’offset, autrement dit la hauteur du centre optique du projecteur de poursuite sur scène qui représente à la hauteur de suivi de l’artiste, tu récupères le suivi manuel de la poursuite en 3D dans Spot Me pour contrôler au final des projecteurs motorisés, ici les Mini B de contre.

Le boîtier de capteur de tilt sur l’image de gauche et de pan sur le trépied à droite.

Spot ME utilise le protocole PSN (PosiStageNet) pour transmettre à la console les coordonnées de l’artiste dans l’espace, ladite console pilotant les asservis en DMX.
A l’origine, le système a été créé via le PSN de la GrandMA2 et ne fonctionnait qu’avec cette console. Pour pallier cette limitation, Robert Juliat a développé en collaboration avec ZacTrack, un serveur appelé Maestro que nous utilisons.

Maestro est accompagné d’une application pour tablette. Il prend en charge les informations et me permet de tout calibrer et de retoucher des choses en live. Hier par exemple, le trépied ayant un peu bougé, un Mini B était légèrement décalé. Je l’ai sélectionné et je l’ai déplacé sur l’axe x en live dans Maestro. Je suis donc en réseau sACN entre Maestro et la console et pas en PSN.


Visualisation de la zone de calibration de la poursuite définie en fonction de la surface scénique de la salle. C’est là que Massimo adapte les offsets et diverses fonctions des projecteurs dans Maestro, l’application développée par Robert Juliat en collaboration avec ZacTrack.

SLU : Mais c’est une GrandMA2 qui est ici à la régie !

Massimo Calfapietra : C’est le pupitre de La Cigale mais grâce à Maestro et son application, je peux utiliser n’importe quel pupitre.

SLU : Donc tu as dessiné les dimensions de ta scène dans l’application de Maestro.

Massimo Calfapietra : Oui, c’est un parallélogramme rectangle qui est calculé en 3D par Maestro


La fonction de l’application Maestro qui permet de dimmer la poursuite automatiquement quand l’artiste sort de la zone scénique prédéfinie. Le dimmer passe de 100 % dans la zone blanche centrale à zéro avec un fondu jusqu’à la fin de la zone noire.

SLU : Que se passe-t-il si l’artiste sort de ce parallélogramme ?

Massimo Calfapietra : C’est une autre fonction appelée Box, que j’utilise. Je définis des zones avec des murs virtuels. Dès que la poursuite pointe dans ces zones, si l’artiste part en coulisses ou quand il rejoint les spectateurs en salle, les machines sont dimmées automatiquement jusqu’à l’extinction.

On peut aussi jouer sur la fluidité. Si par exemple le trépied est posé en salle sur un gradin et qu’il bouge, on peut friser un peu les machines pour qu’elles ne réagissent pas immédiatement au moindre tremblement. A l’inverse tu peux compenser avec un temps de réaction très rapide si l’artiste court sur scène. Ce sont des données que je paramètre à la console et que j’adapte à chaque salle et à chaque poursuiteur.

SLU : Tu as mis combien de temps pour apprivoiser le système

Massimo Calfapietra : On a juste passé du temps avec Ludwig pour organiser le réseau. On a mis un kit en place le temps de bien prendre l’application, qui était toute nouvelle, en main et l’adapter spécifiquement à mes besoins. Je voulais sortir de la console en DMX vers les machines ce qui impliquait de merger l’information de la console et l’information de Maestro et finalement se servir de la console comme node.
C’est du sur-mesure qui nous a occupés deux belles journées. Ensuite sur les toutes premières dates de la tournée, j’ai connu et résolu tous problèmes possibles, comme la poursuite désaxée, la poursuite à plat, etc. Et je continue à trouver des astuces et des raccourcis.

SLU : Tu utilises la poursuite pour la face ?

Massimo Calfapietra : Je ne suis pas obligé de l’allumer mais je l’utilise effectivement pendant le show. Par exemple sur le numéro de mime c’est génial d’avoir cet effet de rond net sur le rideau de scène.

La face est soignée par 9 découpes ETC Source Four ou par le faisceau de la poursuite à leds OZ Robert Juliat.

SLU : Dans ce cas tu dois changer l’offset de hauteur ?

Massimo Calfapietra : J’ai créé une commande sur tirette à la console qui me permet de régler l’offset à une hauteur qui convient au poursuiteur.

L’écran de calibration de Spot Me. L’offset est ici réglé à une hauteur de 83 cm.

Ici il est réglé à 83 cm, Pierre suit l’artiste à niveau des hanches mais d’autres pourraient préférer le suivre plus haut et les Mini Beam de contre visent la même hauteur. Et il zoome le faisceau de la poursuite quand on l’utilise pour la face.

SLU : Parlons de ton kit lumière et de ton approche artistique

Massimo Calfapietra : C’est moi qui ai choisi tous les produits et j’ai eu la chance d’être suivi par DarkSmile Productions et le prestataire Public Address. J’ai ainsi un kit tout neuf et qui ne sort pas entre deux dates.

Les IVL Minuit Une, les deux pyramides et le square servent à la fois à habiller l’espace et à créer l’effet adapté à certains moments du show dans la suggestion ; par exemple un effet Laser immersif lors du sketch d’Arnaud sur les hologrammes qui produit l’ambiance idéale. Mais la plupart du temps, ils se suffisent à eux-mêmes quand ils sont allumés, ils sont magnifiques et quand je n’ai pas la possibilité dans une petite salle de les accrocher, je les pose au sol et ils sont tout aussi efficaces.


Les possibilités d’effets des IVL Pyramide et Square sont infinies grâce à leurs gobos issus d’un découpage électronique qui démultiplie le faisceau.

SLU : Ils se contrôlent facilement ?

Massimo Calfapietra : Oui, il faut juste savoir ce que tu veux faire avant de les allumer. Ils ont quatre tilts ce qui équivaut à 4 projecteurs. Dans la librairie tu ne sais pas sur lequel tu agis si tu ne crées pas une page de lay out. Quand tu as compris ça tout va bien. J’ai été bien briefé par Minuit Une chez qui j’ai suivi une formation de mise en route. C’est un produit super intéressant à travailler.

Les spots Karif Ayrton, projettent de superbes faisceaux dans l’espace. Notez la hauteur l’inclinaison de la base du pied support…

Les Karif (j’en ai 4 au sol ) je les ai choisis pour la qualité de leur optique qui est très belle pour donner de la matière et du volume.
C’est aussi une machine compacte et qui s’adapte à tout type de jauge que nous rencontrons, avec de la puissance de faisceau.
Ce sont des choix atypiques mais qui fonctionnent bien ensemble.

… qui assure à Massimo un plus grand débattement du tilt vers le sol.


Enfin, les 4 Mini B font très bien le job. En plus ils sont légers et rapides. Ce sont les seuls de mon kit qui doivent évidemment être accrochés quelle que soit la salle.

Avec leurs 7 sources led RGBW de 40 W, un zoom 4 – 55°, les Mini B, hauts de 34 cm, assurent un joli contre en tracking.

SLU : Tu as un réseau entre la régie et le plateau ?

Massimo Calfapietra : Je pars directement en DMX de la console avec seulement deux univers DMX, un pour mon kit et un pour celui de la salle. »


Il est temps de grimper rejoindre Pierre dans le local de poursuite exigu de la Cigale en faisant attention de ne pas bousculer le trépied supportant Oz et Spot Me qui est calibré aux petits oignons.
L’avantage c’est que la poursuite à led Oz ne chauffe pas (ou si peu). Dans un bocal aussi petit c’est un vrai confort pour l’opérateur qui ne subit pas une étuve pendant 2 heures. « L’autre avantage de la led, me dit Massimo, c’est que j’ai la main sur le dimmer à la console.

Pierre à la poursuite. Difficile de ne pas rire des pitreries d’Arnaud Tsamere, mais il faut garder le contrôle des mouvements ou friser les Mini B.

SLU : Pierre, tu t’es adapté facilement à spot me

Pierre : « C’est assez troublant de piloter à la fois le faisceau de poursuite mais aussi les machines de contre qui sont en lien avec Spot Me. On se fait parfois avoir.
On a le souci esthétique de regarder sa poursuite mais aussi les contres pour qu’il soit bien sur les épaules de l’artiste.
Je me suis fait avoir les premiers jours car je cherchais à obtenir un beau contre qui prédominait vu que la poursuite n’est pas forcément à fond et je me suis pris la casquette du théâtre. Il faut avoir l’œil un peu partout ; c’est une approche différente.

SLU : La poursuite c’est ta spécialité ?

Pierre : Je suis polyvalent, je fais de la poursuite de la console, du réseau et de la direction technique. »

Massimo Calfapietra : « Pour nous c’est un bonheur d’avoir ici des techniciens, Pierre et Vincent (ce dernier n’est pas là le jour de notre visite) aussi polyvalents et compétents. C’est agréable de parler le même langage. On forme déjà une équipe alors que nous ne nous connaissions pas avant et c’est canon. »

SLU : Que se passe-t-il si tu rigoles des blagues d’Arnaud Tsamere ?

Pierre : « Massimo a toujours la possibilité de friser les projecteurs pour éviter les tremblements intempestifs des Mini B (rires). »

Conclusion

Avec un petit kit ultra moderne Massimo Calfapietra renouvelle le design du One Man Show et habille joliment la scène avec élégance et fantaisie. Il dispose de projecteurs puissants mais subtilement dosés pour le confort de son artiste. L’idée du tracking avec ces faisceaux suiveurs en contre apporte une touche de vie fluide et discrète qui accompagne l’artiste humoriste.
Les Karif judicieusement montés sur tige sont de précieux atouts dans l’équilibre des tableaux. Et avec seulement trois sources laser IVL, la scène prend de multiples aspects, écrin à bijoux, cocon, ambiance futuriste et effets laser qui servent efficacement les thèmes du spectacle.


Massimo Calfapietra

Massimo Calfapietra, originaire de Lille a fait ses armes dans l‘événementiel avant de s’intégrer dans le cercle des techniciens d’humoristes en 2005.
Massimo est alors polyvalent et sa capacité à gérer le son, la lumière et le plateau lui permet de partir avec le One Man Show d’Arthur en 2005.
Sa collaboration avec Arnaud Tsamere a démarré il y a plus de 10 ans. Parallèlement Massimo intervient sur des concerts et festivals.


Les plans de Feu

 

La résurrection du Stadium

Imposant et envoutant malgré les stigmates de 24 années d’abandon, le Stadium a été sorti de l’oubli par la magie de la ville de Vitrolles et du Festival d’Aix avec la complicité de NEXO, Yamaha et le travail de Texen, pour 5 représentations de la Symphonie N°2 Résurrection de Gustav Mahler.

Le Stadium de Vitrolles tel que des milliers de personnes l’ont vu des années durant depuis la voie rapide qui le longe.

On a eu le plaisir d’être invité à en découvrir les coulisses et l’histoire en compagnie de François Deffarges de NEXO, Thomas Goeuriot de Texen et Quentin Delisle qui a tenu fermement les potars le jour de notre venue. Entre autres !

Passons rapidement sur les causes de ce très long hiatus dans l’existence du Stadium, l’idée d’y monter Résurrection de Mahler et ce malgré la somme de difficultés techniques qu’il aura fallu surmonter, sonne comme la meilleure idée de 2022, voire au-delà puisque le partenariat avec le Festival d’Aix va se prolonger quelques années encore.

La structure supportant les 400 tonnes de terre et en réduisant la quantité à cette valeur déjà importante.

Pour les besoins de la mise en scène de Romeo Castellucci, 400 tonnes de terre ont été déversées dans la salle à même un plancher bois surélevé offrant un très grand terrain de jeu aux actrices, acteurs et figurants.
L’extrémité de ce plateau végétal délimite la fosse pour les chœurs et l’orchestre, tous deux placés au niveau 0 à même la dalle du Stadium.

Un mot enfin pour les tribunes qui ont été recomposées via une habile cannibalisation des sièges encore utilisables. Au fil des années où elle a été laissée inoccupée, cette salle a été littéralement curée du moindre objet de valeur, métal, disjoncteur ou fil électrique avec une rare méticulosité, et ce qui n’a pas été volé a été détérioré par les hommes ou le temps.


Une image du Stadium avant que sa rénovation partielle redonne vie à une partie des gradins. La partie mobile du bas a été mise de côté pour créer la fosse de l’orchestre. (photo Mathias Pujade).

Le Stadium qui flotte toujours sur ses résidus rouges de bauxite a donc fait l’objet de travaux indispensables à la sécurité en vue d’accueillir du public, même si à jauge réduite.

Les tonnes de bauxite déversées des années durant entourent toujours le Stadium ce qui n’a pas empêché des centaines de spectateurs de revenir vibrer au son de Résurrection.

Le son a bénéficié de la collaboration entre Yamaha pour le mixage et le matriçage en immersif par objets, NEXO pour la multi diffusion et les retours et Texen pour la fourniture d’une large partie du kit, la mise en œuvre de l’ensemble et l’accueil de l’équipe technique.

Le tout a été imaginé et coordonné par Rémy Bréan qui a su adapter la demande artistique à deux vitesses, celle du Metteur en scène et ensuite du Directeur musical, dans un environnement pour le moins atypique pour un concert de ce type et avec une sonorisation obligatoire. C’est aussi Rémy qui a monté l’équipe technique et formalisé les documents techniques d’installation.

Un visuel de la partie face de la diffusion. Manquent à l’appel les cinq P15 au lointain en haut des gradins. Les subs visibles sur la passerelle ont aussi été redistribués.


Thomas Goeuriot Responsable d’agence de Texen et à droite François Deffarges Engineering Support & Development Strategy Director de NEXO. Aucune complicité entre les deux…

Pour entamer la visite du Stadium, le cube de Rudy Ricciotti son célèbre architecte, rien de mieux que François Deffarges de NEXO…

François Deffarges : On a quelques références importantes. Pour les retours des chœurs qui prennent place dans la fosse à jardin et cour de l’orchestre, on a des ID24 compactes, et des ID14 super compactes.

Cette même référence est disséminée aussi en très grand nombre au sein de l’orchestre en tant que retours complétée par quelques P12 quand il faut plus de pression et d’extension dans le grave.

SLU : Les Geo M6 sur des petites chaises solidaires du « plateau terreux »…

François Deffarges : Servent de front fills, et grâce à notre calage, ils tirent l’image vers le bas. Grâce à leur ouverture verticale très serrée de 10°, ils survolent les micros et l’orchestre sans aucune pollution. De part et d’autre des gradins nous avons six colonnes ID84 posées sur leur sub, et pour compléter la diffusion distribuée il y a tout en haut des gradins au lointain, cinq P15 et enfin au-dessus du public et en douche, six P12. Tout au bout de la scène au lointain et pour un effet ponctuel, on a enfin une paire de P12.

Une vue de la salle depuis le haut des gradins. Remarquez les subs MSUB18 posés sur la passerelle. 4 au centre et 2 aux deux extrémités. Tout en haut on aperçoit deux des six P12 en douche. Pour info, tous les caillebotis des passerelles ont été refaits.

SLU : Et en frontal…

François Deffarges : Profitant du fait qu’en classique le point central n’est pas critique, on a fait le choix de placer 6 lignes de quatre GEO M12 chacune dont les trois boîtes du haut sont des 1210 (10° verticalement) et celles du bas des 1220 (20° verticalement). Les trois du haut ouvrent à 80° horizontalement, celle du bas à 120°.

C’est donc une couverture optimisée, précise et qui n’interfère jamais dans la scénographie, même au plus haut des gradins. L’ensemble des lignes s’étale sur 40 mètres et la scène est encore un peu plus large. En dehors de la volonté de délivrer un son immersif, la stéréophonie n’était pas une option ici. Le bas du spectre est complété par 8 MSUB18.

Une vue du système depuis un des dégagements techniques latéraux où ont été placés les deux racks NUAR nécessaires à alimenter les boîtes. On voit la largeur de la fosse et la lame métallique qui délimite le bout de la scène en terre et porte les Geo M6.

SLU : La matrice immersive est l’AFC Image de Yamaha ?

François Deffarges : C’est ça, on se sert de la partie mix objet uniquement et pas de Enhance qui est l’algorithme qui augmente l’acoustique. La salle dispose déjà d’une réverbération naturelle assez longue, de l’ordre de 3 secondes et plus encore dans le grave avec une légère dissymétrie et des échos créés par l’absence des absorbeurs et de certains diffracteurs volés ou détériorés. On alimente le processeur en Dante depuis la PM7 Rivage et on ressort toujours par un flux Dante en direction des NXAMP et de la diffusion.

Les réflecteurs, sorte de conque inversée que l’on devine derrière les rambardes en bas de gradin et qui masquent, quasi entièrement, le champ direct des cordes.

SLU : La sonorisation était quoi qu’il en soit requise…

François Deffarges : Bien sûr. Le Stadium n’a pas l’acoustique requise pour du classique, il n’a pas été conçu pour ça et si les réflecteurs en bas du gradin sont utiles à l’orchestre dans la fosse, ils masquent une grande partie des cordes pour les premiers rangs.
Un rééquilibrage était indispensable. Comme tu t’en doutes, ce n’est pas une vraie fosse d’orchestre d’opéra.


L’union faisant la force, nous sommes rejoints par Thomas Goeuriot, Responsable d’agence de Texen avec lequel nous « augmentons » notre visite par son regard et son humour.

SLU : Ça ne sert à rien que je cherche le moteur de la console…

Thomas Goeuriot : Non en effet, c’est une Rivage PM7, c’est le seul modèle de la gamme Rivage qui l’embarque dans son châssis. Aux retours en revanche on a une surface PM5 et un moteur séparé.

La PM5 Rivage des retours avec devant elle la plus belle collection de sacs poubelle et feuilles de polyane jamais vue en salle, 400 tonnes de terre et deux pelleteuses retournant cette dernière en étant la raison.

SLU : Pour AFC ?

Thomas Goeuriot : Nous avons deux processeurs, un en ligne et l’autre déjà connecté en Dante en entrée et qu’un recall de scène permet de router en sortie vers le système en cas de pépin. On a un gros patch, une centaine de micros, qui arrivent sur deux RPio222 et deux Rio3224-D2.

La MS101-4, la nouvelle boîte à tout faire et tout se prendre (mic, ligne etc) sauf la tête.

Les connexions se font en TWINLANe avec de la fibre entre les deux consoles et les deux RPio et enfin en Dante pour les deux Rio et la diffusion face et retours. Le réseau est entièrement redondé.

SLU : Puisqu’on parle de réseau…

Thomas Goeuriot : On a un point de livraison en régie, un point dans la fosse à jardin et un autre à cour, un point en mezzanine pour les amplis du système principal et deux points de livraison réseau en haut des gradins pour toute la diff des colonnes et autres surround.
Le car régie de la captation d’Arte bénéficie d’un AVBx7 Auvitran dans la fosse pour leur passer le Dante en MADI. Ils prennent quelques directs et des prémix spécifiques routés dans le Dante pour eux.


De bas en haut le processeur AFC Image principal de Résurrection. Un second processeur prend place dans la régie. Tout en haut, la paire de switches Cisco350-28 de la régie.

SLU : Vous travaillez avec des switches Cisco pour le Dante…

Thomas Goeuriot : Ça marche très bien comme ça. On a mis en place une stratégie où, en cas de problème, tout technicien peut réagir en trois coups de cuillère à pot. On a un réseau de switches primaires SW1 qui livre le primaire partout.

On double les machines et par défaut on a un réseau pour le secondaire où tout le monde est trunké. Cela prend un peu de temps à configurer mais ça marche bien.
On a juste choisi de ne pas se servir de la connectique propre au réseau informatique en transférant tout sur des prises plus sûres.
Le cahier des charges de Texen étant de livrer au Festival qui l’exploite durant un mois, une installation fiable et fonctionnelle, on a fait le nécessaire.

Le réseau de Résurrection. Le Dante ne s’est jamais si bien porté !


La baie provisoire ramenant la puissance du transfo au sein de la salle.

SLU : La salle a été retrouvée totalement vidée de tout son cuivre. Il a fallu tout recâbler ?

Thomas Goeuriot : Exactement, cela a été fait de telle sorte à pouvoir donner les 5 dates, effectuer l’ensemble des répétitions et garantir la sécurité du public, sans pour autant que ce câblage ne soit pérenne.
Une certaine crainte quant à la mise en sécurité du Stadium à la fin du Festival a poussé vers ce choix. Rappelons que tout avait disparu au point que dans un premier temps l’alimentation a été effectué grâce à des groupes électrogènes avant qu’EDF n’installe un nouveau transformateur pour la salle.

SLU : C’est quoi le petit Barnum à l’entrée avec des timbales. On dirait un orchestre en miniature

Thomas Goeuriot : C’est le cas. C’est une des particularités de cette symphonie. Mahler a écrit des passages spécifiques qui doivent être interprétés comme s’ils parvenaient des coulisses.

Comme nous n’en avons pas ici et que placer cet ensemble dans la fosse n’aurait pas été fidèle à l’œuvre ni donné l’effet voulu, il a été placé dans l’enceinte du Stadium mais en dehors de la salle, côté accès aux gradins et c’est AFC Image qui donne l’impression que ça joue « ailleurs »


Le dais en dehors de la salle, accueillant et repiquant l’ensemble d’instruments voulu par Gustav Mahler. Magie de l’immersif, l’effet « rupture d’espace » et « banda » est parfait tout en gardant la matière des cuivres.


Le jour de notre reportage c’est Quentin Delisle qui tient la PM7 et le mixage par objets conçu par Rémy. Il nous précise cette partie spécifique.

Quentin Delisle.

SLU : C’est la première fois que tu travailles en immersif en classique ?

Quentin Delisle : Presque, mais pas tout à fait (sourire)

SLU : Comment est gérée la réverbération de l’orchestre. Par la salle essentiellement ou bien il y a un ajout par AFC ?

Quentin Delisle : La réverbération d’AFC Image englobe le public. Les sources sont spatialisées par le système frontal et « mouillées » par la réverbération mais le reste de la diffusion, c’est-à-dire l’ensemble des enceintes latérales, en douche et arrière complète le dispositif immersif en ne jouant que de la réverbération. Ce qui sort de la console est sec.

SLU : Comment est créée la réverbération ?

Quentin Delisle : On décide quelle source, donc quel objet va dans le générateur de réverbération d’Image. Pour l’algorithme en tant que tel on a travaillé sur la taille de salle, son type, le placement et ensuite on a équilibré son niveau pour que cela reste naturel.


Pour englober le public, rien de tel que des latéraux, ici trois ID84 sur leurs renforts de grave et à la fois supports IDS312. Regardez en haut à gauche. C’est bien une P12 suspendue par sa lyre et il y en a cinq autres. Pour compléter le quadrilatère, cinq P15 en haut des gradins couvrent les arrières.

SLU : L’acoustique assez « sonore » de la salle à qui il manque en plus un peu de traitement acoustique est difficile à travailler ?

Quentin Delisle : Non, elle a son TR et ses caractéristiques sonores, mais par rapport à ce que nous générons avec AFC, c’est un complément.


Intervient alors Sébastien Noly, binôme du mixeur et interprète entre la technique et l’artistique ou l’inverse, un personnage aux compétences transversales et un élément important dans cette opération.

Quentin Delisle et Sébastien Noly derrière leur PM7 Rivage à quelques minutes de la dernière représentation.

Sébastien Noly : On excite peu la partie arrière, le côté scène de la salle, donc ce n’est pas gênant. Avant que la terre ne soit déversée on a mesuré un TR de 3 secondes avec une remontée à 5” jusqu’à 125 Hz liée à la forme cubique avec ses modes propres.
Avec la terre en revanche l’absorption est très importante compte tenu de sa surface et cela nous a donné la possibilité d’ajouter une réverbération pertinente et créative qui se marie bien à ce que la salle nous offre.

François Deffarges : Yamaha a pioché dans des salles réelles avec des formats et des couleurs différents et vous avez choisi les réponses impulsionnelles d’une salle symphonique large en reparamétrant nombre de valeurs pour créer cette complémentarité.

Quentin Delisle : Le plus gros du travail de Rémy a été de caler la réverbération, ensuite le mixage s’est fait presque naturellement.

Le placement des objets dans l’AFC Image Editor avec pour chacune des paires comme Cuiv-L et Cuiv-R, un placement dans l’espace et, tout à droite, un niveau de départ vers la réverbération du processeur AFC. On y découvre par exemple que les contrebasses, du fait de la longueur du TR de la salle dans le bas du spectre, y vont moins que les violons.

SLU : Comment avez-vous pris la mesure de cette salle vis-à-vis de l’œuvre ?

Sébastien Noly : Il y a eu un gros travail de préparation et il y a la confiance que l’on a dans le talent de Rémy (Bréan) Il a fait une implantation en 3D et François l’a validée sur le plan de la couverture.
Il y a aussi eu un repérage sur site fin avril avec le Chef d’orchestre Esa-Pekka Salonen et son assistante Aliisa Neige Barrière.
On a fait jouer l’Orchestre de Méditerranée afin d’entendre les déséquilibres propres à l’acoustique du lieu et on a pu intégrer la quantité d’énergie qu’allait devoir donner l’Orchestre de Paris, les Chœurs de l’Orchestre de Paris et le Jeune Chœur de Paris.

François Deffarges : On a fait en sorte que l’électroacoustique se marie au lieu et à l’œuvre, et surtout convienne au Chef.

Un gros plan d‘une ligne de M12. Les 3 boîtes du haut sont des 1210 et ouvrent à 80° et celle du bas une 1220 qui ouvre à 20° verticalement et dans laquelle un flange élargit la couverture horizontale à 120°. Remarquez la propreté du câblage et de l’accroche.

SLU : Cet apport électroacoustique est total ou bien l’orchestre parvient à donner suffisamment pour ne nécessiter que d’être «complétée»

Quentin Delisle : Je créé un équilibre complet de l’orchestre dans la diffusion spatialisée. Les violons sont les instruments qui exigent un maximum de soutien amplifié, beaucoup plus que les cuivres ou les percussions, mais tous nécessitent d’alimenter la réverbération d’AFC et de prendre leur place dans le système frontal pour être localisables par le public.

SLU : Comment gères-tu la dynamique des fortissimi ?

Quentin Delisle : Notre rôle consiste à fournir une acoustique au Chef, à lui ensuite de se l’approprier et de travailler comme s’il était dans une salle. Je joue assez peu sur la dynamique. J’utilise seulement la compression multibande pour garder justement l’équilibre spectral lors des fortissimi.

Sébastien Noly : On ne modifie rien et le degré de liberté que se permet Quentin est de l’ordre du dB. Le démasquage spatial lié à la diffusion par objets apporte en revanche beaucoup de précision au son.

François Deffarges : La proximité du repiquage de l’orchestre restitue une dynamique supérieure à celle que l’on aurait en laissant plus d’air entre instruments et capteurs…


L’Orchestre de Paris en place. Les micros sont volontairement proches des instruments.

Quentin Delisle : Exactement, et c’est là qu’on intervient pour atténuer certains défauts liés à la prise de son et ce uniquement lorsque des niveaux très importants sont générés, mais ce travail se fait en accord avec le Chef d’orchestre. Il a des repères qui ont été établis avec son assistante qui a suivi toutes les répétitions en salle, et le mix final reste dans sa baguette.

SLU : Il y a combien de micros dans la fosse ?

Quentin Delisle : Environ 90 et chaque famille d’instruments donne lieu à des groupes de plusieurs pupitres. On en a huit sur les violons 1, sept sur les violons 2, six sur les alti, quatre sur les celli, huit contrebasses individuelles etc. Chaque groupe de pupitres est un objet stéréo dans Image.


On ne résiste pas non plus au plaisir d’interroger Philippe Delcroix, le Directeur technique du Festival d’Aix de passage dans la salle.

Philippe Delcroix.

SLU : Comment en êtes-vous venus à choisir le Stadium pour y donner Résurrection ?

Philippe Delcroix : En 2018 on a accueilli un nouveau patron, Pierre Audi, et ce dernier nous a demandé de trouver des lieux atypiques pour produire des œuvres qui le sont tout autant. Je connaissais l’existence et la triste histoire du Stadium, on est donc allé le visiter en sa compagnie sans trop y croire et il a été séduit par cette salle. Je rappelle que nous sommes en 2018.

La mairie de Vitrolles est assez vite OK, on part donc ensemble à la recherche de financements avec comme idée d’investir une friche industrielle pour éviter des coûts incompatibles à la fois pour la ville comme pour le Festival. Notre intention est de rendre la salle accessible et sécure. Comme souvent on a été au-delà avec la complicité de la ville de Vitrolles et, même si tout est loin d’avoir été remis en état, le Stadium a repris vie.

Une corniste de l’Orchestre de Paris profite de l’espace surplombant l’escalier d’entrée du Stadium pour s’échauffer les pistons. Qu’elle nous excuse pour cette photo volée, l’image était trop belle…

SLU : Vous avez été interrompu par le Covid ?

Philippe Delcroix : Bien sûr, et quand on reprend le projet Résurrection, je me rends compte que le volume de la salle et le projet nécessitent de ne pas y aller seul. Il a donc fallu s’associer à un certain nombre de collaborateurs, de prestataires et de marques.
J’appelle donc pour le son Rémy Bréan qu’on connait depuis longtemps et qui pour moi est l’un des meilleurs, puis Texen : « vous nous suivez les gars ? » et enfin Nexo et Yamaha avec lesquels on collabore de longue date pour Parades. Et les planètes s’alignent même si on ne sait pas encore que ça va être plus compliqué que prévu.

SLU : Mais tout se passe bien et on se retrouve ce soir pour le dernier des 5 concerts…

Philippe Delcroix : Et ça sonne de manière incroyable parce que l’Orchestre de Paris et Esa-Pekka Salonen ça sonne d’emblée, Rémy a encore fait des siennes et la technologie déployée par Yamaha et Nexo est au top. Plus que 5 concerts, Résurrection c’est une vraie expérience car le Stadium et Castellucci c’est au-delà d’un spectacle, tu es happé, enveloppé aussi par un son d’une subtilité rare.

SLU : Aix devient un festival à la technique omniprésente tout en restant discrète.

Philippe Delcroix : Ce n’est pas possible autrement, on parle de classique et encore plus d’Opéra et l’acoustique augmentée c’est un sujet fragile dont les Chefs d’orchestre s’emparent de plus en plus. À nous de nous entourer de techniciens, de fabricants et de prestataires de qualité pour que cet accompagnement technique soit subtil.

SLU : Que va-t-il rester de cette belle aventure du Stadium…

Philippe Delcroix : Déjà pour moi la satisfaction personnelle d’être parvenu à redonner vie à un lieu fermé depuis plus de 20 ans, et puis la certitude d’être encore là en 2023, 24 et peut-être 25.

Dulcis in fundo

Le spectacle commence et on découvre que les hirondelles, ou mieux encore, les martinets qui tournent dans la salle depuis quelques minutes et que je cherche du regard, ne sont en fait que des échantillons criants de réalisme.

Le Mac à martinets avec la complicité de Nuendo…

Les cigales, des vraies, profitent des portes ouvertes en fond de scène et un peu par les côtés, pour s’immiscer elles aussi dans Résurrection. La suite est un véritable clair-obscur de sentiments magnifiquement portés par la salle, l’odeur de terre, la musique et la puissance de la mise en son.

Sans réellement pouvoir parler d’enveloppement, l’orchestre et les chœurs s’ouvrent et s’offrent infiniment mieux qu’avec un gauche/droite. La logique spatiale est respectée, le son est frontal avec un positionnement cohérent avec ce que l’on voit. Les M6 tirent bien vers le bas l’image et on oublie très vite la présence de 6 lignes accrochées.

Une des cinq P15 en charge d’ambiancer par l’arrière le public. La régie lumière et les tops partent par la régie qu’on devine derrière le dernier rang de sièges.

Les voix sortent idéalement bien avec un naturel et une précision que seul un très bon système matricé par objets et un bon mixage peuvent donner.
L’acoustique propre à la salle est bien masquée, complétée par celle très belle et dense d’AFC Image. Du coup on en vient à être gourmand et se demander ce qu’aurait donné un peu plus de douche, d’arrière et de latéraux et une discrimination encore plus poussée des objets.

La dynamique du final, déconcertant par les percussions et l’orgue qui va chercher sa note la plus basse dans les huit MSUB18, conclut magistralement ce spectacle aussi inclassable que réussi.

L’alchimie entre l’œuvre, ses interprètes, la scénographie et le lieu a été rendue possible par des choix techniques forts, innovants et maitrisés. Bravo aux équipes d’Aix de Texen et de Rémy Bréan et au couple Yamaha & NEXO.


Equipe son :

Rémy Bréan : Conception du design sonore et mix FOH
Sébastien Nolly : Conseiller musical
Quentin Delisle : Mixage son FOH
Séverine Gallou : Mixage MON

Equipe NEXO / Yamaha en support et équipe Festival en exploitation


On ne pouvait pas se quitter sans s’intéresser à Thomas Goeuriot et Texen, trop de bonnes ondes, de compétence et de truculence émanent de cet homme ; voici donc l’encadré de Thomas !

SLU : Mais d’abord, comment es-tu rentré chez Texen…

Thomas Goeuriot : Ça nous renvoie à 1998 où je me suis installé dans la région en tant qu’intermittent, sortant de trois ans de Zingaro à la belle époque où l’on avait carte blanche à la technique. La première rencontre avec Texen est due à un devis pour une extension de patch FRB au Jeu de Paume où je travaillais, un théâtre qui avait été installé par cette même boîte.

SLU : Et ?…

Thomas Goeuriot : On a fini par la faire tout seul. (rires) Quelques années plus tard en 2007 on me propose de rejoindre le Grand Théâtre de Provence qui venait de sortir de terre et disposait de tout ce dont un technicien pouvait rêver pour l’époque : PM5D, AD8 HR, Ethersound, Auvitran… J’ai bien sûr dit oui et en ai profité pour retisser des liens avec Texen avec qui on a par la suite beaucoup travaillé pour faire que cette technique très novatrice soit opérationnelle pour les premiers gros projets du théâtre.

SLU : La compétence de terrain étant recherchée…

Thomas Goeuriot : … J’ai fini par basculer côté Texen en 2016 comme Chargé d’affaire son, et trois ans plus tard j’ai remplacé un dirigeant qui a quitté le navire.

SLU : Ça monte vite chez vous !

Thomas Goeuriot : Texen est une SCOP, ceci explique en partie cela. Les salariés sont les associés majoritaires et le pouvoir y est exercé démocratiquement.

SLU : Et NEXO dans tout ça ?

Thomas Goeuriot : La collaboration avec Nexo a commencé dès la naissance de Texen en 1981. Enfin…moi j’étais au collège (rires !)

SLU : (Son téléphone sonne…) Tu cours pas mal !

Thomas Goeuriot : Avec le poste que j’occupe, je ne devrais même pas être ici, mais nous sommes une société à taille humaine où l’on fait énormément de choses et je ne souhaite vraiment pas arrêter d’être sur le terrain même si parfois ça me joue des tours.

SLU : Texen est essentiellement un intégrateur ?

Thomas Goeuriot : On en fait beaucoup et ce depuis toujours, même avant le Covid (sourires) On ne fait pas de prestation sèche, ce n’est pas notre boulot.
Nous avons des clients, on leur installe du matériel, on leur en vend, on complète leur parc par de la location et quand le fit est total comme avec le Festival d’Aix, on fait des grosses prestations du niveau de Parades sur le Cours Mirabeau qui ouvre chaque année le Festival ou le Stadium qui est pour nous une très grosse opé.
Et je le dis avec plaisir, sans l’aide de NEXO, ce ne serait pas possible. Ajoutons aussi MKPlus un prestataire de la région Lyonnaise (Brignais), réactif et qui dispose d’un chouette parc NEXO. Depuis 2016 on s’échange pas mal de matos.


Des liens pour :

– Visionner la captation d’Arte de Résurrection
– Découvrir un excellent sujet sur le Stadium disponible sur YouTube
– Plus d’infos sur Texen
– Visiter le site NEXO
– Visiter le site Yamaha
– Visiter le site AFC Image

 

Les nouveaux Due et Quattrocanali AES67 de Powersoft

Powersoft a encore renforcé sa gamme de produits d’installation en introduisant des versions compatibles AES67 de ses très appréciés amplificateurs Duecanali et Quattrocanali.

Les nouveaux modèles, appelés Duecanali DSP+ et Quattrocanali DSP+, sont capables de recevoir des flux audio sur IP (AoIP) conformes à la norme AES67, ce qui permet une interopérabilité AoIP de haute performance sur différents systèmes de réseau.

Les nouveaux amplis Powersoft DSP+ comprenant les modèles Duecanali 804 DSP+, 1604 DSP+, 4804 DSP+ et 6404 DSP+ ainsi que les modèles Quattrocanali 1204 DSP+, 2404 DSP+, 4804 DSP+ et 8804 DSP+, peuvent recevoir des flux AES67 en mode natif en connectant le port réseau AoIP dédié à un réseau AES67.

Les nouveaux amplis Duecanali DSP+ et Quattrocanali DSP+ sont pris en charge par une nouvelle version d’ArmoníaPlus, le logiciel de design, de pilotage et de contrôle du système de Powersoft, qui est désormais disponible.

Giorgio Carminati

« L’introduction des nouveaux modèles DSP+ permettra aux intégrateurs de tirer parti du nombre croissant de produits audio natifs AES67 », déclare Giorgio Carminati, product manager specialist Powersoft, « tandis que la mise à jour v2.4 d’ArmoníaPlus rationalisera le processus de configuration en permettant aux utilisateurs de configurer à la fois les entrées AES67 et les paramètres DSP des amplificateurs dans le même logiciel. »

Tous les amplis Powersoft équipés d’une carte Dante, y compris les modèles Duecanali DSP+D et Quattrocanali DSP+D, peuvent également être configurés pour fonctionner avec des flux audio AES67 en activant le mode AES67 dans ArmoníaPlus ou Dante Controller.

Deux ports réseau à l’arrière de ce 1204 DSP+, un pour la commande, le second pour le flux AoIP.

« Nous sommes ravis de présenter ces nouveaux modèles, qui donneront à nos clients encore plus de flexibilité en acceptant un plus grand choix de protocoles audio numériques », commente Carminati.
« Avec près de 3 000 produits compatibles AES67 maintenant sur le marché, il n’y a pas de meilleur moment pour lancer les amplificateurs Duecanali DSP+ et Quattrocanali DSP+, qui agissent comme un complément parfait à notre gamme DSP+D existante. »

Adaptée aux systèmes de sonorisation intégrés de plus grande envergure, la série Duecanali offre une faible consommation d’énergie et dissipation thermique, une qualité audio supérieure et des performances fiables dans une unité compacte et légère.

Avec quatre canaux, une compatibilité Lo-Z et 70V/100V et de faibles coûts d’exploitation, Quattrocanali est parfait pour les installations de petite et moyenne taille où la flexibilité est essentielle. Tous les modèles Duecanali et Quattrocanali DSP+ et DSP+D bénéficient également d’un traitement du signal intégré à la pointe de la technologie.

ArmoníaPlus 2.4 – qui prend également en charge les amplis de touring de la série T – peut être téléchargé dès maintenant ici.

Pour plus d’informations, visitez le site Web de Powersoft

 

Martin MAC Aura XIP : What Else !

Le nouveau wash de la gamme MAC Aura propose un système innovant de protection tout temps, un effet filament irrésistible, un contrôle total des pixels, y compris ceux de l’effet aura et une plus grande qualité optique. Nous l’avons découvert en avant-première chez son distributeur Algam Entreprises.

Le MAC Aura XIP se distingue par un effet filament, mais pas que…

Harman Professional Solutions, lance le MAC Aura XIP Martin, un projecteur wash sur lyre motorisée avec un zoom 8,8 – 49,3° qui assure un champ de wash uniforme aux bords doux, et un beam intense grâce à ses sources puissantes.


Les effets filament seuls ou couplés à l’effet aura.

A ces qualités optiques améliorées, Martin ajoute un effet de filament aura original, un contrôle poussé des sources leds et un système innovant de protection tout temps, le premier de sa catégorie, avec un très faible compromis sur le poids et la taille.

7 leds RGBW (60 W) fournissent l’éclairage principal et 12 leds RGBW (4 W) offrent un effet de rétroéclairage d’aura très/plus lumineux ainsi que la possibilité de montrer des filaments, pour de nouveaux effets scéniques originaux.

Vidéo de présentation


Tous les pixels sont contrôlables indépendamment, y compris ceux de l’effet aura avec la possibilité de mapping vidéo sur le faisceau, l’aura ou les deux, le contrôleur P3 facilitant le mapping et l’adressage. Plus de 200 macros d’effets sont intégrées et plusieurs courbes de dimmer dont une émulation tungstène.

Le MAC Aura XIP utilise de larges lentilles.

Le faisceau wash (6 000 lumens) est extrêmement régulier, sans point chaud et avec un bord doux. L’absence de lumière parasite rend inutile l’utilisation d’accessoires de contrôle du faisceau, tels qu’un top hat, dans de nombreuses applications.

Le MAC Aura XIP projette des couleurs riches et saturées, des pastels doux et des blancs calibrés de 1000 à 12 850 kelvins avec des IRC / TM-30 / TLCI contrôlables pour un meilleur rendu des couleurs dans les applications exigeantes de studio TV et de théâtre.


Sur la base les connecteurs étanches qui reçoivent cette fois le plein de protocoles de contrôle : DMX-RDM, Art-Net, sACN & P3.

Il dispose également d’un contrôle, plus et minus green, pour faire correspondre lumière et caméra afin d’améliorer le rendu des tons chair. La fréquence d’alimentation des leds pour éviter le scintillement à l’image est réglable.

Avec des poignées sur la tête et la base et un poids inférieur à 9 kg, le MAC Aura XIP est très facile à manipuler. Il comprend également un panneau de commande alimenté par batterie sur la base pour faciliter l’adressage hors secteur.


« En développant le MAC Aura XIP, nous nous sommes attachés à construire une véritable bête de somme », a déclaré Wouter Verlinden, chef de produit Creative LED, Lighting and Control. « Notre conception adaptée à l’extérieur protège l’électronique tout en exposant le système de refroidissement aux éléments, ce qui permet d’obtenir une unité plus légère, plus silencieuse et plus polyvalente qui peut être utilisée partout, à tout moment, réinventant le concept universel d’intérieur/extérieur. »


Variations de l’effet aura contrôlable pixel par pixel.


« Contrairement à la partie électronique et optique, le système de refroidissement, constitué d’un radiateur et ventilateur spécifiques, ne loge pas dans le coffret étanche », nous explique Joël Azilinon, chef produit d’Algam Entreprises. « Il est donc exposé. Mais un mode ”dry” pilotable en DMX assèche la machine. De plus, le flight case et sa mousse amortissante sont conçus de telle sorte que si la machine a été soumise à la pluie, sans l’action du mode dry, l’eau puisse s’évacuer pendant le transport. La mousse est percée et le flight case comporte des grilles d’évacuation.

Pour la partie étanche qui abrite l’électronique, Martin a développé un système breveté de chenillard, autour de la lentille de zoom. C’est une sorte de joint en accordéon qui assure l’étanchéité à l’avant, en évitant aussi toute forme de réflexion parasite qui pourrait polluer le faisceau. Et ce joint est suffisamment souple pour accompagner les montées et descentes de zoom. »

SLU : Comment est conçu l’effet filament ?

Joël Azilinon : Ce sont des lentilles striées en forme de serpent éclairées par des leds dissimulées sous un cache au bord de chaque lentille.

La lentille de fondu livrée en standard s’adapte en sortie.


Le MAC Aura lancé en 2008, il y a 15 ans qui, rappelons-le, a initié le guide lumière entre multipuce led et collimateur pour un mixage de couleurs uniforme d’un wash multisource, reste aujourd’hui encore une référence dans les fiches techniques, un record !

Après le MAC Aura XB, plus puissant, cette nouvelle version XIP ajoute des qualités irrésistibles tous azimuts comme la gestion totale de tous les pixels, le silence de fonctionnement, le classement IP44, une variété d’effets innovants, le flux du Mac Aura XB et surtout une remarquable qualité optique qui conduit à un wash uniforme dans le respect du rendu des couleurs et un Beam percutant.
Dans son petit format ultra-compact, nul doute qu’il est appelé lui aussi à une immense carrière auprès des loueurs et des concepteurs lumières de tous secteurs.

Plus d’infos sur le site Algam Entreprises et sur le site Martin

Tableau comparatif Mac Aura XP / Mac Aura XIP

 

ETC High-End SolaPix 19 XT et Talen

Deux nouveaux projecteurs accueillent cette rentrée dans la gamme ETC High End. Le wash multisource SolaPix 19 XT, premier projecteur IP65 de la gamme et le petit Beam Talen à rotation pan et tilt infinie.

SolaPix 19 XT

Le SolaPix 19 (à gauche) et le SolaPix 19 XT dont le système breveté HaloGraphic, illumine le contour des lentilles.

Premier projecteur IP65 dans la division High End, avant une déclinaison sur d’autres produits, le SolaPix 19 XT reprend toutes les caractéristiques du Wash à effets SolaPix 19.
Ainsi cette lyre motorisée ultrarapide arbore 19 leds RGB+W 40 W fournies par Osram, avec un zoom s’étirant de 4,5 à 60°. En plus d’être contrôlable individuellement, chacune des leds est entourée d’un pentagone de segments RGB, adossé à une gestion poussée mais rapide grâce au système Flex Effect.

SolaPix 19 XT.

Le flux important de 14 500 lumens dans la version simple reste quasiment inchangé dans cette nouvelle mouture IP65, avec 13 800 lumens.

Le passage à l’imperméabilité a fait gagner un peu d’embonpoint au XT, une base plus imposante, un nouveau menu résistant à la poussière et à l’eau, et un poids passant de 16 à 26 kg.
Bizarrement les poignées types flight-case sur le montant de la lyre ont disparu et High-End a traqué le moindre interstice dans la construction, en scellant méthodiquement la lentille et l’alimentation pour assurer une résistance exceptionnelle aux intempéries, les éléments non indispensables furent corrigés.
L’alimentation PowerCON True One et les protocoles de contrôle DMX, ArtNet et sACN bénéficient de connecteurs étanches.


Talen

Grand écart de format avec la mini-lyre Talen, un Beam de 60 W à leds. Développé comme un pur effet, les 6 kg du Talen arborent une lentille particulière à double corolle, comme un air de PAR36, lui permettant de mixer correctement son COB RGBW. Les 1 400 lumens de flux sortent avec une focale fixe de 3°, mais en Pan Tilt infini et ultrarapide.

Le Talen est le plus petit projecteur de High End.


En plus du système Whisper Home et de la configuration en NFC et Bluetooth Bridge via l’appli dédiée SetLight d’ETC, une petite innovation amusante permet de coupler mécaniquement plusieurs Talen entre eux. De quoi créer des clusters de projecteurs, en ligne droite ou en courbe.
Rayon connectique, les fondamentaux sont assurés avec entrées/sorties DMX-RDM/PowerCON et un contrôle sur 13 canaux seulement.

Vous trouverez toutes les informations de la gamme High-End sur le site ETC

NEXO Équipe le Naha Cultural Arts Theatre au Japon

Le Naha Cultural Arts Theatre est un nouveau centre culturel dans la capitale de la préfecture d’Okinawa, le groupe d’îles tropicales au sud du Japon.
Construit pour remplacer le centre civique de Naha qui était vieillissant, le nouveau lieu est situé au cœur de la zone touristique et comprend un grand et un petit théâtre pouvant accueillir respectivement 1 600 et 300 personnes, tous deux équipés de systèmes de sonorisation NEXO.

Des lignes de GEO M10 avec des MSUB15 sont installées à jardin, centre et cour au-dessus de la scène dans le grand théâtre, avec des lignes supplémentaires à gauche et à droite et des ID24 utilisées comme renforts et délais sous le balcon.


Les trois lignes de GEO M10 accrochées sous deux MSUB15 en haut du cadre de scène et les deux lignes de six M10 surmontées de deux MSUB15 et servant de infills, visibles à gauche et à droite de la scène.


Les M6 en configuration LCR du petit théâtre.

Des clusters de GEO M6 sont accrochés au cadre de scène en configuration LCR dans le petit théâtre, avec des indémodables PS10 comme renforts latéraux et des ID24 pour couvrir les sièges sous les balcons afin d’assurer une couverture uniforme dans toute la salle.

L’amplification et le traitement des deux systèmes sont assurés par 3 racks de processeurs amplifiés NEXO NXAMPMK2.


Les processeurs amplifies NXAMPMK2

« Nous avons choisi NEXO car cela nous a permis de construire un système entièrement numérique avec du Dante reliant tout, des consoles Yamaha aux amplis de puissance », explique Hiroyuki Fukazawa, responsable de ingénierie du son à la division de la promotion de la culture, département de la culture civique de la ville de Naha.

« C’est le point fort de NEXO. Leur système d’enceintes nous permet également d’accrocher des subwoofers sur les enceintes, ce qui offre un meilleur son et une meilleure localisation. Une autre raison est mon expérience personnelleavec les enceintes NEXO, puisque j’ai utilisé cette même marque sur mon précédent lieu de travail. Personnellement, j’adore la manière dont ces enceintes sonnent. »


Une vue rapprochée des lignes de M10 du grand théâtre.

Ryoko Hirano, ingénieur du son du Naha Cultural Arts Theatre, commente le rendu sonore : « Lorsque j’ai entendu le système principal dans le grand théâtre, ma première impression a été ‘Wow, quel beau son’. Non seulement les enceintes restituent fidèlement n’importe quelle musique, quel qu’en soit le genre, mais j’ai été surpris par la façon dont de si petites enceintes peuvent produire une telle pression, presque comme si les sons étaient envoyés dans les airs. »

Et plus d’informations sur le Théâtre des Arts Culturels de Naha et sur les modules GEO M