Spectaculaires vous invite aux “Transitions Scéniques” le 9 novembre

Spectaculaires, les talentueux bretons allumeurs d’images, acteurs de l’équipement scénique, organisent un évènement autour des nouveaux enjeux environnementaux de nos métiers Baptisé Transitions Scéniques.

Ce rendez-vous prévu à Rennes dans la nouvelle salle l’Antipode concerne tous les professionnels soucieux des enjeux environnementaux et de leurs impacts sur les métiers techniques du spectacle et de l’événement.



Transitions Scéniques propose donc de questionner sur les pratiques actuelles et de mettre en lumière les solutions engagées.

Démonstration d’équipements scéniques lumière, vidéo, son, multimédia, sélectionnés “écoperformants”
Les développements techniques récents et à venir des équipementiers
Des pratiques vertueuses : transports lowtech, retrofit, éco-sourçage…
Tables rondes : La technologie LED, Direction Technique écoresponsable, Coopérative d’Activité et d’Emploi…

Et le soir place à la créativité et au live à la mode Sectaculaires !

L’accès est gratuit, mais conditionné par une inscription/réservation préalable ICI

 

Ayrton lance l’Huracán LT : viser loin et avec précision

Ayrton annonce l’arrivée de l’Huracán LT, le dernier-né de la gamme des projecteurs longue portée de la marque, conçus spécifiquement pour les stades et les arénas. Créer de la lumière pour des lieux aussi immenses est un privilège réservé à des projecteurs très puissants et dotés de fonctionnalités avancées.
C’est justement ce qui caractérise l’Huracán LT. Il génère un faisceau ultra-intense avec la plus grande précision,  idéal pour créer des chorégraphies aussi bien graphiques que volumétriques.


Visez loin et avec précision

L’Huracán LT peut projeter sur des distances extrêmes, tout en ciblant un sujet lointain avec nuance, finesse, puissance et précision. Sa lentille frontale de 225 mm fait partie d’un système optique exclusif doté de 13 lentilles qui offre un rapport de zoom de 15:1 pour une plage de zoom impressionnante de 3,5 à 53°.
Son nouveau module LED 1000 W produit un flux lumineux qui peut atteindre les 51 000 lumens (mesure sphère) à une température de couleur de 6700K et avec un IRC supérieur à 70.

Un système révolutionnaire de mélange de couleurs complexes

L’Huracán LT utilise le même système de mélange de couleurs complexe et révolutionnaire que l’Huracán Profile (lancé en 2019) qui lui-même dispose d’un double niveau de saturation pouvant atteindre plus d’un milliard de couleurs.
En complément d’une trichromie CMY, un triple système de drapeaux correcteurs de température (CTB, CTO et CTP) permet un réglage des blancs subtil de 2 700 K à 15 000 K et offre une amélioration notable de l’IRC : supérieur à 70. Il dispose également une roue de six couleurs complémentaires.

La présentation video du nouvel Huracán LT

Ayrton – Huracán LT – Presentation from Ayrton on Vimeo.


Des effets et une possibilité de mise en forme du faisceau

L’Huracán LT dispose d’un module couteaux qui assure le positionnement précis des quatre lames de l’obturateur couvrant 100% de la surface et dans toutes les positions. Cela permet de cadrer avec précision n’importe quel objet et ce, quelle que soit la position du projecteur.
Le module d’effets comprend deux roues de gobos rotatives superposées chacune avec sept gobos verre HD, une roue d’animation à positions multiples pour un défilement horizontal, vertical ou axial afin de créer des effets de flamme, d’eau ou de radiants. Il comprend également une roue multicouche CMY RGB pour des effets multicolors uniques.

L’Huracán LT dispose de plusieurs outils optiques conçus pour la mise en forme du faisceau, y compris deux prismes rotatifs multiplicateurs d’images combinables – l’un linéaire à quatre facettes et l’autre circulaire à cinq facettes – un iris à 15 lames et 2 frosts. Il dispose également d’un dimmer électronique pour graduer la lumière de 0 à 100 % sans variations de couleur.
L’Huracán LT est disponible dès à présent.

Pour plus d’informations sur l’Huracan et la gamme complète des appareils d’éclairage à LED Ayrton, vous pouvez visiter le site Ayrton Ou contacter Axente, le distributeur de la marque en France

 

L-Acoustics, vulgariser pour mieux faire sonner

La grande force de Christian Heil n’a pas été simplement de créer le V-Dosc et d’avoir grandement contribué à passer la diffusion de l’âge interférentiel à celui du ligne source, il a surtout eu l’idée de prendre par la main une profession pour lui expliquer pourquoi un DOSC marchait mieux que les tas de bois et comment il fallait s’y prendre pour tirer pleinement parti de cette nouvelle technologie.

Christian Heil

Il a jeté les bases de L-Acoustics sur le savoir plus que sur la profusion de modèles, sur l’homme plus que sur la machine.

30 ans plus tard, rien n’a changé, raison pour laquelle nous sommes allés à Marcoussis à la rencontre du, attention révision d’anglais pour tout le monde, Director of Education and Scientific Outreach Etienne Corteel.
Avant de lui laisser la parole, nous vous livrons en français ce qui figure au-dessus de la porte de son bureau (une image bien sûr) et qui est la raison d’être de son travail.

Le service de vulgarisation scientifique (le Scientific Outreach) est l’interface entre L-Acoustics et la communauté scientifique et éducative (avec une moyenne d’un à deux articles publiés par an, notamment à l’AES d’automne).

Sa mission est de développer et de maintenir un programme de formation sur mesure pour l’industrie du son pro. Le département contribue également à la stratégie produit du groupe, garantissant que les systèmes L-Acoustics restent les plus intuitifs et les plus rapides à déployer. L’équipe s’assure enfin que les méthodes, les pratiques et l’expertise des ingénieurs de L-Acoustics sont comprises et appliquées à chaque fois sur le terrain.


Etienne Corteel

Etienne Corteel : “Quelque chose a changé quand même (sourire). Le mot Education précède désormais celui de Scientific Outreach ; il a pris le dessus même si, par le travail scientifique qu’on peut réaliser, il y a toujours des choses à montrer.

SLU : Les travaux et les publications sont disponibles sur votre nouveau site ?

Etienne Corteel : Oui, on a trois parties accessibles sous l’onglet « Scientific Ressources » : les White Papers, les Scientific Publications et les Webinars. A ce propos il y a un nouveau White Paper pour L-ISA qui traite des fills spatialisés.

Le point d’entrée de l’Education avec les principes (Vision) les modules et les parcours (Courses), l’interactivité dans l’apprentissage (Digital Learning) et les publications (Scientific Ressources).

Jusqu’à présent les front fills diffusaient une réduction mono. Désormais les premiers rangs vont bénéficier d’une virtualisation entre le système Scène (le système accroché principal) et les front fills, et disposer d’un rendu spatialisé. Il en va de même pour les sous-balcons avec comme contrainte le fait d’être dans le champ d’au moins 3 enceintes. Il faut enfin disposer d’une sortie sur la matrice et d’une patte d’ampli pour chaque enceinte.

Une représentation en rouge des Spatial fills de L-ISA.

C’est un bon compromis entre couverture, potentiel de démasquage et cohérence audiovisuelle. Le White Paper montre comment on a réussi à le faire et offre une comparaison avec des techniques plus traditionnelles. Le WP est disponible au téléchargement sur le site et le firmware de L-ISA comportant les Spatial fills est aussi opérationnel.

SLU : Il y en a un aussi passionnant sur les subs et l’imprévisibilité de leur emploi…

Etienne Corteel : Pour ceux au sol, oui, à cause du public et de son nombre, raison pour laquelle on préconise de les accrocher dès que c’est possible pour éviter le côté non maîtrisable (mais si désirable) de sa présence.

La mesure d’un côté de ligne source à 53 mètres, micro à 1,70 m de hauteur dans 3 cas de figure : sans public, avec un public épars, ou salle comble.

C’est une publication AES à l’initiative de Thomas Mouterde qui fait partie de l’équipe et qui démontre l’effet de guide d’onde des gens sur les subs générant une portée supérieure, un gain positif mesurable à certaines fréquences et un délai supplémentaire à cause du trajet rendu plus complexe par la présence des spectateurs dans la salle, ce qui implique de retoucher son délai et son EQ à salle pleine.

SLU : Venons-en à la formation. Ne faudrait-il pas justement un nouveau module de formation pour pleinement exploiter cette nouvelle version de L-ISA ?

Etienne Corteel : Non, mais les personnes qui ont été formées à L-ISA précédemment pourront aller sur notre plateforme éducation avec leurs logins / pass et accéder à la nouvelle version du cours qui incorporera aussi le tout dernier L-ISA Processor II, afin de mettre à jour leurs connaissances. La formation à Soundvision sera aussi mise à jour pour tenir compte de l’arrivée de ce nouveau processeur qui est beaucoup plus puissant.

SLU : Parle nous de cette page et de qui peut y accéder.

Etienne Corteel : On y trouve le contenu de la formation suivie et c’est toujours la dernière version. Pour favoriser la reprise post Covid et faire un geste vis-à-vis des 4 000 techniciens que nous avons formés en 2019 et 2020 à travers le monde, nous avons décidé de leur permettre d’accéder librement à notre plateforme avec tout leur historique de training.
Si par exemple un technicien s’est formé pour K2 en 2019, mais aussi pour Kara avant, et a commencé avec les Fondamentaux Système, il a accès aux derniers contenus mis à jour de chaque formation dont, par exemple, Kara II avec Panflex, les nouvelles options de sub etc.

SLU : On fait un tour d’horizon sur la nouvelle présentation sur le site web et donc nouvelle organisation de la formation désormais en présentiel et en ligne ?

Etienne Corteel : Volontiers. Avant même la pandémie, nous avons travaillé sur l’éducation numérique et embauché une personne spécialisée dans ce domaine. On a donc beaucoup fait évoluer notre offre et créé du contenu nouveau ce qui a été idéal pour être présent durant la longue période du Covid.

SLU : Mais vous n’abandonnez pas les formations sur site…

Etienne Corteel : Surtout pas. On sait que le tout On-line ne marche pas. On veut développer une vision très orientée système de la formation et à la fois très structurante, sans être entièrement tournés vers nos produits, même si c’est bien entendu le cœur de l’offre. Pour ceci faire, deux méthodes s’offrent à nous, le présentiel et le On-line et on pense que la bonne manière est de mixer les deux, tout en sachant qu’il y aura toujours un instructeur en direct lors de nos sessions en distanciel ce qui offre une dose importante d’interactivité.

SLU : Le tout e-learning n’est donc pas la solution ?

Etienne Corteel : Quand les gens commencent en partant de zéro une formation en ligne préenregistrée, 20 % seulement vont au bout. Quand on combine ça avec un instructeur ou un formateur lors d’une session en direct, on grimpe entre 90 et 95 %.

Le choix de parcours disponible sur le site.

L’avantage du numérique en revanche est de disposer sur notre plateforme du contenu du cours pour les gens qui l’ont suivi et souhaitent le revoir, avec éventuellement des ressources supplémentaires pour celles et ceux qui veulent aller plus loin.
Enfin le numérique permet la mise en place d’une communauté apprenante où les gens peuvent interagir entre eux et nous pouvons répondre à des questions.


SLU : Comment sont structurés les parcours d’apprentissage. C’est à la carte ?

Etienne Corteel : Nous avons créé les Learning Paths ou Parcours Apprenant pour se rapprocher à des profils de métiers. Chaque Parcours sauf l’Advanced Learner qui comporte deux formations très spécifiques et additionnelles, comprend l’indispensable System & Workflow et un certain nombre d’autres cours.

SLU : System & Workflow, l’ex Fondamentaux Système c’est donc le sésame…

Etienne Corteel : En quelque sorte oui (sourire). Il te donne les billes et t’ouvre les portes de la marque en expliquant ce qu’est un système L-Acoustics, donc les boîtes, le rigging, les amplis, la distribution du signal et le processeur de face, que ce soit P1 ou L-ISA pour lequel on fait une courte intro.
Ce module sert d’entrée à une formation produit à savoir une spécialisation sur une référence du catalogue. On part du tout début en dessinant une salle avec Soundvision. On spécifie un système simple, une paire de X8 et un SB15m. On le câble et on crée la session Network Manager.

Et quand on parle d’une paire de X8 et d’un SB15m ils montrent le bout de leur multiplis, ici dans la salle de Marcoussis.

L’après-midi on donne les enjeux principaux de chacune des étapes d’un projet : spécification, design, implémentation, calibration et utilisation finale. On termine sur un tutoriel guidé pour sonoriser un petit théâtre. Au bout de cette journée, on a une vue d’ensemble que l’on peut résumer par : c’est quoi un système, c’est quoi un projet et où je me place. Ça donne les bases et la vue d’ensemble et ça ouvre les portes au reste du programme qui devient accessible.
Si tu t’inscris en ayant à ton actif le module Fondamentaux Système, tu n’as pas besoin de passer par la case System & Workflow, mais tu peux te remettre à jour sur la plateforme éducation où ce module est disponible car il y a une équivalence entre les deux, et tu peux accéder aux ressources. Il est même recommandé d’aller y jeter un coup d’œil pour intégrer les nouveautés.


L’Allianz Arena et ses 266 Kara parfaitement intégrées.

SLU : Ce même module est aussi indispensable en dehors de la prestation ?

Etienne Corteel : Bien sûr. Nous venons d’ailleurs de lancer depuis quelques mois le Parcours «Installation System Technician» basé sur un nouveau cours dédié à l’installation fixe, et qui traite de l’implémentation sur la base d’un design fait par un bureau d’études d’un système, de telle sorte qu’il soit fonctionnel et sûr.

Cette implémentation comporte aussi le traitement des éventuelles différences entre lieu et plans et tout un tas d’autres bonnes pratiques qui font qu’on retrouve une installation câblée, testée, sûre et prête pour la calibration. Ce module était très attendu puisque le marché de l’intégration est celui qui a le moins souffert de la pandémie. Cette formation existe sur site ou en ligne et le contenu des deux est identique.

SLU : Le formateur est le même dans les deux cas ?

Etienne Corteel : Non, pas nécessairement, mais il s’agit toujours d’un instructeur L-Acoustics certifié sur ce module. Nous avons environ 90 formateurs certifiés œuvrant dans 25 Authorised Training Centers répartis dans 60 pays, répartis sur les 5 continents. C’est grâce à eux que nous parvenons à effectuer plus de 650 formations et à donner une certification à plus de 6 000 élèves chaque année.

Une vue de tous les Learning Paths menant à un métier en dehors de l’Advanced Learner en gris qui est une spécialisation pouvant servir à toutes celles et ceux souhaitant aller plus loin dans la compréhension de la diffusion.

SLU : Pour ceux qui connaissent déjà les formations de L-Acoustics, y a-t-il d’autres nouveautés ou changements ?

Etienne Corteel : Oui, on met la dernière touche au développement de ce que l’on appelle aujourd’hui le parcours « System Engineer » avec deux modules d’une journée chacun que sont Soundvision et Drive System. On l’appelait avant “Fondamentaux système” et ça tenait en une journée ce qui était trop intense pour les élèves comme pour le formateur.

Désormais chaque module dispose d’une journée entière, ce qui permet par exemple à un technicien qui assure essentiellement de la mise en œuvre d’aller plus au fond des choses et ne pas passer une demi-journée sur Soundvision. Les premières dates de ce parcours sont ouvertes pour novembre 2021 avec le Drive On-Line et Soundvision soit On-Line soit sur site à Marcoussis.

L-ISA

SLU : L-ISA a aussi doublé…

Etienne Corteel : Parce que le contenu a beaucoup évolué et je me suis investi (on l’interrompt)

SLU : T’aimes trop ça ! (rires)

Etienne Corteel : C’est sûr qu’on ne passe pas 20 ans à travailler sur ce style de système pour laisser tomber après coup ! Le tronc commun entre la partie système et celle mixage existait déjà, il est désormais clairement identifié dans le module L-ISA Technology qui schématiquement traite de design, mixage objets, algorithmie et de comment on va gérer les projets avec deux exemples différents.

Un premier est basé sur la tournée et explique comment présenter la technologie à l’artiste mais aussi à la prod et va jusqu’à la tournée avec des petits guides en sachant que le maître mot c’est l’anticipation. L’autre cas concerne l’accueil. Ensuite il y a une journée de mixage orientée objets, le L-ISA Object Based Mixing avec l’explication de la balance spatiale avec une mise en place qui fonctionne partout dans l’audience.

Deux formateurs de l’équipe française, Etienne Corteel à gauche et Maxime Menelec à droite. Le mix et la diffusion par objets, ils en connaissent quelques rudiments ;0)

SLU : Qu’est-ce qui pose problème avec le placement dans l’espace ?

Etienne Corteel : Quelque chose contre laquelle c’est dur de lutter, la vitesse de propagation très lente du son (rires). Quand tu mixes, tu le fais dans un point donné de la salle où tous tes objets aboutissent au même moment, mais ce n’est pas le cas pour tous les spectateurs et c’est indépendant de la technologie employée. L-ISA ou une autre, c’est pareil.
Il faut donc être en mesure de mixer en respectant un certain nombre de règles. On donne pour cela des petits guides, et en faisant écouter avec le contrôleur des rendus virtuels qui restituent la perception d’un grand lieu dans un petit et permettent un encodage des objets en connaissance de cause.

Une étude L-ISA faisant appel à la gamme à courbure constante A et aux subs KS21.

SLU : On fait ça avec la matrice ?

Etienne Corteel : Oui mais aussi avec L-ISA Studio sur haut-parleur. Un simple clic sur le soft et on sait si une batterie est par exemple cohérente en trois points de la future salle. C’est essentiel de bien comprendre la balance spatiale.
On montre aussi le mix dynamique, les snapshots et nous expliquons comment bouger les objets et faire des mises à jour de la scène, des mouvements qui s’apparentent plus à des effets volontairement très perceptibles.

La dernière partie du module comporte une écoute comparative entre ce qui est restitué par les enceintes et ce qui l’est par le rendu binaural au casque, de telle sorte que le mixeur s’approprie les quelques différences qui existent. Cela lui permet de faire certaines tâches au casque en anticipant les différences qu’il aura sur haut-parleur. Le tronc commun est aussi important pour que la personne en charge du système sache ce qui se passe au mix et vice-versa.

SLU : L-ISA Loudspeaker System…

Etienne Corteel : Ca parle design, contrôleur, implémentation, calibration et du nouveau processeur. Chaque module L-ISA Technology, soit L-ISA Object-based Mixing, L-ISA Mixing Workshop et L-ISA Loudspeaker System dure une journée et une grande partie de ceux qui ont fait le Technology et une spécialisation se demandent s’il ne faudrait pas aussi se former avec l’autre module pour être totalement à jour.

SLU : C’est possible de suivre les formations à la suite ?

Etienne Corteel : Oui, en 4 jours avec L-ISA Technology, L-ISA Object-based Mixing, L-ISA Loudspeaker System et pour finir le L-ISA Mixing Workshop qui se fait « les mains dedans ». Les gens sont en groupes de deux et alternent entre le gros système dans l’audi L-ISA à Marcoussis et L-ISA Studio.

Advanced Learner

Les deux -gros- morceaux de l’Advanced Learner.

SLU : L’Advanced Learner c’est l’ex Level 2 ?

Etienne Corteel : Exactement. On classe désormais les deux modules qui le composent comme acquisition de compétences et, par exemple pour le Variable Curvature Line Source, d’acquisition de connaissance sur le fonctionnement des lignes source à courbure variable.
C’est illustré par des produits L-Acoustics mais c’est avant tout fait pour aller plus loin dans la compréhension de la ligne à courbure variable en termes de couverture, réponse en fréquence et de SPL. C’est une plongée dans l’optimisation de la ligne via les choix mécaniques adéquats et de Soundvision sur lequel on va beaucoup plus loin.

L’autre module Loudspeaker System Calibration commence par deux postulats : ce n’est surtout pas pour corriger les erreurs de design ou d’implémentation. Il s’agit de bien comprendre ce que l’on a optimisé au design et quelles sont les zones de fréquences que tu dois le plus toucher parce qu’affectées par l’acoustique du lieu. C’est aussi une grosse vérification pour certifier que le système est opérationnel, mais aussi un gros travail sur la mesure, puis le tuning pour accompagner les vœux du mixeur ou du client.

Enfin on y apprend l’étape à ne jamais oublier, la passation à l’utilisateur qui doit avoir compris les choix qui ont été faits. C’est un module très riche et structurant qui dure une ‘grosse’ journée. Il avait été conçu au départ pour M1 mais en définitive c’est beaucoup plus large puisque ça englobe aussi des recommandations sur le placement des micros de mesure, leur nombre et la manière d’obtenir des résultats fiables.

SLU : Comment s’opère la formation du K System Engineer, le KSE ?

Etienne Corteel : Typiquement on lui demande d’être un super technicien système donc d’avoir suivi 4 formations : System & Workflow, Soundvision, Drive System et une ou plusieurs spécialisations sur un système K, plus les deux modules de l’Advanced Learner.
Mais au-delà de ça, il doit aussi avoir de l’expérience terrain sur les produits L-Acoustics et prouver sa parfaite connaissance de Soundvision et de LA Network Manager. En résumé éducation plus acquis de l’expérience, l’éducation seule ne suffit pas.

Le menu des parcours apprenant avec en gris, la spécialisation indispensable pour disposer du bagage théorique utile à viser l’excellence du statut KSE.

SLU : Est-ce que le design système à proprement parler est entièrement couvert par la formation Soundvision ?

Etienne Corteel : Cela implique d’avoir une maîtrise très poussée de Soundvision et d’avoir suivi la formation Variable Courvature Line Source car elle donne la compréhension de comment bien optimiser une ligne source. C’est cela dit possible qu’à l’avenir on développe des aspects plus liés au design à proprement parler. On sait que l’on n’a pas épuisé tous les sujets dans notre offre de formation.

SLU : De la même manière, est-ce que ce serait intéressant de proposer quelque chose aux architectes, acousticiens, prescripteurs…

Etienne Corteel : On sait qu’on n’a pas fini (sourire) et qu’on doit continuer à développer. On a du travail pour les années qui viennent. Le gros avantage c’est que notre équipe est en place, constituée avec les bonnes personnes et bien structurée.

SLU : Tu nous la détailles ?

Etienne Corteel : On a l’équipe Field Application Research dont le rôle est l’analyse des pratiques utilisateurs, l’aide à la décision pour le design, la calibration et l’utilisation des systèmes de sonorisation et enfin la description et démystification des phénomènes acoustiques en grand espace, comme par exemple l’influence de la présence de public, l’efficacité de subs au sol ou pendus etc.

Ensuite l’équipe Education Programs qui a en charge la création et la structuration du programme de formation, mais aussi la structuration et l’animation de la plateforme d’éducation.

Enfin on a celle appelée Education Operation qui a pour mission le transfert du programme auprès des plus de 90 formateurs au niveau international, que ce soient des internes, consultants ou Authorized Training Centers et la gestion et organisation des formations disponibles sur le eStore sur site ou on line à destination des utilisateurs finaux.

SLU : Vous écrivez en français ou anglais ?

Etienne Corteel : Anglais. On a tous un niveau technique suffisant sur cette langue pour pouvoir le faire. Parfois certaines tournures font un peu rire nos collègues américains mais c’est de bonne guerre car ça nous arrive aussi de nous moquer d’eux !

SLU : Il y a combien de modules en tout, qu’ils soient en présentiel ou on line ?

Etienne Corteel : On en a 15 d’une journée chacun. Si tu veux donc passer trois semaines avec nous c’est possible (rires) mais on recommande des blocs de deux ou trois jours, nos séminaires classiques, ou bien des blocs de 5 où il est possible de combiner un System & Workflow, quelques modules K et un Soundvision ou un Drive System. On en sort avec un vrai bon bagage.

SLU : Ces 15 formations sont disponibles partout dans le monde ?

Etienne Corteel : Oui. Les modules L-ISA en revanche ne le sont pas partout car nous n’avons encore qu’un petit nombre de formateurs.

Les 15 cours sur une seule image !

SLU : Quel est le profil type d’un formateur en France ?

Etienne Corteel : Nous avons d’abord les ingénieurs application maison, un certain nombre de collaborateurs du département éducation et quelques consultants qu’on ne présente plus comme Vladimir Coulibre ou Maxime Menelec, sans oublier Alizée Tricart qui a commencé depuis peu.

Une carte montrant les pays qui comportent au moins un centre de formation. On vous dit la couleur ?

SLU : Le contenu est donc en anglais…

Etienne Corteel : Bien sûr et nos formateurs peuvent animer un module en anglais, mais l’avantage d’avoir des Authorised Training Centers et des formateurs dans chaque pays permet de s’exprimer dans la langue locale en complément des ressources ou des cours On-line qui sont toujours en anglais. Il faut avoir une bonne connaissance de l’anglais technique dans nos métiers…

SLU : Combien de modules existent à présent en double, On-Line et présentiel ?

Etienne Corteel : Six ! System & workflow, Fixed installation system, Soundvision, Drive system, L-ISA technology et L-ISA loudspeaker system.

Apprentissage Collaboratif

SLU : Au-delà de prendre son cours sur site ou en ligne et pouvoir revenir un an le voir ou le revoir, vous avez ajouté sur le site un vrai petit réseau social collaboratif sur la plateforme éducation

Etienne Corteel : C’est exact. Au plus tard 6 heures après avoir validé une formation et reçu son certificat, l’apprenant peut accéder à cette zone privée du site. On fait en sorte que chaque personne puisse s’identifier avec sa photo s’il le souhaite et puisse préciser le travail qu’elle exerce.

C’est ainsi que démarre votre balade une fois créé votre profil.

On fait apparaître aussi ses formations passées, ce qui permet d’accéder à des groupes par certifications obtenues. L’apprenant a aussi accès à tous les cours pris et c’est possible de nous poser des questions sur ces derniers. Comme nous animons cette communauté, on constate avec plaisir que ce sont parfois les apprenants entre eux qui s’entraident, ce qui est aussi le but.
L’inévitable bouton -I like it- et un moins habituel -Please update- nous donnent des infos et nous permettent d’aider si besoin est. Il est aussi possible de poster des commentaires. Ça nous arrive aussi d’intervenir pour pointer des nouveautés via un système de notification. Enfin l’accès à cette zone réservée du site pourra à l’avenir être prolongé au-delà d’une année ; on y réfléchit actuellement.

Comme dans tout métier, la formation continue s’avère indispensable pour être en mesure de suivre la marche en avant des technologies de l’audio pro.

SLU : Ça marche le Collaborative Learning ?

Etienne Corteel : On a eu cet été 1 000 connexions uniques par mois pour 4 500 personnes inscrites. Nos statistiques démarrent en 2014, l’année où nous avons commencé à faire évoluer notre programme de formation et depuis lors, nous avons compté 12 000 apprenants dans le monde. System Fundamentals a tout de même été suivi par plus de 9 000 personnes.

Lors de la dernière année pré Covid en 2019, nous avons donné 280 sessions de Fondamentaux Système et 60 de Lignes sources à courbure variable. Chaque session est suivie par une moyenne de plus de 10 participants. Cette année 2021 on dépassera 2020 avec une croissance du On-line en ces temps incertains. Bien entendu les formations qui requièrent de manipuler les produits, de mixer ou d’entendre le résultat de son travail, resteront sur site.

SLU : Qu’est-ce qui pourrait encore faire grimper le nombre de participants ?

Etienne Corteel : On sait que l’un des freins est que ces formations sont payantes, or le prix que nous demandons est raisonnable puisqu’il ne fait que couvrir le coût de l’organisation et du formateur et pas celui inhérent au développement et à la mise à jour constante des modules de formation. On pense aussi que c’est important que les gens paient car cela traduit un engagement.

SLU : Il y a donc 3 manières de vous « lire » si on comprend bien : les manuels, les formations et la communication, les trois étant, j’imagine, reliées pour qu’elles soient bien en phase.

Etienne Corteel : On a un schéma d’information qui commence par la documentation. C’est une équipe à part qui rédige les manuels, tout ce qui concerne la sécurité et la doc en ligne associée aux logiciels. On a ensuite la formation et l’outreach et depuis peu on commence à produire des vidéos tutoriels sur YouTube, je pense à une vraie série pour L-ISA Studio et le Contrôleur L-ISA initiée par Scott Sugden avec la participation des équipes L-ISA.

Ce schéma complet fait que la formation apporte le cadre. En cas de besoin d’une information très précise sur un sujet, le manuel est disponible, et si enfin on est à la recherche d’une vue rapide et plus d’ensemble, les vidéos ou les films de lancement sont disponibles. Bien entendu nous sommes tous synchronisés et dès qu’il y a un nouveau développement, on se met tous à jour.

SLU : L-ISA Studio dispose d’une formation spécifique ?

Etienne Corteel : Il n’y a pas de module à proprement parler, mais le fait de passer par L-ISA Technology est une bonne idée puisque ça donne une vision d’ensemble de ce qu’est L-ISA, sinon il y a les tutoriels en vidéo et l’aide contextuelle. C’est une première chez nous.

Ecoles, Universités et Centres de formation

SLU : Est-ce que dans le cadre de l’outreach et même de l’éducatif vous vous ouvrez vers des écoles ou universités ?

Etienne Corteel : Absolument. On a un partenariat avec le Conservatoire de Musique et Danse de Paris pour leur Formation Supérieure aux Métiers du Son, la FSMS où nous donnons la possibilité aux étudiants de suivre au cours de leurs études, l’intégralité de nos modules de formation à Marcoussis.

Et c’est pareil avec l’Université de Californie à Irvine dans le cadre de leur Master of Sound Design. Ça se passe très bien. Dans l’ensemble de nos modules, il y a de quoi apprendre la sonorisation. On ne traite pas les consoles et les micros, mais tout ce qui est derrière oui, du coup cela ne nous semble pas illogique que nos cours puissent être utilisés à l’école.

SLU : A propos d’école, utilisez-vous des centres de formations agréés pour que les personnes puissent bénéficier d’une prise en charge ?

Etienne Corteel : Oui, nous travaillons avec Ubitech qui propose une formation présentielle certifiante de 5 jours incluant le System & workflow, deux modules K et la calibration en deux jours pour le rendre plus digeste, les cours étant faits par l’un de nos formateurs.

Il y a Whiti-Audio pour une formation L-ISA aussi de 5 jours directement à Marcoussis avec nos formateurs et nos infrastructures techniques. Ca commence par un System & Workflow et derrière on déroule les 4 modules L-ISA. On collabore aussi avec Alive School à Tourcoing et avec Staff à Nantes. L’idée est de créer un réseau de partenaires avec une bonne répartition géographique.

Fred Bailly et Max Menelec.

SLU : Vous préférez former ou déléguer à des centres spécialisés quitte à leur fournir la matière ?

Etienne Corteel : Notre métier principal c’est d’imaginer, construire et distribuer des technologies de sonorisation et faire en sorte que nos utilisateurs les exploitent au mieux. Pour répondre précisément à la question, créer le contenu et former les formateurs est plus notre métier, mais nous serons toujours contents d’accueillir des techniciens avec qui le lien est fort et qui sont ravis de venir nous rencontrer. On gardera donc les trois possibilités : on-line, chez nous ou bien dans un centre avec nos formateurs.

SLU : Où peut-on trouver les formations ouvertes à l’inscription ?

Etienne Corteel : La page Education et ensuite Courses du site L-Acoustics expliquent et détaillent chaque formation. Quand on clique sur Book a session on est rerouté vers le eSTORE où l’on peut filtrer par pays, par Path ou par cours et par mois.”

Vous l’avez compris, on ne sort pas d’une interview d’Etienne sans un léger mal de tête mais il est certain que le bonhomme et tous ceux qui travaillent avec lui, vulgarisent comme personne et font de l’empirisme d’il y a juste 30 ans, un lointain souvenir presque honteux. Oui les machines ont fait des progrès mesurables, mais comme souvent le maillon faible est l’homme et chez L-Acoustics cela a été bien compris. Et brillamment corrigé.
Même si vous n’utilisez pas du marron et à condition que vous lisiez l’anglais, allez télécharger les publications scientifiques marcoussiennes. C’est passionnant, on apprend, et on s’endort un peu moins… que la veille.

D’autres information sur le site L-Acoustics

 

Chamsys MagicQ MQ250M et MagicQ Connect. Légères et conviviales

La rentrée est très prolifique pour Chamsys qui nous propose les MagicQ MQ250M et MagicQ Connect pour étoffer la gamme Stadium dont le fleuron, la MQ500M fait de plus en plus d’émules dans l’hexagone.


MagicQ MQ250M

Adaptée à tous les espaces, la nouvelle MagicQ MQ250M concentre toute la puissance de son aînée dans un hardware très affiné tout en conservant l’ergonomie de la gamme Stadium. Les utilisateurs de la MQ500M ne seront pas perdus, toute l’interface de contrôle, hardware et software reste identique, il faudra juste adapter les vues à l’unique écran de 15″.

La MagicQ MQ250M : un concentré de convivialité.

Même si ce nouveau modèle perd 30 % de largeur, les ingénieurs de la marque anglaise ont réussi à conserver 10 faders motorisés ainsi que les deux masters de restitution et le grand master. Comme d’habitude, Chamsys est en mode full options, et la console dispose, entre autres, du wifi, d’un onduleur et d’un switch 4 ports.

Le panneau arrière très complet de MQ 250M.

Coté protocoles, la MQ250M reste compatible ArtNet, sACN et bien entendu DMX512. Elle dispose de 64 univers, qui peuvent être doublés et affectés aux sorties RJ45 ou aux 4 connecteurs DMX XLR5.
L’un de ses gros points fort est son poids, 13 kg ! Trois fois moins que la MQ500M… et son encombrement font de la MQ250M un outil très pratique pour une majorité de prestations. Il y a fort à parier que le carnet de commandes de Sonoss, le distributeur pour la France, va se remplir à grande vitesse.



MagicQ Stadium Connect

La seconde nouveauté, la MagicQ Stadium Connect, est un prolongement de la philosophie de la MQ250M. C’est une interface de contrôle, qui reprend la base de cette console, sans la partie écrans mais avec la même interface de programmation, les 10 faders motorisés et les 10 playbacks rotatifs.

La MagicQ Connect aussi pratique à la maison qu’en Live !

Elle se connecte à un ordinateur portable qui fait tourner la partie logicielle sous Windows, MacOs ou Linux. Elle contrôle via une connectique USB, tous les paramètres du logiciel, tout comme le feraient la MQ500M ou LA MQ250M. Il n’y a bien entendu pas le wifi, ni l’onduleur mais on retrouve, sur le panneau arrière, les 4 XLR5 broches pour les sorties DMX, les connecteurs LTC, 3 prises USB et un connecteur RJ45.

La MQ Connect permet de contrôler 64 univers, via les mêmes protocoles que ses grandes sœurs. Avec cette interface USB, la marque Anglaise offre aux utilisateurs, un produit très léger (moins de 9 kg) qui s’adapte parfaitement aux demandes de mobilité et de flexibilité du marché.

Que demander de plus !

En cette fin d’année 2021, l’objectif de Chamsys est résolument tourné vers la mobilité ! Les MagicQ 250M et Connect sont deux produits légers et facilement transportables qui ont su conserver toute la simplicité et la convivialité de la série Stadium. Le distributeur Français propose la MQ250M au prix de 16 800 € HT et la Stadium Connect à 6 900 € HT.

Vous pourrez les découvrir, les tester et discuter avec Ugo Knaff, chef produit Chamsys, sur le stand Sonoss aux JTSE les 23 et 24 novembre prochains.

Plus d’infos sur le site Sonoss et sur le site Chamsys

 

Nouveaux firmwares et logiciel Luminex

C’est durant la reprise de septembre que Luminex, fabriquant Belge reconnu de solutions réseaux dédiées au monde de l’audiovisuel, a dévoilé de nouveaux firmwares pour sa gamme GigaCore et LumiNode, et une nouvelle version de son logiciel Araneo.
Nous avons testé ces firmwares et ce logiciel pour vous donner un aperçu des nouvelles fonctionnalités offertes par ces produits.

Nouveau firmware 2.4.0 pour les LumiNode / LumiCore

Figure 1 : Le nouveau panneau de configuration réseau du LumiNode et du LumiCore. Deux blocs distincts en haut vous permettent de choisir le scénario désiré : à gauche, les entrées et sorties, ainsi que le management, font partie du même groupe (scénario par défaut). A droite, le scénario offre un contrôle séparé des entrées/sorties, des ports et du management du LumiNode (source : Fabrice Gosnet).

Des Fonctionnalités réseaux avancées.
Le nouveau firmware 2.4.0 apporte une multitude de nouvelles fonctionnalités, incluant un nouveau panneau de configuration réseau, offrant une gestion avancée des interfaces réseaux du LumiNode et du LumiCore, et une compatibilité avec les groupes (VLANs) des GigaCore.

Les groupes (VLANs) et ISL (Trunks) des GigaCore peuvent maintenant être affectés sur les ports Ethernet des LumiNode, permettant ainsi la création de scénarios complexes où les données de différentes applications doivent être transportées sur le même réseau, ou le même câble.
Exemple, vous pouvez affecter l’un des ports du LumiNode en mode trunk, et affecter les groupes que vous souhaitez recevoir sur ce trunk. Le LumiNode recevra donc sur ce port les données des autres groupes que vous souhaitez transporter, incluant l’administration du node.

Sur l’autre port, vous pourrez affecter un autre groupe, et permettre ainsi d’utiliser le LumiNode comme un switch administrable. Cela permettra de minimiser le câblage, et permettre le transport de plusieurs groupes sur le même câble réseau à destination du LumiNode. Autre point fort, cela permet d’offrir un port supplémentaire dans votre rack si votre switch GigaCore n’a plus de port disponible.


Figure 2

Figure 2 : Dans cet exemple, le port ETH2 du LumiNode a été configuré en mode trunk. Le bloc du milieu représente le module de management du LumiNode (System), avec son adresse IP. La case « Allow config » autorise la configuration du LumiNode via le groupe management. A gauche, ce bloc, intégré dans le groupe Art-Net, représente le node et son adresse IP.
La case « allow config » étant décochée, il sera impossible d’accéder à l’interface web du LumiNode depuis le groupe ArtNet, améliorant ainsi la sécurité d’administration du réseau. En dessous, le port ETH1 a été assigné dans le groupe Dante. Tout équipement branché sur ce port pourra donc accéder aux autres équipements du groupe Dante. Le système de ligne de couleur permet de mieux comprendre le rôle de chaque port et de chaque module. (Source : Fabrice Gosnet)


Figure 3 : Le port du panneau arrière du LumiNode affiche une led « grise » qui représente le trunk. A l’avant, la led est verte et représente le groupe 3 (source : Fabrice Gosnet)

Cerise sur le gâteau, les LumiNode offrent une led RGB au-dessus de chaque port réseau, ce qui permet de facilement voir dans quel groupe est actuellement affecté ce port.
Afin de gagner du temps, l’utilisateur pourra simplement mettre l’un des ports en mode Trunk pour bénéficier de ce genre de scénario. Cependant, un panneau additionnel vous permet de choisir les groupes acceptés sur port trunk.

Figure 4 : Pour les besoins du test, un trunk custom a été créé, n’autorisant que les groupes de management, Art-Net et Dante. (Source : Fabrice Gosnet)

Avec ce scénario, il devient alors aisé d’administrer tous les GigaCore et les LumiNode depuis le même groupe. Ce principe renforce la sécurité d’administration, la plupart des équipements connectés à l’infrastructure n’ayant alors pas accès aux interfaces de gestions des produits Luminex.
Nous avons testé ce système avec plusieurs flux distincts : Art-Net, MA-Net, Management des nodes et Dante. Grâce à cette configuration, nous avons pu récupérer le MA-Net ou le Dante sur le deuxième port du LumiNode, très pratique !

Le LumiCore quant à lui offre un troisième scénario, permettant d’injecter dans un port réseau de celui-ci un protocole supporté (Art-Net, sACN, KiNET) paramétré dans une certaine plage IP, et de le faire ressortir via un autre port dans une autre plage d’IP.
Ce mode permettra par exemple d’interconnecter un réseau lumière évènementiel avec un réseau lumière architectural qui ne se trouverait pas dans la même plage IP. Avec ce nouveau panneau de configuration, une multitude de scénarios sont imaginables, et la convergence entre administration IT et le monde AV prend alors tout son sens.

Support du protocole KiNET

La version 2.4.0 offre également le support du protocole KiNET de Color Kinetics (Philips/Signify). Ce firmware supporte la version v2 de KiNET en entrée, et les versions v1 et v2 en sortie.
Les LumiNode et LumiCore peuvent ainsi convertir le protocole KiNET depuis/vers Art-Net, sACN et DMX. Grâce à cette mise à jour, les nodes Luminex seront vus comme des équipements compatibles KiNET depuis un contrôleur KiNET.

Figure 5 : Les valeurs de décompte par défaut des différents protocoles supportés par les LumiNode et les LumiCore.

Valeurs de décompte pour les protocoles lumières

La gamme LumiNode et le LumiCore offrent une API (Application Programming Interface) permettant d’avoir un contrôle des équipements et de leurs paramètres depuis un contrôleur tierce partie.
Depuis cet API, les utilisateurs pourront maintenant changer les valeurs de décompte des différents protocoles supportés par la gamme, permettant ainsi d’optimiser la réaction des produits en cas de perte de signal.

Mémoire tampon de démarrage

La version 2.4.0 apporte une nouvelle mémoire tampon disponible dans chaque process engine des LumiNode et des LumiCore. Cela permettra aux utilisateurs de configurer chaque valeur DMX que le LumiNode/LumiCore devra émettre avant qu’une source valide ne soit détectée sur le réseau. Un icone représentant un S permettra d’accéder aux valeurs de la mémoire tampon de démarrage.

Figure 6 : A gauche, le détail d’un process engine, et le bouton permettant d’accéder à la mémoire tampon de démarrage. À droite, le tableau permettant de modifier les valeurs des circuits DMX.


Nouveau firmware 2.8.5 pour la gamme GigaCore

Cette nouvelle version apporte également une série de fonctionnalités longuement attendues de la part des utilisateurs.

– Support du logiciel Araneo 1.3.0 : grâce à ce nouveau firmware, les utilisateurs pourront créer les configurations des switches GigaCore sur la version 1.3.0 d’Araneo, et les charger ensuite dans les équipements. L’avantage du mode « offline » n’est plus à prouver, pouvoir créer ses configurations d’équipements à l’avance sans devoir être physiquement connecté aux équipements est devenu un prérequis aujourd’hui.
– Nouvelles valeurs par défaut pour les protocoles AVB/MILAN afin d’adhérer aux spécifications de l’Avnu ProAV Bridge v1.0 (nouvelle valeur de LeaveTime par défaut : 5 000 ms, au lieu de 1 500 ms).
– Support du mDNS (activé par défaut) : mDNs (Multicast DNS) est originellement un protocole de découverte d’équipement informatique (ex : Bonjour d’Apple), et qui est de plus en plus utilisé par la communauté des constructeurs d’équipements réseaux AV. Le gros avantage de ce protocole réside dans le fait qu’il peut découvrir un équipement connecté à votre réseau local, sans forcément être dans le même sous-réseau IP. Idéal pour retrouver l’adresse IP d’un appareil que l’on ne peut pas restaurer à ses paramètres d’usine.
– Nouveau module pour la MIB SNMP (Management Information Database), permettant d’administrer plus efficacement une RPSU (Redundant Power Supply Unit).
– Optimisation du nombre de sous-domaines PTP reconnus, ce qui permet d’améliorer l’interopérabilité avec des équipements en mode AVB, tel que le Riedel Tango 200.


Nouvelle version 1.3.0 du logiciel Araneo

La dernière mise à jour du logiciel d’administration des switches GigaCore Luminex était probablement la partie la plus attendue des aficionados de la marque Belge. Apportant son lot de nouvelles corrections cosmétiques ou logicielles, c’est principalement le mode « offline » qui retiendra ici notre attention.

En effet, depuis le lancement d’Araneo, Luminex souffrait de ne pas pouvoir offrir un mode de planification réseau (network planning), en d’autres termes de ne pas pouvoir préparer sa configuration réseau à l’avance, sans devoir être physiquement connecté aux équipements.
Et c’est précisément ce que résout cette nouvelle mouture du logiciel : l’utilisateur/trice pourra maintenant créer virtuellement la configuration réseau de sa prochaine installation, et la charger dans les switches lorsque le matériel sera disponible et accessible.

Ce genre de bascule entre les modes offline et online que l’on retrouve dans d’autres systèmes réseaux AV, est un outil extrêmement pratique, permettant de préparer des modifications à l’échelle du réseau, et de les appliquer quand le moment paraîtra opportun. Finie la configuration dans l’urgence et le stress !

Figure 7 : Capture d’écran d’Araneo 1.3.0 (source : Luminex)

Les changements majeurs

Pour ceux qui connaissent déjà Araneo, les changements « cosmétiques » suivants s’opèrent sur la version 1.3.0

1 – Nouveau bouton « show » qui permet de bloquer toute configuration en mode « online », afin de prévenir d’éventuels changements accidentels durant le show.
2 – Nouveau fichier de journalisation, avec des capacités de filtrage améliorées : vous pouvez maintenant créer une liste noire pour les messages les moins importants.
3 – Panneau AVB amélioré dans le tableau de bord. La bande passante réservée pour les flux AVB, ainsi que le trafic par stream et par port sont maintenant clairement identifiés avec des couleurs.


Mais le changement majeur réside dans la barre d’outils située en haut de l’espace de travail, et du nouveau mode de travail qu’elle apporte.

Figure 8 : Nouvelle barre d’outils d’Araneo 1.3.0.

Dans cette barre, l’utilisateur/trice pourra trouver les boutons suivants :

– Online Mode : mode par défaut, pour administrer les switches GigaCore connectés et présents sur le réseau
– Project Mode : ce bouton permet de lancer le mode de création d’un projet en mode « offline »
– Deploy : pour charger une configuration crée en offline sur le réseau connecté
– File : gestion des fichiers habituelle (sauvegarder, ouvrir…)
– Add : pour ajouter des éléments tels que switch, équipement terminal, zones ou bien encore une image
– Remove : le contraire d’ajouter 😉
– Configure : pour accéder au panneau de configuration des switches ou des ports.
– Auto-Layout : permet de dresser rapidement et automatiquement un schéma plus lisible lors de la découverte des équipements
– Quick Tools : permet de rapidement connecter les équipements entre eux, et d’assigner les ports dans les groupes.


Afin de tester l’efficacité de ce mode offline, nous avons décidé de partir de zéro et de créer un réseau convergé à base de GigaCore, de LumiNode, de node MA-Net et d’équipements Dante.

Création du projet

Figure 9 : Nous lançons un projet en sélectionnant « New Project ». Nous connecterons les équipements plus tard, et chargerons la configuration pour tester la fonction de déploiement.


Insertion des équipements

Figure 10 : Nous insérons les équipements en cliquant sur le bouton « Add ». Notez que vous pouvez ajouter une image de fond, et des images dans les zones également. Nous insérons ensuite deux GigaCore et 9 équipements terminaux.

Une fois les équipements insérés, il faut ensuite les placer selon vos besoins. Attention, n’hésitez pas à faire un zoom arrière si vous insérez beaucoup d’équipements car Araneo place les équipements en colonne, il faut donc aller les chercher en bas de l’espace de travail ! Nous en profitons pour placer les équipements dans deux zones distinctes.
Maintenant, il ne reste plus qu’à utiliser l’outil QuickTools pour connecter les équipements entre eux, et assigner des noms aux équipements terminaux.

Figure 11 : Les switches et les équipements terminaux ont été placés, et insérés dans deux zones respectives.

Figure 12 : Les équipements sont connectés, et les noms attribués aux ports des switches.


Grâce au bouton « Configure », nous pouvons maintenant assigner les groupes aux différents ports.

Figure 13 : Le panneau d’assignation des Groups.

Figure 14 : La version 1.3 offre un panneau de configuration plus détaillé, qui permet de travailler sur un ou plusieurs switches, afin d’appliquer le même paramètre à plusieurs switches à la fois.


Voilà, nous sommes prêts à déployer notre configuration, nous connectons les équipements entre eux, puis relions notre ordinateur de test au réseau.
En cliquant sur le bouton « Deploy », une nouvelle fenêtre s’ouvre :

Figure 15 : Le panneau de déploiement : à droite, les switches découverts par Araneo, a gauche les switches insérés dans notre projet. Il suffit maintenant de glisser/déposer les switches découverts sur les switches du projet.

Araneo offre également un mappage automatique entre les équipements du projet et les équipements découverts : par ID, par adresse IP et par nom. Une fois le mappage effectué, il suffit de cliquer le bouton de déploiement, et les fichiers de configuration du projet seront automatiquement envoyés aux switches.
Attention, les switches redémarreront après le chargement des fichiers, il faut donc éviter ce déploiement sur un système en production ! Une fois redémarré, le système est opérationnel, et nous retrouvons le contrôle de tous nos équipements. Il est toutefois important de noter que nous avons dû faire la configuration des LumiNode manuellement, ceux-ci n’étant pas supportés par Araneo pour l’instant.

Certains points « cosmétiques » sont également à améliorer, principalement lorsque l’on utilise les LumiNode avec le port trunk, l’affectation des groupes dans le LumiNode n’apparaissant pas, et la résolution de nom des adresses MAC ne fonctionnant que pour un seul équipement terminal. Voilà cependant un pas supplémentaire de franchi pour Luminex, et il est fort à parier que cette mise à jour comblera les utilisateurs/trices des switches GigaCore.

 

Le KL Panel Elation arrive en version XL

Une nouvelle version XL du panneau de lumière diffuse KL Panel vient d’être lancée par Elation. De taille plus grande, toujours multi couleurs, il émet le double de puissance lumineuse avec un contrôle multizone pour des effets dynamiques.

Destiné à éclairer les plateaux de TV et cinéma, le KL Panel XL utilise un réseau de leds RGBW+ Lime + Cyan de 544 W produisant des blancs et des couleurs précis avec un flux qui atteint 44 000 lumens pour un angle de 100°. Le blanc, réglable de 2 000 à 10 000 K bénéficie d’un indice de rendu des couleurs élevé de 95. Un réglage supplémentaire des couleurs est possible grâce à un ajustement du vert et à une bibliothèque de gélatines virtuelles.

La matrice de leds du KL Panel XL comporte 2 x 4 sections contrôlables individuellement pour un accès dynamique aux couleurs, un attrait visuel intéressant et une reproduction réaliste d’effets tels que le feu, les éclairs, les flashs de véhicules d’urgence ou une variété d’effets stroboscopiques. En plus de ses options chromatiques, ce luminaire fournit une gradation fluide sur 16 bits et plusieurs courbes de gradation ainsi qu’un shutter électronique et un stroboscope à grande vitesse.

La fréquence de rafraîchissement des LED est réglable de 900 à 25 000 Hz pour éviter le scintillement de l’image. Compact et portable, il peut être monté sur un support ou suspendu à l’aide de n’importe quelle pince standard ou de l’adaptateur Junior pin inclus.
Un diffuseur supplémentaire est livré en standard pour des projections encore plus douces, de même qu’un coupe flux à 8 volets réglables.

Le KL Panel XL se contrôle en DMX/RDM, Art-NET, sACN et en DMX sans fil grâce au récepteur FLY™ d’Elation intégré ou manuellement à l’aide des encodeurs et de l’afficheur OLED i, offrant un contrôle instantané de l’intensité, de la température de couleur, du décalage vert, etc.

Plus d’infos sur le site Best Audio & Lighting et sur le site Elation

 

Câbles vidéo KLOTZ de qualité 12G garantie

Qui n’a pas été confronté aux questions de vos clients sur la qualité de transmission de vos câbles vidéo assemblés ? Au cours de nos recherches, nous avons découvert que les informations contenues dans les fiches techniques ne sont généralement que des extrapolations mathématiques et ne sont pas basées sur des mesures sonores.

En tant qu’entreprise certifiée ISO 9001, nous ne voulions plus supporter cette situation et avons décidé d’investir dans une nouvelle technologie de mesure totalement intégrée au processus de production dès le début. Ce projet ne s’est pas déroulé sans difficultés, qui ont dû être résolues à l’avance.

Les appareils de mesure disponibles dans le commerce pour la technologie 50 ohms ne sont que conditionnellement adaptés aux systèmes 75 ohms utilisés en radiodiffusion. Nous devions donc trouver un appareil de mesure adapté aux câbles vidéo de 75 ohms et pouvant être intégré facilement dans notre production en série.

En outre, une installation de mesure étalonnée doit être facile et efficace à réaliser afin d’éviter la falsification des résultats de mesure. Les extrapolations mathématiques doivent être évitées. De plus, il est nécessaire de pouvoir cartographier l’ensemble du spectre de fréquences pour les signaux UHD 12G. On peut s’attendre à des résultats fiables pour les signaux numériques avec des mesures jusqu’à la 3e harmonique comme compromis raisonnable, ce qui correspond à 18 GHz pour les signaux 12G/4K selon la norme SMPTE ST 2082-1.
Comme résultats de mesure, il doit être possible de cartographier tous les paramètres essentiels tels que la continuité de l’impédance caractéristique, l’affaiblissement de retour résultant et l’atténuation linéaire en fonction de la fréquence. Après des recherches appropriées, une analyse de réseau vectoriel s’est avérée être la solution.

Le Vector Network Analyzer ZNB de Rohde & Schwartz allant de 100 kHz à 20 GHz.

Ces analyseurs de réseau n’étant disponibles qu’en 50 ohms, une transformation de l’impédance caractéristique aux entrées a dû être effectuée, ce qui a soulevé la question de savoir si des composants correspondants de haute qualité et adaptés à la métrologie sont disponibles sur le marché ?
En étroite collaboration avec Rohde & Schwarz, nous avons pu développer une procédure de mesure qui permet un étalonnage exact à 75 ohms sur le port de mesure adapté. Pour nous, un analyseur de réseau de la série ZNB avec des cordons de test et des adaptateurs de haute précision s’est avéré être la solution idéale.

En outre, il fallait trouver un moyen d’étalonner sur les connexions BNC, qui sont généralement utilisées dans la technologie vidéo. À cette fin, une solution avec un ensemble d’étalonnage de 75 ohms de haute précision spécialement développé jusqu’à 20 GHz a été choisie. Grâce à ce développement interne, nous pouvons maintenant, déjà intégré dans la production, effectuer des mesures de transmission (atténuation) dans les deux directions S12 et S21, des mesures de réflexion (perte de retour) S11 et S22 aux deux extrémités du câble.

Un multi 7 brins vidéo Klotz équipé de BNC UHD de Neutrik et désormais garanti 12G

Dans le même temps, il est désormais possible de mesurer les écarts d’impédance dans les câbles et sur les connecteurs sur toute la gamme de fréquences. Les séries de câbles vidéo KLOTZ 12G sont disponibles avec des connecteurs BNCPro de Damar & Hagen ou avec des BNC UHD de Neutrik.

Après un an et demi de développement, nous avons pu mettre en service la station de mesure 12G à la fin du mois de septembre dans notre usine de Vilchband.
Cela nous permet d’offrir à nos clients la qualité de traitement exceptionnelle de KLOTZ dans l’assemblage de câbles vidéo, ainsi que la mesure 12G nécessaire pour vous garantir un haut niveau de fiabilité opérationnelle.

Sur demande, vous recevrez un rapport de mesure avec votre câble vidéo KLOTZ 12G, qui confirme les paramètres électriques.

D’autres informations sur le site Klotz

 

Le processeur L-ISA passe en V2 et gagne en puissance

Tout comme le V-DOSC depuis les années 1990 a profondément changé et inspiré la façon dont sont conçues les enceintes professionnelles modernes, l’introduction par L-Acoustics de la technologie L-ISA Immersive Hyperreal Sound en 2016 a représenté un changement tout aussi important dans le paysage sonore actuel.
En étendant le traitement spatial à un plus large éventail de productions et de lieux, L-Acoustics propose désormais la prochaine génération de son moteur de traitement audio 3D, L-ISA Processor II.

Ce nouveau processeur offre aux utilisateurs plus de puissance, de performances et de flexibilité, et est disponible dans quatre configurations de sorties différentes moyennant des frais de licence définitives et échelonnés. Semblable à son prédécesseur, L-ISA Processor II est une solution matérielle qui fournit un mixage par objets pour les productions audio immersives les plus exigeantes.

96 objets audio désormais capables d’alimenter autant d’enceintes séparées.

Alors que les deux modèles offrent un contrôle du traitement audio spatial et de l’acoustique virtuelle d’un maximum de 96 objets audio en fonction des informations de positionnement des enceintes et des paramètres de mixage, notamment le panoramique, la largeur, la distance, l’élévation et le départ aux, le nouveau processeur L-ISA II dépasse le modèle original en passant le nombre de sorties potentielles de 64 à 128 pour une plus grande puissance et polyvalence sur des événements plus complexes.

Les 4 options en termes de sorties.

Étant donné qu’il est rare que nombre des productions utilisent plus de 100 sorties, L-Acoustics propose le processeur L-ISA II avec quatre options au choix (16, 32, 64 ou 128 sorties activées) à partir du même châssis, accessibles via différents licences à vie, à des niveaux de tarification échelonnés.
Par exemple, un petit club ou un théâtre peut ne pas avoir besoin de plus de 16 sorties, tandis qu’un une salle de spectacle de taille moyenne peut en nécessiter jusqu’à 32. Avec L-ISA Processor II, ces clients ont désormais tous accès aux mêmes outils immersifs, 128 entrées et échantillonnage à 96 kHz que les grandes comédies musicales et tournées internationales, mais à un coût évolutif.

L’équipe qui a présenté L-ISA Processor II. De gauche à droite L- Scott Sugden, Acoustics Product and Technology Outreach Manager, Germain Simon Ingénieur Application en charge de la Communication Technologique et Produit et Guillaume Le Nost Directeur Exécutif des Technologies Créatives.

« Plutôt que de proposer plusieurs versions de notre nouveau processeur L-ISA II, nous avons choisi de mettre au point un seul modèle pour satisfaire de manière flexible une grande variété d’applications et de budgets », explique Scott Sugden, Acoustics Product and Technology Outreach Manager de L-Acoustics.

« Auparavant, notre processeur L-ISA pouvait représenter jusqu’à la moitié du budget d’un petit projet immersif. Avec L-ISA Processor II, l’investissement peut correspondre de très près aux besoins artistiques, ce qui ouvrira le traitement immersif à de nombreux autres lieux et spectacles. En fournissant des licences évolutives, des capacités immersives nouvelles peuvent devenir une réelle possibilité pour presque tous les projets. »

La face arrière du nouveau processeur, résolument pro.

Logé dans un robuste châssis 3U conçu pour la route, et contrôlé à distance par le logiciel L-ISA Controller, le processeur L-ISA II est le cœur de tout projet L-ISA. Bénéficiant d’une puissante architecture multicœur, le nouvel appareil est équipé d’une redondance réseau Milan-AVB éliminant le besoin d’une unité secondaire en mode miroir, optimisant encore le budget. Il dispose également de connexions MADI, permettant aux signaux d’entrer avec ce format et sortir en Milan-AVB ainsi que d’une double alimentation secteur redondante.

Déployé sur des centaines de productions à travers le monde, des concerts et des tournées théâtrales, parcs à thème, musées et autres installations, le processeur L-ISA original est l’outil audio immersif le plus simple et fréquemment adopté sur le marché professionnel.

96 entrées sur le Processor Desktop.

Parfaitement associés au logiciel L-ISA Studio qui permet aux utilisateurs de créer des conceptions immersives pour la scène et le studio sur leurs ordinateurs portables, les deux modèles du processeur L-ISA sont également compatibles avec DeskLink, qui place le contrôle des objets L-ISA au sein des consoles de mixage DiGiCo, SSL et Yamaha.

Les partenariats avec des systèmes de tracking visuel tels que BlackTrax, SpotMe de Robert Juliat, Modulo Pi et Zactrack continuent également d’être pris en charge par le nouveau processeur.

Guillaume Le Nost

« Avec L-ISA Processor II, nous avons considérablement abaissé la barrière du coût qui empêchait autrefois les productions de petite et moyenne taille d’envisager l’immersif », ajoute Guillaume Le Nost, le Directeur Exécutif des Technologies Créatives.
« Maintenant que L-ISA est accessible à une base d’utilisateurs beaucoup plus large, nous sommes impatients de voir comment certains de nos nouveaux clients choisiront de servir leur public avec un son profondément différent. Et nous le sommes encore plus techniquement. Jusqu’où iront certaines des plus grandes prods avec les 128 sorties du processeur L-ISA II… »


Actuellement en phase pilote, L-ISA Processor II est livrable au premier trimestre 2022.

Pour regarder la vidéo du lancement, mettez un casque et cliquez ICI

Et pour plus d’infos sur L-ISA Processor II

 

Anolis Lighting éclaire les Sanctuaires de Lourdes

Le Groupe ACE Event a récemment installé un ensemble de luminaires Anolis Lighting pour magnifier la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Lourdes.
La société ACE Event, dirigée par Stéphane Darrort, a l’expérience de ce type d’installation pour avoir déjà travaillé à la réhabilitation des équipements audiovisuels de la Basilique Saint PIE X suite aux inondations de 2013 et à l’intégration sonore dans l’église Sainte-Bernadette en 2016.

Après avoir réalisé des essais de colorimétrie, de gradation, et de qualité lumière de différents projecteurs sur site, Bruno Le Vacon, fondateur du Bureau d’études audiovisuel BLEV Organisation et Sébastien Gaye, régisseur lumière du Groupe ACE Event ont choisi de ne sélectionner que des luminaires Anolis (la branche architecturale de Robe) pour assurer la reproductibilité des teintes et garantir une bonne homogénéité des couleurs.



Au total, ils ont utilisé près de 80 projecteurs pour ciseler la lumière de la façade de la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire, les arcades, la couronne, la Croix, les clochetons, les escaliers, les statues et pour éclairer le parvis, et le pupitre.

Divine 160, Divine 72, ArcPar 150 Outdoor, Eminere 4, Eminere 3, Eminere 2, ArcSource Outdoor 16MC et ArcSource Outdoor 4MC Pixel ont été soigneusement sélectionnés pour apporter la meilleure solution de mise en valeur des éléments et de positionnement, chacun d’eux étant associé à son filtre spécifique installé en usine après des essais sur site.

Car la gamme Anolis, spécialement conçue pour ce type d’exploitation architecturale, résiste à toutes les contraintes météo en termes d’étanchéité et de résistance à la corrosion.
Ses sources 100 % LED assurent une meilleure durée de vie, nécessitent moins d’entretien et consomment moins que les luminaires à lampes.

Bruno Garros, Directeur général chez Robe Lighting France commente : « En tant que natif de Lourdes, je suis resté très attaché à cette ville et au département des Hautes-Pyrénées.
Avoir eu la possibilité de collaborer directement sur un projet de mise en lumière aussi prestigieux que celui du sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes est une grande fierté. N’oublions pas que le rayonnement de Lourdes et des sanctuaires est mondial, ce qui valorise d’autant plus ce projet ».


D’autres informations sur le site Anolis

 

fos/4 ajoute de l’émotion aux productions de Hong Kong

Photo © Come Roll Media Limited

Malo Ma, jeune chef éclairagiste à Hong Kong, a sélectionné les luminaires fos/4 ETC pour éclairer plusieurs nouvelles productions vidéo, cette gamme fos/4 étant spécifiquement destinée aux studios de tournage.

Photo © Come Roll Media Limited

Ces panneaux fos/4 ont notamment été utilisés dans une récente production de vidéoclips par la chanteuse montante de Hong Kong Cheronna Ng dont Malo dirigeait l’éclairage.

Le clip montre comment la jeune fille se remet de ses échecs et ses défis. Un fos/4 Panel Daylight HDR (8 « x 24 ») étant utilisé dans quelques plans.


Photo © Come Roll Media Limited

« La couleur est très naturelle. J’aime la façon dont le mélange de couleurs avec des leds rouge profond donne à la couleur de peau et aux autres scènes un aspect réel et délicat », commente Malo Ma.

« L’effet des éclairs est étonnamment réaliste. Le projecteur flashe de façon naturelle et améliore l’ambiance des scènes, soulignant en particulier le sentiment de complexité de cette chanson » ajoute Malo.

Voici le résultat final de la vidéo musicale avec ETC fos/4 Panel :



Malo a également ajouté des fos/4 Fresnel à son équipement pour une production vidéo de mode. Sur cette photo, Malo et son équipe ajustaient la couleur, l’angle et la luminosité.

Photo © Come Roll Media Limited

« La luminosité est bonne. Et j’aime l’interface utilisateur intuitive et simple avec les quatre encodeurs rétroéclairés, ce qui permet de changer facilement et rapidement la couleur et d’autres paramètres » dit-il.

Malo et ses partenaires ont créé leur propre entreprise, “Come Roll Media Limited”, en 2013 en se concentrant sur la production de films et la location de matériel.

Les jeunes entrepreneurs sont des professionnels de l’industrie du cinéma et étendent maintenant leur portée aux publicités télévisées, aux vidéoclips, aux événements, à la post-production, etc.

Plus d’infos sur le site ETC et sur le site Come Roll Media Limited

 

144 CLF Lighting Aorun illuminent le festival Reverze

© Spark – content creative

144 Beams CLF Lighting Aorun ont été utilisés dans le design impressionnant du festival de musique « Reverze » en Belgique créé par LD Company. Cet événement de musique hardstyle est produit par la société de production belge « Bass Events ».


© Spark – content creative

Les 11 600 m² du Sportpaleis ont accueilli un public particulièrement énergique. Pour répondre à l’ambiance de l’événement, Leon Driessen, le Designer lumière, pupitreur et fondateur de LD Company a spécifié 144 Aorun pour composer son kit.



Deux consoles ChamSys MagicQ MQ500M avec Stadium Wings ont été utilisées pour contrôler le kit comprenant au total 1 017 appareils.

L’Aorun est un Beam motorisé à lampe, compact, léger (19 kg) et nerveux. Il utilise une lampe Osram Sirius HRI 330 W qui projette un bâton de lumière ultra-lumineux (380 000 lux à 10 m) à angle de fixe de 2,3° en sortie d’une large lentille de 166 mm.

Il est équipé d’une roue de 11 gobos fixes dont 9 circulaires et 3 rectangulaires pour simuler des effets de roues d’animation, de 2 prismes à 8 et 16 facettes combinables, d’un frost soft, d’une roue de 14 couleurs intégrant 2 filtres CTO et un CTB et un shutter/dimmer.

© Spark – content creative

Pour plus d’informations sur LD Company vous pouvez visiter www.ldcompany.nl

Et pour plus d’informations sur CLF Lighting et leurs appareils www.clf-lighting.com


Credits

Production : Bass Events
Production Design : Axiom
Show Design : LastBlast – Show Creations
Lighting Supplier : Purple Group
Lighting Production : APEXX
LD & Programmer : Leon Driessen
ALD & Programmer : Bart Stofmeel
Video : Eyesupply
Motion : Frontline Rigging & Motion
Laser : Jeroen Claes
Audio : NoizBoyz.com
Pyro : Dewico
Photos : Spark – content creative

Les Mantis se dévoilent aux Cocorico Garden-Party #2

Les Garden-Party by Cocorico Electro, prennent de l’ampleur pour cette deuxième édition. Inventée en 2020 pour répondre à la limitation de jauge des contraintes sanitaires liées à la Covid19, ce format de soirées Electro (dont nous avions parlé ici) a cette année encore été concentré sur quelques dates avec un kit un peu plus surprenant fourni par Stars Europe.


Welcome au Cocorico Electro Garden-Party #2 ! ©Multyde.

Les tous nouveaux Mantis Portman font une entrée remarquée dans le design lumière imaginé par Nils Limoge et Lucas Bussy sur un son finement mixé par Lucas Gaucher.
Mais ce ne sont pas les seules actualités de Stars Europe qui entérine ce mois-ci son acquisition par Nils Limoge, une super nouvelle qui garantit la pérennité d’une belle saga familiale.

Vous avez dit « Garden-Party #2 » ?

Nils Limoge : Les Garden-Party ont été organisées l’année dernière pour la première fois avec une jauge limitée de 500 personnes tous les vendredis et samedis de l’été, soit 17 dates. Avec Lancelot Guyot et Agathe Pouillart, mes associés sur le projet, nous n’avons pas voulu prendre le risque d’organiser le festival prévu à l’origine cette année et dont la jauge aurait pu monter à plus de 5 000 personnes.

Les Jabberwocky s’installent aux platines pour signer un set élégant tout comme le kit Portman Mantis et Mini P1, qui va les accompagner ce soir.

Nous avons senti les gens frileux à cause du Covid, de la météo catastrophique et du pass sanitaire obligatoire à l’entrée. On a donc favorisé une formule en cinq dates avec une jauge de 950 personnes. Nos partenaires ont validé ce choix et les festivaliers étaient à nouveau ravis de retrouver ce format.

Le Dj star Vladimir Cauchemar sous les puissantes lumières des Mantis. ©PIAO

SLU : Tu as fait évoluer la scénographie avec le Portman Mantis. Dis-m’en plus.

Nils Limoge : Quand j’ai vu la vidéo de lancement des Mantis, j’ai aussitôt contacté Jérôme Bréhard (de chez Axente NDLR) pour en commander 12 afin de les utiliser pour créer la signature de nos Garden Party.

Avec un délai très court, nous avons pu en obtenir 6, qui ont été associés à des Portman Mini P1, Robe Led Beam 150 et Robe Pointe. Je suis ravi que le Mantis intègre notre parc. C’est un super produit. Il est capable de produire de vraies pêches et on peut l’utiliser comme un petit blinder. Il y a une Led RGB dans chaque cellule, elles-même rétro éclairées, en plus d’une Led centrale qui crée de superbes effets.


Pas toujours facile d’installer des appareils « signature » dans certains espaces mais c’était sans compter sur les contorsions dont sont capables les Mantis. Petits légers et brillants, ils s’intègrent partout. ©Multyde

Un kit lumière de toute beauté

Cette année, Nils cosigne le design avec Lucas Bussy, jeune technicien de 23 ans qui tout petit déjà baignait dans le milieu pro de ses parents, la radio. Avec son grand frère Bastien, et un peu de matériel, ils se lancent dans la disco mobile.

(De gauche à droite) Lucas Gaucher, technicien son et Lucas Bussy, opérateur lumière. Deux des atouts de Stars Europe.

Après quelques stages effectués à la maison de la culture de Nevers, et de festivals en événement, Lucas se passionne pour la console GrandMA et investit dans un On PC. C’est à force d’heures d’autoformation qu’il devient expert en programmation.

SLU : Pour quels types d’événements souhaitez-vous utiliser les Portman Mantis chez Stars Europe ?

Nils Limoge : On compte s’en servir pour des designs pertinents. Les Mantis sont ici placés à contre et constituent le décor scénique. Le fait qu’ils possèdent de nombreux paramètres offre beaucoup de possibilités que nous avons bien utilisées.

Lucas Bussy : En mode standard, il y a 29 paramètres et en mode étendu on monte à 43.


Les Mantis sont finement programmés cellules par cellule en mode étendu de 43 paramètres. Dans le public, la tension monte.

Nils Limoge : On aurait envisagé le display arrière différemment mais concernant le prix du produit, les effets possibles, son flux, sa puissance et son caractère innovant on est entièrement satisfait.

Lucas Bussy : Il se distingue par sa forme et la possibilité de les associer les uns aux autres pour créer un mur matriçable, ce qui est génial. J’apprécie également le halo créé par la Led centrale que l’on peut allumer et recouvrir d’un gobo.


Face arrière : Un display élégant permet de naviguer dans le menu de l’appareil.

Face Avant : Les cellules des Mantis sont rétroéclairées, c’est la touche Portman, avec une petite subtilité au niveau de la Led centrale qui peut accueillir un logo customisé.

Un montage malin permet de faire tenir un appareil Portman, un Robe Pointe, un blinder et une barre Oxo Pixyline 150 de manière discrète pour ne pas voler la vedette à l’architecture du lieu.

SLU : Est-ce que leur association avec les Portman Mini P1 fonctionne ?

Lucas Bussy : Pour qu’ils s’intègrent, nous avons été obligés de baisser les Mantis qui sont plus puissants. Cela étant, c’est un produit qui marche bien. Tout est pixelisable cela signifie que plus on va vers de la précision dans les effets, plus on consomme d’univers DMX. Cette année j’utilise cinq univers pour le kit complet.

Les Color Zoom 180 Oxo peignent la façade du château avec puissance et simplicité.

SLU : Je vois que les Robe Pointe sont surélevés ?

Nils Limoge : On voulait prendre de la hauteur mais sans voir une structure qui aurait dénaturé l’ensemble. C’était d’autant plus important qu’une des dates a bénéficié d’une captation vidéo par « L’équipe Vidéo ».

Nous avons donc utilisé des Z Cube, pour donner l’impression que le plan de feu n’était composé que d’appareils lumière. Les Blitz sont au-dessus des Pointes avec des barres de Led Pixyline pour habiller l’avant. Ça reste beau et discret sans dénaturer la façade du château qui est éclairé sur toute la longueur par des Colors Zoom 180 Oxo.

Les Pointes Robe dynamisent l’espace du festival.

SLU : Comment sont utilisés les Robe Pointe ce soir ?

Lucas Bussy : En beam avec un peu de mouvement de chaser, de dimmer et quelques effets de gobos. Je me suis un petit peu amusé à envoyer des effets de ligne psychés en réflexion bas-relief.

C’est sympa de sortir des designs très symétriques pour suivre l’implantation du lieu qui elle-même ne l’est pas. Je trouve le Pointe très polyvalent. Il ne lui manque qu’une trichromie pour éviter le défilement de la roue lors des changements de couleurs.

Les Pixyline 150 envoient le boulet traversés par le flux vidéo qui leur est envoyé.

SLU : Quelles sont les couleurs que tu utilises pour éclairer ces DJ sets ?

Lucas Bussy : Du bleu, du rouge, du violet très sombre. J’aime quand c’est simple c’est-à-dire soit bicolore soit monochrome mais pas de mélanges. J’apprécie également d’utiliser le blanc et les couleurs claires pour éviter de perdre trop en luminosité.

SLU : Tu as également des barres Pixyline 150 Oxo.

Nils Limoge : Oui, ce sont de très bons produits. Le fait qu’elles soient IP65 est pratique car le temps peut être très changeant au cours d’une même soirée. Ça nous évite d’avoir à tout protéger. De grosses averses prévues sur la région nous ont d’ailleurs amenés à reporter deux dates.

SLU : Comment allez-vous vous en servir ce soir ?

Lucas Bussy : On est en mode pixel, donc sur 62 canaux pour le Pixyline, ce qui permet de leur envoyer des fichiers bitmap en vidéo. J’ai récupéré, sur un site spécialisé, des contenus de type flèches, des lignes qui montent ou des diagonales qui descendent. C’est une barre qui a quatre couleurs de leds, rouge-vert-bleu et un blanc chaud, qui permet de créer des couleurs assez cool. Le produit est IP65, ce qui est pratique. Malheureusement deux de nos barres ont tout de même pris l’eau lors d’un déluge.


Vous reprendrez bien une petite bouffée de ZR 45. ©Multyde

SLU : Comment s’est passé le SAV ?

Lucas Bussy : Le SAV d’Axente a tout pris en charge car l’appareil était neuf et sous garantie.

Le festival met le paquet sur les effets. Boite à Whoua et jet de brouillard, l’idée est d’en mettre plein la vue !

SLU : Deux Martin JEM ZR45 font leur apparition cette année.

Nils Limoge : Oui, c’est une machine à fumée que l’on utilise pour simuler un effet de CO2.

Lucas Bussy : Elles envoient dans le public, font de l’effet au même titre que les fameuses « boîtes à whoua », les Oxo Sparkjet U1. Je n’envoie pas forcément les deux en même temps. Ce qui est intéressant c’est de créer un effet de montée qui peut être renforcé par les Blinders Oxo Blitz.

Ils sont contrôlés par la GrandMA 2 et ont chacun leur adresse ce qui permet soit un effet net avec tous les strobes, soit de créer un balayage ce que j’aime beaucoup. Tout est en live, j’ai programmé des tableaux que je viens agrémenter avec des effets.

Le Dj International Joris Delacroix s’éclate au milieu des flammes froides des Sparkjet. ©Multyde

SLU : Lucas, comment est organisée ta régie ?

Lucas Bussy : J’ai installé un retour wysiwyg car la régie est à côté de la scène dans une aile du château et non pas en face de la scène comme c’est prévu d’habitude.

Pour éviter de contrôler la lumière « à l’égyptienne » dixit Nils, Lucas Bussy s’est installé un wysiwyg à côté de sa console GrandMA.

Nils Limoge : C’est tellement plus joli de ne pas avoir de régie dans le public et de ne pas subir une tente énorme qui gâche la vue. Nous avons considéré que ce système était possible pour un concert electro et c’est même une disposition qui pourrait être envisagée pour la version initiale du festival Cocorico Electro.

Lucas Bussy : Au mois de mars dernier, on a suivi une formation réseau lumière chez « Whiti-Audio Formations » ce qui nous a permis de créer un réseau et de connecter un visualiseur situé à côté de la console. Je peut ainsi voir ce que je fais en live. En amont je dois donc faire un travail de préparation pour bien caler les positions des appareils. Et quand on fait notre installe, des réglages et des updates si besoin.


“L’Equipe Video” a déployé son matériel pour la captation d’une des dates du festival. ©Multyde

Un son qui porte

On observe deux types de festivaliers : des gens jeunes et festifs et d’autres cherchant une ambiance familiale pour profiter de la musique autour d’un apéritif « dinatoire-champêtre ». C’est donc un public éclectique qui aime autant écouter Joris Delacroix que jouer au Molky dès l’ouverture à 18 heures. Une activité qui d’ailleurs donne tout son sens aux « Garden-Party » comme le fait remarquer Lucas Gaucher, jeune technicien touche à tout de 27 ans promu au Son sur cet événement.
Son BTS Audiovisuel option son en poche, Hadrien Gaignon (dont nous avions parlé l’année dernière NDLR), lui met le pied à l’étrier, en le recommandant sur différentes missions qui le mèneront jusqu’au projet des Garden-Party #2 by Cocorico.

Les Kara en diffusion principale.

Lucas Gaucher : Hier matin nous avons installé et réglé la diffusion et maintenant, on est surtout attentifs aux différents changements sur le plateau quand les Dj se succèdent. Il y a aussi une priorité à gérer les niveaux car les Dj ont parfois tendance à les pousser.

SLU : Tu parlais de limite à ne pas dépasser niveau son.

Lucas Gaucher : En début de soirée, l’ambiance est plutôt conviviale et on se laisse une marge pour monter les niveaux de manière contrôlée jusqu’à la fin de la soirée quand l’ambiance est à son comble. Je veille aussi à ce que le show se termine à l’heure pour respecter l’accord passé avec la mairie.

Après une année bien sérieuse, les festivaliers ne sont pas les derniers à se lâcher et ça fait plaisir à voir 😉 ©Multyde

SLU : Peux-tu nous détailler ton équipement son ?

Lucas Gaucher : En diffusion il y a une ligne de 6 Kara II L-Acoustics à directivité variable, 2 subs SB18 et un SB 28. Les DJ ont des L-Acoustics X15 en retour. Pour contrôler mes amplis j’ai installé un routeur qui me permet de les gérer depuis mon ordinateur.
Ma console est une Yamaha LS9. Quand il y a plus de live avec des instruments, je peux aussi brancher un iPad et, grâce à l’application Yamaha Stage Mix, déporter la régie en me déplaçant dans la foule dans une certaine mesure.

Lucas Gaucher se balade dans la zone publique pour ajuster le son depuis sa tablette. ©Nicolas Devaux

SLU : Quelle a été la préparation nécessaire en amont pour sonoriser cet espace ?

Lucas Gaucher : Le logiciel Soundvision d’L-Acoustics nous permet de faire de la « prédiction sonore ». Je modélise ma zone d’écoute et en paramétrant les références des produits et les distances d’écoute, j’obtiens l’angulation des boîtes du système.
Je cherche à trouver le juste milieu pour que le son soit homogène. Ça permet de se concentrer sur les réglages fins une fois installé dans l’environnement. C’est donc un gain de temps assez considérable.

SLU : En quoi consistent ces ajustements que tu fais sur place ?

Lucas Gaucher : On va jouer sur les angles des six boîtes pour obtenir la meilleure répartition possible et faire des choix comme favoriser la zone d’écoute devant le booth du DJ quitte à perdre un peu derrière. Pour cet événement, on essaye de travailler sur la distance pour aller taper au fond au niveau de la cour d’écurie mais sans non plus trop envoyer, car c’est dans cette zone que les gens mangent tranquillement.

Stars Europe de nouveaux défis

Un événement bien maîtrisé tant techniquement que dans l’offre de divertissement proposée par l’équipe de Stars Europe à son public. L’épisode Covid a entraîné de nombreux bouleversements pour toutes les sociétés techniques liées à l’évènementiel et au spectacle en France et Stars Europe n’y a pas fait exception. L’entreprise a su réinventer son festival phare mais aussi son fonctionnement en interne.

Nils Limoge, le nouveau gérant de Stars Europe.

SLU : Le rachat de Stars Europe devait avoir lieu l’année dernière mais j’imagine que l’épisode Covid a bouleversé les plans ?

Nils Limoge : Oui, tout a été freiné et n’ayant pas d’activité étant donné que je suis salarié, je me serais endetté sans avoir de rentrées d’argent, ce qui n’était pas cohérent. Je rachète donc Stars Europe en octobre pour en devenir le gérant.

SLU : Comment avez-vous géré la crise chez Stars Europe ?

Nils Limoge : On a décidé de ne pas reporter nos emprunts et continuer à les rembourser notamment par rapport à l’achat du bâtiment qui n’est pas encore soldé. Mais nous avons tout de même pu bénéficier des aides comme le fonds de solidarité même si le montant n’était pas très important comparé à notre Chiffre d’Affaires de 2019. Nous avons également bénéficié du chômage partiel et réalisé quelques projets évènementiels. Nous avons également diversifié nos activités vers les installations en Domotique Audio pour certains lieux privés.

SLU : Quand tu dis Domotique Audio ça concerne quoi ?

Nils Limoge : L’installation de produits déployés sur un réseau que la personne peut contrôler depuis n’importe quelle pièce ou dépendance. Nous avons également créé « Stars Europe Healthcare » pour accueillir des demandes liées à l’installation d’appareil UV-C pour désinfecter des lieux publics comme des écoles, des théâtres ou des bureaux. Pour nous, ça restait dans la continuité de notre activité. Même si la lumière était invisible, ça revenait à vendre un projecteur alimenté sur secteur.

Parmi les derniers projets de Stars Europe, on retiendra le Festival Alchimie Music (…) © Minaris

SLU : Comment a été accueillie cette technologie ?

Nils Limoge : Les gens étaient quand même anxieux et il a fallu faire preuve de beaucoup de pédagogie auprès des utilisateurs. Par exemple, une mairie a souhaité équiper toutes ses écoles mais nous nous sommes heurtés aux inquiétudes des directeurs et professeurs. Chaque vente correspondait à une belle victoire après une bataille quasi systématique.

(…) avec la présence remarquable des Mantis. © Minaris

© Minaris


SLU : Des formations aussi peut-être ?

Nils Limoge : On a effectivement organisé des formations en partenariat avec Whiti Audio situé à Orléans dans nos locaux. Tous nos techniciens et d’autres ont été formés au Calage système, réseau audio Dante et Grand MA pour les plus jeunes.
Ils travaillent sur les consoles comme des pianistes et le formateur lui-même était impressionné. Lucas Bussy nous a même exporté un rendu 3D lumière sur Unreal Engine (un moteur de rendu utilisé majoritairement pour des jeux vidéo NDLR). C’était impressionnant ! Ils sont curieux, inventifs et ne se cantonnent pas à un seul logiciel.

SLU : Vous êtes combien chez Stars Europe ?

Nils Limoge : On est un gros noyau d’une quinzaine d’intermittents en qui j’ai confiance à 100 %. Et en fixe, nous sommes six avec Agathe Pouillart, Pauline Ogé, Lucas Bussy, Valérie, Bruno et moi.

Les Mantis en jettent de leur belle silhouette et de leur puissance survitaminée de couleurs programmables à l’infinie. D’autant plus que la foule était conquise par une programmation pointue qui aura rythmé les Cocorico Electro Garden Party #2. Comme toujours et fidèles au poste, les Mini P1 et les Pointes assurent eux aussi le show emmené par Nils et Lucas.

Stars Europe n’a donc pas fini de nous faire rêver dans le Loiret avec des concepts toujours plus originaux comme leur dernier projet pour l’Alchimie Music Festival. On sent que leur réflexion prend en compte les besoins mais avant tout, les envies du public. Une véritable aventure humaine qui a su s’adapter à la crise et se poursuit.
On attend maintenant la suite de l’histoire en espérant que le festival pourra reprendre dans son format classique l’année prochaine.

Plus d’info sur

– Stars Europe
– Les produits Portman
– Les produits Robe
– Les produits Oxo
– Les produits Martin
– Les produits L-Acoustics