Miguel Gonzalez, pilote le VL10 Vari-Lite pour Enrique Bunbury

Concepteur lumière de Colorcode Studio, basé à Madrid, Miguel González a choisi le nouveau BeamWash VL10 Vari-Lite pour le parcours mexicain de la tournée mondiale Expectativas de la superstar espagnole Enrique Bunbury.

Miguel González, Lighting Designer de la tournée mondiale Expectativas.

González avait pour tâche de faire passer, dans un design visuel novateur et original, les thèmes de l’album Expectativas. « Pour ce type de tournée avec de grandes exigences visuelles et techniques, explique-t-il, nous devons avoir une garantie de qualité. Les projecteurs doivent toujours fonctionner comme au premier jour. »

González recherche aussi la polyvalence de ses projecteurs. « Plus ils ont de fonctions, plus ils peuvent offrir au spectacle les solutions les plus originales et les plus percutantes au niveau visuel. »

Le projecteur hybride VL 10 Vari-Lite BeamWash

Avec le nouveau VL10 BeamWash, González a trouvé la réponse à tous ses besoins. Depuis ses gobos rotatifs jusqu’à ses possibilités de réduction de faisceau, en passant par le double prisme à superposition et la roue d’animation exclusive VL*FX, sa gamme d’outils offre une infinité de choix pour une création variée. »

« La puissance du VL10 est supérieure à celle de bien des projecteurs similaires, dit-il, et je trouve son zoom extraordinaire. La luminosité uniforme à l’intérieur du faisceau et le mélange de couleurs restent parfaits, même avec une telle amplitude de zoom. J’aime aussi beaucoup les gobos disponibles. »

« J’avais besoin d’un appareil très polyvalent, ajoute-t-il, car dans le spectacle, il y a des moments où j’ai besoin de« dessiner »une scène avec un faisceau ou un gobo très défini, et d’autres occasions où je dois inonder une grande surface de lumière, tout en jouant avec le contre et des changements de scène très rapides. Il me fallait tout cela dans un seul appareil, et, à cet égard, le VL10 a répondu à mes attentes. »

Plus d’infos sur le site Freevox et sur le site Vari-Lite

Yamaha Music Europe Commercial Audio recherche un(e) Chargé(e) d’Affaires Paris/Ile de France

Pour développer son réseau de prestataires de services et d’installateurs en Ile de France, Yamaha Music Europe Commercial Audio recrute en CDI un(e) chargé(e) d’affaires justifiant d’une formation supérieure et d’une expérience réussie de développement et de gestion de clientèle en B2B.

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Hyphen Hyphen avec Charline de Cayeux, AKA ChaCha!

Elles sont rares, douées, modestes et talentueuses les techniciennes son, raison de plus d’aller à la rencontre de Charline qui tient la face de Hyphen Hyphen pour écouter son parcours et son mix lors d’une belle après-midi au Zénith de Paris où le groupe a fait escale.

Mais d’abord, quelle différence y a-t-il entre une technicienne et une technicien du spectacle. Aucune, si ce n’est un demi-siècle d’habitudes solidement boulonnées et qui commencent enfin à bouger. Il était temps. Venez, on va ajouter une lichette de dégrippant

Charline son talky et sa CL5 Yamaha

On se faufile un après-midi de juin dans un « petit » Zénith, un lourd pendard réduisant quelque peu sa jauge. Ca tombe bien, ce que la recette y perd, le son y gagne. Dans le noir salle, la régie se détache facilement.
Charline est penchée sur sa CL5 et déroule des titres en totale complicité avec Santa et le reste du groupe. Le concert parisien est important puisqu’y ont été invités les spectateurs de celui de l’Olympia annulé quelques mois plus tôt.

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On profite de ce travail sur quelques titres pour se balader dans les gradins et dans la très grande fosse. Le son est gras et gros, très produit sans perdre sa précision. Le calage est franchement bon, le mix aussi, mais on y reviendra, un certain Matthieu Marionneau est au système et en tant que KSE, le K1 il connaît assez ;0)

Ca travaille, on ne dérange pas Kiki le lighteux à gauche et Chacha la sondière qu’on devine à droite. Le son est déjà là, le raccord entre le système, les subs dessus / dessous et les renforts latéraux et central est pile poil au poil.

Une fois calé le son et les lumières du dernier titre, la surprise, une reprise convaincante de XXL de Mylène Farmer, on se claque la bise et démarre l’inter par le bon bout : « On se prend une bière et on va dehors ? »

SLU : Charline, le son et toi vous vous êtes connus comment et quand ?

ChaCha : Ca fait 10 ans et j’ai commencé à 21 ans. Ca répond aussi à la question sur mon âge (rires) J’ai grandi à Agen et il n’y avait pas grand chose à part le Florida où j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps.J’y ai pris des cours de piano et surtout j’ai vu des dizaines de concerts dont les débuts de General Elektriks. Cela m’a donné envie de travailler dans la musique d’abord et rapidement dans le son. Mais ça aurait aussi pu être la lumière !

SLU : Et l’école…

ChaCha : Non, j’étais une bonne élève. Bac S mention bien et Hypokhâgne car je voulais m’inscrire à la FEMIS ou à Louis Lumière mais au bout d’un an de prépa, j’ai préféré basculer sur un BTS Audiovisuel qui ne me fermait pas les portes des deux grandes écoles…

SLU : Et puis tu t’es mise à bosser !

ChaCha : Exactement ! J’ai fait un stage au Bataclan et ils m’ont proposé de rester l’année d’après. Du coup j’ai commencé à faire du son dans cette salle en 2008. Ensuite j’ai passé un an à la Flèche d’Or en tant que régisseuse puis j’ai commencé à tourner.

Adrien Mauroux qui s’occupe des retours (ears et wedges) d’Hyphen Hyphen ce soir, m’a appris à les mixer au Bataclan. Il bosse avec Audrey Schiavi qui tient avec Eric Gabler Studio 440, une boîte qui est prestataire au Bataclan avec laquelle ils ont assuré tous les accueils. J’ai donc commencé aux retours. (Elle se ravise) Non, d’abord au plateau, puis aux retours pour des pianos voix jusqu’au jour où on t’annonce que tu vas assurer sur une tête d’affiche !

SLU : Ton premier gros ?

ChaCha : Larry Graham, le super bassiste de Sly & The Family Stone pour qui j’avais tout calé au SM58 et dont l’ingé son est arrivé avec un mini statique pour le chant. Tu imagines le Larsen ? « Tu verras ils sont tous super cools » Oui, absolument, mais il y avait aussi un niveau de ouf sur scène. Ce soir là je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Larry est venu se placer devant moi à la console en me montrant sa basse et me disant -monte, monte…monte- la panique (rires!)

Olivier au Zénith en juin 2010 sur sa Midas avec Matthieu, enfin, M à l’époque !

SLU : Et ensuite ? Qui a été la cerise qui a fait que ça en tire une autre et ainsi de suite ?

ChaCha : Olivier Lude ! Il m’a survendue sur un plan à base de : « c’est mon assistante, elle est top » Je l’avais assisté en studio sur un album de M. J’avais 22 ans et quasiment pas de tournée.
J’ai été prise pour Tom Fire, et comme cela s’est bien passé avec W Spectacle, j’ai été rappelé pour Winston McAnuff & Fixi pour 200 dates et c’est parti.
J’ai beaucoup appris grâce à cette longue tournée puisqu’on est passé par tout type de salle et festival y compris du lourd comme Reggae Sun Ska. Quand tu arrives avec ta beatbox, ton piano et ton accordéon, et t’as de gros groupes de reggae qui balancent, tu fais des complexes (rires) J’ai énormément progressé et cela m’a par exemple décomplexée sur mes égalisations où je n’osais pas assumer certains choix au début !

SLU : Qui sonnaient…

ChaCha : Oui, et j’ai fini par l’admettre !

SLU : Et tu as aussi définitivement basculé dans le live…

ChaCha : Oui, je préfère la scène au studio. Je me souviens d’un jour où après deux semaines d’horaires très, très longs et décalés en studio, je me confie à l’ingé son : « je suis sur les rotules » J’avais des cernes jusqu’aux genoux mais j’étais heureuse car le lendemain Bashung devait venir enregistrer ses toutes dernières voix avant hélas de disparaître. On m’appelle le lendemain matin : « tu peux te reposer, on t’a remplacée aujourd’hui » Dégoutée (rires!).

Derya en 2015 avec Arthur H, passé du système à la face comme un certain Vlad, un certain Bellote ou un certain Matt Marionneau (entre autres).

SLU : C’est Derya (Uzun mixeur & ingé système) qui nous a parlé de toi pour ce reportage. A-t-il aussi joué le rôle d’une cerise ?

ChaCha : En quelque sorte. Pour la faire brève, à 16 ans, grande fan de M, j’ai tanné le manageur de Matthieu pour un jour pouvoir assister à une balance.
Un an après on me contacte pour me proposer d’assister au concert et aux balances de M au Zénith de Toulouse. Tu imagines la salle (oui!!) J’étais comme une folle ! Un runner m’attendait avec mon nom à la gare !
Et c’est à Derya qu’on m’a confiée et que je n’ai pas lâché d’une semelle. Il a eu droit à TOUTES les questions. Plus tard on s’est revu sur Arthur H et un jour il m’a même accueillie. J’étais stressée comme jamais !

SLU : Comment as-tu été prise par Hyphen Hyphen ?

ChaCha : Le groupe cherchait quelqu’un si possible de l’âge de ses membres pour mieux comprendre leur musique et pourquoi pas une femme, du coup mon nom est arrivé. CV, verre pour se connaître un peu, écoute de l’album et après un jour de résidence, on m’a dit : « c’est bon, c’est toi » et depuis presque un an et demi on tourne ensemble.

Santa, Laura, Adam et Zoé baignant dans la lumière des IVL Carrés de Minuit Une.

SLU : Tu as l’air très éclectique musicalement parlant.

ChaCha : Je n’ai pas de style attitré. En ce moment en plus d’Hyphen, je mixe Sofiane Saidi et Mazalda et c’est hyper bien, ça joue vraiment sur scène. Et puis j’accueille aussi, souvent au Bataclan avant l’attentat, forcément moins maintenant.
J’ai aussi mixé il y a quelques jours un live streamé en direct pour Culturebox, Arnaud Rebotini qui jouait à la Cité de la Musique la BO du film 120 Battements Par Minute… Il y avait des bois, des cordes, des synthés, des guitares et comme je ne m’occupais pas du son en salle, j’ai vraiment pu me concentrer sur le mix sans aucun risque et avec très peu de contraintes. J’ai adoré.

SLU : Tu découvres toujours…

ChaCha : Bien sûr, on découvre toujours et on apprend tous les jours. C’est sans fin ! J’ai la chance de m’être toujours entendue avec tous mes artistes alors je m’éclate.

SLU : Hyphen a l’air très produit comme show.

ChaCha : C’est le cas, mais c’est très intéressant car en quelque sorte je “masterise” chaque soir mon mix qui est fait dans la CL5 et ça c’est nouveau pour moi qui avais l’habitude de tourner sans ma régie. Là on a les régies face et retours et quelques autres éléments qui nous suivent en porteur, mais on prend la diffusion et les wedges dans chaque salle.

Matthieu Marionneau

Ce soir la présence d’un gros système de Potar et de Matthieu au calage est un vrai plus. Il est hyper sympa, ouvert aux remarques, et il a un sourire qui te donne confiance ! Mais surtout il est très bon. J’aime bien aussi L-Acoustics comme système, il est dynamique et plus aéré que d’autres. Ca vit un peu plus.

SLU : Comment as-tu déterminé ta préférence.

ChaCha : Simplement. J’ai constaté notamment en festival que lorsque je ne triture pas mon mix, parfois je ne fais presque rien, c’est du K1 ou plus généralement du L-Acoustics. J’en ai donc déduit que ça m’allait bien.

SLU : Donc habituellement tu es accueillie dans chaque salle et te débrouilles…

ChaCha : Un deux dans le micro, les CD qui vont bien et ça roule. J’aimerais bien avoir Matthieu tout le temps ne serait-ce que pour apprendre. J’adore échanger avec lui. Je respecte énormément la partie diffusion parce que c’est le nerf de la guerre.

SLU : Tu sais exactement ce que tu veux entendre…

ChaCha : Maintenant oui et sans prétention aucune, je vais vers un certain son qui correspond à la couleur que je veux donner au groupe avec, certains soirs, plus ou moins de réussite. Quand j’ai commencé, j’essayais juste de ne pas faire de Larsen (rires) J’évite aussi de trop pinailler durant les balances et à salle vide en prenant des points qui, généralement, seront tous relâchés dès les premiers titres.
Autant laisser vivre le son dans l’ambiance et la couleur de la salle qui est à chaque fois différente. Et j’ai fait mienne la phrase : « on verra ce soir ». Il y en a une autre que j’adore. « On envoie des musiciens sur scène, pas des fusées dans l’espace. » © JP Onfire. Ca permet de relativiser et de travailler plus détendu.

On rejoint le plateau avec Charline pour faire le tour des micros.

SLU : La batterie ?

ChaCha : Très classique (sourires) Beta 91 et Beta 52 Shure sur la grosse caisse avec beaucoup de 91 pour l’attaque et une touche de 52 pour avoir du moelleux.
Les deux sont remis en phase et en fonction des titres, du batteur (ici une batteuse!) et bien sûr du type et de la taille de la grosse caisse, je fais varier l’équilibre entre les deux capteurs. Jamais de 52 tout seul, je n’aime pas trop. S’ajoute un trigger qui déclenche de l’infra. Sur la caisse claire qui a aussi son trig, j’ai un Beta 57 dessus et un AKG C535 dessous (© Derya).

Même de loin, la caisse claire de Zoé déchire.

Zoé a une très belle snare bien profonde, ça aide à faire un joli son bien pop ! La charley a un SM 81 avec un coupe bas à 400 Hz. Je préfère sa couleur à celle du KM184 Neumann qui est un peu trop brillant. Sur les toms on a des E604 Sennheiser où je travaille beaucoup l’attaque pour avoir du son dans un grave et un bas médium déjà très chargé et enfin en over head il y a deux KM184 dont je coupe aussi beaucoup le bas. Je m’en sers essentiellement pour les cymbales que je récupère par ailleurs beaucoup par les micros de chant.

Santa mettant à l’épreuve sa liaison !

SLU : La voix de Santa ?

ChaCha : C’est une liaison Axient Digital et la tête est une Telefunken M81. Elle aurait voulu avoir la M80 mais elle est trop brillante.
La 81 sonne pareil sauf qu’à partir de 6 kHz elle est atténuée. Les deux choeurs sont des Beta58 filaires. La seconde liaison sur l’Axient est le spare pour Santa.
A tout ça s’ajoutent la basse, la guitare, un petit clavier sur scène et 10 pistes de séquences dont une de click. Avec les ambiances on a un patch en 42.


SLU : Console et effets ?

ChaCha : J’ai le Transient Designer, en plus il est à moi (rires). Un canal sur le pied et l’autre sur la snare. Pour la voix de Santa j’utilise un DBX160. J’étais partie pour un Distressor mais je trouve qu’il durcit la voix là où je recherche exactement l’effet inverse.

Trois éléments stratégiques. Le 160, le compresseur SSL et le Vitalizer. Peu de boutons, beaucoup de joli son.

Je suis donc revenue au 160 que j’adore avec son OverEasy et qui en plus n’a que trois boutons. On va droit au but. Sur le sous-groupe où j’ai tout sauf les voix, j’insère un Vitalizer SPL.
J’ouvre à peine au Stereo Enhancer en revanche c’est pratique pour apporter un peu d’air dans le haut et creuser le bas. Enfin sur mon master j’insère avec parcimonie un compresseur stéréo SSL. C’est très utile dans des salles très réverbérantes car il coupe bien l’attaque et du coup ça baisse l’excitation des murs.

SLU : Et dans ta console ?

ChaCha : Toujours sur le master, j’ai un EQ dynamique et un multi-bande dont je me sers surtout dans le bas pour le booster et aussi le contenir. Je m’en sers tout doux en fonction des salles et enfin j’ai un 31 bandes mais une fois encore, il est de moins en moins utile. Je préfère malgré tout avoir ces traitements sous la main même si je ne m’en sers pas. J’aime bien la CL5. Elle est simple, intuitive et il y a tout dedans. La seule chose qui pourrait être améliorée c’est la partie Snapshots. C’est trop figé.

SLU : Les effets internes te suffisent ?

ChaCha : Oui. C’est très correct. Au départ j’avais opté pour des plugs Waves dans un SoundGrid et j’avais commencé à le caler chez Dushow. Au premier jour de résidence j’ai eu des problèmes de CPU avec des petits tic bien vilains. Comme je privilégie toujours l’efficacité et la prudence, je suis revenue à ce qu’offre la CL5 et c’est très bien ainsi, d’autant que j’égalise beaucoup les effets.
Bien sûr j’aurais bien voulu partir avec une console une gamme au-dessus et que je ne connais pas, comme la S6L ou la PM7, mais on avait seulement 2 jours de prépa et une courte résidence. Le risque était de passer plus de temps à la découvrir et la comprendre qu’à mixer et ça, je ne veux pas. Enfin j’adore le son Midas mais l’ergonomie moins.

Une Siena 400, un visuel récupéré chez le spécialiste du beau vieux, ALV.

SLU : As-tu connu l’analogique ou bien as-tu commencé directement en numérique ?

ChaCha : Naaaaan, j’ai commencé en analogique toujours au Bataclan. On avait une Midas Siena aux retours et à la face une H3000, j’ai donc été à bonne école question analogique.

Du coup j’ai appris l’accueil avec les inserts et parfois des demandes de ouf. Audrey (Schiavi) me regardait : « je te laisse faire…mais…c’est pas bon ! » C’est drôle aujourd’hui de mixer sur une config analogique car tu te retrouves avec six compresseurs, six gates, quatre réverbes et tu dois te débrouiller. Un vrai retour à l’essentiel très salutaire. L’avantage est que tu peux travailler des sous-groupes sans craindre la latence et les problèmes de phase, et puis si t’as un bon gain, un bon coupe bas et un bon EQ, le tour est joué.

Santa bien entourée. Il faut ce qu’il faut quand on s’attaque à XXL !

SLU : J’ai vu que tu ajoutes des effets ponctuels, Adrien aux retours doit refaire la même chose ?

ChaCha : Non, je lui sors deux sous-groupes, un avec toutes les réverbes de voix et un second avec les delays et la disto sur la voix de Santa (sur un morceau). Ca apporte de la cohérence dans les effets et ça lui évite de s’occuper de ça. Il a déjà assez à faire comme ça et comme il est arrivé en fin de tournée et que je gérais les ears depuis la face jusqu’ici, Santa avait besoin de garder ses repères au niveau des effets.

SLU : Dans un tout autre domaine, est-ce que tu constates une montée en puissance du nombre de techniciennes ?

ChaCha : Bien sûr, il y en a de plus en plus et il y en a plein qui vont arriver !

SLU : Et avec les mecs ?

ChaCha : Ca dépend, il y a de tout, mais ça arrive qu’on me parle encore comme à une stagiaire et pas comme à un mec de 40 ans et c’est drôle dans ce cas là le niveau de mauvaise volonté ou le besoin impérieux de me dire que globalement je n’ai rien compris au son. Du style : « mais non, ce n’est pas à moi de baisser l’entrée de la diff mais à toi de baisser de 10 dB ton mix. Tu ne sais pas qu’une numérique ne sonne qu’en allumant seulement la première verte ? » Et il me dit ça avant même que j’ai ouvert (rires!).

Je me souviens aussi d’un gars, adorable au demeurant qui me sort : « Woaow, tu fais un super son pour une meuf, on peut se faire un selfie ? » Un autre aussi en festival qui n’arrêtait pas de se retourner pour voir qui mixait et ne voyait que moi avec casque, talkie et tout le reste. Il a fini par demander à quelqu’un du staff : « Mais qui est le gars qui mixe, j’arrive pas à le voir et c’est très bon… -C’est la jeune femme qui est devant la console- Ahhh oui d’accord… » Il y a aussi des bons côtés, et souvent les groupes où il n’y a que des mecs sont ravis d’avoir une fille dans l’équipe.

Charline et les garçons. De gauche à droite Valentin Nebati, renfort lumière pour la date du Zénith, Denis Guillebot dit Kiki, pupitreur et arrangeur de lumières pour le Zénith, Matt Marrionneau, ingé système pour cette même date et Chacha.

SLU : Tu portes ?

ChaCha : Oui, en faisant quand même attention. Je me souviens d’une salle où le régisseur nous a vu descendre la CL5 à deux filles, a remarqué qu’il fallait la lever pour passer un gros obstacle et ce sont les deux nanas du bar qui sont venues nous filer la main. Il ne s’est déplacé que quand il a remarqué que je m’étais pincé la peau contre un mur et que je saignais. C’était à l’étranger donc on a eu droit de sa part à un chouette : « I like hard working girls ! »

Le système de Matthieu, simple et très efficace

Un déploiement plus que confortable pour 4000 personnes. Le KS28 jouant la nettoyeuse à onde arrière est le 4è en partant du haut ou le 3è en partant du bas !

Comme le dit si bien Charline, Matthieu Marionneau est un plus, et son travail au design et au calage lui apporte une matière idéale à sculpter.

Matthieu Marionneau : Ce soir on dispose de 8 K1 et 4 K2 par côté, renforcés par 6 KS28 accrochés derrière en mode cardioïde en 3-1-2, le un étant le sub à 180° et enfin deux stacks de 3 SB28 par côté apportent un peu d’effet de sol.
4 ARCS II par côté couvrent les premiers rangs et un renfort central de 6 Kara en douche bouche le trou au centre de la diff dû à une ouverture de 22 mètres. L’ensemble est entièrement alimenté en LA12X.

SLU : Comment véhicules-tu le signal ?

Matthieu Marionneau : En AVB via des switchs Gigacore Luminex. Ceux de L-Acoustics sont arrivés un poil trop tard. Le backup est en AES et la bascule est faite automatiquement par les contrôleurs avec bien entendu une alerte envoyée.

Ils n’ont pas été tous vendus, la preuve, voici en renfort sol, trois SB28. Remarquez au-dessus une configuration très Potardienne avec 4 ARCS II

SLU : C’est une configuration standard de Potar pour le Zénith de Paris ?

Matthieu Marionneau : Tout à fait. On l’a utilisée avec Christophe Mahé l’année dernière. On avait en plus prévu 6 K2 par côté qui sont restés dans le camion.

SLU : Le raccord K1 et K2 en bas de ligne…

Matthieu Marionneau : Est naturel. Les deux boîtes sont en large bande et sont complétées en overlap sur l’octave la plus basse 30-60 Hz par les KS28.

SLU : Les SB28 au sol apportent quoi ?

Matthieu Marionneau : Un peu d’infra sur une dizaine de mètres pour les gens dans la fosse. On ne va ni loin ni fort puisqu’ils sont à -12dB. Ca évite enfin de trop se rapprocher des 118 dBC de la nouvelle législation.
On cherche toujours des solutions pour être d’équerre tout en gardant une dimension physique au son.

Allez les enfants à la douuuuuche ! Voici la machine à combler les trous. 6 Kara et ça repart !

SLU : L’actualité de Matt ?

Matthieu Marionneau : Je suis en tournée à la console avec Charlie Winston et c’est une des meilleurs tournées de ma carrière. Ca joue bien, c’est de la bonne musique, humainement je m’éclate et…noir salle !

Noir salle

Histoire de mettre de l’ambiance, les 4000 fans du groupe nous offrent 100 dBA. Ca décoiffe. Dès les premières notes, on constate que le son de la salle a changé depuis les balances, et comme toujours dans le bon sens du terme. Charline a fait sienne la méthode du « Paquetcadeau »®©™ d’Yves Jaget.
Son mix est plein, dense et bien tenu. Un beau travail avec, comme il se doit, un pied / snare / charley travaillé et pile dans la cible du style musical Pop du groupe avec de l’attaque qui s’entend et n’agace pas les Vu-mètres, merci le Transient Designer mais aussi une esthétique sonore qui, sans être féminine, est respectueuse tout en étant efficace.

Adam les étoiles en plein vol !

Les titres défilent sans fausses notes avec ce qu’il faut de patate pour faire bouger la salle. On flirte parfois avec les 102 mais la moyenne officielle est en dessous. Joli travail aussi sur la voix de Santa qui s’appuie sur l’index de Charline et sur son DBX 160 pour envoyer sereinement du lourd. Les dB sont bien gardés et le travail de mastering encapsule tout le naturel du son. Du beau boulot avec pas grand chose ou plutôt si. Du talent et de l’envie.


François Beuchot pour Franz & Fritz : Créa lumière
Denis Guillebot (AKA KiKi) : En tournée et adaptation Zénith
Valentin Nebati : Assistant lumière pour le Zénith
Stan Kopec : régie + backline
Adrien Mauroux : Mix retours
Charline de Cayeux : Mix face
Matthieu Marionneau : Ingé système pour le Zénith

Rien de tel qu’une belle balade jusqu’à la régie pour féliciter son équipe technique

– Flavien Glancer : Chauffeur porteur Artys
– Taric Saïd : Directeur technique pour le Zénith
– Camille Linard : backline pour le Zénith

Groupe :
– Santa : chant
– Laura : basse, spds, chœurs
– Adam : guitare, spds, clavier, chœurs
– Zoe : batterie, séquences

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Le groupe B Live recherche un Technicien Préparateur projecteurs traditionnels H/F

B Live, le groupe de sociétés de prestations techniques spécialisées en son, lumière et vidéo pour le live, l’événementiel, le cinéma et la télévision recherche un technicien préparateur pour son parc de projecteurs traditionnels. Les débutants Bac+2 sont les bienvenus mais une expérience sera un plus.

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Le groupe B Live recherche un Technicien Préparateur Automatiques H/F

B Live, le groupe de sociétés de prestation techniques spécialisées en son, lumière et vidéo pour le live, l’événementiel, le cinéma et la télévision recherche un technicien préparateur pour son parc de projecteurs automatiques. Les débutants Bac+2 sont les bienvenus mais une expérience sera un plus.

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B-Live recherche un Technicien Préparateur Vidéo H/F

Le Groupe de prestations techniques B-Live recherche un technicien préparateur pour assurer l’entretien, les tests et le paramétrage du matériel vidéo (VP, murs d’écrans led) avant expédition chez les clients (tournées, festivals, événements, TV). Expérience et/ou débutants Bac+2.

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Les Spiider contre-attaquent sans se dé-Rober

Avec un succès retentissant, « The Empire Strips Back » (« l’Empire se dessape »), parodie burlesque australienne de la saga “La Guerre des Etoiles”, vient de terminer sa plus importante tournée en Amérique du Nord, incluant aussi le Canada.
Elle s’accompagne d’un jeu de lumières mouvementé à souhait, conçu par Peter Rubie, avec 30 Spiider, WashBeam à leds de Robe en éclairage de base.

Photo Peter Rubie

Depuis son lancement en 2011 au Vanguard Theatre de Sydney, le spectacle a fait beaucoup de bruit dans la critique intergalactique et a enchanté le public. La représentation haute en couleurs, très visuelle et débordante d’actions offre une gamme de costumes élaborés avec des créatures extraterrestres, un R2-D2 entièrement télécommandé et un Jabba le Hutt grandeur nature animé par quatre marionnettistes.

Cela fait déjà quatre ans que Peter Rubie participe au spectacle, depuis qu’il a pris la relève du concepteur d’éclairage d’origine Ross Graham. Depuis lors, le show a évolué avec des actions et des chansons nouvelles, et un rafraîchissement complet du kit lumière en 2018. C’est à ce stade que Peter a décidé de remplacer les anciens Wash à leds par le Spiider Robe réputé pour sa puissance, la précision de son mélange de couleurs et sa fantastique gamme de teintes.

Photo Peter Rubie

Peter désirait que les Spiider contribuent à ajouter certains détails théâtraux nécessaires, en plus de la couleur et des passages de gros mouvement de faisceaux colorés dans le style rock’n’roll. Ils sont placés au-dessus de la scène sur un gril en quinconce de 5 m en hauteur sur 6 en largeur, ce qui, vu de face, donne un effet de mur.

« Le Spiider a une belle qualité de lumière et la luminosité qui convient », a-t-il commenté, ajoutant que bien qu’ils puissent produire toutes les grosses saturations violentes qui sont à la base du style et de l’ambiance du spectacle d’origine, ils peuvent également créer toutes les nuances pastel et autres subtilités nécessaires.

Le passage aux Spiider a ouvert de nombreuses possibilités, tout en permettant de reproduire l’aspect original sans les « artifices » en éteignant la couronne externe de leds et en zoomant à fond jusqu’à obtenir un faisceau étroit de 4 degrés. C’est génial pour les numéros rock et pop.
Il y a plein de moments kitsch, trash ou comiques, explique Peter. Entre autres, un concours de danse hétéroclite entre Han Solo et Chewbacca. Dans cette scène les Spiider se surpassent et Peter utilise à fond les macros de pixels pour créer une multitude de choses drôles. Parlant de l’effet fleur du Spiider, il pense que c’est exactement comme si on avait un projecteur de plus dans le kit.

Photo Peter Rubie

Dans sa console GrandMA2, il a créé un profil personnalisé pour le Spiider ce qui lui permet de traiter l’effet fleur de la source centrale comme s’il s’agissait d’un projecteur distinct. « En gros, c’est comme si on avait ajouté un projecteur classique à effet chatoyant dans la diode centrale, en la dopant aux hormones, avec le mélange de couleurs et le contrôle du sens de rotation, de la vitesse et de la focalisation ! »

Associé à d’autres leds du kit, on peut l’utiliser pour faire une transition en douceur venue d’en haut tout en immergeant la scène de couleur. C’est particulièrement beau avec du brouillard. Chaque soir, l’instant où le public aperçoit C-3PO pour la première fois et où les effets fleur passent et scintillent sur l’ensemble du costume doré et très réfléchissant du danseur provoque des « Ooooh » sonores dans la foule. Ce genre de moment est toujours une joie pour tous les concepteurs lumière !

« Chacune des sources led est aussi bien focalisée avec des bords bien nets », explique-t-il, « On peut utiliser la led centrale en mode standard avec une focalisation serrée pour obtenir un bord de style découpe ».
Il ajoute que, à plusieurs reprises, les professionnels de l’éclairage ont juré qu’ils avaient vu des Spots dans le kit, ce qui interpelle vraiment Peter, qui prend plaisir à essayer d’être différent et sortir des sentiers battus pour créer l’ambiance parfaite pour la scène. Dans le kit lumière, il a ajouté quelques barres de leds mobiles dans le prolongement des Spiider au-dessus de la scène.

Photo Peter Rubie

Le plus gros défi pour l’éclairage de ce spectacle, c’était d’accompagner la dynamique de l’action avec un grand nombre d’ambiances lumineuses, et les différents personnages et scènes qui se succèdent rapidement dans un spectacle très mouvementé passant « du sublime au ridicule » dans un déferlement énergique de chant, de danse et de comique. Certains actes ont des décors minimalistes et reposent entièrement sur l’atmosphère créée par l’éclairage pour transmettre l’ambiance, alors que d’autres sont bourrés de décors et d’accessoires.

Aux États-Unis, l’équipement lumière a été fourni par Felix Lighting. « Travailler avec eux, c’était le rêve », a déclaré Peter, « depuis l’aide pour le choix des systèmes d’alimentation et de câblage appropriés dans des territoires inconnus, ils ont volé à notre secours chaque fois que nous avions un problème, et la cohérence et le soutien dont nous avons bénéficié tout au long de notre tournée dans tous les États a été très réconfortant ».
Pour la suite de la tournée en Australie, le fournisseur d’éclairage était Chameleon, qui a balayé tous les obstacles pour avoir en temps utile les Spiider livrés par Jands, le distributeur de Robe.

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

Martin BlacklineX Powered, Ca rugit sous le capot

On connaissait la gamme passive BlacklineX du britannique Martin, portable, abordable et rapide à déployer, découvrons la série BlacklineX Powered, deux têtes en 12”, 15” et un sub en 18” disposant d’une amplification embarquée pour encore plus de commodité.

La XP12 reconnaissable à son unique et très large évent placée en mode wedge.

Conçues pour être employées comme enceintes de renfort ou en bains de pieds, les XP12 et XP15 ont des pans coupés, une solide ébénisterie en bouleau et peuplier, une peinture epoxy et une grille métallique pour protéger les transducteurs de grave de 12 et 15” et les deux guides d’onde rotatifs à directivité constante offrant une couverture de 80 x 50°.

Le 15” dispose d’une bobine de 3” là où le 12 se contente d’une de 2,5”. Les aimants sont dans les deux cas céramiques. Les moteurs de 1,75” identiques sur les deux modèles, disposent d’un dôme en polyamide et d’un passage d’un pouce.

Une vue avant et arrière de la XP15 avec ses deux évents et son imposant 15”.

Les amplificateurs classe D, alimentation gavée par un PFC et refroidissement par convection, délivrent un total crête de 1300 W, 1000 pour le grave et 300 pour l’aigu.
La fréquence de coupure est placée à 2 kHz pour la XP15, à 2,3 kHz pour la XP12 avec une pente de 24 dB/octave.

Avantage de l’amplification active deux voies, chaque transducteur dispose d’une protection DSP crête et RMS séparée, gage de sérénité dans le temps.
Ce même DSP donne accès via un codeur rotatif à un mini mélangeur trois voies, un égaliseut trois voies par voie plus un coupe bas sur les deux entrées Combo XLR acceptant des signaux ligne ou micro.

Les deux combos d’entrée et la sortie. L’afficheur couleur indique ici les niveaux. Il suffit de cliquer sur la case EQ de chaque voie pour la corriger. Les voies 1 et 2 disposent en plus d’un coupe bas, l’idéal pour brancher en direct un micro dynamique.

Trois presets basculent chacune des deux têtes en large bande, en fonctionnement avec sub et enfin en mode wedge. Une sortie ligne par enceinte facilite le chaînage des têtes et subs.
En mode large bande la XP12 délivre 122 dB SPL en continu et 128 dB en Pmax. Sa bande passante s’étende entre ± 3 dB de 62 Hz 20 kHz, la limite basse à -10 dB étant placée à 50 Hz.
La XP15 en donne un peu plus avec 125 dB SPL en continu et 131 en crête. Le grand gagnant est naturellement le grave avec une bande passant tenant entre ± 3 dB de 55 Hz 20 kHz et les -10 dB étant atteints à 45 dB.
La XP12 pèse 18 kg et peut être manipulée sans difficulté. La XP15 et ses 26 kg nécessitera un peu plus de muscles. Des poignées sur les côtés facilitent leur manutention. De nombreux accessoires rendent leur intégration aisée.

Histoire de pimenter ces performances alléchantes, Martin a choisi d’ajouter une fonction optionnelle d’alimentation en signal et surtout de prise de contrôle via Bluetooth pour la fin 2019 (implémentation en cours) grâce à une application Android et iOS.

Une page de la future app disponible fin 2019

En plus des classiques fonctions de stream stéréo avec deux enceintes linkées, l’application permettra de prendre la main sur le DSP et gérer les niveaux du mélangeur de bord, l’égaliseur, les mutes et enfin de changer de preset.

Pour accompagner ces deux enceintes et compléter le rendu dans le bas du spectre, Martin n’a pas installé un ampli dans un des deux subs de la gamme BlacklineX mais a préféré en concevoir un nouveau, plus compact et équipé d’un transducteur plus efficace, le XP118, P signifiant Powered.

Le 18” à longue excursion qui l’anime avec une bobine de 4” et une charge bass reflex débouchant aux quatre coins de l’ébénisterie en bois, est mû par un aimant céramique et surtout un module ampli classe D délivrant une puissance crête de 2 kW.
Comme les XP, ce sub dispose d’une alimentation à PFC et surtout d’un DSP assurant à la fois la protection du transducteur, le filtrage, le retard et l’égalisation. Un preset cardioïde est prévu. Il sera aussi possible de le piloter via Bluetooth.

Capable de délivrer 131 dB SPL continus et 6 de plus en crête, le XP118 couvre la bande 42 à 150 Hz et reproduit le 38 Hz à -10 dB. Son poids raisonnable de 44 kg, son embase pour porter une tête à sa verticale, mais aussi ses deux poignées latérales rendent son exploitation aisée.

Pour plus de renseignements sur le site Algam Entreprises

Les DALIS de Robert Juliat, dans le studio RTL TVI

Les Dalis de Robert Juliat, une solution verte pour le studio virtuel de RLT-TVI

Appartenant au groupe RTL, RTL-TVI est la chaîne de télévision la plus populaire de la communauté Belge francophone. Parmi ses temps forts, on peut citer la couverture de la Ligue des Champions de football, diffusée depuis un séduisant studio virtuel polyvalent situé à Bruxelles créé par Zero Density (www.zerodensity.tv), qui exploite un écran de fond vert.

Filipe dos Santos, directeur de la photographie chez RTL Belgique, s’est mis en quête d’une solution d’éclairage de haute qualité et peu gourmande en énergie lui permettant de créer un environnement sur fond vert répondant aux normes de diffusion élevées et satisfaisant les exigences d’un système de réalité augmentée de haute technicité.

Après maintes recherches, Dos Santos a choisi une combinaison de projecteurs cycliodes Dalis 860, de Washs Dalis 861 et de bains de pieds Dalis 862 Robert Juliat, pour leur qualité de lumière et leurs possibilités de contrôle, leur fonctionnement silencieux et coût de fonctionnement réduit. C’est AED Distribution, distributeur exclusif de Robert Juliat pour le Benelux, qui les a fournis.
Dix-sept projecteurs de cyclorama Dalis 860 sont accrochés au gril et permettent d’éclairer l’écran de fond vert et les animateurs placés de 1 à 1,50 m devant. Les Dalis 860 fournissent un mur de lumière parfaitement homogène sans aucun débordement disgracieux.

Le Wash 861 comme toute la gamme Dalis bénéficie de sources à 6 couleurs de leds et 2 blancs (2200K et 6500K).

Dans les coins, quatre Washs Dalis 861 sont utilisés pour couvrir cette zone critique et maintenir l’uniformité avec une lumière identique. Enfin, sept rampes Dalis 862 sont posées au niveau du sol à l’avant du studio pour éclairer le présentateur en partie avant de la zone à fond vert lorsqu’il se déplace librement dans l’environnement de réalité augmentée.
C’est une solution de Zero Density, très exigeante en ce qui concerne la qualité de l’écran vert, qui est mise en œuvre pour intégrer les images. Il fallait donc que le système d’éclairage permette de régler avec précision la balance des blancs et resaturer le vert en cas de nécessité.

Les Dalis se sont avérés parfaits pour ajuster l’équilibre entre les blancs froids et les blancs chauds. Ils permettent à Dos Santos d’harmoniser avec précision l’arrière-plan et l’éclairage de face. « Il y a beaucoup de gens qui visitent ce studio, et tous ont été inspirés par la manière dont le Dalis 862 nous aide à effacer les reflets verts sous le menton », dit-il. « L’IRC des Dalis est déjà à 97, et je peux obtenir un meilleur blanc en mélangeant les couleurs plutôt qu’en utilisant une source de lumière blanche pure. »

La rampe bain de pieds Dalis 862

Le contrôle était également un facteur essentiel pour obtenir une cohérence et une uniformité parfaites de la lumière sur tout l’arrière-plan. « Avec le Dalis 860, le mode de contrôle de 4 sections de sources indépendantes est un réel avantage car il offre une meilleure précision pour compléter les éclairages de face, explique-t-il, et pour améliorer ce fond vert qui est d’une importance capitale. »

Ce n’est pas seulement pour des préoccupations environnementales qu’on a préféré une solution LED, mais aussi pour le caractère quasiment silencieux des Dalis :
« Le système de climatisation ne permettait qu’un dégagement de chaleur limité. Il était donc préférable d’opter pour une solution à LED émettant moins de chaleur plutôt que pour un éclairage de cyclorama classique au tungstène », déclare Dos Santos.
« Mais comparés à d’autres solutions équivalentes sur le marché, les Dalis sont également silencieux. Nous n’avons donc pas eu besoin d’ajouter de dispositif d’absorption acoustique au studio. »

Plus d’infos sur le site Robert Juliat

Le Théâtre Cravey équipé en Chauvet Professional par Concept Group

© Mairie de La Teste-de-Buch

Plus d’un million de visiteurs se rendent chaque année à la Dune du Pilat, cette dune de sable de 110 mètres (la plus haute d’Europe) du haut de laquelle on contemple l’Atlantique ou le majestueux bassin d’Arcachon.
Il n’y a pas si longtemps, Jean-Jacques Eroles, maire de Teste-de-Buch, une petite commune bordant le site, a souhaité doter sa ville d’un centre culturel à la hauteur de sa position de destination touristique parmi les plus prisées de France.

© Mairie de La Teste-de-Buch

Au début de cette année, l’ancienne salle de bal Pierre Cravey a été rebaptisée « Le Théâtre Cravey » moderne et élégant.
Un nouveau système d’éclairage a été conçu par la société bordelaise Concept Group à l’aide des projecteurs Chauvet Professional Ovation et COLORado.

« Nous avons dû repenser l’ensemble du cœur technologique du bâtiment », a déclaré Stéphane Pouydesseau, de Concept Group qui était également responsable de l’installation du système audio. « Notre équipe a travaillé en étroite collaboration avec le régisseur de l’installation, Frédéric Nadeau, pour définir les produits audio et d’éclairage les mieux adaptés. »

En lumière ils ont sélectionné 10 découpes Ovation E-930VW et 10 wash COLORado 2-Quad Zoom. Une grande variété de spectacles sont présentés au Théâtre Cravey, qui est maintenant plus flexible, grâce à l’expansion de sa scène et à sa jauge modulable. La scène du nouveau théâtre mesure 21 x 10 mètres contre 12 x 8 mètres précédemment. Et alors que l’ancienne salle de bal avait une capacité d’accueil fixe de 700 places, le nouveau théâtre peut être configuré pour accueillir de 480 à 1 000 personnes.

Ovation E-930VW

COLORado 2-Quad Zoom


Compte tenu de la flexibilité de cette nouvelle scène, la polyvalence des projecteurs Chauvet Professional est très appréciée. Par exemple, la découpe Ovation E-930VW, dotée de 91 leds 3 W contrôlables indépendamment (6 red, 15 orange-red, 9 green, 12 blue, 10 royal blue, 39 lime) émet une large plage de températures de blanc de 2800 K à 8000K avec un IRC et un CQS élevés.
La plage de zoom de 14° à 44° du projecteur COLORado lui permet de couvrir de grands espaces de différentes tailles. Pour plus de flexibilité, Concept Group a préconisé 20 optiques différentes pour les découpes Ovation dans les spécifications du Théâtre.

© Mairie de La Teste-de-Buch

« La flexibilité a été l’une des principales raisons pour lesquelles nous avons choisi les projecteurs Chauvet, déclare Stéphane. « En ce qui concerne les projecteurs découpes Ovation, le blanc variable et la facilité d’utilisation sont d’une importance capitale. Pour le COLORado 2-Quad Zoom, l’ouverture du Zoom et la qualité des couleurs ont fait la différence. »
Pour Concept Group, aider Le Théâtre Cravey à passer à l’ère de la technologie led a été extrêmement gratifiant. « Nous étions heureux d’amener le bâtiment à une nouvelle étape écoresponsable », a déclaré Stéphane Pouydesseau.

Plus d’infos sur le site Chauvet France