L’été ensoleillé de Pikip Solar Speakers

Booth en action avec un DJ prenant place sur le caisson de grave et disposant d’un retour individuel.

Pikip Solar Speakers, le constructeur français de solutions sonores marchant à l’énergie solaire, propose désormais toute une gamme de systèmes autonomes. Au Pikip Booth bien connu des DJ s’ajoute maintenant l’enceinte Stage, l’unité solaire amplifiée Energy et Veloma, la remorque motorisée et acoustique.


Booth avec ses deux 15” donnant en crête 138 dB SPL. Ce module de grave porte le nom de VDS et existe aussi séparément. Le haut du spectre est reproduit par 1 moteur 2” et 4 tweeters assurant une image stéréo. Booth embarque la puissance, les panneaux solaires et le stockage en énergie, il est donc pleinement autonome.

Pour ceux qui ne connaissent pas Pikip Solar Speakers, le but est de proposer une solution audio autonome, fonctionnant grâce à une réserve d’énergie constituée de batteries d’accumulateurs au plomb gélifié issu du recyclage, de panneaux solaires de dernière génération, d’une unité de comptage, régulation et conversion, de modules de processing et d’amplification basse tension Powersoft et enfin d’un onduleur permettant la connexion de consoles, ordinateurs et autres unités alimentées en 220V.


L’atelier de fabrication de Pikip avec des caissons VDS nus.

A cela s’ajoute la recherche du meilleur rendement des charges comme de la sensibilité des transducteurs afin d’optimiser le SPL et bien entendu, un son de qualité pro.


Deux Stage. Remarquez les panneaux solaires dépliés et les racks AEA.

Pikip Stage est la nouvelle solution autonome composée d’enceintes basées sur une unité de grave articulée autour d’un 15” avec une charge hybride associant bass reflex et pavillon, et une tête télescopique munie d’un moteur 2” et deux tweeters de 1,25”.

Cette tête est conçue pour déployer deux panneaux solaires dont l’énergie ira recharger les batteries embarquées dans le nouveau rack d’ampli Pikip Energy qu’on détaillera plus loin. Avec une réponse en fréquence de 45 à 20 kHz à ± 3 dB et 132 de SPL Max, chaque tête offre une couverture de 60° x 40°.

Trois racks AEA et deux doubles panneaux solaires.

Pikip Energy est un rack dit AEA contenant le cœur et le cerveau d’un système. Comprenant le stockage, la gestion / régulation et la captation de l’énergie solaire, il fournit la puissance et le processing pour vos enceintes telles que Stage.

Mais peut aussi alimenter d’autres produits son et lumière en totale autonomie et à concurrence de ses réserves, du nombre de panneaux raccordés et de l’ensoleillement disponible. Energy est une véritable solution solaire amplifiée existant en deux capacités et offrant une flexibilité totale de recharge par le solaire ou le secteur.

La remorque Veloma équipée de puissance et de son.

Pikip Veloma enfin est une remorque sonore intelligente et motorisée pour des parades et des performances en mobilité douce capable d’emporter 300 kg et dans laquelle prennent logiquement place un rack Energy AEA et une enceinte Stage.

Pour plus de renseignements sur les produits Pikip, leur mode de commercialisation, les dépositaires, les prestataires événementiels équipés ou simplement une écoute en région parisienne ou à Marseille, visitez le site Pikip Solar Speakers

 

Impact Evénement recrute Technicien de maintenance éclairage H/F

Avec un Bac ou un Bac Pro électrotechnique, le/la candidat(e) aura pour mission de tester le matériel, d’assurer la maintenance de premier niveau, la préparation et les retours de matériel… de ce prestataire de services son, lumière, vidéo, structure pour l’événementiel, le spectacle et la TV.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

 

Starway Lusso, un Spot led compact et efficace

La nouvelle gamme aux noms de bolides italiens de la marque française Starway accueille Lusso, un Spot compact, à leds blanches et CMY, né pour s’adapter aux petites scènes musicales, théâtres et clubs avec un bon niveau d’équipement et un prix tout doux.


Starway Lusso

Lusso est un petit spot motorisé élégant, équipé de 320 W de leds blanches (7352 K) qui garantissent un éclairement de 35 000 lux à 5 mètres quand le zoom, réglable de 8°à 40° est au plus serré. Son flux max en sortie est proche de 13 000 lumens.
Pour colorer le faisceau, Lusso dispose d’une trichromie CMY et une roue de 7 couleurs + UV. Trois filtres CTO (3200K, 5600K et 6500K) permettent de corriger la température de couleur.

Vidéo de présentation


Au rayon des effets, la roue de 8 gobos rotatifs et celle de 10 gobos fixes s’associent à deux prismes 6 facettes, un circulaire et un linéaire, combinables et à un frost progressif. Lusso s’offre aussi un iris.

Gobos rotatifs

Gobos fixes


Via les connecteurs XLR5 (in-out) et RJ45 (in-out) le projecteur répond au protocole DMX compatible RDM en mode 24 canaux ou 29 canaux, mais aussi ArtNet et sACN.

Freevox pratique cet été 2021, jusqu’au 31 août, sur toute la gamme Starway une opération “TVA Offerte” qui correspond à une remise de 20 %.


Caractéristiques

Puissance maximum consommée : 450 W
Facteur de puissance : 0.9
Nombre d’unités sur une ligne 230V : 5
Poids : 20 kg
Dimensions (L x P x H) : 346 x 222 x 586,5 mm
Prix : 2 990 € HT


Plus d’infos sur le site Freevox et sur le site Starway

 

Meyer Constellation et Spacemap Go au Studio 9

Studio 9 a Porches Inn dans le Massachusetts mérite tous les superlatifs tout en se révèlant inclassable. Structure entièrement durable et architecturalement frappante, elle a été conçue à l’origine comme un lieu dédié à l’événementiel.

Cependant, avec l’installation d’un générateur d’acoustique active Constellation en 2019, il s’est transformé en un espace accueillant de performance live et d’enregistrement. Avec l’ajout de l’outil de création spatiale et de mixage immersif Spacemap Go, Studio 9 est désormais devenu un laboratoire unique au service de l’univers musical.

Le fondateur et président de la FreshGrass Foundation Chris Wadsworth.

Le partenaire principal de Studio 9 est la FreshGrass Foundation, une organisation à but non lucratif dédiée à la préservation, au soutien et à la création de musique populaire appelée Roots Music.
Studio 9 s’avère être déjà un précieux complément aux FreshGrass Festivals dans le développement et la promotion de nouvelles générations d’artistes de musique roots.

« Il existe une vision et un écosystème partagés entre Studio 9 et FreshGrass », déclare son fondateur et président, Chris Wadsworth. « Notre objectif est de faire de Studio 9 une référence en termes de créativité et d’innovation. L’une des choses merveilleuses à propos de ce bâtiment est que, avec Constellation, vous pouvez adapter la pièce à la musique qui va y être jouée et enregistrée, donc cela ressemble plus à une installation artistique qu’à une salle de concert.

Conservateur de Studio 9 mais aussi et surtout moteur technique et créatif, Dave Dennison a un rôle essentiel.

Dave Dennison, un associé de longue date de Meyer Sound, dont le nouveau titre de conservateur englobe un large éventail de rôles créatifs et techniques, du développement de l’artiste à l’ingénierie de studio, est un autre acteur clé de Studio 9. Dennison a été initialement recruté pour superviser les enregistrements d’un groupe en 2019, mais a accepté de rester dans la structure de manière permanente.

« Studio 9 est un endroit idéal pour enregistrer », souligne Dennison, « car il offre plus de liberté aux musiciens. Avec Constellation, ils ne sont pas liés à une session d’enregistrement ou n’ont besoin d’écouteurs. Cela ressemble beaucoup plus à l’espace de répétition rêvé. »

L’alimentation intelligente MPS-488HP et le cœur de calcul D-Mitri, deux éléments indissociables de Constellation.

L’ajout récent de Spacemap Go a encore augmenté le potentiel de Studio 9. « Spacemap Go est un outil extrêmement puissant », déclare Dennison. « Dans un cadre en direct, il offre à l’ingénieur du son la possibilité de faire bouger des objets sur site. Vous n’êtes plus lié à deux haut-parleurs dans un champ stéréo, ni même à un mixage surround typique.

Ici, vous êtes complètement immergé dans près d’une cinquantaine d’enceintes, toutes adressables individuellement, vous permettant ainsi d’envoyer un instrument ou une voix n’importe où. Toutes les trajectoires peuvent être sauvegardées en synchronisation avec la musique, vous disposez ainsi d’un mix magnifiquement spatialisé qui peut être rejoué ici, ou même dans d’autres lieux équipés de Spacemap Go. »

Constellation et Spacemap Go utilisent le même ensemble de 37 enceintes actives large bande (MM-4XP et UP-4slim) et 10 subs miniature MM-10XP. Constellation exploite également 16 micros cardioïdes miniatures pour la captation ambiante et une plate-forme audio numérique D-Mitri et ses ressources DSP afin que l’algorithme VRAS puisse créer l’acoustique souhaitée et pré-programmée.

Spacemap Go est piloté par trois processeurs GALAXY 816. Constellation et Spacemap Go peuvent être utilisés séparément ou simultanément, avec des trajectoires sonores spatiales superposées aux environnements acoustiques flexibles.
La régie Studio 9 dispose d’une console de mixage Avid S6 avec monitoring via trois enceintes Acheron Designer et un subwoofer de cinéma compact X 400C.

La remarquable intégration dans le plafond de la pièce des différentes références d’enceintes Meyer nécessaires à Constellation et Spacemap Go.

Roger Talkov de Parsons Audio.

L’intégrateur système pour le projet Studio 9 est Parsons Audio sous la direction de Roger Talkov directeur associé, avec Matt Dailey en tant que chef de projet pour la mise à niveau de Spacemap Go.

« L’installation de Constellation était difficile en raison des faibles tolérances possibles, la forme conique du toit et le type de plafond », note Talkov. « Cela a rendu le positionnement des capteurs et des enceintes extrêmement complexe dans l’espace 3D.
L’attention portée aux détails a été récompensée par une mise en service rapide et un résultat fantastique. Les musiciens qui ont joué dans le Studio 9 lors de son inauguration ont été ravis de la facilité et du confort offerts par une telle acoustique. »


D’autres informations sur :

– Le site Meyer Sound
– Le site Studio 9 Porches
– Le site Parsons Audio
– Le site best Audio & Lighting

 

Dalis Access à nouveau plébiscités par le TNSJ

Le Teatro Nacional de São João (TNSJ) à Porto, a complété son parc de Dalis Access 863 Robert Juliat par 20 rampes supplémentaires. A l’issue de l’appel d’offres, ce projecteur a conservé sa position de solution idéale.
Le TNSJ possède désormais 34 rampes Dalis Access 863, ce qui est largement suffisant pour éclairer le cyclorama de 12 m x 9 m ou pour illuminer les artistes en nez-de-scène.

Espectros de Henrik Ibsen. Dirigé par Nuno Cardoso. © João Tuna, photographe officiel du TNSJ

« Dalis Access est un outil très polyvalent qui peut être utilisé à la fois pour des cycloramas ou comme bain de pieds », explique Filipe Pinheiro, coordinateur du département lumière du TNSJ. « C’est un réel avantage pour les théâtres à vocation polyvalente avec une programmation éclectique de spectacles, conférences, débats ou danse, et à un prix qui le rend accessible à tous les budgets. »

La rampe à led Dalis Access 863 utilise 4 teintes de leds : rouge, vert, bleu royal et blanc chaud 2200 K.

Les Dalis Access 863 ont été fournis par NAN AudioVisuals, distributeur exclusif de Robert Juliat pour le Portugal et fournisseur du projet TNSJ. Ces rampes ont été choisies par le jury du TNSJ composé de Filipe Pinheiro, du metteur en scène Emanuel Pina et de son assistant Filipe Silva – après plusieurs séances de démonstrations comparatives organisées par NAN AudioVisuals.
« L’équipe a été unanime dans sa décision jugeant que Dalis était de loin le produit le plus adapté à ses besoins », confirme Jorge Santos de NAN.

« Notre décision a été prise en tenant compte des dimensions, de la luminosité et du mélange des couleurs assuré par le Dalis Access », explique M. Pinheiro. « Ce sont autant de caractéristiques essentielles pour nos usages. Nous proposons un programme varié alliant musique, théâtre et danse. La flexibilité d’utilisation des projecteurs est donc essentielle. Le format du Dalis et son fonctionnement totalement silencieux sont des atouts précieux, surtout dans une salle comptant seulement 460 places. »

Dalis Access 863 est une rampe LED de 150 W permettant d’accéder à la technologie Dalis pour un budget raisonnable. Il offre un système de mélange de quatre couleurs (rouge, vert, bleu royal et blanc chaud 2200K) et 24 microréflecteurs asymétriques brevetés qui assurent une couverture homogène et puissante et une variété de couleurs pastel et saturées.

Espectros de Henrik Ibsen. Dirigé par Nuno Cardoso. © João Tuna, photographe officiel du TNSJ

Inspiré par le Dalis 862 (bain de pieds), le Dalis Access 863 en a gardé la forme et les mêmes avantages technologiques du Dalis 860 original (cyclo). La forme condensée de son boîtier et sa finition esthétique lui permettent de se fondre dans son environnement en toute discrétion.
« Nos nouvelles rampes s’intègrent idéalement dans notre parc de Dalis Access acquis l’an dernier. Ils améliorent vraiment la qualité de nos conceptions lumière », déclare Filipe Pinheiro. « Nos techniciens également très satisfaits du service fourni par les équipes de NAN. »

Le TNSJ est un fervent adepte des produits Robert Juliat depuis plus de 20 ans, et dispose des gradateurs, découpes, PC, Fresnel, fluorescents et poursuites de la marque française. « Nous pouvons vraiment dire que c’est notre marque de prédilection », affirme Filipe Pinheiro. « Nous testons actuellement le module Sully pour nos découpes SX en vue de convertir toute notre gamme de découpes halogène vers la LED. »
Le conseil d’administration du TNSJ est composé de Pedro Sobrado, Sandra Martins et Susana Marques.

À espera de Godot (En Attendant Godot) de Samuel Beckett. Dirigé par Gábor Tompa. © João Tuna, photographe officiel du TNSJ

Plus d’informations sur le site Robert Juliat et sur Teatro Nacional de São João

 

14 juillet 21 : La tour Eiffel éclairée comme en plein jour

Tous les ans pour le 14 juillet, la France se pare de ses plus belles couleurs pour fêter la République et dans une moindre mesure commémorer la prise de la Bastille de 1789. Bien sûr, la tour Eiffel, devient complice d’un somptueux feu d’artifice pour l’occasion.

Jeux de zoom au plus serré et de réducteur de faisceau selon les niveaux de tir pour sculpter la lumière des Proteus. ©CQLP

La tâche de l’éclairagiste est alors de faire que la Tour, située au cœur des explosions plus lumineuses les unes que les autres reste visible au Tout-Paris et même rivalise d’effets lumière. Faire de la lumière en conditions de plein jour n’est pas si simple, comme vous devez vous en douter. Yannick Duc et Maxime Raffin pour Expert Event, emmenés par Emmanuel « Manu » Pouget, nous révèlent leurs secrets et surtout leur réflexion derrière cette création mémorable.

(de gauche à droite) Yannick Duc, Emmanuel Pouget et Maxime Raffin. Une belle entente qui de fil en aiguille a amené Yannick, Manu et Maxime à bosser ensemble sur ce projet.

Yannick Duc et Maxime Raffin, partagent une complicité de travail et sont également super potes, en témoignent leurs parties nocturnes de jeux en réseau sur Rainbow Six, mais surtout les très beaux projets comme les concours de pupitreur via leur association CQLP (C‘est qui le Patron).

La captation vidéo du show lumière par Yannick Duc et Maxime Raffin pour Expert Event et feux d’Artifice par Ruggieri


SLU : Maxime, Comment êtes-vous arrivés sur ce projet avec Yannick ?

Maxime Raffin : C’est grâce à Manu gérant d’Expert Events. Nous avions déjà travaillé ensemble sur l’éclairage de la tour Eiffel en 2011. A l’époque cela faisait partis de mes premiers gros chantiers mais j’avais déjà pu proposer quelques idées et, de fil en aiguille, nous avons de nouveau été choisis en 2019 et là, en 2021. On commence donc à être un peu plus rodés et Yannick en est le directeur photo.

Les 79 Proteus Hybrid Elation installés côté Trocadéro.

Suite à notre expérience de 2019, nous avons choisi de spécifier 188 Proteus Hybrid IP65 Elation (équipé d’une lampe Philips™ MSD Platinum 21R 470W) pour projeter un maximum d’effets lumière sans avoir à les protéger. On aurait pu utiliser d’autres projecteurs protégés par un gonflant translucide mais au risque de créer une double réflexion et des artefacts sur le faisceau. Par ailleurs ce projecteur très puissant était disponible en grosse quantité.

SLU : Votre choix a donc été un arbitrage entre puissance et quantité ?

Maxime Raffin : Oui car précédemment, on avait installé 69 appareils au sol, et ça manquait de pêche. Aujourd’hui il y en a 158 : 79 côté Trocadéro et 79 côté École Militaire.

Au total, ce sont 188 projecteurs Elation Proteus Hybrid IP 65 qui auront été déployés pour ce projet.

La difficulté sur ce projet c’est que la machine a beau être très puissante, la proximité fait qu’on perd en surface de réflexion. On a d’ailleurs des pistes pour améliorer ce point en reculant les machines de chaque côté mais nous sommes limités par le public, côté École militaire et côté Trocadéro, par les ombres des lampadaires présents sur les ponts.
D’autre part, les feux d’artifice sont très imposants et la tour a tendance à disparaître car la nuit devient jour et les faisceaux peinent à s’imposer.


Différents réglages de tilts pour couvrir toute la surface de la tour.


La Tour Eiffel éclairée précisément jusqu’au sommet. ©CQLP

SLU : Comment vous êtes-vous coordonnés avec l’équipe de David Proteau de chez Ruggieri, en charge des feux d’Artifice ?

Maxime Raffin : Les artificiers sont en Time code et donc nous aussi pour être synchro. David donne une conduite lumière à Yannick Duc qui la suit au millimètre. On pourrait passer en manuel pour le fun mais ça n’aurait pas vraiment d’intérêt.

Notre show comporte pas mal d’effets. Yannick a détaillé tous les titres de la bande son pour marquer les différents rythmes ou ambiances comme les cloches sur le titre « Aerodynamic » des Dafts Punks ou sur « Think » d’Aretha Franklyn que nous avons illustré en vert après avoir débattu sur la meilleure couleur pour représenter la liberté.

Au final, David Proteau, le concepteur pour les feux d’artifices, a tranché en choisissant le vert. A l’inverse, il y a des moments où la lumière se fait plus discrète et simple pour ne pas voler la vedette.

SLU : Comment s’est déroulée la phase de création ?

Maxime Raffin : Nous avons appris il y a seulement deux semaines que nous étions choisis pour ce projet. En temps normal, on a plus de temps pour se préparer et avec les CQLP Awards qui se déroulaient simultanément en plus d’autres chantiers sur lesquels on travaillait, ça faisait vraiment beaucoup, d’où les cernes sous les yeux aujourd’hui (rire).
On a donc travaillé ensemble avec Yannick qui possède une console chez lui et je dois dire qu’il a assuré. C’est un très bon, il a des doigts magiques.


Les Proteus hybrid avec leurs fonctions beam, spot et wash assurent tous les besoins d’éclairage de Maxime et Yannick. ©CQLP

La fonction Align de la grandMA3 permet à Yannick de simuler des effets vidéo. ©CQLP


SLU : Vous avez travaillé sur quel logiciel de visualisation ?

Maxime Raffin : On travaille avec Wysiwyg.Yannick nous prépare des points de référence et ensuite on tape sur la tour, à des points précis et en faisceaux serrés, pour caler notre show. Pour ce projet, on a installé un point de régie au pied de la tour Eiffel de part et d’autre et un troisième au niveau du Trocadéro. Un réseau fibre optique en triangle relie les consoles et les projecteurs situés au sol, au premier et au deuxième étage. Ce réseau est redondant au cas où un des côtés viendrait à être interrompu.


Le rendu 3D Wysiwyg du show


Emmanuel « Manu » Pouget : Nous avons un système global, c’est-à-dire une fibre optique qui se distribue depuis le Trocadéro jusqu’au bout du Champ-de-Mars et qui revient en redondance complète c’est-à-dire que tous les postes, tous les endroits où il y a une console, des amplis, des nodes pour la lumière, des intercoms, bénéficient d’un Boîtier fibre.

Emmanuel Pouget débriefe avec Simon Chartier, le responsable son.

Le fait de boucler permet, par exemple, si un des segments de fibre se faisait arracher par un camion ou si un des boîtiers fibre était amené à avoir un souci, de garder la circulation du signal.

Les consoles sont elles aussi en redondances donc si on en perd une, l’autre prend la main et elles communiquent ensemble jusqu’au NPU grâce au protocole MA-Net.
Enfin, tous les projecteurs sont contrôlés en Artnet et reliés aux nodes en DMX standard.


SLU : Ce choix de la fibre, c’était une obligation liée à la distance ?

Manu : Oui aujourd’hui, avec une telle distance, il n’y a pas vraiment le choix même si on faisait autrement il y a 15 ans, avec les problèmes que ça pouvait engendrer. Là c’est quasiment du plug and play avec un peu de paramétrages en amont. Une fois qu’on se connecte au réseau, on envoie les profils sur tous les postes et ça fonctionne instantanément.
Le gros avantage de la fibre c’est de pouvoir transporter tous les signaux via un seul câble. On peut ensuite commander les amplis, envoyer du Dante pour le son, du MA Net pour la lumière, on a un port dédié aux intercoms HF Bolero, avec une antenne par étage de la tour Eiffel, une de plus en bas et une dernière au Trocadéro.


Maxime Raffin très attentif devant sa console en attendant le début du show qui sera ponctué par un déferlement d’explosions au-dessus de son Algeco.

SLU : Ca doit être sympa d’éclairer un monument pareil, c’est un des emblèmes de Paris.

Maxime Raffin : On est toujours aussi passionnés et attentifs que ce soit pour la tour Eiffel ou pour un autre bâtiment. Mais c’est vrai que la Tour est différente car elle n’est pas constituée de surfaces pleines. Les arches créent des ombres et depuis les vues d’hélicoptères, on peut observer les faisceaux passer à travers, c’est super intéressant visuellement.

Yannick a réussi à obtenir des effets assez marrants avec parfois l’impression qu’elle bouge ou se démonte. Nous avons même été complimentés pour la qualité des effets vidéo (rire). Il n’y a évidemment pas de vidéo projection mais Yannick adore être extrêmement précis et donc ça peut donner cette sensation.
De plus sur grandMa, la fonction “Align”, qui permet d’effectuer des dégradés de couleurs, et des alignements, de gobos sans avoir à encoder un à un les projecteurs, est parfaitement maîtrisée.


Les puissants faisceaux des Elation Proteus Hybrid, équipés d’une lampe Philips MSD Platinum 21R 470 W
couvrent, toute la surface de la tour Eiffel.

SLU : Comment se sont passé les répétitions ?

Maxime Raffin : Il y a eu trois jours d’encodage dans Wysiwyg puis on a travaillé 3 nuits sur site. Par ailleurs, le gagnant des CQLP Awards, Alexandre Marcadé, aura l’honneur de signer le design du dernier titre. On lui a donné une base et la consigne « tu t’éclates ».
Pour le bouquet final la lumière n’est pas forcément la plus visible mais pour lui c’est une super expérience et il était comme un gamin. C’est aussi pour nous un moyen de promouvoir des nouveaux talents. (NDLR : Alexandre Marcadé dont nous reparlerons dans un article à venir sur les CQLP Awards.)

(De gauche à droite ) Maxime Raffin, Yannick Duc, Emmanuel Pouget, Quentin Douriez, César Féraud et Alexandre Marcadé le gagnant du concours CQLP qui aura l’honneur de signer le dernier titre du show.

SLU : Il y a aussi 12 projecteurs de chaque côté au premier étage et deux rangées de six appareils au deuxième.

Maxime Raffin : Ces projecteurs sont destinés à éclairer le public en faisceaux, à créer des effets et éclairer la tour Eiffel pour la colorer. La particularité cette année c’est que les feux d’artifice sont devant les machines alors que d’habitude c’est l’inverse. On les a donc surélevées un peu en les installant sur une énorme arche de 20 mètres dont les ponts sont maintenus par des embases lourdes.

Une des deux lignes de 12 Proteus Hybrid au premier étage…

…et 2 x 6 machines au deuxième étage.


Un très beau show et une belle ambiance au sein de l’équipe. On a beau la connaître par cœur et la voir encore et encore, la Tour Eiffel ne cesse de nous étonner quand elle se pare de multiples pastilles colorées pour les Daft Punk, qu’elle ondule sur le titre « 3sex » par Indochine et Christine and the Queen ou qu’elle projette ses faisceaux selon un rythme parfait sur « Blinding Lights » de The Weekend.
D’ailleurs en parlant de perfection du rythme, vous aviez sûrement remarqué que les explosions de feux d’artifice marquent également le timing. On salue la parfaite maîtrise de David Proteau et son équipe. Vivement l’année prochaine !


La Tour Eiffel se pare de jolies projections et de beams puissants qui rivalisent avec les explosions de feux d’artifice.

Liste équipe

Lumière & Son

VANDEWALLE Lionel : Chauffeur
TRIPON Thomas : Technicien lumière
ROGER Nicolas : Technicien lumière
BOCHE Patrice : Technicien lumière
CHAUVIN Quentin : Technicien lumière
CHARTIER Simon : Chef son
GONZALEZ Ronan : Assistant Son
TAIEB Sydney : Assistant Son
FABUREL Juliette : Technicienne lumière
TRIPON Thomas : Technicien lumière
BOCHE Patrice : Technicien lumière
MARTIN Rémi : Technicien lumière
CHAUVIERE Louis : Technicien lumière
ROGER Nicolas : Technicien lumière
BLANCO Matthieu : Technicien lumière
FIGUEIREDO Jeremy : Technicien lumière
DEVAUD Fabien : Technicien lumière
GARENNE Martin : Assistant technicien lumière
MORGAN Sébastien : Assistant technicien lumière
MANKOURI Soyann : Assistant technicien lumière

Equipe Ruggieri Feux d’artifices

PROTEAU David : Directeur artistique
GABILAN Jérôme : Directeur technique
MARTIEL Florian : Chef de tir

Et voir le Banc d’essais du Proteus Hybrid dans SLU


Plan de feu

 

Au creux de la pierre avec Sonia Wieder-Atherton & Alain Français

Le Centre des monuments nationaux a invité la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton pour une résidence de création à l’abbaye de Montmajour à Arles et c’est là qu’elle a conçu avec Alain Français Au creux de la pierre, une installation sonore invitant à une nouvelle expérience d’écoute de la 5e Suite pour violoncelle de Bach.

Le bonnet de captation, sans doute plus agréable à porter l’hiver que l’été et en arrière plan le MixPre-10T Sound Devices.

Tous les mouvements ont été enregistrés dans l’enceinte même de l’abbaye grâce à un bonnet imaginé et mis au point par Alain et comportant six micros omnidirectionnels LEM.

L’enregistrement a été effectué avec une mixette-enregistreur Sound Devices MixPre-10T, et sont donnés à entendre grâce à un dispositif sonore inédit créé par Alain Français.
Au fil de la visite et de la découverte du site, le silence des pierres laisse la place au son, à la phrase de Bach et à sa respiration.


Sonia Wieder-Atherton en train d’être enregistrée avec un bonnet comportant six capteurs. Un septième et dernier micro est posé au sol face à elle et sert à préciser, si besoin, la voie avant du montage de 6 enceintes qui remplacera la violoncelliste.

Dans la crypte, dans l’ermitage, le monastère Saint-Maur et dans l’abbatiale, quatre lieux à l’histoire, à la topographie et à l’acoustique différentes, le public est immergé dans un mouvement entrant naturellement en résonance avec les murs qui fonctionnent comme une chambre d’écho. Un dialogue s’installe et raconte une histoire.

« Nous avons passé une semaine dans l’abbaye de Montmajour. Dans les différents espaces, je jouais. Nous écoutions l’acoustique porter les phrases, épouser les timbres. Au bout de cette recherche, chaque mouvement avait rencontré son espace…
Alors, nous nous installions, et mouvement par mouvement, nous enregistrions, là-même d’où serait plus tard diffusé le son. » précise Sonia Wieder-Atherton.

« Pour cette œuvre, Alain Français a choisi de restituer un son habité par la présence physique de l’interprète. Peut-être pourrions-nous dire, comme un hologramme sonore, ou comme l’empreinte de ma présence….
Un son dont vous aurez le choix de sentir le centre en vous plaçant là où j’étais assise, ou bien en tournant autour des enceintes, mais aussi de vous éloigner, jouant à votre tour avec les différentes acoustiques du lieu. »

Inutile de préciser que nous avons eu la possibilité d’écouter une réduction stéréo de la captation d’Alain, saisissante par la présence immatérielle mais audible de l’instrumentiste.

Si vous passez par Arles, n’hésitez pas à visiter l’abbaye, située à 4 km de la ville et dominant la plaine de la Crau. L’installation sonore sera active trois fois par jour jusqu’au 3 octobre 2021. Pour les curieux, elle est pilotée par QLab dans deux macMini et la transmission vers les amplis est assurée en Dante.


Une vue en détail des 6 enceintes Yamaha de la crypte renforcées par un sub équipé d’un 18” B&C.

L’installation de l’Abbatiale. Toujours une grappe de 6 têtes Yamaha, des VXS5F soutenues par un sub Ayra RCF caché dans l’assise

Sonia Wieder-Atherton pose sous le montage d’Alain, six têtes Yamaha VXS5F, qui jouera 3 fois par jour l’enregistrement de son interprétation.

2 minutes pour visiter en images l’Abbaye de Montmajour

Route de Fontvieille – RD17 13200 ARLES – www.abbaye-montmajour.fr

 

Deux nouveautés chez Klotz en PRO DMX et micro stéréo

En plus des câbles Pro DMX de la série LX-5X avec des connecteurs XLR à 5 broches, KLOTZ offre maintenant cette série de câbles avec des connecteurs XLR à 3 broches (LX-3X). Pour la série LX, KLOTZ utilise uniquement des câbles numériques de haute qualité avec une impédance caractéristique exacte de 110 ohms.

LX-3X Câbles Pro DMX avec des XLR à 3 broches

Le LX2 est un câble DMX de tournée ultra-flexible fabriqué à partir du câble numérique haut de gamme OT2000. Le rapport qualité-prix imbattable du LX2 fait de ce câble DMX universel un best-seller absolu. Le LX3 utilise le câble numérique suprême à double blindage OT206Y avec gaine noire, tandis que le LX4 est fabriqué avec le OT206Y avec gaine bleue.

LX3-3X1K2

Pour la série LX5, KLOTZ utilise le câble OT206PB, robuste et prêt pour utilisation en prestation, avec une gaine en PUR bleu, ce qui rend ce câble idéal pour les tournées quotidiennes difficiles. La gamme est complétée par le LX6 avec une affectation complète des broches à cinq voies.
Le câble numérique suprême DC422CY à double blindage garantit une transmission de données sans interférence, même sur de très longues distances, grâce à l’utilisation d’une feuille AL/PET et d’un blindage supplémentaire en cuivre tressé.

Les séries de câbles DMX KLOTZ PRO sont équipées de gaines thermorétractables transparentes des deux côtés et sont disponibles avec les connecteurs XLR 3 broches et XLR 5 broches de KLOTZ ou Neutrik – bien sûr made in Germany avec le contrôle de qualité KLOTZ selon la norme ISO 9001:2015.

SMY414 Câble en Y pour micro stéréo

Les micros stéréo sont largement utilisés dans les studios d’enregistrement et en radiodiffusion. Le signal stéréo est recueilli via une XLR 5p du micro stéréo. Pour connecter ces capteurs stéréo à une console ou à un préamplificateur double mono, il faut un câble en Y qui fournit les deux signaux (L+R) comme un signal de microphone mono symétrique via deux connecteurs XLR 3p.

SMY414K

Le câble en Y SMY414 offre un connecteur XLR 5p. femelle d’un côté et deux connecteurs XLR 3p. mâles de l’autre côté, qui sont marqués différemment pour le canal gauche et le canal droit avec des bagues colorés. Les connecteurs XLR sont au choix soit KLOTZ ou Neutrik.

KLOTZ utilise le câble stéréo symétrique TP414, très souple, avec une section de conducteur de 0,14 mm2 et une gaine extérieure en PVC noir. Le blindage par guipage en cuivre dense assure un blindage fiable avec une flexibilité maximale du câble, le tout étant aussi Made in Germany et soumis au contrôle de qualité KLOTZ selon la norme ISO 9001:2015.

Pour plus d’infos sur le site Klotz

 

Texen équipe le Conservatoire Manitas de Plata de 12 Robe T1 Profile

L’auditorium du Conservatoire de musique et d’art dramatique Manitas De Plata (à Sète), ouvert depuis septembre 2020, est équipé de 12 Robe T1 Profile choisis par Texen qui a réalisé le déploiement et l’intégration des réseaux audiovisuels et scéniques sur cette opération.

Le Robe T1 Profile a été sélectionné afin de répondre au mieux aux différentes contraintes de l’auditorium, la colorimétrie et le silence de fonctionnement constituant des facteurs prioritaires pour Texen et l’utilisateur.


Guy Sbarra, le directeur du conservatoire et Jean-Jacques Fabre le régisseur lumière, ont été séduits par le T1 : « Nous avons besoin d’un éclairage de qualité et le T1 est parfait. Il « n’éblouit » pas les artistes, la source est très douce et agréable à l’œil…
Nous avions aussi la contrainte des partitions, il faut qu’elles soient parfaitement éclairées par les projecteurs en Contre. Malgré les 5 couleurs du T1, nous avons une ombre très naturelle au sol, et aucune aberration chromatique », précise Jean-Jacques.


L’implantation choisie répond au cahier des charges initial. Le plateau ayant une superficie de 200 m2, quatre T1 sont utilisés à la face, quatre en contre et les quatre derniers en douche.

Conservatoire MANITAS DE PLATA – Quai des Moulins, 34200 Sète

Régisseur lumière : Jean Jacques Fabre
Directeur du conservatoire : Guy Sbarra
Architecte : Rudy Ricciotti accompagné de Pierre Di Tucci
Intégrateur : Texen Vendargues


Plus d’informations sur le site Robe Lighting

 

Cabrel, un mercredi soir aux Folies Bergere

Cela fait déjà un an et demi que ce foutu Covid perdure, en nous laissant loin de nos lieux de prédilection, les salles de spectacle. Engluée dans les embouteillages parisiens, je n’en reviens toujours pas, ce soir je vais assister à un concert et quel concert !
Celui du Trobador, nom que Francis Cabrel a choisi pour nommer sa dernière tournée. Après deux faux départs, nous espérons que celui-ci sera le bon.

J’ai rendez-vous avec deux hommes et non des moindres. Ce sont ceux qui dessinent, façonnent et restituent le son de Francis, à la scène comme au studio, depuis l’album Sarbacane pour l’un, et Un samedi soir sur la terre pour l’autre. J’ai nommé Ludovic Lanen et Sébastien Bramardi. D’ailleurs ce dernier m’attend devant la salle et j’ai déjà un quart d’heure de retard. Ah cette vie parisienne…

Comment vous présenter Sébastien…

Sébastien Bramardi aime pouvoir transmettre son savoir. il est formateur à l’ISPRA à Toulouse. La relève est bien là avec Zoé Pizette son assistante.

15 ans, non ce n’est pas son âge, c’est le ressenti de ses premiers émois, une passion dévorante presque amoureuse pour la musique. Comme tous, il y consacrera ses nuits, mixant en tant que DJ ou sonorisant des groupes de Punk. Le Bac presque en poche, direction Toulouse quartier Blagnac où il intègrera l’équipe du renommé studio Polygone.

Apres c’est une histoire classique, quelle que soit la fumée, quelle que soit la musique, le patron vient de le nommer assistant confirmé sur les séances du prochain album de Francis Cabrel où il sera le binôme d’un certain Ludovic Lanen ingénieur du son de son état. C’est le point de départ d’une carrière, la sienne.
Tout s’enchaîne, des coups de main sur la scène des Rencontres d’Astaffort, à technicien plateau en tournée, puis ce sera .. direction les monitors. Sa place il ne l’a pas volée, c’est l’artiste qui le lui a demandé. Souhaitant prolonger la collaboration avec son équipe presque du quotidien en qui il a totalement confiance, il lui a donné sa chance. C’est la force de Cabrel, faire confiance aux jeunes….

25 ans de partage, ce n’est pas rien…

Seb Bramardi concentré sur son nouveau jouet.

Cet artisan en mécanique musicale comme il aime se définir, m’emmène à sa régie pour me présenter sa nouvelle compagne, la dernière de la firme Midas, la console Heritage-D 96. Même si elle n’est pas encore officiellement sortie, cette nouvelle surface survitaminée l’a définitivement conquis.

« Je suis un utilisateur habitué de la marque depuis les consoles analogiques et les séries PRO 2 et 6. Celle-ci réunit le meilleur des deux mondes. » « Pourtant, l’analogique c’est mon truc, pas de petit lutin qui découpe les formes d’ondes à la hache mais là, j’ai l’impression que tout est plus défini, plus clair et plus précis » et ce n’est pas Ludovic Lanen qui le contredira en me faisant la même remarque un peu plus tard.

En y regardant de plus près, c’est-à-dire en lisant les caractéristiques techniques glanées grâce à Yann Matté de EVI Audio qui la distribue, je découvre que l’Heritage-D 96 embarque des FPGA et GPU de dernière génération qui assurent l’intégralité des traitements audio mais aussi la gestion du mixage et la restitution des nombreux moteurs d’effet.
On ne compte pas moins de 18 DSP SHARC ainsi qu’un double processeur NVIDIA K1 Quatre coeurs A-15, qui permettent une puissance de calcul en 64 bits. Ce qui nous donne un temps de traitement brut de 1,54 ms. Pour les puristes il faudra évidemment rajouter un temps supplémentaire résultant de la compensation due à l’alignement de tous les bus.

: L’Heritage-D 96 dévolue aux retours, ses 28 faders attendent patiemment l’entrée sur scène de l’artiste.

Ce qui frappe dans cette régie c’est sa nudité, aucun rack d’effet. Les moteurs de la M6000 ainsi que l’irremplaçable delay TC2290 ont été directement intégrés à la surface. Sébastien a même remplacé son cher Eventide H3000 par le pitch shifter découvert dans la console. Son choix de reverb pour les guitares et les voix s’est entendu sur la seule et unique VSS4.

Un coup d’oeil sur le rack d’effets embarqué.

Pour info, il est possible d’utiliser en simultané jusqu’à 96 effets repartis sur 24 moteurs dédiés qui permettent également l’émulation en plus des TC electronic déjà cités auparavant, d’une liste non exhaustive et évolutive de plugs comme : Mesa EQ, HD2a, HD670, KT1176, RComp3, Kt Compresseur Bus, M6 Compressor, XL4 EQ et j’en passe.

D’un point de vue scientifique, technique ou mathématique, aucun reproche de notre beta testeur Seb Bramardi, mais qu’en est-il de son ergonomie ? « C’est super, tout est configurable, personnalisable, l’écran est tactile, multi points. De plus une des fonctions que j’adore, se trouve justement à la droite de cet écran sur lequel je peux afficher en permanence jusqu’à 8 encodeurs tactiles assignés à n’importe quelle fonction.
C’est un réel gain de temps pour mes différents mix. Qui de plus est, nous sommes en wedges sur le plateau par choix de l’artiste et des musiciens, ce qui me demande une certaine rapidité d’exécution.»

Le plateau en wedges, on n’a plus forcément l’habitude, avec des 1AM de Clair Bro.

Regardons plus en détail, ces derniers de chez Clair Brothers, les 1AM. Un petit coup de fil à un ami s’impose. Monsieur Dominique Maurel, gérant de Audio Concept, le distributeur français officiel de la marque se montre enthousiaste quant aux caractéristiques techniques de ces monitors.

« C’est le premier modèle de chez eux qui utilise un montage coaxial. Les graves et le bas médium sont générés par un haut-parleur de 12” auquel est associé un moteur 3” à gorge 1,5” pour les aigus, le tout surmonté d’un pavillon rotatif et ouvrant à 40°H x 60°V.

En plus d’être plus cohérent en phase, ce montage permet une reproduction du spectre sonore quasi parfaite. Les composants ont été judicieusement choisis afin d’améliorer la tenue en puissance dans le but de fournir une pression en crête avoisinant les 135 db SPL.

Le filtrage sélectionnable par switch permet de le rendre actif ou passif, l’amplification se fait via des PLM 12K44 avec leur processing Lake. »
Aurions-nous trouvé le digne successeur du 12 AM ? Le design pour un wedge est agréable, léger et sa barre transversale permet de le déplacer au gré des scènes. Ici, elle sert de rack pour l’accordeur de Francis.

Mes yeux suivent un câble qui sort du dessous du tabouret du multi instrumentiste bassiste Nicolas Fiszman, cela mérite une petite explication. « Bien vu. Le bassiste, pour préserver son artiste des basses fréquences a préféré utiliser un système in-ears filaire à la place d’un ampli qui aurait été trop dérangeant. J’ai choisi d’utiliser l’ampli casque de chez Albatros simple, linéaire, et efficace accompagné de nos vieux moulages EM32 de chez EarSonics. »

La Grande dame dans le chevalet de laquelle est inséré et maintenu via des blocs de mousse, le statique à double membrane STC 3D de Prodipe, pour une captation autant sonore que solidienne.

A gauche l’ampli casque Albatros et à droite…encore 6 cordes tendues.


Et … les micros dans tout cela ?

C’est le fruit de 20 années de collaboration qui détermine le bon micro en fonction du bon instrument. Le son de la grosse caisse a été confié au nouveau D12VR de chez AKG.
Son originalité réside dans les trois pré-réglages embarqués dans son électronique que l’on peut activer en commutant l’alim fantôme de la tranche, ce qui est drôle pour un micro dynamique !
Une des références de Sébastien est le Lewitt MTP 550 qui sied à merveille au timbre de Francis. On retrouve la même marque sur l’ampli guitare avec le LCT 540S, un statique large diaphragme en couple avec un ruban stéréo RSL signé Ludovic Lanen…

L’AKG le D12VR. Un petit secret. Pour plus de précision, Ludovic a glissé dans la grosse caisse le micro-cravate de chez Prodipe.

Le couple gagnant avec à gauche le LCT 540S de chez Lewitt et à droite le ruban stéréo RSL de Prodipe.

Il est sans doute temps de rejoindre le designer sonore des guitares de Francis.

C’est sur les bancs du célèbre château d’Hérouville, au poste de technicien de maintenance que Monsieur Ludovic Lanen a commencé sa longue carrière. Sa collaboration avec Prodipe a commencé il y a quelques années, grâce à son ami batteur Claude Salmieri qui avait concocté pour eux une valise kit drum.

La paire de stage racks Midas DL 231 « partagée » entre Seb et Ludo, chacun ayant en réalité son préampli et son gain.

Comme me le fait remarquer Ludovic, « ..le plus important dans un micro c’est la cellule. » Pour ce constructeur qualifié de -hum, hum- par certains puristes de l’audio, le pari était de pouvoir proposer une gamme de qualité professionnelle accessible à tous et durable dans le temps.
Alors les cellules, je les ai choisies, assemblées puis testées avec tous les musiciens de studio que je connaissais pour pouvoir restituer leur son le plus fidèlement possible. Le ruban que tu vois a plus de 120 dates derrière lui et sa réponse en fréquence a bougé à peine. »

Dans ma recherche de qualité, le son Midas s’est imposé de lui-même. Avec Sébastien, nous partageons les mêmes stage racks les DL 231. Ils ont la spécificité de proposer deux pré-amplis micro par entrée. Je ne comprends pas que les autres constructeurs n’aient pas retenu l’idée. Cela évite, toutes discussions autour du headroom. »

A la question, quelle est ta fonction préférée, la réponse est sans appel. Le fait de pouvoir figer sur la couche principale un ou plusieurs fader de type entrée, envoi ou sortie, ce qui permet lors d’un changement de layer de toujours les garder sous la main.

Ludovic Lanen ayant jeté son dévolu sur le bac de droite sous les codeurs et en ayant fait sa couche principale de travail.

Entendre ce que l’on voit

Entendre ce que l’on voit est le ressenti de Ludovic Lanen, sur l’installation permanente des Folies Bergère. Elle est la première salle française a être équipée en fixe d’un kit L-Isa L-Acoustics. Le constructeur garantit une amélioration de la localisation des sources pour 80% de la jauge. Le positionnement des musiciens en arc de cercle s’y prête bien. Effectivement pour reprendre la phrase de Ludo « on entend ce que l’on voit ».

Le kit L-ISA de la salle à base de A15 et de KS21.

Le son est précis, cohérent suis-je suffisamment objective, c’est mon premier concert depuis un an et demi et qui plus est, je suis assez fan de l’artiste, alors demandons plutôt à notre mixeur ce qu’il en pense.

Le placement des stems dans l’espace et dans la profondeur. L’aspect visuel des musiciens sur scène a été parfaitement respecté par les objects sonores.

« J’ai accepté de travailler sur ce mode spatialisé parce j’ai été rassuré et accompagné par Jean-Charles Schmid ingénieur d’application chez L Acoustics.
J’ai commencé mon travail de mix à la maison en utilisant l’application L-Isa Studio qui m’a permis d’appréhender, via une écoute en binaural le possible rendu de la salle.
J’ai donné 16 stems à Jean-Charles qui les a repositionnés dans l’espace en les répartissant sur les 5 array du système.

Les Folies Bergère et les 5 clusters L-ISA modélisés dans Soundvision avec toutes ses zones d’ombre en noir même si les obstacles manquent par volonté de clarté. Le vert correspond aux sièges où la superposition et donc l’effet est total, le jaune où elle est partielle.

Je pense que ce qui est important dans ce genre d’installation c’est l’accompagnement par une personne qui maitrise le sujet. Un des avantages, c’est que j’ai pu mixer sur le côté de la salle alors qu’avec un gauche / droite, j’aurais souhaité être placé dans l’axe, en évitant la place sous la casquette.

Il n’est jamais loin des produits dont il assure le suivi. Yann Matté, le manager produits de Midas pour EVI en compagnie de Ludo Lanen.

A mettre en œuvre un tel système sur toutes les dates de la tournée me parait encore compliqué, on est sur des jauges plus importantes, alors je repars avec la série C de chez Clair ». Sur ces bonnes paroles, je prends congé en lui promettant de revenir pour disséquer ces boites noires made in the USA.

La lumière envahit à nouveau la salle, le concert est terminé. Je rejoins vite Sébastien sur le plateau pour un dernier bisou avant le démontage car oui, c’est la dernière date des Folies.
Je remarque qu’il plie seul sa console. Et ça, mon côté pragmatique adore ! EVI Audio est devenu le distributeur des flight cases ZCASE touring qui permettent une intégration parfaite de la surface ainsi que de son déploiement. Seul.


A tous ceux qui ont du temps, je vous invite à essayer cette nouvelle console. Merci à toute l’équipe pour votre temps, votre accueil et votre humilité.

Et pour en savoir plus sur :

– La Midas Heritage-D 96
– L’équipement son des Folies Bergère et le système L-ISA qui l’équipe, notre reportage ici
– Les micros Prodipe
– Les wedges et systèmes Clair Brothers
– Les produits de Albatros Audio

 

Ayrton Perseo Beam IP 65, une inépuisable variété d’effets

Ayrton lance Perseo Beamà leds, classé IP65. Son faisceau ultra serré descend à 2° et bénéficie d’un rapport de zoom de 21x. Il est ci présenté dans une vidéo réalisée chez Aquatique Show, spectaculaire ballet de faisceaux dansant sous la pluie.

Il offre un large choix de 48 gobos fixes et rotatifs répartis sur deux roues, dont 28 gobos verre pour la projection d’images haute définition et 20 gobos métalliques spécialement dessinés pour sculpter la lumière en mode volumétrique. Ces gobos peuvent être mixés avec quatre prismes rotatifs combinables individuellement pour produire une multitude d’effets volumétriques.


Ayrton – Perseo Beam – Presentation from Ayrton on Vimeo.

Un gobo multicouche RGB/CMY génère des effets multicolores dynamiques. Une roue d’animation à rotation continue dans les deux sens et deux filtres frost complètent la palette d’outils. La rotation continue du mouvement panoramique multiplie les possibilités de création d’effets complexes.

Les gobos verre rotatifs.

Les gobos fixes, verre et métal.


Roue chromatique multiposition.

Perseo Beam est équipé d’une section couleur comprenant un système de mélange de couleurs CMY, un CTO linéaire progressif, et une roue chromatique multiposition à accès instantané fournie avec quatre filtres de correction de température de couleur et 13 filtres de couleurs complémentaires sur deux cercles concentriques (brevet en instance).

Équipé d’un objectif frontal de 168 mm, le système optique utilise 13 objectifs, produisant une plage de zoom de 2° à 42°.
Un tout nouveau moteur de leds blanches ultra-compact de 450 W, 6800 K spécialement développé pour les applications longue distance fournit un flux lumineux de 18 000 lumens.

On commence à s’y retrouver dans l’offre Ayrton qui redéfinit ses gammes de produits pour limiter le nombre de références. Le catalogue d’éclairage scénique s’organise en 4 catégories de puissance

– Catégorie 3 : 200/300 W
– Catégorie 5 : 400/500W
– Catégorie 7 : 600/700 W
– Catégorie 9 : 1000 W

Chaque catégorie utilisera deux noms, un pour les projecteurs classiques, un pour les projecteurs étanches. Si l’on exclut les solutions créatives déjà classées comme les MagicPanel, DreamPanel, MagicDot et les wash multisources NandoBeam, il y aura à terme au maximum 8 noms de produits avec en suffixe leur fonction : Beam ou LT, Profile et Wash.

– Beam pour les machines à effets dont le faisceau ultra serré descend à 2°
– LT pour les machines d’éclairage scénique grosse puissance longue portée
– Profile avec module de découpe
– Wash avec lentille de Fresnel

Ayrton Perseo Beam

Perseo inaugure cette démarche. Ce projecteur IP65 de catégorie 5 avec moteur de 450 W, existe maintenant en version Profile et en version Beam.

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Ayrton

 

RCF améliore encore ses ART, avec la série ART 9

La famille ART 9 au grand complet.

RCF célèbre les 25 ans de l’histoire des enceintes ART en présentant la neuvième génération de la Série, avec un nouveau look et un choix de 6 modèles d’enceintes actives.
Tous les modèles partagent le meilleur amplificateur en Classe D à 2 canaux de sa catégorie, d’une puissance totale de 2100 watts et intégrant un traitement DSP de nouvelle génération.

La Série ART 9 a été créée avec la musique en tête, et est fabriquée par RCF en Italie pour une qualité de construction optimale.

Désormais 50 % plus puissante que les modèles précédents, l’ART 9 génère des niveaux de pression extrêmement élevés. L’amplificateur étant d’une très grande efficacité énergétique, il n’est pas nécessaire d’utiliser un système de refroidissement forcé. Son circuit est fixé à un échangeur en aluminium massif à l’arrière du module ampli.

Le moteur RCF 1,75” avec, à une échelle agrandie, le dôme Kapton qui l’équipe.

L’amélioration des performances est assurée par de nouveaux haut-parleurs RCF utilisant des matériaux nobles tels que le Kapton, le titane et le néodyme en fonction des modèles.

Le nouveau moteur de 1,75” avec dôme en polyimide-Kapton utilise une technologie de collage et de nervures de renfort inédites, le rendant 10 fois plus durable que les modèles précédents.
La nouvelle conception des haut-parleurs grave les dote d’une grande stabilité à puissance élevée, avec moins de distorsion. Chaque prototype de haut-parleur grave a été testé avec un signal continu durant 200 heures, afin de le solliciter à des niveaux extrêmes.

La conception électroacoustique innovante de l’ART 9 réside dans l’ébénisterie en composite de l’enceinte. Le nouveau guide d’ondes True Resistive Waveguide (TRW) est le fruit de plusieurs perfectionnements apportés à la conception des haut-parleurs mais aussi des évents bass-reflex, grâce à une analyse par éléments finis et à de nombreuses mesures réalisées dans les chambres anéchoïques de RCF.


Lucio Boiardi Serri, ingénieur application RCF montre les évents et le guide d’onde émulant une charge résistive. Les deux plus le filtre FIR assurent un recoupement parfait et une dispersion très régulière.

Le TRW émule une charge résistive pure et sans résonance, ce qui réduit la distorsion dans les hautes fréquences d’un pavillon classique. Avec sa dispersion asymétrique, l’angle d’ouverture du guide d’ondes offre une directivité constante sur toute la zone d’écoute et une image stéréo équilibrée.

La réponse en fréquence impeccable de la petite 932-A.

La dispersion horizontale de ce même modèle. La chute est progressive, douce et même à 60° très acceptable. Bravo RCF.


La phase parfaite avec le raccord invisible entre HP de grave et moteur.

Ces composants fonctionnent en symbiose avec deux algorithmes DSP exclusifs RCF, l’un assurant la linéarisation de la phase et le filtrage, l’autre gérant l’excursion du haut-parleur grave.
Le FiRPHASE, une technologie basée autour de filtres FIR, permet une répartition cohérente du son sans distorsions de phase et une latence minimale du système.
Grâce à ce filtrage, à la nouvelle forme et à l’emplacement des évents bass-reflex, l’enceinte se comporte désormais comme une source ponctuelle pour une image sonore extrêmement réaliste.

La gestion de l’excursion du haut-parleur grave, Bass Motion Control, utilise une cartographie complète du comportement dynamique du haut-parleur, afin de générer un algorithme personnalisé qui limite uniquement les excursions excessives.
On obtient ainsi une liberté totale pour la reproduction du signal, sans filtres coupe-bas ni limiteurs large bande. L’enceinte peut ainsi reproduire le signal d’entrée à tous les niveaux sonores pour l’ensemble du spectre audible, en conservant toutes les nuances de la musique et une réponse profonde et détaillée dans les graves.

La 945-A droite et en mode wedge. Son guide d’onde asymétrique idéal en renfort, peut aussi être employé couché .

L’ébénisterie noire aux lignes élégantes utilise un composite de polypropylène spécifique, associé à un concept de construction radicalement nouveau. Le renfort interne M-Brace, conçu par RCF, relie les quatre côtés avec l’amplificateur, empêchant toute déformation.
On obtient ainsi un volume complètement inerte, avec un amortissement acoustique accru même à volume maximum. Les performances du M-Brace sont également exceptionnelles au niveau de la résistance aux contraintes mécaniques.

La platine ampli avec ses commandes et ports analogiques, identique sur toute la gamme avec une entrée combo symétrique et une sortie pour repiquer par exemple vers un sub. A gauche le choix des presets entre Flat, Loudness et Wedge et à droite le réglage de niveau et les leds de présence de signal et celle rouge de début d’écrêtage.

L’ART 9 est facile à déplacer et à transporter grâce aux poignées ergonomiques situées sur les deux côtés et sur le dessus. La base possède une embase en acier, pour montage sur pied ou barre de couplage avec un subwoofer. Chaque modèle peut aussi bien être accroché, monté sur un mur ou une structure à l’aide de multiples points M10 et des accessoires spéciaux.

La série ART 9 se compose de six nouveaux modèles, avec des haut-parleurs grave de 10” à 15”, et tous sont équipés du même amplificateur de puissance totale de 2100 watts.
L’ART 945-A est le modèle le plus grand et le plus puissant de la Série, avec un impressionnant SPL maximal de 135 dB. Elle est équipée d’un moteur à compression à dôme titane de 4” et d’un haut-parleur grave au néodyme qui descend jusqu’à 45 Hz.


Le moteur 4” à dôme titane et le 15” à aimant néodyme de la 945-A. Puissance et légèreté.

Les ART 935-A et ART 932-A peuvent produire respectivement 134 dB SPL et 133 dB SPL max, partageant le même moteur à compression à dôme titane de 3” et aimant néodyme.

La clarté exceptionnelle et la distorsion minimale des nouveaux dômes en Kapton des ART 915-A, ART 912-A et ART 910-A offrent un niveau de pression acoustique et un rapport poids/puissance remarquables.

La Série ART 9 est une évolution du concept d’enceintes ART, et constitue un nouveau pas en avant dans le domaine du son portable professionnel. RCF propose un nouveau standard avec une conception électro-acoustique novatrice et une grande polyvalence, dans une ébénisterie robuste, prêt pour la route et également adapté aux intégrations à haute puissance.

25 ans et des dizaines de milliers d’enceintes vendues. La série Art 9 est définitivement l’aboutissement de ce concept d’enceintes.

La série ART 9 et ses six modèles actifs est disponible.

Pour plus d’informations encore sur le site RCF

 

Les médias serveurs Modulo Pi au Puy du Fou Espana

Le 27 mars dernier, Puy du Fou España a été inauguré à Tolède en Espagne. À travers des spectacles grandioses, Puy du Fou España offre aux visiteurs une immersion dans l’histoire espagnole et ses légendes en s’appuyant sur 25 médias serveurs Modulo Player et Modulo Kinetic.

El Sueño de Toledo a déjà accueilli plus de 120 000 spectateurs depuis le 30 août 2019.

Plus de 30 hectares invitent les visiteurs du monde entier à vivre un spectaculaire voyage dans l’histoire de l’Espagne à travers des mises en scène, des décors et des costumes uniques, et des technologies de pointe.
Parmi les spectacles faisant appel à la projection vidéo, El Sueño de Toledo a été lancé l‘été dernier en prémices à l’ouverture du parc. Sur 5 hectares de scène et pendant 70 minutes, la gigantesque fresque nocturne fait intervenir plus de 185 cavaliers et acteurs, ainsi que 2 000 personnages pour revisiter 1 500 ans d’histoire espagnole.

Un mapping vidéo vient habiller les 3 900 m² de décor grâce à 28 vidéoprojecteurs Christie D20WU-HS, et 8 médias serveurs Modulo Player Standard Modulo Pi. Modulo Player est ici utilisé pour gérer les soft edge et le warping. Le spectacle est synchronisé au Time Code, et les opérateurs peuvent gérer séquences de tests et allumage des projecteurs grâce à des panels utilisateurs sur-mesure créés directement dans Modulo Player.

4 nouveaux spectacles sont accessibles au public pendant la journée, dont 3 spectacles intérieurs faisant appel à la vidéo. El Ultimo Cantar retrace l’épopée du Cid Campeador grâce à une projection à 360° et des écrans mobiles trackés. Le spectacle utilise 2 Modulo Kinetic Designer, et 7 Modulo Kinetic V-Node.

El Sueño de Toledo.

Pour A Pluma y Espada un spectacle de cape et d’épée avec projection sur une scène de 60 m de long par 10 m de haut, 3 Modulo Player Pro sont utilisés pour la projection sur un écran mobile. Via le codeur de l’écran, Modulo Player reçoit la position exacte de l’écran en OSC. La fonction Digimap incluse dans le média serveur permet ainsi de projeter en temps réel sur l’écran en mouvement.

Enfin, Allende la Mar Oceana propose une déambulation immersive à bord du navire la Santa Maria de Christophe Colomb. Le spectacle immersif intègre notamment des effets de mers projetés sur des écrans incurvés via 6 Modulo Player.

A Pluma y Espada.

Le Puy du Fou est utilisateur des médias serveurs Modulo Pi de longue date. Modulo Player et Modulo Kinetic sont intégrés sur la plupart des créations originales du parc français, notamment sur ses spectacles les plus emblématiques tels que La Cinéscénie, Le Dernier Panache, Le Mystère de la Pérouse, ou encore Les Amoureux de Verdun.

Plus d’infos sur le site Modulo Pi