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Laurent Voulzy retrouve la scène avec la scénographie lumineuse et subtile de John Artonne

Texte et photos : Allison Cussigh

Scénographe lumière de la tournée des théâtres 2025-2027 de Laurent Voulzy, John Artonne signe un design sobre et élégant, entre modernité et nostalgie, où praticables, écrans LED et projecteurs composent un écrin sur mesure.

Laurent Voulzy retrouve son public à l’occasion d’une nouvelle tournée. Il fait de nouveau équipe avec John Artonne, son éclairagiste qui a su retranscrire son univers avec un design subtil.

John Artonne fait partie de l’équipe et de l’univers de Laurent Voulzy depuis le design qu’il a imaginé pour la tournée des églises et des cathédrales de France de 2018 à 2023 plus orientée lumière que décor, par respect dû à ces lieux. En comparaison, cette nouvelle tournée du chanteur marque une différence évidente.

John Artonne, l’éclairagiste de Laurent Voulzy aux commandes d’une GrandMA3 Light.

John explique : « Nous sommes revenus à un concept plus classique pour ces concerts qui sont joués dans des salles de spectacle et des théâtres mais où l’univers de Laurent est toujours retranscrit. C’est un artiste qui déborde d’idées et mon approche a été de l’orienter au mieux dans sa démarche et ses inspirations. C’est agréable de travailler avec lui car on sait vite dans quel mood il est.

SLU : Quel était le brief de départ ?

John Artonne : Il voulait un design moderne, sobre, épuré qui évoque la danse contemporaine avec aussi un côté actuel. Au fur et à mesure de nos discussions, nous avons ajouté des écrans vidéo qui n’étaient pas prévus à la base.

SLU : Ce concert se démarque aussi par le nombre de musiciens qui est important

John Artonne : Laurent est fan de rock anglais des 70’s – 80’s voire même des 60’s. Il voulait un podium central pour y installer une batterie électronique afin d’éviter de polluer la prise de son au plateau mais qui donne l’illusion d’être une vraie batterie. Cet objet visuel marqué sur un podium circulaire blanc évoque les Beatles et Paul Mac Cartney dont il s’inspire beaucoup. »

Atmosphère et parti pris esthétique

Le design est subtil avec des nombreux effets de chaser horizontaux. Laurent Voulzy est à la fois étincelant et doux. Ses textes, son costume, ses gestes et son intonation, créent un climat serein favorisé par les nappes de faisceaux fluides des barres Tetra2. Les LEDBeam 350 en contre au sol, utilisés en pastilles avec pixels apparents, nous font plonger dans une mer de champagne doré qui sentirait les flots turquoise des Caraïbes rythmés par des percussions antillaises.

Quand Laurent Voulzy, et ses fils, interprètent le tube « Le soleil donne », la colorimétrie des Eurus Ayrton réchauffe la scène tout en finesse.

Les transitions sont franches avec passages au noir tout en conservant une ligne de LEDBeam 350 allumée en bleu. John dirige le regard des spectateurs par l’utilisation des effets flower des Tetra2 pour texturer le sol. Le rendu est élégant, dans une ambiance cabaret mais ne s’interdit pas de revisiter les références de l’artiste comme l’évocation des bords de Marne pour un titre, enchaînant de grands écarts remarquables et réussis.
Ce soir, Laurent Voulzy chante un de ses plus beaux titres « Le soleil donne » accompagné de ses fils. L’ambiance en camaïeux de orange acidulés, projetée par les puissants faisceaux des Eurus, est une référence évidente au clip tourné en Amérique du Sud.

Structure visuelle de la scénographie : Écrans et praticable

Un grand mur vidéo à LED habille le fond de scène. Cette idée s’est concrétisée au fur et à mesure des recherches que John a entreprises avec le chanteur. Cet écran a une double utilité : celle de projeter des médias et de cacher l’objet batterie pendant la première heure de show.

Plan de feu.

John raconte : « On avait prévu initialement des cyclos rétroéclairés pour cacher la batterie pendant la première heure de show, mais cette solution ne permettait pas de l’amener facilement sur scène. Nous avons donc opté pour un écran LED en deux parties, la partie haute est en accroche et pour la partie basse, nous avons construit cinq panières sur roulettes supportant les modules de 2 m par 2 m, indépendants les uns des autres, mais qui forment un seul écran une fois réunis.
Pendant le noir complet on ouvre les panneaux en faisant passer les pods numéro 2 et 3 derrière le numéro 1 et on avance la batterie sur scène pendant que je fais diversion en lumière à l’aide de blinders en jouant un effet aveuglant et en faisant naviguer des pixels un peu partout. Cette manipulation qui dure 2 minutes 30 secondes aurait pu être plus courte, mais nous avions besoin de ce temps pour les changements de costumes.

Avec l’aide de la société SY4TECH, John a subtilement rehaussé les praticables de la scène en les détourant avec du ruban LED pour apporter une touche de modernité à une scénographie inspirée de l’univers des Beatles.

SLU : Comment éclaires-tu les praticables qui composent ta scéno ?

John Artonne : Je voulais leur ajouter une touche de modernité et le fait qu’ils soient de couleur blanche n’aurait pas été suffisant. Nous avons travaillé avec SY4TECH, qui a intégré des rubans LED sur mesure, pour souligner leurs contours.

SLU : Comment sont-ils contrôlés ?

John Artonne : On utilise des boîtiers de conversion en Art-Net. Chaque élément est câblé en RJ45 et chaque barre de 2 mètres contient 120 pixels LED RGBW matriçables pour un métrage total de 9 mètres. J’avais un doute quant à leur luminosité car ils sont recouverts d’un diffuseur blackface avec réflexion de la lumière dans le tube, mais Je suis réellement impressionné par le résultat final.

SLU : Comment l’utilises-tu sur le show ?

John Artonne : Pendant le concert, je l’utilise soit pour souligner les arrêtes des praticables avec des couleurs fixes afin de diriger le regard vers un solo musicien de manière subtile. Je sublime alors la « jupe » qui est devant le praticable. Soit en y envoyant le flux vidéo pour m’en servir comme d’un « Ambilight » des écrans à LED ou pour créer de la texture et des effets compliqués que je ne peux pas programmer en console. »

Les rubans à LED installés dans les praticables prolongent la vidéo et la lumière pour un effet ambilight recherché par John.

Les médias vidéo ont pour majorité été conçus par Studio Énorme à Paris sous la direction artistique de John en plus de certaines boucles d’IA de 30 secondes, qu’il a conçues dans son studio Acte Deux, comme le passage d’une bille métallique dans un flipper des années 80’s. Il raconte « Laurent apprécie aussi certaines touches un peu kitsch et je voulais assumer cette digression tout en conservant le style propre et classe qui le définit. Cela étant dit, nous ne voulions pas non plus abuser des médias. »

Des Barres Robe Tetra2 et GLP Impression X5 IP Bar structurent le fond de scène entre les écrans

John a placé deux lignes horizontales de barres LED en fond de scène. Une ligne de Tetra2 au centre de l’écran et une ligne de X5 Bar au-dessus.

Les barres de Leds Tetra2 au centre de l’écran et les X5 IP Bar au-dessus sont accrochées en ligne continue et contrôlées de manière à uniformiser leur rendu. Elles contribuent à former un sandwich avec les panneaux de Led et structurent le design de manière élégante.

Il explique « Je cherchais à créer un effet de symétrie et à reproduire l’effet Ambilight sur les écrans que j’apprécie. Par ailleurs cette disposition me permet de créer un design linéaire à étages avec l’idée de faire comme un sandwich de barres LED et de créer une sorte de boîte.

La programmation a donné lieu à un jeu d’équilibre entre les deux références de barres pour que le rendu soit à peu près homogène. La plupart du temps je m’en sers en rideau de couleurs, et de la même manière que pour les rubans LED des praticables, j’y envoie des médias vidéo. »



Motorisée en tilt, la GLP Impression X5 IP Bar aligne 18 sources LEDs RGBL de 40 W associées à un zoom 4,5° – 60°. L’algorithme iQ.Gamut garantit une colorimétrie précise avec CTC variable de 2 500 K à 10 000 K, roue virtuelle de 64 couleurs LEE et pixel mapping individuel sur 6 modes DMX. La calibration intelligente des sources RGBL, garantit des blancs parfaitement calés sur la courbe de rayonnement du corps noir et une cohérence colorimétrique qui permet d’uniformiser les couleurs des projecteurs GLP avec celles de luminaires d’autres marques.

 

Explosion de puissance dans un design à étages pour une scénographie de grande ampleur.

John Artonne : « J’aime beaucoup ce projecteur que j’utilise aussi en ambilight et quand j’en ai parlé à Yohann (Ory chez MID ndlr) il était d’accord pour me les prêter sur les dates de Pleyel.

Les Robe Tetra2 utilisées en effet flower texturent la scène avec leur « gobo » si particulier pour un rendu chatoyant de couleurs.

SLU : Ils sont assez puissants pour passer devant les écrans vidéo ?

John Artonne : Oui, sans problème

SLU : Pourquoi as-tu choisi les Tetra2

John Artonne : C’est une machine que je connais bien, qui est très rapide ce dont j’avais besoin pour passer très vite des effets notamment sur un titre dynamique.

Elle produit aussi l’effet flower que j’utilise comme un gobo et qui projette de la texture au sol. Le choix s’est fait rapidement finalement. J’aime beaucoup les Tetra2.

Notre première date de tournée était en festival, donc en extérieur, et bien qu’elles ne soient pas IP, elles ont vécu la pluie sans sourciller. Par ailleurs j’aime énormément la texture de leurs faisceaux. Le seul petit défaut est la librairie qui est compliquée en console.



Le Robe Tetra2 est une barre motorisée en tilt. Elle embarque 18 sources LEDs RGBW de 40 W contrôlables en pixel mapping. Son double zoom indépendant couvre la plage 4° – 45°, passant d’un beam serré à un wash global. Ses blancs sont calibrés de 2 700 K à 8 000 K, elle simule la gradation d’une lampe tungstène et deux de ses sources produisent un effet MCFE brevetés (le Flower Effect).

 

Le design global est très linéaire pour des effets de chaser particulièrement réussis et envoûtants.

 

Wash et effets sur scène avec les Robe LEDbeam 350

John Artonne : « C’est un produit qui a fait ses preuves et qui est répandu dans les parcs. Je ne pouvais pas partir avec des références trop compliquées au cas où j’aurais eu besoin de spare en tournée auprès d’un prestataire local. Partant de ce principe j’ai spécifié des LEDbeam 350 qui viennent devant les écrans aux pieds des pods.

Une ligne de Robe LEDBeam 350, des petits projecteurs pêchus et puissants, assure le contre au sol.

SLU : Qu’en penses-tu ?

John Artonne : Ce sont des petits projecteurs très puissants que j’utilise beaucoup notamment pour créer les contre-jours que Laurent adore. Il aime les ombres sur les musiciens et j’avais besoin d’un projecteur suffisamment compact pour ne pas cacher le bas des écrans LED tout en étant suffisamment puissant pour rester présent face à du Spiider ou d’autres projecteurs plus puissants rencontrés en configurations festival, sans oublier sa robustesse.

Il n’est pas pixelisable et on ne peut pas mémoriser de macros, ce sont peut-être les seules choses que je regrette. Mais c’est surtout sa taille qui a orienté mon choix et Mag Scene, qui fournit le kit lumière et le réseau, a fait cet investissement en juillet pour nous, tout comme celui des Tetra2 d’ailleurs. »


Les Ayrton Eurus en contre, à la face et en latéral comme bêtes de scène pour Pleyel

Les Ayrton Eurus sont présents à contre, (…)

 

(…) et en latéral.

24 Ayrton Eurus S composent le kit, ils sont disposés sur les deux ponts de contre et en latéral ainsi que sur le pont de face. John confie « C’est une machine que j’aime bien. C’est un profile qui ouvre large et qui est puissant. Ce n’est pas le projecteur qui était censé m’accompagner sur la tournée mais je m’y retrouve largement.

SLU : Comment est-ce que tu l’utilises ?

John Artonne : Je l’utilise en douche sur les musiciens. Je viens aussi sectoriser ou encore washer l’ensemble du plateau. Le fait qu’il ouvre beaucoup est utile à Pleyel car la scène est large. »


L’Eurus S Profile embarque une LED blanche 650 W (6 700 K) pour un flux de 36 000 lm (sphère). Avec son zoom étendu de 4,5° à 50°, son module de 4 couteaux rotatifs à fermeture totale, ses 18 gobos HD sur deux roues, sa roue d’animation, ses deux prismes combinables, il est extrêmement polyvalent et reconnu pour la qualité de sa trichromie CMY+CTO.


Le Gobo « tunnel conique » de l’Eurus créé une ambiance aérée autour de Laurent Voulzy.

Sur les deux ponts de contre, ils sont accrochés en alternance avec des washs Impression X5 Compact : « Un des meilleurs projecteurs de sa catégorie » confie John.

Les Strike Array associés aux JDC Line pour une mise en lumière du public maîtrisée

Face public, John a prévu 12 Strike Array Chauvet et des strobes JDC Line GLP.

SLU : Que penses-tu des Strike Array ?

John Artonne : « C’est un blinder à LED en blanc variable classique qui me permet d’éclairer le public sur des morceaux comme « Rock Collection » où les gens chantent. A ce moment j’ai 2 000 artistes dans la salle que je dois mettre en valeur (rire). »

Les Strike Array 2 sont dirigés vers le public pour l’intégrer lors des moments forts du show mais pas en continu.

Cela étant dit, John nous confie que Laurent Voulzy aime voir son public mais pas en continu afin de pouvoir rester concentré. Il explique : « Il adore le contact mais si j’expose trop les gens, d’une part, il a peur que ce soit gênant pour eux car c’est une tournée des Théâtres et qu’ils sont proches. D’autre part ça pourrait le perturber sur scène car il a tendance à les regarder pour communiquer et cela peut le perdre en quelque sorte.
De mon côté je souligne les moments où le public chante avec lui mais je ne les éclaire pas systématiquement pendant les applaudissements. Pour ces moments-là j’avais besoin d’autre chose que du blinder. »

Pour éclairer le public John a aussi installé une ligne de GLP JDC Line 1000 et 500 sur le pont de face. Il explique « Je ne voulais pas de projecteurs en mouvement car je n’aime pas en abuser et ça ne correspond pas au public de Laurent. J’ai pensé au JDC Line car il est fin. Par ailleurs j’apprécie sa gestion des couleurs tout en étant moins fan des pas du dimmer qui, à faible intensité, sont trop écartés. Pour moi il manque encore un step à ce niveau.»

Grâce à leur faible hauteur et leur légèreté, les JDC Line 1000 sont faciles à accrocher sur un pont de face déjà bien chargé.

SLU : Sur ces dates de Pleyel, tu les as accrochés à la face

John Artonne : « À la base, les JDC Line étaient censés faire une ligne de 10 mètres au sol en bord de scène mais dans cette configuration ils étaient trop proches des yeux du public. Je ne m’attendais pas à ce que les sièges soient si proches de la scène. J’ai pris cette décision hier au montage sans compter que la nouvelle disposition me fait gagner un peu de place au plateau. »


Strobe hybride statique, le GLP JDC Line combine sur un même tube optique de 50 cm une ligne de 100 LEDs blanches ultra-puissantes et une ligne de 200 LEDs RGB, contrôlables par segments de 25 mm. Chaque segment se divise en partie haute et basse pour un pixel mapping dense et sans zone noire. Elle est disponible également en version de 1 mètre de long.

 

Les Starway FloodLight HD font diversion lors de l’installation de la batterie sur scène.

Les Starway Flood Light petits et puissants

SLU : Qu’as-tu mis au sol en bord de scène finalement ?

John Artonne : « J’ai installé une ligne de Flood light dirigés volontairement vers le haut pour ne pas éblouir le public. Ils servent aussi à faire diversion quand la batterie arrive sur scène.

SLU : Pourquoi ce choix ?

John Artonne : Je voulais du Mono Blinder et IP65 car ces projecteurs sont en nez de scène, donc exposés à la pluie en festivals. De plus il me fallait de la couleur et de la puissance dans un petit format et facile à utiliser. J’ai essayé plusieurs références de fabricants et mon choix a été dirigé par le caractère robuste du Starway. Il a pour seul défaut sa connectique IP que nous avons remplacée en interne par d’autres connecteurs plus fiables. Ce problème s’est réglé en moins de deux heures et le rapport qualité prix est complètement respecté. »

Sur ce tableau « Pinball années 80’s », la puissance des Eurus et des Tetra2 permet de rivaliser avec les écrans vidéo. Les FloodLight HD, en nez de scène, complètent joliment le design sans éblouir les spectateurs installés au premier rang.

 

Robe Forte et Esprite sur RoboSpot à la face

Pour Pleyel deux RoboSpot assurent la face à l’aide d’une motion camera. L’un est dédié au chanteur associé à un Forte et l’autre à ses guests associé à un Esprite. Les invités changent tous les soirs et lors de ce reportage nous avons pu écouter les fils de Laurent Voulzy, des percussionnistes accompagnés d’une danseuse des Antilles, des cuivres, une violoniste et Alain Souchon.

Un Robe Forte contrôlé par RoboSpot assure la face de Laurent Voulzy pour un rendu irréprochable.

SLU : Le Robe Forte est devenu une référence à la face

John Artonne : « Il y aura certainement une captation au mois de juin sur deux dates pour des archives ou pour un DVD en plus de la transmission en temps réel dans les écrans. J’avais donc besoin d’un projecteur qui n’écrase pas, mais soit suffisamment puissant en poursuite et avec de bonnes fréquences d’alimentation du moteur LED pour éviter le scintillement à l’image. Le Forte a fait ses preuves, c’est une valeur sûre. »

Au soir de ce reportage à Pleyel, le design sobre, élégant et précis de John Artonne se confirme. A l’aide d’un kit hétéroclite mais cohérent, fourni par le prestataire Mag Scène, où les Eurus assurent la polyvalence, où les Robe LEDBeam 350 plantent leurs pastilles dorées à l’avant des pods vidéo, où les Tetra2 et les Impression X5 Bar structurent l’écran et habillent le fond de scène de jolis voiles colorés. À la face, deux RoboSpot dirigent un Forte dédié au chanteur et un Esprite pour ses invités.

Le public, lui, est confié aux Strike Array et aux JDC Line sur le pont de face, secondés en nez de scène par les FloodLight HD. Les praticables sur-mesure de SY4TECH, dont les contours s’animent grâce à 120 pixels LED RGBW par barre pilotés en Art net, complètent un design et l’écran s’anime sous les médias vidéo signés Studio Énorme, complétés de boucles IA conçues au sein du studio Acte Deux de John Artonne.
Une belle réussite pour un show qui court jusqu’en 2027.

Alain Souchon est un des prestigieux invités du soir, on aime !
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