A l'Olympia

Le son Clair de Cabrel servi par Audio Concept et ciselé par Ludovic Lanen

Francis Cabrel fait partie de ces artistes intemporels et rares, fidèles et populaires, qui pourraient se contenter d’un micro chant et d’une ligne pour leur guitare.
C’est pourtant avec un groupe remarquable que nous l’avons écouté à l’Olympia, sonorisé en Clair Bros grâce à Audio Concept et éclairé tout en subtilité par Spectaculaires. Une soirée avé l’accent sur le plateau comme en régie.

Audio Concept Clair Brothers Cabrel

Il est 16:30. Les balances sont encore loin et il règne dans l’Olympia un calme que pas même les turbines des projecteurs et le minuscule souffle de la diffusion ne viennent troubler.
Avec son bel accent et son regard marqué par la fatigue, Dominique Maurel est venu nous accueillir à l’ascenseur qui plonge dans le saint des saints. L’instant est venu d’attaquer avec lui bit en tête !

A gauche Ludovic Lanen, l’ingé façade et à droite Dominique Maurel, la tête, les jambes et les oreilles d’Audio Concept. Ludovic…avec un prénom pareil, c’est évident qu’il sait mixer !

A gauche Ludovic Lanen, l’ingé façade et à droite Dominique Maurel, la tête, les jambes et les oreilles d’Audio Concept. Ludovic…avec un prénom pareil, c’est évident qu’il sait mixer !

SLU : Dominique, c’est un grand classique qu’on ressort assez souvent aux techniciens qu’on interviewe. Tu as l’air bien fatigué !

Dominique Maurel (ingé Système, gérant Audio Concept & distributeur Clair Bros pour la France) : C‘est le cas. La tournée est très belle mais intense et pour le moment je suis seul pour m’occuper du système. Plus tard lors des Zéniths j’aurai un assistant car j’ai la moitié des boîtes qui est restée dans le camion et deux bras n’y suffiraient pas.

Il y a 25 ans Audio Concept est lancé

SLU : Tout d’abord, comment est né Audio Concept ?

Dominique Maurel : En 1991, chez moi avec un petit peu de matériel. C’est une entreprise individuelle. Je suis toujours tout seul. Avec l’afflux de travail, je n’ai jamais cessé d’investir. Je suis un passionné et me suis formé tout seul ou presque. Au grand désespoir de mes parents, j’ai fait du son (rires) !

Une vue imprenable sur les i212 de Clair Bros dans les velours rouges de l’Olympia

Une vue imprenable sur les i212 de Clair Bros dans les velours rouges de l’Olympia

SLU : Tu ne peux pas être tout le temps tout seul…

Dominique Maurel : Non bien sûr, j’ai mon Label et suis entouré d’une équipe d’intermittents prêts à m’aider quand nécessaire.

SLU : Tu as commencé comment ?

Dominique Maurel : J’ai commencé autour de Valence d’Agen dans le Tarn et Garonne avec des petites associations qui ont organisé des festivals de plus en plus gros et j’ai grandi avec elles. J’ai aussi prospecté mais il faut avouer que ce n’est pas mon point fort !

Le bouche à oreille a aussi très bien marché. Un jour on m’a demandé d’aller mettre du matériel à Astaffort (30 km de Valence d’Agen NDR). Je suis parti avec mon petit fourgon. Cela s’est bien passé et j’y suis depuis 20 ans. Il y a 7 ans Francis m’a dit très simplement que ce serait bien si je m’occupais de sa tournée Des Roses et des Orties car il souhaitait garder cet enracinement local qui lui tient à cœur. J’ai pas mal stressé car c’était ma première grosse presta et cela m’a valu quelques nuits blanches.

J’avoue que le montage de la tournée actuelle a été beaucoup plus relax. Toujours fatigant mais relax (rires) ! J’ai préparé des racks, du câblage et tous les accessoires rendant la vie plus facile, et c’est moi qui ai tout câblé. S’il y a un pain, je sais où chercher. 

SLU : Où as-tu appris à caler un système ?

Dominique Maurel : J’ai appris en discutant avec des autres techniciens et en manipulant. Lors de la dernière tournée de Francis, Jean Lyonnet assurait le calage et j’ai beaucoup appris en l’assistant. J’ai fait des études de physique, j’ai donc des bases mathématiques pour comprendre par exemple ce qu’est la phase. J’ai dévoré aussi les docs et les bouquins et je me suis lancé.

Maxime Minimax Menelec

Maxime Minimax Menelec

Il y a enfin des mecs extra comme MiniMax que tu dois connaître (naaaan, quelle idée. La bise Max ! NDR) et qui ne sont pas avares de conseils. Je l’ai connu il était haut comme ça, et quand tu vois où il en est, je dis bravo. Il le mérite complètement.
Un jour il est venu chez moi, il était intéressé par le système Clair que je venais de rentrer. Il a assisté à une démo que j’avais organisée et m’a dit : « Je peux venir chez toi un jour pour mesurer ton système? » On l’a monté, il a passé la journée à faire des mesures et il a rédigé un petit dossier. C’est un passionné. Dès qu’il a des infos, il les transmet.

SLU : Au fait, comment tu fais à avoir ton Label en étant seul dans ta boîte…

Dominique Maurel : Ce n’est pas simple ! L’hiver 2014 où c’était très, très calme on m’a dit que pour être dans les clous je devais embaucher un CDI plein temps. Je me demande bien qu’est-ce que je lui aurais fait faire et comment je l’aurais rémunéré.
J’aurais mis ma boîte en danger voire la clé sous la porte. Je comprends le raisonnement du Label, mais la réalité est toute autre.

Clair Bros prend l’accent du Sud-Ouest

SLU : Raconte-nous ta rencontre avec Clair car là, nous sommes loin de l’entreprise individuelle !

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