Ad
Ad

Robe Arianne 6 privilégie la simplicité

Texte et photo par Allison Cussigh

Wash IP65, Arianne 6 est né d’un double constat : simplifier une machine dont les effets avancés restaient inexploités sur le terrain, et adopter la LED RGB Lime pour répondre à un plus grand nombre d’applications. Vincent Bouquet, directeur technique de Robe, nous explique la réflexion qui a conduit au développement de ce nouveau produit.

Robe Arianne 6 Soundlightup
Le nouveau wash multisource Ariane 6, puissant et IP65/66

L’Arianne 6 est une réponse directe à un constat de terrain

« Dans la majorité des cas en festival, les effets du Spiider ne sont jamais utilisés. Les prestataires mettent la machine en mode 2, le mode le plus simple : on allume toutes les LEDs ensemble, on fait une couleur, on ouvre le zoom, on ferme le zoom, et c’est tout », explique Vincent Bouquet.

La remarque est revenue souvent : pourquoi payer pour des fonctionnalités qui ne sont jamais utilisées ? À quoi s’ajoutait un deuxième manque : le Spiider n’est pas étanche, une lacune pour un secteur exposé aux caprices de la météo. Robe disposait bien d’un wash étanche, l’iSpiider X, mais celui-ci conserve tous les effets du Spiider, son prix avec. L’Arianne 6 suit une logique inverse : un châssis quasi identique à l’iSpiider X avec presque les mêmes dimensions mais débarrassé de ce qui le complexifie sans apporter de valeur réelle en exploitation festival ou touring.

RGB Lime, le chaînon manquant

Le deuxième apport est technologique. Jusqu’ici, Robe proposait deux familles de sources. Les RGB White, dominantes en touring pour leur flux élevé, mais avec un IRC limité autour de 70. Et les RGBA, privilégiées dans les théâtres pour leur rendu colorimétrique plus fin et un IRC dépassant 92, mais moins puissantes en blanc froid. « Les théâtres ont eu du mal à trouver des machines en sous-location parce que les types de LED n’étaient pas les mêmes », résume Vincent Bouquet.

L’arrivée des LEDs RGB Lime a ouvert une troisième voie. Avec un IRC de 86, elles offrent un rendu colorimétrique nettement supérieur au RGBW sans sacrifier la puissance. Sur l’Arianne 6, 19 LEDs multichip de 55 W produisent jusqu’à 100 000 lux à 5 m soit deux fois plus qu’une machine RGBA de même gabarit. « Pour le même encombrement, on est deux fois plus puissant », souligne Vincent Bouquet. Une seule et même machine peut désormais convaincre le prestataire touring comme le directeur technique de théâtre.

Concentrique plutôt que pixel par pixel

Néanmoins, l’Arianne 6 conserve une forme de souplesse dans le contrôle de sa dalle : LED centrale, deuxième anneau et troisième anneau, pilotables indépendamment via un mode DMX dédié. Mais elle renonce au contrôle LED à LED du Spiider. Un choix assumé. « Le but c’est d’avoir une gamme de wash simple », confirme Vincent Bouquet. En mode standard, toute la dalle répond à une seule commande, ce qui accélère la programmation dans les contextes où le temps de résidence est compté.

Le zoom motorisé couvre la plage 3,8° – 60° pour passer d’un beam serré à un wash large et homogène. La gradation L3 garantit des fondus au noir fluides et imperceptibles, condition sine qua non pour le théâtre. Le CTO variable de 1 800 K à 10 000 K, associé à une émulation tungstène permet à la machine de s’intégrer dans des parcs lumière mixtes sans écart de rendu visible.
L’étanchéité IP65/66 est gérée par le système RAINS, qui régule automatiquement humidité, température et pression sans intervention manuelle. Un test d’auto-pression en moins de trois minutes confirme le bon assemblage avant chaque sortie extérieure.

L’Arianne 6 incarne une conviction simple : robustesse et facilité d’exploitation.

D’autres information sur le site Robe

Ad
Ad

EN CONTINU

Ad
Ad

LES PLUS LUS