MDG au festival de Glastonbury

MDG a collaboré avec Arcadia Spectacular pour le festival de Glastonbury en fournissant deux de ses monstrueuses machines à brouillard Me8, à Pangea (la Pangée), la nouvelle création fantastique d’Arcadia.

© Ben-Daure – Arcadia-Glastonbury

Baptisée en référence au supercontinent massif qui, il y a 300 millions d’années, s’est fractionné pour former les sept continents qui nous séparent aujourd’hui, Pangea est une toute nouvelle installation taillée sur mesure et créée en exclusivité pour Glastonbury. Elle remplace le célèbre Spider (l’Araignée) d’Arcadia, qui a habité l’espace durant dix ans, et constitue l’une des premières installations majeures du générateur de brouillard Me8 MDG.

« Pour la première année d’une installation permanente prévue pour durer cinq ans, nous avons pu, avec Pangea, « aller en ville » à une échelle totalement différente de celle d’un spectacle de tournée », déclare Cyrus Bozorgmehr, responsable de la communication chez Arcadia.
« Nous voulions explorer ce qui est possible dans un espace tridimensionnel avec une plus large perspective d’extension vers le haut et voir comment on pourrait s’emparer du volume au-dessus de la tête des gens pour créer une expérience d’immersion totale sur l’ensemble du site. »

© Lukonic barnyard – Arcadia-Glastonbury

Pour atteindre cet objectif, une structure centrale massive à plusieurs niveaux a été conçue et entièrement réalisée, comme toutes les créations d’Arcadia, en réutilisant de la ferraille abandonnée glanée dans le monde entier. La pièce maîtresse est une gigantesque grue portuaire de 50 m provenant des quais tout proches d’Avonmouth, équipée de projecteurs et d’éléments pyrotechniques, dont le compartiment moteur sert d’espace opérationnel pour les systèmes de contrôle.

La grue repose sur un ancien radôme militaire sphérique utilisé comme surface de projection, placé au-dessus d’une cabine de DJ au plancher maillé sur une plateforme qui tourne sur 360° au-dessus du public, ce qui donne une directivité totalement immersive sur l’ensemble du site. « Tout autour de la cabine du DJ, on a différents visuels avec une atmosphère intense et quelque peu « délirante » à chaque niveau et une lumière chaude de style tungstène en bas », explique Dorian Cameron-Marlow, responsable technique de la production d’Arcadia.

© Ben-Daure – Arcadia-Glastonbury

« Fonctionnant comme des écrans de projection, la sphère du radôme et les niveaux supérieurs ajoutent des éléments visuels très forts, alors que la grue nous permet d’accéder au ciel d’une manière totalement différente et de jouer avec l’espace.

L’éclairage de la flèche donne un aspect d’architecture spectaculaire et de puissants effets Beam. C’est sans doute la zone la plus importante pour les générateurs de brouillard Me8 de MDG. « Nous avons utilisé les grands effets de Beam pour balayer les foules, La brume des Me8 les a rendus extrêmement efficaces et d’une force extraordinaire », ajoute Cameron-Marlow.

« La brume était si fine qu’on ne la voyait vraiment qu’à ce moment-là. C’était donc étonnamment aérien lorsqu’on voyait le passage de ce grand faisceau qui tournait dans la foule comme un débarquement d’extraterrestres ! »
« Au cours des cinq prochaines années, l’objectif est de conquérir le ciel », explique Bozorgmehr. « Il est donc essentiel d’avoir un éclairage qui ressorte parfaitement à une hauteur de 30 m dans l’espace.

Cameron-Marlow confirme : « Nous avons une structure avec laquelle on peut interagir pleinement, ce qui nous donne d’immenses possibilités d’action sur un volume sphérique mouvant de 50 m, qui doit impressionner une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, dépasser les 80 m de l’espace central de l’aréna, atteindre le pourtour et bien au-delà.
L’éclairage et les effets doivent être visibles à grande échelle et, pour cela, il faut disposer d’un beau brouillard pour les révéler pleinement. On peut avoir les projecteurs les plus puissants du monde, si on n’a pas un très bon plan de distribution de brouillard, l’éclairage n’aura aucun effet. »

© Sarah-Ginn – Arcadia-Glastonbury

Ce qui est incroyable, c’est que Cameron-Marlow et l’équipe ont réussi à atteindre leur objectif en n’utilisant que deux générateurs de brouillard Me8. Chacun a 8 buses de sortie et peut produire 800 m3 de fin brouillard d’un blanc pur par minute.

Ils sont placés de part et d’autre de l’aréna, et à partir de ces positions, le brouillard est canalisé par un système complexe de tubulures vers six réverbères sculptés en forme d’arbres, caractéristique ancienne des installations d’Arcadia, qui symbolisent l’interpénétration de l’industriel et de l’organique. Chaque Me8 est raccordé par une conduite à trois des arbres sculptés puis, à partir du centre de chaque arbre, le brouillard est dirigé vers le haut de chaque brindille et en sort par les extrémités.

« Nos arbres sont un moyen très efficace et subtil de répartir le brouillard, car ils sont disposés en cercle, à mi-chemin entre les tours extérieures et la structure centrale », explique Cameron-Marlow. « Sur le plan environnemental, c’est la position idéale pour la distribution de la brume, et la nature organique de la conception est renforcée par le fait qu’il n’y a pas d’énormes ventilateurs pour la distribuer.
Comme ça, nous pouvons obtenir un filet d’atmosphère lent, particulièrement avec ces machines, qui ont un débit réellement constant du fait de leur rapport cyclique de 100 %. C’est assez éthéré et les arbres deviennent autant des éléments sculpturaux en eux-mêmes que des sources de brume. »

Cameron-Marlow a également indiqué qu’ils ont poussé les limites en canalisant le brouillard sur des distances pouvant atteindre 50 m. « Mais dès le départ, le fluide MDG a fait exactement ce que nous voulions, même sur de telles distances. D’une manière générale, le brouillard ou la brume n’aime pas qu’on le conduise aussi loin : il peut changer d’état, se condenser et, au final, ne pas produire l’effet escompté.
Cependant, nous avons passé un certain temps à étudier les systèmes de canalisation et à configurer leur utilisation en conséquence et, une fois la conception globale du système mise en place, ça a marché à la perfection. C’est parce que nous savions que le Me8 serait capable de les gérer que nous avons pu faire certaines choses compliquées que nous n’avions jamais faites auparavant ».

© CharlieRaven – Arcadia-Glastonbury

Comme pour tous les événements en extérieur, le vent et les conditions météorologiques représentent toujours un défi, mais l’équipe a pu en atténuer les effets en jouant sur l’équilibre du débit des générateurs MDG : « Pour avoir un système bien réparti, en particulier pour la constance du débit moyen, si le vent décide de souffler, nous pouvons le combattre en contrôlant à distance le débit des Me8. »

Compte tenu des compétences écologiques d’Arcadia et de son intérêt à adopter les technologies les plus récentes et les meilleures, les considérations environnementales étaient également importantes. « L’une des choses que je préfère à propos des générateurs MDG », conclut Cameron-Marlow,
« c’est leur étonnante efficacité en termes de consommation de fluide, de gaz et d’énergie. C’est un avantage considérable si on considère le volume et la qualité de la brume et du brouillard qu’ils fournissent, qui, pour moi, ont toujours été les meilleurs du marché. »

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site MDG

 

Crédits -

Texte : MDG

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