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Nico Riot traduit la puissance de Perturbator en tournée avec Chauvet

Texte : Chauvet Professional - Photos : courtesy Whatever Live

À la croisée du metal industriel, de la dark synth et d’une esthétique cyberpunk radicale, Perturbator a toujours été un projet électronique hors normes. Sa musique est massive, cinématographique, à la fois brute et maîtrisée.

 

Pour sa tournée européenne automne hiver 2025, récemment terminée au Bataclan, l’enjeu n’était pas simplement d’éclairer un concert, mais de traduire visuellement cette intensité. Le concepteur lumière Nico Riot, accompagné de Camille (Clair Obscur), a trouvé l’axe créatif du projet lors d’un shooting photo réalisé par l’artiste au Rudolph Tegner Museum and Statue Park, au Danemark.

En découvrant les images capturées dans ce lieu brutaliste et monumental, les designers ont immédiatement perçu une résonance entre les sculptures massives de Tegner, qui dégagent une puissance à la fois structurée et raffinée, et l’univers sonore de Perturbator. « Perturbator a réalisé un shooting avec le photographe Andy Julia au musée Rudolph Tegner. Quand j’ai vu les photos, la direction du design est apparue évidente », explique Nico Riot, qui a utilisé entre 20 et 28 barres motorisées Chauvet Professional COLORado PXL Bar 16 fournies par Pan Tilt, pour transposer cette monumentalité sur scène.

« Le gigantisme et les détails des sculptures appelaient la création d’un monolithe vidéo capable de recréer cette atmosphère sur la tournée », poursuit-il. « Il n’y a que deux musiciens sur scène, Perturbator et son batteur, et je voulais qu’ils soient proches l’un de l’autre, centrés autour d’une pièce forte. »

L’un des éléments clés du musée, son plafond en verre de forme octogonale, est devenu un point d’ancrage visuel majeur. Sur scène, cette géométrie s’est transformée en riser octogonal structurant l’ensemble du dispositif autour d’un monolithe qui agit comme une entité dramaturgique, se révélant progressivement au fil du spectacle. Par moments incandescent, à d’autres presque absorbé par l’obscurité et le brouillard, il modifie la dynamique entre les deux artistes, les rapprochant ou les séparant physiquement lorsque les risers s’ouvrent.

« Le show est divisé en actes, donc nous n’utilisions au départ qu’une partie du monolithe », raconte Nico Riot. « Puis les risers s’ouvrent et révèlent la structure dans toute sa dimension. Cela dévoile également de nouvelles lignes de faisceaux, créant une autre perspective et multipliant les sources et les possibilités. »
Ce premier mouvement d’ouverture, en milieu de concert, agit comme un véritable basculement visuel. « C’est assez saisissant pour le public de voir les deux musiciens être séparés de part et d’autre de la scène. Le riser me permet de recentrer l’attention sur un point précis quand c’est nécessaire. Le monolithe est toujours présent, mais jamais entièrement dévoilé au départ. »

Pour accentuer la structure octogonale, Nico Riot a entouré l’élément central de 20 COLORado PXL Bar 16 (28 en configuration festival, avec ajout de latéraux). « Elles nous ont offert de superbes effets de profondeur, créant une sorte de voile lumineux entre le groupe et le public », explique-t-il.
Positionnées majoritairement sur l’axe X tandis que les projecteurs à faisceau travaillent sur l’axe Y, les barres structurent l’espace. Elles densifient la scène et renforcent cette atmosphère tendue et immersive.

Souhaitant créer « l’opposé d’un show metal ou EDM classique », Nico Riot a volontairement évité le langage visuel hyper-kinétique souvent associé à ces esthétiques. « Il y a très peu de mouvements, très peu d’effets ou de changements de position rapides », précise-t-il. « La musique de Perturbator est déjà extrêmement intense. Je cherchais un moyen de conserver cette intensité sans projeter constamment la lumière vers le public. »

Plutôt que de multiplier les effets frontaux et les strobes directs, il a construit la tension par la densité atmosphérique et le travail des micro-variations d’intensité. Les strobes sont majoritairement orientés vers le fond de scène ou maintenus dans une position neutre, participant à modeler la matière lumineuse plutôt qu’à solliciter frontalement le regard.

« J’ai utilisé une quantité impressionnante de brouillard et de fumée », ajoute-t-il. « L’opacité de l’air permet d’adoucir la perception du strobe, et les couleurs contribuent à lisser le rendu. En jouant avec précaution sur les fréquences et les effets de dimmer simultanément, on peut générer une vraie intensité visuelle sans que cela devienne envahissant. »

La subtilité devient ici un outil central. « Un élément peut fonctionner à 1 % pendant plusieurs minutes, attendre le bon moment musical pour exploser. » Ce travail sur les très faibles intensités permet de créer des moments forts sans saturation permanente.

Aux côtés de sa cheffe d’équipe lumière Léna Marinot, Nico Riot a piloté ce show de 10 univers en MIDI. « Je n’avais encore jamais programmé un projet électronique de cette manière. J’ai demandé conseil à mon ami Pierre-Claude, qui m’a orienté vers le MIDI. Cette approche facilite la réorganisation des séquences lorsque des modifications de l’artiste interviennent pendant la tournée. » Une méthode particulièrement adaptée à un spectacle dont l’énergie évolue en permanence.

« J’ai hâte de retravailler avec Perturbator pour pousser encore plus loin ce design », conclut Nico Riot.

Pour plus d’informations produits et générales sur www.chauvetprofessional.com

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