Vectorworks Spotlight 2020. Perfectionnez la conception de vos projets

Vectorworks est un logiciel de CAO DAO et de rendering évolutif. Il ajoute le calcul de charge et un visualiseur, à ses fonctions de base et ses capacités d’import/export dans de multiples formats dont le MVR. Il est reconnu comme le seul à satisfaire tous les besoins de régie générale.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Vectorworks s’associe à des modules et des plugins au choix dédiés à 3 grandes disciplines : l’architecture, le paysage et Spotlight pour l’événementiel et la scénographie. C’est ce dernier qui nous intéresse évidemment.

© KISS Tournée « End of the Road » par SRae Productions et Todd Moffs

La dernière version SP3 de Vectorworks Spotlight a fait l’objet d’une présentation chez Novelty au printemps dernier, organisée par Design Express, distributeur de Vectorworks.
À un public d‘utilisateurs et/ou de curieux, Adam Chekir (technico-commercial chez Design Express) et Olivier Dufresne (gérant du centre de formations Oliverdy et lui-même formateur Vectorworks) en ont montré les nouvelles fonctionnalités et les plugins dédiés.


Démonstration Vectorworks chez Novelty par Adam Chekir, technico-commercial en charge des clients du secteur spectacle et Evénementiel, récemment recruté par Design Express. A droite, Olivier Dufresne formateur Vectoworks chez Oliverdy Formation.

Deux mots sur Design Express, distributeur historique de Vectorworks en Belgique, qui a créé un bureau au Luxembourg, en Pologne, aux Pays Bas et maintenant en France après avoir repris Cesyam il y a 3 ans. Son Directeur pour la France, Koen Heyens, a mis en place une nouvelle équipe aux petits soins pour ses clients et de nouvelles pratiques commerciales. Cette journée de démonstration en est un exemple.

Le public, intéressé par cette démo (plusieurs sessions dans la journée)…

… je dirais même plus, captivé…


Vectorworks, dont les utilisateurs sont de plus en plus nombreux dans le monde, a de nombreux atouts notamment des possibilités d’import/export dans toutes sortes de formats. Ca signifie que ce logiciel permet d’échanger des fichiers avec des collaborateurs qui n’ont pas forcément le même outil.
Importer le plan de feu de l’éclairagiste, le fichier du décorateur, leur proposer des modifications et réexporter le fichier à jour pour qu’ils puissent le récupérer sans détruire leur plan. En cela il est sans concurrence. Il génère des plans précis en 2d et 3d pour les différents responsables techniques d’un projet et pour le client. Le groupe Novelty, Impact Evénement et Match Event sont titulaires de plusieurs licences .

Vectorworks Spotlight

Définition d’un objet. Ici un ETC Source 4

Revenons à Vectorworks Spotlight qui apporte sa collection d’objets pour dessiner un plan de salle. Un objet c’est un pont, un moteur de levage, un projecteur mobile ou fixe, tout l’ADN de nos métiers.

Spotlight intègre une librairie de tous les objets dont vous pouvez avoir besoin et propose des outils paramétrables pour en créer de nouveaux au plus proche de la réalité et compléter votre librairie. Chaque objet est défini en dimensions, poids et fonctionnalités.

Une version complète appelée Vectorworks Studio comporte les 3 modules avec toutes les trousses d’objets destinés aux architectes, aux paysagistes et aux gens du spectacle. Pour 1 000 € de plus, ça peut être utile à un régisseur général de placer aussi des murs, des fenêtres, une toiture dans un plan de salle et de les texturer ou en extérieur d’arborer le terrain avant d’y installer la scène.

Un plan Spotlight avec le son, la lumière la vidéo, les podiums et même les sièges du public.

Braceworks ou le calcul de charge

Braceworks est le plugin phare de Vectorworks Spotlight qui effectue les calculs de charges et vous montre en temps réel les forces qui agissent sur un projet. On peut ainsi vérifier si le projet est conforme aux conditions de sécurité ou s’il faut le modifier. Braceworks permet donc de s’adapter rapidement et en toute sécurité aux exigences de la salle et aux changements de dernière minute.

Braceworks, le module d’analyse de charges Vectorworks.

Vous dessinez votre plan en positionnant la structure et tous les objets qu’elle reçoit (projecteurs, enceintes et tout autre objet ou équipement suspendu).

Si certains éléments, tels du câblage ne sont pas inscrits dans le plan, vous pouvez utiliser l’outil d’insertion de charge pour ajouter des charges ponctuelles ou des charges réparties.

Vous suspendez ensuite toute la structure en reliant les ponts aux points d’accroches et en utilisant, comme dans la vraie vie, des palans et élingues.

Vous vous connectez aux points d’accroches de la salle via les moteurs et élingues intermédiaires et accrochez vos ponts les uns aux autres.

Avant d’effectuer une analyse complète il faut effectuer une vérification pour s’assurer qu’aucune erreur basique, comme un pont sans accroche, des palans mal étiquetés ou des éléments exerçant des forces de cisaillement, n’a été commise.

Braceworks vous signale que vous avez oublié un point d’accroche !

En se basant sur les données des fabricants intégrées dans les objets comme le poids, Braceworks analyse ensuite l’intégralité des charges en utilisant la méthode des éléments finis (FEM).

Les résultats sont affichés et documentés via un code couleur. Vert pour en dessous de la charge, orange en limite de charge, rouge en surcharge.

À vous de faire le nécessaire pour rester dans le vert. Vous pouvez ensuite extraire ces notes de calcul à l’attention des bureaux de sécurité. Il est important de noter que Braceworks n’est pas un substitut à un ingénieur structurel certifié, il est impératif de passer par un organisme légal pour faire certifier votre système.

L’analyse Braceworks prend de quelques secondes à quelques minutes. Ici le système complet montre des surcharges.

Pour le régisseur général qui centralise tous les projets scénographie, lumière, vidéo et son grâce à sa moulinette à import/export, il n’y a à ce jour pas de concurrent identifié au trinôme Vectorworks + Spotlight + Braceworks.


Le rendu 2d et 3d de Renderworks

Depuis 2017 Vectorworks intègre Renderworks en standard. C’est un module de rendering de qualité qui utilise le moteur de Cinema 4d (développé chez le même éditeur). C’est donc Cinerender qui effectue le calcul, une passerelle permettant de communiquer en simultané de Vectorworks vers Cinerender et gagner en puissance de calcul.

Vision

Le visualiser Vision, en version limitée à 2 univers, est fourni avec Spotlight pour les clients titulaires du contrat de maintenance VSS. La version sans limites est payante. On implante les ponts, les projecteurs ainsi que la scène et les éléments de décor dans Spotlight et ensuite on transfère le plan dans Vision où l’on peut rapidement commencer à programmer en connectant une console.

Il est prévu d’importer un plan depuis Spotlight, en utilisant la fonction  » envoyer vers Vision  » ou depuis un fichier MVR. Vision peut aussi importer et/ou merger des fichiers .v3s, .3ds, .obj et .esc. Si l’on importe le plan depuis Spotlight, il sera automatiquement mis à jour dans Vision en cas de modification dans Spotlight. Par contre si un changement est fait dans Vision, il faut passer par un export GTDF & MVR pour mettre le Plan Vectorworks à jour.

Vous importez votre projet Spotlight dans Vision, puis connectez une console pour commencer à programmer.

Pour utiliser vision, il est nécessaire d’avoir un pupitre lumière, soit une vraie console qui dispose d’une carte réseau ou une console sur ordinateur. Vision est compatible avec les protocoles ArtNet, sACN, MAnet1 & 2 et Hog Net. Le visualiser DMX vérifie la présence de signal et affiche la valeur de chaque circuit.
Il est également prévu d’intégrer de la vidéo en utilisant une liaison NDI. On contrôle également en DMX le déplacement d’éléments 3D. Vision enregistre aussi les trames DMX, ce qui permet ensuite de présenter le projet au client final.

Les plans réseaux

ConnectCAD, nouveau module de la version 2020 permet de concevoir et présenter tout système de réseau câblé. L’approche flexible de ConnectCAD permet de penser votre système de manière simple, en créant des diagrammes qui peuvent ensuite rapidement être mis à jour au fur et à mesure de l’évolution du projet.

Afin de planifier des flux de signaux et le câblage, on définit les interconnexions de tous les appareils utilisés dans le système. Il est aussi possible de documenter les schémas en temps réel et créer des plans d’aménagement pour l’équipement. ConnectCAD trouve les erreurs dans votre design et les corrige. Les rapports et listes intégrés vous aident à documenter votre système et préparer votre installation.

Un schéma de câblage complet, son, lumière, réseau construit dans connectCAD.

La première étape dans la création de schémas est d’implanter les appareils nécessaires au système, des éléments prédéfinis comme des amplificateurs, splitters vidéo, switch réseaux intégrés à la bibliothèque ou d’autres que vous allez créer.

Pour cela, vous utilisez l’outil nouvel appareil pour créer une boîte dont vous définissez la fonction et les connexions IN et OUT. Si vous disposez d’informations détaillées sur l’équipement que vous utilisez, vous pouvez utiliser l’outil construction de périphérique pour créer l’appareil à partir des spécifications du fabricant.

ConnectCAD détecte et localise sur le schéma les erreurs de câblage et vous épargne des vérifications longues et fastidieuses.

Le logiciel vous signale les erreurs de câblage.

Les formats GDTF et MVR

Les sociétés MA Lighting, Vectorworks et Robe se sont regroupées il y a plusieurs années pour mettre en place un nouveau format de fichiers appelé GDTF : General Device Type Format. Au fur et à mesure, les appareils contrôlés en DMX deviennent de plus en plus sophistiqués et leur développement est de plus en plus rapide.

Ils utilisent des systèmes de colorimétrie de plus en plus complexes et proposent un nombre grandissant de fonctions ce qui complique les mises à jour de librairies pour les fabricants de console, les développeurs de logiciels cad et les visualiseurs.

Les informations intégrées dans un fichier GDTF.

Le format GDTF regroupe et standardise toutes les informations nécessaires au contrôle et la visualisation de tous les types de projecteurs, vidéos, pyro, effets d’eau, effets spéciaux, laser.
Il permet à n’importe quel logiciel de connaître toutes les données d’un appareil sans que l’on ait eu besoin de créer sa librairie.

Un fichier est défini pour reproduire les composants physiques des appareils même s’ils sont complexes, et de fournir un contrôle basé sur ces informations. Il contient et décrit la géométrie 3D de la machine, le comportement des parties mécaniques et les données photométriques du projecteur.

Il inclut des informations détaillées sur le spectre de couleurs utilisé par la source. Il répertorie également les informations de visualisation comme les roues Gobos, roues de couleurs et roues d’animation. Tous les profils DMX de tous les modes d’une machine sont inclus dans un seul fichier pour toutes les applications.

Un fichier MVR contient toutes les données GDTF des appareils d’un plan et toutes les informations relatives au projet.

Le fichier GDTF utilise toujours la même structure pour fournir toutes les données importantes. Il est lisible par l’humain et structuré comme un fichier ZIP.
Dans le même genre d’idée, l’import de données CAD d’un logiciel à un autre peut être très compliqué. Souvent, les formats diffèrent et cela limite leurs compatibilités. Le MVR, permet de simplifier cette tâche.

De plus, un fichier MVR contient les GDTF de tous les appareils DMX utilisés dans le plan. Il contient aussi des données importantes comme le design 3D de la scène, du décor et la topographie du lieu. Le fichier inclut également le patch et les coordonnées de tous les éléments ainsi que toutes les données relatives aux objets, comme la puissance, le poids ou le nom.
Il est donc maintenant possible, grâce au GTDF et au MVR de faire circuler l’intégralité des informations, via un seul fichier, entre les logiciels de dessin, les visualiseurs et les consoles.

Cette présentation a permis de découvrir pour certains ou approfondir pour d’autres, les modules dédiés à Spotlight. Le logiciel devient de plus en plus complet et s’ouvre à toutes les instances de nos métiers, même si le tarif le destine plus aux sociétés qu’aux intermittents. Vectorworks est un investissement au sens où il peut apporter des affaires par compatibilité avec des grosses structures. Un grand merci à Adam et Olivier pour ce moment très convivial et on ne peut plus intéressant.

Plus d’infos sur le site Design Express

Et auprès d’Adam Chekir : adam.chekir@designexpress.eu

 

Crédits -

Texte : Stéphane Mocret & Monique Cussigh – Photos : Stéphane Mocret

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