Sortie officielle de la GrandMA3 à PL+S. Chronique d’un succès annoncé.

Séance de démonstration dans l’auditorium attenant au stand MA Lighting

Effervescence sur le stand MA Lighting. Situé en plein milieu du hall 3, ses 200 m2 forment une agora dédiée à leur nouvelle gamme de consoles, la GrandMA3. Une vingtaine de consoles et autant de spécialistes MA, tentent d’accueillir une foule de curieux tout téléphone dehors.
Malgré les séances de démonstration dans l’auditorium attenant et, une fois n’est pas coutume, le renfort d’une partie du personnel MA Lighting animé de patience et de courtoisie, le site ne désemplit pas et provoque de nombreux bouchons sur les stands attenants.

Hardware à l’écoute

Pour privilégier ses clients et certains utilisateurs conséquents, la société Axente a organisé des séances de découverte en comité réduit. L’occasion de manipuler enfin la nouvelle mouture GrandMA et de discuter avec Sébastien Lory et Frédéric Fochesato, les chefs produits lumière.

Derrière les effets d’annonce, cette nouvelle console est-elle la révolution tant vantée ?
Indubitablement MA Lighting a entendu ses utilisateurs. Adieu les paquebots d’acier aux touches immenses, place à la finesse et à la réactivité. Les boutons et faders, rendus d’ailleurs quasiment étanches, répondent sans soucis et glissent sous les doigts. Seuls les potentiomètres se montrent revêches, mais c’est clairement assumé pour ne pas risquer de fausses manipulations.
Plus compacte, plus fine, la console est ramassée à l’essentiel. L’exubérante face arrière et les volumineux écrans sur vérins électriques ont disparu, l’ensemble d’écrans se replie à la main en deux secondes et se verrouille avec deux pattes rétractables situées à l’avant. Avec aucune console de la gamme au-dessus de 40 kg, la GrandMA3 devient transportable quasiment par une seule personne !

L’ensemble des accès a été complètement revu et le moindre espace libre utilisé. La partie programmation est particulièrement touffue, avec ses deux écrans de travail*, ses cinq encodeurs doubles et son armada de boutons. Les utilisateurs, y compris les plus aguerris, se sentent un peu désorientés au début.
Sur le côté restitution, on trouve maintenant un fader rétroéclairé couleur, encadré de quatre touches par tranche, dont deux couplées avec les fameux potentiomètres. Plus de restrictions sur l’assignation des exécuteurs, chacun des boutons et des faders peut être affecté à une séquence différente.

GrandMA3 face arrière

Les écrans sont essentiels au pupitreur, et encore une fois MA a fait preuve de justesse en revisitant cette partie. Tous tactiles capacitifs et haute résolution, ils se répartissent entre programmation, Letter-Box* pour les informations de séquences, puis au-dessus, les larges écrans standard**. Sur ces écrans, l’utilisateur est libre d’agencer ses fenêtres sans restriction. Toute la surface est disponible, et la grille d’amarrage a disparu, permettant de composer son ergonomie au pixel près.

La connectique est assez semblable à celle de la GrandMA2 : autant de ports DMX in & out, midi, LTC, audio et USB 2.0. Se sont adaptés : la prise secteur en PowerCON TRUE1, le connecteur Sub-D25 qui passe en Sub-D9 et les écrans externes en DisplayPort. Sont apparus : un port USB 3.0 et deux connecteurs S/PDiF (format audionumérique).
La partie réseau a elle aussi été refondue avec un switch intégré et ses trois ports RJ45 décalés au centre de la face arrière. (Qui lui vaut mon premier carton jaune, tant je rêve d’avoir les fiches réseaux accessibles sans ramper sous la régie).

Avec la gamme complète sous les yeux, l’écosystème MA Lighting prend ici toute son ampleur. Outre la cohésion visuelle de tous les appareils habillés d’un même noir de jais, l’ensemble des cas de figure est maintenant référencé, de la configuration haut de gamme pour shows dantesques en Full Size et GrandMA3 processing unit XL qui tape les 32 univers, à l’éclairagiste de tournée avec son modèle Compact quasi transportable en sac à dos.

La GrandMA3 OnMac

Des déclinaisons en consoles fixes (CRV) pour théâtre ou studio, Light ou Compact XT pour petits et grands prestataires ou encore la version OnPC préférée du free-lance.
MA Lighting a procédé à une refonte des PortNode standard et OnPC en 2,4 ou 8 ports, du Replay Unit, de l’extension fader ou des NPU tailles M, L ou XL en mode GrandMA3.
Seuls les VPU, les média serveurs MA, sont encore absents du catalogue mais pourraient revenir en étant directement intégrés aux consoles, et je suppose les DisplayPort pour sortir leur flux vidéo*…


GrandMA3 Compact XT

GrandMA3 Compact


Software revisité

Comme détaillé précédemment sur SoundLightUp, les nombreuses évolutions du software montrent une révolution dans la continuité. Pour résumer en voici les principales :

  • Intégration de la nouvelle norme GDTF de librairies de projecteurs. Les projecteurs sont détaillés physiquement, puis organisés en sous-couches. Le but ? Être nativement compatible avec les librairies des constructeurs (Robe, Claypaky, Ayrton, JB Lighting, Martin, Robert-Juliat…), des visualiseurs 3D (Vector-Spotlight) ou d’autres consoles (Chamsys, Zero88…). Cette nouvelle construction permet aussi à la console de travailler en données physiques, ouvrant la voie à une programmation beaucoup plus intuitive et à des clonages enfin réalistes.
  • Patch en layers et sous-layers, avec une arborescence référencée par ID. Pour, d’un seul numéro, sélectionner sa couche de spot ou son pont de face par exemple.
  • Le « Busking », c’est-à-dire l’organisation de sa programmation, est complètement revu avec la possibilité d’affecter ses paramètres sur les encodeurs doubles en toute liberté.
  • Disparition de la palette d’effets et des nombreux sous-menus mathématiques de gestion de courbes au profit de presets « dynamiques ». La notion de « Phasers » permet de choisir un ou plusieurs presets et de régler les courbes et transitions très simplement, avant de les enregistrer dans une séquence.
  • Customisation des presets avec des couleurs, des dessins (Scribble) et bientôt des images.
  • Sélection simplifiée des instances et sous-instances par les touches next et previous mais aussi up et down. Cela permet par exemple de passer de la partie « lyre » d’un projecteur complexe, à ses modules « led » en un tour de main.
  • Nouvelle fenêtre de sélection automatique. Celle-ci affiche, sous la forme d’un layout compact, les sélections en cours, en suivant instantanément votre programmation.
  • Paramétrage complet de ses fenêtres et de ses thèmes de visualisation avec un mode plein jour assez efficace.
  • Affectation libre des séquences sur les touches de restitution, avec extension verticale (le long de la tranche) ou horizontale (sur les boutons contigus) pour ajouter de nouvelles fonctions.
  • Détection des mouvements de restitution pour y affecter des déclenchements. Ainsi en appuyant ou relâchant une touche, ou en manipulation un fader dans un sens ou l’autre, l’opérateur pourra avoir des fonctions différentes de restitution.
  • Intégration d’une 3D réaliste directement dans la console, ainsi que d’un média serveur audio vidéo.
  • Nouveau concept de DataPool : à partir d’un seul Setup, des configurations différentes pourront cohabiter en toute sécurité et sans multiplier les backups. Chaque utilisateur pourra avoir ses pages, ses restitutions, ses groupes et ses presets au sein d’un même show.
    Ce DataPool sera sans doute le socle du PSR et des Macros d’utilisateurs dans le futur.
  • Intégration de tous les temps individuels dans les déclenchements en TempFader (fonction Catwalk).
  • Nouveaux Master de Speed général, de Highlight et de Solo.
  • Possibilité d’avoir des Templates de page.
  • Réseau en WLAN ouvert, pour faire ses mises à jour ou un contrôle à distance via le Web.
  • Nouvelle Web-Remote pour tablettes, smartphone ou ordinateur avec une configuration de programmation et de restitution personnalisable suivant ses besoins.

Les livraisons de consoles en France s’échelonneront à partir de juin, avec les cent premières livrées avant la fin de l’année. Le soft GrandMA3 sera disponible en même temps mais par précaution, les consoles* et périphériques pourront tourner nativement en mode GrandMA2.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter nos articles :

* : Hormis pour les modèles Compact et OnPC
** : Hormis pour les modèles CRV

SoundLightUp a 6ans. Show, show, show !

6 ans jour pour jour que l’aventure SoundLightUp a commencé. C’était hier, aujourd’hui, demain, qu’importe, le plaisir de vous servir toujours plus et mieux, est toujours là, alors, aux mots qu’on chérit, pondérés et toujours sincères, nous avons ajouté la vidéo et nombre de nouvelles plumes nous ont rejoints et vont le faire encore.
On ne peut pas garder pour nous ce plaisir d’observer, raconter et désormais filmer ce métier que vous faites vivre avec tellement de talent, que des fabricants épatants ne cessent d’enrichir de nouveautés.

SLU vous racontera toujours plus d’histoires françaises, mais aussi belges, italiennes, anglaises, américaines et testera les meilleurs produits, sans concessions. La passion est le dénominateur commun de ce métier, SLU en est le témoin, nos annonceurs le carburant sans lequel, rien ne serait possible.
Nous sommes gratuits, libres et honnêtes, l’enfumage, les artifices ou la distorsion, on les aime uniquement pour rendre les spectacles plus beaux ou les grattes plus grasses. On se livre à vous chaque jour dans la transparence la plus totale, nos chiffres de fréquentation sont certifiés chaque mois par l’OJD/ACPM et sont accessibles à tous.
A vous, comme à toute l’équipe de SLU, encore merci et show devant, show, show, show !

Thomas Dechandon éclaire Indochine avec Robe

Thomas Dechandon de la société 4eleven signe sa 2e tournée pour Indochine et aligne sur scène un impressionnant kit de 400 projecteurs fournis par Dushow, parmi lesquels toutes les nouveautés Robe Lighting : RoboSpot, LEDBeam 150, Spiider et MegaPointe.

C’est la plus grosse utilisation en France du nouveau système de poursuite télécommandé RoboSpot utilisé ici en 6 points de poursuite, contrôlés par 3 opérateurs.
Chaque poursuiteur contrôle 2 BMFL WashBeam équipés chacun d’une RoboSpot MotionCamera, petite caméra sur lyre déportée devant le BMFL grâce à un bras spécifique. Aux commandes des 3 « mobylettes », RoboSpot BaseStation cachées derrière la scène, ils passent d’un BMFL à l’autre pour contrôler les BMFL Blade, 3 étant accrochés sur le pont de face et les 3 autres dans la cerce centrale pour éclairer le proscénium.

L’utilisation du RoboSpot prend ici tout son sens dans la scénographie du show. Un immense écran vidéo trône au-dessus du public et rend impossible la mise en place de poursuites traditionnelles dans les passerelles.
Alors quand on demande à Thomas comment il aurait placé ses poursuiteurs s’il n’avait pas le RoboSpot, c’est avec un rire franc qu’il répond « je ne sais pas », bien heureux de ne pas avoir eu à se confronter à ce problème.

Kevin Migeon, en charge de la prescription Entertainment chez Robe France a accompagné les démonstrations puis les essais pour aider à la mise en place et remonter les retours des poursuiteurs à l’équipe R&D du fabricant tchèque, qui améliore constamment son système et l’adapte aux usages des utilisateurs.

Si quelques idées d’amélioration ont jailli de cette utilisation du système, la prise en main des poursuiteurs n’a rencontré aucun problème comme nous l’explique Thomas :
« Deux d’entre eux sont de jeunes poursuiteurs qui n’ont eu aucun mal à prendre en main l’outil. Le 3e était habitué aux poursuites traditionnelles et il lui a fallu un temps d’adaptation mais il s’y est vite fait et aujourd’hui ils sont tous les trois ravis des possibilités du système, avec le rappel de preset de positions et puis la sensibilité de la caméra qui permet de bien suivre dans le noir. Les poursuiteurs ont surtout gagné un grand confort de travail. J’en suis très satisfait. »

La création de la lumière s’est donc largement appuyée sur un décor imaginé par Nicola Sirkis. « L’artiste voulait immerger le public dans l’image comme pour la précédente tournée où il y avait un encerclement du public par la vidéo, nous explique Thomas, mais cette fois-ci il voulait le faire avec le plafond. Il a voulu recréer la verrière de la galerie Vittorio Emmanuel II à Milan. Une fois cette base mise en place, on est parti sur quelque chose d’assez spatial. »
Ce sont les contraintes imposées par la scénographie qui ont permis au MegaPointe de faire valoir ses atouts : « Comme on a pas mal de projection je cherchai un produit assez puissant et assez fin pour avoir de la présence sans gêner la vidéo qu’il y a autour. » En effet, les 48 MegaPointe sont disposés autour des écrans, 24 autour de l’écran de fond de scène et 24 dans la cerce au-dessus du public. Ils devaient donc être puissants, compacts et légers, les structures d’écran étant déjà assez lourdes. Le MegaPointe remplissait parfaitement le cahier des charges.

Autour des MegaPointe, 120 LEDBeam 150 viennent apporter du volume à la scène. « On cherchait une petite source à placer en grand nombre pour ouvrir la scène. Elle est large de 17 mètres mais le plafond est parfois à plus de 30 mètres, on voulait étirer cette scène visuellement en utilisant de grands ensembles de projecteurs. Ce qui m’a plu dans le LEDBeam 150 c’est la puissance par rapport à la taille du produit, mais aussi son zoom et sa rapidité. »

Les 40 Spiider, eux aussi choisis pour leur rapport taille / puissance sont disposés en 3 points. 11 en arrière-scène donnent de la profondeur au set, 5 sur le pont de contre éclairent le plateau et les musiciens pendant que les 24 restants, tous disposés sur la cerce, permettent d’éclairer le public et de plonger la salle dans des atmosphères colorimétriques qui relient la lumière et la vidéo. Toujours sur la cerce centrale, 12 BMFL Blade complètent le kit.

Thomas revient donc avec le groupe qui l’a révélé 5 ans plus tôt, dans une magnifique scénographie où la vidéo et la lumière occupent bien l’espace sans jamais empiéter l’un sur l’autre. Aux commandes de deux GrandMA 2 Light, Thomas et son assistant JC, lancent des tableaux aussi variés qu’équilibrés. Le choix des technologies, le placement des projecteurs, les calibrations colorimétriques, tout ici est bien conçu pour servir un voyage spatial dans l’univers d’Indochine pendant plus de 2 heures.

Pour Dushow, fournisseur du kit lumière, c’est un véritable succès des investissements en Robe. Investissements qui continuent puisque le parc de RoboSpot vient de passer de 6 à 20 machines après les premières tournées réussies et d’excellents retours d’utilisateurs.

Équipe lumière :

  • Thomas Dechandon : Lighting Designer
  • Patrice Giono : Crew Chief
  • Christophe Fosse « poussin » : Blocker
  • Jean Christophe Aubrée « JC » : Assistant Designer / Opérateur
  • Florian Colin : Monteur / Poursuiteur
  • Stéphane Duclocher : Monteur / Poursuiteur
  • Cyrano Mougin « Merlin » : Monteur / Poursuiteur

Plus d’infos sur le site Robe et sur le site 4eleven

 

Ayrton recherche un technicien lumière (H/F) pour Villebon-sur-Yvette (91)

Le fabricant français de luminaires à led recherche un(e) technicien(ne) lumière pour gérer le matériel de démo, participer au contrôle qualité des nouveaux produits…
BTS audiovisuel ou DMA régie de Spectacle + expérience sont requis pour ce poste.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

 

Nouveautés dLive Allen & Heath

À l’occasion du salon Prolight+Sound 2018 à Francfort, Allen & Heath a dévoilé de nouveaux modules d’entrées/sorties haut de gamme dénommés PRIME pour dLive ainsi qu’une passerelle avec les liaisons Shure.
Utilisant les toutes dernières technologies pour ses convertisseurs et ses composants, les modules d’entrées et sorties PRIME sont conçus pour exploiter tout le potentiel du FPGA  XCVI des consoles dLive, délivrant ainsi une qualité audio supérieure pour certaines applications live, broadcast ou studio.

Les deux nouvelles cartes Prime M-AIN et M-AOUT déjà insérées dans un rack d’extension DX32.

Inspiré par les utilisateurs

Rob Clark, Directeur Général d’Allen & Heath, développe : « Pour le projet PRIME, nous nous sommes posé une question simple : ‘Comment faire passer une console de mixage numérique à la pointe de la technologie à un niveau supérieur ?’ »
La réponse à cette question, et la décision de développer de nouveaux modules d’entrées/sorties, a été inspirée par les utilisateurs de la dLive qui travaillent avec des musiciens classiques, des chanteurs et des instrumentistes virtuoses, et enfin par ceux qui sont passionnés par la capture de chaque nuance d’une performance.

Une vue rapprochée de la carte M-AIN avec 8 entrées micro, des préamplis revus, des condos Nichicon et des convertisseurs dernier cri avec sans doute l’exploitation de la résolution au-delà des 24 bit.

« Comme notre processeur FPGA ‘XCVI’ est une plate-forme à 96 kHz, nous nous sommes rendu compte de l’importance d’adopter de nouveaux convertisseurs haut de gamme et des topologies inédites offrant des niveaux de transparence audiophile sans compromettre pour autant la latence ou la bande passante.

Ces nouveaux étages de conversion à très haute résolution nous ont également amené à porter nos circuits analogiques à un niveau de performance sans compromis, en empruntant des techniques et des composants à la HiFi audiophile, tels que les condensateurs Nichicon FG Fine Gold. Par suite, la conception des alimentations, des plans de masse et du blindage ont fait l’objet de recherches spécifiques mais indispensables pour tirer pleinement parti des nouveaux convertisseurs. Concrètement, le taux de distorsion harmonique et le niveau de bruit sont sensiblement réduits là où le temps de montée devient encore plus rapide. Après de nombreux développements et de longs tests d’écoute, nous y sommes enfin », poursuit Rob Clark.

Un module d’entrée niveau micro et un module de sortie niveau ligne

Deux modules seront disponibles : un module de 8 préamplis micro et un module de 8 sorties ligne. Comme les modules sont conçus pour être installés dans le rack d’extension dLive DX32, PRIME peut facilement être utilisé en conjonction avec les cartes d’E/S existantes, les utilisateurs pouvant adapter et dimensionner le système selon leurs besoins, d’une sélection de canaux jusqu’aux racks complets.

Le moteur DM0. Avec une carte d’expansion DX-Link et des DX32, la porte ouverte à une configuration de course.

Mais il peut aussi être possible de se fabriquer une configuration entière en Prime en passant par un MixRack comme le DM0, même puissance de traitement mais aucune entrée / sortie analogique, une carte d’expansion DX-Link et autant de DX32 que nécessaire. Le prix de ces deux cartes n’a pas été annoncé, pas plus que leur disponibilité.

Intégration liaisons Shure

Voilà une intégration qui va beaucoup aider les ingés retours de petites tournées ne bénéficiant pas d’un assistant HF ou encore les ingés des toutes petites tournées où le mix face et retours est fait à la face. Il va désormais être possible de visualiser et piloter un certain nombre de fonctions sur les gammes ULX-D et QLX-D directement depuis les écrans d’une console dLive équipée du firmware V 1.7.
On visualisera par exemple le niveau RF, audio et batterie par liaison, la fréquence de chacune d’entre elles et en plus de cela, il sera possible de changer le gain sur les récepteurs et enclencher un mute.

Quand Allen & Heath et Shure se parlent par réseau interposé

La détection des liaisons connectées au réseau se fait automatiquement sur la dLive ou encore sur un ordinateur chargé avec dLive Director. La disponibilité de cette nouvelle version gratuite du firmware est annoncée pour la mi/fin mai et elle devrait concerner les dLive S et C. Allen & Heath ne va pas en rester là et annonce déjà penser à d’autres gammes de liaisons Shure comme l’Axient, mais aussi, dans un futur moins proche, à d’autres marques comme Audio-Technica ou Sennheiser.

D’autres informations sur le site Allen & heath et sur le site Algam Entreprises

 

GLP JDC1, le Strobe à leds qui fait Tilt

GLP propose une source qui ressemble à un strobe, qui a la puissance et les fonctions d’un strobe mais qui en réalité est bien plus. Dans un monde où les produits se suivent et se ressemblent il est important de marquer sa différence, d’être original et surtout d’apporter une plus-value par rapport aux concurrents. Nous vous proposons un banc d’essais d’un nouveau genre, plus visuel avec plus bas une présentation détaillée du produit en vidéo.

La pluralité

Plus qu’un simple effet, la marque allemande propose un projecteur 3 en 1, un strobe, une source RGB large et homogène et un projecteur mobile. 1536 leds sont réparties sur 2 sources. Au centre pour simuler la lampe crayon, 216 leds Cree XP blanc froid sont regroupées sur une ligne constituée de 12 cellules pilotables individuellement.

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Deux types de diodes cohabitent, les Cree au centre pour le strobe, les Osram RGB autour pour l’ambiance.

Au-dessus et en dessous, on trouve 12 carrés (2 x 6) de 1230 leds Osram LRTB GVTG RVB qui produisent une vaste surface de lumière pouvant être utilisée pour mapper un volume scénique, mettre en évidence les murs d’une pièce ou éclairer un décor.
Comme chacun des 12 éléments est contrôlable individuellement, on peut également utiliser ces sources pour faire des effets dynamiques de dimmer ou de couleurs mais également pour créer assez simplement, grâce aux fonctions de décalage de valeurs ou aux matrices des consoles, de jolis dégradés ou de magnifiques moirés.

Les couleurs sont belles. Le mélange des trois primaires est homogène et permet d’obtenir une très large palette. Que ce soit en couleurs saturées ou sur des pastels, le projecteur sait tirer son épingle du jeu. Cette habileté permet d’ajouter à la fonction première de projecteur à effets du JDC1, une utilisation plus conventionnelle.

Pour rendre cette source encore plus attractive et polyvalente, les ingénieurs de GLP ont motorisé la tête sur un axe. Il est ainsi possible d’utiliser les JDC1 à la fois en aveuglant, en douche et en éclairage de décor. Évidemment, l’autre possibilité très intéressante est de créer une matrice de plusieurs JDC1 et jouer la matrice de chaque projecteur dans une matrice bien plus grande pour créer des visuels ou des images statiques ou dynamiques.

Présentation du JDC1 en vidéo par Stéphane Mocret

Le contrôle

Pour le contrôle on dispose de 5 modes. Le premier en 14 canaux permet d’accéder simplement aux fonctions strobe et couleurs sans contrôle individuel des cellules. On peut néanmoins créer des effets avec les 12 pixels de la ligne centrale et les 12 cellules de la plaque en utilisant les 2 canaux d’effets dédiés au strobe et aux couleurs.

En choisissant le mode le plus étendu de 68 canaux, on pilote indépendamment chaque pixel du projecteur. Il y a assez de choix et de possibilités pour utiliser ce projecteur sur tout type de prestation et toute console. Le JDC1 se contrôle simplement, mais il nécessite tout de même une petite prise en main pour la gestion des effets internes et surtout une librairie bien faite.

les connecteurs : entrée DMX (la sortie est à l’opposé) et entrée secteur par True One.

Veillez à ce que les fonctions communes à un type de paramètre ne soient pas éparpillées sur plusieurs pages ou types de paramètres.
Veillez aussi à ce que les 3 paramètres de la fonction strobe principale soient sur des roues consécutives et que les paramètres d’effets et leurs contrôles soient proches ou facilement accessibles.

Même si la solution du tout interne est souvent plus simple, rapide et moins gourmande en canaux DMX, je configure les projecteurs, chaque fois que c’est possible, au maximum de leurs possibilités pour ne pas être pris au dépourvu et surtout pouvoir créer moi-même mes effets. Cela évite de chercher celui qui se rapproche le plus et surtout cela permet de toujours avoir l’effet désiré ainsi qu’une création que l’on ne retrouvera pas sur un autre show.

La puissance

Bien sûr, le JDC1 est un projecteur à effets et certaines mesurent ne sont ni utiles ni intéressantes voire comparables avec un projecteur plus classique. Nous avons donc privilégié les 12 cellules RGB sans alimenter la barre de leds simulant la lampe crayon pour obtenir une série de résultats plus en adéquation avec l’utilisation en source d’éclairage.

courbe de derating du panneau

La Set Liste ne change pas, on démarre par le derating. Nous mesurons 1980 lux au centre à froid et 1913 lux après 30 secondes (mesure de référence) la lumière se stabilise après 20 minutes de chauffe à 1530 lux ce qui correspond à un derating de 20 %. C’est un bon résultat pour un projecteur à effets.
Il faut également garder à l’esprit que l’on teste le projecteur dans les conditions les plus difficiles en blanc full RGB. En couleurs le derating sera négligeable.

Courbe du dimmer

Juste pour vous faire languir et aussi garder un peu de suspense, je vais continuer avec la courbe du dimmer. La linéarité n’est pas le point fort de cette courbe.
Ce n’est pas très important puisque l’on est sur une gestion informatique du dimmer, tous les JDC1 ont la même courbe et les transitions sont donc homogènes. Même si la progression n’est pas parfaitement rectiligne il n’y a pas pour autant de brusque variation, donc rien d’irrémédiable dans 99,9 % des utilisations de cette source.

La dernière série de mesures concerne bien sûr le flux mesuré jusqu’à I/10 (intensité au centre divisée par 10). Notre résultat n’est pas tout à fait exact car notre cible mesure 5 mètres de large et l’éclairement I/10 à savoir 150 lux se situe au-delà de 5 m. Nous mesurons encore 390 lux au bord de la cible et obtenons un flux de 65 300 lumens après derating et 81 600 à froid pour un angle de 90°. C’est un excellent résultat.

En osant une approximation basée sur la pente de la courbe d’intensité lumineuse, le flux à I/10 devrait atteindre 66 000 lumens après derating et 82 500 à froid pour un angle de 98°. Cette surface de leds couvre donc très fort et très large. La courbe d’intensité lumineuse est assez régulière et c’est une bonne surprise pour un appareil à effets. Le rouge représente 29,47 % du flux total, le vert 28,8 % et le bleu 6,83 %, ce qui ramené au flux total permet d’obtenir de belles couleurs chaudes lumineuses.

Un ensemble

Le JDC1 est un projecteur à effet hybride très puissant et complet. Le regroupement de 2 types de sources sur un axe motorisé permet de décupler le champ des possibilités pour les éclairagistes et assure aux prestataires une rentabilité plus rapide.
Il faut aussi noter que GLP fait partie de ces marques qui, pour lutter contre une concurrence bas de gamme et bon marché, ont su évoluer en produisant des produits bien finis et performants pour un prix attractif. Bref, si vous cherchez, une source led qui puisse faire des effets strobe puissants et matriçables, colorer un espace scénique, mettre en valeur un décor ou un lieu, faire une matrice de couleurs.

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Big Mick, Metallica, Meyer & Midas. Part two.

On va vous faire un aveu. Big Mick était en forme et nous aussi. C’est donc reparti pour Metallica à Paris avec en guest Tom Lyon au système, Bob Cowan et Adam Correia aux retours et le VLFC !

Tom Lyon en charge des boîtes et Big Mick en charge de leur contenu. Une belle équipe.

Ou plutôt les VLFC, car la tournée est partie avec 48 unités de telle sorte à pouvoir faire bouger même un stade à ciel ouvert, autant vous dire que notre AccorHotels Arena en a pris pour son grade. On a pu s’en rendre compte dans la rue en attendant de pénétrer dans la salle. Pas facile d’arrêter des ondes aussi longues…

SLU : Raconte-nous les VLFC…

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Big Mick Hughes : Ahhhh ce sont de sacrés machins. Ils reproduisent le son entre 35 et 11 Hz, et j’ai un signal aussi bas en fréquence à leur donner. Je peux te certifier que ça marche ! On a commencé par vérifier si nous pouvions leur envoyer des fréquences aussi basses avec la Midas. Bingo, elle atteint les 7 Hz.

Un des quatre groupes de VLFC, un sub superlatif dont aucun chiffre n’a filtré en dehors de son poids de 135 Kg sans ferrures et 151 avec.

Ensuite on a suivi le trajet du signal et ici encore, pas de problème. Enfin avec Jay, mon assistant, on a dû trouver des messages sonores tirant parti de cette « nouvelle » octave en deçà de ce que l’on envoie aux subs habituels. Nous avons donc ajouté à des sons de flammes et d’orage, des fréquences autour des 15 Hz. Aucun signal musical n’est routé dans les VLFC, juste des effets sonores.

SLU : Tu ne vas pas me faire croire que tu n’as pas essayé…

Big Mick Hughes : Bien sûr que j’ai essayé. Évidemment, comment aurait-il pu en être autrement (rires) ! Mais c’est trop, ce n’est pas forcément musical sur des instruments acoustiques. J’en mets juste une lichette à un moment du show quand le groupe se sert de pads et sur l’intro de One et ses explosions.

SLU : Ce sont des fréquences très longues et pas très musicales..

L’arrière des VLFC typée Meyer avec le large radiateur, les grilles d’aération et la bavette protégeant les ports d’entrée.

Big Mick Hughes : Exactement, elles sont paresseuses, très lentes. Sur le pied, cela ramollirait terriblement le son. Sur une frappe ce serait mou, sur deux rapprochées, on perdrait toute précision.
Le VLFC ne produit pas de l’audio à proprement parler, il met très efficacement sous pression la salle. Si tu restes juste à côté quand ça joue, ça te coupe le souffle. On avait pensé en mettre tout autour de la scène mais ça la soulève (rires), du coup on les a répartis aux 4 coins de la salle. On en a en tout 48.

SLU : J’imagine que tout ce qui peut vibrer le fait.

Big Mick Hughes : Tout. Un jour on va casser quelque chose. On va finir par facturer les salles avec nos infras. Tous les vieux confettis et autres paillettes qui reposent sur les coursives tombent en pluie nourrie (rires). Le « Sonic Cleaning ! » On peut aussi casser les calculs rénaux. Quand tu restes devant le crash, c’est une expérience des plus étranges. Tu vois à œil nu les mouvements déments des membranes. Si tu résistes !

SLU : C’est toi qui as demandé les VLFC ou c’était un produit dans la roadmap de Meyer ?

Helen et John Meyer   Photo : Meyer Sound

Big Mick Hughes : Dan Brown qui a été manager de la tournée et designer du show voulait trouver une solution qui permette de garantir des effets spéciaux de qualité, sans le risque de la pyrotechnie qui a joué des vilains tours par le passé. Des belles flammes toutes simples et du son pour soutenir l’effet visuel. Il a donc demandé à Meyer un gros niveau dans l’extrême grave et le VLFC est arrivé.
On collabore très étroitement avec Meyersound. L’équipe nous accompagne au quotidien. Quant à John et Helen, ce sont des personnes adorables. On leur ferait des câlins tellement ils semblent être les grands parents idéaux (rires).

SLU : Le VLFC marche aussi en extérieur ?

Big Mick Hughes : Bien sûr. On les monte simplement en arrangements endfire pour leur faire délivrer encore plus de concussion (Une concussion (du latin concussio ; de concussum, supin de concussere : secouer) est, au sens étymologique du terme, une secousse, un ébranlement.)
Un des techniciens de Meyer m’a aussi montré un projet d’intégration des VLFC avec les 1100-LFC pour en faire une sorte de réponse globale aux besoins en fréquences basses et très basses, entre 11 et 85 Hz. Il y avait plein de couleurs et de chiffres très éloquents. Si tout ce que j’ai vu devient réalité, ce sera chouette (rires ) !

Des barrières à moins d’un mètre des VLFC, pas vraiment un problème tant ce type d’enceintes et les fréquences reproduites. On peut se faire malaxer les boyaux devant comme derrière…

SLU : Ils peuvent être accrochés ?

Big Mick Hughes : Oui, tout est prévu pour cela mais l’idée ne m’a pas traversé l’esprit…Pourquoi pas dans le fond, on perdrait l’effet de sol mais c’est à essayer. Cela dit, si j’ai le choix, je préfère accrocher encore plus de 1100 !

SLU : As-tu entendu parler des nouvelles normes françaises applicables au plus tard le 1er octobre 2018 ? On va passer à 102 dBA et 118 dBC en tous points d’une salle et en intégration 15 minutes.

Courbes pondération    Graphique :  JPLafont

Big Mick Hughes : C’est bien, plutôt confortable. Les gens de Bercy sont venus me rappeler hier que la limite est de 105 dBA en LEQ 10 minutes alors que j’étais à 101. 105 sur 10 minutes c’est vraiment trop fort. Je travaille avec comme base une différence de 10 dB entre A et C et ça me suffit. Quand tu joues en Suisse, la limite très stricte est de 100 dBA. L’avantage du A c’est que cette pondération laisse la porte ouverte au grave car elle l’intègre de moins en moins dès 500 Hz.

Tu peux donc charger la mule sur le pied, la basse tout en ayant un niveau A très acceptable. Nous sommes de grands tricheurs tous autant que nous sommes derrière nos consoles. Je ne te dis pas que je n’ai pas allègrement passé les 120 en C, ce serait mentir. Je l’ai fait un nombre incalculable de fois. Metallica a joué beaucoup plus fort qu’aujourd’hui.

Les grands gagnants du futur décret 102 vont être les riggers et les fabricants de moteurs, ponts, et tout ce qui permet l’accroche. Tout va devoir être en l’air pour gagner en C quelques dB dans le médium aigu et beaucoup plus dans le grave et l’infra…

SLU : Tu as changé ton mix avec le temps ?

Big Mick Hughes : Pas forcément le mix, mais surtout le matériel. Avec les nouveaux systèmes, j’ai la possibilité de délivrer un son meilleur et plus précis sans avoir besoin de bastonner comme par le passé, et personne ne vient me voir pour se plaindre d’un son trop faible. Pour la mesure, il va falloir apprendre à discriminer ce qui vient de la scène et ce qui du ressort du public. Bon courage pour le faire taire !
102 dBA va nous obliger à regarder les niveaux un peu plus souvent, ce qui n’est pas un mal. Après, tenir un niveau raisonnable et une bonne intelligibilité du chanteur dans des configurations circulaires est plus difficile car tirer de façon omnidirectionnelle génère plus de retours salle et donc un besoin en son direct plus important.

SLU : Je pense que la vraie difficulté sera de placer sa diff en sachant que la mesure pourra être faite en tous points de la salle où peut se trouver le public. Y compris devant une antenne de subs…

Big Mick Hughes : Ouch, pas facile. Il va falloir tout accrocher alors, ou quasi tout. Intéressant. Nous allons clairement devoir repenser nos designs. On a commencé sans le savoir puisque nos subs sont des arrangements endfire accrochés. On trouvera. Nous disposons de moyens très importants, mais quid des petits concerts où tout est posé sur les côtés de la scène et face au public ?

Une rapide balade dans la régie placée sur la dalle et adossée aux gradins, côté Leo, démontre la simplicité des outils utilisés par Big Mick pour cette tournée. Toutes les réverbérations sont notamment générées par la XL8, que ce soit pour le chant, les guitares ou la batterie, avec l’avantage de sources arrivant à la console déjà propres et belles.

Le point névralgique de Big Mick. Il fait quasiment tout le son de la tournée avec. Il ne reste que des broutilles en rack.

Big Mick Hughes : Oui le son qui m’arrive est vraiment bien et à part les voix, je n’ai pas beaucoup de boulot. Je ne me sers que des compresseurs de la table qui sont très bien. J’ai eu la chance de collaborer à leur définition et on dispose d’un bon choix de couleurs. Je ne charge pas trop la compression, on n’est pas en studio et les remontées de bruit peuvent être très moches.
En revanche je recrée l’effet « Transient Designer » en laissant exprès passer avec un temps d’attaque très long, un petit bout de pied et de snare que je « récupère » rapidement, juste pour avoir une belle attaque. En relâche sur la grosse caisse je choisis un temps long en indoor et plus court en plein air. Si je regonfle mon pied avec un temps court, j’excite trop la salle et perds en précision.

Quand on a connu le Klark, on a du mal à s’en passer, surtout maintenant où l’on peut prendre la main sur autant de groupes ou de sorties que votre table sait calculer. Big Mick peut intervenir sur 8 stems dont le gauche/droite, les toms, les over, la basse, la voix et j’en passe…

SLU : Tu n’es pas un adepte des serveurs de plugs pour pouvoir travailler finement chacun de tes sons ?

Big Mick Hughes : Naaaaaa, je n’ai pas besoin de tout ça, je suis un adepte du the less the better, surtout avec Metallica. En revanche j’égalise les toms en groupe des car je considère qu’ils ne font qu’un en termes de rendu. On appelle ça un drum kit.
Individuellement je corrige essentiellement au coupe-bas pour qu’ils sonnent suivant leur taille et puis je règle l’ensemble pour leur donner la couleur que je veux. Je fais pareil avec les over heads. Je les égalise globalement car en plus j’ai six micros, un sous chaque cymbale.

Si c’est Big Mick qui le dit…


SLU : D‘où te vient cette manière de repiquer les batteries, tu n’aimes pas travailler avec le son pris par en haut et complété par fût ? Peut-être avec le métal s’y prend-t-on autrement…

Un rack avec deux effets perdus au milieu des sources et de l’enregistreur Joeco, le DRV 3000 Korg qui fait le « Master, Master, Master… » pitché vers le bas et le D2 t.c. que Big Mick aime tout particulièrement.

Big Mick Hughes : Ohh non, c’est à cause des élévateurs scéniques qui font monter et descendre les kits sous le plateau. On ne peut pas laisser de vrais over heads, il n’y a pas la place. Et puis on travaille la batterie de la même façon, les 6 micros placés sous les cymbales repiquent aussi les fûts tu sais !
Sinon une solution qui délivre un max d’énergie consiste à placer deux SM57 comme ceci sur la peau de frappe …C’est la meilleure façon de s’y prendre mais c’est plus facile en studio que sur scène.

SLU : Combien de snapshots tu as sur ton XL8 ?

Big Mick Hughes : Un max (rires) Un ! Avec Metallica, le son est fait par le groupe et dans ce type de salle et avec une scène circulaire, des changements subtiles ne s’entendraient pas ! Si j’ai besoin de changer quelque chose, je le fais à la mano. Old school !
Le seul cas de figure où je mémorise un autre état c’est quand j’ai des alternances acoustiques / électriques, la batterie qui part sous la scène ou des trouvailles du genre. Et puis tu connais des guitaristes qui te font un solo au même volume chaque soir ? Moi pas !


Le dessous du rack qui porte la télécommande du 31 bandes Klark Teknik. Deux périphériques simples et pas chers. Le BBE 882 pour apporter fraicheur et attaque aux toms et le DBX 120A pour le tom basse. Tout le reste, est calculé par la console.

La musique est jouée par des humains qui vivent leur musique et peuvent te défoncer les peaux, là où le soir d’avant il tapaient poliment. Tu perds plus de temps à tout re-régler et mémoriser pour recommencer la date suivante. Le Next, Next, Next, ce n’est pas pour moi.

SLU : Et tu te verrais toi aussi faire le son de Justin Bieber ?

Big Mick Hughes : Mais oui ! Une bonne caisse claire, un pied bien fait ou une jolie basse, c’est bon pour tous les artistes ! Il y a des musiques que je préfère, mais dès lors que ça joue, que l’intention est là, pas de problème.

Le transport en AVB et le système avec Tom Lyon

Tout mixeur pour bon qu’il soit, a besoin de son alter ego au système, au transport du signal et à la technique au sens large du terme, surtout vu le nombre de boîtes en l’air. Ce rôle est dévolu à Tom Lyon et nous l’avons suivi quelques minutes sous les gradins de Bercy pour découvrir la dégelée de racks de processing nécessaire à la mise en œuvre d’un aussi gros kit Meyer.

Tom Lyon (un nom définitivement en symbiose avec ce qui garnit la salle) nous a débusqué quelques Galaxy. Et il y en a d’autres…

SLU : Le système, wedges inclus appartenant au groupe, qui assure alors la prestation technique audio pour fournir tout le reste ?

Tom Lyon : Il s’agit d’Ultrasound, une société basée en Californie. En fait, tout appartient au groupe, même les consoles… Ultrasound fournit la main d’œuvre et la mise en œuvre du matériel en étroite collaboration avec Meyer. Cette société stocke et entretient aussi le matériel durant les périodes où le groupe est off.

SLU : Ils sont de sacrés dépôts alors !

Tom Lyon : En y repensant bien, je crois qu’ils vont avoir du mal cette année. On a encore 24 1100-LFC dans la semi ;0)

SLU : Le design est de Bob McCarthy et tu le fais évoluer ?

Tom Lyon : C’est ça, Bob est le grand spécialiste Meyer qui est sollicité pour des tournées aussi grosses que Metallica. Il est le directeur de l’optimisation des systèmes, en clair il conçoit la diffusion des productions qui partent en Meyer. Il nous arrive de ne pas avoir les clairances attendues ou l’incapacité d’accrocher pour des raisons de poids, dans ce cas, je reprends la main et adapte le système en conséquence.

Si on compte bien, on a 40 Leo, 80 Lyon, 48 Leopard, 36 1100-LFC et 48 VLFC, soit 172 enceintes à processer et à alimenter en analogique. Les dernières enceintes du fabricant américain étant 100% numériques, on imagine que bientôt elles pourront l’être en numérique.

SLU : Comment transportes-tu le son issu de la XL8 de Big Mick ?

Tom Lyon : On sort en AES avec une sécu en analogique et on quitte les quatre premiers processeurs placés en régie et qui gèrent les différentes zones en ADB en direction de l’ensemble des autres Galaxy. Nous en avons en tout 24. C’est le plus gros réseau AVB jamais constitué par Meyer à l’instant où je te parle. Chaque zone de drive reçoit deux fibres A et B sur deux switchs séparés et un flux analogique en sécu. Je suis en charge d’effectuer cette bascule le cas échéant.

Compass au commet de sa forme. 172 enceintes et 24 Galaxy. On en voit 18 sur 24 dans la ligne « Inventory ». En dessous les 16 points de diffusion. Ne manquent que les 4 groupes de Sub et les 4 groupes de VLFC. Pas de tout repos tout ça…

SLU : Combien êtes-vous à vous charger de l’audio ?

Tom Lyon : Nous sommes 6 pour Ultrasound et 4 pour Metallica. 10 en tout. Mais nous disposons de bras en plus pour le montage et démontage.

SLU : Est-ce que vous parvenez à monter ce type de show dans la journée ?

Tom Lyon : On essaie de ne pas le faire si le planning le permet. On préfère arriver, tout sortir et préparer, et le lendemain monter et exploiter.
Si ce n’est pas possible, on quitte une ville le plus vite possible et dès que nous arrivons dans la suivante, on réattaque immédiatement. Le groupe préfère jouer dans des Arena pour la proximité avec le public, mais c’est évident qu’un stade rend les choses plus faciles pour nous.

Bob and Adam’s time !

« Voulez-vous rencontrer et interviewer Bob Cowan et Adam Correia qui s’occupent des retours du groupe ? » Vous imaginez notre réponse, nous voilà donc partis dans les coulisses et les loges de l’AccordHotel Arena où, la place faisant défaut sous et à côté de la scène, la régie retours a été reléguée. Un silence délicieux y règne, juste brisé par l’éclat de rire des deux techniciens déjà face à leurs Midas.

Adam Correia à droite mixe et distribue sur la Pro4 les signaux pour Robert et Kirk. Bob Cowan à gauche qui travaille sur la Pro9 qu’on devine derrière les deux, sert James et Lars. Derrière leurs sourires se cachent deux redoutables professionnels.

SLU : On n’a vraiment pas voulu de vous sur un des côtés de la scène alors ?

Bob Cowan : Non, nous nous sommes réfugiés ici pour le bien de la scénographie (rires). Sous la scène c’était aussi impossible, elle est trop basse et comporte pas mal de parties en mouvement.
On a l’habitude de toute façon de travailler comme ça car même dans les stades, nous ne sommes pas au contact des artistes. Les seuls qui restent sont les techniciens pour les instruments car il y a énormément de changements. Il y en a un à chaque angle avec sa réserve de guitares.

SLU : Vous mixez pour des ears mais aussi des wedges et je n’en vois pas en régie. Comment faites-vous pour juger un niveau ou un rendu sans la même enceinte près de vous ?

Bob Cowan : Entre des wedges près de la scène et baignant dans l’ambiance qu’entendent les musiciens et des wedges que nous aurions ici dans une pièce fermée, la différence est telle que ça ne servirait pas à grand-chose. Si par hasard un Larsen part, on l’entendra aussi bien et même certainement mieux dans nos ears que dans un wedge. On s’en sert toujours quand on est près du groupe.

SLU : Vous ne ressentez pas le besoin d’avoir au moins un sub pour vous apporter un peu d’ambiance pour vos ears et reproduire ce qui se passe sur scène ?

Bob Cowan : Je n’aime pas reproduire, je préfère marcher avec mon iPad – on est à 150 m de la scène – et effectuer sur site certains réglages en écoutant le résultat. Je peux te dire qu’on en use des semelles avec Adam ! Une fois que le groupe monte sur scène, tout doit être fait et calé, il ne doit plus être nécessaire d’effectuer des changements majeurs.

Une vue de la scène centrale prise du haut de la dernière corolle de sièges. On aperçoit à droite les deux boudins de câbles apportant  des victuailles au son, à la lumière, à la vidéo et aux très nombreux moteurs scéniques.

SLU : Ca ne te gêne pas de devoir te fier à des impressions à salle vide ?

Bob Cowan : Si j’étais à la face oui, sans doute, mais avec des ears, le son est assez cantonné, fermé. On est dans une sorte de bulle. Si la salle est vraiment très mauvaise, on peut percevoir un peu de réflexions en plus, mais pour le reste ça roule. Le groupe est relax et s’il devait y avoir le moindre doute, on balancerait à chaque date, ce qui n’est pas le cas.

Adam Correia : Nous faisons de notre mieux pour donner au groupe exactement le même son chaque soir. Théoriquement. C’est notre métier de leur permettre de retrouver leurs marques et de se sentir bien où que l’on soit. Travailler aux retours implique la plus totale régularité et précision. La seule chose qui change c’est la salle. Demain nous avons une date et, pour la première fois, une seule à Lyon, en général nous restons pour deux ou trois soirs. Cela ne changera rien à nos habitudes. Les backliners joueront, on fera un line check et on enverra le show sans problème.

SLU : Vous êtes des mecs fiables (rires)

Bob Cowan : Je pense oui !

Pendant qu’on parle, la salle se remplit…

SLU : Vous avez deux consoles. C’est pour vous partager le boulot ou pour bénéficier d’une redondance ?

Bob Cowan : On se partage le boulot. Je m’occupe du chanteur et du batteur et Adam du lead guitare et du bassiste.

SLU : Mais l’ensemble des sources est disponible sur chaque console…

Bob Cowan : Absolument, mais je ne travaille pas du tout comme Adam. Si je devais prendre sa console pour quelque raison que ce soit, j’aurais quelques minutes assez difficiles, sans parler du fait que nous suivons chacun nos deux artistes et nous leur donnons des wedges où qu’ils aillent.

SLU : Vos sorties alimentent les mêmes wedges ?

Bob Cowan : Oui absolument, chacun notre tour. Et je peux le faire à la souris si ma surface tombe. Je produirai quelques litres de sueur mais c’est possible (rires). Je plaisante beaucoup mais il faut que tu saches que c’est un boulot très intense. Il nous a fallu six bons mois pour mettre au point notre configuration numérique quand nous avons abandonné nos analogiques. On y a beaucoup réfléchi et on a travaillé sans le moindre musicien pour bien tout caler. On a joué des sons, des enregistrements multipistes de précédents shows pour bien emmagasiner le geste et la confiance. On a travaillé aussi avec des DVD de shows passés pour pouvoir répéter et presque mimer notre travail.

SLU : Vous aviez le multi du concert en question ?

Adam Correia : Bien sûr, ils roulaient synchro. Ça nous a permis de commettre toutes les erreurs et de les corriger, de trouver la bonne touche sans même réfléchir.

Bob Cowan : Durant le show, les gestes doivent être instinctifs. Tu n’as pas le temps de penser où se trouve tel menu ou telle commande, ça doit être instantané sans quitter des yeux ton artiste. Ce travail effectué seuls, en amont, dérive du fait que, par le passé, le groupe travaillait régulièrement dans sa salle de répète de San Francisco, ce qui lui permettait de prendre la route très facilement. On n’avait pas la moindre résidence. Aujourd’hui, les membres habitent plus loin les uns des autres et doivent donc répéter avant chaque tournée, ce qui nous permet de bénéficier de plus de temps avec eux pour tout caler.

Les écrans avec lesquels Bob et Adam surveillent les points de chant grâce à des caméras pointant le micro et donc l’artiste qui se présente devant. L’affichage central en rouge et jaune est certainement une caméra fonctionnant en faible luminosité afin de suivre les artistes même lors des changements de titre.

SLU : La transition numérique a été bénéfique pour le groupe ?

Adam Correia : Bien sûr. Il dispose maintenant de deux techniciens sur deux consoles donc de meilleurs suivis, une scène moins polluée et les quelques avantages propres au numérique.

Bob Cowan : Et on joue le rôle de leurs amplis guitare. On leur donne, avec l’aide des guitar techs, de quoi avoir le bon sustain et de quoi accrocher quand nécessaire.

Adam Correia : Quand on y pense, nous ne sommes que deux mixeurs avec quatre musiciens, pas de quoi se réveiller la nuit, mais je peux t’assurer que ça ne chôme pas ici durant le show. On est là pour rendre quelque chose de compliqué, le plus simple possible. On n’a pas le droit de se planter.

SLU : Est-ce que le show change chaque soir ?

Adam Correia : Oui. Il y a un corps commun et une partie qui en revanche change. Comme il n’y a aucune machine qui envoie des sons pré enregistrés, le groupe est libre de faire ce qu’il veut, comme il veut. Et il ne s’en prive pas.

Bob Cowan : Le plateau est tout petit comparé à ce qui se fait dans ce genre de salle ou ce que l’on trouve en festival où l’on a 40 mètres de bord à bord. Nous avons ici quatre points de chant et la transition de l’un à l’autre est très, très rapide. Nous ne savons d’ailleurs pas vers lequel ils vont aller. C’est presque un jeu pour nous de deviner sur quel micro ils vont chanter (rires).

Adam Correia : On passe notre temps à ouvrir et fermer des micros qui ne servent pas, à alimenter les wedges avec le bon instrument en fonction de qui se trouve à quelle place. Avec les DCA, on suit le mix en fonction des éventuelles demandes. On doit faire trois choses en même temps sur une seule surface et sur un seul layer.

Devant leur console respective, David à gauche et Bob à droite prennent volontiers la pose tout en ne quittant pas des yeux leurs écrans et ne quittant pas tout court leurs talkies qui n’ont eu de cesse de se manifester.

SLU : Ce qui est plus facile sur une analogique.

Bob Cowan : Exactement. Tu fais ce que tu veux en même temps sur tous les boutons sans te poser de questions.

SLU : Depuis quand avez-vous basculé en numérique ?

Bob Cowan : On est passé au numérique en 2013, beaucoup plus tard que le reste des copains (rires).

SLU : Vous êtes connectés avec le groupe ? Peut-il vous parler ?

Bob Cowan : Non, dans nos oreilles on n’écoute que le son que nous mixons et que nous envoyons vers la scène et c’est tout. S’il fallait que le groupe nous demande en plein concert de modifier sensiblement les niveaux ou la nature du mix, ce serait une TRES mauvaise soirée pour nous. On connaît nos artistes par cœur et on est là pour leur donner ce qu’ils attendent. En revanche, je leur parle pour leur rappeler l’arrivée d’un effet spécial ou la présence d’une trappe ouverte. La scène dispose de pas mal de mécanismes. Notre travail consiste à les mettre à l’aise, cette phase d’information en fait pleinement partie.

SLU : Quelles marques de ears et de liaisons utilisez-vous ?

Bob Cowan : Ultimate Ears pour tout le monde, et en ce qui concerne les liaisons on utilise deux marques. Les membres du groupe qui ont un mix stéréo sont équipés en Shure PSM1000 et ceux en mono ont du Sennheiser. Au départ tout le monde était en Sennheiser mais j’ai eu quelques problèmes de portée en stéréo sur nos scènes les plus grandes – elles peuvent être immenses – j’ai donc essayé et adopté le PSM1000. Ce n’est pas un problème de son, pas plus que de fiabilité, les Sennheiser sont indestructibles et à mon sens plus fiables que les Shure, mais ces derniers opèrent sur d’autres fréquences et une portée un peu meilleure.

Le MJF-210, deux 10” et un moteur de 4” aboutissant dans un guide 50° x 70° .  Photo Meyer Sound

Adam Correia : J’ai personnellement quand même une préférence pour la spatialité, l’ouverture offerte par le PSM1000 qui me paraît aussi un peu plus fidèle. Notre boulot étant de délivrer du bon son, cela y participe.

SLU : Pour les wedges vous employez les MJF-210 du groupe en grand nombre…

Bob Cowan : Oui, avec le renfort aux points de chant de quelques MJF-212 pour apporter plus de punch aux guitares.

It’s show time !

19h30. Nous laissons les techniciens à leur travail et nous gagnons la tribune VIP où nous attendent des sièges confortables mais pas idéalement placés. Un coup d’œil au système face à nous suffit à voir que Lyon et Leo se font des câlins pile dans la zone où se trouvent nos sièges. Dès les premières notes, on en profite donc pour partir en balade aussi loin que la sécu nous y autorise, retrouvant du coup un rendu exempt de toute interférence. Précisons tout de suite qu’il est totalement impossible de ne pas avoir des zones de recouvrement dans un montage aussi complexe que celui déployé en 360° horizontaux et près de 100° verticaux.

Ca pèse parait-il beaucoup, mais qu’est-ce que c’est joli quand tous les cubes s’animent et s’illuminent. Un super design

Imaginez une généreuse demi-sphère, ôtez un trognon qu’on appellera la scène et vous avez le challenge. Malgré le travail fait sur l’acoustique de Bercy durant le long chantier de réhabilitation et le design soigné de Bob McCarthy, les points de diff et leurs fronts d’ondes sont trop nombreux pour ne pas se croiser et surtout pour ne pas exciter une salle où pas un seul siège n’est n’oublié par la prod. En vieux briscards, nous avons jeté notre dévolu sur une belle ligne de Leo dans laquelle le mix de Big Mick prend toute son ampleur.

Très tranquille derrière son XL8 en plein show. Estomac vide n’a pas d’oreille, mec stressé non plus !

Chapeau d’ailleurs à « Big Mix » pour le rendu gros, gras et dense de Metallica avec un aigu très raisonnable, une voix qui respire et un pied qui, sans faire vraiment clic comme par le passé, garde une attaque bien audible et discriminante. Le groupe peut être fier de son travail comme celui de Bob et Adam en coulisses. Effectivement les trois membres « mobiles » du groupe, le batteur est bien obligé de taper assis, n’ont de cesse de se balader aux 4 coins du plateau certains d’être accompagnés par le binôme de l’ombre, un vrai ballet.

Au début du titre, on passe rapidement du son Leo au son Lyon. La différence entre les deux boîtes est assez claire avec plus d’assise, de densité et de dynamique pour le Leo. Usine de chapeaux en revanche à Meyer pour le VLFC qui nous renvoie en arrière de plus de 40 ans. Pour ceux qui ont connu le Sensurround de Cerwin Vega du film Tremblement de terre, c’est en quelque sorte la même sensation mais en beaucoup plus fort, plus bas et moins traînant.
Alimenté avec des sources qui exploitent son extraordinaire potentiel, le VLFC va faire le bonheur de nombre de parcs d’attraction et autres tournées à la recherche de grosses sensations. Attention en revanche en tournée aux nouvelles normes qui obligeront à « creuser » dans la durée du show pour laisser cet effet exister en LEQ.

James Hetfield et les trois autres membres de Metallica en plein show.

Un dernier mot pour l’équipe technique dans son ensemble qui a été d’une disponibilité rare, les gens de Meyersound qui nous ont chouchoutés et l’équipe de Best audio (et Lighting) (et thunder grâce aux VLFC) qui nous a invités. On en a pris plein le buffet, mais c’était bon.

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Eurolive, 1er prestataire français en GSL d&b

Qu’importe la taille quand on a la passion, ce sont nos amis rennais d’Eurolive qui raflent le pompon, et ont reçu en plein PL+S de Francfort où il fait fureur, leur kit de GSL d&b. Le premier en France. Reportage à venir pour Art Rock à Saint-Brieuc où il va dessouder de l’osselet.

De gauche à droite : Bob Le Louarne, Yacine Monnet, François Le Pallec, Jean-Philippe Esnault, Jean-Christophe Bocquenet et Matthieu Le Failler

Ils sont entourés par le kit fraichement déballé, les cartons sont encore au fond du dépôt. 20 GSL8, les versions longue portée ouvrant à 80°, 4 GSL12, les modèles de bas de ligne arrosant plus large à 120°, 12 SL-SUB pour renforcer un bas du spectre pourtant déjà très crédible et trois racks touring de 6 D80 chacun, deux prenant en charge les têtes des deux côtés et le troisième les douze subs. Autant dire que ce kit est prêt à l’usage et va s’ajouter à l’inventaire d&b d’Eurolive.

La formation va battre son comble durant quelques semaines chez Eurolive avant que les festoches du grand Ouest, ne viennent profiter de la puissance mais surtout la remarquable capacité des têtes GSL à pousser du son full range jusqu’au bout de la zone de couverture, sans pour autant baver en dehors.
Il est à ce sujet évident que le dernier venu de d&b va devenir la star du plein air et le chouchou des pauvres riverains avoinés des jours durant par les fuites « naturelles » des autres systèmes.

Il y a ceux qui le découvrent à Francfort, et ceux qui jouent avec à Rennes !

Le comportement de toute boîte dans le grave, ici le J8 qui s’en tire mieux que d’autres. Malgré tout, plus on descend, et plus il devient omnidirectionnel.

La même courbe mais cette fois avec un GSL8. Le grave est parfaitement guidé, même sur l’octave 30-60 Hz…

Voici du coup ce que donne dans NoizCalc, l’émergence typique d’une scène en J ou en GSL. Pour info la fréquence choisie est le 50 Hz et la décroissance est de 3 dB par changement de couleur, le rouge étant le >100 dB.

Un des touring racks d&b vu côté pile. Donnez à manger aux D80, ils ont beau être alimentés au travers d’une prise 16A, ils doivent être comptés comme nécessitant 7 kVA par tête de pipe par un groupe électrogène.

Rien de tel qu’une vraie prestation pour enfin écouter dans de bonnes conditions le GSL. Ce sera chose faite fin mai grâce à Eurolive et le festival Art Rock de St Brieuc où il équipera la Grande Scène, bien entendu en Array Processing puisque ce système ne marche pas sans.
SLU sera bien évidemment sur place pour le montage et l’exploitation. Bob et son équipe sont prévenus ;0)

Prochainement aussi dans nos colonnes un reportage plus technique sur le GSL avec une inter de Werner ‘Vier’ Bayer et Matthias Christner qui, avec les équipes de la R&D de d&b, ont réussi à mettre au point une enceinte de touring 4 voies, cardioïde, embarquant 8 HP et ne consommant que deux pattes d’ampli. Pas si simple à faire…

Pour plus d’infos sur le GSL Avec :

Pour contacter Eurolive :