L’Opéra Garnier choisit les gradateurs ADB Eurodim Twin Tech.

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L’Opéra Garnier vient de renouveler ses armoires de gradation en ADB EURODIM Twin Tech après 20 ans de bons et loyaux services assurés par les anciens gradateurs déjà signés ADB.
Le chantier a été réalisé cet été par la société Masselin qui s’est adaptée au câblage existant suivant le concept du bureau d’études d’ADB : une prouesse !

Sous les toits de Garnier, le chef du service lumière, Jacques Giovanangeli, au milieu, entouré de son adjoint Michel Susini (à gauche) et du directeur commercial d'ADB, Joël Brieuc.

Sous les toits de Garnier, le chef du service lumière, Jacques Giovanangeli, au milieu, entouré de son adjoint Michel Susini (à gauche) et du directeur commercial d’ADB, Joël Brieuc.

C’est en compagnie de Joël Brieuc, Directeur commercial de la société ADB que nous avons parlé de cette belle rénovation avec Jacques Giovanangeli et Michel Susini, en arpentant les recoins magiques des coulisses de cet Opéra pas tout à fait comme les autres…

Après huit mois d’études, et l’appel d’offres de rigueur, le chantier a été réalisé en 3 semaines et demi (plus une semaine de tests) cet été, et intègre dans les locaux techniques de l’Opéra, les armoires Eurodim de technologie Twin tech.
Les 884 circuits peuvent être utilisés en direct ou en gradué, sans minimum de charge et via un soft spécialement développé pour intervenir sur le patch, les courbes ou tout autres paramètres depuis la régie, ou diagnostiquer en temps réel toute anomalie.

Les nouvelles armoires de gradateurs EURODIM Twin Tech ADB installées sous le plateau côté cour

Les nouvelles armoires de gradateurs EURODIM Twin Tech ADB installées sous le plateau côté cour

Un gros coup de jeune donc au Palais Garnier, équipé d’un grand grill rectangulaire modulable, avec des ponts mobiles à disposition des éclairagistes invités et d’un parc de projecteurs en constante évolution.
Et comme la modernité est un souhait du chef du service lumière, Jacques Giovanangeli et de son adjoint Michel Susini, c’est aussi l’ensemble du réseau en fibre optique qui a été rénové avec les nodes Luminex Ethernet-DMX8 MKII, et leur hub booster RDM.
Du RDM, de l’Art-net, des projecteurs automatiques, des accroches intelligentes, et bientôt des LED, qui a dit que les grands théâtres parisiens étaient réticents aux nouvelles technologies ?

SLU : Quelle a été la mission de la société Masselin ?

Joël Brieuc : La société Masselin a démonté toutes les armoires, repéré les circuits, puis monté les nouvelles armoires de protection et les armoires de gradateurs. Le défi étant de ne pas changer les câbles, et de garder les mêmes courbures, il a fallu réaliser des armoires qui s’intégraient pile poil à la place des anciennes.
Et comme nous disposons d’un plus grand nombre de circuits par armoire, nous avons pu décaler légèrement les armoires pour ne pas avoir à gérer des câbles trop courts. Il y a donc au final très peu d’adaptations de longueur de câbles. C’est Henri Marechal, du bureau d’études ADB, qui a réalisé ce concept d’adaptation. Il n’était de toute façon pas envisagé du remplacer tout le câblage.

Jacques Giovanangeli : Il faudrait pour cela fermer l’Opéra pendant plusieurs mois ! Le câblage date de 1995 donc ce n’était pas nécessaire.

Toujours dans le local sous le plateau à cour, une armoire de distribution secteur :  1250 A quand même !

Dans le local situé sous le plateau à cour, une armoire de distribution secteur : 1250 A quand même !

Les nouveaux disjoncteurs de l'armoire de distribution 1250 A sous le plateau à cour.

Et les  nouveaux disjoncteurs.

SLU : Quelle puissance arrive dans chaque local ?

Jacques Giovanangeli : «Nous avons deux armoires de distribution de chacune 1250 A sous le plateau et 2 armoires 800 A sous les toits. Plus 320 A en commande de prises directes en tétra 63 sur les cintres.
Donc il y a 4 locaux de gradateurs pour optimiser la longueur des câbles déployés.
Nous avions fait ce choix en 1995 pour économiser le câblage et nous avons gardé la même installation en ne remplaçant que les armoires côté cour, et côté jardin sur deux niveaux différents. Ainsi, au plateau, la distance des câbles repartis est courte car les armoires sont placées un étage en dessous, et toute la distribution aux cintres est située 40 m au dessus de la scène, sous les toits donc au plus près.

SLU : Et avant 1995 ?

Jacques Giovanangeli : Les armoires étaient toutes à la cave cour et jardin, c’était des ADB Clémençon !

SLU : Combien de temps vous a-t-il fallu pour définir le projet ?

Jacques Giovanangeli : On a commencé en octobre 2014, pour finaliser en juillet 2015.Donc 8 mois, avec appel d’offres, visite des différents constructeurs, comparatifs et choix du fabricant, budgétisation, etc. Et comme nos anciens gradateurs étaient déjà des ADB, leur fiabilité a été un atout supplémentaire pour choisir les Eurodim Twin Tech.

Le passage des câbles sous le plateau dans le local jardin n'a pas bougé.

Le passage des câbles sous le plateau dans le local jardin n’a pas bougé.

SLU : Les anciens gradateurs ont quand même duré 20 ans! Il n’y avait pas d’obsolescence programmée à l’époque. 

Joël Brieuc : En fait certains composants commençaient à ne plus être fabriqués. Cela aurait pu avoir des conséquences sur le SAV.

Jacques Giovanangeli : C’est la raison pour laquelle nous avons obtenu le budget de remplacement. Sans la possibilité de remplacer certains composants, nous risquions de perdre des circuits.

SLU : Au final combien de circuits alimentent l’éclairage de scène de l’Opéra Garnier?

Joël Brieuc : Il y a 13 armoires sur 4 locaux avec 249 circuits en 3 kW, 482 en 5kW, 101 de 10kW et 52 de fluo 2,5 kW, soit 884 circuits en tout.

SLU : Quel a été le coût total de la rénovation ?

Jacques Giovanangeli : 650 000 euro TTC avec l’installation électrique, les gradateurs, la manutention et la refonte de quelques câbles quand même.

Michel Susini : On a aussi rénové le réseau ArtNet.

Le local de gradateurs sous le plateau à jardin

Le local de gradateurs sous le plateau à jardin

Jacques Giovanangeli : Le réseau datait de 2007 avec les nodes Luminex d’époque, mais, quitte à avoir une enveloppe, on souhaitait bénéficier de la dernière génération de nodes, les MKII dmx8 avec le RDM, ce qui était important pour nous car les nouveaux gradateurs ADB sont compatibles RDM. donc on en a profité pour changer aussi nos Luminex qui commençaient d’ailleurs à fatiguer… Nous envisageons aussi de remplacer nos jeux d’orgue, probablement l’an prochain.

SLU : Vous avez quoi comme pupitres ?

Jacques Giovanangeli : Les ADB Phoenix10 qui ne sont pas tout jeunes, on arrive à la fin, et c’est une ancienne génération. Nous choisirons en concertation avec les pupitreurs qui sont attachés à l’Opéra. On ne peut pas écouter les éclairagistes qui ont chacun leur pupitreur et un jeu de prédilection. Il faut être adapté à ce que l’on fait ici : essentiellement des effets avec des mémoires et des temps, même avec les automatiques.

Côté cour aussi, sous le plateau, le rack réseau Luminex à côté des armoires de gradation

Côté cour, sous le plateau, le rack réseau Luminex à côté des armoires de gradation

SLU : Revenons au réseau Luminex, est-il redondant ?

Jacques Giovanangeli : Non, nous avons un seul anneau fibre optique en anneau non redondant, qui fonctionne sans aucun souci depuis maintenant quelques années.»

SLU : Combien avez-vous de points d’accès au réseau ?

Michel Susini, Jacques Giovanangeli : Un par local de gradation soit 4 départs Ethernet plus 1 en régie. Petit à petit, on tire des lignes pour être en réseau au plus près des projecteurs. Des nodes sont placés sur tous nos ponts mobiles ; on a prévu un node par pont.
On prépare déjà l’avenir en fait, ici c’est grand et il faut anticiper et tirer toujours plus de lignes du “ring” de datas là où on ne peut pas passer. Donc en tout, pour l’instant, on a 22 nodes MKII dmx 4 et 8, dont 8 dans les locaux d’armoires et on va en rajouter 2 aux ponts. Nous sommes vraiment satisfaits des produits Luminex.

SLU : Et les jeux d’orgues actuels peuvent-ils contrôler en ArtNet ?

Joël Brieuc : Oui, nous avons fait ce choix chez ADB depuis 1999 et nos pupitres sont maintenant RDM, ArtNet, sACN.

Les 5 switches Gigabit Ethernet supportant le réseau ArtNet en anneau

Les 5 switches Gigabit Ethernet supportant le réseau ArtNet en anneau

En bas, un node Luminex Ethernet-DMX8 MKII  et au dessus les splitters boosters  bidirectionnels Luminex DMX512-A 2.10 hub

En bas, un node Luminex Ethernet-DMX8 MKII et au dessus les splitters boosters bidirectionnels Luminex DMX512-A 2.10 hub


SLU : Parlons du matériel, c’est étonnant de voir autant d’automatiques dans ce lieu où le silence est d’or. Quels choix de projecteurs avez vous fait ?

Michel Susini : « Des Alpha 1200 Clay Paky, ainsi que des 1500 et des 800. Ces lyres sont super solides, les 1200 on les a depuis 2007, révisées tout les ans forcement, mais franchement ça tourne tout le temps, leur robustesse est dingue. Il est vrai aussi que les machines ne sont déplacées qu’une fois par an pour l’entretien, donc elles ne souffrent pas du transport. Nous avons aussi des fresnels motorisés, des 2kW ADB sur lyre Nova, des 4 kW Arri motorisés, etc.

SLU : Les artistes ne sont-ils pas dérangés par le bruit des ventilations et des mouvements ?

Le rack réseau Luminex au dernier étage à jardin où on été conservés les anciens boosters AIES non RDM (les noirs) car ils n'alimentent que le dernier plan lumière qui est rarement utilisé

Le rack réseau Luminex au dernier étage à jardin où on été conservés les anciens boosters AIES non RDM (les noirs) car ils n’alimentent que le dernier plan lumière qui est rarement utilisé

Jacques Giovanangeli : Non, quand on est dans la cage de scène, le bruit pourrait gêner le chef d’orchestre, les danseurs et chanteurs n’entendent rien car les projecteurs sont accrochés vraiment très haut, à plus de 12 mètres, et nous n’avons jamais eu de soucis, et nous n’avons jamais rien modifié sur les autos, c’est du standard. Les constructeurs développent des machines de plus en plus silencieuses qui dépassent rarement les 35 dB à un mètre.

SLU : Donc on va arrêter de dire que les projecteurs automatiques ne sont pas adaptés aux théâtres ?

Jacques Giovanangeli : Au contraire, ils le sont, mais particulièrement dans les grands théâtres comme ici. On a surtout fait le choix d’un plan fixe, comme beaucoup de grands théâtres, avec des projecteurs automatiques qui sont fixes au niveau des cintres couplés avec des traditionnels (4 halogènes et 4 HMI), mais, et c’est notre différence, nous avons gardé des espaces libres où les éclairagistes peuvent choisir d’ajouter les machines et les angles de leur choix.
Donc les ponts ne sont pas blindés de machines, ils sont organisés comme un échiquier avec des cases libres et d’autres occupées. Nous sommes un des rares grands opéras à fonctionner comme ça, partout ils ont rempli leurs ponts mobiles. J’ai fait ce choix avec mon prédécesseur et Michel. Nous souhaitions vraiment pouvoir donner la possibilité à un éclairagiste de faire sa lumière.

Après bien sûr, on doit articuler les deux spectacles qui jouent un soir sur deux, avec donc un gros travail de préparation en amont car il faut qu’ils s’imbriquent. Il y a des endroits, les cintres, où l’on veut éviter d’envoyer un technicien à 12 m pour régler la position d’un projecteur à la main car c’est dangereux et long. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons opté pour des automatiques. Et l’avantage avec le choix des gradateurs mixtes c’est qu’on peut mettre un halogène ou un auto sur un pont mobile et juste le brancher, à la demande, en ayant tous nos circuits qui arrivent en direct ou en gradué. 

Michel Susini : C’est super en plus, il n’ y a pas d’inverseurs dip switch ou de tiroirs à changer comme avant, tout se commute par le soft en réseau depuis la régie.

La superbe salle de spectacle de l'opéra Garnier dans la tradition des théâtres à l'italienne avec l'imposant lustre de bronze et de cristal de 8 tonnes équipé de 340 lumières, et le plafond peint par Marc Chagall

La superbe salle de spectacle de l’opéra Garnier dans la tradition des théâtres à l’italienne avec l’imposant lustre de bronze et de cristal de 8 tonnes équipé de 340 lumières, et le plafond peint par Marc Chagall

SLU : Justement parlons de la technologie de ces gradateurs EURODIM Twin Tech?

Joël Brieuc : Chaque cellule se commande par le réseau en mode direct ou gradué sur tout type de charge, résistive, inductive ou capacitive, graduable ou non. L’intérêt d’avoir un relais statique pour switcher, c’est d’éviter toute perturbation aux projecteurs motorisés quand on commute en mode direct. Dans les circuits il y a 2 groupes de thyristors, un qui sert à la commande en gradué avec une self et un qui sert à faire la commutation en direct. Sur les circuits tels que ceux qui sont en place à Garnier, Bastille et l’Odéon entre autres, quand on est en direct on n’a pas de self, quand on est en gradué on est en filtrage 400 microsecondes.

Opéra Garnier Gradateurs ADB Eurodim

Détail de l’afficheur des armoires de gradateurs Eurodim Twin Tech ADB, avec une interface claire et accessible

Ensuite, on a notre carte de diagnostique, qui mesure et surveille en permanence beaucoup de paramètres. Ainsi, les techniciens avec leur ordinateur, via le soft, sont capables de savoir si un disjoncteur est tombé, où il est, dans quelle armoire, etc. grâce au RDM.

Chaque carte de puissance utilise 4 radiateurs indépendants. Les circuits sont en outre tous séparés physiquement de telle sorte que l’on n’ait pas de perturbations entre circuits, et pour éviter les rayonnements parasites à l’extérieur on utilise un coffret en métal qui fait office de cage de faraday et ça pèse lourd. Le poids d’un tiroir atteint 13 kg, mais on ne les manipule jamais !

SLU : Comment gérez-vous les écarts de température, le froid, et la chaleur, sous les toits ?

Michel Susini : Il peut en effet faire très chaud l’été sous le toit de zinc quand les circuits fonctionnent. Cet été nous avons mesuré jusqu’à 38 degrés. Donc on a installé une climatisation car ces nouveaux types de gradateurs ont une sécurité qui les met à 20 % au dessus de 35 C°. Par contre ils ne craignent pas les températures basses, donc pas de chauffage l’hiver.

L'armoire de distribution secteur au dernier étage cour en 800 A

L’armoire de distribution secteur au dernier étage cour en 800 A

SLU : Quelles sont les fonctions clés du logiciel ?

Joël Brieuc : « Réaliser le patch depuis la régie et switcher les gradateurs de direct à gradué sans avoir à se déplacer.
Et ici à l’Opéra Garnier qui joue des spectacles en alternance, ils peuvent mémoriser l’état des circuits de chaque spectacle et les rappeler instantanément au besoin, avec en plus des fonctions de diagnostic très complètes, via le logiciel Dimmer Manager, de panne, de surchauffe, d’état des circuits, de signal DMX… envoyées dans le réseau en RDM.

Michel Susini : Et surtout, tous les circuits étant conçus pour être soit directs soit gradués, le kit de projecteurs peut évoluer. Actuellement on utilise environ 30 % de circuits directs mais avec les projecteurs à leds et les automatiques, ce pourcentage va très vite évoluer. Voilà pourquoi on a fait ce choix de gradateurs mixtes aussi, ça répondait parfaitement à nos besoins.

SLU : Aujourd’hui, tous les gradateurs ADB sont-ils mixtes ?

Joël Brieuc : On a une technologie en relais statique donc plus de relais électromécanique et pas de friction mécanique. Donc oui tous nos gradateurs sont mixtes, et ça depuis l’installation faite à l’Opéra Bastille en 2010. Qu’ils fassent 3,5 ou 10 kW, avec plus ou moins de filtrage, que ça soient de petites armoires que l’on installe dans les centres culturel et, bientôt je l’espère, sur des unités portables.

Les armoires de gradateurs EURODIM Twin Tech ADB dans le local du dernier étage à cour pour distribuer le grill de l'opéra Garnier

Les armoires de gradateurs EURODIM Twin Tech ADB dans le local du dernier étage à cour pour distribuer le grill de l’opéra Garnier

SLU : Bastille est équipé en ADB, c’est ce qui a motivé le choix de renouveler votre confiance cette année ?

Michel Susini : Oui un peu, car Bastille est satisfait de ses gradateurs, mais ce n’était pas une raison décisive.

Jacques Giovanangeli : Nous n’avons pas la main sur le budget, nous soumettons des propositions techniques, et la direction financière de l’Opéra tranche. Après, c’est évident qu’une relation de confiance s’est installée avec ADB depuis des années. Ils ont été sélectionnés pour le projet, nous ont garanti l’installation et la mise en œuvre dans les délais, et puis nous sommes assez enclins à acheter et faire vivre des technologies françaises.

Michel Susini : Mais surtout on avait cette garantie du direct. D’autres fabricants ne le proposaient pas. Il y avait des circuits en 10 kW que nous voulions garder, et ADB le faisait. En fait ADB répondait pile poil à nos besoins.

Et des besoins il y en avait et des contraintes également ! Une aubaine pour les gradateurs Eurodim Twin Tech, pouvant ici mettre à profit leur technologie de mixité totale et un succès pour ADB qui a étudié physiquement une parfaite substitution.

L’équipe lumière bénéficie d’un contrôle intelligent et sécurisé grâce à un logiciel à interface humaine, donnant accès aux statuts du système, aux éventuelles pannes et permettant surtout des commutations à distance.
Une occasion aussi rêvée d’exceller (encore) pour les produits Luminex, aussi à l’aise dans un grand théâtre que sur une scène de concert pour assurer un réseau fiable, en anneau, parfaitement sécurisé et facile d’accès.

Jacques Giovanangeli et Michel Susini aiment la lumière et aiment leur métier, c’est à n’en point douter! Et ils régalent leurs équipes, leurs locaux et leurs artistes de technologies adaptées, pour toujours plus faciliter la création en se débarrassant des (souvent trop grandes) contraintes de la technique avec le souci de privilégier les relations de confiance et de passion comme avec ADB. Pourvu que ça dure !

Plus d’infos : site ADB Lighting

 

Crédits -

Signature : Isabelle Elvira et Monique Cussigh

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