Ad
Accueil Blog

Les Claypaky Skylos illuminent l’Obélisque lors de l’inauguration du Grand Musée Égyptien

0

Lors de la cérémonie d’ouverture très attendue du Grand Musée Égyptien (GEM) le 1er novembre, le concepteur lumière Roland Greil, en collaboration avec le prestataire technique et producteur Hilights, a choisi les projecteurs Claypaky Skylos pour diriger les regards vers le premier obélisque surélevé du pays.
Installé sur une place de 30 000 m² devant l’entrée principale en forme de pyramide du GEM, cet obélisque est le premier artefact à accueillir les visiteurs, les invitant à découvrir les merveilles de l’Antiquité.

Le GEM, considéré comme le plus grand musée archéologique au monde, abrite quelque 100 000 artefacts, dont l’intégralité du contenu du tombeau de Toutânkhamon. Situé à environ deux kilomètres du complexe des pyramides de Gizeh, aux abords du Caire, il représente un des joyau culturel et historique du pays.

Un kit de premier ordre, composé de plus de 5 000 projecteurs, a été déployé pour la cérémonie d’inauguration dans le cadre d’un projet mené par le Collectif 360º, une collaboration entre Live Legends et Roland Greil Design.
Roland Greil, partenaire fondateur Collectif 360° (une structure réunissant des régisseur, des designers, des directeurs technique et des techniciens), avait pour mission de créer une expérience visuelle à couper le souffle, à la hauteur de l’événement.

Pour la séquence mettant en scène l’Obélisque son équipe a positionné 24 Claypaky Skylos autour du monument. Bien plus qu’un simple projecteur classique, le Skylos se distingue par sa polyvalence exceptionnelle.

Équipé d’une source laser blanche de 300 W sur mesure, il offre un faisceau extrêmement parallèle et uniforme, une puissance lumineuse remarquable pour une consommation énergétique réduite, ainsi qu’une construction robuste avec une protection IP66, idéale pour un environnement désertique.
Roland Greil avait déjà utilisé ces projecteurs lors de la tournée Cro’s Cronicles en 2024. « Le GEM était le deuxième spectacle où j’ai pu exploiter ce projecteur incroyable, explique-t-il. La combinaison de leur grande lentille, de leur puissance et de leur définition de faisceau précise fait des Skylos un choix unique. »

« La cérémonie comportait une scène dédiée à l’Obélisque, et nous devions lui offrir la mise en lumière qu’il méritait, poursuit-il. Nous voulions l’éclairer avec élégance et le cadrer de manière à en faire le point focal. » Grâce à leurs faisceaux larges et intenses, les Skylos ont produit des effets de sky-tracking spectaculaires, ajoutant profondeur et grandeur à un environnement exceptionnel.

« Leur luminosité et leur faisceau large en ont fait le choix parfait pour encadrer l’Obélisque et créer un effet de ciel immense, qui donne de l’ampleur au spectacle », ajoute Roland Greil. Par ailleurs, 62 Claypaky Hy B-Eye K15 et K25 ont été utilisés pour éclairer les zones d’entrée.

Pour plus d’informations sur le site Claypaky et leur distributeur Dimatec en France

Les projecteurs Ayrton en douche sous l’Arc-en-ciel du LuckyFes 2025 au Japon

0

La quatrième édition du LuckyFes 2025, un festival japonais avec une forte inspiration parc à thème, s’est tenue durant le week-end du 9 au 11 août 2025 au Hitachi Seaside Park de Hitachinaka, dans la préfecture d’Ibaraki. Organisé par Ibaraki Broadcasting Corporation, LuckyFM et BARKS, le LuckyFes 2025 se présente comme « Une célébration de la musique, de la gastronomie et de l’art ».

Quatre scènes, installées au cœur des paysages verdoyants du Hitachi Seaside Park, ont accueilli une diversité de genres musicaux, allant de la pop au rock, en passant par le hip-hop, les chansons d’anime et la K-Pop. Plus de 70 des artistes les plus en vue du Japon y ont diverti des dizaines de milliers de festivaliers sur trois jours.

Le concepteur lumière, Anderson Hinago, a intégré des projecteurs Ayrton certifiés IP65 dans ses créations pour deux des scènes : la flamboyante Wing Stage et la colorée Rainbow Stage. Un total de 23 Perseo Profile et 28 Kyalami ont été installés sur la structure suspendue de la Rainbow Stage, tandis que la Wing Stage était éclairée par 13 Rivale Profile.
« Nous avons choisi ces luminaires Ayrton pour leur capacité à restituer des couleurs vives et homogènes, adaptées à la variété des scènes soigneusement conçues pour chaque artiste, » explique-t-il. « Le Kyalami, en particulier, a répondu à un critère unique d’économie d’espace grâce à son format compact. »

Les projecteurs Ayrton Perseo, Rivale et Kyalami, tous certifiés IP65, résistent aux conditions météorologiques extrêmes, un atout majeur pour M. Hinago : « Le temps au Japon peut devenir très capricieux en plein été, avec des pluies torrentielles et des vents violents. Ma première préoccupation était donc que tous les luminaires respectent la norme IP65 pour garantir des performances ininterrompues en extérieur, au grand plaisir des nombreux spectateurs. Nous sommes ravis de constater que les projecteurs Ayrton ont résisté à tout ce que la météo leur a infligé ! »

En conclusion, M. Hinago explique : « Grâce à ce kit de projecteurs Ayrton profile à faisceau, j’ai pu créer des effets lumineux parfaitement adaptés, répondant à tous les critères exigés par la diversité des contenus musicaux interprétés par des artistes de renom. Ainsi, nous avons su rendre hommage et mettre en valeur les scénarios imaginatifs et variés qui font l’âme de notre festival. »
Les projecteurs Ayrton ont été fournis par PRG K.K., Japon. « Mes relations avec PRG, dans plusieurs pays, sont fondamentales et durables. Je leur fais entièrement confiance et j’étais très motivé à l’idée d’utiliser leurs projecteurs Ayrton en première ligne sur des grands événements comme le LuckyFes, » conclut M. Hinago.

Pour plus de détails sur les Ayrton Perseo Profile, Rivale Profile, Kyalami et la gamme complète de luminaires LED et laser Ayrton, consultez www.ayrton.eu

Du Metal à l’international pour Frogs on Tour

0

Si les ingénieurs du son anglo-saxons bénéficient toujours d’une bonne réputation pour la qualité de leur travail, aidés par la taille de projets internationaux souvent bien plus gros, visibles et valorisants que les nôtres, qu’en est-il de celle des ingénieurs français ? Notre célèbre exception culturelle est-elle un frein ou au contraire un catalyseur de créativité et d’avant-gardisme qui les ferait remarquer et même briller en dehors de nos frontières ?
Nous pourrions modestement penser que leurs activités se cantonnent au national. Eh bien non ! Nos techniciens s’exportent et dans des domaines musicaux qui vous paraîtront, comme nous, sûrement étonnants. Nous vous présentons Frogs on Tour, un collectif d’ingés son spécialisé dans le live Metal à l’international.

De gauche à droite : Timothy Bickford et Camille Béchet.

Nous retrouvons Timothy Bickford et Camille Béchet, deux ingés membres du collectif, pour le concert d’Avatar en première partie d’Iron Maiden à Paris La Défense Arena.
Ils nous expliquent leur parcours, leur méthodes et leur originalité. C’est étonnant, instructif et très encourageant pour la nouvelle génération de mixeurs live.

SLU : Bonjour Timothy, le collectif Frogs on Tour intègre de nombreux techniciens ?

Timothy Bickford : Dans la section son, notre collectif regroupe cinq techniciens : Camille Béchet (ingé foh/retour), Chris Edrich (ingé foh), Jimmy Goncalves (ingé foh/retour/playback), Vincent Bezault (ingé système/retour/foh et directeur technique) et moi-même (ingé foh) ce soir pour Avatar.

SLU : Quel est le but du collectif ?

Timothy Bickford : Le collectif est un groupe de techniciens du spectacle. Il est né du besoin de répondre plus facilement aux demandes de techniciens pour les équipes de tournée. Au départ, nous étions simplement des binômes qui se remplaçaient lors des indispos de chacun. Puis, en structurant notre fonctionnement, nous avons mis en place une organisation basée à la fois sur les compétences techniques et la compatibilité humaine. Le collectif a d’abord réuni des techniciens son, avant de s’élargir à d’autres métiers : lumière, backline, etc. Aujourd’hui, nous pouvons être sollicités pour constituer des équipes techniques complètes selon les besoins des projets.
L’objectif est de ne pas laisser passer des opportunités de collaboration avec des artistes ou partenaires avec lesquels nous aimons travailler, même en cas d’indisponibilité individuelle. En nous regroupant, nous pouvons proposer une continuité et une prise en main collective des aspects techniques, tout en maintenant la cohésion et les habitudes de travail qui nous lient. Cette organisation nous permet aussi, selon les besoins, de partager certaines tournées. Par exemple, Camille et moi tournons ensemble pour Myles Kennedy (Camille aux retours et moi en façade), tandis que Camille et Vincent travaillent ensemble sur Leprous (Camille en façade et Vincent aux retours).

Camille Béchet : En général le boulot appelle le boulot et quand tu commences à beaucoup tourner tu es parfois obligé, à contre cœur, de refuser des projets très intéressants. En France, nous étions quelques ingénieurs à faire du rock à l’international. Nous nous croisions souvent sur les tournées et on s’est dit que, plutôt que d’être en compétition, ce serait une bonne idée de s’allier les uns les autres. En fait, nous avons mutualisé notre carnet d’adresses.

Vincent, Jimmy, Tim et Camille au Hellfest 2025.

SLU : Votre univers, c’est le Metal ?

Timothy Bickford : Oui, absolument. C’est dans ce domaine que nous avons le plus de notoriété auprès des tourneurs et des managements de groupes pour des tournées internationales et des festivals. Mais pour ma part, j’ai toujours adoré travailler avec des groupes qui viennent d’univers complètement différents, pop, variété et rap.
Vincent a lui aussi beaucoup travaillé pour des artistes de variété. C’est toujours enrichissant de pratiquer dans d’autres styles de musique. Nous suivons les groupes sur les festivals, comme le Hellfest, bien sûr, mais aussi Rock am Ring et Rock im Park en Allemagne, le Graspop en Belgique, et pratiquement tous les festivals Metal…

SLU : Comment des ingénieurs français se font-ils remarquer à l’étranger ?

Timothy Bickford : Nous avions commencé à travailler dans le Metal avec des groupes français qui ont rayonné à l’étranger. Ceci a permis de nous faire connaître auprès des tournées internationales. Le collectif a débuté en 2018, et au fur et à mesure, les managements nous ont fait confiance. Ils nous contactent maintenant pour que nous montions des équipes complètes. Pour Avatar, que je mixe ce soir, cela fait trois ans que je les suis en résidence et sur tous leurs concerts à travers le monde.

Camille Béchet : Proposer des équipes d’ingénieurs qui savent travailler ensemble, avec des protocoles communs et en pleine connaissance de leurs points forts, rassure les productions. Les artistes apprécient aussi beaucoup cette démarche.

De gauche à droite : Timothy Bickford (à la face) et Niklas Dahlstrand (aux retours) pour Avatar.

SLU : C’est l’avantage d’une méthodologie propre ?

Camille Béchet : Oui, ceci permet, en cas de remplacement sur une tournée, une passation sécurisée entre ingénieurs. Pour chaque projet, un dossier technique rassemble tous les synoptiques. Les shows peuvent être snapshotés.
Le remplacement se gère par une préparation à distance ou en présentiel. Nous sommes tous compatibles, autant dans l’approche technique qu’humaine, pour que le suivi soit le plus transparent possible pour l’artiste.

Timothy Bickford : Cette passation est aussi un moyen de renforcer notre façon de travailler ensemble. Sur certains festivals, nous pouvons mixer jusqu’à six groupes. Souvent nous échangeons nos places. Chacun notre tour, nous pouvons générer des améliorations sur le show et échanger sur nos façons de travailler. C’est aussi ça la force d’un collectif d’ingés son.

Toute la batterie est prise en AUDIX.

SLU : Imposez-vous des choix techniques ?

Timothy Bickford : Nous avons des partenariats comme avec Audix pour les micros. C’est une véritable chance de pouvoir travailler avec les capteurs que nous avons toujours aimés et avec lesquels nous avons débuté. Et maintenant, nous pouvons en plus tester les nouveautés.
Parmi les incontournables, le D6 est très typé pour une utilisation sur le kick, très creusé, ce qui convient bien au Metal. Le SCX25A est idéal pour les overhead et la nouvelle série OMX parfaite pour les voix. Sur scène, nous n’utilisons que cette marque.

Camille Béchet : Fondamentalement, toutes les marques de micros sont performantes. Là où j’ai vraiment, vraiment ressenti une différence avec Audix, c’est au niveau de tout ce qui est overhead et spot mic sur les cymbales, et en particulier le micro Hi-Hat. Nous sommes d’accord que c’est toujours un peu compliqué. Avec le SCX1, un condensateur pinceau qui est dans la même couleur tonale que le SCX25A, le raccord entre proximité et général cymbale est incroyable.

SLU : Et au niveau des consoles, des préférences ?

Timothy Bickford : C’est intéressant de ne pas rester tout le temps sur la même console, pour se renouveler. Les consoles Allen & Heath proposent des formats d’exploitation et de mise à jour qui nous conviennent, avec la facilité d’être facilement transportables. En tournée, nous opérons aussi sur l’AVID S6L. Cela dépend vraiment des projets. Nous avons également beaucoup travaillé avec MIDAS. Nous les avons rencontrés sur une date à Manchester. L’Heritage-D, nous y pensons.

Camille Béchet : Allen & Heath propose avec la dLive CTi1500 une console qui est quand même extrêmement adaptée aux problématiques du Metal. On peut passer d’une surface full size comme la S7000 et garder le même show sans aucune différence sur une CTi1500, avec laquelle on va pouvoir prendre l’avion à moins de 23 kg, avec du MADI, du Dante et 128 entrées.

Un kit qui prend peu de place : Allen & Heath dLive S7000 et DM32, plus un compresseur SPL Iron pour le master.

SLU : Sur les groupes Metal, avez-vous besoin de beaucoup d’entrées ?

Timothy Bickford : Assez oui, Ici en première partie, j’ai 45 entrées et avec les intercom je monte quasiment à 64. Mais un show d’Avatar en tête d’affiche, c’est un deuxième kit de batterie qui arrive sur scène, avec, en plus des guitares, basse et voix, un trombone et un piano qui font des apparitions tout au long du spectacle. Cela peut faire rapidement beaucoup de sources à gérer.

Des retours spatialisés avec Klang.

SLU : Et au niveau des retours ?

Timothy Bickford : Sur le Metal moderne qui est très produit, il est très fréquent d’utiliser les in-ears afin de garder un plateau propre. Ici sur Avatar, tout est en ears et nous utilisons toujours du Klang pour spatialiser les retours en binaural. Cela fait trois ans que nous avons fait ce choix et les artistes sont vraiment ravis.
Avec la première version, Vokal, nous ne pouvions gérer que 24 canaux ce qui nous imposait un choix d’entrées, mais maintenant, avec la dernière version Vokal+ qui supporte 64 canaux, nous pouvons fournir dans les retours un mix immersif complet.

SLU : A propos de spatialisé, qu’en penses-tu pour la diffusion ?

Timothy Bickford : Quand on me parle de diffusion spatialisée, les premiers systèmes qui me viennent à l’esprit sont le L-ISA et le Soundscape. Je n’ai toujours pas travaillé avec. Il y a aussi quelques contraintes économiques. Et en festival, si ton mix n’est pas prêt pour ? Je suis curieux de voir comment tout cela va évoluer. C’est un outil créatif qui demande de la réflexion. Comment en tirer le meilleur tout en ayant un résultat de qualité stable d’une salle à une autre. C’est la problématique en tournée.

Un écran pour la HF, un autre pour Klang et un streamdeck pour commander tout ça.

SLU : Pour le matériel, vous favorisez la location ou vous avez vos propres systèmes ?

Timothy Bickford : Avec Avatar, on tourne entre des salles de 2 000 personnes qui ont leur système et des petites arènes où on va avoir besoin de faire de la location. Nous travaillons beaucoup avec Potar et RégieTek, qui connaissent bien la particularité de nos tournées Metal. Nous avons des kits dLive CTi1500 conditionnés pour l’avion pour les plus petites tournées et nous nous adressons aux loueurs quand nous avons besoin de rajout ou de plus gros kit. La plupart des groupes achètent une partie de la technique, retours et backline guitare, pour pouvoir répéter tranquillement hors tournée.

Les technologies évoluant si rapidement, il me semble préférable de louer afin de rester à jour sur les nouveaux outils disponibles. À l’international, nous travaillons essentiellement avec Clair Global depuis l’Allemagne pour l’Europe et depuis les Etats-Unis pour le continent américain. Même si c’est une société qui réalise des shows énormes, nous sommes parfaitement considérés et pris au sérieux. Nous aimons soutenir les prestataires de plus petit format, mais pour l’international ce serait trop compliqué de les identifier. L’approche globale de Clair nous garantit d’avoir notre set identique sur toutes nos dates.

SLU : Dans votre collectif vous achetez du matériel ?

Timothy Bickford : Oui, nous l’avons fait dès la mise en place du collectif et continuons à le faire en fonction des projets ainsi que leurs besoins sur du matériel spécifique. Je persiste à penser qu’il vaut mieux avoir une petite console que de faire des line check tous les jours sur des consoles d’accueil. Tu as une consistance du show, tu as un travail dans la continuité. Mais maintenant, vu l’importance des tournées que nous gérons, je préfère passer par un prestataire ou un loueur, qui garantit que nous pourrons travailler en toute sérénité. Même si nous pourrions rentabiliser rapidement sur un projet comme Avatar avec ses 200 concerts par an, la tranquillité n’a pas de prix.

SLU : Ce développement à l’international semble propre au Metal français ?

Camille Béchet : C’est également valable dans d’autres styles de musique. En réalité, la France rayonne musicalement à l’international et en dehors de la francophonie depuis longtemps. C’est juste que nous manquons de médiatisation. Il faudrait dézoomer de la scène nationale pour le voir. La scène française, avec un support de la francophonie imposé aux médias, centre l’industrie musicale sur l’activité nationale. Il aura fallu à Gojira 19 ans de carrière et un Grammy pour qu’ils apparaissent à la télé, quand cela faisait déjà dix ans qu’ils tournaient avec Metallica.

SLU : Comment sommes-nous perçus dans les festivals sur la scène internationale ?

Camille Béchet : Le Metal regroupe beaucoup de sous-genres. Mais de manière générale, la scène française est très respectée dans son ensemble sur le plan artistique.

SLU : Si les productions font appel à vous, c’est aussi que la technique est reconnue ?

Camille Béchet : Le niveau technique en France est élevé et très geek. Nous avons des différences importantes comme l’intermittence et les systèmes de formation qui créent une véritable culture de la technique. L’expérimentation dans nos métiers est fondamentale. On entraîne nos oreilles et nos outils comme un musicien travaille son instrument. Dans les contextes sociaux plus compliqués, c’est difficile de trouver ce temps nécessaire.

Les séquences, click et time-code bien sûr dans Ableton Live.

SLU : Avec une nouvelle génération d’ingés son ?

Camille Béchet : Avec la révolution de la MAO, nous voyons une nouvelle génération de techniciens arriver au live après avoir passé des années à faire du son dans leur chambre avec ces nouveaux outils. Comparé à notre génération, à cheval entre l’analogique et le numérique, ils n’ont pas de limites et n’hésitent pas à aller encore plus loin dans le process de mix parce que les nouveaux outils prennent tout en charge.

SLU : Vous travaillez avec beaucoup de séquences ?

Camille Béchet : Cela dépend des groupes, mais la séquence est bien présente dans le Metal. C’est une musique qui est très, très produite en studio, et le public veut retrouver sur scène les mêmes ambiances. Les séquences prennent en charge des passages électro, des renforts ou des effets de guitare. C’est un style très précis, très écrit, très timé. 99 % des groupes jouent au clic, pas seulement pour le batteur mais pour tous les musiciens.

Timothy Bickford : C’est une pratique courante de jouer au clic dans le Metal. Dès qu’un groupe commence à tourner, il se retrouve avec d’autres groupes sur la même scène. Là, tu n’as le temps de rien, et encore moins de faire une balance. L’arrivée de la Behringer X32 Rack a été magique pour tous ces groupes émergents. Tout le monde aux ears, les mix sont mémorisés. Cela permet aussi l’envoi de time-code pour les projets ayant un show lumière préparé dans ce sens. Pour cela, tu te mets au clic et tout fonctionne. Mais jouer au clic ne veut pas dire jouer sur un tempo fixe.

SLU : Qui se charge de ça, un opérateur playback ?

Camille Béchet : Oui, quand le projet le permet. Sur les petites formations, c’est un classique d’avoir soit le batteur ou le claviériste prendre en charge les séquences. On donne aussi une remote à l’ingé retour qui peut les contrôler si besoin. Les pédaliers peuvent aussi être contrôlés par MIDI pour des changements de patch ou même l’automation d’un paramètre, comme la fréquence du filtre d’une pédale Wah-Wah dans un solo. Nous programmons les séquences dans Ableton LIVE. J’aime aussi beaucoup Reaper qui est très stable, léger et extrêmement paramétrable. Je suis un grand fan des logiciels ouverts.

Les guitares, une affaire de backliner.

SLU : Les guitares c’est une affaire de backliner?

Camille Béchet : C’est un échange continu. Le travail des sources est toujours fondamental pour gérer les niveaux et les timbres pour que le mix fonctionne ; en pédalier, nous avons quelques références comme le Fractal, le Kemper et le Quad Cortex de Neural DSP qui est très typé Metal et est en train de devenir une référence.

SLU : Et bien entendu la batterie a toute son importance dans le Metal ?

Camille Béchet : C’est très spécial. L’accordage d’une batterie Metal est assez spécifique, très bas. On va chercher beaucoup de pression acoustique et très peu de notes. Beaucoup d’attaque pour des sons très courts. Plus ça sonne déjà “gaté” à la source, mieux c’est.

SLU : Certains processeurs sont-ils plus dédiés au Metal ?

Camille Béchet : Non pas vraiment. Nous faisons du son. Ce qui arrive de la scène est quand même déjà très coloré. Nous pourrions parler de spécificités de dynamique et de compression. Dans le Metal, on est déjà bien dans du carré !!


SLU : Vous utilisez des plugs ?

Camille Béchet : J’aime tout gérer dans la console ce qui m’évite d’utiliser un serveur de plugins externe. Sur la tournée de Myles Kennedy, notre préampli habituel, un LA-610 était tombé en panne, et nous ne pouvions le remplacer que par un Manley VoxBox qui était plus froid avec un aigu et un haut-médium beaucoup moins vintage. Malheureusement le chanteur ne s’y retrouvait pas. Impossible de mettre de la compression car il déteste, un de-Esser ne fonctionnait pas.
Quand j’ai inséré le Soothe Live qui tourne en natif sur l’AVID S6L, tout a été réglé. C’est une sorte de multibande intelligent qui va travailler comme un correcteur de résonance sur une bande du signal déterminée. Très utile pour cleaner dans le bas quand ça tourne. Je l’utilise aussi sur les voix et les cymbales comme DeEsser. Le résultat est beaucoup plus naturel.

SLU :: Avez-vous des systèmes de diffusion favoris pour le Metal ?

Camille Béchet : Si certains groupes comme Avatar jouent dans des grandes salles où ils imposent leur choix, pour la plupart des groupes, c’est le système en place dans les salles qui est exploité. Nous avons tous nos petites préférences. Me concernant, j’aime beaucoup les nouveaux systèmes d&b pour leur prédisposition dans le bas du spectre.
Nous avons besoin d’un contour prononcé, et nous devons creuser entre 2 et 5 kHz, pour contrôler l’agressivité de cette bande de fréquence très occupée par les guitares. Nous avons aussi besoin d’un impact dans les basses fréquences. Pas vraiment dans l’infra, on ne s’en sert que très peu. Ce que nous cherchons, c’est une sensation physique des graves, qui se situe entre 70 et 120 Hz.

Ici pour Iron Maiden, la diffusion est basée sur le système Cohesion de Clair. L’important pour le Metal est d’avoir un bel impact dans les basses fréquences.

SLU : Et question pression acoustique, on joue fort dans le Metal ?

Camille Béchet : Le fait que le Metal joue fort est un cliché. Je pense que c’est même un style qui ne joue pas très fort comparé à d’autres. Comme les normes acoustiques évoluent, les nouvelles générations sont habituées à entendre des concerts moins fort. Je mixe en général à 100 dBA. Un mix Metal, très compressé avec peu de nuances, a un niveau moyen déjà très important. Travailler à des pressions élevées deviendrait dangereux. Dans le collectif nous sommes tous d’accord sur cette approche et ravis quand les gens du public viennent nous voir en disant : “C’était super j’ai pu suivre le concert sans mettre les bouchons et ça sonnait quand même puissant”

Timothy Bickford : En Europe, nous sommes habitués à ses limitations sonores. En France 102 dB LEQ(A) sur 15 min, en Suède, 100 dBA sur 1 heure. Aux États-Unis, on est un peu perdu, on peut pousser sans rappel à l’ordre. Pour ma part, c’est une discipline personnelle. Selon moi, cela ne sert à rien d’aller plus fort dès que tu as la pression sonore suffisante pour faire ressentir la musique au public. Le but est de lui permettre une belle expérience.

Saturator dans la dLive.

SLU : La saturation est également très présente ?

Camille Béchet : Complètement, que ce soit sur les guitares et bien sûr la voix hurlée où elle est présente à la source. Ensuite effectivement, on ajoute beaucoup de saturations en studio, pas forcément en live. Sur la dLive, il y a un Saturator qui permet de faire plein de choses, très flexibles. Je l’utilise très souvent mais de manière plutôt discrète.
Le chant Metal se caractérise par sa grande dynamique et une puissance importante, avec des passages chuchotés et des passages extrêmement forts. Les nombreuses variations entre voix de coffre et voix de tête engendre aussi des modifications importantes de timbre. La saturation est ultra pratique pour homogénéiser tout ça sans surcompresser et sans surégaliser, sans détruire le signal et en créant de l’harmonique.

SLU : Pour les réverbérations ?

Camille Béchet : Dans sa V2, la dLive et la carte RackUltra FX proposent une émulation de Lexicon 480 qui fonctionne à merveille. Dès lors, je n’utilise plus de réverbe externe. Dans le Metal, c’est un élément important. Je peux avoir 6 réverbes différentes sur un mix face.


SLU : Et sur les bus ?

Camille Béchet : Je suis vraiment “in the box” donc je prends tout ce qu’il y a dans la console. Sur la dLlive, j’utilise l’émulation du compresseur SSL sur quasiment tous les bus et masters. Du traitement externe peut être ajouté sur le master suivant la taille des projets. Si j’ai l’option, un petit rack avec des 1176 pour les sources avec de l’impact comme le Kick ou la Snare est parfait. Dans le Metal, les transitoires sont très travaillés.

SLU : Et concernant les voix ?

Camille Béchet : Nous utilisons beaucoup le Distressor pour obtenir les voix très compressées propres au Metal, avec en plus la possibilité de pouvoir les saturer un petit peu pour apporter des harmoniques supplémentaires.

Les ears sans fil en Sennheiser G4, largement répandu auprès des groupes Metal.

SLU : Sans oublier la HF ?

Camille Béchet : En tournée, le grand classique est le PSM 1000 pour les ears. Coté guitare, essentiellement du Shure et du Sennheiser. Le G4 est un milieu de gamme que nous retrouvons aussi car beaucoup de groupes en sont déjà équipés. Mais c’est toujours de l’analogique. Je pense que le nouveau système Spectera de Sennheiser va être un game changer pour le Metal.
J’ai croisé cet été le groupe Behemoth au Graspop qui en était déjà équipé. Leur ingé retour est venu complètement excité pour nous le montrer. Le nombre de liaisons dans un seul U est impeccable pour nos tournées, ainsi que les problématiques de latence qui semblent réglées, les 4 antennes possibles en fibre et les liaisons bidirectionnelles qui permettront sans soucis d’ajouter un DPA a un musicien. Pour les guitaristes qui jouent sur plusieurs instruments, c’est moins utile. Perso, j’ai très, très hâte de partir avec.

Timothy Bickford : Cependant nous devons aussi nous adapter aux tournées que nous intégrons. L’année prochaine, nous ferons plusieurs shows sur la tournée Metallica et nous utiliserons du Shure afin d’être plus compatible avec leur environnement lorsqu’il s’agit d’établir les plans de fréquence.

SLU : Et vous faites beaucoup de captation ?

Camille Béchet : Nous enregistrons en multipiste, en stem, en gauche droite et en broadcast tous les jours, avec Reaper en Dante. Le multi pour le soundcheck, la sortie broadcast pour alimenter par exemple un live sur une fan page, le LR pour me permettre de réécouter le mix après show et retravailler dessus, et les stems si le groupe a besoin d’un mix plus tard.

La CTi1500, ici aux retours. Elle convient aussi très bien, par son faible encombrement, pour la face en première partie.

SLU : ici vous êtes en premier partie, cela vous limite un peu ?

Camille Béchet : Nous devons être rapide et ne pas prendre trop de place, sans oublier l’aspect psychologique. Je me souviendrai toujours de ma 1ère partie de Metallica. En arrivant, j’avais demandé à l’ingé système du groupe si j’avais des limitations. Il m’avait répondu : “Sois poli”.

Je me suis calé dans un coin avec ma CTi1500, j’ai mixé 5 dB plus bas à 95, et comme nous avions 30 mn de jeu, nous avons fait une setlist de 27 mn. A la fin du show, il m’a fait « Bah voilà, tu as été poli, c’est parfait. » Il vaut mieux que ça se passe bien sinon on ne te rappellera pas.

En première partie, ne pas prendre trop de place.

SLU : Quand on part à l’international, c’est différent ?

Camille Béchet : Dans le Metal à l’international et aux Etats Unis, le tourneur n’est que tourneur. Il va booker des dates et éventuellement aider à trouver un tourbus, c’est tout. Il ne se mêle pas de la technique, il ne s’occupe pas des équipes. C’est le management qui gère tout ça. En France, les tourneurs interviennent de manière importante dans la vie du groupe, sur l’aspect technique mais aussi personnel.

SLU : Et aux États-Unis, le contexte des salles est différent ?

Camille Béchet : En France, on a des SMAC. Si tu vas au Pays-Bas, en Allemagne, tu as aussi des salles subventionnées qui ont été pensées avec une véritable approche technique. La salle est construite pour faire du son, avec du traitement acoustique et un système de diffusion bien dimensionné, parfois même surdimensionné comme au 013 Poppodium de Tilburg, avec dix E15 et six E219 Adamson par côté pour 3 000 personnes, tu as un headroom incroyable. Idem pour le 106 à Rouen. Je me rappelle la dernière fois que je mixais là-bas, à 97 dB, tu avais l’impression de te prendre des coups de pieds dans le ventre.

Aux US, les clubs de petite et moyenne taille sont quasiment tous privés. Leurs systèmes de diffusion sont souvent sous-dimensionnés et le traitement acoustique est absent. Ce sont généralement d’anciens cinémas ou théâtres qui ont été adaptés. C’est très compliqué de faire du son dans ces salles, par manque de pression et d’impact dans le bas, au point que mes collègues et moi, nous avons tous un show américain et un show européen. On y trouve quand même certaines salles comme les House of Blues où le son est correct parce qu’elles imposent des standards et des protocoles professionnels.

Frogs on Tour aux US. Photos © Amber Parades


SLU : Le collectif Frogs on Tour intervient aussi en studio ?

Timothy Bickford : Notre collectif peut gérer les deux domaines. Pour ma part, j’ai commencé au Studio 180 ou j’étais assistant de Arnaud Bascunana, et j’ai mixé de nombreuses sessions live pour OUI FM entre autres. J’ai été alors en contact avec beaucoup de groupes qui partaient en tournée ou dans les festivals et qui cherchaient un ingé son. Chris Edrich, membre fondateur de notre collectif, est reconnu dans les deux mondes. Jimmy Goncalves vient lui aussi d’ouvrir son propre studio et produit plusieurs projets.
Je vois notre travail, que ce soit en studio ou en live, comme un travail de traduction. En studio, le job est de traduire les émotions musicales du groupe pour que ça soit le plus fidèle possible sur un CD. En live, le job est similaire mais dans une salle. En revanche, pour traduire les mêmes émotions, les deux approches ne seront pas forcément similaires.

En se positionnant comme une entité professionnelle unifiée et en apportant une maîtrise technologique et des méthodes de travail propres à la culture française, le collectif Frogs on Tour affirme son succès à l’international dans le milieu du Rock et du Metal.
Cette réussite réconfortera sûrement les pessimistes qui douteraient du rayonnement de nos équipes techniques et ne peut qu’encourager les ingénieurs du son français à se faire connaître sans crainte ni complexe autour du monde. Le son n’a pas de frontières et Frogs on Tour est un de ses meilleurs ambassadeurs pour confirmer son universalité.

En savoir plus sur Frogs on Tour :

– facebook.com/frogzontour
– instagram.com/frogsontour

Le perroquet savant et le neurone faillible

0

On va faire moderne cette année. Un peu comme tout le monde on va confier nos bons vœux au perroquet savant en promptant : « Chat, écris-moi les vœux de bonne année et de perspectives 2026 de SoundLightUp, le magazine en ligne de l’univers technique du spectacle et de l’événement »
Euuuhhh, à la lecture du résultat que vous pouvez tester par vous-même, on va éviter, c’est du hachis parmentier réchauffé de nos précédents éditos en plus consensuel, répétitif, plat et sans saveur. Mais surtout on y perd l’essentiel : vous.

© JPxG — DALL-E 3, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=144161107

Alors, sortant des boyaux de notre tête d’humain, faillible et lent, mais capable de laisser parler son esprit et son cœur, on vous souhaite une année où vos idées vous porteront, votre talent sera reconnu et exploité, les artistes et les prods vous abonderont de moyens, vos outils ne vous laisseront jamais tomber, les fabricants accompagneront encore mieux vos projets, votre corps sera toujours d’attaque, votre patron récompensera vos prises de risque et vos proches seront vos meilleurs alliés et vous aimeront aussi parce que vous vous éclatez ; bref, une année de cocagne.

Bien sûr à l’échelle nationale comme internationale tout n’est pas rose, mais en bon français, on va voir la vie en rose et on va continuer à porter, supporter, sublimer la culture qu’on aime tous et qui est si importante pour notre moral, avec des spectacles étincelants et inoubliables et des produits qui donnent envie de faire le show. SoundLightUp quant à lui continuera à vous écouter, vous relayer, vous informer et vous applaudir. On adore faire ça.

Merci enfin pour votre confiance et encore une fois, chapeau les artistes du réseau, du DSP, du CPU et de tout ce qui compose notre quotidien numérique, sonore et éblouissant à la fois. On réessaiera quand même le perroquet savant l’année prochaine, on ne sait jamais si on n’avait plus d’idées, mais d’ici là, faisons confiance à la création humaine, la vraie, la vôtre.

Ludo le rétro

Blindness remporte deux LIT Lighting Design Awards avec Astera Titan

0

Blindness est une œuvre intense et brute mise en lumière par Christina Thanasoula et mise en scène par Emily Louizou, a été présentée lors de la première du Festival d’Épidaure d’Athènes 2025, a remporté deux prix très convoités aux LIT Lighting Design Awards : l’un dans la catégorie Éclairage de scène et l’autre dans la catégorie Éclairage de spectacle théâtral.
Le design lumière très imaginatif de Christina spécifiait 24 tubes Astera Titan, qui ont été utilisés à bon escient et ont joué un rôle central dans l’esthétique lumineuse de la pièce. C’est la première fois que Christina, du studio de design Creative Lighting basé à Athènes, soumet un projet à ce concours, et elle est naturellement ravie du résultat !

Christina a déclaré : « La lumière est souvent invisible ! Les éclairagistes travaillent dans l’ombre avec cet élément immatériel, mais nous avons tous besoin de nous sentir vus. Ces prix offrent une visibilité à tous ceux d’entre nous qui travaillent dans les coulisses. C’est un grand honneur de le remporter et je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe créative et technique qui a monté ce spectacle en seulement quatre jours et dans une course effrénée ! »
Blindness inspiré du roman de José Saramago et adapté pour la scène par Simon Stephens, raconte l’histoire d’une épidémie de cécité. Le concept principal de la scénographie consistait à recréer le service psychiatrique d’un hôpital abandonné, et l’éclairage était essentiel pour construire l’identité visuelle du spectacle ainsi que pour définir le lieu et l’ambiance.

Un éclairage de type fluorescent, caractéristique des espaces institutionnels, a été utilisé comme éclairage principal, et reproduit dans le théâtre à l’aide des tubes Astera Titan. Ces derniers ont permis d’obtenir une excellente dispersion de la lumière et un changement de couleur fluide, réaliste et très précis, nécessaires pour aider à faire passer le message.

Le Titan Tube ayant un aspect très contemporain, Christina et la scénographe Thalia Melissa ont travaillé en étroite collaboration pour dissimuler les appareils dans des boîtiers scéniques qui contribuaient à reproduire l’ambiance austère du service psychiatrique, où ils ressemblaient à des néons d’hôpital sales et inconfortables, élément central de la scénographie.

Les tubes ont été installés en trois rangées de sept appareils qui accentuaient la profondeur de 30 mètres de l’espace, une ancienne usine et l’un des principaux sites du festival. Ce positionnement mettait en valeur la perspective, tout en permettant des effets de mouvement entre les rangées linéaires de lumières synchronisées avec le paysage sonore d’Irene Skylakaki, complétés par des effets de scintillement qui ajoutaient des couches supplémentaires à la texture de l’éclairage.

La programmation de ces oscillations et étincelles était l’un des aspects préférés de Christina dans l’éclairage du projet. « Cet effet accentuait l’action rapide et rythmée de la pièce, et j’adore quand la musique et la lumière vont de pair », explique-t-elle noté.

.

Les trois autres Titan Tubes ont été utilisés comme éclairages au sol

Grâce à la polyvalence des appareils LED Astera, la lumière est devenue un élément dramaturgique dominant de Blindness, créant des paysages lumineux dystopiques dans l’espace et le temps, façonnant le sens, l’atmosphère et l’impact émotionnel du spectacle sur le public.
La participation de Christina au LIT Lighting Design Awards a également attiré l’attention sur l’aspect durable de l’utilisation des appareils Astera. « Nous vivons tous sur la même planète ; je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un qui ne s’intéresse pas à la durabilité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Astera est un fabricant leader en matière de durabilité, qui propose des outils créatifs ayant un impact minimal sur l’environnement, permettant d’atteindre des objectifs écologiques sans compromettre la créativité. »

Les LIT Lighting Design Awards ont été développé et géré par 3C Awards, une organisation suisse de premier plan qui organise et promeut le design à l’échelle internationale, récompensent le talent et l’imagination des concepteurs et des installateurs de produits d’éclairage internationaux. Ils couvrent plusieurs catégories, reconnaissent l’éclairage comme un art et une science, ainsi qu’un élément fondamental du design, et célèbrent « la créativité et l’innovation dans le domaine des produits et des applications d’éclairage ».

Les projets présentés ont été évalués par un jury d’experts issus de toutes les disciplines de l’éclairage. Le processus d’évaluation repose sur des critères de jugement fluides, constamment revus et adaptés afin de tenir compte des nouvelles exigences techniques, sociales, économiques et écologiques.
Chaque membre du jury s’engage avec passion à fournir une évaluation équitable et se voit attribuer des catégories en fonction de son expérience et de ses connaissances spécifiques. Tous les projets sont examinés et jugés de manière aléatoire et anonyme afin de garantir un jugement impartial et équitable.

Christina conclut : « Dès le début, j’ai eu le sentiment que ce projet, et en particulier son caractère collaboratif, avait le potentiel de remporter un prix. Les Awards prouvent qu’en tant que designer, il faut toujours être prêt à oser et à prendre quelques risques créatifs qui permettront à votre travail de briller. »

« Nous sommes extrêmement fiers de voir les tubes Astera Titan jouer un rôle aussi central dans la conception d’éclairage puissante et imaginative de Christina », déclare Sebastian Bückle, directeur de la stratégie (CSO) chez Astera. « Blindness démontre comment la lumière peut devenir une force narrative à part entière, façonnant l’espace, les émotions et le récit. La capacité de Christina à transformer nos luminaires en quelque chose d’aussi harmonieux et atmosphérique est vraiment inspirante. Nous la félicitons, ainsi que toute l’équipe créative, pour cette reconnaissance bien méritée aux LIT Lighting Design Awards. »

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Astera et sur le site Axente son distributeur en France.

Pulse, les barres led 100 % vidéo de Frameled

0

Les barres Pulse Q50 et Q100 de Frameled réinterprètent la vidéo dans un format dédié à la scénographie. Elles intègrent désormais le catalogue Nova-Tech Distribution. C’est Arthur Baptista de Nova Tech Distribution qui nous les présente dans cette vidéo.

Les barres Pulse

Une Q50 (version 50 cm) enchâssée dans un départ 3 axes et équipée en son sommet d’une jonction pour assembler une autre barre.

La ressemblance avec les barres led DMX que l’on rencontre désormais régulièrement est frappante et pourtant ne vous méprenez pas, les Pulse Q50 et Q100 sont bien des “écrans” led au format barre, regorgeant d’ingéniosité.
Spécialement conçues pour relever les défis créatifs des designers, les barres Pulse disposent d’un important stock d’accastillage permettant de réaliser rapidement de nombreux types d’assemblages le tout à la main sans utilisation d’outils.
Point fort de ces accessoires, leur conception a été optimisée de façon à pouvoir y loger le câblage, alliant ainsi sécurité et discrétion après montage des éléments.

Aperçu des accessoires Pulse à montage facile dont le twist d’ingéniosité saute maintenant aux yeux : les passages de câbles intégrés. On distingue au second plan les trois échancrures dédiées à la même fonction sur un angle 3 axes.

Penchons-nous sur les détails techniques. Les Pulse Q50 et Q100 mesurent respectivement 50 cm et 1 m de long. Leur carcasse, entièrement en aluminium, leur confère solidité et légèreté. Seulement 750 g sur la balance pour le modèle Q50, le Q100 pèse 1,3 kg. Des essais ont démontré la robustesse des assemblages avec jusqu’à 40 barres suspendues sur un seul point ! Du côté de la vidéo, nous retrouvons deux matrices de led smd Blackled Nationstar au format 2727 de résolutions respectives 4×64 et 4×128 pixels pour un pitch de 7,8 mm et une luminosité de 7 500 nits.

Le Pulse partiellement couvert de son diffuseur ½ rond au revêtement blackface, véritable argument lors du choix d’un produit pour l’intégrer à une scénographie.

Leur carte de réception Novastar est compatible VMP ce qui permet une reconnaissance automatique des barres, sans avoir recours à un fichier de configuration. Pour fournir l’énergie nécessaire, Frameled dispose d’un module de puissance déporté intégrant une alimentation Meanwell (gage de qualité). Le calcul du nombre de barres par bloc d’alimentation dépend de la puissance et d’une limitation en longueur de l’ensemble barres + câblage.

Du côté des diffuseurs, Frameled propose deux modèles (plat ou ½ rond), tous deux déclinables en blanc ou en blackface, version qui au détriment d’une petite partie de l’impact lumineux est du plus bel effet !
Pour parfaire ce pedigree, les barres Q50 et Q100 ainsi que leur alimentation sont IP65, une version IP68 est même en cours de développement !

Les Frameled Pulse Q50 et Q100 sont proposées aux tarifs respectifs de 345 et 465 € HT prix public.

Plus d’informations disponibles sur le site Nova-Tech distributeur de Frameled

QuickQ ChamSys, l’initiation mensuelle en ligne gratuite et en français

0

ChamSys France annonce le lancement d’un nouveau rendez-vous mensuel : une initiation gratuite à l’écosystème QuickQ, animée en ligne par Rémy Rouvoy, via Zoom, chaque premier lundi du mois à partir de janvier 2026.

Le logiciel QuickQ fonctionne sur toute la gamme de consoles QuickQ. Il est également disponible sous forme de QuickQ Designer pour Windows et Mac afin de permettre la préprogrammation.
Destinée aux utilisateurs débutants et aux techniciens souhaitant découvrir l’environnement QuickQ, cette session d’une durée d’une heure propose un parcours complet de prise en main : configuration du patch, placement dans le Visualiseur 3D, utilisation des palettes, programmation et modification des cues, création d’effets, gestion des couleurs et optimisation du playback.

Rémy Rouvoy, Chef Produit & Formateur ChamSys.

L’initiation est animée par Rémy Rouvoy, Chef Produit & Formateur ChamSys, qui partagera son expérience au travers d’une démonstration en direct suivie d’une séance de questions/réponses. Pour lui, « L’objectif est de rendre QuickQ encore plus accessible, en offrant aux utilisateurs un accompagnement personnalisé et clair dès les premières étapes ».

Les participants sont invités à installer au préalable le logiciel QuickQ, disponible gratuitement sur le site ChamSys. Chaque session est volontairement limitée à 6 personnes afin de garantir un accompagnement de qualité.



Informations pratiques

– Format : Initiation en ligne (Zoom)
– Durée : 1 heure
– Récurrence : 1er lundi de chaque mois (à partir de 2026)
– Tarif : Gratuit
– Inscription obligatoire via Eventbrite
– Logiciel requis : QuickQ (gratuit)

La série théâtre de Robe Lighting accueille les T3 et T10

0
Les deux nouveautés Robe côte à côte. Nous retrouvons le T3 à gauche et la T10 à droite.
Les deux nouveautés Robe côte à côte. Nous retrouvons le T3 à gauche et la T10 à droite.

Le constructeur européen présente deux nouveaux projecteurs à leds multispectrales de la gamme Théâtre : la découpe T10, compacte pour les petites/moyennes jauges et le profile motorisé T3 né pour les grands théâtres et opéras. C’est Vincent Bouquet, directeur technique de Robe France qui nous présente le fruit du travail de l’équipe R&D de la firme tchèque.

.

T3 Profile

Au programme cet automne, deux évolutions de projecteurs de la gamme T. Nous attrapant du regard avec ses proportions de bodybuilder, le nouveau T3 Profile est une lyre motorisée à couteaux asservis déclinée du T2 et répondant à un besoin de puissance.

Peu flagrant sur la photo, le nouveau T3 en impose avec ses mensurations (83 x 50 x 34cm) et sa belle lentille de sortie de 200 mm de diamètre.

Ce nouvel appareil de 45 kg devient l’asservi led le plus performant de la gamme Robe avec un moteur de lumière multispectral de 1 400 W délivrant plus de 40 000 lumens.

Bien qu’il puisse potentiellement être utilisé pour de nombreuses applications, ses aptitudes dont un IRC variable jusqu’à 95 (TLCI de 94), un fonctionnement ultra-silencieux, son zoom 5°-60° ou encore sa sélection toute particulière de gobos et motifs rendra son utilisation pertinente dans de grands opéras et théâtres ou sur les plateaux de télévision.

L’innovation majeure de ce produit réside dans son nouveau système breveté de frost progressif appelé “Profrost” qui a mécaniquement recours à six filtres différents pour proposer un effet de transition ultra smooth, homogène et sans aberrations. Le T3, qui sera disponible en Profile ou en Fresnel entrera en fabrication début 2026.

T10 Profile

À côté de lui trône fièrement la nouvelle découpe T10 Profile, évolution compacte de la T11. Cette dernière, qui a de plus en plus tendance à remplacer des découpes halogènes de 2 kW nécessitait une descendance vraiment étudiée pour des applications de proximité.

Plus compacte que la T11, la nouvelle T10 est la réponse de Robe aux besoins de projecteurs de découpes fixes sur de courtes et moyennes distances.

Ainsi, la T10 est dotée d’un moteur de led de 200 W délivrant 8 300 lumens et bénéficie d’un zoom de large amplitude 5° – 55° (un peu plus d’ouverture que les 50° initiaux de la T11). Elles partagent les mêmes fonctions ainsi que les mêmes accessoires dont les modules optionnels d’iris et de gobos rotatifs.

Ce modèle à l’encombrement réduit est aussi proposé dans une valise de transport Pelicase étudiée pour le marché du cinéma et des plateaux de tournage. Sa production débutera elle aussi au premier trimestre 2026 et sera proposée au tarif de 3 200 € HT (prix public).

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Robe Lighting France

Matmatah à Bercy avec le Zeo

0

Zeo, projecteur atypique ETC de la gamme High End Systems, a fait de l’œil à Jean-Marie Guillerm, qui signe les lumières du concert de Matmatah à l’Accor Arena produit pour célébrer les 30 ans de carrière du groupe.

Jean-Marie, qui suit le groupe depuis de nombreuses années, a été particulièrement gâté pour ce show. « J’ai pu placer un superbe kit ! La production m’a suivi sur le projet et j’ai pu disposer de tout ce que j’avais demandé. » Et pour couronner le tout, une semaine de résidence dans le studio de Dushow au nord de Paris lui a permis de prendre en main les projecteurs fournis par le prestataire français.

Jean-Marie Guillerm et Vincent Haffemayer.

Pour ce spectacle à l’Accor Arena, il s’est fait épauler par Vincent Haffemayer. « Je n’ai pas l’habitude de travailler dans ce type de jauge, alors j’ai demandé l’aide de Vincent, qui est plus coutumier des grandes salles, pour m’aider à gérer la mise en place technique. Ça m’a permis de me concentrer sur la lumière. »

Jean-Marie avait repéré le Zeo sur les réseaux sociaux. En effet, après une première utilisation aux USA sur le show de mi-temps du célèbre match de football américain, le projecteur a ensuite été utilisé sur plusieurs concerts outre-Atlantique. «J’avais bien aimé son look et son faisceau unique, mais je voulais le voir ici.»

Zeo, un OVNI dans l’univers des projecteurs motorisés.

Vincent Haffemayer, qui était déjà en contact avec ETC, pour avoir utilisé les SolaFrame 3000 sur la dernière tournée de Christophe Maé, a contacté le fabricant pour Jean-Marie Guillerm. « Il a demandé à ETC France si le produit était quelque part en parc, car j’aurais voulu en placer une trentaine, mais hélas le produit n’était pas encore disponible en Europe.
Toutefois la filiale française s’est arrangée avec les autres filiales du groupe pour utiliser les modèles de démo disponibles sur le continent, afin de m’en fournir 12. J’en ai placé 10 sur le plan de feu et j’en avais donc 2 en spare, ce qui est toujours utile sur un produit qu’on ne connaît pas, mais je n’ai pas eu à m’en servir. »

Jean-Marie, qui a d’abord travaillé son design lumière sur Depence, voulait voir le rendu du projecteur en vrai, et là aussi ETC France a répondu à l’appel. « En effet, Depence est un superbe outil, très précis pour créer son plan de feu, mais on ne peut pas non plus voir toutes les subtilités des projecteurs, surtout d’un OVNI comme le Zeo.

Derrière l’écran, les faisceaux des 10 Zeo profitent de sa transparence pour se mélanger au flux vidéo.

De plus, comme je comptais l’utiliser derrière l’écran LED semi transparent, il fallait vraiment que je le teste. ETC m’en a prêté un pour faire mes essais, c’était top. »

Ce sont donc 10 projecteurs qui ont eu une place centrale dans le kit. Jean-Marie a adoré les macros intégrées aux projecteurs, qui lui ont permis d’accéder aux effets qu’il voulait créer de manière très simple. Le projecteur se mélangeait aux flux des caméras, pour apporter plus de profondeur et marier l’ensemble du kit lumière à la vidéo. Il opérait parfois seul pour plus de contraste.
Dans les deux cas, leur flux de 30 000 lumens a permis d’apporter énormément de dynamique au show. Aucun problème pour prendre le dessus sur l’écran LED quand c’était nécessaire.

Le faisceau atypique du projecteur se mariait à merveille avec l’écran. Et son look unique apportait une esthétique plus agréable qu’un simple spot ou qu’un wash à pixels. Un équilibre très bien trouvé par l’éclairagiste du groupe originaire de Brest. Espérons voir d’autres utilisations de ce projecteur, qui remet le nom de High End Systems sur les scènes et introduit ETC dans le monde du live.

Présentation vidéo de la préparation et du spectacle

Plus d’infos sur le site ETC et voir le banc d’essais sur SoundLightUp

s2nl nouveau distributeur d’OXO en Suisse et le nouvel Oxo ColorBeam 200 CFX

0

OXO nomme s2nl  distributeur exclusif pour la Suisse. L’entreprise se présente comme axée sur le conseil et l’accompagnement des professionnels du spectacle.

(De gauche à droite) Alexis Dupuy chargé de développement de la marque Oxo, Jean-Marc Beneventi et Valentin Jacquaz, fondateurs de l’entreprise s2nl.

s2nl nouveau distributeur des projecteurs Oxo lighting Suisse

La marque OXO s’appuie désormais sur s2nl, une jeune entreprise suisse basée à Fribourg, pour distribuer ses solutions sur l’ensemble du territoire helvète. Fondée par Valentin Jacquaz et Jean-Marc Beneventi, tous deux issus du milieu technique, cette structure mise sur un service sur-mesure pour les professionnels : théâtres, prestataires événementiels et installations fixes.
« On ne veut pas juste vendre des produits, on veut apporter un vrai service de sourcing, de consultation et de formation », souligne Valentin Jacquaz, directeur général. Un objectif qui a pour but de proposer les produits OXO caractérisés par une conception robuste, un contrôle simple, un rendu sans compromis, le tout à un prix très accessible afin de répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs suisses.
Six mois après son lancement officiel, s2nl prépare une mise en route intensive dès janvier 2026. « On est là pour les professionnels, avec un accompagnement en français comme en allemand », précise Jean-Marc Beneventi. N’hésitez pas à les contacter pour demander une démonstration.

L’interview complète de Valentin Jacquaz et Jean-Marc Beneventi

D’autres informations sur le site s2nl

.

Le ColorBeam 200 CFX

Nouvelle étape clé pour la marque, le ColorBeam 200 CFX, IP65, équipé d’une LED centrale 200W RGBL et d’une seconde source LED RGB Lime de 3W, mise sur la polyvalence : lumière puissante pour les scènes, mais aussi la possibilité d’avoir accès à des effets visuels originaux.

ColorBeam 200 CFX

« On a conservé l’ADN d’OXO avec des effets scéniques marquants, tout en simplifiant le pilotage via des macros intégrées », explique Alexis Dupuy, chargé de développement chez Axente. Avec 66 canaux DMX, le ColorBeam 200 CFX s’adresse aux pupitreurs comme aux éclairagistes recherchant flexibilité et rapidité d’exécution.

La présentation technique du ColorBeam 200 CFX par Alexis Dupuy

.

Entre un distributeur engagé et des produits conçus pour le terrain, OXO et s2nl se plieront en quatre pour séduire la Suisse. À suivre de près en 2026.

D’autres informations sur le site OXO et sur le site Axente

Mac Aura Raven XiP : le digne héritier

0

Dans la forêt de washs proposés par les constructeurs aujourd’hui, il est de bon ton de ne pas être juste un wash. Le Mac Aura Raven XiP ne fait pas exception à la règle, et offre bien plus que ce qu’il parait. Nous l’avons testé au studio Hocco briefés par Joël Azilinon, directeur technique lumière d’Algam Enterprise.

[private]

Historique

Le premier Mac Aura a marqué durablement le paysage scénique mondial. Petit, malin, remarquablement efficace, et doté d’un effet Aura inédit, il ne souffrait finalement vraiment que d’un manque de puissance et d’un système d’accroche peu pratique.
La version XB a augmenté de manière fort appréciable le flux, et Martin a décliné sa gamme en s’appuyant sur son savoir-faire : Mac Quantum Wash, le grand frère, (nettement) plus gros et plus lourd et dont la production est désormais arrêtée, puis Mac Aura XiP (avec effet aura « filament » et protection IP54), et PXL qui ajoute une pixélisation de la lentille, mais sans protection IP.
La gamme est déjà complète et offre des solutions intéressantes et variées. Aujourd’hui, la firme danoise nous propose le Mac Aura Raven XiP, qui, à première vue, ressemble à une compilation des meilleures idées des versions précédentes. Alors, mission accomplie ?

Effet Aura ou pixélisation de la surface de sortie s’ajoutent à la fonction wash.
Quelques couleurs en faisceau beam : Excellentes !

.

Mac Aura Raven XiP : un nouveau terrain de jeu

Il est costaud, le Raven XiP : pas la peine d’imaginer qu’il chasse sur les terres de ses petits frères compacts. Non, son terrain de jeu, à lui, ce sera la grande scène, ou l’extérieur, là où sa puissance pourra s’exprimer sans être gênée par sa taille, et où il pourra mettre à profit sa protection IP54. Costaud, certes, mais pas non plus imposant.
On joue dans la catégorie des gros washs à leds, d’accord, mais il soigne son embonpoint avec un poids contenu à 28,8 kg. Certes, on est loin des 6,5 kg d’un Mac Aura XB, mais on ne joue définitivement pas dans la même catégorie. Que la dénomination « Aura » ne trompe personne, Le Raven XiP doit plutôt être vu comme le successeur du Quantum Wash, mais un successeur à la fois un peu plus compact, IP54, et doté de bien plus de fonctionnalités.

Présentation vidéo

.

La recette

37 sources de 40 W pour la puissance, entourées chacune de 6 pixels leds RGB auxquelles s’ajoutent 12 leds RGB réparties sur la surface pour l’effet Aura.

Alors, justement, voyons de plus près la recette qui compose notre Mac Aura Raven XiP. Autant le dire tout de suite, on ne jouera pas au jeu des sept erreurs avec lui. S’il ressemble un peu, de loin, au Mac Quantum Wash, on comprend vite qu’il se présente avec pas mal d’arguments en sa faveur.
Pour commencer, on dispose d’une puissance confortable pour la partie wash avec 37 LED RGBL de 40 W, soit 1 480 W au total : de quoi remettre les pendules à l’heure, au moment même où tous les projecteurs du marché augmentent sensiblement leur puissance disponible.

Pour rappel, le premier Mac Aura disposait de 19 x 10 W pour un flux de 6 000 lumens : on s’approche d’un rapport de 1 pour 8 dans les puissances délivrées, et de presque 1 pour 3 au niveau du flux ! Le Mac Aura XiP s’arrête à 7 x 60 W, quand le PXL monte à 19 x 40 W. Même le Mac Quantum Wash, avec ses 50 x 15 W, fait face à deux fois plus de puissance : sur ce terrain-là, déjà, c’est jeu, set et match en faveur du petit nouveau.

Eteint, le projecteur présente une sortie optique très discrète.

Toutefois, s’en tenir à la puissance brute serait une grosse erreur. D’abord, parce que le Mac Aura Raven XiP offre des sources RGB plus Lime : un excellent moyen de démultiplier les possibilités colorimétriques.
Ensuite, au chapitre des bonnes idées qu’il ne faudrait pas passer sous silence, la sortie optique opaque lorsque le projecteur est éteint.
Cela limitera les réflexions intempestives sur la lentille, et rendra de manière générale la source plus discrète lorsqu’elle est éteinte : c’est dans les détails qu’on reconnaît les conceptions soignées.


Un projecteur tout temps classé IP54

Ensuite, il propose également 234 leds RGB contrôlables une par une et disposées en corolle autour de chaque LED de faisceau, pour créer l’effet aura. Elles peuvent également, suivant le mode choisi, recevoir les médias d’un Martin P3, par exemple, ou être contrôlées par les patterns contenus dans la machine.

Détail du soufflet d’étanchéité de la face avant.

Enfin, le nouveau venu est IP54, comme son petit frère le Mac Aura XiP et à la différence des Mac Aura XB, PXL et Mac Quantum : tout le monde suit ? Blague à part, la tendance chez tous les fabricants est clairement de proposer des projecteurs « tout temps », utilisables sans difficulté en intérieur comme en extérieur. Et si la protection face aux intempéries ne se traduit pas par une augmentation de poids démesurée, c’est aussi bien.

On le sait bien, tout le monde veut le beurre et l’argent du beurre ! Alors, pour répondre à ces requêtes qui peuvent paraître irréconciliables, Martin a fait le choix de la protection IP54, contre un niveau IP65 qui semble être devenu le standard partout ailleurs.

Le joint d’étanchéité du capot, bien visible en jaune de l’extérieur après remontage quand il n’est pas placé correctement.

Alors, moins bien protégé que ses petits camarades, le Mac Aura Raven XiP ? Oui… et non. Comme on sait rarement ce que signifie chaque indice, voici de quoi les interpréter. Le premier chiffre indique le niveau de résistance à la poussière, et le second a l’humidité. Plus le chiffre est haut, plus la protection est efficace.

Par exemple, un indice IP 65 garantira une protection totale face aux poussières et une étanchéité totale aux jets d’eau à la buse à 2,5 m. Le degré IP54 garantira une étanchéité contre les poussières et autres résidus microscopiques, et contre les projections d’eau de toutes les directions… Comme quand il pleut, par exemple.

Le capteur d’humidité et en bas de l’image, son capot de protection.

Sur le papier, évidemment, l’une est meilleure que l’autre. Toutefois, meilleure ne signifie pas forcément « plus adaptée » : la base du Raven est IP65, les bras IP54 et il est équipé d’un gyroscope et de capteurs de fluide, capables de couper l’alimentation si nécessaire.
Par ailleurs, on n’a, par exemple, pas besoin de pompe pour refaire l’étanchéité d’un Raven XiP après l’avoir ouvert pour faire sa maintenance ; il suffira de remettre les joints correctement et il pourra reprendre sa place dehors… Sous la pluie. Pour l’avoir ouvert puis remonté lors du test, nous ne pouvons que confirmer la rapidité et la simplicité de la procédure.
La technologie utilisée sur le Raven est d’ailleurs la même, déjà éprouvée, que celle du Mac Aura XiP.

On a tout démonté avec Joël Azilinon, même les fameuses poignées Martin qui font l’objet d’un brevet.

Le tour du propriétaire

Si on se penche sur l’équipement du sujet de notre test, on remarque immédiatement les fameuses poignées brevetées Martin sur les bras, tellement pratiques !
Il est également doté de deux grosses poignées sur la base, l’ensemble rendant la manipulation aisée, mais on conseillera d’être deux, tout de même.

La connectique est complète, avec, d’abord, une entrée pour l’alimentation en powerCON True1, avec sa recopie. Ensuite, l’indispensable couple de XLR 5 broches entrée/sortie DMX, et enfin, deux connecteurs RJ 45 pour les protocoles ArtNet, sACN et Martin P3.


Le panneau de connectique et ses capuchons IP65.

On trouvera juste après l’afficheur (doté d’une puce NFC) et ses trois boutons bien connus sur toute la gamme Martin, un cache abritant un slot pour un éventuel module W-DMX, dont le modèle sera laissé au choix du client. C’est plutôt malin, tout le monde n’ayant pas besoin de Wireless d’une part, et chacun gardant le choix de son protocole d’autre part.

A droite des boutons de navigation, l’emplacement (protégé par un cache) de votre futur module de réception DMX HF et de la prise USB-C.

Enfin, n’oublions pas le port USB-C, qui assurera la mise à jour de l’appareil. Lorsque l’on retourne la machine, on constate la présence d’un capteur d’eau sur la face avant, qui, associé au gyroscope, peut proposer de vider l’eau sur la lentille lorsque le projecteur est à zéro dimmer.

Si on s’attarde sur de dessous du projecteur, on trouve rien moins que huit attaches pour Oméga, ainsi que le slot pour l’élingue de sécurité. Pour en terminer avec le tour du propriétaire, on notera les sockets sur la partie avant du projecteur, autour de la lentille, destinés à recevoir un module beam shaper, pour un effet « banane » digne de la grande époque du PAR64, mais que nous n’avons, hélas, pas pu essayer. Attention toutefois, il n’est à utiliser qu’en intérieur ou par temps sec, puisqu’il rend la protection IP de la machine inopérante.

La coque des bras démontée pour l’entretien.

Allez, on le branche

Le reset est relativement rapide, et on note rapidement en cherchant dans les menus que le Raven XiP est doté de modes DMX compris entre 22 canaux pour le mode Compact, pour une utilisation en wash pur, jusqu’à… 851 canaux pour le mode Plaid, rien que ça ! Bien sûr, ce mode sera à réserver à une utilisation à l’aide d’un media server. Dans ce cas, chaque LED du faisceau principal et chaque LED de la partie Aura est contrôlable individuellement.
On pourra toutefois préférer un mode plus facilement exploitable, avec au choix le mode Basic et ses 38 canaux, donnant accès aux mêmes fonctions que le mode Compact, plus l’effet Aura, le contrôle par P3, et des patterns d’effets internes. Le mode Extend y ajoute le contrôle individuel des pixels de la partie beam, et nécessitera 149 canaux DMX. Le mode Ludicrous, dernière étape avant le mode Plaid, divise en plus la partie Aura en deux secteurs différents de 38 et 39 pixels. Bref, on l’aura compris, Martin a étudié sa copie avant de la rendre : de quoi satisfaire le plus grand nombre.

Les Mesures


Une fois la librairie GDTF chargée, on attaque directement le projecteur en ArtNet. Il apparaît d’ailleurs directement dans la vue associée comme un node, et est configurable par ce biais, notamment concernant son adresse IP. Testé en mode Compact, on constate immédiatement que, si les fonctionnalités apportées par l’effet Aura sont un plus indéniable, le Raven est d’abord, et avant tout un wash, et un bon. Les teintes sont belles, et le dimming de qualité.

Courbe du dimmer square law de 0 à 100 %.
Courbe du dimmer square law de 0 à 100 %.

Par contre, en choisissant comme d’habitude le mode de régulation automatique de la température, ici nommé « Regulated », nous avons constaté un derating élevé (de l’ordre de 18 % !) qui nous a quelque peu inquiétés. Renseignements pris, il se trouve que la R&D Martin a privilégié le silence de la ventilation interne, (quasiment inaudible : 36 dB mesurés à 1 m) à la performance et à la stabilité de la lumière. Ce choix que l’on peut trouver à tout le moins contestable, sera facilement corrigé par l‘équipe Martin qui développera un nouveau mode Regulated pour mieux contrôler la chauffe des led, et donc le derating, au détriment du bruit (ils ont de la marge !), mais au bénéfice du flux. Et ce mode silencieux sera baptisé autrement.

Faisceau serré

Au plus serré, nous mesurons un angle de 6,3° à I/2 (intensité au centre divisé par deux, la où le Raven projette le maximum d’énergie) et 9,83° à I/10.
L’éclairement au centre atteint 63 000 lux après derating (77 000 lux à froid). Le flux égale 19 300 lumens à chaud et 23 510 lumens à froid. La courbe d’intensité lumineuse est typique d’un beam avec son point chaud au centre.

Faisceau 20°

A 20°, calé à I/10, l’éclairement reste élevé, 19 440 lux après derating (23 680 lux à froid).
Le flux s’élève à 22 270 lumens (27 130 lm à froid). La courbe d’intensité lumineuse est régulière.

Faisceau large

Au plus large, l’angle du faisceau devient 52,2° (à I/10), l’éclairement au centre est de 2 800 lux après derating (3 435 lux à froid) et le flux grimpe à 24 140 lm (29 400 lm à froid).


.

Par ailleurs, le Mac Aura Raven XiP nous aura gratifiés de performances tout à fait conformes à ce que l’on peut attendre d’un wash moderne. Son zoom, annoncé de 6° à 50°, et aux moteurs que Martin revendique comme surdimensionnés, assure une vitesse d’un bout à l’autre de la plage de 0,4 seconde : nous n’avons en effet pas pris la machine en défaut sur ce sujet.

Progression du zoom.
Moteur du zoom.

Les mouvements sont évidemment fluides, les strobes conformes à ce qu’on attend, les couleurs excellentes. D’ailleurs, sur ce dernier paramètre, le choix de la LED Lime se justifie pleinement, et son apport est paradoxalement particulièrement appréciable dans les blancs et la correction plus/minus green : ceux d’entre nous qui ont déjà dû effectuer une correction ultra-précise lors d’un tournage ou d’une captation vidéo me comprendront !
On note aussi que la fréquence de rafraîchissement des LED est accessible sur un canal DMX dédié : bravo.

.

Quelques nuances de blancs.

.

Au final, que penser de ce Mac Aura Raven XiP ? Outre son nom quelque peu à rallonge, on ne trouvera pas ici une révolution dans le monde du wash. On le verra plutôt comme un savant mélange des meilleures recettes déjà proposées par Martin, notamment au niveau de la pixélisation de l’effet Aura, et avec l’ajout de la protection IP54 commune à l’ensemble de la gamme Raven du constructeur danois.
Cela fait de notre Raven XiP un candidat sérieux et sacrément bien armé dans la jungle des washs à LED modernes. IP54, doté du RGB-Lime qui est un choix judicieux, facile à ouvrir (et encore plus à refermer !), il ne faudrait pas le confondre avec un « gros Mac Aura » ou un « petit Mac Quantum » : il s’agit d’un wash tout à fait dans l’air du temps ; et s’il n’est absolument pas indispensable d’utiliser l’effet Aura (ou plutôt LES effets Aura !), il apporte une valeur ajoutée indéniable.
Pas trop lourd, puissant, il est en fait un vrai couteau suisse susceptible de trouver sa place sur n’importe quelle scène ou plateau : le succès de la dynastie des Mac Aura n’est pas près de s’arrêter !


J’aime :

  • La qualité globale
  • Les modes DMX variés
  • L’effet Aura toujours au goût du jour
  • La facilité de maintenance malgré la protection IP
  • Les poignées !

Je regrette :

  • RAS

Tableau général

[/private]

Det Norske Teatret renforce son parc avec des Robe Esprite

0

Le Det Norske Teatret, l’un des théâtres les plus dynamiques et influents d’Oslo, a complété son équipement en projecteurs mobiles Robe Esprite pour son espace Scene 2 (250 places), flexible et polyvalent, avec l’acquisition de 11 Esprite Profile. Ceux-ci rejoignent les 15 Esprite PC acquis en 2022.

Ces découpes remplacent les anciens éclairages à lampe tungstène dédiés à la face par des sources LED. Si l’idée de s’aligner sur les Esprite PC déjà installés en fond de scène s’imposait naturellement, une évaluation approfondie des options disponibles a été menée, incluant un test comparatif sur site, explique Per Willy Liholm, coordinateur technique de la Scene 2 et également concepteur lumière au théâtre. Avec Torkel Skjærven, responsable de l’éclairage, ils ont collaboré étroitement pour sélectionner la solution la plus adaptée.

Établissement aux productions variées, le théâtre avait des critères précis : qualité de la lumière (température de couleur, mélange des couleurs, finesse du faisceau), indice de rendu des couleurs (IRC), obturateurs nets sur toute la plage de zoom, gradation ultra-lisse, et intensité lumineuse élevée. Légèreté des appareils pour une manipulation sécurisée par une seule personne, ainsi que leur silence étaient également déterminants, les comédiens étant sensibles aux moindres bruits parasites.

Photo du spectacle ‘Skodespelet’ par Siren Høyland Sæter, avec l’aimable autorisation du Det Norske Teatret.

La qualité de la lumière est le premier élément qu’ils examinent, en particulier en termes de température de couleur, de mélange des couleurs et de finesse de la source lumineuse. L’IRC est un autre critère évident, ainsi que les obturateurs qui doivent rester nets sur toute la plage de zoom et un fondu extrêmement fluide. L’intensité est également importante, mais ce n’est pas le seul critère pour ce lieu où la finesse des projecteurs et le silence sont cruciaux, surtout quand les acteurs peuvent être attentifs aux moindres sons.

La Scene 2 n’a qu’un seul technicien lumière attitré, donc l’équipe voulaient idéalement un projecteur assez léger qui puisse être manipulé en toute sécurité par une seule personne, ce qui est certainement possible avec l’Esprite.
Ils savaient déjà, grâce à leur expérience avec les Esprite PC, que les projecteurs seraient fiables, offriraient un bon rapport qualité-prix et seraient « un complément parfait en termes de moteur LED ».

Per Willy précise également que les ESPRITES fonctionnent extrêmement bien aux côtés d’autres marques et gammes de projecteurs pour le théâtre. Torkel note que, bien que le moteur à LED de Robe présente des attributs de couleur distinctifs qui sont devenus « leur blanc », ils ont tout de même réalisé un test complet du fait de nombreuses avancées techniques sorties depuis les 3 dernières années où ils ont acquis les PC. Cependant, une fois tous les tests et évaluations terminés, cela a confirmé le fait que Robe offre toujours les meilleures options pour répondre à leurs besoins.

Il a également souligné les avantages à limiter le nombre de marques dans un espace, signifiant moins de gestion externe et une meilleure opportunité de développer leur propre expertise et base de connaissances. Les nouveaux projecteurs ont été installés juste avant le début de la nouvelle saison. C’est une étape supplémentaire dans la mission de remplacer les sources lumineuses à lampe tungstène par de la LED.
Cependant, pour l’instant, certaines lumières à tungstène seront conservées, car de nombreux concepteurs lumière les utilisent toujours et les adore ! a déclaré Torkel. Le théâtre travaille avec des concepteurs lumière internes et externes sur leurs productions, la plupart étant entièrement produite en interne par l’équipe créative talentueuse de Det Norske Teatret.

Le programme comprend divers genres théâtraux, y compris des comédies musicales et des drames norvégiens et européens nouveaux, classiques et contemporains, présentant environ 20 nouveaux spectacles par an et attirant environ 260 000 visiteurs sur la même période. Det Norske Teatret s’est forgé une réputation pour des productions innovantes et l’exploration de sujets brûlants, ainsi que la célébration d’histoires norvégiennes traditionnelles et multiculturelles.

Torkel mentionne que le distributeur norvégien de Robe, Prostage, est un « partenaire solide et respecté », et s’est réjoui lorsque Lars Kristian Bakke, a rejoint Prostage, citant ce recrutement comme une autre raison de rester fidèle à la marque.
En dehors de tout cela, tout le monde a été surpris de constater que les anciens produits Robe ColorWash 750AT Tungsten, qui ont été remplacés par les Esprite PC en 2022, étaient toujours en parfait état de fonctionnement 10 ans plus tard ! Aucune réparation ou remplacement n’a été nécessaire, ce qui « justifie d’une qualité exceptionnelle » a conclu Torkel.

Pour plus d’informations, vous pouvez visiter robe.cz

ROBERT JULIAT et MADRIX signent un partenariat stratégique

0

Robert Juliat est heureux d’annoncer que tous ses appareils RDM sont compatibles avec le logiciel MADRIX RADAR et présente cette solution à ses clients pour leur permettre de les superviser à distance et de manière intelligente.

François Juliat, directeur général de Robert Juliat, Christian Hertel, responsable du développement commercial chez MADRIX et Thierry Dupont, le responsable du service clientèle de Robert Juliat.

Le logiciel MADRIX original étant déjà bien établi en dehors du secteur du divertissement, MADRIX RADAR, lancé en 2020 est spécialement adapté et perfectionné pour les marchés du théâtre et de l’architainment. Il est conçu pour gérer, configurer et la surveiller à distance des éclairages compatibles avec le protocole RDM (Remote Device Management).
De nombreux luminaires DMX sont déjà équipés du protocole RDM qui permet une communication bidirectionnelle, non seulement pour envoyer des instructions sur les réseaux, mais aussi pour recevoir des données en retour d’un appareil. Ce logiciel utilise le protocole RDM pour exploiter automatiquement et efficacement les données, supervisant tous les luminaires dans un seul logiciel.


Les avantages de MADRIX RADAR en termes de temps et de coût :

Configuration rapide, facile et pratique des appareils à distance à partir d’un seul ordinateur.
Patchage automatique des appareils RDM par simple glisser-déposer.
Historique des données et rapports avec accès à tous les enregistrements.
Surveillance entièrement automatique des appareils 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec notifications automatiques par e-mail.


Tous les projecteurs RDM ROBERT JULIAT sont compatibles

Les projecteurs Robert Juliat peuvent être entièrement configurés, contrôlés et surveillés, sur tous les paramètres, à l’aide du logiciel RADAR fonctionnant sur un seul ordinateur. Cela signifie que toute configuration peut être effectuée facilement à partir d’un ordinateur, sans avoir besoin d’accéder directement aux appareils eux-mêmes, par exemple dans les ponts.
De plus, chaque projecteur RJ compatible RDM agira comme un dongle pour débloquer toutes les fonctionnalités et tous les avantages du logiciel. Ainsi, les clients qui achètent de nouveaux projecteurs Robert Juliat RDM bénéficient automatiquement et gratuitement de ces avantages.

Bien que RADAR puisse également reconnaître des projecteurs d’autres marques et permettre de régler certains paramètres (par exemple, le mode et l’adresse DMX), les fonctionnalités avancées de surveillance, de mise à jour du firmware ou d’envoi de fichiers ne sont pas accessibles sans licence. L’achat d’une licence permet de débloquer les fonctionnalités du logiciel pour tout autre type de projecteur.

ROBERT JULIAT agréé pour la licence du logiciel RADAR

Les licences permettant d’étendre un système d’éclairage au-delà des produits RJ RDM peuvent désormais être obtenues directement auprès de Robert Juliat sur www.robertjuliat.com et auprès de tous ses revendeurs.

« Le RDM est établi depuis longtemps », explique Thierry Dupont, responsable du service clientèle chez Robert Juliat. « MADRIX RADAR passe à la vitesse supérieure avec un adressage facile des appareils, une surveillance entièrement automatique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pendant le fonctionnement et des notifications automatiques. De nouvelles fonctionnalités basées sur le Firmware Transfer Control (FTC) permettront aux utilisateurs de tirer encore davantage parti des normes existantes, garantissant ainsi des flux de travail fluides et réduisant les temps d’arrêt. »

Christian Hertel, responsable du développement commercial chez MADRIX, se montre très enthousiaste à propos de ce nouvel accord : « Nous sommes ravis de cette coopération et convaincus qu’elle apportera une valeur ajoutée considérable à nos clients. Grâce aux toutes nouvelles fonctions FTC, les utilisateurs peuvent désormais télécharger des micrologiciels vers des appareils et dispositifs RDM directement via RADAR en utilisant la technologie RDM standard. C’est une véritable révolution : un seul logiciel qui peut tout gérer. Les normes industrielles telles que le RDM sont faites pour notre secteur. »

Robert Katheras, développeur principal de RADAR, conclut : « Je suis très heureux que nous ayons trouvé en Robert Juliat un partenaire solide et fiable, une équipe qui partage et soutient notre vision et notre engagement en faveur de technologies ouvertes et pérennes. Je me réjouis vraiment de combiner nos forces techniques pour développer un système fluide mais puissant.

« Nous travaillons en étroite collaboration pour assurer la meilleure intégration possible du matériel et des logiciels afin que tous les utilisateurs puissent profiter pleinement des capacités du protocole RDM.
En coordonnant nos implémentations, en les validant par rapport à des configurations de test partagées et en nous concentrant sur une communication claire et conforme aux normes, nous visons à faciliter la configuration et la surveillance des équipements RDM. »

Pour plus d’informations sur Robert Juliat, les détails sur les licences MADRIX RADAR et la gamme complète de solutions d’éclairage de RJ, rendez-vous sur www.robertjuliat.com

Pour plus d’informations sur MADRIX RADAR, rendez-vous sur www.MADRIX.com

Sennheiser, une entreprise familiale à la pointe de l’innovation et de la croissance

0

La société Sennheiser vient de fêter son 80e anniversaire et souhaite le faire savoir. Pour marquer l’occasion, elle a ouvert les portes de son centre technique à Wedemark, où tout a commencé dans une modeste maison. Aujourd’hui, presque tous les produits professionnels de Sennheiser sont designés, testés et fabriqués dans cette usine, qui a accueilli pour l’occasion des dizaines de journalistes venus du monde entier.

Avant ces trois jours de visites et de séminaires, SoundLightUp et quelques autres magazines ont eu le plaisir d’être choisis pour interviewer les dirigeants de l’entreprise. L’interview est disponible ci-dessous. Nous publierons prochainement un reportage sur ces trois jours intenses passés à Wedemark et Berlin.

SLU : Tout d’abord, nous tenons à vous remercier, Daniel et Andreas, pour le temps que vous nous consacrez, ce qui est rare et très apprécié, et aussi pour vos réponses à nos questions. Comment se porte Sennheiser depuis qu’elle a vendu sa division grand public et s’est recentrée sur ses racines professionnelles ?

Daniel : Eh bien, cette année, nous célébrons les 80 ans de Sennheiser. Et au cours de ces 80 années, nous avons vécu de nombreuses histoires, de nombreux événements qui ont façonné l’avenir de l’audio dans ce que nous avons accompli. L’une de ces réussites remonte à 1968, avec la création du premier casque ouvert au monde, le HD 414, le casque supra oral le plus vendu de tous les temps, qui a donné vie à ce secteur et qui continue de le faire aujourd’hui, après toutes ces années.

Le HD414 n’est pas le casque le plus confortable ni le plus résistant, avec ses coussinets plutôt fragiles, mais il est facile à porter et, aujourd’hui encore, on peut se procurer les coussinets en mousse jaune qui ont fait sa renommée.

Il faut toujours réfléchir à ce que l’on peut concevoir. Nous inventons tellement de nouvelles choses que parfois, il faut prendre du recul et se demander quelle est la meilleure stratégie à adopter pour l’avenir. C’est ce que nous avons fait pour toutes nos divisions à l’époque, à savoir la division grand public, la division communication, la division audio professionnelle, ainsi que Neumann. Nous avons élaboré des stratégies individuelles pour ces quatre domaines et nous avons réalisé que nous étions très performants dans trois d’entre eux.
Pour la division grand public, qui est passée d’un marché de niche à un marché beaucoup plus grand public, nous avons pensé qu’une entreprise plus grande serait mieux placée pour mettre en œuvre cette stratégie. Nous avons donc vendu la division grand public à la société suisse Sonova et nous nous sommes concentrés spécifiquement sur les stratégies de notre division professionnelle. Nous avons ainsi connu une forte croissance, mais aussi une explosion d’innovations que nous avons mises sur le marché.

SLU : Je suppose que le WMAS et Spectera vous ont aidé à vous concentrer davantage sur cette technologie et ses produits révolutionnaires…

Andreas : Le développement de Spectera et de sa technologie clé WMAS remonte à plus de 10 ans. Nous avons donc pris très tôt la décision radicale de réinventer le monde du sans-fil avec une approche totalement nouvelle, estimant qu’il était temps de repenser complètement ce secteur.
Ce qui nous a bien sûr aidés après nous être concentrés sur le secteur professionnel, c’est que nous avons pu disposer de plus de fonds pour accélérer tout ce qui concernait le secteur professionnel et, en même temps, d’une grande attention de la part de la direction pour donner vie à ce nouvel écosystème. Mais il ne s’agissait pas uniquement de Spectera à ce moment-là, même si c’est certainement l’une des innovations les plus importantes que nous avons apportées à nos clients à partir de cette année.

Spectera, avec le pack faisant office à la fois d’émetteur et de récepteur numériques. Nous avons eu la chance d’utiliser le tout nouveau micro main Spectera et de l’écouter à l’aide du récepteur ; une liaison numérique 100 % Spectera. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était incroyable. Plus d’informations dans le reportage a venir sur le 80e anniversaire de Sennheiser.

SLU : Avec Spectera vous avez choisi de rompre avec le passé, sans vous soucier de la compatibilité avec votre gamme actuelle, et cela semble être une décision judicieuse, même si les prestataires devront remplacer la quasi-totalité de leur stock HF. La France a dit oui, mais qu’en est-il des États-Unis, par exemple ?

Daniel : Nous disposons toujours d’un portefeuille de produits très vaste et très performant, avec le D6000, l’EW DX, l’EW DP, sans parler de la série XS Wireless. Nous proposons donc un grand nombre de systèmesHF sans fil numériques classiques très performants, ainsi que l’AVX et le SpeechLine Wireless pour les universités et les entreprises. Nous proposons d’excellentes solutions qui fonctionnent très bien et sont compatibles avec tout ce que nous avons fait par le passé.

En même temps, si vous proposez quelque chose de très différent, vous devez également sortir des sentiers battus et dire : « Hé, ça marche ! ». C’est un tout autre concept. D’un point de vue matériel, il n’est pas possible de le rendre compatible. Pendant un certain temps, nous aurons les deux technologies en parallèle.
Nous n’avons pas encore décidé si nous allons abandonner la technologie HF classique ou si nous allons tout passer vers Spectera, mais Spectera est sans aucun doute un système moins coûteux, plus flexible et tout simplement meilleur pour les installations de grande envergure, car il permet d’investir une seule fois dans une station de base et de disposer d’un système bidirectionnel à 64 voies offrant une telle flexibilité que la compatibilité n’est même plus un problème.

Andreas : Pour compléter votre question sur ceux qui l’apprécient, ce n’est pas seulement la France. Aux États-Unis, nous avons de grands prestataires implantés dans différents endroits et la mise en place d’un système aussi simple que Spectera réduit bien sûr considérablement leurs efforts. Le fait de ne pas avoir à acheminer d’énormes racks d’équipements à travers le monde facilite grandement leur logistique. Tout le monde l’apprécie donc vraiment.
Il existe une grande possibilité de coexistence de différentes technologies en même temps. Nous voyons très souvent Spectera être utilisé en parallèle avec nos liaisons HF traditionnelles. C’est comme si vous aviez des voitures électriques et des voitures thermiques dans la même rue, et cela fonctionne parfaitement, mais personne ne se plaint de ne pas pouvoir recharger sa voiture électrique chez le pompiste. Spectera a juste une longueur d’avance.

Oubliez les câbles coaxiaux : les antennes Spectera utilisent un câble RJ45 CAT5 pouvant atteindre 100 m de long et se connectent aux 4 ports d’antenne de la Base Station. Car quatre c’est mieux que deux !

SLU : A plus long terme, qu’adviendra-t-il de votre gamme actuelle ? Allez-vous créer une nouvelle gamme de produits WMAS plus abordables destinés aux musiciens, aux entreprises ou même au cinéma, en utilisant par exemple une porteuse HF plus petite ?

Daniel : Eh bien, voyons ce que l’avenir nous réserve, mais pour l’instant, nous pensons qu’il y a une place importante pour Evolution Wireless Digital et EWDX. Il existe également un nouveau segment du marché haut de gamme que nous pouvons conquérir avec Spectera, et les deux systèmes peuvent coexister. Pour un petit système à quatre voies, vous ne voudrez probablement pas Spectera, du moins pas aujourd’hui. Peut-être qu’à l’avenir, lorsque les chipsets et le reste du hardware seront devenus nettement moins chers, cela pourrait être une option. L’utilisateur amateur n’a pas besoin de se soucier de la technologie qui se cache derrière. Il doit simplement s’agir d’un système Sennheiser qui fonctionne, que cela ait lieu via des systèmes à bande étroite ou avec la technologie WMAS.

SLU : Alors, quelles sont les nouveautés intéressantes apportées à Spectera par les mises à jour du firmware, et qu’en est-il du micro main ? Est-il sur le point d’être lancé ? En résumé, qu’est-ce qui se prépare ? ( Note de la rédaction. L’engouement pour Spectera a été tel que l’émetteur main peut être commandé dès maintenant et sera disponible début 2026.)

Andreas : Le logiciel est développé à partir d’un backlog que nous recevons sous forme de commentaires de nos utilisateurs. Nous disposons donc de différents sites de commentaires, soit via Discord, soit via notre site web My.Sennheiser. En fait, le backlog est classé par ordre de priorité en fonction des commentaires des utilisateurs.
Et comme tout est défini par logiciel, il est très facile pour nous de répondre à ces demandes. Nous avons déjà annoncé que nous travaillons sur différentes fonctionnalités pour le port Cascade afin de pouvoir y connecter davantage d’antennes, d’avoir plus de redondance, voire même d’atteindre à terme une redondance hot-swap. C’est donc là que se concentre le développement du firmware actuellement.

Le Neumann MT 48, un boîtier très, très intelligent fabriqué par Merging, désormais un vrai couteau suisse… allemand.

SLU : Sennheiser, propriétaire de Neumann, a décidé de se concentrer entièrement sur le segment analogique et d’arrêter la production de sa gamme de micros numériques. En tant qu’utilisateur de ces bijoux technologiques, je ne peux m’empêcher de me demander si les micros « bleus » feront un jour leur retour.

Daniel : Vous disposez aujourd’hui d’une très bonne solution avec le Neumann MT 48, qui est, je dirais, un préamplificateur et un convertisseur vraiment haut de gamme, et en même temps, les légendaires micros Neumann ou Sennheiser que vous pouvez y brancher. Il s’agit donc d’une solution de micros numériques, qui est un peu plus modulaire et polyvalente que ce que nous avions auparavant, et surtout, elle est multiformat, vous pouvez donc la brancher en USB, vous pouvez utiliser l’A67, et elle est compatible Dante. Toutes ces possibilités sont désormais possibles. Vous disposez d’un système numérique que vous pouvez commander. Si vous avez besoin d’un système plus complexe, plus multicanal, vous pouvez également utiliser un Anubis ou un HAPI de Merging qui vous permettent de traiter beaucoup plus de voies de micros.

Trop en avance sur son temps, trop parfaite et pourtant inachevée, trop étrange pour beaucoup, la gamme Neumann Digital a été définitivement abandonnée, mais les micros resteront réparables, à l’exception de la composante logicielle.

SLU : Mais vous allez continuer à assurer le SAV de ces micros comme vous le faites pour ceux analogiques ?

Andreas : L’un des points forts de Neumann est de prolonger la durée de vie de ses produits au-delà de ce que les utilisateurs peuvent généralement en tirer. Et si vous regardez tous les U47 qui existent encore dans le monde et qui ont été les acteurs de séances mémorables, ils sont la preuve que Neumann accorde beaucoup d’importance à ses capacités de réparation et de maintenance. Il est parfois difficile de trouver certaines pièces, mais si quelqu’un peut les obtenir, c’est bien nous, donc il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour nos produits.

SLU : Quels sont vos projets en matière de croissance ? Vous avez fait un excellent travail avec Neumann, Klein + Hummel, Ambeo et, plus récemment, Merging. Quelle pourrait être la prochaine étape ?

Andreas : Pour stimuler la croissance, nous nous asseyons avec nos clients et essayons de comprendre quelle est la prochaine étape dans leur domaine, ce qui les empêche de produire un contenu plus facile et plus créatif, quel est le prochain défi dans la diffusion sportive ou ce que l’avenir réserve aux spectacles immersifs à Broadway.
C’est vraiment ainsi que nous fonctionnons lorsqu’il s’agit d’alimenter notre pipeline d’innovation et, en fin de compte, de stimuler la croissance de notre entreprise : en étant proches de nos clients, en écoutant ce qu’ils veulent cela nous amène à un flux inépuisable d’idées et d’innovations que nous devons ensuite hiérarchiser. Nous avons généralement plus d’idées que de fonds, ce qui est une bonne chose.

Daniel : Plus précisément, nous pensons qu’Ambeo et les formats immersifs seront un moteur pour l’avenir, car nous sommes enfin sortis du cercle vicieux où tout le monde se renvoyait la balle entre diffuseur et créateurs. Les productions immersives sont désormais omniprésentes, car des plateformes telles qu’Apple Music et Netflix, pour ne citer que deux exemples, utilisent toutes des formats immersifs pour offrir aux utilisateurs des productions audio plus émotionnelles et plus riches de sens.

SLU : Peut-on donc imaginer que de nouveaux microphones conçus pour l’audio immersif seront développés ?

Andreas : Pour un enregistrement immersif, vous n’avez pas nécessairement besoin de beaucoup de nouveaux types de micros. Nous avons bien sûr notre micro VR, qui est un modèle ambisonique, mais pour capturer les sensations d’un studio en direct, d’une performance live, il s’agit plutôt de savoir où placer les micros, comment faire le mixage et comment faire le post-traitement de tout cela, afin que la lecture offre une expérience vraiment immersive.
Il s’agit donc vraiment de collaborer avec les ingénieurs du son, les maisons d’édition et les sociétés de production, tous les maillons de la chaîne, pour finalement offrir aux gens chez eux, par exemple, un match de NFL vraiment immersif. Il ne s’agit donc pas seulement d’un micro, mais de l’ensemble du processus et du savoir-faire.

Une discussion amicale entre le créateur et l’utilisateur sur la question de savoir si les casques Neumann et Rime peuvent remplacer un studio immersif et toutes ses enceintes.

Daniel : C’est une combinaison de tout cela, et l’un des nouveaux éléments que nous venons de lancer est Rime, un plug-in qui permet de recréer un studio immersif virtuel à l’aide d’un casque Neumann. Il fonctionne extrêmement bien pour travailler et écouter, pour créer une immersion et donc faciliter considérablement la production de tels formats. Nous voulons vous permettre d’utiliser l’audio immersif même si vous ne disposez pas d’un équipement complet.

Nous continuons de penser que si vous créez une piste immersive, vous travaillez probablement dans un studio équipé, par exemple, d’enceintes Neumann tout autour de vous dans une configuration immersive Ambeo ou Atmos. Mais d’un autre côté, si vous avez un client qui écoute, par exemple, la bande originale d’un film de manière immersive, il peut utiliser Rime pour une écoute critique de votre travail . Vous pouvez ainsi le modifier à la volée, ce qui vous évite d’avoir à emporter votre studio avec vous, car vous l’avez sur votre MacBook.

SLU : Merci beaucoup pour ces minutes qui ont passé à toute vitesse et pour vos réponses détaillées. Et joyeux anniversaire à Sennheiser, à ses 80 ans d’innovation et, surtout, à ses produits créés par des passionnés du son pour des passionnés du son.

Daniel & Andreas : Merci à vous aussi, c’est toujours agréable de discuter avec quelqu’un qui comprend vraiment ce que nous faisons. À bientôt !

Depuis cet entretien, un communiqué de presse a annoncé un changement dans la gouvernance du groupe Sennheiser. Après 12 ans de direction conjointe et à compter du 1er janvier 2026, Daniel Sennheiser deviendra président du conseil d’administration, tandis que le Dr Andreas Sennheiser continuera d’exercer les fonctions de PDG, supervisant les activités opérationnelles de l’entreprise familiale.


Vous trouverez ci-dessous un message de Daniel et Andreas Sennheiser.


Chers clients, partenaires et amis,

Après plus d’une décennie passée à diriger avec succès le groupe Sennheiser aux côtés de mon frère Andreas en tant que co-PDG, j’ai décidé d’assumer un nouveau rôle au sein du groupe Sennheiser. À compter du 1er janvier 2026, je rejoindrai le conseil d’administration en tant que président, tandis qu’Andreas continuera à diriger les activités opérationnelles de l’entreprise en tant que PDG.

Dans le cadre de mes nouvelles fonctions au sein du conseil d’administration, je me concentrerai sur l’orientation stratégique du groupe Sennheiser et piloterai le développement à long terme de l’entreprise, en étroite collaboration avec mon frère. Andreas continuera à gérer les activités opérationnelles de l’entreprise main dans la main  avec le comité de direction. Cette nouvelle structure nous permet d’atteindre un équilibre idéal entre les activités quotidiennes et la vision stratégique, deux éléments essentiels pour le succès futur du groupe Sennheiser dans un environnement de plus en plus dynamique. Gérer et renforcer les relations avec nos clients importants resteront également une responsabilité partagée entre Andreas et moi-même.

Notre modèle de co-direction avec partage des responsabilités est vraiment unique : notre relation de confiance et nos visions complémentaires nous ont permis de diriger l’entreprise avec succès pendant plus de 10 ans, même dans les moments difficiles. Cela restera la base de notre collaboration future. Nous continuerons à travailler en étroite collaboration l’un avec l’autre et avec le comité de direction.

Nous nous réjouissons de ce nouveau chapitre de notre entreprise familiale, qui a connu une évolution réussie au fil de trois générations. Pour nous, le progrès signifie façonner le changement de manière positive, tant pour nous-mêmes dans nos nouvelles fonctions que pour Sennheiser en tant qu’entreprise.
Ce qui reste intact, c’est notre engagement commun envers notre projet : construire l’avenir de l’audio. Ensemble – Andreas et moi-même, le conseil d’administration et l’ensemble de l’EMB – nous continuons à placer nos clients au centre de toutes nos actions afin d’assurer la croissance durable et indépendante du groupe Sennheiser.
Enfin, Andreas et moi-même tenons à remercier M. Dornbracht pour son travail dévoué et son précieux support en tant que président du conseil d’administration au cours des quatre dernières années. Nous sommes ravis qu’il reste membre du conseil d’administration et continue à nous faire bénéficier de son expertise.

Daniel & Andreas Sennheiser


D’autres informations sur le site Sennheiser

ETC lance le Dataflash 5000 High End Systems

0
Le Dataflash 5000, avec et sans son dôme réflecteur.

Dans la gamme High End Systems, ETC lance le Dataflash 5000, un puissant projecteur strob dont le flux dépasse 52 000 lumens. Avec une source de lumière blanche variable de 3 200 K à 7 500 K, entourée de matrices de leds RGB, le Dataflash offre des couleurs vives éclatantes et des effets colorés dynamiques.
Son classement IP65 le protège des contraintes climatiques sur tous types de productions, concerts, plateaux de TV, cinéma, événementiel en extérieur.

Présentation vidéo

.

Le Dataflash 5000 est équipé d’un moteur LED qui s’allume en continu, contrairement au Dataflash original lancé en 1987 auquel il rend hommage, et qui ne produisait que du Strobe. Son centre de lumière en blanc variable et les LED RGB périphériques assurent des effets stroboscopiques intenses et puissants, passant du froid au chaud, tout en inondant la scène de couleurs vives.

La matrice de leds RGB contrôlable sur 8 zones.

Sa matrice de leds RGB est contrôlable en pixel mapping sur les 8 zones et le projecteur intègre une large gamme de modes stroboscopiques et de macros préprogrammées.

Le dôme transparent EC optimise la dynamique des effets.

Deux dômes à fixation rapide sont livrés avec le Dataflash 5000, lui assurant encore plus de polyvalence.

– Le Dôme Réflecteur, ouvert en son centre, laisse passer le flux produit par les LED blanches pour des strobes à forts impacts et diffuse par l’arrière les couronnes de leds RGB pour produire un effet wash autour du projecteur.
– Le dôme transparent Eye Candy (EC), va mettre en valeur les effets éclatants du projecteur.

.

Matt Stoner, Chef Produits Automatiques chez ETC, explique : « Avec sa face ronde distinctive et ses capacités de couleurs dynamiques, le Dataflash 5000 va apporter beaucoup d’intérêt visuel aux productions qui cherchent à créer des moments très énergiques. »

Tania Lesage, Responsable Marketing chez ETC, ajoute : « Le Dataflash 5000 sera un outil puissant dans n’importe quel contexte. Nous sommes ravis que l’indice de protection IP65 permette aux productions de profiter en extérieur de cet outil à fort impact. »

Plus d’infos sur le site ETC