LA V1.7 DE DLIVE EST DISPONIBLE AU TELECHARGEMENT

La version 1.7 de de la dLive de Allen & Heath, nom de code Sennen, une MAJ importante comportant nombre de fonctionnalités nouvelles, est disponible au téléchargement. Il est désormais possible de dialoguer avec les liaisons Shure Axient® Digital, ULX-D® et QLX-D™, disposer d’un routing amélioré et enfin accueillir les cartes d’entrée et sortie PRIME.

La collaboration entre Allen & Heath et Shure va désormais permettre comme déjà pré annoncé, de suivre et contrôler jusqu’à un maximum de 45 liaisons Shure Axient® Digital, ULX-D® et QLX-D™, directement depuis une surface dLive.

Des informations aussi essentielles que les mutes, les niveaux des batteries ou de la RF seront accessibles depuis les écrans Bank, permettant de suivre ainsi de suivre plusieurs voies à la fois. Des infos plus détaillées comme la fréquence d’émission, le nom de la liaison ou les indicateurs de crête, sont accessibles en sélectionnant l’onglet Preamp sur un canal sans fil. Le gain des récepteurs et les mutes peuvent être pilotés directement depuis l’écran tactile de la dLive ou via dLive Director sur votre ordinateur.

La V1.7 ajoute aussi des fonctions élargies de routing et de patching. Les entrées peuvent désormais être routées aux Matrices par exemple pour le calage de systèmes de diffusion dans de grandes salles. Les Mix peuvent être routés vers le PAFL externe et vice-versa ajoutant des options aux possibilités de talks entre techniciens. Enfin les mix peuvent être routés vers les entrées augmentant d’autant la puissance de processing.

La V1.7 enfin accepte les futures cartes PRIME. Employant les convertisseurs et composants les plus récents dans des topologies repensées, les modules d’entrées et sorties PRIME sont en mesure de tirer pleinement parti de la puissance du cœur XCVI FPGA battant à 96 kHz. Ces cartes apportent un net gain qualitatif au rendu sonore pour des applications broadcast, studio ou live en exploitant des technologies offrant une qualité et une transparence audiophile sans pour autant pénaliser la latence minime de la dLive.

Ben Morgan, manageur produit de la dLive conclut ainsi : « Chacune de nos mises à jour est le fruit de notre dialogue permanent avec la communauté d’utilisateurs de la dLive. La version 1.7 Sennen offre un ensemble de nouvelles fonctionnalités conçues pour accélérer la mise en œuvre et l’exploitation de la console, sans oublier l’intégration des liaisons Shure particulièrement attendue. »
La mise à jour de la console peut être télécharger en suivant ce lien

Et d’autres informations sur le site Allen & Heath et sur le site Algam Entreprises

dB Technologies, l’Italie passe à l’attaque

Les VIO L208 dans la zone d’écoute de Francfort.

Même s’il n’est plus au sommet de sa forme, le PL+S réserve encore de belles surprises. Les italiens de dBTechnologies en sont une avec leur couple VIO L208 et S118 qu’on a découvert cette année en statique et qui a sonné fort et clair dans l’arène sonore prévue à cet effet à Francfort. Cousin de RCF par un actionnaire commun et utilisant parfois des composants de la maison de Reggio Emilia, dBTechnologies est une société disposant de sa R&D, de sa fabrique et surtout, qui trace sa route en pleine indépendance.

dBTechnologies VIO L208

Le domaine qui nous intéresse est le professionnel haut de gamme du fabricant qui porte le nom de VIO et a bénéficié de tout le savoir-faire engrangé avec le temps sur d’autres gammes. Line-arrays, subs, point sources et wedges, la gamme VIO est complète et toujours amplifiée. Cette année a été présenté le petit line-array L208 venant compléter les L212 et L210 qui, comme leur nom l’indique, sont des 2 x 12″ et 2 x 10″.

La L208 sans sa grille.

Reprenant le montage en deux voies actives de la 210, la 208 embarque deux HP de 8″ à aimant néodyme et bobine de 2 pouces et un moteur à dôme de 2,5″ aussi à aimant néodyme et sortie de 1,4″. Malgré l’emport de son ampli et d’une ébénisterie en bois, cette enceinte ne pèse pas plus de 18 kg.


Le module ampli DigiPro G4 d’un des subs S118R.

La face avant est rationnalisée par l’emploi d’une pièce de mise en phase des deux 8″ qui se prolonge jusqu’à former les deux côtés du guide d’onde. Le moteur est un modèle RCF, les 8″ en revanche sont construits sur mesure par un autre manufacturier italien. Et ce n’est pas ce qui manque dans la botte !

L’amplificateur DigiPro G3 fabriqué par dBTechnologies développe une puissance totale de 900 W RMS et des crêtes du double. Le filtrage FIR intervient à 1 kHz. L’alimentation à PFC accepte automatiquement toute tension entre 100 et 240 Volt.
Le DSP en 56 bit suit un convertisseur 48 kHz et 24 bit et seule l’entrée analogique est disponible par manque de place. Les modules G4 plus puissants et récents offrent le Dante en option, mais sont réservés aux subs et à la grosse tête 212.
Une idée pour préserver le signal peut être de placer quelques subs en tête de ligne en Dante et d’alimenter ensuite les 208 en analogique à partir de ces derniers. L’enceinte se connecte via RDNet et peut être contrôlée à distance avec Aurora Net ou, pour de plus grosses configurations, dBTechnologies Network. Beaucoup plus de paramètres sont accessibles à distance que ce qu’offre la face arrière.

Le design d’un kit et les prédictions sont faites avec dBTechnologies Composer, un outil assez complet et qui en est à la version 6.3.

Une capture écran de dBTechnologies Network.

dBTechnologies Composer ou comment configurer son système et en visualiser se performances potentielles.


Le rigging enfin est soigné et rapide à l’emploi. 4 boîtes peuvent rester sur dollie avec les angles présélectionnés. En cas de stacking, un verrou inverse la mécanique et tient les angles au repos.

A gauche, l’arrière de huit L208 avec les cordons secteur, les connexions réseau et l’audio analogique pontés d’une boîte à l’autre. Deux déflecteurs font couler l’eau de pluie hors des ports et des codeurs.

La L208 dans la fosse aux caissons

Inutile de préciser à quel point nos impressions d’écoute sont à prendre avec des pincettes tant le choix des morceaux, leur masterisation et la stratégie de diffusion correspondent par essence aux points forts du produit, il n’empêche que les L208 nous ont séduit. Minuscules et deux voies, ils délivrent un rendu clair de la voix, sans duretés et avec une bonne intelligibilité malgré un filtrage HP/moteur placé pile sur cette dernière. La recomposition centrale d’un signal mono trahit un léger peigne mais tout à fait supportable.

Une des deux zones d’écoute du PL+S. RCF et dBTechnologies font bande légèrement à part comme chaque année en se déportant à droite et projetant des images sur un écran géant surplombant une scène mobile où sont réunis les différents produits préentés.

Comme souvent dans les écoutes à Francfort, Les 208 nous ont d’abord été proposés sans leurs subs, en jouant un extrait essentiellement vocal sans extrême grave ni batterie. Le son très précis et assez incisif, a une couleur assez rock et agréable.
Dès la mise en route des subs, dix S118R en montage cardioïde, simples 18’’, bass reflex alimentés par des modules Digipro G4 de 1600 W RMS, cette première impression se confirme, les L208 aiment le rock et envoient avec une assise qui est sans commune mesure avec leur taille, notamment la caisse claire de Bernard Allison et son fameux Chills & Thrills, un titre bien bûcheron et très bien fichu.

Les dix subs S118R en montage cardioïde, la solution parfaite pour couvrir une audience qui s’agglutine pile entre le gauche droite.

8 boîtes par côté et 10 subs offrent un superbe 95 dBA et des crêtes largement au-delà des 100 dBC en plein air. Le dernier extrait comme avec tous les fabricants, est le classique morceau techno avec rien entre 200 et 800 Hz, inutile de dire que cela n’a que peu d’intérêt, si ce n’est de prouver que les subs et les moteurs tiennent bon dans les limiteurs, ce qui est le cas.

E allora ?

Richard Lereuil, monsieur dBTech pour la France

Belle découverte que ce petit line array italien. Le prix, la praticité de mise en œuvre, le sérieux dans le choix des composants et le son en font un choix pertinent.
D’autant plus que dBTechnologies dispose depuis quelques semaines d’un agent français en la personne de Richard Lereuil afin d’accompagner l’implantation de la marque sur le marché français et que le site du fabricant transalpin a été entièrement localisé en français.

DES NOUVELLES DE LA REGLEMENTATION EUROPEENNE ECO DESIGN 2020

Une réunion très constructive s’est tenue à Bruxelles le 17 mai entre un groupe de représentants de l’industrie du spectacle vivant et de l’événementiel constitué d’organisations professionnelles, de fabricants et de designers, et des membres de la Commission européenne.

Il a été convenu de canaliser le travail de ce groupe de travail composé de la Society of London Theatre, du Plasa, le VLPT et OETHG, l’Association of Lighting Designers, l’International Association of Lighting Designers et l’Association of Swedish Lighting Designers, afin de rédiger un texte proposant une exemption spécifique et technique pour l’éclairage scénique et du spectacle vivant dans la nouvelle règlementation Eco Design prévue pour 2020.
Ce travail doit se faire rapidement. Les commentaires collectifs de ce groupe de travail seront communiqués par PEARLE (Performing Arts Employers Associations League Europe) à la Commission européenne avant la prochaine étape de draft de cette réglementation prévue pour fin juin.

D’autres informations sur le site Pearle

La Gaîté Lyrique accueille ses Diva au carré, ses Diva M²

L’histoire d’amour entre ce lieu de création unique à Paris et Amadeus se poursuit, avec l’adoption d’un système basé sur la nouvelle Diva M², une fausse petite boîte et un vrai beau son. Nous avons été la découvrir sur place et l’écouter avec du rock anglais. Bien sale of course.
Merci pour commencer à Jean-Marc Harel, qui manage le son de la Gaîté et Pierre le Cardinal qui le seconde, pour leur accueil et la visite des lieux. Dans le concert des salles parisiennes, la Gaîté a une place à part et un charme plus que certain, entre pierre et espace, modernité et confort.

Ne manquait dans la grande salle de 750 places debout, qu’un système bankable, rassurant et efficace pour finir de convaincre les tourneurs et producteurs. C’est chose faite. Dernière bonne surprise, Michel Deluc, le créateur de ces enceintes et bien plus encore, a trouvé une heure pour nous rejoindre sur place.

SLU : Depuis quand Amadeus et la Gaîté s’aiment d’amour sonore ?

A côté de l’Eclipse de la face, Pierre le Cardinal et à droite Jean-Marc Harel, le taulier du son de la Gaîté.

Jean-Marc Harel : Depuis le tout début de la salle telle que tu la découvres, en 2010. On a d’abord eu du Diva XS dans notre grande salle. 9 têtes par côté avec des subs accrochés.
Comme la programmation a été rapidement orientée vers les musiques actuelles, il a fallu augmenter un peu la puissance générale.
Amadeus nous a permis de découvrir en prêt le Diva XL un certain temps, et on a par la suite beta testé d’autres configurations qui nous ont permis de bien définir nos besoins réels.
Amadeus nous a alors proposé le M² qui venait d’être finalisé.

SLU : Vos besoins ont donc évolué vers un système d’une certaine façon avec des membranes plus grosses…

Jean-Marc Harel : On a vite compris qu’il nous fallait plus de pression et un bas médium et un grave plus étoffés pour bien reproduire les batteries. On a aussi validé le choix de renforcer le bas par des subs en tête de ligne. On a longtemps travaillé avec 8 subs sous le plateau pour bénéficier de l’effet de sol mais il nous manquait de l’épaisseur entre les têtes et ce bas du spectre.

Il n’y a pas que du bon son à la Gaîté, il y a aussi de quoi s’amuser aux lumières, sans parler de la vidéo…

SLU : Vous avez gardé vos anciens subs.

Jean-Marc Harel : Oui, on a gardé les XL15 et les XL18. On a par côté Deux XL15 au sol et au-dessus un XL18. Le tout est en position très avancée, mais comme l’est le système tout entier pour des raisons de perche qui est juste derrière, de vidéo qu’il faut pouvoir voir à 180° et plus généralement d’éclairage et de choix de polyvalence de la salle.
C’est aussi pour ça que nous avons renforcé le parterre à l’aide de quatre Diva XS par côté. On homogénéifie ainsi l’ensemble de la salle. J’ai aussi installé les autres XS à l’arrière de la salle pour offrir par exemple un petit effet quadri pour nos Nuits de l’électro une fois par mois.

La ligne de cour. Avantage d’avoir deux moteurs de 500 kg, il est possible d’orienter très simplement la ligne et les renforts de grave, ce qui n’empêche pas J-Marc et Pierre de tomber le système pour en plus changer les angles lors de la mise en place des gradins.

SLU : La salle n’est pas immense, tu dois avoir beaucoup de pression de la scène j’imagine.

Jean-Marc Harel : C’est vrai, mais en électro ça joue de plus en plus souvent en ears ce qui fait que le plateau est souvent silencieux. C’est en pareil cas qu’on apprécie ces renforts. On complète la couverture des premiers rangs par deux têtes PMX12 en 12’’, toujours Amadeus.

SLU : Et les deux subs au centre ?

Jean-Marc Harel : Ce sont des XL18. Ils jouent en mono et uniquement de l’infra.

SLU : T’as beaucoup de bois dis-donc…

Jean-Marc Harel : Oui, cela a été un peu rude pour caler tout ça, mais on arrive à un compromis qui est vraiment intéressant. L’idée est d’avoir un vrai trois voies en accroche avec déjà du grave et de compléter avec nos subs stéréo et notre infra en fonction des besoins. On a un gradin télescopique de 320 places qui se déplie depuis le mur du fond et qui fait évoluer les réglages.
On a deux moteurs par ligne et on change aussi les angles inter boîtes. Enfin on ajoute avec le gradin, trois PMX5 pour déboucher les premiers rangs. On a un inventaire assez important d’enceintes Amadeus qu’on déplace de salle en salle en fonction des besoins, notamment des PMX 12 et 15 qui nous servent de wedges et de renforts.

SLU : Consoles ?

Jean-Marc Harel : Nous avons opté en 2010 sur l’Ethersound et Innovason avec deux Eclipse. Nous n’avons pas de multi dans les murs. On travaille aussi parfois en Dante suivant les besoins, mais quoi qu’il en soit, il y a du RJ45 partout. On partage le Dio entre face et retours.

L’Eclipse de la face.

SLU : Comment tu distribues le signal à toutes tes boîtes en fonction de tes configurations ?

Jean-Marc Harel : On a un DME Yamaha qui filtre et distribue et un LM26 Lake qui sert, à processer les M² qui ont besoin de filtres FIR et de pentes à 96 dB/Oct. Nos amplis sont des 88:4 lab.gruppen plus des M Powersoft.

Les deux lab.gruppen C 88:4 en charge de tous les subs, les XL15 et XL18.

Le M50Q HDSP+ETH Powersoft donnant le La aux petits XS. Gros avantage, il dispose d’un DSP et d’une entrée Ethersound.


SLU : On n’a pas parlé justement des Diva M², alors, heureux ?

Jean-Marc Harel : Absolument. Très. On a un gros gain en linéarité entre l’avant et l’arrière de la salle, même par rapport au XL, avec moins d’effet de peigne et l’accroche est beaucoup mieux pensée et pratique à utiliser quand on souhaite adapter le kit à la présence ou pas des gradins. Nous avons un ampli Powersoft, un M50 à quatre canaux qui est équipé d’une carte DSP pouvant travailler en FIR, il est attribué aux Diva XS.

Une vue de la scène et du système depuis une des coursives. Remarquez la taille plus que respectable de la scène et à cour la seconde Eclipse en charge des retours en partage du même Dio.

SLU : Il m’a semblé entendre quelques interférences en milieu de salle. Les XS et les M² ne se feraient-elles pas un peu concurrence ?

Michel Deluc

Michel Deluc : Les M² sont filtrées en FIR, pas les XS, mais le DSP du M50 le permet. Je vais travailler sur un preset pour la plateforme DSP Powersoft pour lisser cette cohabitation (rires). Cela a été fait pour le bonheur de J-Marc Harel mais aussi d’autres utilisateurs ou futurs utilisateurs du Diva XS attirés par le rapport qualité prix des amplis transalpins.

SLU : Michel, ils sont gros tes Diva M² Sub. Il y a quoi dedans ?

Michel Deluc : Deux 12’’. Mais avec 40 litres utiles chacun, ils ont tout juste ce dont ils ont besoin. Les deux évents prennent pas mal de place.

SLU : C’est quoi comme charge ?

Michel Deluc : Vu la taille de la face avant qui raccorde avec celle des têtes M², les deux 12’’ se font presque face dans un montage en triangle. On pourrait dire que c’est une charge hybride presque symétrique.

SLU : Comment sont distribuées les 7 têtes Diva M², ce n’est pas un chiffre rond.

A la face, remarquez cet iPod. Il appartient à la Gaîté et sert via des playlists Spotify et un minijack, à fournir la musique d’attente et, grâce au réseau Ethersound et 320 haut-parleurs à mettre de l’ambiance là où c’est nécessaire.

Jean-Marc Harel : J’aurais adoré en avoir huit mais nos budgets ne le permettaient pas. On a donc les trois boîtes du haut sur deux canaux de lab, et les 4 du bas sur les deux autres. Je ne me plains pas, on est très bien équipés à la Gaîté.

SLU : J’ai l’impression qu’on gère bien le parc de matériel ici.

Jean-Marc Harel : C’est normal, on optimise au maximum, et comme nous travaillons dans le cadre d’une délégation de service public où la Ville de Paris met à disposition les locaux et une partie du matériel durant 6 ans.
la société qui gère la salle durant ce laps de temps, tout en investissant quand nécessaire, nous demande de nous servir au mieux de nos outils existants. J’ai par exemple des subs ML18 amplifiés dont je me sers soit pour donner le sourire aux batteurs et les DJ avec des PMX15 dessus.

SLU : Vous avez beaucoup d’espaces à votre disposition ici. Vous êtes combien au son ?

Jean-Marc Harel : Nous sommes deux avec Pierre le Cardinal. Il faut être efficace et rapide, les tâches sont très nombreuses dans l’ensemble du bâtiment, car il y a, en plus des animations récurrentes, beaucoup d’événements dont il faut s’occuper. On fait bien entendu appel à des intermittents quand nécessaire. On a une quinzaine de techniciens rompus à la maison, certains plutôt à la console, et d’autres à la création multi diffusion. Ce même principe du tandem existe aussi dans l’éclairage, la vidéo et la machinerie plus des régisseurs généraux.

Le graphique 31 bandes de l’Innovation tel que réglé pour le concert des Strypes. C’est quand même la preuve que le système est homogène et bien calé.

SLU : Venons-en aux questions qui fâchent. Comment les groupes qui viennent jouer réagissent à la marque Amadeus.

Pierre le Cardinal : Déjà ils doivent avaler les Innovason qu’ils ne connaissent pas. Après la réticence on a toujours droit au : « ah, c’est très bien cette console » d’autant qu’on fait leur setup et qu’on assiste les mixeurs toute la soirée.

SLU : Et le système ?

Jean-Marc Harel :Les français connaissent la marque, les autres vraiment pas. On a eu des américains qui se sont fait un flip en ne voyant que les quatre XS stackés par côté. Ils pensaient qu’il n’y avait que ça (rires). Le principal c’est de les mettre à la console et leur faire jouer un titre sur leur iPhone. La surface de membrane les rassure aussi. Ensuite on leur donne accès au 31 bandes de l’Eclipse pour qu’ils puissent retrouver leurs petits.
Comme tu vois, même un anglais, n’y trouve pas à redire, enfin, pas trop. S’ils souhaitent un équilibre différent entre principal et fills, entre têtes et subs, l’accès à notre matrice est ouvert et on agit en conséquence, mais, je le répète, on ouvre et on leur fait écouter leurs titres de référence avant toute chose. On les guide pour qu’ils se sentent bien et s’acclimatent au plus vite. Et ça marche.

La salle se remplit. Les Strypes vont s’en donner à cœur et gratte joie.

Et c’est vrai que ça marche. Nous avons été agréablement surpris par le rendu des Diva M² il est vrai, sacrément soutenues par la quantité de subs ramenée à la taille de cette salle disposant d’une acoustique très agréable, ce qui ne gâche rien. On pensait ces nouvelles têtes aussi délicates que d’autres références d’Amadeus, c’est le cas, mais elles savent aussi accepter le sale qui tâche et s’en tirent très bien lorsque sonne l’heure du rock.
On en prend plein le buffet. Les moteurs concentriques à deux anneaux marchent très bien car, ne l’oublions pas, si la Diva M² ne consomme que deux canaux d’amplification, c’est bien une trois voies capable de sortir un gros médium et en même temps un aigu fin et délicat. Bonnes pour le service !

D’autres informations sur le site Amadeus

Powersoft présente le nouveau M FORCE 301P01

Présenté au PL+S 2013 et depuis largement adopté, le M-Force fait un retour en…Force à l’édition 2018 sous le nom 301-P01 avec nombre d’améliorations le rendant encore plus pratique à intégrer et imbattable pour générer fiablement de l’extrême grave.

Tout a changé sauf l’essentiel. 5 ans après son introduction sur le marché, Powersoft a présenté à Francfort une nouvelle version de son actuateur push-pull M-Force, celle à fort débattement basée sur le modèle M-01. Une seconde à forte vélocité basée sur le M-02, sera annoncée bientôt. La différence est que cet incroyable moteur est directement intégré à un saladier propriétaire, rendant ce montage proche d’un haut-parleur « classique ».
Rien ne change côté puissance et processing, le module M-Drive est toujours d’actualité et est surtout toujours le seul ampli capable de délivrer le type de puissance nécessaire à la charge réactive et proche du court-circuit que représente le M-Force, et à en piloter le style du rendu souhaité et l’interfaçage dans sa charge acoustique via le DPC, un capteur de pression relié au DSP du M-Drive. L’ensemble enfin bénéficie d’Armonia, la suite logicielle de Powersoft intégrant via un plug-in spécifique et verrouillé par mot de passe, l’accès aux réglages indispensables à sa configuration pour le fabricant de l’enceinte intégrant le M-Force.

Lors de cette édition du PL+S, nous avons trouvé sur le stand Powersoft un film de présentation de Claudio Lastrucci, le responsable de la R&D de la marque de Scandicci.
On vous le propose ci-dessous, avec un résumé en français.

Claudio Lastrucci : Comme vous le savez, Powersoft est le spécialiste depuis 20 ans des amplis en classe D, une technologie dont le marché augmente de plus en plus et dont on n’exploite pas encore l’ensemble des atouts.
Parmi ses avantages il y a le rendement, le poids, le recyclage de l’énergie, la basse consommation et la compacité mais aussi et surtout sa capacité à fonctionner sur des charges complexes et très basses.
Quelque chose d’intéressant car cela nous a permis de penser à des solutions innovantes en lieu et place des HP traditionnels. C’est ainsi qu’est né le M-Force et son ampli, le M-Drive. Le principe consiste à inverser le principe de la pièce en mouvement. Au lieu que ce soit une bobine solidaire d’une membrane, il s’agit d’un aimant, solidaire via un axe en nylon et une vis en acier, du cône.

Le corner M-Force avec Claudio répétant inlassablement son message.

Premier avantage, aucun fil mobile n’apporte de courant à la bobine du fait qu’elle est fixe et facile à alimenter, on écarte ainsi tout risque de casse.
Ensuite et contrairement aux HP qu’on connait tous, le M-Force est naturellement symétrique, linéaire et push-pull. Un vrai piston dont la fiabilité est garantie aussi par le fait que l’aimant « vole » librement dans un champ magnétique. L’axe de sortie de l’actuateur peut être relié à différents cônes, voire à un mur pour une infinité d’exploitations.
Troisième avantage, comme la bobine est fixe, on peut en choisir librement la masse, le diamètre des fils et obtenir donc une résistance de bobine très basse qui ramenée au BL (facteur de force) au carré, nous donne une puissance moteur ((BL)2/Re) bien supérieure à un HP conventionnel (3000 (T.m)2/Ω pour le M-Force 02), environ 15 fois plus élevée que celle rencontrée dans un bon 18’’ (environ 200) avec des accélérations possibles de 4800 m/s2.
Le débattement linéaire atteint ± 25mm (± 37 mm max), et quand on le couple avec le facteur de force sur un cône de 30 ou 40’’, on déplace vraiment beaucoup d’air. Cette puissance nous permet enfin de pouvoir réduire la taille de la charge (acoustique) et donc de l’enceinte sans sacrifier les performances.

En résumé avec M-Force on s’affranchit des problèmes thermiques, la puissance absorbée est très importante, le SPL ramené au volume de charge est plus du double qu’avec des HP traditionnels, enfin le rendu sonore est précis, dynamique et très contrôlé, ce qui permet un SPL inédit avec des graves particulièrement profonds.

Le module ampli et processing M-Drive avec posé par-dessus et relié par une nappe, le capteur de pression relevant le gradient existant entre l’extérieur de la charge et l’intérieur.

Au-delà même de ces avantages détaillés par Claudio, M-Force ajoute une absence « quasi » totale de compression thermique, une distorsion très réduite, l’emploi de 1/20è du volume de Néodyme habituellement nécessaire dans des HP capables de générer un SPL comparable et désormais, une facilité extrême de mise en œuvre accompagné par son inséparable module M-Drive capable de cracher des puissances crête de 15 kW, et 22 kVA sur charge réactive.

Une vue de l’actuateur et de son cône qui n’est pas collé comme toutes les membranes, mais boulonné au saladier. On comprend pourquoi.

Autre particularité, le capteur de pression DPC contrôle le fonctionnement de l’ensemble en tenant compte de la nature de la charge et facilite l’adaptation du M-Force dans cette dernière, tout en garantissant le meilleur SPL possible sans casse. DPC lisse aussi les problèmes de linéarité de certains montages et enfin compense en temps réel le vieillissement du cône.

La réactivité du DPC est garantie par l’extrême rapidité de l’asservissement réalisé par DSP, avec une latence de 10 µs (à comparer aux fréquences de travail, 20 à 150 Hz soit T de 50 à 6 ms). Le M-Force 301-P01 « complet » ajoute quelques nouveautés comme un couplage de l’actuateur sur le cône au travers d’une nouvelle fixation et des connecteurs haute tension et ampérage à même l’actuateur pour faciliter son alimentation.

Interview de Massimo Minardi

Quelques questions restant en suspens à l’issue du PL+S, nous avons interrogé Massimo Minardi qui est, depuis quelques années, le spécialiste produit et le responsable des ventes pour le M-Force dans le monde entier. Bien nous en a pris, ses réponses sont précises et sans aucune ambiguïté quant aux plans du fabricant florentin.

Massimo Minardi photographié dans l’audi de Powersoft. Non, il n’est pas petit, c’est le cône derrière qui fait 40’’.

SLU : Nous venons de découvrir le 301 P01, basé sur l’actuateur à forte élongation. Une version à faible élongation et plus forte vélocité basée sur l’actuateur M-02 est prévue ?

Massimo Minardi : Oui absolument, elle arrive. Elle s’appellera 302-P01

SLU : Nous avons constaté un certain nombre de différences sur l’actuateur qui équipe le 301 par rapport à celui vendu seul. Tu nous les détailles ?

Massimo Minardi : Deux changements sont immédiatement apparents : la prise de raccordement spécifique garantissant un bon contact, une facilité de remplacement de l’ensemble en cas de besoin et de futures fonctionnalités, et ensuite la disparition du X en plastique rigide qui agissait en quelque sorte en tant que « spider ».
Son abandon augmente la compliance de l’équipage mobile qui a été compensée par un rappel magnétique plus efficace dû à un design différent de l’entrefer. La conséquence est d’alléger l’équipage mobile et d’améliorer la reproduction de la partie la plus haute de la réponse en fréquence de l’actuateur. Dernier changement, le « clamping kit » ou fixation du moteur au cône a été déplacé sur ce dernier.

On voit bien le ressort de rappel et de guidage, sorte de spider, et qui a disparu sur la nouvelle version d’actuateur équipant le montage complet 301-P01

SLU : Si un client achète un kit M-Force 01, quel actuateur va-t-il avoir, celui qu’on connaît ou celui qui équipe le 301 ?

Massimo Minardi : Il sera livré avec l’actuateur actuel mais modifié. Le Clamping Kit disparaîtra de l’arbre pour passer à la base du cône qui sera désormais en Ergal, et il disposera du nouveau connecteur rapide haute tension. L’actuateur sans X tel qu’il existe dans son saladier, ne sera pas vendu séparément.

SLU : Existera-t-il une version 401, j’entends par là avec un cône de 40’’ ?

Massimo Minardi : Il n’existe pas et n’existera jamais une version avec son saladier et une membrane de 40’’.

SLU : Vous semblez dire dans votre littérature que le DSP est au choix du client (le fabricant de l’enceinte) Mais il s’agit bien du DSP « externe », pas celui de base du système, qui permet d’intervenir sur les paramètres de Thiele et Small est intégré dans l’ampli, le M-Drive…

Massimo Minardi : Tout à fait. Il y a deux niveaux de DSP. Un est propre à M-Force et est intégré dans le module de puissance M-Drive. Il dialogue avec le capteur DPC. Seul le fabricant de l’enceinte y a accès sur mot de passe unique. Désormais il le fait via un plug spécifique d’Armonia. Ensuite il y a le DSP qu’on peut appeler d’exploitation et qui est au choix du fabricant. Il peut embarquer notre module DSP4 et utiliser Armonia ou bien faire appel à tout processeur externe (Lake, XTA etc)

Une vue de détail du connecteur conçu pour véhiculer des crêtes de 15 kW, et 22 kVA. Remarquez aussi derrière le nouveau Clamping Kit désormais essentiellement situé sur le cône en Ergal.

SLU : On entend souvent des fabricants faire état de leur crainte quant à la longévité d’un produit comme le M-Force à votre catalogue…

Massimo Minardi : C’est un faux problème. Nous avons le DigiMod 1000 au catalogue depuis plus de 11 ans. Notre philosophie a toujours été celle d’être un constructeur fiable et digne de confiance et pas seulement d’un point de vue du matériel. Reste le cas peu probable de la météorite qui tombe sur Scandicci…

SLU : A-t-on une idée du prix du couple M-Drive et M-301 ?

Massimo Minardi : Non, nous ne l’avons pas encore déterminé, du moins le prix du 301-P01.

SLU : Dernière question. Quand vont intervenir les premières livraisons ?

Massimo Minardi : Nous les prévoyons pour le 4è trimestre 2018.

Le mot de la fin revient à Claudio Lastrucci : « J’ai toujours considéré que si l’on cible l’amélioration constante des performances, l’amplification, le processing et le design même d’un transducteur ne doivent faire qu’un. On ne peut pas cloisonner ces trois domaines sinon leur évolution est ralentie et peu ou pas inter-compatible. » Avec le M-Force 301-P01 et les évolutions futures, Powersoft rentre de plain-pied dans l’univers des facteurs de haut-parleurs intelligents. Ca va vrombir dans les chaumières !

L’équipe salon de Powersoft. “Ce la beviamo una birretta ?”

Pour rafraîchir vos connaissances dans la façon dont fonctionne un ampli, un HP, les interactions entre les deux et l’évolution vers les charges complexes, notre collègue Claude Ducros l’explique très bien ici

Wasp. La guêpe de Mag Audio a piqué notre curiosité

Les nouveaux entrants dans l’univers du son ne sont pas légion, raison de plus pour saluer les ukrainiens de Mag Audio qui avec le Wasp, ont désormais un produit intéressant.
Nous l’avons découvert et écouté avec plaisir pour la première fois à Francfort.

Travaillant depuis 20 ans dans l’électroacoustique et spécialiste dans la fabrication des éléments de base des transducteurs comme les aimants, saladiers et autres pièces polaires, les membranes et les bobines étant importées Mag, sans doute la contraction de magnet, est devenu Mag Audio en produisant des systèmes qui ne nous ont pas séduits jusqu’à cette année où, on l’avoue bien volontiers, l’enchaînement serré des démos audio du PL+S, nous a confrontés à la guêpe, Wasp en anglais, Oca en russe pour une démo très réussie et pleine d’énergie. Une sacrée bestiole est née.

Sans perdre de vue que quelques CD joués à 95 dBA ne sont pas représentatifs de ce à quoi vont se frotter les différents systèmes une fois vendus, il faut reconnaître que le Wasp marche et marche fort, en ayant perdu le côté un peu dur et asséchant des débuts de Mag.
Dynamique, sec, nerveux, mais aussi fidèle et très bien calé, il a gagné à l’applaudimètre sur d’autres marques présentes sur le parvis du Messe. Les voix sont reproduites avec une touche de couleur et de présence vraiment agréable et très rock, mettant en valeur les morceaux. La portée est bonne pour un passif deux voies, la polaire assez régulière et la phase bonne.

Le Wasp est sous chapiteau, le 1er et le 6è système en partant de la gauche. Oui, très petit. Les 8 subs en revanche sont très gros. On en devine 4 avec la grille décorée à gauche de la personne en costume, et les 4 autres quasiment tout à droite, dans un montage pas très symétrique mais très efficace.

Quand on vous dit qu’il y a du monde aux démos, ce n’est pas un vain mot. Espérons seulement que l’année prochaine les fabricants nous épargnent le dernier morceau toujours en techno et toujours dans les limiteurs…

6 Wasp et deux renforts de grave H12 dont on découvre la charge plus que profonde. Le tout sur le stand de Mag.

Reconnaissons aussi que le déploiement superlatif de subs et renforts de grave, porte les petites têtes et est très bien aligné avec un total de deux fois trois 12’’ en accroche et deux fois quatre double 18’’ au sol. L’ensemble du bas est en montage hybride, sans doute une sorte de passe bande court si on en juge par le modèle montré en éclaté sur leur stand.
Le choix des morceaux et une dynamique d’au moins 10 à 12 dB sur le 95 dBA maxi autorisé, montre la justesse et l’intelligence de la démo. Bravo.

Nous sommes donc allés à la rencontre des équipes de Mag Audio sur leur stand où nous avons pu recueillir des informations sur le système et rencontrer Ivan Kuzmenko, Audio System Engineer et Jérôme Michel, le Business Dev Manager de Mag Cinema, parlant mieux le français que nous le russe, ce qui est peu dire.
La Wasp est une tête deux voies passive équipée de deux HP de 8’’ à bobine de 2,5’’ et d’un moteur de 2,8’’ et passage de 1,5’’. Forcément petite, elle est aussi légère avec ses 22 kg et trouve aisément sa place dans le concert de ses consœurs avec son SPL Max calculé de 141 dB (AES 2-2012).

Elle dispose d’un renfort de grave H12 dédié qu’on peut placer en tête de ligne, et qui embarque un 12’’ à bobine 4’’ dans une charge hybride assurant un gain important puisque le SPL Max calculé atteint 140 dB.
Le bas du spectre est complété par le gros sub de la marque, le H25 équipé en 2 fois 18’’ dans un montage hybride apportant un très gros gain. La sensibilité de 106 dB/W en est le reflet. 4 ohms, 2900 W de puissance admissible et un SPL Max calculé de 149,5 dB.

Un des subs de la marque en éclaté. Pas l’idéal pour le poids, mais pour le gain, oui !

Mag Audio H25


Mag Audio assemble ses haut-parleurs, ses moteurs, dispose d’une menuiserie pour réalises ses ébénisteries et, bien entendu, conçoit totalement ses enceintes sous deux entités : Mag Audio pour le renfort sonore et Mag Cinema pour les salles obscures où il dispose d’un gros marché dans les pays de l’est en en Asie avec plus de 2000 salles équipées avec une gamme très complète.
Malgré une collaboration avec Powersoft pour l’amplification et le processing des gros systèmes dont le Wasp et le touring en général, Mag conçoit aussi des modules pour certain de ses produits et des amplis en rack pour les systèmes cinéma, peut être en collaboration avec Powersoft.

La distribution penchant encore assez vers l’Est, est malgré tout facilitée par la présence dans l’équipe de Jérôme Michel qui peut être contacté soit par téléphone sur son mobile au +32 (0) 472 630212, soit par mail : jerome.michel@mag-cinema.com

Et plus d’infos sur cette marque, avec les liens pour le touring et pour le ciné.

Adieu G3, bonjour G4. Sennheiser Evolution Wireless G4

On n’a pas toujours le besoin ou les moyens de se payer une grosse liaison, mais une bonne, éprouvée, simple, fiable et fabriquée en Allemagne, oui. Sennheiser continue à faire évoluer son système d’entrée de gamme Evolution Wireless qui passe en G4. Si les améliorations sont nombreuses, le prix est resté sage.

Pas question de rater le coche, la série EW étant un best-seller mondial et une source importante de revenus pour la branche pro de Sennheiser, le fabricant allemand a travaillé une gamme complète apte à couvrir tous les marchés, éducation & entreprise, broadcast et bien entendu le live, offrant à chacun souplesse, ergonomie et efficacité.

Voici une LSP 500 Pro bien équipée avec un émetteur IEM noir anthracite et deux récepteurs, tous trois de la série G4 occupant les trois slots.

Chaque élément composant la série G4 peut être acheté à l’unité mais des packs très intéressants sont toujours proposés avec beaucoup de variantes. Enfin la gamme G4 est compatible avec les G3.
Les nouveautés se retrouvent dans la série 100 avec la possibilité de programmer les fréquences par 12 systèmes placés en série. A cet effet le câble et des équerres sont livrés pour donner un petit air très pro à des récepteurs qui ont désormais un LCD noir et blanc plus visible.
Une sourdine sur les émetteurs main facilite certaines utilisations. Pour le reste on retrouve sur la série 100 d’excellentes têtes comme les e 835, e 845, e 865, e 935, e 945, une variante serre-tête et deux micros-cravate ME2 omni et ME4 cardioïde.

A partir de la gamme 300 et sur la 500, la puissance d’émission est désormais réglable sur 10, 30 et 50 mWatt, autant dire que la portée s’en trouve ragaillardie. La bande de commutation atteint 88 MHz et 32 canaux. L’autonomie atteint aussi un maximum de 8 heures sur batterie.
Bien entendu les récepteurs discutent via le protocole Wireless Systems Manager, autant dire qu’entre G4 et 2000, l’écart se resserre drôlement. Une tête en plus, la e 965, complète l’offre haut de gamme 500. Autre avantage, les micros de poche sont aussi protégés contre l’humidité.

Enfin une nouvelle version de Sennheiser Control Cockpit permet la prise en main à distance de la série G4 et 6000 en temps réel avec son portable, tablette ou ordinateur. L’offre in-ears appelée G4-IEM bénéficie aussi des améliorations décrites ci-dessus en termes de look, protection contre l’humidité, LCD mieux visible et surtout, puissance de sortie atteignant 50 mW. Les émetteurs peuvent naturellement être rackés.

Juste au-dessus d’un double récepteur numérique 6000, c’est bien une paire de récepteurs G4 dans leur équerre. Niveau look aussi, on est dans le pro.

Pour avoir essayé sur le terrain l’émetteur et récepteur de reportage de la série 500, on ne peut que féliciter Sennheiser. La mise en œuvre, la portée, le son et la solidité de la liaison en font un premier choix pour tous ceux qui sont à la recherche de son sans prise de tête ni prise tout court !

Et d’autres informations sur le site Sennheiser

XploseMusic, la plateforme musicale solidaire & équitable

Michel Labarre à gauche et Jean-Marc Hauser.

Si vous êtes artiste vous le savez, vivre de son art est quasi impossible et pourtant, la scène va fort, le spectacle vivant aussi et la consommation de musique atteint des sommets.
Jean-Marc Hauser et son associé Michel Labarre ont décidé d’Xploser le système en en proposant carrément un autre!

Rendez-vous est pris dans une salle flottante, sympa et bien équipée, La dame de Canton, une jonque amarrée quai de la Gare à Paris pour le lancement du nouveau site de XploseMusic.

Inutile de vous préciser que ce dernier a été retardé de quelques semaines par la Seine qui a pris un malin plaisir à se balader bien au-delà de son lit douillet.Un plateau bien équipé permettra tout au long de la soirée de découvrir les artistes du label sur scène pour deux titres entrecoupés de canapés et boissons. Nous attrapons au vol Jean-Marc, pour une fois sans sa console, afin qu’il nous explique les possibilités et la philosophie de Xplosemusic.

La Dame de Canton, un espace suffisant pour être à l’aise, une vue sympa et un roulis et tangage raisonnable ;0)

Besoin de vous rappeler qui est Jean-Marc Hauser ?
C’est l’un des ingés son studios les plus capés, et depuis 1997 il est arrivé aussi dans les salles avec son gros son bien gros. C’est donc en observant l’évolution des sources de revenus des artistes et la difficulté pour ces derniers de percer qu’il a eu l’idée de proposer sa plateforme musicale «…solidaire et équitable ! » commence-t-il. « Équitable car les revenus sont transparents et affichés sur notre site www.xplosemusic.com Le plus gros de la somme perçue pour l’achat d’un album ou d’un titre va à l’artiste. Sur un album vendu à 7,50 € TTC, il touche la moitié du prix HT soit 3,12 €. Xplose prend 1 € et le reste ce sont des frais et le streaming.

SLU : Comment marche le streaming ?

Jean-Marc Hauser : On offre 10 heures de streaming sur tout le catalogue de Xplose pour chaque achat d’un album sur notre site. Comme vous allez écouter d’autres artistes que celui dont vous avez acheté l’album, on en profite pour rémunérer ces artistes ce qui leur garantit un minimum de revenus.

Les artistes sont appelés sur scène par la ravissante Maître de cérémonie

SLU : Xplose est donc une plateforme qui offre un service qui va au-delà des mastodontes du marché…

Jean-Marc Hauser : Bien au-delà. Nous sommes des marchands de musique mais aussi un label. Très bientôt on ouvrira notre propre site de crowdfunding pour nos artistes et on proposera aussi des podcasts vidéo sur une chaîne YouTube afin de les faire découvrir.

SLU : Qui dit label dit production…

Jean-Marc Hauser : C’est exact. On participe en enregistrant l’album, on le mixe, masterise et ensuite on le propose à la vente avec clip et attaché de presse.

SLU : Et c’est toi qui t’en charges. Y’a pire comme ingé en studio (rires). Xplosemusic.com est en ligne mais vous cherchez des fonds…

Jean-Marc Hauser : Oui, on a des projets qui demandent à être financés, comme par exemple le pressage de vinyles en plus de la distribution électronique, et on doit aussi faire un peu de marketing pour se faire connaître afin de faire grossir notre catalogue. L’avantage d’Xplose aussi c’est d’être une plateforme mondiale. On ne segmente pas par pays ou par continent comme d’autres le font.

SLU : Xplose est né quand ?

Jean-Marc Hauser : En 2015, mais la première mouture n’était pas tout à fait au point, d’où ce nouveau lancement avec un nouveau site beaucoup plus fonctionnel.

The Holy Wod

SLU : J’imagine que comme avec tous les créateurs passionnés, tous tes cachets y passent…

Jean-Marc Hauser : Exactement. Je dors à côté de ma console ! Mais on veut faire bouger les lignes et faire en sorte de mieux accompagner les artistes. Nous intégrons par exemple le streaming dans un effort solidaire, afin qu’il soit offert aux acheteurs d’albums et qu’il représente malgré tout une vraie rémunération pour nos artistes. Ils touchent en streaming 10 fois plus que ce qu’offrent les grands acteurs de la profession. On fait juste attention dans notre modèle économique à garder de quoi payer la bande passante qui, le succès aidant, peut se révéler assassine. Le graphique ci-dessous le détaille.

Prix de vente album HT : 6,25 €

  • Artiste : – 3,12 €
  • SACEM et AGESSA : – 0,77 €
  • Rémunération XPlose Music : – 1,00 €
  • Frais (banque, flux etc) : – 0,42 €
  • Streaming perçu sur une vente : – 0,90 €
  • Artistes streamés : – 0,45 €
  • SACEM stream : – 0,33 €
  • Technique stream : – 0,12 €

Les 90 centimes prélevés sur le prix de vente HT d’un album sont reversés à 50 % aux artistes qui sont écoutés, les 50 autres pourcents paient le stream et la SACEM. Nous ne gardons rien pour nous.


L’Acantah

SLU : J’imagine que vous êtes bien vus !

Jean-Marc Hauser : Très. La Spedidam par exemple trouve notre projet vraiment bien et est prête à nous aider, ça se passe bien aussi avec l’Adami, je vais aller voir la Sacem pour mieux leur expliquer notre démarche et on en fait de même avec des gens qui parfois nous disent : « c’est bizarre votre truc, c’est de l’arnaque, c’est gratuit » (rires).

SLU : On est assez mal habitué et ce qui n’est pas cher peut faire peur ou pas sérieux ! Est-ce que vos artistes bénéficient aussi d’un coup de main pour se produire sur scène ?

Jean-Marc Hauser : Bien sûr ! Le côté solidaire marche à fond et les artistes s’entraident et se passent des plans, en France comme en dehors. Le côté nombriliste de l’artiste c’est pas pour nous. Si en plus j’ai la possibilité de les aider par mes entrées, je le fais. Les artistes doivent chanter sur scène pour vivre de leur art, et les retombées sont parfaites pour nous.

« Xplose c’est plus une histoire de cœur que de thunes. »

SLU : On est obligé d’être un artiste Xplose pour être vendu sur votre site ?

Cause

Jean-Marc Hauser : Non, on accepte tout le monde, mais pas forcément avec tous les avantages des artistes de notre label. Un artiste extérieur d’un label qui s’inscrit, bénéficie du même prix communément pratiqué de 9,99 € l’album.
Venir chez nous est gratuit et transparent. Quand un album est vendu, tout le monde le sait. Encore un détail. Quand on reverse le fruit du stream gratuit, on le partage entre les artistes écoutés, mais on garde 5 % pour ceux qui ne le sont pas.
C’est ça la solidarité Xplose. Si on ne se serre pas les coudes, il n’y aura plus rien…

SLU : Parmi les projets, qu’est ce qui se prépare ?

Jean-Marc Hauser : Quand on aura beaucoup plus d’artistes, on lancera une plateforme d’édition réservée à la synchro, pub et films où des producteurs pourront venir choisir parmi les morceaux des artistes que j’aurai démarchés, et le tout se fera avec des contrats de 2 ans ou plus en cas de film, mais pas de contrat à vie.

SLU : Vous avez une vision très précise de la façon dont doit fonctionner Xplose.

Jean-Marc Hauser : Très précise. Les maisons de disques par exemple font leur job avec leurs artistes à leur façon, mais ce n’est pas la nôtre. On est une SAS qui fonctionne plutôt comme une SCOP. Chez nous les actionnaires seront les derniers servis et 40 % des bénéfices seront reversés à la production. On veut perdurer et on veut surtout que les artistes retrouvent un fonctionnement en carrière et pas en coups.

MisterFuzzyB

SLU : Musicalement Xplose accueille quel type de musique ?

Jean-Marc Hauser : Tout, on aime tout ; on n’est fermé à rien et on n’est absolument pas formaté. Le vrai choix, ce sont les clients qui le font. A partir du moment où il y a un projet, que ça sonne et que c’est bien foutu, on y va. Si on trouve un artiste dont l’album n’est pas réussi mais on croit en lui, on essaiera de lui filer un coup de pouce dans la mesure de nos possibilités. Xplose c’est plus une histoire de cœur que de thunes.

SLU : Vous êtes combien ?

Jean-Marc Hauser : Xplose ce sont deux personnes, Michel Labarre CEO, qui a totalement créé et écrit le site et moi-même qui m’occupe du son et des artistes. Nous disposons aussi d’un grand nombre de potes qui nous aident parce qu’ils ont compris eux aussi qu’il faut se serrer les coudes.

SLU : Il n’y a pas de pub sur Xplosemusic.com

Jean-Marc Hauser : Normal, on n’en veut pas. On y viendra mais à notre rythme et uniquement pour la musique, nos artistes, les concerts, nos partenaires, mais on ne fera pas de trucs intrusifs. Priorité à nos artistes.

Une Strato et un SM58, deux sacrés révélateurs de talent

SLU : Xplose te ressemble…

Jean-Marc Hauser : Ah c’est sûr que je suis par très conventionnel, limite révolutionnaire. J’ai tendance à l’ouvrir et à aller jusqu’au bout. Quand je partirai, je veux qu’il se soit passé quelque chose, on veut montrer avec Michel qu’on peut répartir les richesses autrement et favoriser du coup la création.
Je compte bien qu’on puisse en vivre, mais si on vit bien, ça veut dire que les artistes vivent super bien et c’est là le principal. Je ne suis ni mégalo, ni démago, mais ce sont les artistes qui feront le succès de notre plateforme, bien avant le nôtre.

Pour plus d’infos et surtout pour plus de musique sur le site Xplosemusic

Nouveauté PL+S. Avid complète la gamme de consoles S6L

On connaissait les S6L-32D et S6L-24D avec deux moteurs, le gros et le petit. AVID ajoute la surface paquebot 48D, la 24C compacte et la petite 16C, un moteur d’entrée de gamme 112 voies et enfin un Stage 32 et un local Stage 16. A vous de jouer et mixer.
L’idée d’Avid est de proposer un ensemble d’éléments inter-compatibles donnant la possibilité à chacun d’assembler la surface, le moteur et le, ou les stage racks qui conviennent à ses besoins.

Cette inter-compatibilité facilite aussi la vie des prestataires qui peuvent avoir au dépôt un ensemble de références prêtes à se substituer l’une à l’autre pour augmenter ou au contraire réduire la taille du système de mixage très facilement puisque tout est possible, y compris partir avec une toute petite surface et un énorme moteur !
Les éléments se divisent en trois parties : les surfaces, les moteurs et les stage racks auxquels s’ajoutent des cartes spécifiques couvrant les choix techniques liés à la diffusion, captation ou inter opérabilité entre matériels de marques différentes.

Commençons, une fois n’est pas coutume, par les moteurs DSP

La gamme actuelle Avid en comporte deux :
– l’ES6L 192 qui offre 192 voies d’entrée, 96 bus + LCR, une matrice 24 x 24, 200 plugs, une carte DSP HDX-192 (4 slots maxi) et enfin 4 autres slots pour des cartes d’extension.
– Et l’ES6L-144 qui n’offre plus que 144 voies d’entrée, 64 bus + LCR, une matrice 16 x 16, 125 plugs, une carte DSP HDX-192 (2 slots maxi) et les mêmes 4 slots pour des cartes d’extension.

Une vue du châssis standard qui accueille les trois types de moteurs 192, 144 et 112.

La carte d’extension MADI. Jusqu’à quatre peuvent être insérées, chacune véhiculant de façon bidirectionnelle, 64 canaux en 96 kHz.

Le nouveau DSP est le ES6L-112. Comme on pouvait s’y attendre il n’accepte plus « que » (tout est relatif…) 112 voies d’entrée, 48 bus + LCR, une matrice 16 x 16, 100 plugs, une carte DSP HDX-192 (pas de slot additionnel) et plus que 2 slots pour des cartes d’extension (SoundGrid Waves, Ethernet AVB, MADI..).
Les trois moteurs tournent à 96 kHz et les performances évoquées le sont pour des voies en « full process » sans aucun sacrifice en termes de plugs.

Les surfaces

Les nouvelles surfaces sont au nombre de trois. La plus grosse et franchement impressionnante avec ses 6 écrans et ses 48 faders, prend le nom de 48D. Elle se destine essentiellement aux comédies musicales où il faut de l’espace pour faciliter une exploitation multi-utilisateur. Cette possibilité existe déjà mais va être améliorée par un cloisonnement plus important des différentes zones.

On vous le confirme, la 48D est énorme et assez lourde, mais quel bel objet pour ceux qui détestent les layers…

La 24C avec un écran externe en plus. Poids, prix, encombrement, tout a fondu.

La seconde, la 24C est très intéressante car elle reprend en grande partie le potentiel de la 24D, mais en beaucoup plus compact, d’où le C remplaçant le D. Elle est idéale pour des tournées bien encodées.
Le GROS avantage de cette surface est de faire chuter le prix à ce qu’était celui de la Profile avant. Il n‘y a en revanche plus qu’un écran polyvalent.

La troisième, la 16C, est la reine de l’encombrement réduit, tout en ouvrant la porte si nécessaire au gros moteur et à autant de stage racks que nécessaire, mais en étant aussi la configuration « budget » des S6L proche de ce qu’était la SC48 d’antan en lui adjoignant le moteur 112 et des Stage 16. Seuls 4 panneaux subsistent soit deux banques de 8 faders, une de codeurs et le panneau master avec les sorties. Il faudra donc en passer par un écran externe et un local I/O externe.

Voici la prochaine Bibou Box, plus connue sous le nom de 16C. De vrais boutons, de vrais faders et la possibilité de se connecter à la puissance d’un moteur DSP AAX, à  SoundGrid et à des préamplis redondés, bref, le pro touti rikiki.

Les stages

Le Stage 32, la copie du 64 en termes de qualité et sécurité mais avec la place pour 4 cartes seulement.

Au Stage 64 de 10U de haut avec ses 12 slots conçus pour recevoir verticalement autant de cartes, capable de connecter en même temps 64 entrées et 32 sorties, Avid ajoute le Stage 32 où les mêmes cartes d’entrée ou de sortie octuples, cette fois au nombre de 4, sont insérées horizontalement.
Il est possible de panacher librement la nature des cartes et on peut connecter autant de Stage 32 que nécessaire pour atteindre la capacité max d’entrée du moteur.


Le Local 16, ou comment faire comme si vous aviez une console qui dispose d’un I/O ou encore le meilleur moyen d’avoir plus d’entrées et sorties en local.

Le Stage 16, le même qui sert avec la S3 est toujours là avec ses 16 entrées micros, ses 8 sorties analogiques et ses 4 sorties AES. Il n’y a pas de redondance et les préamplis sont légèrement différents mais ils gardent bonne presse et sont proposés à 2 000 €.

Autre nouveauté, le Local 16 vient redonner des possibilités en local en termes de ports d’entrée et de sorties qui font défaut sur la nouvelle petite surface 16C faute de place, ou bien en ajoutent si, malgré les centaines de plugs et de ressources DSP, vous désirez absolument utiliser vos vieux périphériques.

SoundGrid in the box

Dernière nouveauté, l’intégration des plugs Waves au travers de leurs serveurs SoundGrid (Server One ou bien Extreme Server) est désormais disponible. Une fois insérée la carte de connexion Waves WSG-HD dans le moteur Avid, il est possible de raccorder deux serveurs pour bénéficier de la redondance, un seul travaillant à la fois. L’utilisation est très facile et sans ordinateur externe puisque dans Venue, les plugs Waves apparaissent comme des instances où il est possible de chaîner jusqu’à 8 plugs. 128 instances au maximum.

C’est désormais disponible. Waves et Avid, simplement et directement.

Toutes les commandes des plugs bénéficient d’un codeur ou de touches attribuées. Rappelons aussi que ces plugs sont entièrement calculés par le SoundGrid ce qui ne consomme absolument aucune ressource sur le moteur de la console.
Si vous êtes à sec, un coup de Waves et ça repart ;0) Bien entendu, tout ce qui est fait sur ces plugs « externes » est mémorisé dans les snapshots du ShowFile et d’anciens shows s’ouvrent toujours sur SoundGrid grâce à une « traduction » avec les bons settings vers cette nouvelle configuration.

Spatialisation en direct

Autres intégrations dans l’univers Venue, le Spat Revolution de Flux est accessible très facilement afin de router dans un espace tridimensionnel des stems. Très prochainement il en sera de même avec L-ISA de L-Acoustics qui marche déjà sur ProTools mais est en train d’être porté sur S6L pour prendre directement la main sur le processeur sans besoin d’outils ou d’écran additionnels. Enfin d&b a développé son plugin Soundscape pour télécommander leur matrice DS 100 directement depuis la S6L.

Le Spat Revolution de Flux, une fois encore le travail de l’IRCAM mis à l’honneur par Gaël Martinet. Plus que jamais, l’immersif creuse son sillon.

Un grand merci à Vanessa El-mir, toujours aussi efficace et adorable et Jean-Gab Grandouiller qui a été capable de nous réciter toutes les specs techniques des moteurs Avid sans jamais se tromper !

Pour plus d’infos visitez Avid S6L

Avec DV2, United Brands devient le distributeur allemand d’Adamson

Adamson est fier d’annoncer son partenariat avec United Brands GmbH avec DV2 au capital. United Brands devient ainsi son distributeur exclusif pour l’ensemble du marché allemand.
Basée à Düsseldorf, l’équipe de United Brands est présente sur le marché allemand de l’audio pro depuis très longtemps, et dispose du savoir-faire et des infrastructures humaines et techniques nécessaires pour accompagner la marque Adamson.

De gauche à droite Didier Dal Fitto de DV2; Jochen Sommer d’Adamson; Guy Vignet de DV2; Brock Adamson qu’on ne présente plus; Wolfgang Garçon d’United Brands; Tobias Rengersd’United Brands et enfin James Oliver d’Adamson.

“Nous avons connu cinq années de forte croissance en Europe et dans d’autres régions du globe” nous explique le directeur Europe d’Adamson Jochen Sommer. « Avec l’arrivée de United Brands dans le Network Adamson, nous avons toutes les cartes en règle pour retrouver cette même croissance sur le marché allemand et proposer à ses nombreux et brillants acteurs locaux, le même service.” Ce partenariat a été rendu possible par l’achat récent de United Brands par DV2 qui distribue Adamson en France, Belgique et Luxembourg et est lui-même actionnaire minoritaire d’Adamson.

Wolfgang Garçon, le dirigeant d’United Brands, nous explique les raisons de ce montage. « Les trois parties partagent les mêmes valeurs. Nous n’avons de cesse d’offrir le meilleur service en plus des produits. Nos offres commerciales incluent toujours le respect de nos clients, un support de tous les instants et une connaissance approfondie des produits et de leur mise en œuvre.
Cela a généré une synergie très positive pour l’avenir. L’arrivée de DV2 et d’Adamson va nous donner la possibilité d’élargir notre offre et nous ouvrir facilement vers d’autres marchés. » Tout comme DV2, United Brands est aussi distributeur de longue date de l’anglais DiGiCo ce qui ne peut que créer des synergies commerciales entre la star des consoles et le facteur d’enceintes premium.

DV2 va apporter son expérience et son savoir-faire de la marque Adamson sur le marché français et belge à United Brands. « DV2 Allemagne a ouvert la voie. Le moment est venu de passer le flambeau Adamson en Allemagne à United Brands,” dit Guy Vignet, Directeur Général de DV2. “United Brand est le partenaire parfait. La collaboration entre nos deux structures va offrir à nos clients et partenaires, l’étendue de notre expertise commune et de nos services. »

Au-delà de cette annonce assez corporate, nous avons profité de la présence de Guy Vignet et Didier Dal Fitto sur le stand Adamson pour creuser quelque peu ce deal allemand et en comprendre les éventuelles répercussions pour le marché français.

Une vue du stand Adamson après la tempête liée au press call, disons l’événement où la presse est conviée.

SLU : L’Allemagne est un marché stratégique et a peut-être été sous exploité par Adamson jusqu’à aujourd’hui…

Guy Vignet : En quelque sorte. Disons qu’il a été traité de manière un peu chaotique. Nous avons donc proposé à Adamson de mettre en pratique nos méthodes de service, compétence et support technique qui a marché partout ailleurs via DV2 Allemagne qui a été ouvert à Hambourg il y a deux ans. On a pas mal défriché le terrain, mais on ressentait le besoin d’élargir notre offre pour bénéficier de plus de leviers pour atteindre nos clients, il est donc paru évident qu’il fallait avoir un partenariat avec quelqu’un de local, plus introduit et disposant de marques aptes à faciliter notre pénétration sur le marché.
Appelons cela un accélérateur de développement. DiGiCo a été une sorte de clé qui nous a porté à nous approcher de Wolfgang Garçon et découvrir des points communs en termes de traitement du client, une vraie envie de travailler ensemble et un feeling fort entre nous. Une société efficace et à taille humaine. Tout comme Didier et moi, Wolfgang travaille avec un associé et ils sont tous deux originaires de Trèves à 120 kilomètres de Metz. Sans cet aspect humain, on ne se serait jamais lancé. Nous avons donc pris la majorité de United Brands.

SLU : Quid de DV2 Allemagne ?

Guy Vignet : La totalité de son activité va se déverser dans UB (United Brands) qui va continuer à opérer sous son nom.

SLU : Quelles marques étaient distribuées par UB avant le deal ?

Guy Vignet : DiGiCo, XTA, MC² Audio et Martin Audio. Bien entendu l’arrivée d’Adamson va mettre un terme à la distribution de Martin Audio à compter du 1er avril. Adamson arrive avec sa plateforme d’amplification Lab.gruppen labellisée Adamson et seule certifiée pour le marché du touring.

Une des deux nouveautés du PL+S 2018 pour Adamson, la IS10P, la version point source de la S10 dédiée à l’intégration.

SLU : Cette fois-ci l’Allemagne s’offre à vous !

Guy Vignet : L’Autriche aussi. Nous sommes ravis de ce deal et du choix d’Adamson de nous faire confiance. Avoir avec UB une base stable et réputée en Allemagne, va aussi nous permettre de rayonner plus largement au-delà. UB est aussi très fort sur le bateau de croisière, un nouveau marché pour nous. Il est enfin important de rappeler le rôle d’un distributeur comme DV2 en cette période où la vente en direct prend de l’ampleur et que les salons souffrent.

SLU : Comment va être organisée votre apport au sein de cette nouvelle étoile allemande de la constellation DV2 ?

Didier Dal Fitto : Simplement. Nous allons faire du transfert de connaissances et beaucoup de formation aux équipes allemandes de UB sur tout ce qui concerne Adamson et on les aidera ponctuellement pour mettre en place les premières grosses démos via Julien Poirot qui est déjà venu pour des shootouts que nous avons remportés en Autriche.
L’avantage d’être rentrés au capital de UB qui dispose d’une équipe compétente, efficace et qui nous ressemble se traduira aussi en termes de tranquillité d’esprit. On ne sera pas obligé de faire la navette ou déléguer du personnel en Allemagne pour faire marcher une filiale. C’est appréciable pour éviter de déshabiller nos équipes françaises ou belges.

SLU : Comment est le marché allemand ?

Didier Dal Fitto : Il y a deux gros acteurs, un allemand et l’autre français, et une multitude de fabricants allemands de taille intermédiaire ou petite et assez actifs.

Guy Vignet : Il y a la place pour Adamson. De la même manière qu’en France un grand nombre de tournées partent en Adamson à la demande des mixeurs ou des productions, le marché allemand peut s’ouvrir à une marque qui a prouvé sa qualité et sa différence, sans parler du support très personnalisé et propre à DV2. Cette proximité est l’un de nos points forts.

L’IS7P, ou comment disposer de la patate et de la précision du petit line-array IS7, mais en point source.

Didier Dal Fitto : Adamson a par ailleurs une gamme de produits d’installation très performants qui vont nous aider à bien répondre à tout type de demande au-delà du touring.

Guy Vignet : C’est anecdotique mais en début d’année il y a eu un shootout pour l’équipement d’un théâtre allemand entre nous et une marque française, et comme très souvent en pareil cas, c’est nous qui sommes passés.

SLU : Vous ne pensez pas arriver un peu tard dans un marché bien sédimenté ?

Guy Vignet : Je vais te prendre un exemple. En France on peut dire qu’on a saturé le marché… Et pourtant, on n’a jamais autant vendu que depuis le début de cette année.

Didier Dal Fitto : Des E15, E12, des subs, des S… L’industrie de l’Entertainment, de l’événementiel, de l’EDM n’a jamais été aussi florissante et exigeante que maintenant.

SLU : Et l’immersif ?

Didier Dal Fitto : Ca viendra (rires !)

SLU : Les E vont sur leurs 7 ans…

Guy Vignet : Il faut laisser 10 ans au marché pour digérer et rentabiliser un système. Ca bosse. Il faut savoir aussi que le monde est composé de diverses régions où les attentes ne sont pas les mêmes. Ce qui peut paraître urgent ici, l’est beaucoup moins ailleurs où la série E est encore quasiment une nouveauté.

SLU : Ca va fort en France les tournées Adamson grâce à MPM…

Didier Dal Fitto : C’est vrai qu’ils récoltent en ce moment le fruit de leur travail. Ils font un travail remarquable et c’est amplement mérité. Bravo à eux !

Et là, un monsieur comme vous et moi est présenté à Guy et Didier par James Oliver : « Let me introduce you to Tom Arko of Eighth Day Sound.. » Autant vous dire que j’ai mis le dicta sur Off et ai savouré le plaisir de serrer la main à Mister Pollstar, une véritable machine à records basculant peu à peu vers Adamson, un monsieur légèrement plus important que SLU, mais à peine ;0)