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Impact Événement mise sur Naostage pour des perspectives créatives inédites

Texte et photos par Allison Cussigh

Impact Événement mise sur Naostage pour faire évoluer l’événementiel grâce un tracking automatisé, offrant innovation et créativité aux professionnels du secteur.
Impact Événement, prestataire technique fondé en 1987 et employant 67 salariés, vient d’organiser une formation interne dédiée aux systèmes de tracking automatisé Naostage, réaffirmant son approche de mettre des solutions techniques innovantes au service de l’événementiel et des plateaux TV.

Certificat de formation en poche, l’équipe d’Impact Évènement est prête à vous accompagner dans vos projets les plus fous.

Kevin Wöhrel et Thierry Bernin, tous deux Directeurs Généraux Associés d’Impact Évènement avec Sophie Diana (voir l’article SLU) nous parlent de leur première rencontre avec le système Naostage.

Kevin Wöhrel : Une démo organisée à la rentrée avec Naostage et SMODE nous a permis de présenter le système à nos clients du secteur événementiel, notamment des agences ainsi que des freelances comme les directeurs photo, directeurs techniques et directeurs de production. Tous ces profils qui ne sont pas orientés live ont été bluffés par cette nouveauté.

SLU : Ça leur a donné accès à de nouvelles possibilités ?

Kevin Wöhrel : On a décidé de se lancer avec Naostage sans cibler un type d’événement en particulier, mais plutôt dans une logique d’innovation technologique, pour aborder les événements différemment. Les possibilités sont très larges, surtout qu’il n’y a plus de contraintes liées aux capteurs.
On peut faire par exemple un tracking sur un runway où les projecteurs s’allument et s’éteignent au rythme de l’avancée d’un mannequin, des animations vidéo qui suivent un intervenant sur scène, ou encore un animateur capable de déclencher des sons, lancer une vidéo ou faire défiler des slides par un simple geste. Le public peut également activer des séquences son, vidéo ou lumière dans un pop-up store.
Ce qui est super avec ce système c’est aussi la possibilité de définir des zones d’entrée sur scène précises, comme un animateur arrivant à cour ou des intervenants positionnés à jardin et de leur associer des profils aux fonctionnalités différentes, le tout de manière automatisée. Les possibilités sont vastes.

Thierry Bernin (à gauche), Kevin Wöhrel (à droite) avec Sophie Diana sont les directeurs associés d’Impact Évènement et le concept de destruction créatrice ne leur est pas étranger.

SLU : Par rapport à la philosophie d’Impact, quand vous faites ce genre d’investissement. J’imagine que ce n’est pas pour une rentabilité immédiate ?

Kevin Wöhrel : Absolument pas. Il n’y a pas de rentabilité immédiate sur ce type d’investissement. On est avant tout dans une recherche de nouvelles possibilités, aussi bien pour nos clients que pour nous, parce que nous sommes des passionnés.
Évidemment, ce n’est pas une approche que l’on peut reproduire de manière systématique, sans visibilité financière. Mais c’est vraiment le reflet de la dynamique que l’on cherche à instaurer au sein de l’entreprise : rester curieux, tester et continuer d’évoluer.

SLU : Est-ce qu’Impact a investi dans d’autres nouvelles technologies récemment ?

Kevin Wöhrel : Oui, notamment beaucoup dans la lumière pour notre département TV / Pub / Cinéma. On a intégré dans notre parc de l’Evoke 5000B, 2400B, 1200B et 900C de chez Nanlux, mais aussi des Vortex 8 et Vortex 24 de CreamSource, des Luxed Pro P9 de Lightstar, et de nombreux accessoires spécifiquement dédiés au tournage. On a également investi dans des batteries Wattman Link de Pess Energy, et bien d’autres équipements que nous présentons régulièrement sur nos réseaux.

Thierry Bernin : Le développement des produits sur batterie nous permet aujourd’hui de proposer des configurations entièrement autonomes.

Kevin Wöhrel : Fin septembre, nous avons accompagné techniquement un défilé pendant la Fashion Week, en pleine rue, entièrement alimenté sur batterie, sans aucun groupe électrogène. Les enceintes autonomes équipées de nos systèmes HF, le kit lumière, et l’ensemble de la régie fonctionnaient sur batteries.
Les batteries de type Wattman ont maintenant des capacités assez importantes pour couvrir l’ensemble des phases de certains événements : montage, focus, répétitions et exploitation.


Le stock s’est récemment enrichi de projecteurs Nanlux…
… de la gamme Evoke.
Ainsi que des batteries Wattman de la marque Pess Energy.

SLU : Est-ce que vous développez aussi des produits en interne ?

Kevin Wöhrel : Oui, par exemple nous avons développé l’Astering, une pièce qui s’adapte à toutes les structures en 300 et permet de fixer les tubes Helios, Titan et Hyperion d’Astera. Elle offre la possibilité de concevoir des totems ou des lustres avec des diamètres variés. L’idée est de faire vivre un produit existant en lui ouvrant de nouvelles possibilités scénographiques. L’Astering est une exclusivité Impact.

L’Astering est une pièce qui s’adapte à la structure pour pouvoir créer des totems ou des lustres de tubes Astera de tailles différentes.


SLU : D’où vous viennent ces idées ?

Thierry Bernin : Ça peut venir de partout : des équipes projet, techniques, commerciales… Et puis il y a la machine à café, qui reste un très bon endroit pour ça (rires).

Comment Naostage s’adapte aux besoins des techniciens événementiels


Anatole Rochut formateur Naostage.

Anatole Rochut est salarié chez Naostage depuis 1 mois mais y travaille depuis bientôt trois ans en tant qu’alternant.
Il explique « J’avais déjà ce rôle d’ingénieur application terrain et d’accompagnement des clients, des prestataires et des distributeurs, aussi à l’international, pour leur présenter le système et leur montrer comment le prendre en main. »

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SLU : Quelle est l’actualité récente de Naostage ?

Anatole Rochut : Nous avons beaucoup travaillé sur l’amélioration du K-System et le système Youtrack vient d’être présenté. Il permettra de répondre à des applications plus modestes à l’aide d’une simple caméra et d’un ordinateur de bureau pour réaliser du tracking manuel. En prenant la place d’entrée de gamme dans notre offre et en bénéficiant de la même architecture logicielle que le K-System appelé Kratos, elle offre de forte perspective d’évolution en rajoutant le hardware qui permet l’automatisation. On veut répondre aux besoins de tracking de plus petits prestataires et entreprises en leur proposant une solution moins chère.


Le système Youtrack vient d’être lancé par Naostage pour proposer une solution alternative aux petits espaces de spectacle.

Youtrack en remplaçant le Kapta, est une solution qui prévoit une caméra spectrale (RGB) appelée Kam, qui envoie une image au système Kratos (le logiciel de tracking) via le Nuk, la station de suivi.
Youtrack donne la possibilité à un ou plusieurs opérateurs lumière de suivre manuellement un performeur sur un écran tactile tout en exploitant toutes les fonctionnalités du K Système, d’ordinaire accessibles via un Kapta appareil de tracking disposant de cinq caméras (thermique, infrarouge et spectrale).
Parmi les nombreuses applications, il y a l’utilisation en festival dans la zone public afin de poursuivre des artistes dans le public sans sortir du système ou éviter l’utilisation d’un deuxième Kapta et donc réduire les coûts mais aussi l’utilisation de capteurs dans des espaces bas de plafond comme des bars clubs ou des petits théâtres.
Ce nouveau produit est déjà disponible à la distribution et Impact en a acquis quatre.

Des zones créées au sol permettent de déclencher des scénarios paramétrés en amont pour contrôler les systèmes tiers.

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SLU : Lors de cette formation, quels cas de figure avez-vous abordés avec l’équipe d’Impact ?

Anatole Rochut : On a principalement travaillé sur des scénarios événementiels, du corporate ou des défilés de mode. Ce système est aussi adapté au live même si c’est moins l’objet pour Impact où on cherche plus à s’adapter aux réactions, aux mouvements et finalement aux choix des personnes sur scène. Ces zones liées à des programmations dans les systèmes tiers peuvent simplement être ajustées ou déplacées.

On a aussi envisagé un cas où le présentateur entre dans le champ pour s’installer derrière un pupitre et où ça ouvre automatiquement les micros et les coupe dès qu’il s’en va en lançant un jingle et une vidéo. On a aussi travaillé sur une entrée en décalé d’un CEO qui vient se positionner à côté du présentateur et déclenche une deuxième poursuite. Tout cela revient à automatiser de l’interaction à partir d’une zone, pour que ce ne soit plus les techniciens qui suivent la personne, mais plutôt le kit qui suit avec des automatismes, et s’adapte à toutes les circonstances.

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Déroulement des trois jours de formation

– Jour 1 : Découverte et installation : Le premier jour a été consacré à l’installation du système et à la prise en main de l’interface. Les participants ont découvert le logiciel Kratos, qui permet de piloter le tracking Naostage. Ils ont ainsi pu comprendre comment tout fonctionne, sans entrer dans les paramétrages et scénarios avancés.

– Jour 2 : Intégration des systèmes tiers : Le deuxième jour, place à la pratique ! Les stagiaires ont travaillé sur l’intégration des systèmes tiers : lumière, son et vidéo. Ils ont appris à piloter des projecteurs pour faire de la poursuite de personnes ou d’objets sur scène, à déclencher du son en fonction des zones activées, et à synchroniser le tout.

– Jour 3 : Mise en pratique et autonomie : Pour le troisième et dernier jour, les participants ont refait des exercices en autonomie, en imaginant des cas concrets et en les mettant en pratique avec Anatole en support mais sans consignes écrites. L’après-midi a été consacré à une présentation auprès des commerciaux, afin de leur montrer les possibilités et limites du système.


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SLU : On avait plutôt en tête que Naostage serait adapté pour travailler sur des shows préenregistrés sur lesquels l’IA pouvait s’entraîner. Est-ce que déployer le système sur des one shot n’est pas risqué ?

Anatole Rochut : Les modèles entraînés pour un show sont surtout nécessaires dans le cas où il y a des costumes jamais rencontrés ou lorsque des silhouettes se ressemblent. A partir d’une image, le système s’entraîne pour la reconnaître en situation. Cela étant dit, le modèle générique fourni dans le K-System a été entraîné sur des heures de vidéos avec des gens habillés normalement c’est-à-dire en costume ou en tenue de tous les jours et donc il est adapté à de l’événementiel aussi. On va rarement avoir une robe avec une traîne de 5 mètres qui pourrait gêner l’IA mais si c’était le cas, il y a toujours la solution de reprendre la main à la souris.

SLU : Qu’en est-il de votre approche sur la sécurité ? Avez-vous envisagé les scénarios catastrophes possibles au cas où quelqu’un chercherait à prendre le contrôle du système ?

Anatole Rochut : Avec les industriels chinois ou les RGPD, on a travaillé pour assurer une sécurité tout en proposant un produit qui rassure. Aujourd’hui, le système ne fait rien de lui-même et il communique avec les systèmes tiers dans des réseaux fermés fonctionnant en local. Le connecter à Internet est nécessaire uniquement pour que l’équipe de Naostage puisse y accéder à distance pour du support.
D’autre part, les images qui entraînent l’IA sont hébergées dans nos bureaux et sécurisées par un système entièrement crypté. Donc même si le produit partait à l’étranger comme en Chine, il ne pourrait pas être contrefait car les fichiers IA sont en France.

Le Kapta permet de tracker tout mouvement effectué dans sa zone de captation pour y appliquer un tracking pulsé par IA.

SLU : Avez-vous noué des partenariats avec des centres de formation pour apprendre à utiliser Naostage ?

Anatole Rochut : Des formations seront disponibles chez Oliverdy, en plus de celles proposées dans le package « d’onboarding » suite à un investissement. Il fallait donner la possibilité aux utilisateurs de se former eux-mêmes.


Naostage : les équipes d’Impact Événement formées et conquises

Chez Impact Événement, la formation des équipes est une priorité. Nous avons interviewé Axel Debaigt (assistant direction technique lumière et réseau) et Guillaume Couton (assistant technique réseau vidéo) qui faisaient partis du groupe ayant bénéficié de la formation Naostage proposée par Anatole Rochut.

Le troisième jour, l’équipe se prépare à mettre en pratique les connaissances apprises, en totale autonomie mais toujours avec Anatole en cas de besoin 😉

Le bilan est très positif comme l’exprime Axel :« Dès le premier jour, on a pu prendre en main le système de manière empirique et le système est bien conçu ».
La technologie s’avère être rassurante et même si l’intelligence artificielle peut impressionner, Axel et Guillaume sont formels : « Même si l’IA nous lâche, on reprend la main manuellement et Naostage s’adapte.
Si on a un besoin spécifique, on peut leur en parler pour qu’ils fassent évoluer leur outil. » Un atout majeur en événementiel, où chaque projet est unique.

Enfin, tous deux saluent leur formateur : « Anatole, notre formateur, était top : pédagogue, à l’écoute et quand on avait des questions, il avait réponse à tout », souligne Axel. Finalement, une équipe rodée, prête à utiliser Naostage en conditions réelles. « On est rassurés, et nos clients aussi ! », conclut Guillaume.

Avec l’intégration du système Naostage, Sophie Diana, Kevin Wöhrel et Thierry Bernin, directeurs généraux associés d’Impact Événement, confirment leur engagement pour une technologie au service de l’événementiel. Ce tracking automatisé, capable de synchroniser lumière, son, vidéo et mouvements, ouvre des possibilités inédites pour des scénarios toujours plus créatifs et fluides.
Formés par Anatole Rochut, les techniciens d’Impact Événement ont rapidement adopté cet outil, saluant sa créativité et sa simplicité d’utilisation. Une innovation qui s’inscrit dans la philosophie de l’entreprise d’allier performance technique et créativité pour des événements toujours plus exigeants.

D’autres informations sur le site Impact Evenement

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