Avec TraXYZ, les poursuites deviennent autonomes

Après avoir présenté un système de poursuites avec des projecteurs commandés en 3D, Follow-Me repousse encore les limites de son concept avec une automatisation totale sans aucun opérateur.

Utilisé en exclusivité au parc d’Attractions Efteling en Hollande, le système TraXYZ automatise les poursuites sur les artistes du spectacle Caro.

TraXYZ

Chaque artiste porte une balise pour être repéré et suivi par tout ou partie du kit lumière en complète autonomie. En tant qu’extension au logiciel Follow-Me, ce module TraXYZ permet d’obtenir à l’écran une vue précise des événements sur scène et de pouvoir reprendre la main manuellement si besoin.

A l’œuvre sur la dernière tournée Rammstein, un système Follow-Me permet d’utiliser près d’une cinquantaine de projecteurs comme base de poursuites automatisées vers les 6 musiciens du groupe allemand, sur une scène “kolossale”.

La principale différence avec les autres systèmes de poursuite 3D est sur la représentation à l’écran. Là où la majorité ne montre que le résultat de calcul informatique des cibles dans l’environnement, Follow-Me reçoit des informations précises de ses capteurs et suit constamment leurs mouvements sur scène en temps réel, aidé par une vision caméra.

Une configuration optimale du Follow-Me comprend un serveur, un bandeau de connexions RJ45, deux souris 3D et une mini-console.

Le kit TraXYZ comprend un serveur dédié, plusieurs balises appelées ‘Tracker’ et des récepteurs 3D ou ‘Anchors’ suspendus autour du plateau.
Les capteurs de haute précision permettent aux récepteurs de connaître les coordonnés des personnages utilisant les balises et de les communiquer au logiciel Follow-Me. Grâce à ces informations, les mouvements des projecteurs automatiques et leurs zooms sont corrigés en temps réel pour garder les artistes dans leur faisceau.

Le Module TraXYZ est une extension au système Follow-Me, ce dernier pouvant fonctionner de façon autonome avec un opérateur, un serveur informatique spécifique et des modules de suivi manuel comme une souris 3D et des mini-consoles de contrôle lumière.

La balise est de la taille d’une télécommande de voiture, se glisse dans une poche ou se fixe avec le clip d’attache ceinture. Pour assurer un maximum de précision lorsque la personne est en mouvement, il est recommandé de porter deux balises à différents endroits, comme les côtés des hanches.

Les ‘Tag’ et ‘Anchor’ présentés ici lors du Prolight+Sound montrent la finesse des balises et des récepteurs TraXYX.

Cela permet aussi de calculer les prédictions de mouvement grâce à l’analyse de l’orientation des artistes équipés. Ces capteurs, munis d’une batterie longue durée à recharge par micro-USB, donneront alors une exactitude à quelques centimètres près au logiciel.
Tout comme le logiciel Follow-Me, l’extension TraXYZ utilise le protocole PSN pour échanger les informations de positionnement 3D en valeurs X, Y et Z. La puissance du logiciel permet de traiter jusqu’à 50 balises à la fois suivant le maillage des récepteurs et de s’accorder aux scènes de différentes hauteurs.

Les capteurs propriétaires, prévus pour fonctionner en extérieur, se disposent en toile d’araignée autour de la scène. Idéalement ils seront sous-perchés au grill, en dessous des projecteurs et aux extrémités de la scène. Câblé en RJ45, un switch POE spécifique sera nécessaire pour les alimenter.

Le kit de base TraXYZ …

… avec sa valise de recharge pour les balises noires et un des récepteurs en blanc à disposer autour de la scène.

Le logiciel Follow-Me s’est ajusté à ces nouvelles balises avec sa future version Follow-Me 3D. Les calculs de faisceaux incluent maintenant la hauteur pour suivre les artistes dans toutes les situations, y compris sur des scènes à étages. Grâce à l’augmentation du nombre de points de calibration possibles, un maillage 3D plus ciblé est possible.

Cette précision accrue et l’utilisation de librairies corrigées permettent aux valeurs de zoom, d’intensité et d’iris de chaque projecteur de s’adapter à la cible visée, tout comme le ferait un vrai poursuiteur. Les algorithmes de prédiction se sont aussi affinés, épaulés par une représentation 3D beaucoup plus fine. Ainsi, pour calibrer plus vite le maillage 3D, le système calcule automatiquement les surfaces à partir de quelques points de calibration de référence réglés par un opérateur.

Couplé au logiciel Follow-Me, l’opérateur peut contrôler l’automatisation et piloter lui-même les projecteurs à tout moment.

Le serveur Follow-Me est inséré dans le circuit de commande d’éclairage. Suivant les paramètres à gérer, la console lumière prend en charge une grande partie des canaux des projecteurs en laissant l’intensité, le pan tilt ou le zoom au logiciel de tracking. C’est elle qui décide de reprendre la main ou d’affecter en direct tel ou tel automatique à une cible. Elle peut aussi imposer des seuils d’intensité ou de débattement à ne pas dépasser.

Officiellement lancé en novembre lors du LDI, Follow-Me 3D et TraXYZ seront bientôt disponibles auprès d’ESL. Le pack complet TraXYZ sera livré avec 20 balises (les Tags) et 16 capteurs (Anchor), plus le switch POE, prêt à se connecter au serveur Follow-Me.

Plus d’infos sur le site ESL

Le salon Heavent à Paris Expo du 26 au 28 novembre

Heavent Paris est Le salon BtoB des entreprises événementielles. Sonorisation, lumière, traiteur, hôtesses, déco, animations, chapiteaux, communication…
Avec cette année 450 exposants prestataires de services, il présente toutes les solutions envisageables pour réussir un événement quel qu’il soit.

Heavent Paris aura lieu les 26, 27 et 28 novembre à Paris Expo et sa 19e édition promet de l’innovation qu’elle soit technologique, scénographique, digitale, artistique, technique ou ludique donnant plus de latitude aux agences événementielles pour surprendre leurs clients.

Les toutes dernières idées en la matière seront présentées et organisées dans trois zones à thème :

– Un village des agences de design d’espaces et de stands.
– Un espace digital et nouvelles technologies où les exposants présenteront des solutions numériques pour les congrès / centres d’exposition.
– Et un village des start-ups.


Par ailleurs, deux salles accueilleront près d’une quinzaine de conférences, sur des sujets d’actualité, techniques, organisationnels ou économiques développés par des experts, chefs d’entreprises privées, directeurs du marketing, scénographes, etc. Voir la liste des conférences ici

Heavent Paris est un salon qui évolue année après année. Dynamique de par son choix éditorial mais aussi par le nombre de ses visiteurs et exposants en croissance permanante.

Vidéo de présentation générale du salon


Une nocturne le mardi 26 novembre permettra aux exposants de dévoiler quelques surprises et happenings préparés tout au long de l’année.

NEWYORKPROD, partenaire du salon prolongera le mercredi 27 novembre avec une soirée d’exception animée par de nombreux artistes et show prestigieux.

Plusieurs grands prix seront décernés pour récompenser les meilleures réalisations des exposants et agences lors de l’année 2019. Grands Prix Heavent Paris et Vénus de L’Innovation se dérouleront les 26 et 27 novembre. Le public du salon sera d’ailleurs invité à élire les lauréats.


La communication événementielle regroupe les outils de communication internes ou externes utilisés par les entreprises pour organiser un événement professionnel que ce soit sous la forme d’un salon, un congrès, un festival, une soirée ou encore un cocktail.

L’événementiel rassemble tout ce qui se rapporte à la création, la gestion, la promotion et l’organisation d’événements professionnels. Le lieu de l’événement peut être public ou privé, sa durée peut varier de quelques heures à quelques jours, ce qui peut impliquer une logistique particulière et exiger la participation de professionnels de l’événementiel.
La tenue d’un salon de l’événementiel comme Heavent Paris est donc indispensable

L’accréditation est gratuite et destinée uniquement aux professionnels du secteur.
Un formulaire en ligne permet de s’inscrire ici.

Et plus d’information sur le site Heavent Paris

Novelty France, Magnum et Groupe Dushow Nouveau leader européen

Le Groupe Novelty est très heureux d’annoncer la signature de la reprise du Groupe Dushow. Le protocole d’accord, annoncé en août, vient d’obtenir le feu vert de l’autorité de la concurrence et a été validé à l’unanimité par les instances représentatives du personnel.


Le nouveau groupe, composé de 800 salariés, avec un chiffre d’affaires global de 200M€, présent en France à Paris, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille, Nice, Valence et implanté à l’étranger à Bruxelles, Londres, Monaco, Barcelone et Rio, devient le leader européen de référence en prestations techniques de sonorisation, éclairage, vidéo, structure et distribution électrique.
Le projet industriel proposé par le Groupe Novelty a séduit l’ensemble des associés du Groupe Dushow ; une grande majorité des actionnaires a choisi de rester associée dans la nouvelle holding pour travailler avec Jacques de La Guillonnière, Président du Groupe, Olivier Hagneré, Directeur Général de Novelty France et Jérôme Chupin, Directeur Général de Magnum.

Eric Alvergnat continuera à accompagner le groupe avec François Soutenet, Directeur Général Délégué de Roissy et Christian Lorenzi, Directeur Général Délégué de Marseille et Nice.


« Nous sommes très heureux de cette nouvelle page qui s’ouvre pour former un groupe particulièrement solide, diversifié et expérimenté au service du monde de la communication, de l’événement, du spectacle vivant et de la télévision. C’est une belle perspective que d’accompagner Jacques de La Guillonnière dans l’intégration de Groupe Dushow au sein du Groupe Novelty » a déclaré Eric Alvergnat, Président fondateur du Groupe Dushow.

« La richesse des talents, la multitude d’expériences et de compétences de l’ensemble des équipes vont nous permettre d’envisager de magnifiques perspectives de développement à l’international pour devenir un acteur incontournable du marché européen et mondial, et répondre ainsi à l’attente de nos clients » se réjouit Jacques de La Guillonnière, Président du Groupe Novelty.

Jacques de La Guillonnière
Président du Groupe Novelty

Et voir le site Novelty Group

Cocktail de présentation des nouveautés Vari Lite le 14 mai à Paris

Designers, prestataires, techniciens régisseurs lumière… Freevox vous invite à découvrir la dernière génération de projecteurs Vari Lite lancée à Prolight+Sound lors d’un cocktail dinatoire au AAA le 14 mai 2018 à partir de 19 h.
Une soirée pour le plaisir de découvrir de belles machines, chouchoutés par l’équipe Freevox, dans une ambiance détendue : c’est tentant !

C’est au Showcase rebaptisé AAA, situé sous le Pont Alexandre III, que seront présentés les Spot, Profile et Wash de la nouvelle gamme VL 2600, équipée d’un moteur de leds de 550 W qui promet un flux de 19 000 lm et un CRI de 82, ainsi que la barre de leds à effets VL 800, sous les arcades de ce lieu unique à Paris.

Inscrivez-vous ici

L’adresse : AAA – Pont Alexandre III, Port des Champs Élysées, 75018 Paris – et Visitez le site du Showcase

G Day, le salon de Geste Scénique le 26 avril à Niort

Le G Day, est un mini-salon organisé tous les deux ans par l’équipe de la société de prestation Geste Scénique, tout près de Niort à Chauray. Au programme, des conférences sur des sujets techniques d’actualité, des ateliers son et éclairage gérés par leurs partenaires importateurs et fabricants et une surface d’exposition.

G Day

L’édition 2018, riche en contenu, vous permettra de découvrir les solutions techniques de dernière génération à vos projets de spectacles vivants et événementiels, fixes ou éphémères. L’entrée est gratuite, il suffit de s’inscrire.
Cette 3e édition, boostée par le succès des précédentes, fidélise les partenaires historiques du G Day et s’attache le concours de nouveaux participants.

Cette année, 55 marques seront représentées en expo dans les domaines son, lumière, vidéo, structure, sans oublier les institutionnels et agences. Voir liste des partenaires

G Day est ouvert à tous les gens intéressés par nos métiers : les agences événementielles, les designers, les collectivités, les associations, les producteurs de spectacles, les responsables de lieux scéniques, les architectes, scénographes, les techniciens, les artistes qui cherchent des idées pour la mise en scène leur spectacle et même les prestataires, bref toutes les personnes qui naviguent autour de notre environnement professionnel.

Interview de Christian Desaivres, directeur de Geste Scénique

SLU : Comment est née cette idée du G Day ?

Christian Desaivres : Il y a quatre ans, on cherchait une idée originale pour apporter un peu de dynamique dans notre business. On s’est aussi rendu compte que nous avions à ce moment-là des problématiques pour faire passer l’information technique. A l’époque on se posait beaucoup de questions sur les réseaux numériques en audio et lumière, d’où l’idée d’organiser un événement qui permette aux gens d’apprendre voire même de se former.
On a donc décidé de solliciter quelques partenaires sur des thématiques fortes, l’intention étant d’apporter la connaissance et les produits à la porte des clients en région, plutôt que d’essayer de les amener sur les salons à Paris où ils ne vont jamais. Je ne rencontre en effet jamais mes clients aux JTSE.

SLU : Je rêve ou le nombre de partenaires a décuplé cette année.

Christian Desaivres : Non, tu ne rêves pas, il y a beaucoup plus de monde cette année. La toute première année en 2014, nous en avions 4 partenaires principaux et 3 autres venus en suppléants. Il y a deux ans ils étaient un peu plus nombreux et cette année j’ai invité assez largement puisque nous n’avons pas de problème de place à l’Espace Horizon.
Ils ont répondu assez largement, ils ont vu que nous avions eu un peu de monde il y a deux ans. Cette année, Il y a 18 sociétés, fabricants ou distributeurs qui représentent une soixantaine de marques. A force ça prend de l’ampleur et cette année le G Day ressemble un peu plus à un salon.

SLU : Quelle est la surface dont tu disposes ?

Christian Desaivres : Dans l’Espace Horizon, une salle d’expo de 1000 m2 dans laquelle nous avons créé une boîte noire pour les ateliers lumière et les démonstrations de projecteurs, un espace pour les ateliers son et un espace de conférences fermé de 200 m2.

SLU : C’est festif ?

Christian Desaivres : Heuuu, on n’est pas vraiment là pour faire la fête (rires), mais il y aura café/croissants le matin, buffet entre midi et deux, grignotage dans l’après-midi, et en clôture, un cocktail pour les partenaires et visiteurs.

Le Programme

Les thèmes de l’exposition

  1. Sonorisation, la prise de son, l’enregistrement,
  2. Éclairage scénique, muséographique et architectural,
  3. Audiovisuel, la projection d’image, l’affichage, les solutions interactives, les média serveurs,
  4. Réseaux et la distribution des signaux,
  5. Structures scéniques et machinerie,
  6. Solutions d’intégration et d’automation…

Les Conférences

  • 11h00 : Design des systèmes audio pour les grands évènements
    Par Vladimir Coulibre, ingénieur système et consultant
  • 14h00 : Scénographie d’équipement : le défi des nouvelles technologies
    Par Thierry Guignard, scénographe
  • 16h00 : Prévention des risques sur les niveaux sonores : le nouveau décret 102 dB
    Par Laurent Delenclos, Directeur technique, Freevox
  • 18h00 : Conception lumière et Scénographie Urbaine
    Par Sylvain Bigot, concepteur lumière, gérant de Lyum (Néo Light)

Les Ateliers

  • 12h00 : Pupitre d’éclairage : puissance du logiciel Hathor
    Par Gilles Gevaert, ingénieur support ADB
  • 13h00 : Le futur de la HF : Sennheiser, des solutions applicatives
    Par Olivier Totier, Responsable comptes clés, Sennheiser
  • 15h 00 : Exploitation des systèmes de mixage en réseau
    Par Jonathan Ntoula, chef produits Yamaha
  • 16h00 : Gamme Axcor : nouvelle génération de lyres à Leds
    Par Jean Martin Fallas, Directeur technique, Dimatec
  • 17h00 : Technologie colinéaire L. Acoustics: le système Syva
    Par Arnaud Delorme, Ingénieur application, L. Acoustics

Inscrivez-vous ici gratuitement

G Day, : Rencontres Régionales des Techniques du Spectacle et de l’Évènement,
Jeudi 26 avril 2018 De 10h à 20h – Espace Horizon, Zone Mendès France, 24 Rue Copernic, 79180 Chauray

Dushow transforme l’essai du RoboSpot Robe

Dushow insvestit dans le RoboSpot

Bruno Garros (Robe Lighting France) et Xavier Demay (Dushow) avec leurs équipes lors de la livraison.

Dushow vient d’acquérir 14 nouveaux systèmes de poursuite télécommandée RoboSpot Robe en complément des 6 exemplaires utilisés pour les tournées d‘Indochine, Shaka Ponk et Vianney. Car les premiers tours d’essai de la “mobylette”, comme la surnomment les techniciens, se sont révélés plus que satisfaisants.

RoboSpot BaseStation

Les RoboSpot BaseStation

Le système se compose de deux éléments principaux : le pupitre de pilotage (appelé RoboSpot BaseStation) et la caméra de contrôle qui existe en deux versions :la RoboSpot Camera, une caméra fixe fixée sur le corps du BMFL FollowSpot (version de BMFL dédiée au système) et la RoboSpot MotionCamera montée sur lyre motorisée conçue pour s’associer aux BMFL Spot, Blade et Wash Beam.
Le flux vidéo de ces caméras retransmis à la RoboSpot BaseStation permet alors de piloter le projecteur en immersion, rendant possibles les opérations de poursuite là où une poursuite traditionnelle ne serait pas envisageable.

Sur les premières tournées qui ont permis à Dushow de valider cette solution, différentes configurations ont été mises en place :

– 2 RoboSpot BaseStation contrôlant 2 BMFL FolllowSpot (équipés de RoboSpot Camera) pour la tournée de Shaka Ponk.
– 1 RoboSpot BaseStation contrôlant 1 BMFL FolllowSpot (équipé de RoboSpot Camera) pour la tournée de Vianney.
– 3 RoboSpot BaseStation contrôlant 6 BMFL Blade (reliés à 6 RoboSpot MotionCamera) pour la tournée d’Indochine.

RoboSpot MotionCamera

Les RoboSpot MotionCamera

Le retour d’expérience sur ces 3 premières tournées s’est avéré excellent. Les éclairagistes apprécient de pouvoir placer des poursuites à des endroits où pour des raisons de place ou de sécurité il serait impossible de prévoir des poursuites traditionnelles.
Pour les poursuiteurs qu’ils soient débutants ou confirmés reconnaissent que la prise en main du système est simple et rapide. Enfin les techniciens ont aimé ne pas avoir à installer des poursuites lourdes dans des configurations complexes.


Et si la limite du RoboSpot était de ne fonctionner qu’avec la gamme BMFL (Spot, Blade, WashBeam et FollowSpot), Robe annoncera au Prolight+Sound 2018 l’ouverture du système à d’autres projecteurs de sa gamme : MegaPointe, Pointe, DL4S, et DL7S
Les 20 RoboSpot de Dushow sont déjà disponibles. Les 14 derniers ont été livrés rapidement grâce au stock que Robe France a préparé en prévision du succès de ce système.

D’autres informations sur le site Robe

Chauvet Maverick MK Pyxis, un Led beam/wash à effets volumétriques

Marque américaine de matériel lumière, Chauvet est présent sur le marché DJ depuis bientôt 30 ans avec des produits remarqués comme sortant du lot pour leur fiabilité et leur robustesse. Depuis quelques années, Chauvet vise également le marché professionnel en proposant des projecteurs et des luminaires à leds bien conçus et destinés au monde du touring, de l’installation et de l’événementiel avec les gammes Maverick, Rogue et Ovation.

Cette tendance est clairement visible maintenant en France, depuis l’ouverture d’une filiale à proximité de Paris, animée par de nombreuses personnalités connues et reconnues dans le monde de la lumière pro depuis plus de 20 ans. Le dernier né, Maverick MK Pyxis est une petite machine originale et pleine de malice, proposant de générer une multitude d’effets impressifs et dynamiques, en reprenant certaines technologies de machines bien connues, mixées dans une réalisation compacte et versatile, destinée essentiellement à faire de l’effet volumétrique.

C’est quoi ce machin-là ?

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Il est plusieurs choses à la fois. Il est déjà un « beam » à leds, d’une puissance, quoique modeste, assez sympathique pour permettre de jolis effets, notamment utilisé en nombre. Il est aussi un wash équipé d’un zoom qui permet d’ouvrir de 7 à 45°. Il est également un projecteur à effets à secteurs multiples, qui peut prendre l’apparence d’un beam ou d’un wash, ou mélanger les deux (oui Madame), laissant à l’éclairagiste différentes possibilités.
Si on ajoute à ça qu’il s’agit d’une machine de moins de 15 kg, de taille très compacte (donc très facile à placer en grand nombre), et pourvue d’une motorisation continue sur les deux axes pan et tilt jusqu’à des vitesses très élevées, il n’est pas difficile d’imaginer qu’elle trouvera sa place pour des effets visuels spectaculaires et dynamiques. Mais pas que d’ailleurs…
Le projecteur s’articule techniquement autour de deux sources : une située au centre, un faisceau beam très serré, et un ensemble de 9 lentilles disposées en anneau autour du système central. Malgré son aspect “petite machine” le Pyxis est en réalité un projecteur assez complexe qui ne manque pas de ressources. Il peut être géré de façon simple en DMX, mais peut aussi s’intégrer dans un dispositif vidéo plus complexe qui va commander ses sources en pixel-mapping.

Optique et sources

La source du centre, est une led RGBW de 60 W couplée à un énorme collimateur de 130 mm de diamètre qui assure un faisceau fixe de 3°, un joli bâton beam très efficace. Les 9 sources de l’anneau extérieur, RGBW également, d’une puissance de 15 W, envoient leur flux chacune via à un guide de lumière à une optique rectangulaire de l’anneau. Cette couronne est motorisée pour assurer le zoom et permettre au faisceau de s’ouvrir ou de se refermer.

Le Collimateur de l’effet beam central.

Vue générale de l’engin

Et on en fait quoi de cette lumière ?

Comme nous l’avons dit plus haut, il faut voir dans cette machine plusieurs types d’effets possibles :

  • Le Beam (le centre)
  • Le wash (l’anneau)
  • L’effet de couronne dont les sources sont gérées individuellement
  • La combinaison des 3

Si le beam n’a pas la luminosité ultra-intense de certaines machines aiguisées à lampe à décharge capables d’anéantir le flux de n’importe quel spot de haut vol, il produit des effets tout de même bien pêchus et qui auront l’avantage de préserver un équilibre de lumière.
Ce faisceau beam est très sympa, dense et légèrement flou sur les bords, et sans être un exemple de régularité à différents niveaux, il fait bien son travail pour de l’effet volumétrique. Il sera très apprécié dès qu’une jolie quantité de ces petites bébêtes permettront de créer des « ballets » de faisceaux.

le Pyxis en mode beam « full color ».

Vue de la projection du beam.


L’effet « wash » assure de jolis nappages amples et colorés qui savent prendre place autour de ce beam, soit pour le seconder en créant un deuxième plan de lumière, soit en alternant l’un et l’autre de manière à créer un effet dynamique. Utilisé seul, c’est un joli wash très propre qui a simplement la particularité d’avoir une source creuse en son centre. Si on considère que l’effet « wash » prend réellement cet aspect quand on commence à ouvrir le zoom, on peut dire que le « trou noir » créé par l’absence de source au centre ne se fait sentir que sur un bon mètre cinquante. Passée cette distance, il s’agit d’un faisceau étale aux bords diffus identique à celui de n’importe quel projecteur wash.

L’anneau pour différentes ouvertures de zoom.

Lorsque les faisceaux de l’anneau sont concentrés (zoom fermé), le Pyxis produit un autre effet, assez proche du beam, mais d’aspect « creux » (toujours cet effet de « couronne »), et permettant de diffuser un cylindre de lumière.

L’anneau pour différentes teintes

On en arrive à l’effet « par secteurs » qui prend forme en contrôlant indépendamment les leds de l’anneau extérieur suivant les différents modes de fonctionnement de l’appareil.

Comment gérer ces effets ?

L’utilisation en mode « basic » est loin de cantonner l’engin à une « sous-exploitation ». Ce mode est simple et logique. Il est très facile en quelques instants de maîtriser les nombreux effets qu’il propose. Pas de méthode de fonctionnement tordue ou « d’astuce cachée ». Vous pouvez partir en presta avec une librairie sous le coude. Vous vous amuserez comme un gosse sans de prise de tête. Les autres modes permettent juste d’aller plus loin dans la gestion des leds, notamment avec la possibilité d’externaliser le mapping. Le projecteur devient alors une surface d’émission pilotable.

Effets colorés et combinaisons entre anneau et centre.

On peut utiliser le projecteur en « single-mode » comme une machine unique sous 4 modes : « Basic » (26 canaux), « Standard » (66 canaux) « Advanced » (113 canaux) et « Tour » (131 canaux). Chauvet propose aussi un « dual-mode » pour contrôler les fonctions basiques (dimmer, pan, tilt, etc.) avec un pupitre et déléguer la gestion des sources à un autre poste, soit un média serveur, soit une autre gestion DMX, soit directement Arkaos via Kling-net. Bref, vous pouvez être deux à piloter la machine.

Le mode basic

Le mode basic sur 26 canaux va nous permettre de décrire toutes les fonctions du Pyxis. Outre les habituels pan, tilt, cette machine se comporte comme « plusieurs en une ». Elle bénéficie de deux (en fait trois, virtuellement) couches de contrôle d’effets : 3 dimmers, 3 gestions de couleurs, 2 shutters. On peut gérer de façon indépendante le dimmer du centre, le dimmer de l’anneau, mais aussi un « background » qui permet de mélanger deux couches d’effets sur cet anneau lorsqu’on utilise le générateur d’effets interne de la machine.

Différents effets avec zoom et couleur

Ce générateur d’effets va donner vie à une collection d’animations des pixels, allant des chasers sur toute la circonférence, des demi-circonférences animées, en passant par des points qui clignotent de façon aléatoire. Il se gère sur 4 canaux (appelés « gobo » et « led macro » (program / speed / delay). En gros, vous sélectionnez le mode de fonctionnement avec le canal « gobo » et ensuite, avec les trois autres canaux, vous pilotez le choix du programme de macro, sa vitesse, et son « delay » qui est un dosage de l’effet et d’une couleur d’arrière-plan que vous pouvez choisir. Et zou, avec les multiples combinaisons de couleurs, de faisceaux et de mouvements il y a vraiment de quoi faire.

Gestion des couleurs

Si les couleurs de l’anneau sont très homogènes, que le faisceau soit serré ou large, on remarque que pour le faisceau « beam » central, les couleurs ont un peu de mal à se mélanger. Pour les teintes comme le jaune, l’orangé ou les roses, le faisceau est clairement bicolore par endroits. Sans être un réel souci sur une machine destinée à faire de l’effet, il faut le savoir et faire avec. C’est le prix à payer pour une source led RGBW puissante qui diffuse dans une optique de 3°.

Le mode beam avec différentes couleurs

On peut juste regretter qu’en mode « Basic », la gestion de couleur du beam se fasse en trichromie, et la gestion des deux couches de couleurs de l’anneau, « wash et effet », se fasse sur des canaux de macro qui donnent essentiellement des teintes saturées. L’inverse aurait été bien plus judicieux à mon sens.

Lumièrement parlant

Le dimmer est un exemple de régularité. 4 courbes sont sélectionnables depuis le menu. Le mode « Square » est finalement le plus lisse, depuis le début jusqu’à la fin de la course. En termes de luminosité, on a affaire une petite machine dont l’optique est bien conçue.
L’effet wash est surprenant et très joli, les couleurs sont saturées et franches, son zoom la rend vraiment très malléable et permet d’envisager des effets visuels inhabituels. C’est une machine qui va trouver un sens particulier lorsqu’elle sera utilisée en nombre, dans un design exploitant ses capacités d’effets pour faire de l’animation face au public.

Pan – Tilt

Pyxis a bien des attraits dont une motorisation très intéressante. Le pan et le tilt sont extrêmement vifs et permettent de réaliser des effets très dynamiques, des changements rapides avec très peu d’inertie. Ils sont également linéaires et limpides sur des déplacements lents. Grâce à un système de collecteurs, la tête peut tourner en continu à l’infini en pan et en tilt jusqu’à des vitesses très élevées. Ne manquez pas de jeter un coup d’œil à la vidéo montrant les différentes rotations. C’est parlant !

Mesures

Le derating

Commençons par le derating de la source centrale. Ses leds RGBW poussées à pleine puissance, il ne dépasse pas 1 % avant la stabilisation du flux, ce qui est vraiment excellent. Plus fort encore, quand nous passons à la mesure de la couronne wash, le derating est nul, aucune atténuation en cours de chauffe, ce qui est rarissime. La gestion thermique des composants est vraiment très bien étudiée.

Flux de la source centrale

L’éclairement au centre atteint 16250 lux ce qui est exceptionnel pour une source de 60 W. Le flux frôle 1000 lumens et nous mesurons un angle de 2,81° à I/2, là où se concentre le maximum d’énergie lumineuse, et 4,7° à I/10.

Flux de la couronne en wash, faisceau 20°

Lorsque l’on ouvre la couronne wash à notre angle de référence 20°, on obtient au centre 960 lux pour un flux total de 1165 lumens. La courbe de luminosité est bien régulière.

Flux de la couronne en wash, faisceau Large

Lorsqu’on ouvre le faisceau au maximum, le flux s’élève à 1610 lm, suffisant pour créer une ambiance colorée à proximité d’un décor ou d’un musicien avec un angle max de 44,8° et un éclairement au centre à 5 m de 267 lux. La courbe d’intensité lumineuse est là encore bien régulière.

Construction

La machine démontée

Le Pyxis est bien construit, sa taille est modeste mais trapue, il est facile à manipuler grâce à ses larges poignées et un blocage du pan et du tilt permet d’immobiliser la tête.

Les capots se retirent facilement, quelques vis suffisent à dévoiler le mécanisme interne de la tête. Accéder à la platine portant les sources est une opération qui nécessite un peu de temps, car il faudra retirer toute la partie optique montée devant, y compris les vis sans fin de la motorisation du zoom.

On peut ainsi accéder aux leds Osram intégrées sur une seule platine électronique qui régule leur alimentation et leur fonctionnement. Cette carte est en contact avec le système de refroidissement constitué d’un réseau de radiateurs et de deux ventilateurs.
On peut d’ailleurs noter à l’examen du derating quasi nul, et de la température du capot qui ne dépasse pas 20°, et que ce système fonctionne parfaitement.

Le zoom et les guides de lumière des leds de l’anneau.

La platine électronique et les sources led Osram de forte puissance.


Le socle comporte classiquement l’alimentation et la carte de gestion du menu. L’une des faces reçoit l’embase secteur avec recopie (on peut relier une petite douzaine de Pyxis sur une ligne de 16 ampères vu qu’il consomme environ 250 W), l’entrée sortie DMX en XLR3 et 5 doublées et deux connecteurs RJ-45 pour le raccordement au réseau ArtNet, sACN et Kling-net.
Le Pyxis peut fonctionner directement en Wireless et il est équipé d’une petite antenne qui lui permet de réceptionner son signal depuis l’émetteur Chauvet. Le dessous de l’appareil montre 4 encoches pour venir y fixer les deux oméga qui se verrouillent avec un système rapide de type « camlock ».

Le panneau de connecteurs. On distingue l’antenne du récepteur ici sortie.

Les bras comportent d’un côté l’électronique d’asservissement de la tête, et de l’autre la mécanique du tilt, avec son moteur, sa courroie, avec un galet tendeur pour assurer la bonne tension de cette dernière sur les poulies.

Le bras ouvert avec l’électronique de gestion pan/tilt

le bras avec la motorisation du tilt.

Le Menu

Le fonctionnement est simple et logique. Le menu est accessible via l’écran tactile et par 6 boutons qui peuvent prendre le relais en cas de défaillance de l’écran. C’est une bonne idée car parfois, à force de tournées et de prestations, les écrans tactiles peuvent devenir capricieux. Le menu donne accès évidemment à toutes les fonctions de configuration dont le « single-mode » pour piloter la machine comme un seul projecteur, ou le « dual-mode » pour utiliser le pixel-mapping de façon indépendante. On donnera donc dans ce cas une adresse pour le « projecteur asservi » et une autre pour la « zone de pixels », deux protocoles entrant physiquement dans la machine dans ce cas.

Le menu display tactile, et avec les boutons (au cas où…)

Quelques autres fonctions parfois pratiques sont disponibles, comme la possibilité de paramétrer l’amplitude du pan et du tilt, pour aligner le Pyxis au débattement d’autres projecteurs ainsi qu’un réglage électronique des offset pour caler (ou décaler légèrement) les points « zéro » des pan et tilt.
La fonction de calibration « color balance » est très importante de nos jours pour accorder la colorimétrie d’un parc de machines lorsqu’au fil des utilisations il se produit des dérives. Elle peut donc s’effectuer via le menu, couleur par couleur, pour chaque groupe de leds.

Autres fonctions maintenant classiques sur pas mal de projecteurs, les « presets », permettent de mémoriser dans chaque machine, différents états de configuration globale de l’engin, et de les rappeler à volonté, en fonction de certaines préférences d’utilisateurs. Vous pouvez donc mémoriser d’un coup les modes, les calibrations, les niveaux de ventilation, etc.… Et tout rappeler lorsque vous utilisez le matériel derrière un autre utilisateur qui en aura changé à sa convenance certains réglages. Chose sympathique, sur le Pyxis, vous pouvez non seulement rappeler ces presets, mais vous pouvez aussi les synchroniser sur un ensemble de machine linkées. Un gain de temps précieux en prépa. Bref, le menu du Pyxis se révèle complet et bien pratique.

Conclusion

Chauvet nous fait découvrir un produit hybride et original dans une petite lyre compacte et pleine de ressources, qui devrait séduire les prestataires désirant s’équiper de machines à effets dans l’air du temps et sortant de l’ordinaire. Ce combiné sympathique a aussi probablement de beaux jours devant lui, utilisé en nombre dans les clubs branchés pour de belles installations laissant loin derrière le tout-venant habituel. Les designers de ce domaine devraient, à mon avis, ne pas passer à côté du Pyxis.

And more information on Chauvet website

Tableau général

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Mistral Ayrton, un petit spot à led qui promet 14 000 lumens


En avant-première de Prolight+Sound Ayrton dévoile le Mistral-TC en présentation vidéo, un Spot doté d’un tout nouveau moteur de leds de 300 W, avec zoom 7-53°, trichromie, CTO Progressif, roue de couleurs, 2 roues de gobos, frost, roue d’animation, pas plus grand que Merak. C’est dire s’il est compact !

Presentation vidéo AYRTON – Mistral-TC

Pour assurer un zoom de rapport 8 :1 sur une plage de 7°-53°, et un faisceau homogène, Merak embarque un système optique propriétaire à 13 lentilles dont celle de sortie de 119 mm de diamètre.

Le système de couleur est constitué d’une trichromie avec CTO progressif et d’une roue de 7 filtres.
Les gobos verre, tous interchangeables sont installés sur deux roues et complétés par une roue d’animation et un iris 15 % – 100 %.
Un frost doux vient flouter légèrement le faisceau et un prisme x5 le multiplie.
Un mode de refroidissement silence est prévu et Mistral dialogue en DMX-RDM, et sans fil grâce au récepteur LumenRadio Timo embarqué en standard.

Mistral gagnant ? (ah, ah !), Avec la promesse de 14 000 lumens en sortie d’optique, il interpellera certainement pour toutes les applications nécessitant un spot compact et puissant :

  • Au théâtre grâce à l’IRC de 90 de sa source calibrée à 7000K,
  • Sur les petites scènes
  • Et même sur les grandes scènes en source de proximité.

Retrouvez Ayrton à PL+S 2018 : Hall 3.0 – G81

Sixty82, nouvelle marque hollandaise de structure alu compatible et communicante

Les associés de Sixty82. De gauche à droite, Lee Brooks (UK), Adrian Brooks (UK) Ronald Seinen (NL), Mark Hendrix (NL), Gert Felten (NL), Alain-René Lantelme (FR), Jérôme Brehard (FR), Fokko Smeding (NL) et Xavier Drouet (FR).

Sixty82, une nouvelle marque de structure aluminium compatible arrive sur le marché mondial, créée à l’initiative de 3 groupes d’experts – anglais, français, hollandais – tous du sérail et renommés pour leur démarche de recherche de qualité et d’innovation.
Comment innover en structure ? Déjà en lui collant une puce RFID, la fameuse puce qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux avec la promesse d’une invasion le 1er mars.

L’ADN de Sixty82 (prononcez Sixty eighty two)

  • Côté anglais c’est Adrian Brooks, le fondateur d’Astralite en 1982, et son fils Lee, président de Production Park de Brillant Stageet de Litestructures spécialisées dans la fabrication de structures sur-mesure pour les grosses scènes internationales.
  • L’équipe hollandaise, conduite par Fokko Smeding, fondateur en 1990 et président jusqu’en 2006 d’une marque hollandaise de structure, inventeur de la structure à manchon conique, compte aussi Gert Felden, son ancien responsable de production, Mark Hendrix son ex-directeur technique et enfin Ronald Seinen, un associé.
  • Côté français, c’est Axente et ses fondateurs ; Xavier Drouet qui a fait découvrir le manchon conique aux français avec Jérôme Brehard et Alain-René Lantelme, distributeurs de structure depuis 25 ans.

Le manchon conique inventé par Fokko Smeding en 1990. Il a été copié par des myriades de fabricants de structure.

Le marché de la structure ne pouvait pas rêver d’une plus belle brochette de compétences pour se pencher sur son berceau. Des gens animés par l’envie de retravailler ensemble et d’innover pour au final faciliter la vie des techniciens, raccourcir les temps de montage et faciliter l’exploitation.
Cette démarche implique un passage obligé par la case départ, la fabrication de ponts alu à manchon conique, version retour vers le futur ou « The New Original » : quel humour !

Nous avons rencontré Xavier Drouet Président, « excité » comme trois « puces » par cette nouvelle aventure.


SLU : « Quels sont les critères qui ont présidé à la décision de vous lancer dans cette industrie ?

Xavier Drouet : Les planètes étaient bien alignées. On a eu l’opportunité à un moment particulier de s’associer pour créer Sixty82. Chacun a sa liberté, chacun a ses envies et ses projets. Chacun a ses raisons aussi et tous les chemins se sont croisés au même moment.

Xavier Drouet, Président d’Axente qui a été le premier à faire découvrir le manchon conique de Fokko aux français.

En ce qui concerne Axente, nous avons été frustrés ces dernières années avec notre  » partenaire  » structures. Il y a des choses qui nous ont manquées et que nous avons voulu mettre au goût du jour. C’est par exemple le respect du client… Sixty82 c’est l’histoire de gens qui s’entendent super bien et qui aiment échanger et partager leurs idées. On a plaisir à travailler ensemble depuis 25 ans, et forcément ça se ressent chez les clients.
Le but c’est de leur donner de la réactivité et du service et pas uniquement d’être un intermédiaire. Il faut que nos distributeurs et revendeurs se sentent épaulés. Bien entendu nous sortons des produits extrêmement compétitifs tout en étant qualitatifs. On aura le souci constant d’un marché équilibré qui respecte la chaîne de marges tout en fournissant un produit de qualité dans le meilleur alliage. Aujourd’hui les distributeurs et revendeurs sont trop souvent sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

SLU : Les statuts de la société sont déposés dans quel pays ?

Xavier Drouet : La société est immatriculée en Hollande. A Drachten, c’est à côté de Leuwarden. On peut y puiser tous les personnels qui ont été éconduits par d’autres sociétés de structure aluminium, c’est-à-dire de très bons soudeurs qui sont agréés par les bureaux de contrôle, des directeurs techniques, des fondateurs de marques de structure et bien sûr des commerciaux. Nous nous sommes installés dans le berceau de la structure aluminium du monde entier.

SLU : Pourquoi Sixty82 ?

Xavier Drouet : 6082-T6 c’est la référence de l’alliage que nous utilisons. C’est l’alliage d’aluminium utilisé dans les meilleures structures du marché. Nous avons constaté que ce nom sonne bien chez les anglais, il sonne bien chez les hollandais et aussi chez les français. Il se trouve que 82 est l’année où nous avons commencé notre activité, la famille Brooks et moi-même. Et nous sommes enfin tous très attachés aux années sixties. Il y a plein de sens dans ce nom.

SLU : Ça veut dire qu’un seul alliage est utilisé

Xavier Drouet : Oui, dans tous nos ponts, à l’exception de la petite structure décorative qui n’a pas vocation à supporter de la charge. On est parti sur des produits de qualité, on donc reste sur un alliage de qualité. Mais que sais-je ? A l’avenir, le Bureau de R&D pourra toujours nous emmener sur d’autres technologies…

SLU : C’est une structure en aluminium extrudé à manchon conique. Là vous n’avez pas innové !

Xavier Drouet : On a cru comprendre que plusieurs marques en place sont totalement compatibles avec notre structure. (rires) ! Tant mieux, ça veut dire que c’est une bonne idée.

SLU : Vous revendiquez clairement la compatibilité !

Xavier Drouet : Oui, mais pas avec tout le monde, seulement avec des marques qui utilisent le même alliage. Attention, les uns vous diront qu’ils sont compatibles, au sens où ça se connecte bien, mais quand le matériau est différent, les tableaux de charge diffèrent. Nous avons le produit de référence fabriqué de la même façon que le produit de référence. Notre slogan est  » The new original  » car nous revendiquons être la nouvelle référence qu’il faut choisir pour avoir la qualité.

La RFID pour le comptage et la traçabilité

Le marquage avec le QR code qui vous conduit via une application pour IOS ou Androïd aux données techniques de votre pont. A droite, la puce RFID.

SLU : Dans le teaser qui passe sur les réseaux sociaux, vous faites référence à des puces. Ca veut dire que vous avez fixé une puce RFID sur chaque pont et que ça fonctionne ?

Xavier Drouet : Oui, ça fonctionne. Lorsque l’on fait passer une panière de ponts sous un portique d’antennes RFID, toutes les structures sont détectées, ce qui évite de se tromper au comptage. Tous les essais qui ont été faits montrent qu’il n’y a aucune perte.
Ce système permet de sérialiser chaque poutre, d’avoir son historique (où est-elle est passée, quand est-elle est partie, est-ce qu’elle est à nous, ou pas) et d’assurer très simplement sa traçabilité. Nos structures sont intelligentes et communicantes.

La puce à droite, collée et vissée sur une traverse en demi cylindre, et ainsi complètement protégée des chocs. Elle assure la traçabilité.

On les a dotées aussi d’un QR code qui permet à tout technicien sur un chantier ou dans le dépôt de connaître, à l’aide d’un smartphone chargé d’une application pour IOS et Androïd, toutes ses données et de lire sa doc technique en ligne.
On obtient ainsi toutes les informations techniques du pont : sa portée maximale, son tableau de charge, son alliage, son type de manchon, sa compatibilité et surtout les certificats officiels. C’est pratique sur un chantier quand le bureau de contrôle déboule !
La structure n’était pas très intelligente jusqu’alors. Nous lui avons fait pousser des neurones. C’est la première structure communicante au monde.

SLU : C’était impossible avant ?

Xavier Drouet : Nous avions réalisé les premiers essais il y a une dizaine d’années. C’était en 2008. Beaucoup de prestataires cherchaient des solutions pour taguer leur matériel. Nous étions alors exposés à des problèmes de cage de Faraday formée par la structure.
Aujourd’hui on arrive à bien taguer les ponts, sans en perdre, grâce à la qualité des antennes positionnées sur le portique, grâce aussi à la qualité des puces RFID que l’on a sélectionnées et qui sont positionnées à un endroit particulier sur la structure, c’est aussi un paramètre important. On le doit à l’évolution de la technologie appliquée à la grande distribution qui envisage d’utiliser le plus possible la RFID pour décompter un panier de courses à la sortie d’un supermarché.

Une gamme bien pensée

SLU : Pour revenir à la structure, comment est constituée la gamme ?

Xavier Drouet : Nous distinguons les séries par des lettres S / M / L & XL, comme des tailles de vêtements. Cela classifie surtout les 3 tailles de manchons.

Le catalogue Sixty82. Y a qu’à cliquer pour découvrir toute les gammes de produits.

La série S, pour Small est la plus petite. Elle existe en triangle et en carré : S22T et S22S (Square). Nous avons amélioré le design et le mode de fabrication afin de baisser son coût de plus 40 % par rapport au marché.
M est la série la plus connue et la plus répandue dans le monde. Nous avons œuvré pour que la gamme renforcée soit plus économique même que les gammes non renforcées du marché ! Ca la rend très compétitive. Nous avons par ailleurs concentré les gammes pour ne pas surcharger le catalogue avec des produits qui ne se vendent pas.
La gamme M29, en 290 mm de dimension hors tout, renforcée avec ses 3 mm d’épaisseur de tube, existe en échelle (M29L) et en carrée (M29S) qui est le top 1 des ventes mondiales.
Nous avons pour autant choisi de conserver le tube de 2mm exclusivement sur la triangulaire (M29TX) (le top 2 !) pour offrir le meilleur tarif sur ce produit de consommation courante (rire !) mais de super qualité bien sûr !
Dans la série M on trouve aussi la M39 en 390 mm renforcée, en triangle, carrée et rectangle et toujours les 3 mm d’épaisseur de tube. Puis les L et XL sont les plus grosses (de 35 à 101 mm). Et bien sûr les cercles, la couleur…

Les praticables sont livrables dans quelques jours avec de nettes améliorations. Nous produisons également toutes les gammes de couvertures de scènes. Il y a aussi les Towers, les Rigging Tower et beaucoup d’accessoires, avec plein d’innovations qui font l’objet de dépôts de brevet ou de dépôts de modèle et que nous présenterons à Prolight+Sound cette année. Les seuls produits qui ne sont pas encore au catalogue sont les moteurs mais nous y travaillons. Il n’est pas question de se limiter aux produits existant sur le marché ; Nous innovons !

Du stock pour la réactivité

Axente a déjà constitué un gros stock pour livrer la France et la Belgique.

SLU : Où est le site de production ?

Xavier Drouet : Nous avons deux sites de production. Un au siège social en Hollande où sont fabriqués tous les produits sur-mesure, les urgences et les petites séries. L’autre usine, située en Pologne, fabrique tous les produits standards. La chaîne de production est maîtrisée par Sixty82 et la structure fabriquée suivant notre cahier des charges. La fabrication est en partie robotisée, comme la soudure des tubes principaux. On est sur un niveau qualité égal ou supérieur à tout ce que les meilleurs peuvent faire.

SLU : Et les stocks ?

Xavier Drouet : Nous avons déjà constitué 3 gros stocks, un en Angleterre, un en France et un en Hollande capables de fournir les différents pays en fonction des besoins. Ce sont les masters distributeurs. Le but est d’avoir la plus grande réactivité, de livrer immédiatement. Les autres seront des distributeurs indépendants qui s’approvisionneront à leur rythme.
Nous mettons beaucoup de moyens financiers dans les stocks. Axente qui a d’ailleurs toujours été un des plus gros stockeurs de structure de la marque précédente en Europe, prévoit de constituer en France un stock de Sixty82 encore plus important.

Olivier Fleurette, chef de produit Sixty82 France.

SLU : Ça veut dire que Axente va arrêter de distribuer Prolyte ?

Xavier Drouet : Oui Absolument. Après avoir posé les premières poutres à manchon conique sur le marché français en 1993 et tenu ensemble la place de leader durant 25 ans, nos chemins se séparent car nous avons différents points de vue au niveau stratégie.
Depuis que Prolyte a été repris par un fond d’investissement, nous ne sommes plus du tout sur la même longueur d’onde. Nous n’avons pas les mêmes aspirations. Ils ne fournissent pas le service attendu par les clients donc nous avons décidé de faire notre chemin nous-mêmes.
Etant au Board de Sixty82, on participe à la stratégie. Nous étions à la recherche de solutions et les circonstances ont fait que développer une nouvelle société était la meilleure d’entre elles. Et nous avons retrouvé dans cette aventure tous les gens que l’on apprécie particulièrement. C’est vraiment agréable.

SLU : On imagine que coté certifications vous êtes blindés

Xavier Drouet : En effet. Nous avons fait toutes les notes de calcul et tous les designs. Nous n’avons repris aucun document technique du marché. Tous nos tableaux de charge ont été certifiés par des organismes indépendants (TÜV), tous nos soudeurs sont certifiés et toutes les soudures également.

Déjà une « petite innovation » que les techniciens vont adorer. Il s’agit d’un détrompeur (locator) qui positionne le demi-manchon (àdroite) pile poil dans la bonne position sur une box.

Il y a quelques années nous avons perdu trop de parts de marché face à des produits concurrents bas de gamme. Aujourd’hui on arrive avec des produits hauts de gamme qui sont réellement compétitifs sur tous les segments de marchés. Ce n’est pas pour casser le marché. C’est une façon de relever le niveau. Nous n’avons jamais rien fait pour nuire aux autres ; Nous avons toujours agi dans le but de nous développer, de nous faire plaisir et de satisfaire nos clients.
Nous respectons nos concurrents. On adore les gens qui ont des bonnes idées même s’ils ne sont pas chez nous. Les structures ont besoin d’être compatibles, le marché en a besoin, mais je parle d’une vraie compatibilité qui ne met pas la sécurité des personnes en péril. On a mis en place un process de fabrication industriel et l’alliage qui convient pour être vraiment compatible. C’est une première étape. Le but ensuite c’est d’innover, et ce n’est pas facile en structure mais nous avons plein d’idées.

Les Masters Distributeurs, 3 grands pôles en Europe

SLU : Comment va s’organiser la distribution mondiale ?

Xavier Drouet : Notre partenaire anglais distribue en Angleterre et se charge de trouver des distributeurs outre Atlantique. Notre partenaire hollandais assure la distribution en Hollande et en Allemagne. La France se charge de la distribution en France et en Belgique. Le but est évidemment de trouver un distributeur dans chaque pays. Malgré un secret bien gardé et grâce à la rumeur très récente, nous avons déjà beaucoup de candidats pour pas mal de pays.
Nous avons investi beaucoup d’argent dans cette affaire pour démarrer très vite. La gestation, la création et le montage de la société ont duré moins de 8 mois, le projet ayant été lancé durant l’été 2017. Beaucoup de moyens sont mis en place pour être efficaces très rapidement. Le grand lancement international se fera à Francfort en avril, et nous avons déjà un site web opérationnel au 1er mars. »

Rendez-vous à Francfort pour découvrir cette « nouvelle » équipe enthousiaste et gonflée à bloc à l’idée d’écrire une histoire qui promet d’être jalonnée d’innovations.
Les prestataires aspirent à la sécurité et à l’optimisation de leur outil de travail, leurs techniciens sont toujours friands d’évolutions qui facilitent les tâches. Sixty82 met toute son expérience et son talent pour les satisfaire.

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Sixty82

Au revoir Alain

C’est avec une grande tristesse que l’équipe d’ESL nous annonce le décès de leur président et ami Alain Cornevaux.Il nous a quittés hier peu avant 18 h des suites d’une longue maladie.
ESL était plus qu’une entreprise pour Alain, c’était une aventure humaine, une famille. Depuis la création de l’entreprise, il y a plus de 25 ans, Alain était fier de retrouver chaque matin ceux qu’il appelait  » la formidable équipe ESL « .
Nos pensées vont évidemment à sa famille et à ses proches.

Alain, qui a toujours été passionné par la musique et le Rock en particulier, rêvait de devenir musicien professionnel. Au tournant des années 80 et après une courte carrière d’instituteur, il monte à Montpellier son dernier groupe  » Cargo de nuit  » et commence à s’intéresser à l’utilisation du matériel de scène.
Ce fut le déclic : pourquoi ne pas proposer un service global qui regroupe tous les besoins des professionnels du monde du spectacle ? Cette idée innovante n’avait pas d’équivalent en France à cette époque. C’est ainsi que nait en 1988, Cargo Audiolight, puis ESL en 1991. Aujourd’hui, ESL, c’est cinquante-trois salariés qui ne pourront jamais oublier cet homme hors du commun.

Alain Amory à gauche et Alain Corneveaux

Alain Amory à gauche et Alain Corneveaux au Full Sud, c’était en 2016.

À la tête de l’entreprise, René Pujalte, directeur général et Alain Amory, directeur financier perpétuent le travail et les valeurs chères à Alain et qui ont permis de construire au fil des ans cette relation si forte et si particulière avec nos clients, nos fournisseurs, nos salariés, nos partenaires…
Dans l’édito du dernier catalogue ESL, Alain concluait par ces mots :  » Bon allez, c’est d’accord, on signe pour 25 ans de plus… OK ?  » Ce qui est certain, c’est que si désormais nous n’avons plus le plaisir de le voir tous les matins nous saluer avec cette joie de vivre si communicative, son esprit et ses valeurs tournées vers les autres resteront à jamais dans l’identité d’ESL…

La cérémonie des obsèques aura lieu le samedi 3 mars à 10 h 30 au Complexe Funéraire de Grammont à Montpellier – Avenue Albert Einstein – 34000 MONTPELLIER.

Ni fleurs ni couronnes.

Si vous souhaitez poser une question ou simplement réagir, vous pouvez écrire à :  acx@esl-france.com