Avec Nexo

Une tournée italienne a pris la route pour la première fois en Nexo STM

La première tournée à prendre la route en Italie équipée en STM Nexo a connu un très grand succès avec plus de 200 000 places vendues. « Aldo, Giovanni e Giacomo » sont trois comiques italiens très appréciés et ils ont fêté leur 25 années d’activité sur les planches. Cette tournée 2016, complétée par la présence de l’orchestre The Good Fellas jouant en live chaque soir, a été un événement aussi pour la société Joint Rent basée à Ravenna en Emilie-Romagne.

Le plateau entouré du système, par côté 12x STM M28 et en renfort latéral 4x Geo D10. Stackés au sol, deux ensembles de 2x S118 entourent 3x B112 et une Geo D10.

Le plateau entouré du système, par côté 12x STM M28 et en renfort latéral 4x Geo D10. Stackés au sol, deux ensembles de 2x S118 entourent 3x B112 et une Geo D10.

Les 12 x M28 de jardin avec, de très près, la grille de protection des Geo D10 servant de renfort latéral.

Les 12 x M28 de jardin avec, de très près, la grille de protection des Geo D10 servant de renfort latéral.

Pour garantir le meilleur résultat à chaque date, le prestataire a fait le choix du STM et commandé à Nexo des têtes polyvalentes M28 comme élément principal, accompagné par le couple B112 en renfort de basses et le sub S118. « Nous avons cru dès le départ au potentiel du M28 et au concept même du STM. Pour une tournée comme celle de ces trois comiques, c’était définitivement le bon produit, garantissant la polyvalence propre à ce système modulaire, une accroche rapide et une mise en œuvre facile. » précise Gianni Fantini, le PDG de Joint Rent.
Avec un parc bien fourni en produits Nexo, Joint Rent n’a eu aucun mal à faire évoluer le kit de tournée en fonction des salles. Le système standard de 12 x STM M28 a été porté à 16 par côté pour les lieux les plus vastes, complété par 6 x B112 et 8 x S118.
Des outfills en Geo D10 ont laissé la place à des Geo M6 dans des salles de plus petite jauge et des iD24 ont été astucieusement employées en tant que retours et front fills.
« Nous avons gagné notre pari avec l’équipe et la prod » dit Fantini. « Ils ne voulaient pas croire qu’une ligne d’aussi petite taille puisse délivrer une pression aussi importante et que la portée soit suffisante pour l’ensemble des lieux à sonoriser (35 mètres pour la salle la plus petite et 75 pour l’Assago Forum) sans avoir recours à des délais. Nous avons juste adapté le nombre de têtes M28 et savouré l’expression de leur surprise ! »

L’ingénieur du son façade de la tournée Franco Landi a particulièrement apprécié le M28 : « Un des meilleurs produits Nexo qu’il m’ait été donné d’entendre et probablement la meilleure enceinte que je n’ai jamais employée. Elle est petite, facile à mettre en l’air mais à la fois définie et très puissante. C’est le meilleur choix pour ce type de prestation grâce à sa paire de 8” qui garantit aux voix une portée importante. »

Une des iD24 utilisée en retour de scène grâce à ses formes étudiées et équipée d’un guide en 120° x 60°.

Une des iD24 utilisée en retour de scène grâce à ses formes étudiées et équipée d’un guide en 120° x 60°.

Franco Landi et l’équipe de Joint Rent ont aussi été enchantés par l’iD24, la nouvelle toute petite tête Nexo. « Elle est très compacte ce qui facilite un placement très discret, mais est assez puissante pour couvrir l’avant de la scène (10 m x 5 m) où se produit le trio. Nous avons choisi quatre iD24 avec une ouverture de 120° x 60° et le résultat est étonnant. »

L‘usine à basses par Nexo, 2 x S118 entourent 3 x B112. Une Geo D10 couvre les spectateurs les plus déportés.

L‘usine à basses par Nexo, 2 x S118 entourent 3 x B112. Une Geo D10 couvre les spectateurs les plus déportés.

Gianni Fantini souligne que sa société utilise et commercialise les produits Nexo depuis plus de 10 ans. « Tous les line-arrays Nexo, du Geo S8 aux Geo T et D, sont passés par notre dépôt, je suis donc parfaitement en mesure d’apprécier le chemin parcouru par Nexo jusqu’au STM. Ce dernier peut être déployé dans toutes les salles, de la plus petite à la plus vaste. On ne pourrait plus s’en passer et je suis persuadé que le marché italien va bientôt partager notre opinion. »

Plus d’infos

 

Amadeus signe le traitement et les écoutes des studios de la Philharmonie de Paris

Amadeus, concepteur et fabricant français de systèmes de sonorisation et de monitors de studio haut de gamme intègre également une cellule de recherche et de conseil en acoustique baptisée “Amadeus Labs”, travaillant pour les studios de mixage et de mastering, des salles de concerts ou des centres de recherche.
Dirigée par Michel Deluc, acousticien, co-fondateur et Directeur de la R&D d’Amadeus, elle a conçu les deux studios et le système de monitoring principal de la Philharmonie de Paris, en collaboration avec les utilisateurs des lieux et l’architecte Jean Nouvel.

Amadeus Philharmonie Paris

La Philharmonie de Paris compte parmi les plus belles salles symphoniques au monde, de par son design, son ergonomie et son acoustique, imaginée par Yasuhisa Toyota, de Nagata Acoustics et Sir Harold Marshall de Marshall Day Acoustics. Destinés à immortaliser les œuvres des formations symphoniques les plus prestigieuses, les studios de mixage et de mastering de la Philharmonie de Paris se doivent de disposer d’un système de monitoring totalement transparent et placé dans un espace acoustique de tout premier ordre.

Michel Deluc devant son système de cinq Philharmonia et d’un sub ML15D et face à la console Lawo MC56 qui équipe le studio

Michel Deluc devant son système de cinq Philharmonia et d’un sub ML15D et face à la console Lawo MC56 qui équipe le studio

« La nécessaire complémentarité entre ‘acoustique’ et ‘électro-acoustique’ est un postulat indissociable de notre philosophie de développement chez Amadeus, dès lors que nous concevons et équipons des espaces dédiés à la création, au mixage, au mastering, à la post-production ou au doublage, entre autres » évoque Michel Deluc.
« La transversalité de notre approche ainsi que la bivalence de nos compétences nous permet de créer de véritables écrins, parfaitement optimisés en termes de réponses acoustiques, en vue de recevoir les systèmes de monitoring que nous développons parallèlement. » poursuit-il.


« Les acoustiques que je développe hybrident nombre de techniques acquises, imaginées et développées au cours de ces 30 dernières années pour des espaces complexes et variés. Ce projet exigeait une réponse acoustique combinant haute clarté, grande intimité et profondeur, en écho aux partis-pris esthétiques et acoustiques de Yasuhisa Toyota et de Sir Harold Marshall pour la Grande Salle » conclut Michel Deluc.

La Salle de Répétition de la Philharmonie de Paris accueille les répétitions publiques des orchestres mais également des avant-concerts, des conférences, ou encore des concerts de musique de chambre ou de musique amplifiée. Le “Studio Salle de Répétition” intègre un dispositif de traitement acoustique sur-mesure, quasi-similaire à celui développé pour le “Studio Grande Salle”.
Chaque studio accueille par ailleurs un système de monitoring surround unique en son genre, incluant cinq enceintes Philharmonia conçues spécifiquement par Amadeus pour les Studios de la Philharmonie de Paris en collaboration avec Jean Nouvel, et un caisson de grave additionnel ML 15 D.

Le LCR tout en Philharmonia. Les surrounds le sont aussi, un fait assez rare pour être signalé, du coup on risque de charger les ambiances à la philharmonie de Paris…

Le LCR tout en Philharmonia. Les surrounds le sont aussi, un fait assez rare pour être signalé, du coup on risque de charger les ambiances à la philharmonie de Paris…

« Imaginer une écoute de référence à la dimension de ce joyau architectural, exceptionnel par son design, son ergonomie et son acoustique est une forme de consécration, à laquelle Jean Nouvel apporte par son imagination, son exubérance et son génie créatif une réponse lumineuse qui magnifie le cahier des charges initial » évoque Bernard Byk, co-fondateur d’Amadeus et Président Directeur Général de la marque.

La  face avant de la Philharmonia

La face avant de la Philharmonia

Michel Deluc poursuit : « La technique de construction propre à la Philharmonia favorise la neutralisation des ondes stationnaires, affectant la clarté et la définition des fréquences les plus basses, à travers une structure interne extrêmement complexe réalisée au moyen de panneaux entrecroisés, placés sur deux plans perpendiculaires, chacun formant de multiples résonateurs accordés ».
« Elle permet la réduction drastique de toute éventuelle forme de coloration sonore au moyen de renforts transversaux et longitudinaux entrecroisés. Cette technique propriétaire est pour partie inspirée de la technicité interne des systèmes de ‘main’ monitoring développés par Amadeus et destinés aux professionnels, elle-même découlant de procédés empruntés à la construction aéronautique et notamment à la construction de voilures ».

Une vue de l’évent laminaire arrière de la Philharmonia montrant bien aussi le travail fait sur les 547 strates de bois superposés et poncés à la main…

Une vue de l’évent laminaire arrière de la Philharmonia montrant bien aussi le travail fait sur les 547 strates de bois superposés et poncés à la main…

« La Philharmonia possède une aérodynamique exceptionnelle. Sculpté dans la matière sur toute la hauteur du système, son évent à très basse vélocité induit une linéarité optimum et une distorsion minimum pour une réponse étendue à 42 Hz. Sa conception a été largement influencée par la forme courbe du système. Il en résulte une innovation aéroacoustique majeure et complexe » précise Michel Deluc.

La Philharmonia est bi-amplifiée au moyen de deux amplificateurs numériques dédiés avec des alimentations à résonance, atteignant un rendement énergétique exceptionnel et délivrant 700 W chacun sous une impédance de 8 Ω. Cette amplification D-Amp propriétaire à fréquence fixe PPM-PWM, accueille une alimentation électrique à découpage de très haut rendement. Chaque voie est contrôlée via un processeur 64 bits offrant une plage dynamique de 118 dB.

Un sub 15 pouces classique chez Amadeus mais désormais embarquant son ampli numérique tout comme son DSP permettant de l’interfacer et de le caler facilement dans tout studio et au-delà.

Un sub 15 pouces classique chez Amadeus mais désormais embarquant son ampli numérique tout comme son DSP permettant de l’interfacer et de le caler facilement dans tout studio et au-delà.

Chaque DSP embarqué comprend un module de traitement numérique dédié au pilotage des paramètres fondamentaux du système (égalisation, alignement temporel entre les différentes sections, réglage des limiteurs, protection thermique des transducteurs…).

La Philharmonia accueille une entrée analogique de niveau ligne sur connecteur XLR. La conversion numérique/analogique devant être la plus tardive possible dans un système électro-acoustique de monitoring, la Philharmonia dispose également de deux entrées/sorties numériques au standard AES3 dédié au transfert de données audio numériques. Celles-ci sont associées à un convertisseur haute résolution (24/96 kHz) placé au plus proche des amplificateurs électroniques et fonctionnant ainsi en parfaite symbiose.

Le puissant DSP intégré au sein de chaque Philharmonia permet de pallier tout accident fréquentiel, tonal, timbral ou impulsionnel induit par les contraintes architecturales des espaces au sein desquelles elles sont placées. La parfaite optimisation des systèmes Philharmonia peut être effectuée par des ingénieurs-acousticiens spécialisés en calibration de systèmes électro-acoustiques de monitoring, agréés et sélectionnés par Amadeus.

Les diffuseurs hybrides latéraux, une partie du traitement acoustique conçu par Michel Deluc pour mettre en valeur la Philharmonia car, comme dans l’œnologie où l’on dit qu’il n’y a pas de grands vins mais de grands flacons, dans le son il n’y a pas de grandes enceintes, mais de grands couples enceinte / local d’écoute.

Les diffuseurs hybrides latéraux, une partie du traitement acoustique conçu par Michel Deluc pour mettre en valeur la Philharmonia car, comme dans l’œnologie où l’on dit qu’il n’y a pas de grands vins mais de grands flacons, dans le son il n’y a pas de grandes enceintes, mais de grands couples enceinte / local d’écoute.

Le dispositif acoustique sur-mesure développé par Michel Deluc pour le ‘Studio Grande Salle’, se compose entres autres des éléments suivants :

  • Un résonateur de Helmholtz sur-mesure placé frontalement, destiné à contrôler l’extrême grave.
  • Un résonateur à membrane sur-mesure placé frontalement, incluant deux sous-ensembles à faible coefficient de surtension (Q), le premier accordé à 100 Hz, le second accordé à 56 Hz.
  • Deux diffuseurs hybrides sur-mesure placés latéralement incluant trois sous-ensembles imbriqués (résonateur à membrane, absorbeur large bande, diffuseur) destinés à traiter une plage de fréquences allant de 200 Hz à 1000 Hz.
  • Deux diffuseurs placés latéralement, destinés à traiter une plage de fréquences allant de 1500 Hz à 6000 Hz.
  • Trois résonateurs à membrane sur-mesure placés à l’arrière du studio, les deux premiers accordés à 100 Hz, le second accordé à 84 Hz.
  • Deux résonateurs à membrane sur-mesure placés en position latérale-arrière accordés à 100 Hz.
  • Un résonateur à membrane hybride sur-mesure incluant deux sous-ensembles superposés (résonateur à membrane, absorbeur moyennes fréquences), destiné à traiter une plage de fréquences allant de 150 Hz à 600 Hz, est placé derrière chaque monitor Philharmonia afin d’atténuer l’énergie résiduelle émise par leur évent.
  • Un meuble acoustique sur-mesure à ‘empreinte acoustique’ réduite, destiné à accueillir une console de mixage numérique Lawo MC

AMADEUS sera aux JTSE sur le Stand 179 et d’autres informations sur :

 

64 entrées et sorties

Focusrite Red 8Pre, les interfaces ProTools n’ont qu’à bien se tenir.

Focusrite Red 8Pre

Spécialiste incontesté des racks de toute sorte, surtout la meilleure, la marque aux couleurs bleu et rouge nous propose dans sa gamme Red, une interface boostée à la connectivité, la grande sœur de la 4Pre et qui a été logiquement appelée 8Pre. Asseyez-vous et servez-vous un verre, la liste de ses fonctionnalités a de quoi donner le tournis.
Associant à la fois des entrées et des sorties analogiques et numériques à une connectivité réseau sans failles, la Red Pre8 est une interface couteau suisse capable de devenir la clef de voute de nombreux studios musique et post-prod comme des régies live. Que vous soyez Cubase, Logic, ProTools HD, HDX, la Red 8Pre s’adapte à tous les univers et peut grandir avec vous.

Interface standalone puissante et complète grâce à ses deux ports Thunderbolt et Dante ou expandeur pour ProTools avec ses ports DigiLink, la 8Pre embarque aussi 8 préamplis micros de qualité, 16 convertisseurs d’entrée et de sortie, ce qui la rend particulièrement universelle et pas uniquement limitée au réseau. Deux entrées à haute impédance pour instrument sont par exemple prévues en face avant, tout comme deux sorties pour des casques.
A l’arrière, les 8 entrées micros prennent place pile poil sur une DB25 et c’est via ces mêmes connecteurs, quatre au total, que vous pourrez entrer et sortir 16 lignes plus deux sorties additionnelles sur jack pour un monitoring stéréo. Cette abondance de possibilités de connexion et la présence des ports DigiLink en fait le parfait compagnon d’un ProTools « à ma façon » dont on ne prendrait qu’une carte, pour un prix et une flexibilité inédits et bien au-delà de ce qu’offre Avid.

La face avant ultra complète mais très aérée avec à gauche les deux entrées pour instrument et à droite les deux sorties casque. Au centre les trois afficheurs LCD et les deux codeurs.

La face avant ultra complète mais très aérée avec à gauche les deux entrées pour instrument et à droite les deux sorties casque. Au centre les trois afficheurs LCD et les deux codeurs pour prendre simplement et rapidement la main.

La face arrière qui en dit très long sur le potentiel de cette machine. De gauche à droite, les deux ports Dante, puis les ports pour l'horloge en Word Clock et le loop synch, les deux ports ADAT et au-dessus les deux ports Thunderbolt 2, puis les deux ports DigiLink surplombant une entrée sortie en S/PDIF et les deux sorties pour l’écoute en cabine et enfin les quatre DB25 pour les entrées et sorties analogiques suivies par la dernière prête à recevoir 8 micros. Ouffff.

La face arrière qui en dit très long sur le potentiel de cette machine. De gauche à droite, les deux ports Dante, puis les ports pour l’horloge en Word Clock et le loop synch, les deux ports ADAT et au-dessus les deux ports Thunderbolt 2, puis les deux ports DigiLink surplombant une entrée sortie en S/PDIF et les deux sorties pour l’écoute en cabine et enfin les quatre DB25 pour les entrées et sorties analogiques suivies par la dernière prête à recevoir 8 micros. Ouffff.

Les préamplis de bord sont des Red Evolution, les mêmes qui équipent le RedNet, efficaces, silencieux (-129 dB EIN et 63 dB de gain) et plus encore télécommandables à distance avec Focusrite Control ce qui en rend les réglages mémorisables. A défaut d’embarquer les fameux transfos des préamplis Isa, une émulation appelée Air a été implantée dans le circuit analogique. Une fois commutée, l’impédance d’entrée chute et une compensation fréquentielle gonfle le haut du spectre d’environ 4 dB à 10 kHz.

Une des innombrables façons d’interfacer la 8Pre par exemple avec un mac et une carte ProTools HD Native

Une des innombrables façons d’interfacer la 8Pre par exemple avec un mac et une carte ProTools HD Native

La partie conversion a aussi été soignée avec une dynamique possible de 118 dBA en AD et 121 en DA à des fréquences atteignant 192 kHz et une résolution de 24 bits.
Pour gagner un peu de recul au bruit de fond, Focusrite a opté pour la technique dite du Parallel Path Summing, plus simplement une paire de convertisseurs travaillant en parallèle et dont la somme des signaux utiles est comme il se doit de 6 dB, là où celle du bruit qui n’est pas corrélé au signal, n’est que de 3 dB. On vous laisse calculer le gain en rapport signal sur bruit.

La latence via les ports Thunderbolt 2 est très faible à 1,67 ms et reste très raisonnable par exemple avec un ProTools 12 en 96 kHz à 3 ms. Un coup d’œil en face arrière laisse deviner l’envie de n’abandonner personne en route de la part de Focusrite. A cet effet deux ports ADAT ajoutent 16 entrées et sorties à l’aide d’interfaces externes.

Quelques-uns des plugs livrés avec la 8Pre en plus de Focusrite Control .

Quelques-uns des plugs livrés avec la 8Pre en plus de Focusrite Control .

Qui dit numérique et commande à distance dit aussi plugs et là encore, Focusrite n’est pas avare en softs puisque la Red 8Pre est vendue avec le Focusrite Control pour prendre la main sur les préamplis (entre autres) mais aussi une suite de plug-ins Red et une autre de Softube.

La Red 8Pre est annoncée pour décembre à un prix qui avoisinera les 3245 € HT. Il ne s’habillerait pas en rouge le père noël au fait ?


Caractéristiques

  • 64 entrées / 64 sorties, dont 16 entrées / 18 sorties analogiques
  • Huit préamplis micro Red Evolution dotés de la fonction ‘AIR’
  • Conversion ultra-précise 24-bits/192 kHz, plage dynamique de 121 dB
  • Conversion ‘Parallel Path Summing’
  • Combinaison entre qualité sonore, rapport signal/bruit, plage dynamique et latence
  • Conçue pour l’audio haute résolution
  • Ecrans LCD et assignation simple et rapide des boutons
  • Contrôle depuis le panneau avant et par logiciel
  • Double port Thunderbolt 2 pour le chaînage
  • Connexion directe DigiLink pour Pro Tools
  • Double connexion réseau Dante
  • Latence faible (1,67ms) en Thunderbolt pour une utilisation des plug-ins en temps réel
  • 32 entrées et sorties supplémentaires via Ethernet
  • Entrées instrument et sorties casque en façade
  • Logiciel Focusrite Control et suite de plug-ins inclus
  • Dimensions : 4,4 x 48,3 x 34 cm (H x L x P)
  • Poids : 5,14 kg
  • Prix HT public : 3 245 €

D’autres informations sur le site Algam Entreprises

 

Il était une fois d&b

Démarrée en 1981 sans tambour ni trompette mais avec multiplis et membrane dans un garage de Korb près de Stuttgart, l’aventure de Jürgen Daubert & de Rolf Belz s’est consolidée au point de devenir l’une des marques le plus réputées du marché de l’audio-pro, Touring comme Installation. Fêtant ses 35 ans, d&b s’est offert un très joli film qu’on vous propose de découvrir. Meet the team and the tools, non pardon, treffen das team und die werkzeuge !

35 ans de travail, d’innovations et de succès qui ont conduit d&b a investir des locaux de 23000m² et clamer haut et fort, surtout très fort, qu’elle aussi sait offrir la fameuse Deutsche Qualität mais sans logiciel de trucage, ou alors le très officiel, Array Processing, utilisé sur les tournées de Taylor Swift, Beyonce, Muse, Coldplay, Take That et Madonna. Entre autres…

 

Samsung Electronics rachète le groupe Harman

Le géant coréen annonce avoir conclu le rachat de l’américain Harman pour la somme de 8 milliards de dollars afin de mieux se positionner sur le marché de la voiture connectée, estimé à 100 milliards de dollars à l’horizon 2025.
Les synergies paraissent fortes entre les deux groupes spécialisés d’un côté sur la mobilité connectée, les semi-conducteurs et les écrans, et de l’autre la technique audio connectée professionnelle ou tout public, la télématique et l’infotainment.

Samsung Electronics rachat groupe Harman

C’est tout un ensemble de marques emblématiques de l’audio pro et de l’éclairage qui vont tomber dans la corbeille de Samsung – AKG, AMX, BSS, Crown, dbx, DigiTech, JBL, Lexicon, Martin, Soundcraft, Studer – même si c’est bien l’expertise et l’avance prise par le groupe américain dans la voiture connectée qui semblent avoir décidé le géant coréen puisque 65% du chiffre d’affaires d’Harman est directement lié à l’industrie automobile.

Dinesh Paliwal, Directeur général d'Harman International Industries

Dinesh Paliwal, Directeur général d’Harman International Industries

Quelques lignes dans le communiqué officiel paru ce lundi 14 octobre sont tout de même de nature à rassurer quelque peu notre filière puisque Samsung assure que le portefeuille de marques et la connaissance du marché de l’audio d’Harman et l’expertise de Samsung dans l’électronique, permettront aux produits de ce dernier d’offrir aux clients tout public comme professionnels, un gain qualitatif important.

Une fois conclu le rachat d’actions et obtenu l’accord des autorités de tutelle vers la moitié 2017, Harman deviendra de fait une filiale autonome de Samsung et continuera à être dirigée par Dinesh Paliwal avec l’ensemble de l’équipe de direction actuelle.
Par ailleurs Samsung à la recherche d’une croissance à long terme, s’engage à maintenir en place le personnel, les locaux administratifs et les centres de production de la branche automobile mais aussi de l’ensemble de ses marques tout public et professionnelles.

 

En tournée dans toute la France

Docteur Renaud, Mister Genix

Beaucoup de choses ont été dites et écrites. Tant de doutes exprimés, de procès d’intention activés par les médias et un certain public avide de sensationnel. Raté. Si l’homme est cabossé, l’artiste est toujours vivant. Il le dit avec humour chaque soir dans des Zéniths acquis à sa poésie : « vous n’êtes tout de même pas venus m’écouter chanter ! »
Justement oui, et comme si le plaisir de revoir Renaud sur scène ne suffisait pas, on a donné au son comme à la lumière du Phénix Tour, la puissance de feu d’un croiseur et des techniciens de concours. Nous avons été à la rencontre de l’un d’eux, mister Stage Left himself, Christophe Génix.

Y’a du monde en l’air avec au total 80 boites L-Acoustics pour l’agiter, mais aussi en termes de lumières avec un déploiement inédit de Patt et PicklePatt, de BMFL et aussi un écran d’une définition telle qu’on aimerait l’avoir dans son salon.

Y’a du monde en l’air avec au total 80 boites L-Acoustics pour l’agiter, mais aussi en termes de lumières avec un déploiement inédit de Patt et PicklePatt, de BMFL et aussi un écran d’une définition telle qu’on aimerait l’avoir dans son salon.

Pour être franc, c’est surtout lui qui vient à notre rencontre à l’entrée technique du Zénith de Paris pour nous y donner accès car la sécurité est montée d’un cran. Malgré le fait qu’il n’est que 15h, de la musique s’échappe de la salle ou un Madje virevoltant profite de la présence de quelques éminences grises de Marcoussis pour détailler son impressionnant design L-ISA dont on reparlera, aujourd’hui nous sommes là pour le côté pile.
Nous commençons avec Christophe par quelques questions avant la visite du plateau, non sans avoir vu en passant une SSL 500 Live brillant comme les Champs Elysées un soir de décembre. Ils ont cassé leur tirelire chez Potar ;0)

[private]

SLU : Raconte-nous comment tu es reparti avec Renaud.

Christophe Génix : J’étais en tournée avec Zaz quand j’ai eu un coup de fil de Mourad (Malki, DG de Potar NDC) et de Michael Ohayon pour me dire :
“Renaud repart et qu’on aimerait bien que ce soit toi. Réponse ?”
– “Maintenant ! (rires)”
– “Si tu me dis oui maintenant c’est toi qui as le job. ”

Christophe devant la Live 500. Qui a apprivoisé qui ?

Christophe devant la Live 500. Qui a apprivoisé l’autre ?

SLU : On imagine que cela n’a pas été facile.

Christophe Génix : Non, mais à la fois c’est le propre de notre travail. J’ai appelé la mère de ma fille car il faut bien s’organiser, j’ai pas mal gambergé et j’ai accepté.

SLU : Il a fallu l’annoncer à Zaz…

Christophe Génix : Et aussi proposer une solution pour qu’elle continue sereinement sa tournée. On a trouvé tous les deux un équilibre et une méthode de travail qui lui conviennent, il n’en reste pas moins que ce n’est jamais évident pour un artiste de changer en cours de route.
D’un autre côté on s’était dit avec Renaud en 2008 que si on repartait un jour, ce serait ensemble. Inutile de préciser pourquoi cela a pris du temps, mais quand le moment est venu, je ne pouvais pas ne pas y aller. Zaz a compris. Renaud je l’écoutais quand j’étais gosse et j’ai toujours eu des relations inexplicables avec lui et ses chansons bien avant d’avoir mixé ses retours. Comment peut-on d’ailleurs se dire : « Un jour je ferai les retours de Renaud » (rires) ! J’avais été le voir au Palais des Sports de Lyon, j’étais tout gosse et j’avais adoré.

J’ai travaillé dans 87 pays

SLU : L’avantage de Renaud en plus c’est que tu restes en France…

Christophe Génix : Exactement et c’est quelque chose qui me tient à cœur. L’étranger j’ai donné. Avec Cesaria Evora j’ai travaillé dans 87 pays et j’en peux plus de l’avion. J’ai passé ma vie dans les aéroports. Je te passe tous les retards et les annulations de vols qu’on a connus. On dormait dans de beaux hôtels mais 3 heures dans le meilleur des cas car il faut arriver des heures à l’avance pour avoir son vol.
Tu n’imagines pas le nombre de portes de sécu, de douanes à passer, les attentes interminables. Tu es toujours obligé de calculer tout ce que tu mets dans ton sac. Et quand tu arrives à bon port, souvent tu as encore des heures en voiture pour rejoindre la salle. Un tour bus à côté c’est le paradis. T’es transporté d’une salle à l’autre sans t’occuper de rien. Bien sûr une fois que je suis devant ma console tout roule et je m’éclate, mais travailler en France c’est encore mieux, surtout pour ma fille.

Mister Stage Left et le LOU, une longue histoire d’amour bien récompensée par les résultats des 15 beaux bébés rhônalpins qui tapent dans ce ballon.

Mister Stage Left et le LOU, une longue histoire d’amour bien récompensée par les résultats des 15 beaux bébés rhônalpins qui jouent avec ce ballon.

SLU : T’as pas un souvenir de galère précis ?

Christophe Génix : Siiiiiiiiiii. Une fois on part à 24 dans un avion qui fait escale technique à Cracovie. On descend, on attend et à un moment on apprend que notre vol est parti sans nous. On joue le soir même. Les lighteux et les semi sont déjà sur site mais nous, on est à 450 bornes.
Le dir prod pousse une gueulante mémorable, réclame une solution et la directrice de l’escale ou de la compagnie nous octroie des tickets de taxi. 6 caisses pleines de techniciens et de musiciens qui partent à tout berzingue, les six chauffeurs rivalisant à qui serait le plus heureux.
Nous sommes arrivés à la dernière minute et chapeau aux gens des lights, tout était en place et après quelques câblages et un line check, on a pu lancer le show à 21:30. Des anecdotes comme ça, j’en ai des “fly” entiers. C’est bon, j’ai donné (rires)

SLU : Revenons à Renaud. Vous avez répété beaucoup ?

Christophe Génix : On a commencé à Music Live et ensuite dans la salle privée de Warner porte de Clignancourt. Un grand luxe qui nous a permis de bien travailler, et surtout de découvrir ma nouvelle console…

SLU : On m’a dit que Renaud monte en puissance de jour en jour..

Christophe Génix : Il envoie le bois. Pour moi c’est un extraterrestre. On constate tous que date après date il se réapproprie sa voix et malgré une quasi extinction hier (la date du 25 octobre NDR) tu verras que ce soir il va assurer (Je confirme NDC). Avec lui plus encore qu’avec d’autres artistes, les balances ne sont pas du tout le reflet du show. Renaud tire tout le monde derrière lui. Il ne fait que monter et Dieu sait si plein de gens étaient convaincus que cela allait être le contraire et avec les spectateurs des vendredis et des samedis qui sont plus chauds et moins réservés que ceux qui viennent en semaine, on en prend plein la tronche !

Do you speak and mix English Christophe ?

SLU : Alors cette nouvelle table !

Christophe Génix : Gros challenge (rires) ! D’autant qu’on m’a rapidement fait comprendre chez Potar que j’allais partir avec une Live 500 car il n’allait pas être possible, pour plein de raisons, de me faire avoir ma console habituelle.

La Live 500 SSL, un son tellement gros qu’il a fallu refroidir Christophe à l’aide d’un ventilateur judicieusement placé.

La Live 500 SSL, un son tellement gros qu’il a fallu refroidir Christophe à l’aide d’un ventilateur judicieusement placé.

SLU : Surtout qu’ils ont rentré trois SSL !

Christophe Génix : On a évoqué la possibilité d’avoir une PM10 vu que Potar est très proche de Yamaha depuis toujours, mais son prix est assez élevé pour le moment.

SLU : Comment s’est passée ta rencontre avec la belle anglaise.

Christophe Génix : J’avais déjà eu l’occasion de l’approcher en la préparant chez Clair pour une prestation, du câblage essentiellement et je l’ai eue deux ou trois fois en accueil toute prête. Cela dit j’avais hâte de bien la découvrir car il n’était pas question de ne pas tout bétonner, d’autant qu’elle a des côtés bien à elle qu’il faut comprendre. On a donc commencé les répètes à Music Live avec une PM5D et des wedges pour tout le monde sauf le boss qui est parti direct en ears, et j’ai demandé pour la dernière semaine d’avoir la Live 500 en parallèle pour ne pas gêner le filage tout en commençant à l’apprivoiser et à terme, blinder ce changement de console.

SLU : Tu n’aurais pas pu l’avoir de suite ?

Christophe Génix : Non, il fallait du son tout de suite et je n’étais pas certain d’y parvenir, d’autant que la SSL est une console que tu dois « construire » avant de t’en servir. J’ai donc fait venir sur site un technicien de la marque qui m’a dispensé une formation de trois heures très intenses (rires) et pendant les jours suivants, j’ai construit ma tournée entre doutes, coups de fil au formateur et plaisir de voir que le tout prenait forme petit à petit.
Ca y est, maintenant je suis à l’aise mais j’ai constaté à quel point l’ergonomie très ouverte de cette console peut être difficile à appréhender. J’ai par exemple appelé certains confrères s’en servant depuis presque deux ans pour leur demander des tuyaux précis et ils n’ont pas été capables de me répondre ! D’un autre côté cette relative difficulté dans son utilisation est plus que compensée par le son. En numérique, rien ne l’égale.

Des compliments côté son et de l’entrainement côté ergonomie pour gagner en vitesse. Entrainement…vitesse…ça ne te rappelle pas le ballon ovale Christophe ?

Des compliments côté son et de l’entrainement côté ergonomie pour gagner en vitesse. Entrainement…vitesse…ça ne te rappelle pas le ballon ovale Christophe ?

SLU : Il te manquait quoi en exploitation.

Christophe Génix : Surtout la vitesse. Gains, aux…Je me suis demandé s’il n’allait pas falloir me mettre un autre cerveau (rires) car je me suis aperçu que je n’allais pas vite. Cette table n’est pas forcément conçue pour ça. J’ai donc mis un peu de temps et j’ai dû oublier pas mal de mes habitudes.
Il y a aussi un certain nombre de fonctions autour des VCA qui vont évoluer avec la nouvelle mise à jour (la V3.2 NDC) mais je vais attendre avant de la déployer.
Je ne veux prendre aucun risque en pleine tournée, et je me méfie des updates. Quand les choses roulent, je préfère ne toucher à rien, ce qui ne m’empêche pas de chercher. Une fois que tout le monde a du son, j’affine. Cette console te permet de créer ta propre configuration dans laquelle tu es bien, mais à la fois dans laquelle tu as tendance à ne plus avancer ce qui est dommage car on peut vraiment trouver plein d’astuces pour gagner justement en vitesse ce qui aux retours, est indispensable.

SLU : Et non seulement tu pars avec une nouvelle console mais en plus en partageant un stage…

Christophe Génix : J’aime bien les nouvelles expériences ! Je ne m’enferme jamais dans les habitudes, mais c’est vrai que partager les gains cela implique plus de travail et un autre état d’esprit. Quand par exemple tu établis des gains en résidence, lorsque la console de face arrive, il faut en reprendre beaucoup, ce qui n’est pas simple avec des ears où tout s’entend tout de suite. Avoir chacun sa table et son stage te donne une liberté et une tranquillité accrue car chacun vit sa vie.

SLU : Le trim n’est pas le gain…

Christophe Génix : Oh non, d’autant que sur la SSL, si je bouge un gain ou un trim, cela affecte l’ensemble des snapshots contrairement à d’autres tables où l’on peut se mettre en safe. J’espère qu’une prochaine mise à jour le corrigera.

“Je n’ai pas pris mes Vitalizer”

SLU : Comment pourrait-on définir le gain en qualité de son par rapport à une autre console numérique…

Christophe Génix : Par un simple détail. Je n’ai pas pris mes Vitalizer. Tout se discute, cet effet n’est pas la machine du siècle, mais c’est quelque chose que j’aime bien et que je sais maitriser. Même sur Zaz, la façon dont je m’en sers fait qu’il se passe un truc.

Quasiment toute la régie avec la Live 500 et dessous à gauche les PCM 70 et 90 et à droite les 16 liaisons Sennheiser pour les ears et les 8 Shure pour les micros. Effectivement, pas de trace des enjoliveurs SPL

Quasiment toute la régie avec la Live 500 et dessous à gauche les PCM 70 et 90 et à droite les 16 liaisons Sennheiser pour les ears et les 8 Shure pour les micros. Effectivement, pas de trace des enjoliveurs SPL

Pour la tournée de Renaud on en a parlé avec Madje qui m’a laissé tout à fait libre de mon choix mais m’a juste conseillé d’essayer une semaine sans. J’ai eu ma console, j’ai mis mes ears et j’ai commencé à faire du son avec. Je ne dis pas que j’ai retrouvé un son à la Paragon, mais presque. Une stéréo d’une largeur énorme.
Ca tourne en 96kHz, l’EQ est efficace, en fait tout est efficace au niveau du son qui est une tuerie à l’exception des réverbes internes. Tu oublies. Bien entendu je m’en sers pour des petits effets ponctuels ou pour habiller un peu les guitares ou la trompette, mais pour la voix du Patron et les cœurs, j’ai deux Lexicon dans mon rack, une 70 et une 90.

LISA, pas facile la demoiselle avec ses longs pendentifs en bois…

SLU : Et travailler avec L-Isa ?

Christophe Génix : C’est une autre découverte. Quand Madje a su que j’allais mixer les retours, il a été content car cela faisait un certain temps qu’on voulait bosser ensemble. Je me souviens de son coup de fil. Il était en vacances… Et même en vacances, il n’arrête pas (rires) ! C’est un vrai passionné. Certains l’appellent l’astrophysicien (rires), et c’est là qu’il m’a longuement décrit son design et que j’ai donc appris qu’on allait partir avec beaucoup d’enceintes !”

Il ne croit pas si bien dire. Madje continuant le calage de son système avec un Virtual Soundcheck du show de Renaud, cela nous donne l’opportunité de découvrir que les 54 Kara et 16 K2 accrochés forcément plus près de la scène qu’un gauche droite classique, y envoient quelques dB, surtout la ligne centrale de 14 Kara apparemment dédiée à la voix du patron et pourtant avancée d’un bon mètre par rapport aux 6 autres.

Une vue détaillant bien le système L-ISA en l’air, 54 Kara, 16 K2 plus 6 KS28 qu’on devine tout en haut à gauche, et le reste au sol avec 6 Arcs II, 4 X8 et 4 SB28.

Une vue détaillant bien le système L-ISA en l’air, 54 Kara, 16 K2 plus 6 KS28 qu’on devine tout en haut à gauche, et le reste au sol avec 6 Arcs II, 4 X8 et 4 SB28.

On a l’impression d’avoir des sides et des wedges qui joueraient très doucement. Cela complique un peu la tâche des retours mais aussi de la face dans la mesure où la voix de Renaud redescend au point de chant avec pas mal de niveau jusqu’à 3-4 kHz et vient taper dans le prompteur qui agit un peu comme un réflecteur. Kara étant une vraie ligne source avec une flexibilité angulaire maxi de 10°, ce comportement pourrait être dû à la mise en forme sonore de L-ISA.

SLU : Comment ça se passe avec tes micros d’ambiance ?

Christophe Génix : Bien, on collabore avec Madje pour que face et retours soient cohérents et qu’il ne me pollue pas trop mon repiquage car je vais chercher beaucoup de public pour le donner aux artistes. C’est essentiel. Cette tournée comporte un maximum de singles et Renaud est évidemment ravi d’entendre que ça chante tout le temps dans le public. J’ai parfois quelques gros lourds qui gueulent pile dans l’axe mais ça va, pas trop souvent jusqu’à aujourd’hui.

SLU : Tu mets du son dans ton wedge ? J’entends du son qui vient d’en bas…

Christophe Génix : Franchement on sent qu’il se passe un truc, mais j’ai eu beaucoup plus de problèmes sur des tournées avec des grosses faces. Et les subs en cardio accrochés tout là-haut c’est très bien. Madje vient tous les jours sur scène pour écouter et pour modifier ce qui pourrait déranger. Il vérifie toujours que ce qu’il fait de son côté, ses avancées, ne me posent pas de problème.

SLU : Ca joue fort ?

Christophe Génix : Non, il s’est calé sur un niveau maxi qu’il ne dépasse pas et les gens qui commentent son travail sont étonnés de retrouver du son partout alors que ça ne joue pas au-delà de 96-97 dBA.

De gauche à droite Gilles Vautier qui assiste Christophe à la console, Mister Stage Left en personne, puis Pascal Scoss Scossa, émérite backliner et gros déconneur et enfin Eric Ricko Salmon le second backliner ayant des peaux en plus des cordes à son arc

De gauche à droite Gilles Vautier qui assiste Christophe à la console, Mister Stage Left en personne, puis Pascal Scoss Scossa, émérite backliner et gros déconneur et enfin Eric Ricko Salmon le second backliner ayant des peaux en plus des cordes à son arc

Tout à coup on se rend compte avec Christophe qu’il y a un bruit bizarre, assez peu musical et prenant de plus en plus d’importance dans nos ventres. Afin de le faire taire tout comme le dicton qui veut qu’estomac vide n’a pas d’oreille, il lance un très chouette : « on regarde le plateau et on va manger un bout ? » Quelques marches et la visite commence.

SLU : Comment se fait-il qu’un cador de bassiste comme Evert Verhees ait besoin de partoches ?

Christophe Génix : C’est juste dû au fait qu’on ajoute parfois des chansons au dernier moment et que les arrangements de certaines autres changent. Pour être tranquille il s’est écrit quelques partitions. C’est une pièce essentielle de la tournée Evert, tu verras après (ohh oui, quel bassiste NDC)

SLU : La batterie de Philippe Draï…

Christophe Génix : Rien de spécial pour le repiquage, en revanche il joue avec des ears sur un ampli filaire tout en ayant un spare en HF. Cet ampli Drum Linear Amp de Fisher Amps, présente la particularité d’avoir deux entrées stéréo, typiquement une pour le mix que je lui envoie et l’autre pour le clic, et la possibilité de se faire son mélange.

Le kit Gretsch de Philippe Draï repris avec du Shure dans le pied et pour la snare, du Neumann pour la charley et les tambourins, encore du Shure mais en statique pour les cymbales, du Beyer pour les fûts et de l’AKG en over. Classique mais de bon goût !

Le kit Gretsch de Philippe Draï repris avec du Shure dans le pied et pour la snare, du Neumann pour la charley et les tambourins, encore du Shure mais en statique pour les cymbales, du Beyer pour les fûts et de l’AKG en over. Classique mais de bon goût !

SLU : Gros ampli pour un casque…

Christophe Génix : Oui et ça sonne très bien, mieux évidemment qu’un HF qui a toujours du mal avec le haut du spectre et spécialement les tambourins et tout ce qu’un batteur envoie comme aigu.
Pour le repiquage c’est archi classique et ça tombe bien, j’aime ça. Dans le pied par exemple il y a un couple Beta 91 et Beta 52 Shure…

SLU : Sub et wedge ?

Christophe Génix : Il y a un peu de son dans le sub, le wedge est bien là mais n’est plus d’une grande utilité !”
Marco Papazian joue de l’acoustique, de l’électrique et de la basse avec un repiquage micro et une JDX Radial sur un Marshall et un Fender Deluxe. Il y a beaucoup de guitares sur les arrangements et les musiciens changent de rôle sur quelques titres, surtout quand Evert quitte sa basse pour se mettre au piano.

Un SB18 et un X15HiQ

Un SB18 et un X15HiQ

L’ampli casque pouvant aussi alimenter un shaker via un coupe-haut. Bien pensé.

L’ampli casque pouvant aussi alimenter un shaker via un coupe-haut. Bien pensé.


Nous avons ensuite Mickael Ohayon, le chef d’orchestre, arrangeur, guitariste avec sa paire de Fender Deluxe et enfin un piano à queue qui dispose d’un échantillonneur…

Le point de chant de Renaud avec ses titres, une paire de X15HiQ au cas où, pour les premières parties et un prompteur pour pallier aux trous de mémoire. Soit dit en passant, cette aide se généralise sur tous les plateaux y compris pour des chanteurs qui ont le tiers de son âge !

Le point de chant de Renaud avec ses titres, une paire de X15HiQ au cas où, pour les premières parties et un prompteur pour pallier aux trous de mémoire. Soit dit en passant, cette aide se généralise sur tous les plateaux y compris pour des chanteurs qui ont le tiers de son âge !

SLU : Pas que, je vois une paire de Schoeps !

Ils ont connu des pianistes réputés, l’occasion était trop belle pour ne pas les ressortir.

Ils ont connu des pianistes réputés, l’occasion était trop belle pour ne pas les ressortir.

Christophe Génix : Effectivement, il sonne pour de vrai et j’ai décidé de mettre mes Schoeps dont je me servais à l’époque avec Nougaro. Les miens. On a fait en sorte de les placer avec Scoss (Pierre Scosso, backliner historique et hélas trop timide mais qu’on fera parler un jour, promis NDC) de la même façon qu’avec Casso. Non Cassar. Le pianar de Casso (rires) !
J’ai retardé l’échantillonneur pour le remettre en phase avec les micros mais je ne me sers que des micros pour les retours. Servir dans des ears un piano samplé est contraire à ma philosophie sonore. J’adore quand ça vit, qu’il y a de l’air, de la résonance et que c’est un peu crade !

SLU : Et puis les claviers, accordéons…

Quel bonheur de retrouver de vrais claviers d’époque dans un état irréprochable avec un Super Reverb en blackface et donc datant de 63 à 67…Cherche pas Tophe, t’étais pas né ;0)

Quel bonheur de retrouver de vrais claviers d’époque dans un état irréprochable avec un Super Reverb en blackface et donc datant de 63 à 67…Cherche pas Tophe, t’étais pas né ;0)

Christophe Génix : Trompette et forcément piano de Jean-François Berger dit Tintin ! Il a de très beaux claviers : un Wurlitzer qui transite par un Super Reverb Fender et un Hammond avec sa Leslie à tubes où on a une paire de 609 en haut et un SM91 en bas.

Un Shure SM91 plaqué contre la paroi de la cabine Leslie, une excellente idée pour récupérer les graves. De l’autre côté prend place l’ampli à tubes.

Un Shure SM91 plaqué contre la paroi de la cabine Leslie, une excellente idée pour récupérer les graves. De l’autre côté prend place l’ampli à tubes.

SLU : Quels micros pour les accordéons ?

Une façon très personnelle d’allonger le col de cygne du micro. Et que ferait-on sans scotch d’électricien, bien extensible et collant !

Une façon très personnelle d’allonger le col de cygne du micro. Et que ferait-on sans scotch d’électricien, bien extensible et collant !

Christophe Génix : Des DPA. Après les avoir beaucoup employés avec Zaz, j’ai beaucoup insisté auprès de Madje pour les avoir avec Renaud. Une autre marque était prévue au départ.
C’est vrai que ça repisse pas mal autour, mais une fois encore c’est tout ce que j’aime, le grain musical. Je n’aime pas les micros hyper directifs et au contraire j’essaie d’apporter le rendu le plus acoustique et ouvert possible. Produit mais acoustique !
On a discuté pour le choix des micros avec Madje, et il est très ouvert tout en ayant une approche sonore mais aussi technique, là où de mon côté il y a un peu de théorie sur tel ou tel capteur, mais surtout le fait de dire, je le veux parce qu’il sonne  (rires) !

La chambre de Scoss à jardin, plein de place pour s’occuper des grattes de Mickael Ohayon, des claviers de Tintin et du violon et des grattes de Geoffrey Richardson. Ricko, l’autre backliner à cour, s’occupe de la batterie de Philippe Draï, des grattes de Marco Papazian et des basses d’Evert Verhees.

La chambre de Scoss à jardin, plein de place pour s’occuper des grattes de Mickael Ohayon, des claviers de Tintin et du violon et des grattes de Geoffrey Richardson. Ricko, l’autre backliner à cour, s’occupe de la batterie de Philippe Draï, des grattes de Marco Papazian et des basses d’Evert Verhees.

SLU : Que donnes-tu au fait à Renaud dans ses oreilles ?

Christophe Génix : Quand j’ai pris la suite de Fred Lucas en 2008, l’artiste avait l’habitude de n’avoir que sa voix et sa guitare. Le reste de l’orchestre lui arrivait par le micro de chant. Petit à petit je lui ai monté un vrai mix pour qu’il soit dedans tout en laissant le chant très en avant. Sur cette tournée il a repris des réflexes normaux où il réclame plus ou moins de tel ou tel instrument et râle quand il a trop d’ampli guitare qui rentre dans son micro. Comme tous les chanteurs ! (rires)

SLU : C’est pourtant un super cardioïde le D-Facto.

Le micro du patron, un D-Facto DPA en filaire et avec une tête super cardioïde.

Le micro du patron, un D-Facto DPA en filaire et avec une tête super cardioïde.

Christophe Génix : Oui mais il est malgré tout assez ouvert. Madje a demandé à DPA une tête cardioïde pour que je l’essaye et qu’on compare les deux, le rendu de sa voix surtout. J’ai très peu de traitements. J’essaie de rester le plus musical possible.
C’est pareil pour tous les musiciens qui ont tous joué le plus souvent avec des wedges.
Pour que tout le monde se sente le plus à l’aise et oublie les ears, il faut leur donner un son ouvert, organique, très ambiancé y compris avec les problèmes qu’on rencontre sur un plateau quand on passe à côté d’un ampli ou de la batterie.

Celle-là, il y tenait beaucoup. Remarquez tout de même le carré de coton rouge 100% Renaud attaché au support de la tablette tout à gauche de l’image !

Celle-là, il y tenait beaucoup. Remarquez tout de même le carré de coton rouge 100% Renaud attaché au support de la tablette tout à gauche de l’image !

SLU : Pour conclure, qu’as-tu de prévu après Renaud ?

Christophe Génix : On a va tourner jusqu’à mars et peut être va-t-il y avoir quelques dates en plus, et surtout quelques festivals. Après je n’en sais rien.
J’ai quelques artistes qui me tiennent à cœur et une salle, le Bataclan, où je pourrais aller travailler pour l’un d’entre eux mais rien n’est décidé.
Tout ça va se décanter assez vite. Je ne suis pas intermittent donc je me dois encore plus de bien gérer mon planning avec toutes les incertitudes qui sont notre quotidien.

…faut avoir d’l’imagination, pour trouver une chute rigolote !

J’ai eu le plaisir de découvrir Renaud sur scène en 1988 au Zénith de Paris avec une scène couverte de gazon, un arbre et…et pourtant, même à l’époque sa voix avait été un challenge à reproduire pour Potar. Rien n’a changé. Ce qui en reste est caramélisé, une dentelle de voix douce-amère qui déclame si bien des textes qui mériteraient vraiment d’être appris à l’école. Le travail de Christophe ressemble à ce dernier : serein, rigoureux et tellement vivant.
J’ai eu un pack Sennheiser tout au long de l’après-midi et de la soirée, d’abord sur la fréquence du mix complet et ensuite sur celle du Patron où forcément la voix predomine. Ca respire, c’est précis, ça sonne de manière très agréable et même un earophobe, apeuré à l’idée d’être coupé de ses musiciens et de son public, peut remiser ses craintes. Avec Christophe et son travail, on se sent comme dans des bonnes vieilles pantoufles, sans que cette vie et tout cet air ne se paie cash en interférences sonnantes et trébuchantes.

« Casse-toi tu pues… » ET MARCHE A L’OMBRE ! reprend le public comme un seul homme, un régal dans les ears avec la petite lichette de dB en plus sur les ambiances, fruit d’un suivi rigoureux.

Petit Zénith mais archi-comble à quelques minutes du début du show.

Petit Zénith mais archi-comble à quelques minutes du début du show.

Christophe est passé maitre dans l’art de vous vendre de l’air et du vent, un peu comme Paul Chappet qui lui en revanche vous enfume pendant des heures ! Quelques petits accrochages ont eu lieu au cours du show sauf quand Renaud a été vers le fond du plateau, preuve de la nécessité de trouver un compromis entre la spatialisation et la pression, quoi qu’il en soit un grand bravo à tout le monde Madje compris. Que ce soit avec deux ou 90 enceintes comme ce soir, il mixe vraiment bien l’astrophysicien ;0)

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A Chicago, Bethesda et Santa Monica

Meyer Sound équipe trois cinemas de prestige aux US

Le groupe d’exploitation ArcLight Cinemas a choisi Meyer Sound pour équiper ses trois nouvelles salles à Chicago, Bethesda et Santa Monica aux Etats Unis. Toutes trois sont agréées THX, disposent d’un déploiement Dolby Atmos® et accueillent de 220 à 280 spectateurs dans des conditions de diffusion remarquables.

La salle de Santa Monica

La salle de Santa Monica

“Nous sommes extrêmement satisfaits par les performances audio de notre salle de La Jolla près de St. Diego” explique Joe Miraglia le directeur de la conception et de la construction des complexes cinématographiques d’ArcLight. “Nous sommes convaincus que Meyer Sound est la meilleure marque d’enceintes de cinéma, seule à même de délivrer un niveau de qualité tel que même nos spectateurs entendent la différence”.
“La dynamique des bandes son mixées aujourd’hui exige un système de haute qualité,” continue Joe Miraglia, “et Meyer Sound y parvient en associant l’amplification et le filtrage dans chaque enceinte. Nous sommes convaincus que c’est la meilleure solution pour bien exploiter Atmos.”

L’Acheron 100, la tête biamplifiées standard pour les salles plutôt larges avec son 15” et son moteur 4”. Ouvrant à 100° horizontalement et 50° verticalement, sa réponse en fréquence s’étend de 34 Hz à 17 kHz à ±4dB avec une pression crête de 139 dB SPL.

L’Acheron 100, la tête biamplifiées standard pour les salles plutôt larges avec son 15” et son moteur 4”. Ouvrant à 100° horizontalement et 50° verticalement, sa réponse en fréquence s’étend de 34 Hz à 17 kHz à ±4dB avec une pression crête de 139 dB SPL.

Le complément de l’Acheron, l’Acheron LF, deux exemplaires du même 15” que la tête pour lui donner plus d’énergie dans de grandes salles. La réponse en fréquence va de 37 à 370 Hz pour un niveau crête de 136 dB SPL grâce à deux amplis embarqués de 1125 W.

Le complément de l’Acheron, l’Acheron LF, deux exemplaires du même 15” que la tête pour lui donner plus d’énergie dans de grandes salles. La réponse en fréquence va de 37 à 370 Hz pour un niveau crête de 136 dB SPL grâce à deux amplis embarqués de 1125 W.


Les systèmes Meyer Sound déployés dans les trois salles sont quasiment identiques sauf le nombre de surrounds. Les cinq voies principales sont reproduites par des stacks d’une tête Acheron 100 et d’un renfort de grave Acheron LF. Six subwoofers X-800C sont en charge du LFE.
Quatre HMS-12, deux 500-HP et un nombre variable entre 16 ou 18 HMS-10 pour les sourrounds latéraux et de 14 à 16 HMS-12 pour les surrounds verticaux, assurent l’immersion. La gestion de cet ensemble échoit à un processeur Galileo 616. L’ensemble technique est fourni par ACS Enterprises basé à Walnut en Californie.

L’enceinte HMS12, comme son nom l’indique équipée d’un 12” et d’un moteur 3”, mais malgré son faible volume capable de 126 dB SPL et d’une réponse allant de 59 à 18 kHz, en biamplification. On appelle ça le surround de luxe. L’alimentation se fait via un connecteur à 5 broches pour les 48 VCC et la modulation analogique, ce que l’on appelle chez Meyer l’Intelligent DC.

L’enceinte HMS12, comme son nom l’indique équipée d’un 12” et d’un moteur 3”, mais malgré son faible volume capable de 126 dB SPL et d’une réponse allant de 59 à 18 kHz, en biamplification. On appelle ça le surround de luxe. L’alimentation se fait via un connecteur à 5 broches pour les 48 VCC et la modulation analogique, ce que l’on appelle chez Meyer l’Intelligent DC.

La X800C assez plate comme il se doit pour ce type d’enceinte devant prendre place derrière un écran et ses deux 18” à bobine de 3” apporte l’énergie nécessaire au canal LFE entre 23 et 160 Hz à ±4 dB.

La X800C assez plate comme il se doit pour ce type d’enceinte devant prendre place derrière un écran et ses deux 18” à bobine de 3” apporte l’énergie nécessaire au canal LFE entre 23 et 160 Hz à ±4 dB.

A titre d’information, le système complet tel qu’installé dans la plus petite des trois salles, comporte 52 enceintes développant une puissance totale RMS d’environ 50 KW pour 220 spectateurs. Meyer Sound est le seul fabricant d’enceintes offrant une gamme complète d’enceintes amplifiées dédiées aux salles obscures avec pour tous les surrounds la technologie Intelligent DC. Grâce à l’emploi d’alimentations à découpage distantes, IntelligentDC garantit tous les avantages des enceintes amplifiées, y compris la biamplification des surrounds, avec la praticité et l’économie liées à l’emploi d’un câble unique permettant, dans de nombreux cas, de ne pas passer sous gaine.

La clef de voute du système IntelligentDC, le MPS-488HP l‘alimentation en courant continu et en modulation pour une gamme précise d’enceintes de petite et moyenne puissance, typiquement les surrounds, ce qui simplifie le câblage et permet de ne pas tirer du secteur pour chaque boîte.

La clef de voute du système IntelligentDC, le MPS-488HP l‘alimentation en courant continu et en modulation pour une gamme précise d’enceintes de petite et moyenne puissance, typiquement les surrounds, ce qui simplifie le câblage et permet de ne pas tirer du secteur pour chaque boîte.

“Avec les systèmes Meyer Sound le son est reproduit en salle de la même manière que dans l’auditorium où il a été mixé” remarque Joe Miraglia. “Des gens du métier nous ont affirmé qu’avec ces enceintes ils peuvent précisément entendre ce que les auteurs et metteurs en scène ont imaginé. Nous sommes convaincus qu’un tel niveau de qualité audio est une raison de plus pour que le public choisisse nos salles obscures.”

L’entrée du nouveau complexe ArcLight de Chicago

L’entrée du nouveau complexe ArcLight de Chicago

L’image dans les trois cinémas n’est pas en reste avec le choix du projecteur 4K Christie CP4230 et de la technologie Dolby 3D.

Plus d’infos

 

L-Group annonce le rachat de CAMCO

L-Group, la holding chapeautant notamment L-Acoustics annonce le rachat de Camco, un fabricant allemand spécialisé dans les contrôleurs amplifiés à hautes performances à qui elle doit les LA4, LA8 et le tout nouveau LA12X qui a été présenté à Francfort cette année. Avec plus de 25 ans d’expérience dans la conception et la fabrication d’amplis et de nombreux brevets, Camco est un fabricant basé à Wenden en Allemagne qui emploie 50 collaborateurs.
Outre la fourniture de produits à des marques leaders de l’industrie électro acoustique comme L-Acoustics, Camco distribue aussi ses produits sous sa marque dans plus de 60 pays.

De gauche à droite Hervé Guillaume, le directeur général de L-Group; Reiner Sassmann, le directeur général et fondateur de CAMCO; Joachim Stoecker aussi directeur général et fondateur de CAMCO et enfin Christian Heil, fondateur et président de L-Group

De gauche à droite Hervé Guillaume, le directeur général de L-Group; Reiner Sassmann, le directeur général et fondateur de CAMCO; Joachim Stoecker aussi directeur général et fondateur de CAMCO et enfin Christian Heil, fondateur et président de L-Group

« Pendant plus de 10 ans Camco a été un fournisseur stratégique de L-Acoustics. Leur connaissance et leur savoir-faire dans l’amplification et le processing ont contribué au succès des contrôleurs L-Acoustics » nous explique Hervé Guillaume, le directeur général de la holding.
« Le fait de les accueillir au sein de la famille L-Group permettra à L-Acoustics et à Camco de collaborer de manière encore plus efficace et nous donnera la possibilité de développer de futurs produits à même de satisfaire nos clients et d’aborder de nouveaux marchés. »

« Nous sommes ravis de rejoindre un leader reconnu du marché audio pro » ajoute Reiner Sassmann fondateur et directeur général de Camco. « Notre compétence reconnue dans la création et la fabrication de contrôleurs amplifiés combinée à la compétence de L-Group dans le domaine des systèmes de sonorisation professionnelle va nous permettre d’enrichir nos connaissances et accélérer notre capacité à innover. La puissance de nos deux équipes va créer de multiples opportunités de croissance. »

Camco va garder son nom, l’ensemble de son équipe et de ses locaux en Allemagne et va continuer à fabriquer sa gamme propre de contrôleurs et d’amplis i-series, Vortex, D-Power et Q-Power tout en développant des produits spécifiques pour L-Acoustics et d’autres fabricants. Enfin Camco va rejoindre les sociétés formant le L-Group comme L-Acoustics qu’on ne présente plus, Simea le fabricant des menuiseries ou L-Isa et son ingénierie multicanale.

Plus d’informations sur :

 

A Boom en Belgique

Tomorrowland vibre au son de L-Acoustics

Se déroulant fin juillet dans un village au nom prédestiné de Boom près d’Anvers en Belgique, Tomorrowland est le plus grand festival de musique électronique au monde, et accueille chaque année 180 000 participants venant de près de 200 pays, pour trois jours de fête.
Les meilleurs DJ mondiaux ont animé les 8 scènes de l’édition 2016 équipées par presque 600 enceintes L-Acoustics, dont l’immense Main Stage qui en a capté plus d’un quart.

L-Acoustics Tomorrowland

Le système ainsi que huit techniciens pour en assurer le montage, a été fourni par Phlippo Productions, un partenaire L-Acoustics depuis quatre ans.
Le design est dû au talent de NoyzBoyz, un collectif de techniciens freelance spécialisés dans les musiques EDM. Dès la première année de leur participation à Tomorrowland en 2011, NoizBoyz a spécifié L-Acoustics.
« A nos débuts on a utilisé le couple V-Dosc et SB218. Plus tard nous sommes passés au K1 et SB28 et cette année nous avons eu la chance d’avoir des K1 et des KS28 entièrement amplifiés par les nouveaux contrôleurs LA12X » nous explique l’équipe de NoyzBoyz.

Une vue du Main Stage et son système constitué de 4 lignes. Deux principales composées de quatre K1-SB et 16 K1, et deux latérales composées de trois K1-SB et 18 K1. Les subs KS28 au nombre de 48, sont alignés devant la scène. Des Kara ont été ajoutées pour déboucher les zones d’ombre entre les lignes

Une vue du Main Stage et son système constitué de 4 lignes. Deux principales composées de quatre K1-SB et 16 K1, et deux latérales composées de trois K1-SB et 18 K1. Les subs KS28 au nombre de 48, sont alignés devant la scène. Des Kara ont été ajoutées pour déboucher les zones d’ombre entre les lignes

« La raison pour laquelle nous employons des systèmes L-Acoustics à Tomorrowland tient à leur rendu sur des musiques électroniques qui se révèle excellent tout comme la portée du K1. La distance maximale à laquelle le son doit arriver est de 160 mètres et le K1 parvient à y délivrer encore du bon son. Une autre raison est la quantité d’énergie dans les basses fréquences générée par le couplage vertical du K1 et sa projection au lointain. »
Pour cette édition 2016, des enceintes L-Acoustics ont été employées pour sonoriser le Main Stage, Wind Stage, Garden of Madness, The Opera, The Gathering et les Comfort zones. Le prestataire anversois Phlippo Productions a installé en tout 116 K1, 86 KS28, 76 SB28, 60 K2, 20 SB18, 17 X15HiQ, 16 K1-SB et 14 ARCS Wide en principal et 134 Kara, seize 12XT, douze Kudo, huit Kiva, huit X12 et quatre 115XT HiQ pour les premiers rangs et les délais.

Le Main Stage dévoilé par cette vue aérienne où l’on devine le dénivelé qui a rendu nécessaire l’ajout de délais en Kara derrière la régie. La surface à couvrir n’en reste pas moins immense.

Le Main Stage dévoilé par cette vue aérienne où l’on devine le dénivelé qui a rendu nécessaire l’ajout de délais en Kara derrière la régie. La surface à couvrir n’en reste pas moins immense.

La puissance nécessaire pour le Main Stage et l’Opera a été délivrée par 66 LA12X. Les autres scènes et les délais ont nécessité la mise en œuvre de 116 LA8 et 7 LA4X. Enfin les retours des DJ ont aussi été assurés en L-Acoustics avec le déploiement de 32 Kara, 12 SB18 et dix 115XT HiQ, alimentés par 17 contrôleurs amplifiés LA8.

Très apprécié, le « casque » en Kara et SB18 L-Acoustics est spécifié par tous les DJ.

Très apprécié, le « casque » en Kara et SB18 L-Acoustics est spécifié par tous les DJ.

Le total de la puissance disponible aux bornes des amplis de l’ensemble des scènes de Tomorrowland a atteint 1 770 kW. « Le plus gros challenge a été pour nous de fournir un système offrant à la fois la portée et la puissance nécessaires pour délivrer la pression et la qualité de rendu exigés par Tomorrowland » continue NoizBoyz. « Comme si cela n’était pas suffisant, nous avons dû trouver la place pour accrocher nos systèmes au sein de plateaux très décorés, heureusement la taille raisonnable du K1 nous y a aidés. »

La grande première de Tomorrowland 2016 a été l’association K1, KS28 et LA12X des Main Stage et Opera. « Ce serait bien si chaque gros show bénéficiait d’un système comme le nôtre ! » précise l’ingé façade d’Oliver Heldens qui a joué sur le Main Stage le dernier soir du festival. « Il était très bien calé, surtout dans grave, quelque chose de complexe quand les lignes sont très longues et avec des musiques aussi riches dans le bas du spectre que celles d’Oliver. »
« Les nouveaux subs KS28 sont impressionnants. Ils descendent un peu plus, ce qui est précisément ce dont j’ai besoin. Ils complètent le K1 mieux que n’importe quel autre sub. En fait je me suis rapidement retrouvé avec les subs à -6dB sur la console ! La portée du K1 est aussi remarquable. Il est possible de jouer sur la balance entre grave et aigu sur la distance ce qui est un grand plus sur un système line-array. J’ai écouté le son en dehors de la régie et j’ai pu apprécier sa régularité où que j’aille, y compris près des délais et autres fills qui le complètent très bien. »

Les deux lignes en K1 à jardin du Main Stage. Jamais d’ailleurs notre façon d’appeler « jardin » le Stage Right ne l’a été autant à propos. La déco est plus que luxuriante à Tomorrowland !

Les deux lignes en K1 à jardin du Main Stage. Jamais d’ailleurs notre façon d’appeler « jardin » le Stage Right ne l’a été autant à propos. La déco est plus que luxuriante à Tomorrowland !

Les avantages liés à l’emploi de la série K sont une fois de plus soulignés par NoizBoyz : « Si vous employez chaque enceinte pour faire ce pourquoi elle est conçue, le raccord entre modèles est inaudible. Nous avons par exemple utilisé Kara en tant qu’infill et outfill et parfois en petit délai, en obtenant un parfait renfort du K1 dans le haut du spectre. »
NoizBoyz a bien entendu utilisé Soundvision pour la conception et la prédiction des systèmes et LA Network Manager pour les préprogrammer et les exploiter, ce qui a permis de gagner du temps sur site.
« L’ensemble acoustique, mécanique et informatique de ce système est très cohérent. Nous créons nos designs avec Soundvision qui se révèle être de plus très précis. La connectique et l’accroche sont standard ce qui facilite l’exploitation où que l’on soit dans le monde » continue NoizBoyz.

Toujours au Main Stage, on parvient à distinguer le montage des KS28 sur le petit côté par 4 ou bien en stack classique par 3.

Toujours au Main Stage, on parvient à distinguer le montage des KS28 sur le petit côté par 4 ou bien en stack classique par 3.

« On peut configurer les contrôleurs au dépôt, caler le système avec LA Network Manager et enfin suivre chaque ampli durant la prestation, ce qui nous permet d’avoir l’assurance de délivrer le meilleur son.
Enfin la mise en œuvre des tout nouveaux KS28 et LA12X a été instantanément remarquée par nos clients qui ont adoré le rendu. »
« J’ai été impressionné par le headroom et la puissance délivrée par le système » nous dit l’ingé son façade d’Oliver Heldens. « Avec un système en K1, on peut facilement choisir son rendu, et retrouver ce qu’on envoie à la console pile dans la face ! »
« Nous sommes fiers d’être un partenaire L-Acoustics et de faire partie de l’aventure Tomorrowland » conclut Phlippo. « Notre investissement dans la marque L-Acoustics s’est révélé très judicieux pour notre groupe et va se poursuivre dans le futur. »

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Renaud, le Stage Left

Renaud le Stage Left

A-t-on besoin de dire qui est le mixeur qui se cache derrière cette devise et ce ballon ?
Nous avons été retrouver Christophe Génix, stage left de Renaud au Zénith de Paris, heureux comme un technicien qui aime la chetron du patron et qui a pour le satisfaire, un jouet en béton, une Live 500 SSL aussi belle et scintillante que les Champs Elysées en décembre.

Voici ci-dessous quelques images en guise de cahuètes. Le gros reportage arrive très vite.