Nexo confie à Michel Brouard l’Asie de l’Est

Michel Brouard à gauche et Denis Baudier photographiés au siège social de Nexo à Plailly

Un nouveau visage va désormais représenter Nexo en Asie. 18 mois après avoir rejoint Nexo pour s’occuper de la Grande Chine, Michel Brouard vient d’être nommé Responsable du développement commercial pour l’Asie de l’Est.

Bien connu dans les milieux de la sonorisation, Michel Brouard est un vétéran de l’industrie. Sa carrière a débuté dans sa France natale par de la gestion de projets, puis s’est épanouie dans la fonction de directeur des ventes à l’international chez L-Acoustics, où il a travaillé durant 16 ans.
Plus récemment, il a fait partie de l’équipe commerciale de la société italienne K-Array avant de rejoindre Nexo durant l’été 2015 pour prendre en charge le développement commercial de la marque de Plailly en Chine, Hong Kong, Macao et Taiwan. Il va désormais s’occuper aussi de la Mongolie, du Japon, de la Corée du Sud et celle du Nord.

« Michel va jouer un rôle capital pour le renforcement de la présence et de la réussite de Nexo au Japon et en Corée du Sud, » nous dit Jean Mullor, le directeur général de Nexo. « Tout en gardant la responsabilité du développement commercial en Chine, son influence va s’étendre aussi vers d’autres pays du continent asiatique qu’il connaît très bien, en collaboration étroite avec Denis Baudier, le directeur des ventes de Nexo. »
Plus d’infos sur le site Nexo

 

Avec la série E et S

Eighth Day Sound équipe sa filiale australienne en Adamson

Eighth Day Sound, un des membres influents du network d’utilisateurs d’Adamson, vient d’augmenter son parc d’enceintes de la marque canadienne afin d’équiper sa filiale australienne basée à Sydney avec un nombre important de séries E et S.
Ayant son siège social à Highland Heights dans l’Ohio, avec des bureaux à Los Angeles, London, et Sydney, Eighth Day Sound est l’un des prestataires trustant le Pollstar des top world tours et équipe régulièrement les plus grosses tournées mondiales et les festivals les plus appréciés. De plus en plus, cette société investit en systèmes Adamson afin d’être en mesure de répondre à la demande grandissante pour cette marque.

Des techniciens fiers de l’arrivée dans le parc d’Eighth Day Sound Australie de nouveaux jou-jous canadiens, de gauche à droite des S10, E12, E15 et E119 Adamson.

« Disposer d’un parc Adamson où que l’on soit a toujours été notre stratégie » nous précise Jack Boessneck le directeur général d’Eighth Day. « Avec la très bonne réputation internationale de cette marque, nous nous devons de disposer d’un parc suffisant. »
L’équipe australienne d’Eighth Day s’est rendue dans le quartier général du prestataire dans l’Ohio en décembre 2016 où, en compagnie de nombreux autres techniciens de cette société, elle a bénéficié du tout nouveau Applied Certification Program d’Adamson qui va être lancé officiellement partout ailleurs le mois prochain.
Eighth Day a acquis plus de 140 nouvelles enceintes Adamson comprenant des modèles de la série E, S et des subwoofers. « La série E est un complément très appréciable à notre parc de systèmes en Australie, » commente Damo Pryor, le manager de Eighth Day Australia. « Ces enceintes sont très répandues et appréciées en Europe, et sont désormais en train de faire un carton en Amérique du Nord. Nous sommes fiers d’être le premier prestataire australien à disposer d’un parc complet pour nos clients. »
« J’ai eu l’opportunité d’utiliser les enceintes de la série E pour la première fois lors d’une prestation se déroulant dans un stade aux USA. La portée est énorme et nous avons pu couvrir le stade entier sans accrocher de délais, » ajoute Tristan Johnson, Ingé Système en chef d’Eighth Day Sound Australie.

Le E119, plus qu’une moitié de E219 grâce au travail effectué par Benoit Cabot sur les évents et un accord légèrement plus bas ce qui lui permet de ne délivrer que 2 dB de SPL Max de moins que le 219 dans la bande des 31 Hz.

« Les nouveaux E119, développées en partie grâce à notre expérience et à notre demande, délivrent une énergie impressionnante. J’ai hâte de les accrocher dans mon pays et montrer aux gens ce dont ils sont capables ! » conclue-t-il.
Disposant désormais du matériel et de la compétence nécessaire dans les systèmes Adamson, Eighth Day Australie ne va pas perdre de temps pour déployer ses nouvelles enceintes dans cet immense pays lors des principaux événements qui s’y dérouleront, dont la tournée de Rüfüs et quelques gros festivals.

« Nous avons le plaisir de travailler avec Eighth Day Sound depuis maintenant quelques années, » conclut James Oliver, le directeur du markéting et des ventes d’Adamson. « Leur volonté de standardiser leur équipement en offrant un service irréprochable dans le monde entier en fait un leader du marché. Nous sommes impatients de faire découvrir au public australien une alternative à ce à quoi il est habitué grâce à Eighth Day Sound. »

D’autres informations sur le site Adamson et sur le site de DV2

 

Avec 6dB de plus

Kiva II, un sacré coup de jeune !

Fred Bailly ingénieur application touring chez L-Acoustics

Fred Bailly ingénieur application touring chez L-Acoustics

Quasi identique à Kiva, Kiva II est pourtant une enceinte complètement repensée où tout est remis au goût du jour, voire joue la carte de l’anticipation.
Nous avons profité des JTSE et surtout de la présence de Fred Bailly, ingénieur application Touring, sur le stand L-Acoustics pour en savoir plus sur ce produit désormais capable de s’attaquer à des lieux et à des jauges autrement plus attractifs.

Fred Bailly : La première étape dans la mise au point de Kiva II a été de trouver un nouveau matériau qui ait des caractéristiques acoustiques identiques à celles de celui utilisé pour Kiva, tout en présentant une solidité accrue. Un composite sandwich. La difficulté que nous avons rencontrée avec l’ancien modèle est qu’il est parfois arrivé qu’en heurtant le sol sous certains angles, l’ébénisterie se casse. Cette mise au point a pris pas mal de temps mais c’est réglé.

SLU : La recherche de caractéristiques sonores identiques n’est pas dictée par la possibilité d’accrocher l’ancien et le nouveau modèle j’imagine, ils n’ont plus rien à voir…

La finition de Kiva II est extrêmement soignée et le soin apporté au vissage des Torx qu’on devine à droite est remarquable. Impossible aussi de repérer l’usage d’un matériau composite.

La finition de Kiva II est extrêmement soignée et le soin apporté au vissage des Torx qu’on devine à droite est remarquable. Impossible aussi de repérer l’usage d’un matériau composite pour l’ébénisterie, sauf peut être à trop serrer les vis…

Fred Bailly : Du tout, c’est juste le besoin de faire en sorte que l’enceinte soit amortie, neutre, rigide et ne génère aucun son propre. La finition est identique et bien entendu comme Kiva a beaucoup de succès en installation, il est possible de l’avoir outre en marron et en blanc, aussi et sur commande dans la palette RAL Classic.

SLU : Vous avez fait fort question SPL…

Fred Bailly : C’était quelque chose qui ne nous satisfaisait pas tout à fait sur l’ancien modèle. Le SPL max était un peu en dessous de nos espoirs.

SLU : C’étaient des aimants en ferrite ?

Fred Bailly : Oui, 100% ferrite. Du coup dans Kiva II nous disposons de transducteurs à aimant au néodyme. Deux 6,5” pour le bas et un moteur de 1,75” à diaphragme annulaire pour le haut, ce qui nous permet de gagner beaucoup en efficacité, 6 dB sur Kiva.
Même un peu plus puisque nous disposons d’une marge dynamique de 8 dB avant d’arriver au seuil de limitation, exactement comme avec les gros produits de la marque comme K1, K2 et Kara. Kiva première génération en revanche travaille avec une marge dynamique de 4 dB avant d’entrer dans les limiteurs comme le reste des petits produits. On a donc un peu plus de SPL sur un 0 standard.

La sortie du guide d’onde et ses deux L-Fins ainsi qu’un fin filet empêchant l’accès au moteur. Le tissu qui masque et protège les deux 6,5’’ est tendu sur des cadres qui peuvent se retirer pour pouvoir les démonter.

La sortie du guide d’onde et ses deux L-Fins ainsi qu’un fin filet empêchant l’accès au moteur. Le tissu qui masque et protège les deux 6,5’’ est tendu sur des cadres qui peuvent se retirer pour pouvoir les démonter.

SLU : La face avant a aussi un peu changé…

Fred Bailly : C’était nécessaire d’un point de vue acoustique mais aussi de finition. Sur Kiva, le tissu Airnet était d’un seul tenant et épousait la courbure de la face avant. Malheureusement il avait tendance à faire avec le temps des plis assez disgracieux. Désormais il est tendu en deux parties et dégage le guide d’onde qui débouche librement sur deux L-Fins qui améliorent la polaire.

SLU : Le filtre passif a-t-il été changé ?

Fred Bailly : Oui bien entendu. Il a été retravaillé par la R&D mais c’est leur cuisine interne (sourires NDR) Côté mécanique nous avons désormais des échancrures dans les poignées latérales, ce qui dégage plus facilement l’accès aux loquets de fixation inter-boîtes et aussi une petite ouverture qui respecte notre code couleur maison des gros systèmes et informe quant au bon verrouillage des éléments entre eux. On ne doit pas voir de pastille de couleur. La prise d’angle se fait par l’arrière et va de 1° à 15° qui est le maximum et correspond à la directivité verticale propre de Kiva II. C’est la même que Kiva.

La nouvelle poignée échancrée. On devine le levier de déverrouillage ainsi qu’en haut de la platine, l’orifice permettant de voir briller ou pas la marque jaune et donc de savoir si les éléments sont correctement fixés.

La nouvelle poignée échancrée. On devine le levier de déverrouillage ainsi qu’en haut de la platine, l’orifice permettant de voir briller ou pas la marque jaune et donc de savoir si les éléments sont correctement fixés.

SLU : Comment cela se fait-il qu’avec du néodyme vous ayez pris du poids ?

Fred Bailly : Nous avons pris un kilo mais restons très léger à 14 Kg par élément. Cela est dû au matériau qui forme l’ébénisterie et dont la neutralité, la solidité et la résistance aux intempéries et au temps le rendent plus lourd que le précédent.

SLU : Pour renforcer le grave ?

Fred Bailly : On se sert du SB15m qui est désormais l’élément complémentaire de Kiva II en lieu et place du Kilo et son 12’’ passif. Il a été discontinué car il pouvait encore avoir du sens avec Kiva, mais pas avec le nouveau modèle.
Pour accrocher le SB15m on utilise le Kibu-SB, un frame qui a été dessiné lors de l’élaboration de ce sub polyvalent.

Le Kibu-SB, le frame conçu pour les installations temporaires et acceptant des charges importantes.

Le Kibu-SB, le frame conçu pour les installations temporaires et acceptant des charges importantes.

SLU : On peut y accrocher aussi des Kiva ?

Fred Bailly : Bien entendu, ou un panachage de renforts et de têtes. La capacité max est de 21 Kiva II mais si tu en accroches autant, il y a de fortes chances que tu te sois trompé de système  (rires) ! On dispose aussi maintenant d’un pullback qui s’appelle Kiva-Pullback, et permet de prendre des angles très intéressants avec ce type de petite tête, et enfin le frame de base Kibu devient le Kibu II et bénéficie d’une ferrure repensée avec la charge désormais appliquée sur la mécanique via des pliages en T et non plus les soudures.

Le Kibu II

Le Kibu II

On n’a jamais eu le moindre accident mais cela ajoute encore à la sécurité qui est chez L-Acoustics une préoccupation de tous les instants. Enfin le petit frame Kiet passe aussi en version 2 et peut accueillir maintenant 3 têtes en support ou en accroche sous-plafond.

SLU : Quel est l’indice de protection de Kiva II ?

Fred Bailly : Elle est IP55 mais, comme pour toutes les enceintes, il faut pour cela la brancher et boucher le second port Speakon. Attention aussi à ne pas prendre d’angles négatifs, mais pour ce qui est des matériaux mis en œuvre, elle ne craint rien.

Du très bon travail pour une boîte aussi petite sauf la petite fuite au-dessus des 2 kHz mais qui reste contenue. La première couleur indique une atténuation de 3 dB, la seconde de 6 et la dernière, la plus claire, de 12 dB.

Du très bon travail pour une boîte aussi petite sauf la petite fuite au-dessus des 2 kHz mais qui reste contenue. La première couleur indique une atténuation de 3 dB, la seconde de 6 et la dernière, la plus claire, de 12 dB.

SLU : La polaire est régulière sauf le petit accident à 2 kHz. Ca doit être autour de la coupure…

Fred Bailly : C’est bien tenu sauf juste au-dessus de 2 kHz où effectivement on est dans la zone de coupure entre les HP et le moteur. Même le grave est bien guidé jusqu’à 300 Hz. La fréquence de coupure du preset est de 70 Hz et le SB15m monte à 100 Hz ce qui nous donne un petit recouvrement.

Fred Bailly en pleine explication sur son stand. Vous remarquerez son auréole qui ne s’est pas remise d’une grosse tartine ;0)

Fred Bailly en pleine explication sur son stand. Vous remarquerez son auréole qui ne s’est pas remise d’une grosse tartine ;0)

SLU : Les ventes sont bien parties ?

Fred Bailly : Je ne suis pas le mieux placé pour te répondre sauf que j’ai déjà fait de l’assistance au sound design d’une installation à la Comédia pour le compte de Dushow Nice, donc ça semble bien parti.

SLU : En comparaison A/B entre Kiva et Kiva II cela donne quoi ?

Fred Bailly : Ahh il faut être vraiment sourd pour ne pas l’entendre (rires) ! C’est énorme. C’est la première fois où il y a un tel gap entre deux produits similaires chez nous. Quand on a réceptionné les premiers Kiva II, j’ai accroché 6 exemplaires de chaque et j’ai calé mes niveaux par rapport à Kiva.
J’aurais dû faire le contraire (rires) parce que quand je suis passé sur Kiva II j’ai pris une tartine. Il n’y a pas que le SPL, le premier plan, la tenue dans le grave qui est en plus beaucoup plus joli, la polaire, tout est mieux. A niveaux identiques, le rendu est sans débat. Le grave est sec et parfaitement guidé, l’aigu plus beau… On a gagné sur tous les tableaux.

Tiré de la littérature L-Acoustics, la résultante de la mise en parallèle de 6 Kiva II. Du petit lait pour LA12X

Le prix HT catalogue passe de 2415€ pour Kiva à 2850€ pour Kiva II, une différence qui se justifie et surtout doit être resituée à l’aune de l’impédance désormais de 16 ohms permettant de raccorder plus de boîtes à chaque patte d’ampli, ce qui fait que la mise en œuvre de Kiva II peut, suivant les designs, couter moins que l’ancien modèle.
A titre d’information le LA4X en prend 2, le LA8 en prend 4 et le LA12X en prend 6, ce qui signifie que le nouveau gros contrôleur peut pousser deux lignes de 12 boîtes. Ca calme !

Pour plus d’informations : www.l-acoustics.com

 

Gims, le plus français des shows à l’américaine avec Julien Mairesse

Gims en plein show. On distingue derrière Manu Dyens à la batterie et surtout le couple casquette et lunettes géantes.

Gims en plein show. On distingue derrière Manu Dyens à la batterie et surtout le couple casquette et lunettes géantes.

Il est sans doute l’artiste le plus joué en radio, le plus apprécié par la nouvelle génération et aussi celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Devenu incontournable, Gims a tourné, beaucoup, très bien entouré et clôturera le Warano Tour en Avril 2017. Peut-être… Nous avons été le voir le 18 mars et le 30 novembre à l’AccorHotels Arena grâce à Julien Mairesse qui nous y a accueillis avec sa légendaire sérénité. Récit d’une double grosse claque.

De dos et un casque à la main, Julien en mode dir art devant son micro qu’à l’aide d’une pédale il route ou pas dans les ears.

De dos et un casque à la main, Julien en mode dir art devant son micro qu’à l’aide d’une pédale il route ou pas dans les ears.

Si le 18 mars est une date « normale », celle du 30 novembre a donné lieu à une captation de France 2 avec tout ce que cela implique de machineries diverses et variées pour garder du mouvement et du volume au show total de Gims une fois rentré dans le petit écran.
Qui dit captation dit aussi longues répétitions, guests en pagaille et temps au compte-gouttes pour parler aux techniciens, accaparés comme jamais (à défaut d’être sapés NDR).
Nous les avons donc laissé travailler et avons savouré les répétitions et le show du 30 novembre telles des petites souris indiscrètes, et utilisé les interviews du 18 mars pour boucler ce reportage.

Laissons la parole à Julien Mairesse car, pour les rares qui ne le connaissent pas, sous le capot de l’homme imperturbable, se cache un sacré moteur. Pour cette tournée, il s’occupe par exemple de la scénographie, la mise en scène, la direction artistique, la vidéo, le topage et la réalisation des images, autant dire que son talky refroidit rarement.
Pourtant même au pas de course, le ton reste tranquille et le sourire de rigueur. On peut se faire entendre dans le calme… Il nous accorde quelques minutes. « On part très peu. On fait des blocs de trois semaines, on est off pendant des mois et on repart. Entre temps on fait des festivals et quelques dates à l’étranger : Italie, Allemagne, Espagne, Suède, Canada ».

Julien, la force tranquille

SLU : Tout le monde s’y retrouve dans cette organisation ?

Julien Mairesse : C’est assez perturbant. Lorsqu’on tourne, on joue tout le temps, le dimanche, le lundi, c’est complet tous les jours. Parfois on a un jour off mais c’est un mercredi. On est un peu décalé.

SLU : Sur cette tournée, tu es omniprésent. Cela doit avoir des avantages..

Julien Mairesse : Oui clairement, tu peux adapter l’artistique aux moyens dont on dispose et cela permet de caler le show en étant sûr que la logistique suivra. On a 6 semi-remorques, 3 tour bus, on fait des journées bien remplies de 6h15 à 1h30, mais dans le calme, on ne pousse pas, on est tous heureux !

Gims avec Julien Mairesse

SLU : Ici on est au format Arena, c’est le kit standard de tournée ?

Julien Mairesse : Sur la tournée France / Belgique / Suisse nous nous déplaçons avec l’intégralité du kit technique (son, light, vidéo, catering…) Nous sommes totalement autonomes. En tournée Europe, toutes les dates accessibles par voie terrestre, on prend le kit festival (régies son & light, vidéo, backline, les lunettes et les FX). Pour les dates en avion on ne prend que les éléments vitaux (ears et backline spécifique) Ici la diffusion est louée, on a ajouté un cube vidéo au milieu de la fosse, les écrans de reprise caméra et enfin un renfort d’effets spéciaux avec confettis et CO2. Le cube vidéo est à LED monte à 6 mètres de haut et déroule 4 écrans. Cela n’a l’air de rien, mais il y en a très peu dans le monde. Celui-ci vient de la tournée de Jay-Z. Il est arrivé des USA ce matin, et repart demain ! (Magnifique trouvaille qui propulse Gims dans les étoiles et dont Julien a balisé la zone de sécurité pour l’artiste soigneusement au gaf blanc NDR)

SLU : Parle-nous un peu de ton travail artistique avec Gims

Julien Mairesse : On a la chance d’avoir un artiste qui est très en appui sur l’équipe, et c’est très agréable. Il nous fait une confiance absolue. Et c’est réciproque, on sait qu’il n’a pas besoin de beaucoup répéter. (Lors de la date avec captation il s’est tout de même filé tous les guests et une bonne partie de son show NDR). Lorsque je lui ai présenté le design, ça lui a immédiatement plu et il est arrivé en répétition les yeux fermés. Il prend ses repères une fois, écoute les remarques et il restitue… C’est une vraie machine de guerre !

Gims avec Julien Mairesse

SLU : Les périodes de creux sur cette tournée te laissent un peu de temps pour t’occuper d’autres artistes j’imagine. Quels sont tes autres projets ?

Julien Mairesse : J’en ai beaucoup (rire ! ) je m’occupe L.E.J, le trio de fille qui cartonne en ce moment. J’ai travaillé sur l’exposition de Luc Jacquet à Lyon, de Christophe Willem, Mickael Grégorio, Kool Shen, Soprano…

Julien s’occupe de beaucoup d’autres artistes et a un CV à faire peur. Jetez un coup d’œil à ce lien et vous comprendrez.
Nous le laissons retrouver son flight case lui servant de podium à cour juste devant la régie retours que nous irons visiter dans quelques minutes. Il y cadence à vue les répétitions comme le show d’une voix tranquille qui arrive dans les ears des artistes et des techniciens.
Nous allons en fond de parterre retrouver l’équipe façade composée de Typat, (Patrick Passerel sur sa CNI) au système, Bertin Meynard en assistant et Lionel Capouillez au mix, aussi belge que talentueux et souriant. Clairement la bonne humeur règne sur cette tournée ! La répétition a commencé, c’est Bertin qui est aux manettes. Le son de la façade est comme il se doit, rond, flatteur, pas numérique pour deux ronds…


Leur pays est plat, pas leur son

Lionel Capouillez, un gabarit et un son qui ne passent pas inaperçus et encore, il n’a pas de chapeau ! Derrière on devine la silhouette de Typat les yeux rivés sur le Sim.

Lionel Capouillez, un gabarit et un son qui ne passent pas inaperçus et encore, il n’a pas de chapeau ! Derrière on devine la silhouette de Typat les yeux rivés sur le Sim.

SLU : Salut Lionel, comment tu t’es retrouvé sur cette tournée ?

Lionel Capouillez : Je suis plutôt un ingé de studio à l’origine, j’ai mixé les deux albums de Stromae, c’est comme ça qu’on m’a contacté pour faire le live.

SLU : C’est un travail assez différent. Tu es à l’aise dans les deux ?

Lionel Capouillez : C’est vrai c’est assez différent mais finalement très complémentaire. Regarde des gens comme Charlie VDE font les deux et s’en sortent très bien !

Un rack quasiment dédié à Gims avec, de haut en bas, les TA-1VP Tascam embarquant le célèbre Auto-Tune d’Antarès, deux exemplaires car la musique de Gims sans auto-tune ce serait un peu comme les Stones sans guitare. Un TC D-Two puis une autre pièce maitresse, l’XL42 Midas, double étage d’entrée recevant le micro principal et le spare et bien entendu, deux Distressor pour les mêmes raisons. Ce que l’on appelle une chaîne voix bétonnée. Tout en bas le Vt et le Klark. Qui a dit que l’analogique ne plaît plus aux jeunes ?

Un rack quasiment dédié à Gims avec, de haut en bas, les TA-1VP Tascam embarquant le célèbre Auto-Tune d’Antarès, deux exemplaires car la musique de Gims sans auto-tune ce serait un peu comme les Stones sans guitare. Un TC D-Two puis une autre pièce maitresse, l’XL42 Midas, double étage d’entrée recevant le micro principal et le spare et bien entendu, deux Distressor pour les mêmes raisons. Ce que l’on appelle une chaîne voix bétonnée. Tout en bas le Vt et le Klark. Qui a dit que l’analogique ne plaît plus aux jeunes ?

SLU : Tu nous fais le tour du propriétaire en commençant par la chaîne de Gims ?

Lionel Capouillez : La voix lead passe d’abord dans le Midas XL42, la dynamique est travaillée dans un Distressor, puis vient l’auto-tune Tascam TA-1VP. Juste avant, je splitte et je fais un A/B sur la console, ça me permet de passer de la voix auto-tunée à la voix normale très facilement, et on le fait beaucoup sur ce show.

SLU : Et sur les généraux ?

Lionel Capouillez : Avant d’envoyer dans le Lake de sortie, qui en fonction du lieu alimente les amplis en RJ ou en fibre, je passe par un DN360 Klark Teknik et par un Avalon VT737sp.

SLU : Ce n’est pas un peu risqué de passer toute la façade dans un compresseur à tubes ?

Lionel Capouillez : Non, il a un circuit de bypass en fail-over. Il n’y a pas beaucoup de risques. Je compresse très, très peu, et puis tout ce qui rentre dedans ressort plus beau. C’est vraiment mieux !

Johan Milet, aussi barbu et belge que Lionel nous a rejoints à la façade. L’occasion de taper l’incruste dans sa régie retours.

Johan Milet : Avec plaisir, je suis juste là de passage pour admirer la vue, alors c’est à ça que ça ressemble vu d’ici ?

Décidément l’ambiance est pourrie sur cette tournée ;0) Je finis mon tour des périphériques avec Lionel.

SLU : En réverbération tu utilises quoi ? Je vois une remote TC sur le côté.

Lionel Capouillez : Oui on a un TC M6000, mais je m’en sers finalement plus sur les instruments, avec ses 4 moteurs c’est assez pratique, j’en ai pour les toms, les snare, mais pour les voix je trouve ça assez compliqué de trouver le bon preset. J’ai découvert une machine que je ne connaissais pas, la Bricasti M7. Et ça c’est magique, tu testes un preset sur une voix et tu es bluffé !

SLU : Pour les EQ tu te sers de ceux de ta table ou bien es-tu un adepte des plugs externes ?

Lionel Capouillez : Non j’utilise ceux de la console. iIs sont pratiques et ergonomiques, rapides d’accès et efficaces. En live il faut que ça aille vite, et les menus et sous menus qui défilent à ne plus en finir peuvent te faire perdre du temps.

L’antre du Milet surpris en plein travail sur sa SD7

L’antre du Milet surpris en plein travail sur sa SD7

Un barbu c’est un barbu, deux barbus ce sont les sondiers de Gims. On laisse Lionel finir les répétitions avec Bertin et on prend la direction de la régie retours où l’on retrouve Johan Milet.

SLU : Explique-nous comment tu travailles !

Johan Milet : Je mixe sur une SD7 DiGiCo avec un Wavegrid qui gère les effets Waves dont les réverbérations. Je n’ai aucune autre machine de traitement et du coup ça me fait un système très compact. Pour la voix de Gims, j’ai le même setup qu’en façade avec le A/B avec ou sans auto-tune. Ensuite les traitements sont assez différents de la façade. Il m’arrive d’ajouter de la brillance, la compression de la voix est différente, je joue sur l’intelligibilité. Ensuite, chaque musicien a un départ d’effet. Comme ça je peux séparer les réverb, et ça me permet d’avoir un plug par envoi. Les plugins virtuels ont un réel intérêt dans ce genre de setup. Mais il faut programmer des snapshots pour s’y retrouver. Pour finir, j’utilise les compresseurs multi-bandes de la console pour les entrées musiciens et les sorties.

La régie retours avec les émetteurs et récepteurs Shure et tout en bas devant Yohan, la même chaîne voix pour le patron. XL42 Midas, Distressor et TA-1VP Tascam.

La régie retours avec les émetteurs et récepteurs Shure et tout en bas devant Johan, la même chaîne voix pour le patron. XL42 Midas, Distressor et TA-1VP Tascam.

SLU : Tu gères combien d’entrées ?

Johan Milet : J’ai 70 entrées en tout, beaucoup plus qu’en face (rires)! Je m’occupe également des talk-back. J’ai 5 musiciens, 1 backer, l’artiste, Julien, l’assistant, le backliner, les guests,  4 de plus aujourd’hui, mais ça tient, cette console a beaucoup de ressources et de sorties !

Tout à gauche, le stage de la régie façade sous le patch et tout à droite, celui de la DiGiCo des retours. Tout autour et comme il se doit en noir, les liaisons Shure pour les micros et les ears.

Tout à gauche, le stage de la régie façade sous le patch et tout à droite, celui de la DiGiCo des retours. Tout autour et comme il se doit en noir, les liaisons Shure pour les micros et les ears.

SLU : Que des ears ?

Johan Milet : Absolument, on n’a aucune membrane sur scène à part un wedge ponctuel qui va servir ce soir pour un DJ en première partie.

SLU : Question micros et émetteurs vous êtes en Shure…

Johan Milet : Oui, avec des liaisons UR4D+ et je me fie à l’interface du système pour choisir les fréquences et éviter les plages à risque. Je n’ai pas de distributeur, les antennes sont placées sur la régie elle-même.

Capouillons encore

De retour à la régie façade, on profite d’un rare moment de tranquillité pour reprendre le fil de la discussion avec Lionel. Il est assis sur un fly et semble très occupé sur son mac.

Lionel Capouillez : Je retravaille le mix d’un titre de John Mamann. Ça sort lundi en radio et ils ont besoin d’avoir un peu plus de caisse claire. Il faut parer à toute éventualité dans ce métier !

Bertin Meynard à la console et à droite sur son mac, Lionel Capouillez, un géant qu’on ne présente plus !

Bertin Meynard à la console et à droite sur son mac, Lionel Capouillez. Il ne commande pas une pizza, il remixe juste un titre ;0)

 

SLU : Tu es en train de modifier un mix directement sur le Protools de ton Mac ?

Lionel Capouillez : En studio j’ai un Protools avec une interface Fireface 800 + 2 ADAT, et comme c’est impossible de se déplacer avec les DSP, c’est ce que j’ai trouvé de plus simple. Lorsque j’ai fini mon mix, je fais un bounce de chacune des pistes pré-traitées dans un projet Protools. Si jamais il faut refaire un ajustement de dernière minute, tout en ayant le son de la maison et les effets propres au titre, je peux modifier l’équilibre et bouncer le résultat final.

SLU : En studio tu as l’habitude d’utiliser quoi comme périphériques ?

Lionel Capouillez : J’ai surtout mes trois compresseurs fétiches : SSL 4400 en lunchbox , Distressor, et bien sûr Urei 1178. Avec ces trois-là, tu refais le monde (rires)!

SLU : Et comment tu choisis ton matériel ? Uniquement à l’oreille ?

Lionel Capouillez : Pas seulement. Avec le temps, il y a une histoire de feeling. Tiens, il y a peu, un fournisseur en Belgique me parle d’un EQ au format lunchbox, le ZÄHL EQ1. Il me le décrit comme un SSL avec de la chaleur. Je l’ai regardé et je l’ai pris. Je le sentais. Je ne l’ai même pas écouté. Et arrivé à la maison, j’ai entendu exactement ce que j’attendais! Depuis je l’utilise sur chaque prise.

Show devant, mais pas que, partout !

Le noir salle ne tarde pas à couper court à nos discussions technico-artistiques et la première partie démarre avec Bertin à la console. Les jeunes artistes du label de Gims bénéficient de quelques lumières et d’un son « tranquille », rien à voir avec l’avalanche de faisceaux, d’effets, de machineries et de dB bien gaulés qui vont accompagner le Boss.

Gims jouant avec son public dans une veste que les éclairagistes adorent !

Gims jouant avec son public dans une veste que les éclairagistes adorent !

Le rendu est chaud, efficace, sans que la pression ne fasse regretter sa venue au public qui a pris possession de la salle. Parfois des familles entières dont les plus petits regardent émerveillés l’homme habillé d’or avec ses grosses lunettes qu’ils écoutent à longueur de journée. Malgré quelques arrangements originaux, on n’est pas loin des versions studio, le boulet en plus. C’est un véritable show à l’américaine dont la date captée par France 2 bénéficie en plus de canons CO2, de canons à paillettes et tutti quanti.
Les lumières ouvrent complètement l’espace scénique et font de la salle, une annexe du plateau. Chapeau Chappet ! Même bravo aux médias, machineries et autres éléments de la scénographie. C’est chargé mais cela reste efficace et dans le trend artistique. Il n’y a pas plus de fausses notes sur scène où quasiment tout est auto-tuné que dans la mise en scène du show. Une balade dans la salle démontre enfin la qualité du design et du calage du système Adamson. Typat veille au grain !

Du bois made in Canada !

Du bois made in Canada !

Pas de surenchère de matos. Le gauche droite est composé de 12 x E15 prolongées de 4 x S10. Les latéraux comportent 12 x S10. 5 x S10 en douche ferment le trou au centre du parterre et 8 x E219 placés derrière les lignes principales projettent bien le grave et l’infra dans la salle.
Les passages où Gims sort de scène sont gérés de main de maitre par Lionel, bref, tout cela sent la sérénité et le professionnalisme, le sourire en plus. Il n’y a qu’à regarder les gens quitter la salle des étoiles dans les yeux pour comprendre que c’est gagné. Bravo à tous.

Prestataires :

 

Pour le Nostalgic for the Present Tour

Sia part en Adamson

Sia, l’indéfinissable star australienne qui a enfin accepté de partir en tournée au Canada et aux Etats unis, a emballé son public lors de 22 dates sold out. Désireuse de livrer une performance exceptionnelle et sortant des sentiers battus, elle s’est appuyé sur Adamson et les enceintes de la famille E pour garantir le son de cette tournée.
Ayant souhaité disposer en salle du son de l’album, Sia a personnellement chargé John Lemon, le mixeur façade qui la suit depuis ses débuts, de parvenir à ce résultat.
Pour cela John a utilisé les sessions originales de l’album et a travaillé en résidence avec Marco Gamboa en charge de l’exploitation des séquences, afin de les rendre compatibles avec une exploitation en salle. Ce travail long et fastidieux a été couronné de succès aussi grâce au choix d’un système à même d’en tirer la quintessence.

De gauche à droite Vic Wagner, ingé système de Sound Image et John Lemon, le mixeur façade de Sia et d’innombrables autres stars de la scène posent devant la SD5 DiGiCo équipée en Stealth II et avec des racks d’effets pleins de bijoux complétés par une paire de serveurs Soundgrid Extreme. De quoi faire de l’effet…

De gauche à droite Vic Wagner, ingé système de Sound Image et John Lemon, le mixeur façade de Sia et d’innombrables autres stars de la scène posent devant la SD5 DiGiCo équipée en Stealth II et avec des racks d’effets pleins de bijoux complétés par une paire de serveurs Soundgrid Extreme. De quoi faire de l’effet…

« Le fait de partir en Adamson était une évidence, » affirme John Lemon. « La qualité et la justesse de leurs enceintes est incroyable, je peux littéralement entendre des sons qui ne passent que dans des moniteurs de studio. Je suis séduit par cette qualité de rendu et plus encore quand on a une voix comme celle de Sia à mettre en valeur. Je n’ai donc eu aucun mal à faire mon choix si ce n’est de trouver le bon prestataire. »
Avec un show d’une originalité et d’un style éloigné des concerts tels qu’on les conçoit habituellement, il était essentiel de trouver le prestataire capable d’accompagner la vision de Sia. C’est le californien Sound Image qui a été choisi grâce à son état d’esprit irréprochable et son gros parc Adamson. « Je n’avais pas eu la chance de travailler avec eux jusqu’à ce jour mais je dois avouer qu’ils m’ont impressionné, » nous dit John Lemon. « Le show de Sia est très atypique et nécessite de bousculer les habitudes. Sound Image va au-delà et anticipe même les éventuels problèmes pour être certain de toujours livrer un show de qualité. »

Le système Adamson déployé lors de la date du 16 décembre au Boston Garden situé dans l’éponyme capitale du Massachussetts.

Le système Adamson déployé lors de la date du 16 décembre au Boston Garden situé dans l’éponyme capitale du Massachussetts.

Pour la tournée, c’est l’ensemble de la famille E qui est mis en œuvre. Les shows dans les plus grandes salles bénéficient d’un gauche/droite constitué de 15 E15 et d’un renfort latéral de 12 E15 par côté avec, pour le principal comme pour le renfort et en fonction des besoins, un bas de ligne prolongé par un maximum de 6 E12.
La projection du grave des E15 est complétée par une antenne de 6 E119 accrochée derrière chaque ligne. Enfin 16 E219 se chargent de l‘infra dans un montage arc sub de 8×2 éléments répartis sur une trentaine de mètres de long devant la scène. Le tout est contrôlé et amplifié grâce à des PLM 20K lab.Gruppen.

« La musique de Sia comporte des éléments pop et dance et il me fallait de l’énergie et la capacité de délivrer du grave dans de bonnes conditions, » continue John Lemon. « Les E219 et les E119 ont parfaitement rempli cette mission. » Vic Wagner, ingé système chez Sound Image est un fan de Blueprint AV, le logiciel de prédiction d’Adamson, et ce dernier l’a employé en mode 3D pour modéliser le système et son comportement dans chaque salle.
Comme il le dit : « c’est formidable de pouvoir visualiser les interactions sur le plan horizontal. Le mode 3D est vraiment la solution. J’apprécie le fait de pouvoir représenter la façon dont les lignes interagissent hors axe et entre elles. Cela me permet d’optimiser leur placement avant de les accrocher. »
Enfin des S10 ont été employées en front fill et en proche outfill là où les lignes sont un peu moins présentes. A cet effet des stacks de deux S10 ont été posés sur chaque couple de subs pour compléter la couverture du système.
Dans son tour, Sia offre une performance vocale et scénique mémorable. Grâce au travail de John Lemon, des équipes de Sound Image et d’Adamson, la même chose peut être dite du son de ses shows.
Plus d’infos sur le site DV2 et sur le site Adamson

 

Chez Audio Concept

Les coaxiaux Clair Bros débarquent en France !

Présentés au dernier PL+S, les nouveaux produits coaxiaux de Clair Brothers, prévus pour la vente et pas l’exploitation exclusive par l’autre branche Clair Global, sont désormais disponibles en France chez Audio Concept qui en assure la distribution.
Quatre nouvelles enceintes, les petites passives 5CX et 8CX, mais aussi le 12” polyvalent renfort/wedge appelé 1AM et son grand wedge de frère en 15” le 1.5AM.

Meet the family comme on dit à Lititz !

5CX

5CX

Le 5CX est une enceinte coaxiale passive de taille quasi Hi-Fi prévue pour assurer le débouchage sur des grandes scènes ou salles de spectacle, mais aussi toute diffusion d’effets ou de voix dans des galeries marchandes, des salles polyvalentes ou bien de musique d’ambiance dans des restaurants avec possibilité de pousser les tables !
Disposant d’une réponse en fréquence allant de 150 à 18 kHz à ± 2dB, la 5CX offre une ouverture conique de 70°. Le 5” et le dôme qui est enchâssé en son centre bénéficient d’un aimant néodyme, avec pour le grave, une suspension autorisant de fortes élongations.
La sensibilité 1W@1m de 92 dB pour le grave et de 103 dB pour l’aigu couplée à une puissance admissible de 200 W, lui font délivrer un SPL Max de 118 dB.
Bien entendu elle dispose de l’ensemble de points de fixation et de diverses lyres et bras pour la positionner en fixe.

8CX

8CX

La 8CX est aussi coaxiale, passive et de taille très raisonnable, mais là s’arrêtent les similitudes avec le petit modèle.
Le 8” qui l’équipe dispose par exemple d’une bobine de 2” et d’une sensibilité 1W@1m de 98 dB et embarque un moteur 1,75” à sortie d’un pouce et plus un simple dôme ce qui fait grimper la sensibilité à 106 dB pour l’aigu et surtout permet de guider le haut du spectre de deux façons différentes.
Un modèle existe en 100° pour la proximité et un second ouvre à 70° ce qui améliore la portée. L’aimant est au néodyme. La puissance admissible, de 500 W en crête et 250 W continus, donne à la 8CX un SPL Max de 128 dB.
La réponse en fréquence quant à elle tient entre 100 Hz et 18 kHz à ± 2dB.
Ici encore les possibilités d’accroche sont infinies de même que les cas de figure où cette enceinte pourra être employée seule ou en complément d’un système principal.


1AM

1AM

Avec la 1AM, on quitte le groupe des enceintes de complément pour attaquer celui des retours polyvalents, capables de satisfaire un chanteur comme un DJ ou encore de servir de sidefill sur scène ou de renfort latéral dans un système de diffusion.
Coaxiale, active ou passive via un inverseur, la 1AM dispose d’un HP de grave de 12” et d’un moteur de 3” à sortie d’un pouce et demi avec un dôme en titanium et aimant néodyme chargé par un guide d’onde asymétrique lui donnant une couverture de 40°H x 60°V, et qui peut tourner de 90° facilement pour apporter une plus grande polyvalence d’emploi.

Les sensibilités 1W@1m sont de 99 dB pour le grave et 107 dB pour l’aigu ce qui donne un confortable 133 dB SPL en crête avec une bande passante extrêmement large puisque tenant à ±2dB entre 60 Hz et 18 kHz.
L’impédance de 8 ohms dans le grave et 16 ohms dans l’aigu facilitent la mise en parallèle de deux ou trois enceintes sur deux canaux d’ampli en actif. A cet effet des presets spécifiques sont prévus par Clair dont un émulant la 12AM, un pour le mode wedge, un pour le renfort full range et un dernier pour le renfort avec un coupe bas à 100 Hz. Un modèle amplifié appelé 1.0AM+, embarquant un module Powersoft spécifique, devient de fait le premier wedge amplifié de Clair Bros. La 1AM a reçu le Best of Pro Award au dernier Infocomm

1.5AM

1.5AM

La 1.5AM enfin est le vrai gros wedge moderne en vente chez Clair Bros et reprend pour partie le look et les évents du renommé CM-22 qui n’est disponible qu’avec un technicien de Clair Global.
Coaxial, uniquement actif et utilisant des amplis et des presets Clair Bros, le 1.5AM est conçu autour d’un 15” avec un cône renforcé par des fibres de carbone et un moteur 4” avec sortie de 2” chargé par un guide d’onde asymétrique lui donnant une couverture de 40°H x 60°V, guide qui peut tourner de 90° afin de satisfaire les artistes qui restent près de leur wedge mais bougent latéralement.

Cet ensemble coaxial est particulièrement efficace puisqu’il offre 136 dB SPL en crête malgré une réponse en fréquence très large avec notamment un grave démarrant à 55 Hz à -2 dB, un grave très généreux en considérant la taille raisonnable de ce wedge. La puissance admissible est de 800 W pour le grave et 130 W pour l’aigu avec une impédance de 8 ohms pour le grave et 16 pour le moteur. Une paire d’EP-4 mâle et femelle sont prévues pour des mises en parallèle. Comme toujours chez Clair, la finition est parfaite et la solidité au rendez-vous, solidité qui en revanche se paye un peu sur la balance avec un poids de 31 kg.

Tous ces nouveaux modèles vont être présentés en février de l’année prochaine chez un prestataire du sud-est de la France.
Mais rien ne vous empêche d’aller dès à présent rendre visite de notre part à Dominique Maurel chez Audio Concept à Montauban pour les écouter. On est bien reçu dans le sud-ouest et on y mange bien !

Enfin, si un autre prestataire est intéressé par ces modèles et souhaite organiser à son tour une écoute, Dominique est à votre disposition.

Plus d’infos sur le site Audio Concept ou GSM : 06.08.75.73.66

 

En échange de votre vieille table de mixage

Avid offre 20% de remise sur la S6L Jusqu’au 31 décembre

Pas besoin de grimer votre fourgonnette en traineau pour ramener votre vieille table et bénéficier d’une remise allant jusqu’à moins 20% sur le prix d’achat d’une console de la famille S6L.
Avid vous demande juste de ne pas traîner, cette offre prendra fin pile au moment où les bouchons iront bruyamment s’écraser dans le luminaire de madame le 31 décembre à minuit, pafffff….

Qu’elle soit analogique ou numérique, quelle qu’en soit la marque ou la taille, la seule condition pour effectuer une reprise est que la console que vous offrez au Père Noël Avid ait coûté lors de son achat en prix public, au moins 14 240 €. Bien entendu sont inclus dans la reprise tous les anciens modèles Avid, D-Show, Profile, SC48 et Mix Rack.

Avid S6L

Avid S6L

Une vue indiscrète du moteur de la S6L et il y a des canassons là-dedans !

Une vue indiscrète du moteur de la S6L et il y a des canassons là-dedans !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la nouvelle Venue d’Avid (double sens offert par la maison SLU !) plongez donc dans notre reportage effectué lors du PL+S 2015 (Lien SLU ici).

Et découvrez les dernières fonctionnalités rattachées à la mise à jour 5.2 (voir avec lien SLU ici)

La S6L avec son indéfectible compagnon de route, le ProTools qui s’intègre comme papa dans maman avec cette surface en formant une passerelle idéale entre le studio et la scène.

La S6L avec son indéfectible compagnon de route, le ProTools qui s’intègre comme papa dans maman avec cette surface en formant une passerelle idéale entre le studio et la scène.

Tout Best en une image avec, honneur aux dames, Gwenaëlle Poher en charge de la logistique, José Chaves un des trois chargés d’affaires, Cyril Ubersfeld aussi chargé d’affaires, Matthieu Chenuil en charge du SAV, Sébastien Nicolas, le troisième et dernier chargé d’affaires et enfin l’homme qui murmurait à l’oreille des transistors, le seul, le vrai, Marc de Fouquières directeur technique du groupe Dushow.

Tout Best en une image avec, honneur aux dames, Gwenaëlle Poher en charge de la logistique, José Chaves un des trois chargés d’affaires, Cyril Ubersfeld aussi chargé d’affaires, Matthieu Chenuil en charge du SAV, Sébastien Nicolas, le troisième et dernier chargé d’affaires et enfin l’homme qui murmurait à l’oreille des transistors, le seul, le vrai, Marc de Fouquières directeur technique du groupe Dushow.

Pour plus d’informations sur cette offre de reprise, contactez sans tarder :

  • Sébastien Nicolas, José Chaves et Cyril Ubersfeld chez Best Audio
  • Frédéric Epié chez Melpomen
  • Paul Emmanuel Masson chez 44.1

Ce serait dommage de passer à côté d’une bonne occasion de se délester de votre encombrante et lumineuse table basse chauffante qui prend la poussière au fond du dépôt !
D’autres informations sur les sites de Best Audio, de Melpomen, de 44.1 et sur Avid pour la promotion

 

Sennheiser regarde vers le futur et en 3D

Sennheiser vers le futur et en 3D

Cela fait maintenant plusieurs mois qu’on entend parler de la suite Ambeo du fabricant allemand Sennheiser.
Curieux que nous sommes, nous avons profité des présentations qui ont eu lieu lors du salon audio Tonmeister pour aller à la rencontre de l’équipe qui se cache derrière la technologie hardware et software nécessaire à la captation, au traitement et à la restitution du son 3D !

Sennheiser vers le futur et en 3D

Nous voilà donc tout mouillés et tout fripés en Allemagne, plus précisément à Cologne au salon audio Tonmeister ! On vous emmène un peu loin du scénique, mais si vous suivez, on va s’attarder sur un des sujets qui fait de plus en plus de bruit dans le monde du son : Le « son 3D », ou le « son immersif », l’ambisonique ou le binaural… Bref suivez ci-dessous on vous explique.

Des windjammers génétiquement modifiés chez Rycote… Il commence bien ce salon !

Des windjammers génétiquement modifiés chez Rycote… Il commence bien ce salon !

Avec l’évolution technologique de ces dernières années, la démocratisation de la vidéo captée à 360°, les casques de réalité virtuelle ou augmentée, le retour en force et en toute logique de la technologie binaurale, le monde de l’audio pro se cherche, se fait peur et s’agite. Il faut dire que l’enjeu est colossal.
Sennheiser a senti le vent tourner et planche depuis un moment sur une solution globale pour créer mais aussi nous aider à comprendre les nouveaux outils nécessaires, tout ceci afin de produire des sons de plus en plus immersifs et 3D.
C’est ainsi qu’est né Ambeo. Ce label nous fournit des solutions de captation, de post-production et de diffusion. Le concept est sorti début 2015, et depuis on attend les différentes sorties car Sennheiser nous avait prévenus… Il va y en avoir !

La réalité virtuelle

La réalité virtuelle

D’ailleurs, le salon Tonmeister est l’occasion pour la marque allemande d’annoncer la sortie d’un nouveau volet de sa saga : Les « Ambeo Music Blueprints » (lien ici).
Ils se présentent sous forme de guides d’utilisation des produits labélisés Ambeo.
Qui dit nouvelle technologie, dit nouveau matériel et donc nouvelle manière de travailler ! Clairs et concis, ces tutoriels sont divisés en trois catégories:
AMBEO for loudspeakers, AMBEO for binaural, AMBEO for virtual reality.

Le Stand Sennheiser-Neumann

Le Stand Sennheiser-Neumann

Parlons un peu de matériel

Johanes Karres nous présentant l’offre globale du label AMBEO

Johanes Karres nous présentant l’offre globale du label AMBEO

On a pu assister à la présentation de différentes technologies développées pour le « son 3D ». Chaque présentation étant à chaque fois appuyée par un professionnel nous présentant son travail, fruit de l’utilisation de l’outil en question.
Concrètement, la marque allemande ou plutôt les marques allemandes puisque Neumann fait partie du groupe Sennheiser, nous présentent 3 techniques de captation pour 3 façons de restituer le « son en 3D ».
Dévoilé au début de l’année, voici le micro dédié à prise de son à 360° : l’Ambeo VR mic. Équipé de 4 capsules électrostatiques à directivité cardioïde, ce petit micro ambisonique de premier ordre semble idéalement conçu pour venir se planter au-dessus d’une caméra à 360°. Il offre une réponse en fréquence fidèle avec une sensibilité de 31 mV/Pa, et ses 21,5 cm ne pèsent que 400g.

L'ambeo VR Mic...

L’ambeo VR Mic…

... pas très grand, ni très lourd

… pas très grand, ni très lourd

L’adaptateur épanoui nous permet de récupérer les quatre canaux séparément. Pour faciliter l’utilisation de la technologie ambisonique, Sennheiser vous a préparé un plug pour convertir ces quatre canaux au « format B ».
Doté d’une interface sobre et lisible, ce plug-in vous permettra aussi de spatialiser votre prise de son ambisonique.

Le plug-in de conversion ambisonique développé par Sennheiser.

Le plug-in de conversion ambisonique développé par Sennheiser.

Une fois en « format B », vous pourrez écouter votre prise de son en mono, en stéréo ou sur un système surround. Mais pour l’apprécier au casque stéréo en rendu binaural, il faudra encore un autre plug-in pour convertir les quatre canaux du « B format » vers 2 canaux du binaural.
Ca représente pas mal de manip, me direz-vous, et en plus, on ne vous a encore même pas parlé de linker une information de headtracking d’un player 360 pour l’avoir en temps réel sur votre plug-in de conversion en binaural, et produire ainsi du « binaural dynamique »…

Alors, bien évidemment… mettez votre meilleur casque pour tous les extraits que nous allons partager.

Bande-annonce de la série Tempel produit par Visualise Londres.

Vous l’avez compris, si vous voulez rester au goût du jour il va falloir bosser, et pour certains continuer un peu à lire ! Le micro est idéal pour récupérer une ambiance et restituer un espace, mais pour avoir de la proximité sur certaines sources, vous devrez planter des micros traditionnels et les spatialiser dans votre mix.
Si vous travaillez en binaural, un plug-in comme le Binauralizer de Noise Makers, ou le plug-in Panorama de Wave Arts, et bien d’autres, sont de parfaits outils pour vous accompagner. Bien évidemment vous n’oublierez pas de délayer ce micro pour le mettre en phase avec votre micro ambisonique, Ambeo ou autre…

Le plug-in Ambisonic de Sennheiser en démo

Le plug-in Ambisonic de Sennheiser en démo

Le micro marche très bien et sa démonstration est bluffante. Le seul problème que j’ai remarqué est que le son phase pour les sources mouvantes en forte proximité, mais c’est un défaut dû à la conversion en binaural de l’ambisonic en format B et non à la conception de ce micro. Le problème est vite effacé quand la source mouvante prend un peu de distance du capteur.
Si notre cerveau interprète correctement un espace via une écoute en binaural, avoir un casque VR sur la tête avec un mixage de ce son binaural en temps réel, relativement à la position de votre tête, améliorera encore plus la sensation d’espace.
On appelle cette information sonore le « binaural dynamique ». Plusieurs « études » et retours d’utilisateurs en témoignent : avoir le son qui module et se place selon la direction dans laquelle nous regardons crédibilise l’espace représenté. En fait, même les petits mouvements de tête, occasionnant de légers changements de son, auront une répercussion positive sur les facultés de votre cerveau à se figurer l’environnement dans lequel on le plonge… Décidément immersif.

clip de l’artiste Reeps One

Pour l’instant, Ambeo ne fournit pas de solution logicielle pour vous accompagner jusqu’à cette étape de la post production audio pour la VR ou la vidéo à 360°, mais heureusement, quelque part loin des grands éditeurs de logiciels, s’agitent des passionnés qui partagent leurs savoirs.
Voici un tutoriel gratuit qui explique la manip. On remerciera ces auteurs pour leur sens du partage et leur ingéniosité.

« the dummy head » ou le micro binaural KU 100 de chez Neumann

« the dummy head » ou le micro binaural KU 100 de chez Neumann

Une fois la présentation de la solution ambisonique terminée, est venu le tour de la prise de son en binaural… Donc qui s’est pointé ? The dummy head ! Le légendaire KU 100, plus connu sous le sobriquet de “Georges” du côté de Radio France. On vous en a déjà parlé dans un autre reportage fort détaillé (lien Slu ici).

Mais je ne résiste pas à partager avec vous l’exemple que Sennheiser a choisi pour le blueprint « Binaural » (On remarque que quelques micros sont utilisés pour appuyer certains instruments. Si vous n’entendez pas de différence, écoutez un morceau en stéréo pour comparer et vous allez vite comprendre).
C’est sans aucun doute une pépite de prise de son binaurale et une preuve de l’avenir merveilleux de cette technique dans la prise de son musicale. Le producteur derrière ce son est le « Phonomatik LAB » qui a d’ailleurs monté son label musical en binaural : Music Inside Records.

Vidéo cigarette

Le dernier volet de cette présentation

Le dernier « blueprint », c’est celui consacré à la restitution du son en 3D.
On pose gentiment son casque et on écoute le monsieur nourrir les 10 enceintes de son système 9.1. avec la configuration suivante : Left, Center, Right, Rear left, Rear right, Up left, Up right, Rear Up left et Rear Up right.
Une prise de son multicanale d’un orchestre nous est présentée et on est saisi par la reproduction de l’acoustique naturelle et la profondeur du son.

La face du système 9.1

La face du système 9.1

Les deux enceintes arrière gauche

Les deux enceintes arrière gauche

On jette soudain un coup d’œil pour regarder la référence d’enceinte utilisée. Il s’agit des petites actives de Neumann, anciennement Klein & Hummel. Je ne les avais jamais écoutées, les fameuses enceintes appairées…
C’est bon ça marche très bien ! D’ailleurs l’acoustique est tellement détaillée qu’on en apprécie encore plus la grande dynamique de l’enregistrement. Toutes les enceintes étant en phase, on peut parfaitement localiser les sons dans un espace… à 360°

la petite enceinte active bi amplifiée Neumann : la KH 120 A

la petite enceinte active bi amplifiée Neumann : la KH 120 A


Le MKH 800 Twin

Le MKH 800 Twin

La technique de prise de son multipiste est déposée par Sennheiser et s’appelle « Ambeo Cube ». Ce qu’il y a de vraiment très étonnant, c’est l’utilisation de ces 9 micros via cette configuration. En effet le MKH 800 Twin propose deux sorties, ses deux capsules, qui une fois traitées avec plug-in Sennheiser permettent de modifier la directivité progressivement pour pouvoir trouver LE micro de la situation. La démonstration à laquelle nous avons assisté est spectaculaire. Vous pouvez ranger vos reverb, on a ici la main sur l’espace… à la prise !
Je vous laisse en juger par vous même sur la démonstration vidéo que Sennheiser propose. Au casque c’est déjà beau, mais sur un 9.1 c’est magnifique !

Implantation du système de prise de son 3D « Ambeo Cube ».

Implantation du système de prise de son 3D « Ambeo Cube ».

Alors bien sûr, beaucoup de matériel est déployé à la prise de son, et pour la restitution complète il vous faut une écoute en 9.1. Rien qu’un des 8 micros MKH 800 Twin coûte 3 299 €, mais si vous avez l’occasion d’essayer… foncez !
Petite parenthèse, sur le même système 9.1, on a aussi pu assister à une démonstration d’une prise de son 3D opérée par le studio 2L

Comment vous dire ? Je ne sais pas comment ils ont réussi leur coup, mais même en étant très mal placé tout au fond à droite de la zone d’écoute (collé à une enceinte !) je percevais encore la profondeur du mix du côté gauche… Impressionnant ! Le studio a déjà été primé pour plusieurs productions. Si vous avez un lecteur Blu-Ray et un bon surround à la maison, voir même un bon malt pour accompagner le tout, c’est l’occasion de se faire plaisir ! (Mollo tout de même sur le malt hein ..?)

On avait prévu une interview avec Véronique Larcher, la responsable du projet Ambeo. On a finalement eu droit à une table ronde avec elle, deux ingénieurs de chez Sennheiser et deux professionnels extérieurs qui utilisent les produits Ambeo.

De gauche à droite : Henrik Oppermann (head of Sound de Visualise studio), Paul Thomas (fondateur du studio Phonomatik LAB), Mikkel Nymand (product application manager Ambeo), Véronique Larcher (responsable du projet Ambeo) et Johannes Kares (3D audio application engineer Ambeo).

De gauche à droite : Henrik Oppermann (head of Sound de Visualise studio), Paul Thomas (fondateur du studio Phonomatik LAB), Mikkel Nymand (product application manager Ambeo), Véronique Larcher (responsable du projet Ambeo) et Johannes Kares (3D audio application engineer Ambeo).

SLU : Bonjour Véronique, peux-tu nous présenter Ambeo ?

Véronique Larcher, responsable du projet Ambeo chez Sennheiser

Véronique Larcher, responsable du projet Ambeo chez Sennheiser

Véronique Larcher : Ambeo est un peu comme un trade-mark. Un genre de label qui héberge plusieurs produits software ou hardware. Cela peut être un micro dédié à la prise de son en 3D, un système d’écoute, un logiciel sous forme de plug-in, une solution d’expérience 3D à la maison, entre autres …

SLU : Nous avons eu le plaisir d’assister aujourd’hui à la présentation de 3 solutions de reproduction du son 3D, et ceci de manière très pédagogique. Tu peux nous parler des Ambeo music blueprints ?

Véronique Larcher : Les blueprints sont comme de petits guides destinés aux ingénieurs qui s’intéressent au son 3D et qui veulent s’y mettre. On les a divisés en trois catégories, comme trois tutoriels, avec des exemples et des témoignages de professionnels experts pour chaque technique.
On explique comment enregistrer et mixer du son 3D. Un peu comme un livre de recettes de cuisine ! On fournit une liste d’ingrédients pour démarrer et ensuite, les futurs cuisiniers mijoteront leurs propres plats ! Le but est que les gens s’y mettent rapidement avec quelques bases et on espère leur permettre de produire leurs propres créations en son 3D.

Les trois blueprints en libre accès sur le site de Sennheiser

Les trois blueprints en libre accès sur le site de Sennheiser

SLU : Imaginons une prise de son avec la tête Neumann KU 100. Sa qualité de prise de son binaurale n’est plus à prouver, mais si l’on veut renforcer une source avec un micro en proximité, quel plug-in de spatialisation binaurale conseillez-vous pour un couplage correct avec la KU 100 ?

Johannes Kares, (3D Audio application chez Sennheiser)

Johannes Kares, (3D Audio application chez Sennheiser)

Johannes Kares (Responsable Ambeo for Binaural) : Actuellement j’utilise Panorama de Wave Arts, mais aussi Binauralizer de l’éditeur Noise Makers… On y travaille…

Véronique Larcher : Les outils de panoramique binaural sont intéressants, mais nous avons eu comme retour d’une bonne moitié de nos utilisateurs qu’ils continuaient à travailler avec des panoramiques stéréo traditionnels, et certains ont produit de bons mix.
Cependant nous trouvons que l’utilisation de plug-ins panoramiques est très intéressante et nous aimerions bien y apporter notre contribution.


Wave Arts

Wave Arts

Binauralizer

Binauralizer


Vidéo de présentation du plug in Binauralizer de chez Noise Makers

SLU : Un des points faibles de la restitution du son 3D via un casque stéréo, en binaural naturel ou en ambisonique, c’est la timide présence de son frontal. Que conseillez-vous pour améliorer cet aspect ?

Johannes Kares : Ce qui marche très bien, et qui évite aussi la confusion entre son frontal et le son particulièrement situé derrière, c’est quand l’environnement binaural est couplé au head tracking. Mais Paul Thomas du studio Phonomatik Lab nous a montré aujourd’hui qu’on peut bien utiliser l’appui d’un autre micro au centre. Aussi il est bien plus efficace de pouvoir prendre le temps de placer les sources physiquement. Quand on ne peut pas le faire, c’est toujours plus compliqué.

Vidéo de démo de Sennheiser : l’Ambisonic pour la VR, Mix du DJ Robin Schulz en Binaural dynamique


Mikkel Nymand, product application manager chez Sennheiser

Mikkel Nymand, product application manager chez Sennheiser

Mikkel Nymand : Il est très utile de s’appuyer sur des micros de proximité qu’il faut ensuite intégrer au mix en respectant leur distance. Mais on cherche encore des solutions et certains outils manquent. On en vient à fabriquer nos propres outils.
Mais le vrai conseil que je donnerais serait de vraiment se concentrer sur le propos, comprendre ses enjeux et son message pour savoir comment vous allez raconter cette histoire avec le son 3D car c’est tellement plus compliqué que la stéréo.

Paul Thomas, Fondateur de Phonomatik-Lab

Paul Thomas, Fondateur de Phonomatik-Lab

Paul Thomas : Oui, ce n’est pas une blague, mais probablement que le meilleur plug-in pour une bonne prise binaurale, c’est… de fermer les yeux. Sérieusement, la vue occupe peut-être 90% de notre attention. Fermer les yeux permet de se concentrer sur l’espace sonore et c’est très productif quand on travaille en binaural.

SLU : Natural tricks 😉 ! Parlez-nous un peu du nouveau micro ambisonique de Sennheiser

Mikkel Nymand : Il est équipé de 4 capsules identiques, électrostatiques à directivité cardioïde. Les signaux de ce micro sont ensuite convertis au format B ambisonique qui permet de récupérer 4 composantes : le son omnidirectionnel et 3 formes bidirectionnelles, devant / derrière, gauche / droite et haut / bas.

Johannes Kares : et vous pouvez directement uploader ce format sur YouTube !

SLU : Et c’est pareil pour Facebook ?

Mikkel Nymand : Oui. Facebook a aussi développé un set d’outils pour le son 3D en collaboration avec l’éditeur Two Big Ears. Ils ont développé de bons outils de conversion qui donnent un rendu qui s’apparente presque à celui d’un ambisonique de second ordre.

Lien ici du site de Facebook présentant leur solution logicielle pour le son en VR, développée en partenariat avec l’éditeur « Two Big Ears »

Henrik Opperman, chef du département son au studio Visualise.

Henrik Opperman, chef du département son au studio Visualise.

Henrik Oppermann : Oui, on dit que c’est un ordre intermédiaire, et ils l’ont labélisé « Facebook 360 »

Johannes Kares : Mais le résultat est complètement comparable à ce qui peut être produit avec notre micro ambisonique. Notre micro peut donc complètement s’intégrer dans leur chaîne.

Mikkel Nymand : Oui il suffit d’importer le format « ambisonic pure data » dans leur logiciel.

Henrik Oppermann : Sinon ce qui est très pratique avec ce micro, c’est sa petite taille. Il est très important quand on tourne en 360° d’avoir un matériel discret du fait qu’il n’y a tout simplement pas de hors champ !

SLU : Henrik, en tant que spécialiste du son pour la VR et la Vidéo à 360°, constatez-vous des besoins en bruitage et sound design plus importants pour ces nouveaux médias ?

Henrik Oppermann : Oui au début c’est difficile. Ce sont des méthodes de travail complètement différentes. Par rapport au mixage stéréo vous devez tout repenser. Les règles sont différentes. Par exemple dans un film, lors d’un dialogue, on peut avoir envie de sentir la voix d’un des personnages plus en proximité.
En VR, c’est beaucoup moins envisageable. La spatialisation devient plus importante, en tant que sound design ! Mais aussi bien sûr le sound design traditionnel est lui aussi à spatialiser. C’est une étape de plus, une étape plus fun, mais c’est définitivement plus de travail et cela nécessite de repenser toute sa manière de travailler.

SLU : Ambeo semble être un programme plein de surprises ! Doit-on attendre d’autres sorties prochainement ?

Véronique Larcher : Oui, notre première ambition est d’informer les créateurs qui vont s’orienter vers la production de son immersif, mais nous sommes aussi très intéressés par les moyens de reproduction de ces sons pour que les utilisateurs en fassent l’expérience. Nous sommes désormais compétents dans deux domaines : capturer les sons et les reproduire. C’est pourquoi nous allons sortir un nouveau produit destiné aux auditeurs. Et je peux vous garantir que cette sortie se produira avant la fin de l’année.

Casque stéréo Neoh

Casque stéréo Neoh

SLU : Dernière question très ouverte : à la vitesse où nous avançons, comment voyez-vous le monde de l’audio professionnel l’an prochain ?

Véronique Larcher : L’an prochain, vous et moi aurons accès aux outils pour remplir la réalité avec des éléments artificiels. L’émergence de la réalité augmentée.

Henrik Oppermann : Je vois la démocratisation des techniques dont nous avons parlé. Aussi, l’apparition des casques stéréo équipés de capteur head tracking pour que leurs utilisateurs puissent écouter un mix différent selon où ils regardent. Les livres audio, la musique classique, le fait de pouvoir sentir une scène en face de soi… c’est comme avoir un théâtre dans la tête. J’espère aussi que les jeunes producteurs de musique, vont s’approprier ces outils pour créer de la musique en 3D.

D’autres informations avec le casque stéréo Neoh de 3D Sound Labs, équipé d’un capteur de mouvement « headtracking » avec le lien ici

Johannes Kares : Je suis d’accord. Ça va à une vitesse… On arrive à un point où la technologie devient abordable et les créateurs commencent à penser aux possibilités de création de cet outil. On n’en est qu’au début et les gens doivent penser les créations différemment. Dans quelques mois seulement on verra ce potentiel grandir encore.

Très bon court métrage de Keiichi Matsuda sur un des futurs possibles de la VR… Brrr… un petit frisson d’angoisse tout de même !

HYPER-REALITY from Keiichi Matsuda on Vimeo.

Paul Thomas : Je pense qu’il y a une place pour la musique en 3D dans un monde ou la plupart des dynamiques sont de seulement quelques décibels. Avec le son 3D, on commence à recréer un nouveau terrain de jeu pour la diffusion de la musique, où l’on joue avec l’espace. On peut aussi transporter les gens avec de simples ambiances d’Amazonie ou d’ailleurs, c’est incroyable. On va pouvoir faire voyager le public.
Voir avec le Lien ici vers la chaine Youtube du studio Phonomatik-Lab

Mikkel Nymand : Je pense que le nombre de productions va augmenter, que ce soit en binaural, VR, 9.1 ou même en Dolby Atmos. Il me semble que c’est le bon timing pour l’audio 3D qui arrive dans un monde de l’audio où la guerre du loudness fait rage. Plutôt que d’essayer de crier plus fort que les autres, le son 3D offrirait des mix plus nuancés.

Johannes Kares : Oui ils se tirent même la bourre sur I tunes, Spotify, ….

Paul Thomas : Avec ces techniques, on va pouvoir redonner de la valeur à la dynamique

SLU : Et c’est une très bonne nouvelle !

On remercie chaleureusement tous ces intervenants pour cette précieuse interview tablerondée™ ! Je vous remercie si vous avez le courage de lire jusqu’ici. Je vous laisse et je retourne à la réalité… la vraie ! On se retrouve vite pour un reportage en France… au pays des quenelles lumineuses, et croyez-moi… vous allez en prendre plein les yeux 😉  Peace.

 

Pour sa tournée mondiale

La famille LEO Meyer accompagne Justin Bieber

Avec, 138 shows, 34 pays visités dans 5 continents durant 15 mois le Purpose World Tour de Justin Bieber est bien parti pour être parmi les 5 plus grosses tournées de l’année 2016.
Le choix de placer l’artiste au plus près de son public a été traduit dans les faits par une installation scénique originale complétée par un système employant la totalité de la gamme Leo Meyer mis en oeuvre par Ver Tour Sound.

Photos ©Andrew Benge

Une vue de la salle montrant la variété de passerelles et hauteurs d’un plateau complexe dont on aperçoit le point avancé d’environ 50 mètres par rapport au système. Tout à droite et éclairée comme un sapin de noël, la régie. Photos ©Andrew Benge

Le choix de partir en Meyer est à la fois dû à Chris Gratton, le manager de la tournée mais aussi à Ken “Pooch” Van Druten, une des stars américaines du mix façade. “Chris a utilisé avec succès le même type de système Meyer lors de la tournée d’Ariana Grande et a proposé d’en faire de même avec Justin” rappelle Pooch.
“Même si je n’ai pas d’expérience avec ce système, j’ai eu l’occasion de l’entendre sur une date d’Ariana de même que sur une de Judas Priest avec Martin Walker aux manettes, un confrère dont j’apprécie beaucoup le travail. J’ai donc donné mon accord et ce choix s’est révélé être le meilleur pour ce type de tournée et d’artiste. Nous disposons chaque soir du rendu que l’on recherche et sa mise en oeuvre se révèle rapide.”

Sur la route depuis plus de 20 ans et renommé pour sa capacité à connecter les artistes avec leur public, Ken “Pooch” Van Druten a collaboré avec des stars telles que Whitney Houston, Eminem, System of a Down, Motley Crue et, pendant huit ans, Linkin Park. Selon Pooch, la clé du succès avec Justin Bieber reside dans l’obtention d’une voix capable d’offrir de l’impact comme de la douceur.

Photos ©Andrew Benge

Photos ©Andrew Benge

“Les voix sont idéalement reproduites par les systems Meyer et j’ai le sentiment que cela est dû au montage en deux voies des Leo et Lyon, précise Pooch. “Avec les systems en trois voies, la coupûre haute est placée pile à l’endroit où l’on travaille la clarté d’une voix et parfois cela peut être un handicap pour parvenir à bien la sortir. Avec du Meyer ce problème est naturellement résolu puisque le seul point de filtrage est placé beaucoup plus bas et en dehors du spectre des voix chantées.”

Ce design des enceintes va aussi dans le sens d’une utilisation intensive de plug-ins continue Pooch. “Les spectateurs veulent entendre le moindre detail et inflexion de la voix au cours du chant, comme lors des passages parlés entre deux titres. Pour faire en sorte qu’elle soit soit bien audible, je la compresse avec des plugs, et je trouve que cela est plus simple à obtenir quand je ne dois pas compenser les effets d’un crossover placé pile dans mes fréquences de travail.”

Conçu pour une diffusion à 270° dans de très grandes salles et arenas, le système Meyer comporte deux lignes principales de 14 Leo et 4 Lyon en downfills. Les renforts latéraux sont constitués de 16 Lyon par côté. Enfin les extérieurs comportent 12 Lyon par côté. Le renfort de grave est fourni par 24 subs 1100-LFC, dans un montage faisant appel à l’accroche et au stacking en fonction des salles.
8 Leopard assurent le débouchage des premiers rangs et l’ensemble de ces enceintes est alimenté et processé par 14 Galileo Callisto. Selon Pooch, la flexibilité apportée par les processeurs Callisto et par des enceintes actives s’est révélée extrêmement utile pour répondre au challenge d’une tournée où l’artiste se produit beaucoup en dehors de la scène.

Photos ©Andrew Benge

Justin en plein vol sur sa batterie. Il est clairement dans l’axe des derniers têtes Leo et dans les premières Lyon. Show devant ! Cette photo permet aussi de voir la ligne principale de cour et le renfort latéral et ses 16 Lyon. Photos ©Andrew Benge

“Pour cette tournée, la production a fait le choix de faire sortir son artiste de la scène et ses danseurs grâce à des passerelles. Pour près de la moitié du temps que dure le show, Justin se retrouve à 50 mètres du plateau, un micro à la main et face au système, et il interprête certains titres à 20 mètres su sol, pile dans l’axe de tir des lignes principales.
Dans ce cas de figure, on marche réellement sur des oeufs, mais heureusement avec le Callisto nous disposons de la possibilité de créer des égalisations et des baisses de niveau des boîtes tapant dans son micro. Ce travail est plus du ressort de mes deux ingés système Brett Stec et Chris “Cookie” Hoff à qui je tire mon chapeau !”

Photos ©Andrew Benge

Photos ©Andrew Benge

L’ensemble scénique complexe de même que la grosse infrastructure lumière et video fournie aussi par Ver Tour Sound, réduit le temps disponible pour chaque corps de métier lors des enchaînement de dates d’un jour sur l’autre.
“Nous avons un total de 140 points d’accroche ce qui fait que ça nous arrive de ne pouvoir ouvrir le son que 15 minutes avant les portes. On a juste le temps d’aligner les boîtes et d’égaliser sommairement avant le show. Avec le système Meyer ça marche. D’autres demandent plus de temps et d’attention pour bien les mettre en oeuvre, un luxe dont nous ne disposons pas !”
Pour mixer le Show, Pooch utilise une SD7 DiGiCo et la collection de plugs de Waves. Le choix des micros HF s’est portée sur l’Axient de Shure et Justin chante dans une tête Telefunken M80.

Cette tournée est articulée autour de l’album Purpose sorti en 2015 et marque le retour au premier plan de Justin Bieber, y compris comme artiste capable de remplir des salles immenses.

– Equipement : 28 Leo-M, 64 Lyon™, 24 1100-LFC, 8 Leopard, 14 Galileo® Callisto™
– Prestataire son, éclairage et vidéo : VER Tour Sound

Plus d’infos sur les sites de Best Audio, de Meyer Sound, et de Justin Bieber

 

IPAL Powersoft, le futur du son passe par l’asservissement

Après B&C, Eighteen Sound, un autre grand manufacturier de haut-parleurs italiens, succombe au charme et à l’intelligence de la puissance offerte par Powersoft et son module IpalMod et présente deux nouveaux modèles de woofers compatibles dans sa série iD, les 18 iD et 21 iD respectivement en 18 et 21 ».
Ne passez pas à côté de cette info, car ce n’est ni plus ni moins que le son de demain qui vient à vous et qui, n’en doutez point, agite la R&D de tous les fabricants mondiaux de systèmes de sonorisation.

Eighteen Sound IPAL Powersoft

Oubliez la « boucle ouverte » pour la reproduction des basses fréquences, le futur de la reproduction sonore sera asservi et tout comme Coda Audio le fait très bien sur ses subs via une bobine additionnelle sur chaque HP renvoyant un signal analogique à l’ampli, Powersoft a pris les devants dans le domaine numérique en présentant en 2011 un papier à l’AES de New York et un prototype de son module de puissance asservi, l’IPalMod® (Integrated Powered Adaptive Loudspeaker Module).

Le M-Force avec son cône. Ne manque que le M-Drive et le capteur de pression

Le M-Force avec son cône. Ne manque que le M-Drive et le capteur de pression

Le fabricant transalpin a enfoncé le clou lors du PL+S de 2013 avec une application pratique des plus musclées de son asservissement sous la forme du M-Force 01, le premier actuateur push-pull asservi à aimant mobile, animant un immense cône en composite quasi rigide, le tout alimenté par le M-Drive, un module d’amplification capable de délivrer une puissance crête sur 20 ms de 10 kW sous 4 Ω, des courants de 150 A et, bien entendu, disposant d’un DSP et d’un asservissement à latence quasi nulle de 10 µs (correction en temps réel pour les fréquences de fonctionnement mises en jeu) appelé DPC® ou Contrôle par la Pression Différentielle.

Très apprécié par un certain nombre de fabricants œuvrant notamment pour le monde de la nuit ou pour des applications extrêmement gourmandes en bas du spectre qui ont adopté cet ensemble actuateur, cône et module d’ampli et d’asservissement, le M-Force ne doit pas faire oublier l’IPalMod®, le module original de Powersoft, conçu pour piloter des haut-parleurs « traditionnels », on verra après pourquoi les guillemets, et à l’origine du brevet DPC, un module qui corrige de façon dynamique et instantanée la façon dont un HP restitue le son grâce à un capteur de pression et d’un DSP. Par « traditionnels » il faut comprendre des haut-parleurs certes de hautes performances en termes de puissance admissible, refroidissement, faible compression thermique, impédance très basse et forte élongation, entre autres, mais fonctionnant suivant la bonne vieille méthode de la bobine mobile traversant le flux engendré par un aimant et avec des suspensions « à papa ».

Une vue du module d’amplification, d’asservissement et de correction de Powersoft, l’IPalMod®, un monstre de calcul et de puissance pour un poids de 2 kg

Une vue du module d’amplification, d’asservissement et de correction de Powersoft, l’IPalMod®, un monstre de calcul et de puissance pour un poids de 2 kg

C’est l’IPalMod® qui va se charger de maintenir l’équipage mobile dans une fenêtre de fonctionnement optimale en termes électriques, mécaniques et acoustiques, en renvoyant le mauvais son, l’usure et la casse aux calendes grecques.

Après B&C dont le 21’’ et l’IPalMod® ont été choisis par Fohhn pour son superlatif sub LS-9, c’est donc Eighteen Sound qui prête allégeance au grand frère florentin avec une nouvelle série de HP baptisée iD et deux modèles pour commencer, le 18 iD et le 21 iD.

Giacomo Previ, le directeur du marketing et des ventes d’Eighteen Sound précise : « Nous avons toujours cherché à produire le meilleur son possible chez Eighteen Sound. La technologie IPAL de Powersoft va permettre aux fabricants d’enceintes et aux designers systèmes d’aller encore au-delà en terme de rendu en tirant parti de l’intégration entre HP et module d’ampli et d’asservissement en temps réel. »

Le 21iD, comme son nom l’indique un 21’’ avec une membrane renforcée au carbone et un spider en triple couche de silicone.

Le 21iD, comme son nom l’indique un 21’’ avec une membrane renforcée au carbone et un spider en triple couche de silicone.

Les deux nouveaux transducteurs affichent des performances remarquables, avec un BL (environ 25T.m) et tous les autres facteurs électrodynamiques parfaitement tenus, une excursion du HP qui atteint des sommets à ± 35 mm de XDamage et ± 14 mm de Xlinéaire, une compression thermique de moins de 1,5 dB à – 3dB (de la puissance max), une puissance admissible de 1800 W AES, et 10 kW en crête pour une sensibilité de 95 dB et 94 dB pour le 21’’.
L’impédance de 2 Ω est étudiée pour monter à chaque fois deux HP en parallèle, présenter la meilleure charge au module Powersoft (1 Ω) en se partageant au mieux ses 8,5 kW avec le maximum de force (Bl x i) et en contenant les pertes (Re x i2) en privilégiant le courant.

L’arrière du 21 iD avec les ouvertures pratiquées après études sur les fluides afin de favoriser la ventilation de la bobine et l’évacuation des calories

L’arrière du 21 iD avec les ouvertures pratiquées après études sur les fluides afin de favoriser la ventilation de la bobine et l’évacuation des calories

Mais une fois encore, ce n’est pas la puissance brute, mais bien le guidage et l’asservissement du HP qui représentent le vrai pas en avant en termes d’impact, de fidélité au signal rentrant, donc de diminution de la distorsion, de respect de la phase, d’absence de traînage et de garantie de longévité pour un haut-parleur qui ne quittera jamais son « domaine de son » pour faire une analogie avec l’aviation.
Cet asservissement repose sur la mesure du gradient de pression existant entre face avant et arrière du transducteur, une méthode de suivi tenant donc compte des performances du haut-parleur mais aussi de sa charge et de son comportement par rapport à cette dernière.

Voir ci-dessous les fiches techniques du 18ID et du 21ID en cliquant sur les images :


Fiche technique du Eighteen Sound 18iD

Fiche technique du Eighteen Sound 18iD

Fiche technique du Eighteen Sound 21iD

Fiche technique du Eighteen Sound 21iD


Voici schématisée la façon dont fonctionne le module IPalMod® (ici un M-Drive) avec un HP et le capteur de pression.

Voici schématisée la façon dont fonctionne le module IPalMod® (ici un M-Drive) avec un HP et le capteur de pression.

Il est aussi possible de modéliser un « haut-parleur virtuel » en définissant dans le logiciel PC qui pilote le DSP ses paramètres de Thiele et Small (Qes, Qms, Vas, Sd, Fs et Re) et ses paramètres électromécaniques afin que le transducteur réellement présent dans l’enceinte l’émule.
Le gros avantage est que ce haut-parleur virtuel est créé mathématiquement, il ne subira donc pas de vieillissement ou d’écarts de tolérances entre différents exemplaires.

Le capteur avec sa nappe qui le relie à l’IPalMod®

Le capteur avec sa nappe qui le relie à l’IPalMod®


Le logiciel de l’IpalMod est des plus complets. Une première page offre le choix entre le fonctionnement en optimisation du HP (pressure control) ou bien en modélisation (virtual speaker), de paramétrer les niveaux d’entrée et enfin de suivre précisément le fonctionnement du module mais aussi indirectement du HP. Des mémoires sont disponibles pour effectuer des comparaisons rapides.
Une seconde page offre l’ensemble des réglages définissant les paramètres du haut-parleur réellement présent dans l’enceinte acoustique mais aussi les seuils des 7 protections qui équipent le module.

IPAL Powersoft

IPAL Powersoft


Une troisième page permet de définir les paramètres souhaités pour le haut-parleur virtuel qu’on pourra par la suite sélectionner ou pas dans le menu principal.
Enfin d’importantes ressources de traitements tels que des filtres sont à disposition pour interfacer au mieux le transducteur dans le système.

IPAL Powersoft

IPAL Powersoft


Les deux graphiques ci-dessous tirés du papier de l’AES de Powersoft, sont sans appel et prouvent le bien-fondé du choix de l’asservissement d’un haut-parleur de grave. La comparaison est menée en utilisant un burst de 4 cycles sinusoïdaux à 50 Hz. Dans le premier cas, le haut-parleur est laissé libre avec son cortège de suroscillations et d’approximations, dans le second cas, il est « tenu » par l’asservissement et travaille de façon beaucoup plus fidèle au signal original.

IPAL Powersoft

IPAL Powersoft


En conclusion, le ralliement d’Eighteen Sound à la technologie développée par Powersoft n’est qu’une étape vers la longue marche qui nous conduira aux systèmes du futur, et dessine un peu mieux leurs contours. D’abord remarquons à quel point les fabricants de systèmes électroacoustiques et fabricants d’amplis à plateforme DSP ont besoin de travailler main dans la main, voire se rachètent comme vient de le faire L-Group avec Camco. d&b fabrique ses amplis, Nexo s’appuie sur Yamaha, Adamson travaille sur les siens, Meyer le fait depuis toujours tout comme RCF, Martin (pour une part avec Powersoft), EAW pour certaines références ou Coda qui n’en sous-traite qu’une partie.

Le SCP de Coda Audio, un sub d’apparence normale, mais que d’apparence, le senseur à traitement placé sur les bobines lui donnant un rendu net et sans bavures

Le SCP de Coda Audio, un sub d’apparence normale, mais à qui le senseur placé sur les bobines et relié à l’ampli maison, donne un rendu net et sans bavures

Cette proximité entre les électroniciens et les acousticiens permet de mettre en place des stratégies de correction d’erreurs connues à l’avance (sans rétro-action) dans les transducteurs comme dans les guides et autres coupleurs en charge du haut du spectre. L’arrivée d’asservissements performants va compléter le travail de mise en forme dans le bas du spectre.
Un autre point qui semble être acquis est la future présence des amplis et du processing dans les enceintes elles-mêmes, avec, clin d’œil à Meyer (et à Martin Audio) qui a une large avance dans ce domaine, une gestion des paramètres de ces dernières dans le DSP de chacune d’entre elles, un DSP qui devra être facilement adressable. Il paraît évident que le processing distant ou au pied des lignes tout comme un transport du signal en analogique vers chaque boîte disparaîtra au bénéfice du réseau.

Le 21’’ de B&C poussé et freiné par l’iPalMod, un sacré joujou qui délivre 145 db SPL à partir d’un seul transducteur.

Le PS-9 de Fohhn avec le 21’’ de B&C poussé et freiné par l’iPalMod, un sacré joujou qui délivre 145 dB SPL à partir d’un seul transducteur.

Qui dit amplification et processing par boîte dit suivi parfait de chaque électronique embarquée mais surtout de chaque HP, dont il sera possible de corriger les défauts, le vieillissement, voire connaître le besoin de remplacement quand le système le jugera incapable de rentrer dans son gabarit initial, sans parler d’une très grande simplification dans le déploiement de tout type de stratégie de steering ou d’optimisation de couverture (ce qui se fait déjà).


Le SF-30A DAS, la version espagnole du gros méchant sub embarquant le M-Force et son cône de 30’’ en polyéthylène.

Le SF-30A DAS, la version espagnole du gros méchant sub embarquant le M-Force et son cône de 30’’ en polyéthylène.

Ce type de boîte amplifiée du futur sera en mesure d’effectuer seule son autodiagnostic électro-acoustique comme électronique en livrant ses conclusions sur le réseau avant d’être levée.
Elle permettra son optimisation en fonction d’objectifs comme la fidélité, la couverture ou le SPL et enfin dialoguera directement avec une suite logicielle ressemblant à celle actuelle, où l’on ne rentrera plus que le nom de la salle ou ses caractéristiques et qui ensuite, non seulement préconisera le nombre de boîtes et leur placement, mais prendra la main à distance pour atteindre au plus près cet objectif. Rien n’empêche aussi d’imaginer une assistance à distance par le fabricant lui-même qui pourra, à la vue en temps réel des paramètres système et du rendu via un analyseur, conseiller des stratégies aux opérateurs sur site.

Tout cela n’enlèvera pas le besoin de savoir créer de grands transducteurs et de savoir bien les associer dans une enceinte car l’électronique ne fait et ne fera pas tout, mais cette technologie simplifiera, accélérera et offrira des résultats acoustiques plus homogènes et fiables, le bonheur pour les utilisateurs comme pour les décideurs.
Un peu comme on ne conçoit plus un ampli de puissance sans PFC, il en ira de même d’un système de grave sans asservissement et plus généralement d’une enceinte purement électroacoustique.
Le futur est en marche. Quand ? On n’en sait rien quant à la généralisation, mais certains signes et grandes manœuvres autour des fabricants d’amplis dénotent une accélération de la tendance et à ce jeu là, Powersoft est sacrément bien placé. Le souvenir des tas de bois qu’on empilait au Fen paraît si loin…

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M-Drive

M-Drive

AES White Paper

AES White Paper


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