Amadeus dévoile Holophonix dans sa version 1.5 à l’ISE

Amadeus présente à l’ISE 2020 la version 1.5 de son processeur de son spatial Holophonix. Il intègre de nombreuses nouveautés, correctifs et améliorations. Dévoilé à Francfort en 2018, il bénéficie désormais d’une refonte structurelle majeure dont l’interface graphique.

Holophonix à Francfort 2018

Holophonix à Francfort 2018. Souvenirs…

Le processeur de son spatial Holophonix ne cesse de connaître des évolutions logicielles, au gré des demandes et des besoins de ses utilisateurs.

Développé en collaboration avec plusieurs institutions musicales, théâtrales et scientifiques de renommée internationale, ce processeur est notamment conçu en collaboration avec le STMS (Sciences et Technologies de la Musique et du Son). Fondé en 1995 ce laboratoire est hébergé au sein de l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique. Ce dernier associe le CNRS, Sorbonne Université, le Ministère de la Culture et l’IRCAM autour d’une thématique de recherche interdisciplinaire sur les sciences et technologies de la musique et du son.

« Nous avons publié une dizaine de mises à jour au cours des 18 derniers mois, en réponse aux retours et requêtes de nos utilisateurs, extrêmement proactifs. Cette prochaine mouture (1.5) est beaucoup plus structurelle. Elle intègre une refonte totale de l’interface utilisateur ainsi que de la passerelle de communication entre serveurs et applications, optimisant la transmission à haute vitesse de messages OSC.

Réécriture totale de l’interface graphique

La réécriture totale de l’interface graphique selon les nouveaux standards technologiques du web nous assure une performance optimale sur les supports actuels ainsi qu’une évolutivité et flexibilité garantie pour les futures évolutions, » évoque Johan Lescure, Responsable du Développement pour le projet Holophonix chez Amadeus.

Plus qu’un long discours, voici en vidéo l’interface graphique en 3D. En gris ce sont les enceintes, en rouge les sièges, les objets tournent façon Spoutnik et peuvent maintenant être égalisés, d’où la fenêtre ad hoc.


Holophonix Updater

« Une nouvelle application baptisée Holophonix Updater est par ailleurs disponible, permettant aux utilisateurs de télécharger et de mettre à niveau en parfaite autonomie leur station. Les performances du cœur audio ont également été optimisées. L’adaptation à l’utilisation reste possible, permettant un arbitrage (à la discrétion des utilisateurs) entre charge CPU et la latence globale, pouvant être ramenée à 1.90 ms, » poursuit Johan Lescure.
La version 1.5 intègre de nouveaux encodeurs et formats de sources développés par le STMS, maximisant la compatibilité avec différents outils de captation ambisonique mais aussi un égaliseur, offrant 4 PEQ, deux filtres à plateaux (haut, bas), ainsi que des filtres passe-haut et passe-bas.

Holophonix

Avec Holophonix, c’est Broadway !

Cet égalisateur est disponible pour chaque source virtuelle, pour chaque sortie physique (Dante) ainsi que pour chaque bus de spatialisation, offrant encore davantage de versatilité au processeur.

Holophonix est désormais compatible avec le microphone em32 Eigenmike développé par MH acoustics. Celui-ci est articulé autour de 32 capsules microphoniques, favorisant la capture de scènes sonores au format Higher Order Ambisonics de 4ème ordre.
Le processeur est également compatible avec le microphone ZM-1développé par Zylia. Celui-ci est articulé autour de 19 capsules microphoniques, favorisant la capture de scènes sonores au format Higher Order Ambisonics de 3ème ordre.

Le processeur Holophonix permet déjà le traitement de flux ambisoniques de 1er ordre aux formats A et B. Celui-ci peut donc nativement traiter les flux bruts, sortant directement de microphones ambisoniques (A-Format) tels que Sennheiser AMBEO, SoundField ST250, ST450 ou SPS200, RØDE NT-SF1, DPA-4 ou Oktava MK-4012. Il peut également traiter une source au format générique (B-Format) incluant des paramètres offrant une compatibilité avec de nombreux formats et standards (FMH, ACN, ainsi que les normalisations FuMa, MaxN et SN3D).

Holophonix Designer

éditeur offline baptisé Holophonix

Un éditeur offline baptisé Holophonix Designer avec pré-rendu binaural est également disponible en version logicielle. Cette application, disponible sur les plateformes Windows et macOS, intégrera toutes les fonctionnalités graphiques disponibles au sein du processeur Holophonix et un moteur de rendu binaural favorisant la pré-production de projets au casque.

Le processeur intègre de nouveaux objets virtuels (ou sources) ‘MicTree’ favorisant le traitement d’un ‘arbre’ microphonique principal. Un objet ‘MicTree’ peut inclure de 1 à 128 microphones. Une fenêtre ‘Mics’ permet de définir la position réelle des micros. Et le cas échéant, vous pourrez réaligner automatiquement chaque cellule en temps (delay) et en intensité (level). Une source ‘MicTree’ capture entièrement la scène sonore, sans appliquer de traitement spécifique au signal.

Nouveau décodeur LBAP

Holophonix égaliseur

Une vue sur l’égaliseur très complet désormais présent dans la matrice et disponible pour chaque source virtuelle, chaque sortie physique ainsi que chaque bus de spatialisation.

Le processeur Holophonix embarque par ailleurs un nouveau décodeur, baptisé LBAP (Layer-Base Amplitude Panning). LBAP est un algorithme de panning d’amplitude optimisé pour les dispositifs tridimensionnels présentant plusieurs couches (ou layers) ; chacune ne comprenant pas nécessairement le même nombre de haut-parleurs.

Cet algorithme fonctionne en sélectionnant une paire de haut-parleurs sur chacune des couches encadrant la source. Il applique un panning d’amplitude sur chaque paire. Il effectue  également une pondération de niveau entre les deux couches. Cet algorithme offre notamment de meilleurs résultats que VBAP (Vector-Base Amplitude Panning) pour les dispositifs cubiques.

« Enfin, Holophonix intègre les premières briques logicielles préfigurant une utilisation du processeur (et donc potentiellement le mixage) en réalité virtuelle. Une compatibilité de ce dernier avec le casque Oculus Quest est déjà possible, favorisant la manipulation de sources depuis une salle totalement virtuelle et tridimensionnelle.
Nos utilisateurs sont en recherche de solutions permettant le contrôle et le déplacement de sources via une interface et/ou des outils nouveaux plus naturels et universels que les traditionnelles surfaces de contrôle en 2D. Cette approche ‘VR’ innovante est un premier élément de réponse, que nous allons développer et prolonger, » conclut Johan Lescure.


Liste non exhaustive des ajouts

Détail des améliorations et résolutions de bugs contenus au sein de la mise à jour 1.5 :

Adds a function for the position icon. Clicking on it switches between AED or XYZ positioning
Adds a lock distance to 1-meter from the center
Adds a new hover color within the routing page
Adds a no computing VU-meters function when not visible, for CPU saving
Adds a scaling per source
Adds help functions only when venue 3D is activated
Adds selection from mixer
Adds spotlights to the 3D venue for a nicer visual effect
Adds Virtual-Reality (VR) support, for Oculus Quest
Changes from .OBJ extension files, to .GLB extension files for better compatibility with web browsers.
Changes from Command key to Ctrl key to rotate the 3D venue
Disabling slave option on A-Format, B-Format, Zylia, MicTree and EigenMike sources
Fixes a label layering order issue in 3D visualization mode
Fixes a reverb issue in the bus parameter edit section
Fixes an edit name issue for sound elements
Fixes an issue in color editing
Improves changing the view center (for zoom and rotate) by double clicking
Improves GUI stability Full rewrite of the code


Pour plus de renseignements sur le site Amadeus et sur le site Holophonix

Les D6000 Sennheiser au Halftime Show 2020

Avec une audience internationale de plus de 100 millions de spectateurs, le Halftime show 2020 a eu lieu au Hard Rock Stadium à Miami. 14 minutes extraordinaires avec Jlo et Shakira en vedette, cette dernière équipée en D6000 Sennheiser avec une tête MD9235.

Le système sans fil Sennheiser Digital 6000 est le microphone qu’avaient choisi Shakira et son invité spécial Bad Bunny, venus séduire le public réuni à Miami. C’est ATK Audiotek qui s’est chargé de la sonorisation des festivités d’avant-match, des micros des arbitres et du show de la mi-temps pour la 23ème édition consécutive du Super Bowl.

Shakira Halftime show 2020 avec un micro émetteur Sennheiser

Shakira en plein show avec son émetteur SKM6000 recouvert d’or et de strass. (Getty Images)

Une mobilisation totale

Juste avant la mi-temps, l’équipe chargée d’organiser le show avait environ six minutes pour préparer et assembler toute la scène, à proximité de la ligne des 30 yards du terrain. Des systèmes d’antenne pour microphones sans fil avaient été installés avant le match sur chaque ligne de touche, le long du mur d’enceinte du stade, derrière les bancs des joueurs.
« Ceci n’a rien d’un concert traditionnel où l’on peut placer les antennes aux abords de la scène, à une distance relativement proche des artistes », observe Gary Trenda, technicien HF en chef auprès de Professional Wireless Systems (PWS), une société basée à Orlando.
« Nous avons dû déployer les antennes sur les lignes de touche et les diriger vers la scène ; puis nous avons utilisé un transport sur fibre pour la connexion aux récepteurs, situés dans un local technique sous les gradins. »
Les liaisons doivent donc fonctionner de façon optimale, alors même que les distances sont plus grandes. « Pour un spectacle comme celui-ci, la fiabilité n’est pas négociable », déclare Trenda. « La réception doit être sans faille. »

Sennheiser au service de millions de fans

Pour la performance de Shakira avec Bad Bunny, l’équipe HF a déployé quatre liaisons Sennheiser Digital 6000, trois séparées pour Shakira et une pour Bad Bunny. Shakira a chanté plusieurs titres avec un émetteur main or pailleté SKM 6000 et une capsule cardioïde dynamique MD 9235, avant d’être rejointe sur scène par Bad Bunny, qui a aussi chanté dans un SKM 6000, jaune effet néon, avec une capsule rouge MD 9235.

4 micros HF Sennheiser

Les émetteurs pocket Sennheiser SKM 6000 couplés avec des capsules MD 9235, utilisés lors de la mi-temps du Super Bowl par Shakira et Bad Bunny (crédit photo : Gary Trenda)

« C’est ma seconde édition du Super Bowl où l’on utilise des systèmes numériques Sennheiser et d’après mon expérience, c’est un système de micro ultra fiable même dans les environnements au spectre HF encombré », déclare Trenda.
Comme on peut s’y attendre, l’environnement HF du Super Bowl est particulièrement complexe : « Rien que dans le stade, on peut compter jusqu’à 500 fréquences de micros et de systèmes IEM.

Nous devons donc nous concentrer sur les signaux qui nous intéressent et filtrer tout le reste. C’est pourquoi nous avons inséré des filtres à cavité 6 MHz devant les récepteurs Sennheiser. Ils sont spécialement réglés sur les fréquences utilisées par Shakira et Bad Bunny. »

Avec 23 mi-temps de Super Bowl à leur actif, les techniciens d’ATK Audiotek sont devenus des experts. Parmi les nombreuses activités préparatoires, une étude du site est réalisée en septembre par l’équipe pour examiner de près l’environnement radio local.

Half-Time-Sennheiser

La coordination HF est confiée à NFL Event Frequency Coordinators (EFCs) et c’est le coordinateur en chef, Loren Sherman, qui attribue des fréquences au show. L’équipe intervient une semaine et demi avant le jour J et dispose de temps pour les répétitions en conditions réelles. Cette année, ATK et PWS ont supervisé à trois reprises les répétitions du show en entier, analysant chaque fois l’environnement HF pour offrir une performance la plus fluide possible.

Un support sur lequel compter

Avec une programmation d’envergure comme celle du Super Bowl, les équipes HF rencontrent inévitablement des difficultés de dernière minute. Il a fallu notamment trouver des émetteurs alignés sur les bonnes fréquences pour les micros stylisés qui avaient la préférence des artistes.

Trenda explique : « Nous avions un micro habillé de noir, un autre peint en rouge métallique et un autre doré, mais la plage de fréquences des émetteurs ne permettait pas de les utiliser pour le Super Bowl. Nous avons donc appelé Sennheiser qui nous a fait livrer des émetteurs compatibles avec les besoins du show. Nous avons ensuite adapté les coques des micros sur les nouveaux manches. Heureusement, Sennheiser a su faire preuve rapidement d’une grande efficacité. »

Brett Valasek, directeur général d’ATK Audiotek, apprécie la qualité, la fiabilité et le support de Sennheiser : « Nous avons organisé plusieurs spectacles avec les D6000, nous avons toute confiance dans le produit », précise-t-il. « Nous étions contents que Shakira et Bad Bunny l’aient choisi car nous apprécions leur puissance HF et leur clarté audio. Nous sommes aussi reconnaissants à Sennheiser d’avoir répondu présent lorsque nous avons dû régler les problèmes de fréquence des émetteurs. C’est vraiment un partenaire sur lequel nous pouvons compter. »

Le Halftime show en intégralité


Et plus d’informations sur le site Sennheiser

 

Atelier Vectorworks chez Novelty le 3 mars

Le 3 mars 2020, Vectorworks, Novelty et Oliverdy invitent tous les acteurs lumière, scéniques et évènementiels à découvrir le logiciel de conception événementielle Vectorworks et ses modules Spotlight, Braceworks et Vision, associant technologie de pointe de la CAO, outils de conception scénique et lumière.


Atelier Vectorworks chez Novelty le 3 mars

Vous aurez l’occasion d’assister à des démonstrations en live présentées par des experts : Adam Chekir et Jesse Cogdell, spécialistes des modules évènementiels de Vectorworks, et Olivier Dufresne, expert et formateur Vectorworks chez Oliverdy.

Les solutions apportées répondront aux problématiques suivantes :

  • Comment tirer le meilleur de grandMA3 ?
  • Pourquoi Vectorworks plutôt qu’AutoCAD ou SketchUp ?
  • Peut-on calculer la stabilité des ponts soi-même ?
  • Quel est l’avantage d’utiliser GDTF et MVR ?

Programme des 3 sessions débutant à 14 h 30 – 17 h – 19 h 30

  • Coup de projecteur sur Vectorworks
  • Vectorworks Braceworks
  • Vectorworks Vision + GrandMA3
  • Flux de travail GDTF et MVR
  • ConnectCAD

Chaque présentation sera suivie de trente minutes d’échange. Vous aurez l’occasion de rencontrer des professionnels du secteur et de discuter autour des solutions Vectorworks et des problématiques actuelles liées à l’évènementiel.


Rendez-vous chez Novelty le 3 mars – ZI de la Vigne aux loups, Rue Georges Sand, 91160 Longjumeau
L’évènement est gratuit sous réserve d’inscription préalable ici.


Tournée Kiss préparée avec Vectorworks

© KISS Tournée « End of the Road »par SRae Productions et Todd Moffses préparée avec Vectorworks


Vectorworks, combine parfaitement dessin 2D et modélisation 3D.


– Vectorworks Spotlight est une solution de conception pour les organisateurs d’événements, les concepteurs d’éclairage et d’agencement scéniques dans le secteur du spectacle. Comportant plus de 10 000 éléments, la bibliothèque qui offre une grande souplesse de travail est constamment mise à jour en collaboration avec les fabricants pour accéder aux dernières tendances.

– Avec Braceworks, les organisateurs d’événements et les professionnels des structures scéniques disposent d’une solution 3D intégrée en analyse des contraintes de charge et une documentation technique certifiable. Braceworks permet de mener des analyses statiques de ponts. Il s’intègre parfaitement à Spotlight.

– Le logiciel de visualisation en temps réel Vision est une solution conviviale et efficace pour programmer des spectacles. En rationalisant votre flux de production, vous gagnez un temps précieux durant la phase finale de travail.

Vectorworks-Modelisation

© Vectorworks, Inc. Live Data Visualization Spotlight

Spotlight et Vision sont parfaitement complémentaires. Dans Spotlight, vous réalisez des dessins de projet, automatisez la production de documents et visualisez le projet dans des vues 3D. Puis, vous envoyez directement les informations relatives à votre projet dans Vision pour programmer et prévisualiser votre spectacle.

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Les Sharpy Plus exhalent le glamour de Dita Von Teese

Dita Von Teese, la reine internationale du Burlesque, est revenue en Australie avec son spectacle le plus somptueux, « Glamonatrix ». C’était la première sortie des projecteurs hybrides Beam/Spots Sharpy Plus Claypaky de Phaseshift Productions.
Alex Goldberg, directeur de production et concepteur lumière de Dita, était ravi d’avoir 9 de ces nouveaux projecteurs pour commencer sa tournée mondiale.

©Angel Legas

Avec « Glamonatrix », les fans ont eu droit à toute une soirée de comédie et de strip-tease sophistiqués qui a célébré la diversité de la beauté. Loin d’être un spectacle burlesque habituel, « Glamonatrix » transcende et renouvelle le spectacle de variété classique des années 1940 en rendant gloire aux formes masculines et féminines d’une manière positive pour le corps qui stimule et relève le niveau.

©Wild Kat

« C’est le genre de spectacle qui offre à un concepteur lumière l’occasion d’être un élément actif dans la présentation elle-même », explique Goldberg.
« Souvent, lorsqu’on a un artiste sur scène, l’éclairage devient une partie essentielle du spectacle qui interagit avec les prouesses des danseurs, entretient l’allure séduisante de chacun et transforme toute l’ambiance pour créer de magnifiques instants. Pour moi, c’est important d’aider le public à se concentrer franchement sur l’interprète tout en sculptant une belle image scénique. »

Le Sharpy Plus est un projecteur hybride qui possède deux modes de fonctionnement indépendants. En mode Faisceau, ses effets volumétriques se distinguent grâce à son extraordinaire flux lumineux. En mode Spot, sa lumière est distribuée de manière plus homogène et permet la projection d’effets visuels uniformes.

Sharpy Plus

« Compte tenu de leur format, leur puissance est remarquable », dit Goldberg. « Je trouve que le choix de gobos est soigné et offre une belle variété de possibilités aux concepteurs d’éclairage. Il offre plein d’options pour toutes sortes de situations. »
Goldberg qualifie le choix de deux prismes de « vraiment cool. Qui n’aime pas avoir des outils en plus pour jouer ? » Il ajoute que, « le fait de pouvoir les combiner permet de créer des effets spectaculaires, pas seulement en volume, mais aussi en projection sur une surface. »
Il a utilisé cette option lorsque Dita a exécuté son emblématique numéro du verre de Martini, pour lequel il a combiné la roue d’animation et le prisme pour créer un effet de pluie saisissant.

« J’ai mis la roue d’animation et la roue à prisme radial sur une rotation lente combinée à un gobo tournant, pas tout à fait net, et j’ai obtenu un très bel effet », explique-t-il. « Le Sharpy Plus délivre un magnifique faisceau de lumière blanche parallèle et net qui permet de sculpter un bel espace. Le réducteur de faisceau sur la roue de gobos statiques m’aide à atteindre un point chaud intense, mais avec un faisceau qui a exactement le diamètre nécessaire pour obtenir l’effet souhaité. »

Goldberg a poussé le mode Beam pendant le numéro Lipteese de Dita, où elle chevauche un tube de rouge à lèvres géant. « Le Sharpy Plus m’a vraiment impressionné en mode Beam. J’ai utilisé cet effet dans Lipteese pour fournir un champ hypnotique et vibrant de faisceaux étroits et blancs qui accompagnait parfaitement la forte énergie du numéro de Dita. »

©Claire Alexander

La taille compacte du Sharpy Plus a également aidé Goldberg à tirer le meilleur parti de l’espace limité du camion de la tournée où chaque centimètre devait être pris en compte.
« Je n’avais jamais utilisé le Sharpy Plus auparavant, mais je suis satisfait de ses performances et de ce qu’on peut en tirer pour un projecteur de cette taille », rapporte-t-il. « Le nombre de fonctions que Claypaky a réunies dans un appareil de cette taille est phénoménal. »

Plus d’infos sur le site Dimatec et sur le site Claypaky

Pawel Pajak fait de la magie avec Ayrton

Lorsque la société de production East Eventz a contacté Pawel « Spider » Pajak, et Percepto [Lab] (l’équipe responsable de la création visuelle), pour concevoir et fournir des solutions créatives d’un concert unique, ils ont choisi les MagicPanel-FX et Khamsin-S Ayrton pour créer des effets impressionnants et foisonnants de couleurs.

©Percepto (Lab)/H.Karapuda

Le concert réunissait le chanteur Dawid Podsiadlo et le rappeur Taco Hemingway devant 60 000 spectateurs. C’était le premier concert d’artistes polonais qui jouait à guichets fermés dans toute l’histoire du PGE Narodowy (stade National de Varsovie).

Pawel Pajak (alias Spider), concepteur de la production, de l’éclairage et du multimédia, explique son attachement aux projecteurs Ayrton : « Ce n’était pas ma première expérience avec des produits Ayrton car je les utilise depuis plusieurs années déjà. J’ai commencé avec le MagicBlade-R, puis je suis passé aux versions FX, et j’ai également utilisé le MiniPanel-FX, le MiniBurst et le MagicPanel-FX.

©Percepto (Lab)/H.Karapuda

J’ai maintenant adopté leur gamme plus classique de projecteurs asservis qui se distinguent toujours de l’offre du marché, en commençant par le Ghibli. Cette année j’ai ajouté l’un des tout derniers, le Khamsin-S, et je souhaite sincèrement que cette marque soit encore plus disponible sur le marché polonais.

« J’aime les appareils très polyvalents offrant des possibilités de contrôle des pixels, pour les utiliser, non seulement comme projecteurs, mais aussi comme surfaces vidéo à basse résolution. Je les contrôle toujours dans le mode le plus élevé pour une créativité maximale. Depuis plusieurs années, j’ai une entière confiance dans les luminaires Ayrton pour une multitude de productions différentes, depuis les tournées de club et les événements spéciaux, jusqu’aux très grands spectacles dans les stades. »

©Percepto (Lab)/H.Karapuda

Le kit lumière de cette soirée spectaculaire a été fourni par Transcolor. Il comprenait 64 MagicPanel-FX et 44 Khamsin-S. Pawel décrit sa conception et comment il a choisi d’utiliser les projecteurs : « Les MagicPanel-FX étaient accrochés en quatre lignes de 16 projecteurs chacun sur des structures distinctes, actionnées par des moteurs Kinesys. Chaque structure se compose de trois poutrelles assemblées en une seule structure.


©Percepto (Lab)/H.Karapuda

Les Khamsin-S étaient montés sur quatre ponts rectilignes au-dessus de la scène, également actionnés par des moteurs Kinesys. Chacun était équipé de 8 Khamsin-S que nous avons utilisés pour produire de nombreux effets de faisceaux et d’éclairage de scène selon les différentes positions des ponts.

« 12 autres Khamsin-S ont été positionnés à contre pour créer des effets de découpe derrière le groupe, très visibles avec les autres effets tout au long du spectacle. Ils ont également produit de jolies silhouettes. « Actuellement, lorsque je considère des luminaires à LED puissants et efficaces, les Khamsin-S sont définitivement en tête de ma liste.

J’ai vraiment adoré les moments où les groupes de MagicPanel-FX montent et descendent, et se transforment rapidement, passant en un instant de simples projecteurs à des écrans basse résolution qui diffusent du contenu à côté des écrans vidéo. L’ensemble des 64 MagicPanel-FX répartis sur quatre éléments de poutrelle indépendants m’a donné beaucoup de possibilités créatives et c’était amusant à utiliser.

©Percepto (Lab)/H.Karapuda

Je trouve les fonctionnalités de pixels mapping agréables et très utiles. Avec une matrice de 25 pixels, on peut vraiment créer une grande variété d’effets, et en utilisant des groupes de pixels à des fins différentes pendant une chanson, on a beaucoup de possibilités.

Le zoom variable est très utile, en particulier sur un seul pixel, car il permet d’avoir un joli faisceau de lumière unique et puissant ou un point lumineux diffus qui attire l’œil, et tout cela fonctionne aussi bien en groupe. »
Spider a également insisté sur la fiabilité et l’ergonomie des projecteurs Ayrton. « Je ne peux pas me plaindre ! Ils sont extrêmement fiables et sont incontestablement dignes d’être exploités en tournée. Certaines macros intégrées sont très utiles, surtout lorsque le temps est compté.
Les produits Ayrton sont l’un de mes premiers choix et cela depuis un certain temps. Il y a tellement de projecteurs sur le marché, il faut choisir ceux qui peuvent contribuer au mieux à forger le spectacle selon le concept de la création et être efficaces et agréables à tout moment. »

Plus d’infos sur :

Midas annonce la sortie de l’Heritage-D, sa nouvelle console

L’arrivée de la nouvelle console Midas attire toute l’attention en ce début d’année 2020. L’Heritage-D a fait une entrée fracassante aux JTSE en complétant la série Pro et même en la chapeautant. Entre autres, elle apporte une surface encore plus pratique et ergonomique, qui s’adapte au mode de travail de chacun.

Mais sans plus attendre voici une présentation faite par Yann Matté, chef produit et support technique pour EVI Audio France.


L’Heritage-D gère 144 entrées vers 120 bus de mixage répartis en 24 matrix, 4 bus Master et 96 départs auxiliaires. Ces derniers peuvent être utilisés en auxiliaires simples ou en “Flexi-Aux” pour pouvoir envoyer un Aux dans un Aux. Cela permet de prendre un ensemble d’entrées et de transformer un Aux en groupe.
Ce groupe peut ensuite être redistribué dans un Aux vers une réverbe, un personal monitor sans être obligé d’utiliser une matrix. La puissance de la console fait passer de 8 groupes de population, les fameux Pop Groups à 24 populations. Il y a aussi 24 DCA, 24 groupes de talk et 12 groupes de mute.

Sur chacune des entrées, on bénéficie du traitement dynamique et l’égalisation propre aux tables Midas, mais aussi 24 moteurs. Chacun peut générer de un à quatre effets simultanément soit jusqu’à 96 effets !
Au delà de ces 24 moteur, on peut disposer de 96 traitements dynamiques premiums supplémentaires, 96 compresseurs multi-bande et 32 égaliseurs dynamiques avec possibilité de les insérer sur des voix d’entrées mais aussi tous les bus de sortie. Les algorithmes sont variés et il y aura aussi une, voire plusieurs TC6000 et des traitements issus de la marque Lake.

Cette nouvelle approche de la console, intègre un écran tactile amélioré en plus d’un format ultra-compact permettant un transport et une utilisation facile sur des tournées ou dans des théâtres parfois exigus.

Compatible avec l’intégralité des racks de la marque comme le DL151 et DL252 ainsi qu’avec des racks splitter comme le DL 251, la Heritage-D a été prévue pour s’insérer facilement dans les parcs. Fidèle au son Midas, elle assure la continuité de ce qui a été instauré car les préamplis restent les mêmes en entrée et en sortie, assurant ainsi la même qualité audio.

Son ergonomie permettra de travailler en façade comme en retours. Pour plus de souplesse, à l’arrière de la console, des prises HDMI supplémentaires permettent d’y connecter un deuxième écran tactile synchronisé et rendre possible une utilisation par deux opérateurs.

Plus d’information sur le site du distributeur EVI Audio France

HK Audio Linear7, la prise en main

Système bi-amplifié point source, facile à exploiter et efficace, le Linear7 de HK Audio offre des performances et des caractéristiques novatrices qu’on vous résume dans cette prise en main. Nous avons écouté et mesuré la tête 112 FA et deux subs 118 SUB A.

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Rien de tel qu’une palette de bois et une belle journée devant soi !

Cette nouvelle gamme comporte trois têtes différentes. La 110, 112 et 115, les deux derniers chiffres indiquant la taille en pouces du woofer.
Les deux premiers modèles disposent aussi d’une variante dite XA dont la particularité est de pouvoir être couchée sur le côté pour en faire un wedge d’appoint.
La 115 n’existe qu’en version standard « renfort » dite FA et dispose de tout son volume de charge afin de délivrer une réponse plus étendue dans le bas.

La 112 FA que nous avons reçu d’Algam qui distribue la marque en France, est aussi conçue pour ne faire que du renfort et nous verrons plus loin que son grave n’a rien d’anecdotique.

Comment assembler deux 112 ? Par leurs flancs !

Tous les modèles embarquent un module ampli Pascal, le grand concurrent danois des italiens de Powersoft, l’autre spécialiste mondial des amplificateurs classe D.
Les alimentations à découpage et sans doute PFC équipant cette nouvelle gamme acceptent toute tension entre 90 et 260 V.

Les petites découpes sur les flancs de l’enceinte ont enfin une fonction utile et pratique, celle de faciliter l’association toujours délicate de deux enceintes point source en un cluster peu ou pas interférent.

Linear7 112 FA

Une face arrière comme on les aime. En haut à droite un sélecteur et 4 diodes indiquent quel preset est chargé dans le DSP. Flat, Boost, Cut ou remote ! A gauche les deux ports RJ45. L’entrée et sortie symétrique et la sortie DSP out, la plus belle façon de continuer à utiliser des enceintes qui ont besoin d’une retouche ça et là et qui se télécommanderont du bout des doigts.

23 kg de bois, de HP et d’ampli, le moins que l’on puisse dire en la sortant de son carton c’est que cette enceinte inspire la confiance. Avec son woofer de 12” à bobine de 2,5” et son moteur de 1” et dôme de 1,7” disposant d’une bi-amplification active délivrant en crête un total de 2 kW au travers d’un filtre FIR calé à 1,6 kHz, la 112 FA donne envie de l’écouter.

La particularité de cette enceinte comme de toute la gamme Linear7 est, en plus des commandes habituelles à l’arrière, aussi la présence non pas d’un mais de deux blocs DSP, le premier servant à gérer l’enceinte et le second offrant des réglages distincts et aboutissant à une prise analogique arrière appelée DSP out. Pratique pour avoir la main à distance sur tout autre modèle alimenté par ce biais.

A distance car une paire de prises Ethercon RJ45 permet le contrôle de chaque modèle via le soft HK DSP Control, en PC et MacOs, et téléchargeable sur le site de HK.

La 112 FA. Il y a comme un air de famille avec les Linear3 et Linear5 de HK.

Mais ce n’est pas tout. Ces enceintes pourront aussi très prochainement recevoir un flux AVB au protocole Milan qui devient de plus en plus le standard du transport du signal entre régie et diffusion.
HK a donc fait le choix du futur. On n’est pas certain que beaucoup d’utilisateurs de cette gamme de produits l’exploitent, mais c’est un vrai gage de sérieux du fabricant allemand. Bien entendu des accessoires sont prévus pour l’exploitation des Linear7 y compris pour les intégrateurs.

Les deux modèles 112, XA à gauche et FA à droite tenus par un étrier. La différence de volume de charge est assez manifeste.

Linear7 118 SUB A

Le sub 118 SUB A qui l’accompagne est très compact malgré le 18” avec bobine de 4” et l’ampli de 2 kW en crête qui l’équipe. Il pèse 41 kg et nécessite d’être à deux ou très costaud pour le bouger ou le stacker via deux grandes poignées latérales.

Les deux subs en montage front-front vertical, appelé Power Setup chez HK. Bien sûr il est possible de surélever la tête en haut d’une barre.

4 plots en gomme protègent la face arrière et permettent de l’y faire reposer. Son ébénisterie assez massive et ses évents aux quatre coins de la face avant entourent le woofer et même à fort niveau aucun bruit parasite n’est audible. La charge reflex garantit à la fois un bon rendement et une réponse étendue et suffisamment nerveuse.

Comme les têtes, le 118 SUB reçoit le signal en analogique et en AVB, et pour simplifier la vie des utilisateurs, dispose de deux entrées afin d’éventuellement servir de « base d’arrivée » pour le signal et ensuite le router vers deux têtes dans une configuration stéréo et ainsi de suite.

Même sortie DSP out et une paire de Powercon pour limiter la filasse secteur lors de classiques montages Sub + Tête. Puisqu’on parle de DSP, le choix a été fait par HK de travailler à 96 kHz, une fois encore un gage de qualité et la manière la plus simple de baisser la latence, ne dépassant pas 2,6 ms et bien entendu identique à celle des têtes.

Mesures

Nos mesures et écoutes ont eu lieu dans un studio de 130 m² assez mat et haut sous plafond, disposant d’un traitement et d’épais pendards. Elles ont été effectuées par Alizée Tricart à l’aide d’une station multi mesures basée sur le couple Scarlett 18i20 Focusrite et SMAART 8.

Alizée dans ses œuvres. C’est loin d’être un hasard qu’on lui confie de très, très gros systèmes en France et au-delà.

La mise en œuvre du réseau est relativement simple et en quelques minutes nous pouvons prendre la main à distance sur les DSP, la vraie valeur ajoutée de cette gamme. Tout n’est pas parfait dans le soft mais nous avons testé une version qui comportait quelques bugs d’affichage, gageons que la 3.8 actuelle les ait corrigés. Attention en revanche, la version Mac n’accepte pas pour le moment Catalina.

A gauche HK Audio DSP Control et à droite SMAART 8

Espérons que les équipes de développement de HK simplifieront aussi quelque peu des fonctions comme la création de groupes d’enceintes et qu’ils ajouteront un by-pass général de l’EQ. Voire qu’il nous écriront une page contenant tout ce qu’il faut avoir devant les yeux et sous la main en exploitation et que, quand une machine passe off-line, cela soit clairement indiqué.

Il en reste pas moins qu’avoir la possibilité d’agir sur 10 cellules paramétriques, disposer de deux réglages différents, pouvoir enregistrer des presets, insérer un délai, un limiteur, inverser la phase, régler le volume, tout ceci rend l’exploitation de la Linear7 très agréable.

La Linear7 112 FA sans égalisation.

La première courbe confirme nos bonnes impressions sur la tête 112 FA. Posée à même le sol et alimentée en analogique, elle affiche une réponse en fréquence sans accidents notables, allant d’un grave crédible et suffisant pour nombre d’usages jusqu’à un aigu conforme jusqu’à 12 kHz et un peu en retrait au-delà, même si cela n’a que peu d’impact à l’écoute et s’explique en partie par notre méthode de mesure au sol. Remarquez aussi la magnitude et la phase…

La page d’égalisation de DSP Control. 4 points avec au maximum 2 dB d’atténuation.

Nous avons malgré tout choisi de corriger légèrement ce rendu profitant du DSP embarqué, des 10 cellules très, très complètes à notre disposition et surtout des oreilles d’Alizée.

On se prend à rêver d’avoir des plateaux FIR… Le résultat est non seulement meilleur à l’écoute mais aussi plus beau à voir ce qui ne gâche rien.


Après égalisation, on obtient un joli rendu avec un contour agréable à l’écoute.

Les dernières aspérités dans le médium et haut médium assagies, notamment une petite bosse dans les 780 Hz, permettent de démasquer le grave qui, du coup, gagne en précision et l’équilibre global apparaît encore mieux.
La dispersion de la 112 FA est donnée pour 70° x 50°, mais le guide d’onde à directivité constante peut, en cas de besoin, être pivoté de 90°.

Ce type d’enceinte étant pointé très facilement vers le public dans des salles de petite jauge via son embase à 3 et 7°, nous avons choisi de ne mesurer que la polaire horizontale. Le résultat est une fois encore satisfaisant y compris à l’écoute où le détimbrage est acceptable même si à 35° l’atténuation est plus importante et se creuse autour de la zone de raccordement.

La polaire volontairement très lissée à 0°, 5°, 15°, 35°, 40° et 45°

Le sub 118 SUB A apporte précisément ce qui manque à la tête avec des filtre raides de part et d’autre de ses deux octaves d’influence. Sa réponse en fréquence est à quelques détails près ce qu’affirme le fabricant. Superposer deux 118 ajoute comme il se doit 6 dB et conduit avec une seule 112, à un déséquilibre de la balance tonale, le 12” de la tête ne parvenant pas à bien remplir d’énergie le surplus d’extrême grave. Sans doute la 115 FA convient-elle mieux en pareil cas.

La réponse bien ramassée entre 50 et 80 Hz. Peut être un poil trop. En bleu, les deux 118 stackés.

Tête et un sub avec en rose la résultante.

Quoi qu’il en soit, une fois sélectionné les presets sur chacune des deux enceintes, le raccord entre tête et sub se déroule parfaitement bien et on obtient une courbe intéressante avec un contour d’environ 12 dB et un surplus d’énergie entre 50 et 80 avec une petite bosse sur l’harmonique supérieure.

Notre dernière courbe concerne le mode cardioïde natif présent dans les 118 SUB A. Sans parvenir à retrouver l’atténuation arrière annoncée par le fabricant ou alors uniquement autour de la seule fréquence de 63 Hz, l’effet d’annulation marche, nettoie et modifie aussi quelque peu le haut du grave ce qui aura un effet bénéfique sur l’écoute. Seul petit bémol, l’atténuation arrière est surtout efficace à 180° et moins sur les bords.

En bleu le sub à 0° et en violet celui à 180°. L’onde arrière vient « creuser » légèrement aussi le sub avant vers 80 Hz sans trop de pertes en termes d’énergie et une chouette surprise en termes de rendu.

Ecoute

Nous avons écouté la Linear7 avec différents titres dont un album de Michael Ruff de la série Sheffield Lab Recordings, enregistré live en deux pistes demi pouce par George Massenburg en personne. Une leçon de prise de son et mixage, de dynamique et de respect des timbres sans parler des musiciens présents dans le studio de Doug Sax qui est parti donner des cours aux anges il y a quelques années. Comme l’a dit Al Schmitt : « le mastering au paradis s’est beaucoup amélioré depuis »

La page principale du DSP Control. Il y a déjà de quoi s’amuser.

Tête seule, le son est sec, incisif, assez précis à bas et moyen niveau avec un grave détaillé mais manquant un peu d’énergie. Précisons que nous avons écouté une seule 112 FA dans un volume pouvant accepter jusqu’à 300 personnes.

Le médium et l’aigu n’ont pas de duretés et si l’on excepte une polaire moins régulière et large qu’on l’aurait voulu, c’est un sans faute. L’impression générale est bonne y compris à haut niveau même si on ressent une petite perte de détail avant que les protections n’entrent en service. L’arrivée du sub avec le preset standard raccordant à 100 Hz rétablit l’équilibre et construit un système définitivement plus intéressant, sérieux et capable de mieux servir le public.

Les deux subs en montage front-back vertical, un preset spécifique lui étant dédié et un second existant aussi pour un front-back-front. OK, nos câbles réseau ne sont pas très pro ;0)

L’assise dans les deux premières octaves se marie très bien avec la tête débarrassée du bas et donc respirant beaucoup mieux. Les niveaux atteints et l’impact sont clairement professionnels.

L’ajout d’un second sub déséquilibre un peu la balance tonale et il faut jouer entre -2 et -3 dB sur le groupe des deux 118 SUB A pour s’y retrouver, l’apport de bave ayant tendance à masquer le haut du grave. La meilleure configuration est le montage cardioïde.

Sans revenir sur la qualité de la réjection arrière, la nature du grave généré et peut être aussi l’annulation de nombre de réflexions dans notre pièce, donnent un excellent bas du spectre, ferme et plus défini qui se marie parfaitement avec la tête et la complète le mieux, surtout dans le haut du grave, redonnant des couleurs à l’attaque et du gras aux instruments qui en ont. Une belle surprise.

Nous avons enfin écouté la configuration cardioïde « dans les limiteurs » un test plus intéressant qu’un bruit rose dont on va sortir des valeurs mesurées qui ne seront jamais les mêmes que celles calculées par le constructeur, 131 dB SPL à 10% de THD et en crête pour la 112 FA et le 118 SUB A .
L’impact ressenti, le respect des timbres et la capacité à accepter les sources à dynamique réduite sont appréciables. Les amplis et leur alimentation sont bien dimensionnés. Avec des sources à plus grande dynamique il manque quelques dB avant que cela ne commence à clignoter avec un rendu des limiteurs acceptable, l’idéal restant de ne pas trop s’y aventurer.

C’est fini, on remballe. Il était temps, on a parait-il fait beaucoup de bruit avec Alizée. Nous ?? Naaaaaan…

Conclusion

HK sait construire des enceintes, cela ne fait aucun doute et avec les Linear7, s’attaque au marché des orchestres, DJ, loueurs et autres petites salles avec un produit très pertinent, délivrant un son moderne et agréable et placé question prix.
Bien construite, disposant de transducteurs efficaces et d’un module ampli sérieux, assez puissante, fidèle et capable sans problème de s’attaquer au live, cette nouvelle série dispose avec la possibilité d’être pilotée à distance, d’un atout indéniable et qui continuera d’évoluer avec bientôt un portage du soft sur iPad.
Le choix du Milan (pas encore implémenté au 1er trimestre 2020) peut sembler étrange là où le Dante règne, mais gageons que rapidement des convertisseurs abordables rendent son emploi naturel comme cela en prend le chemin dans l’audio pro. Bonne pour le service !

Les tarifs :

  • L7-110XA : 1157 € HT
  • L7-112FA : 1203 € HT
  • L7-112XA : 1203 € HT
  • L7-115FA : 1296 € HT
  • L7-118SA : 1713€ HT

Plus d’informations sur le site de HK Audio ou d’Algam Entreprises

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Robert Juliat, record de longévité

Cent ans de vie et d’histoire. La longévité de Robert Juliat mériterait un livre entier et un musée dédié. Sur le stand des JTSE une lanterne à arc et une antique poursuite à charbon séduisaient par leur intemporalité, tandis que dans les boîtes noires les nouvelles technologies s’intégraient en toute discrétion dans les derniers fleurons de la marque.

Belles pièces du musée de Robert Juliat, cette poursuite à charbon…

…et cette lanterne à Arc


Ludwig Lepage, chef produit lumière, nous résume les dernières innovations de Robert Juliat.


Gamme Zep2

Ainsi la gamme led de projecteurs de découpe et Fresnel a vu un léger mais efficace changement de génération de leds, toujours made in Osram, avec un meilleur rendement, de l’ordre de 10 à 15 %, et une meilleure consistance du spectre de colorimétrie.
Le chiffre 2 permet de distinguer les deux générations, puisqu’à l’utilisation, les Zep2 seront plus lumineuses quoiqu’avec des températures de couleur un peu différentes.

La découpe Zep2 660SX2.

Pour résumer en quelques mots, les découpes Zep2 640SX2 et 660SX2 possèdent des sources led de 150 ou 300 W, en 3200K ou 6000K.

L’alimentation électronique est graduable sans scintillement, se pilote en local ou en DMX et parfaitement silencieuse.
Trois optiques de zoom variables sont disponibles : 28°-54°, 16°-35° ou 11°-26°,

Les Fresnel Zep2 340 et 360 LF2 sont aussi pourvus de sources led 150 et 300 Watts, en 3000K, 5000K, 5700K et blanc variable 2700-6500K. Le zoom est manuel, la source se contrôle en DMX, en local ou sans-fil en option.

Poursuite Arthur

La primeur de la poursuite Led Arthur fut pour les américains, avantagée par la petite semaine d’avance du LDI face aux JTSE. Autour du corps de la poursuite Oz, les 800 W de Leds de l’Arthur promettent de chatouiller les 1 800 W HMI d’une Victor, mais avec tous les avantages d’une source moderne. Prévue pour mars ou avril 2020, cette poursuite 7°-14,5° visera sans doute une récompense au Prolight+Sound comme la plus puissante de sa catégorie.

Maestro et SpotMe

Le module SpotMe, grâce auquel le poursuiteur peut diriger n’importe quel lot de projecteurs asservis en simultané avec sa poursuite, fait un départ encourageant dans les théâtres et le one-man-show. Surtout pour piloter des contres et gérer des faces en temps réel en suivant les artistes. Ce système de tracking avec opérateur utilise le protocole PSN, et n’était utilisable quasiment qu’avec une console GrandMA2, des serveurs vidéo et éventuellement une mise à jour future Chamsys.

Il est maintenant compatible avec n’importe quelle console grâce à un serveur dédié, le Maestro. Développée avec la société Zac-Track, qui cumule plus de 10 ans d’expérience dans le tracking sous toutes ces formes, cette unité complémentaire au SpotMe permet de calculer l’orientation de tous les asservis suivant les mouvements de la poursuite.

SpotMe maintenant compatible avec tout pupitre lumière grâce au serveur Maestro.

L’ingénierie derrière le Maestro est maintenant en phase de finalisation pour être disponible très prochainement. Si des algorithmes de prédiction permettent de prendre en compte l’inertie et les vitesses des différents projecteurs pour être les plus précis et réactifs possible, d’autres avancées sont attendues. Ainsi le serveur permettra de créer des zones virtuelles sur ou hors scène avec des automatisations pour modifier l’éclairage quand le sujet atteint une de ces zones.
La gestion automatique de la taille des faisceaux, en compensant le zoom suivant la distance pour toujours garder la même taille de projection, et en temps réel, sera aussi proposée. Enfin l’intégration des Footlight et des Cycliodes leds Dalis nativement dans le serveur, permettra que ces luminaires suivent aussi le déplacement de la poursuite, en s’allumant autour du sujet visé.

La calibration lumière Robert Juliat intégrée dans Eos

Particulièrement apprécié dans le monde du théâtre, tout comme les produits ETC, il semblait logique que Robert Juliat utilise les consoles Eos pour contrôler ses projecteurs. Les projecteurs Dalis pour cyclo qui utilisent huit couleurs de leds pour proposer la meilleure colorimétrie possible sont déjà calibrés dans les consoles ETC EOS. C’est-à-dire qu’ils furent mesurés, caractérisés et enregistrés en données dans les librairies afin de donner des équivalences parfaites de gélatines.

Le Dalis 863 plus simple à 4 couleurs de leds est aussi calibré dans les consoles ETC

En début d’année, les modèles Dalis quatre couleurs ont subi la même opération pour se rapprocher au maximum des Dalis huit couleurs lorsqu’ils sont gérés en même temps sur une Eos. Concrètement, le pupitreur a la possibilité de choisir parmi les nuanciers LeeFilter, GamColor, Rosco et autres, des centaines de références, ou des couleurs types, ou encore des teintes de blancs à différentes températures de couleur suivant leur IRC.

Trois options permettent d’aller encore plus loin dans la gestion des couleurs. Si l’éclairagiste désire la meilleure distribution spectrale possible, il utilisera le mode Spectral de la console ETC. Le mode Brightness est disponible pour gagner en luminosité, et le mode Hybride est un compromis entre les deux.
Ce système de colorimétrie est réservé aux projecteurs ETC et Robert Juliat. On peut ainsi faire correspondre parfaitement une découpe Source Four Lustr+ et un cycliode Dalis 860.

Plus d’information sur les sites Robert Juliat et ETC France

Les Monicon XL et StudiMon 5 de Palmer sont disponibles

Déjà présenté au NAMM Show 2019 à Anaheim en Californie, et au salon Prolight + Sound à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, le Palmer® MONICON® XL d’Adam Hall Group est désormais disponible.
Le contrôleur pour moniteur de studio MONICON® XL fait partie des premiers produits commercialisés sous la marque PALMER®, qui incarnent une image rajeunie et illustrent son nouveau slogan « PALMER® – Be true to your sound » avec des produits audio de qualité dotés de fonctions professionnelles et d’une utilisation intuitive au service des musiciens et des passionnés de studios.

Produit phare de la série Palmer® MONICON®, le MONICON® XL incarne le nouveau style de conception qui façonnera désormais l’apparence générale de la marque Palmer®. Doté de nombreuses fonctionnalités professionnelles, le Palmer® MONICON® XL est un outil de choix pour réaliser des mixages parfaits, que ce soit dans un studio d’enregistrement moderne ou en home studio.
L’interface utilisateur, clairement structurée grâce à une conception innovante de type console, est divisée en deux niveaux et peut être placée de manière flexible sur une table, offrant ainsi un grand confort d’utilisation.

Des fonctionnalités de studio professionnelles

La principale particularité du MONICON® XL est qu’il est doté d’un indicateur de corrélation de phase de type bargraphe qui affiche la différence de phase entre les canaux gauche et droite d’un programme stéréo pour déceler les erreurs de compatibilité mono d’un mixage.

Son circuit audio intégralement analogique assure par ailleurs l’absence de latence lors de l’écoute puisque les signaux coaxiaux S/PDIF sont convertis immédiatement à l’entrée.

Les utilisateurs qui souhaitent configurer leurs moniteurs de studio G/D avec encore plus de liberté bénéficient également d’une sortie « Sub Out » supplémentaire à l’arrière du boîtier.
Cette sortie, sommée en mono, est à large bande et n’est pas filtrée, elle peut donc servir au raccordement d’un caisson de basses, mais aussi pour un haut-parleur mono séparé, destiné à contrôler le mixage en mono, auditivement, mais aussi visuellement, à l’aide de l’indicateur de corrélation.

« La forme originale du Monicon favorise un travail rapide et intuitif », confirme Robin Henlich, Senior Product Manager Pro Audio d’Adam Hall Group. « La répartition de son interface sur deux niveaux et sa flexibilité permettent aux utilisateurs d’adapter le MONICON® XL à leur propre façon de travailler, et non l’inverse.
Sur le plan technique, la transmission audio sans latence et son indicateur de corrélation soulignent son caractère professionnel. C’est tout simplement captivant de suivre l’évolution des rapports de phase d’un signal stéréo en temps réel. »

Vidéo de présentation produit :


Un petit moniteur actif qui va bien avec…

Pour accompagner (ou non) le MONICON XL, Adam Hall Group propose également un moniteur de studio actif 5″ STUDIMON 5, disponible depuis peu. Dans un coffret bass-reflex particulièrement compact doté de panneaux latéraux en bois, le STUDIMON 5 symbolise lui aussi la nouvelle orientation et la signature esthétique de la marque Palmer®.

Doté de deux voies actives d’une puissance de 30 W chacune, le moniteur inclut un boomer de 5″ (12,7 cm) spécialement fabriqué, avec un aimant en ferrite, et un tweeter à dôme en soie de 0,75″ (19 mm) et aimant au Néodyme, et présente une réponse en fréquence de 70 Hz à 20 kHz.

L’arrière du STUDIMON 5 porte l’évent bass-reflex, des entrées aux formats jack 6,3 mm et XLR, ainsi qu’un bouton de réglage de volume pour ajuster avec précision la balance stéréo. Il conviendra aussi bien dans les studios d’enregistrement et en home studios que dans des environnements audio professionnels.

Vidéo de présentation produit :


Plus d’informations sur Palmer® MONICON® XL et sur Palmer® STUDIMON 5

D’autres informations sur le site Adam Hall

Coda Audio N-APS, la revanche des petits

Patrick Legard

Ca vous dit un tour complet du N-APS, le point source aussi malin que compact de Coda Audio ? Patrick Legard nous a longuement raconté ce système et son sub N-SUB ainsi que l’astucieux procédé de refroidissement des transducteurs, le DAC.

SLU : On connaissait l’APS, voici le N-APS…

Patrick Legard : N comme Nano car il est vraiment petit et à courbure constante, là où au NAMM dans quelques semaines on présentera presque le même mais à courbure variable pour d’autres usages. On en reparlera dans quelques semaines.

Une belle configuration prête à l’emploi. 120 kg en tout pour trois N-SUB et trois N-APS. 60° horizontaux bien cohérents.

Le N-APS est la déclinaison en plus compact du gros APS en reprenant sa philosophie et son accastillage mais en deux fois 6,5” pour les graves et avec un unique diaphragme annulaire de 6” à bobine de 1,75” et pas le montage coaxial médium/aigu.

N-APS est passif, coupé à 900 Hz, léger avec 11,2 kg sur la balance, 12 Ohm pour coupler de nombreuses têtes par canal d’ampli, 1000 W AES de puissance admissible et délivre un SPL Max de 139 dB (avec un facteur de crête de 6dB).
Ces valeurs ne sont possibles que grâce au déploiement, pour la première fois par Coda, du système DAC pour Dynamic Airflow Cooling.

Le N-APS sans face avant et avec l’un des demi guides ôté.

Ce n’est plus un secret pour personne, Coda fait partie d’un groupe avec BMS qui fabrique de haut-parleurs. Le dialogue constant entre les deux sociétés a porté à réfléchir une méthode qui permette de mieux évacuer les calories des bobines et donc pouvoir abaisser d’autant la compression thermique et le seuil des limiteurs utilisés pour éviter de casser les HP, et gagner en SPL.

Un N-APS montrant son âme d’alu faisant reculer la compression thermique, ce qu’on appelle le DAC chez Coda.

L’idée consiste à insérer dans l’ébénisterie une sorte de baffle en aluminium en une seule pièce dans lequel sont fixés les transducteurs et qui se prolonge sur le trajet emprunté par l’air déplacé par les membranes jusqu’aux évents latéraux.
Les calories collectées sont donc évacuées par effet radiateur. Le gain est énorme, de l’ordre de de 4 dB par HP.

SLU : C’est un coupleur dans ta main (il ôte très facilement la face avant d’une enceinte)

Patrick Legard : Absolument, c’est une autre nouveauté de cette gamme. Là où le choix des directivités se faisait à la commande et se traduisait par un coupleur spécifique mais fixe, sur la série N-APS, trois jeux de volets magnétiques existent pour aboutir à 60, 90 et 120°, ou bien créer des configurations asymétriques en panachant les volets en 30+45, 30+60 et enfin 45+60. La directivité verticale est toujours de 20°.

Pour les plus observateurs, une étiquette indique l’angle, ici 90°, soit 45° par côté. Remarquez aussi la sortie de l’évent en partie en alu laqué en noir.

SLU : Avec les mêmes presets ?

Patrick Legard : Oui sauf pour la version 120°, mais il risquent d’évoluer encore. Dans le bon sens. Les deux systèmes de refroidissement et de gestion variable de la directivité vont être déclinés sur tous les futurs systèmes Coda Audio.

SLU : Le sub ?

Patrick Legard : Le N-SUB ! 15”, bobine mobile de 4”, même système d’évacuation des calories DAC via une large pièce d’aluminium, une puissance admissible de 1500 W AES et une bande passante allant de 30 à 150 Hz à -6 dB, autant dire que c’est un vrai petit sub capable de délivrer de la pression jusqu’à 30 Hz tout en ne pesant que 28 kg. Le SPL Max sur le Linus14 atteint 139 dB en crête.

Le N-SUB. Ici aussi l’alu collecte les calories et les cède à l’air.

Au-delà d’être le compagnon de jeu des têtes N-APS avec une totale compatibilité mécanique, le N-SUB pourra être employé dans d’innombrables autres situations où sa petite taille et poids sont recherchés, tout en offrant le punch propre au 15” et une partie de l’extension à 30 Hz des 18”.

SLU : En dehors d’un nouveau système au NAMM et de votre soft de prédiction System Optimiser, toujours pas d’immersif ou de multidiffusion par objets en vue ?

Patrick Legard : Non, on estime que cela n’est pas encore au point et arrivera chez Coda en temps et en heure. Notre priorité c’est de créer des outils parfaitement optimisés en termes de taille/poids/performance en agissant sur tous les leviers disponibles, y compris bien sûr les transducteurs et les amplis puisque nous maitrisons la chaîne en entier et pouvons optimiser tout ce qui peut l’être. Aujourd’hui c’est notre moteur et le N-APS qui délivre une pression crête de 139 dB pour 11 kg en est le meilleur et dernier exemple. Mais il y en aura d’autres.

D’autres informations sur le site Coda Audio