Midas annonce la sortie de l’Heritage-D, sa nouvelle console

L’arrivée de la nouvelle console Midas attire toute l’attention en ce début d’année 2020. L’Heritage-D a fait une entrée fracassante aux JTSE en complétant la série Pro et même en la chapeautant. Entre autres, elle apporte une surface encore plus pratique et ergonomique, qui s’adapte au mode de travail de chacun.

Mais sans plus attendre voici une présentation faite par Yann Matté, chef produit et support technique pour EVI Audio France.


L’Heritage-D gère 144 entrées vers 120 bus de mixage répartis en 24 matrix, 4 bus Master et 96 départs auxiliaires. Ces derniers peuvent être utilisés en auxiliaires simples ou en “Flexi-Aux” pour pouvoir envoyer un Aux dans un Aux. Cela permet de prendre un ensemble d’entrées et de transformer un Aux en groupe.
Ce groupe peut ensuite être redistribué dans un Aux vers une réverbe, un personal monitor sans être obligé d’utiliser une matrix. La puissance de la console fait passer de 8 groupes de population, les fameux Pop Groups à 24 populations. Il y a aussi 24 DCA, 24 groupes de talk et 12 groupes de mute.

Sur chacune des entrées, on bénéficie du traitement dynamique et l’égalisation propre aux tables Midas, mais aussi 24 moteurs. Chacun peut générer de un à quatre effets simultanément soit jusqu’à 96 effets !
Au delà de ces 24 moteur, on peut disposer de 96 traitements dynamiques premiums supplémentaires, 96 compresseurs multi-bande et 32 égaliseurs dynamiques avec possibilité de les insérer sur des voix d’entrées mais aussi tous les bus de sortie. Les algorithmes sont variés et il y aura aussi une, voire plusieurs TC6000 et des traitements issus de la marque Lake.

Cette nouvelle approche de la console, intègre un écran tactile amélioré en plus d’un format ultra-compact permettant un transport et une utilisation facile sur des tournées ou dans des théâtres parfois exigus.

Compatible avec l’intégralité des racks de la marque comme le DL151 et DL252 ainsi qu’avec des racks splitter comme le DL 251, la Heritage-D a été prévue pour s’insérer facilement dans les parcs. Fidèle au son Midas, elle assure la continuité de ce qui a été instauré car les préamplis restent les mêmes en entrée et en sortie, assurant ainsi la même qualité audio.

Son ergonomie permettra de travailler en façade comme en retours. Pour plus de souplesse, à l’arrière de la console, des prises HDMI supplémentaires permettent d’y connecter un deuxième écran tactile synchronisé et rendre possible une utilisation par deux opérateurs.

Plus d’information sur le site du distributeur EVI Audio France

HK Audio Linear7, la prise en main

Système bi-amplifié point source, facile à exploiter et efficace, le Linear7 de HK Audio offre des performances et des caractéristiques novatrices qu’on vous résume dans cette prise en main. Nous avons écouté et mesuré la tête 112 FA et deux subs 118 SUB A.

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Rien de tel qu’une palette de bois et une belle journée devant soi !

Cette nouvelle gamme comporte trois têtes différentes. La 110, 112 et 115, les deux derniers chiffres indiquant la taille en pouces du woofer.
Les deux premiers modèles disposent aussi d’une variante dite XA dont la particularité est de pouvoir être couchée sur le côté pour en faire un wedge d’appoint.
La 115 n’existe qu’en version standard « renfort » dite FA et dispose de tout son volume de charge afin de délivrer une réponse plus étendue dans le bas.

La 112 FA que nous avons reçu d’Algam qui distribue la marque en France, est aussi conçue pour ne faire que du renfort et nous verrons plus loin que son grave n’a rien d’anecdotique.

Comment assembler deux 112 ? Par leurs flancs !

Tous les modèles embarquent un module ampli Pascal, le grand concurrent danois des italiens de Powersoft, l’autre spécialiste mondial des amplificateurs classe D.
Les alimentations à découpage et sans doute PFC équipant cette nouvelle gamme acceptent toute tension entre 90 et 260 V.

Les petites découpes sur les flancs de l’enceinte ont enfin une fonction utile et pratique, celle de faciliter l’association toujours délicate de deux enceintes point source en un cluster peu ou pas interférent.

Linear7 112 FA

Une face arrière comme on les aime. En haut à droite un sélecteur et 4 diodes indiquent quel preset est chargé dans le DSP. Flat, Boost, Cut ou remote ! A gauche les deux ports RJ45. L’entrée et sortie symétrique et la sortie DSP out, la plus belle façon de continuer à utiliser des enceintes qui ont besoin d’une retouche ça et là et qui se télécommanderont du bout des doigts.

23 kg de bois, de HP et d’ampli, le moins que l’on puisse dire en la sortant de son carton c’est que cette enceinte inspire la confiance. Avec son woofer de 12” à bobine de 2,5” et son moteur de 1” et dôme de 1,7” disposant d’une bi-amplification active délivrant en crête un total de 2 kW au travers d’un filtre FIR calé à 1,6 kHz, la 112 FA donne envie de l’écouter.

La particularité de cette enceinte comme de toute la gamme Linear7 est, en plus des commandes habituelles à l’arrière, aussi la présence non pas d’un mais de deux blocs DSP, le premier servant à gérer l’enceinte et le second offrant des réglages distincts et aboutissant à une prise analogique arrière appelée DSP out. Pratique pour avoir la main à distance sur tout autre modèle alimenté par ce biais.

A distance car une paire de prises Ethercon RJ45 permet le contrôle de chaque modèle via le soft HK DSP Control, en PC et MacOs, et téléchargeable sur le site de HK.

La 112 FA. Il y a comme un air de famille avec les Linear3 et Linear5 de HK.

Mais ce n’est pas tout. Ces enceintes pourront aussi très prochainement recevoir un flux AVB au protocole Milan qui devient de plus en plus le standard du transport du signal entre régie et diffusion.
HK a donc fait le choix du futur. On n’est pas certain que beaucoup d’utilisateurs de cette gamme de produits l’exploitent, mais c’est un vrai gage de sérieux du fabricant allemand. Bien entendu des accessoires sont prévus pour l’exploitation des Linear7 y compris pour les intégrateurs.

Les deux modèles 112, XA à gauche et FA à droite tenus par un étrier. La différence de volume de charge est assez manifeste.

Linear7 118 SUB A

Le sub 118 SUB A qui l’accompagne est très compact malgré le 18” avec bobine de 4” et l’ampli de 2 kW en crête qui l’équipe. Il pèse 41 kg et nécessite d’être à deux ou très costaud pour le bouger ou le stacker via deux grandes poignées latérales.

Les deux subs en montage front-front vertical, appelé Power Setup chez HK. Bien sûr il est possible de surélever la tête en haut d’une barre.

4 plots en gomme protègent la face arrière et permettent de l’y faire reposer. Son ébénisterie assez massive et ses évents aux quatre coins de la face avant entourent le woofer et même à fort niveau aucun bruit parasite n’est audible. La charge reflex garantit à la fois un bon rendement et une réponse étendue et suffisamment nerveuse.

Comme les têtes, le 118 SUB reçoit le signal en analogique et en AVB, et pour simplifier la vie des utilisateurs, dispose de deux entrées afin d’éventuellement servir de « base d’arrivée » pour le signal et ensuite le router vers deux têtes dans une configuration stéréo et ainsi de suite.

Même sortie DSP out et une paire de Powercon pour limiter la filasse secteur lors de classiques montages Sub + Tête. Puisqu’on parle de DSP, le choix a été fait par HK de travailler à 96 kHz, une fois encore un gage de qualité et la manière la plus simple de baisser la latence, ne dépassant pas 2,6 ms et bien entendu identique à celle des têtes.

Mesures

Nos mesures et écoutes ont eu lieu dans un studio de 130 m² assez mat et haut sous plafond, disposant d’un traitement et d’épais pendards. Elles ont été effectuées par Alizée Tricart à l’aide d’une station multi mesures basée sur le couple Scarlett 18i20 Focusrite et SMAART 8.

Alizée dans ses œuvres. C’est loin d’être un hasard qu’on lui confie de très, très gros systèmes en France et au-delà.

La mise en œuvre du réseau est relativement simple et en quelques minutes nous pouvons prendre la main à distance sur les DSP, la vraie valeur ajoutée de cette gamme. Tout n’est pas parfait dans le soft mais nous avons testé une version qui comportait quelques bugs d’affichage, gageons que la 3.8 actuelle les ait corrigés. Attention en revanche, la version Mac n’accepte pas pour le moment Catalina.

A gauche HK Audio DSP Control et à droite SMAART 8

Espérons que les équipes de développement de HK simplifieront aussi quelque peu des fonctions comme la création de groupes d’enceintes et qu’ils ajouteront un by-pass général de l’EQ. Voire qu’il nous écriront une page contenant tout ce qu’il faut avoir devant les yeux et sous la main en exploitation et que, quand une machine passe off-line, cela soit clairement indiqué.

Il en reste pas moins qu’avoir la possibilité d’agir sur 10 cellules paramétriques, disposer de deux réglages différents, pouvoir enregistrer des presets, insérer un délai, un limiteur, inverser la phase, régler le volume, tout ceci rend l’exploitation de la Linear7 très agréable.

La Linear7 112 FA sans égalisation.

La première courbe confirme nos bonnes impressions sur la tête 112 FA. Posée à même le sol et alimentée en analogique, elle affiche une réponse en fréquence sans accidents notables, allant d’un grave crédible et suffisant pour nombre d’usages jusqu’à un aigu conforme jusqu’à 12 kHz et un peu en retrait au-delà, même si cela n’a que peu d’impact à l’écoute et s’explique en partie par notre méthode de mesure au sol. Remarquez aussi la magnitude et la phase…

La page d’égalisation de DSP Control. 4 points avec au maximum 2 dB d’atténuation.

Nous avons malgré tout choisi de corriger légèrement ce rendu profitant du DSP embarqué, des 10 cellules très, très complètes à notre disposition et surtout des oreilles d’Alizée.

On se prend à rêver d’avoir des plateaux FIR… Le résultat est non seulement meilleur à l’écoute mais aussi plus beau à voir ce qui ne gâche rien.


Après égalisation, on obtient un joli rendu avec un contour agréable à l’écoute.

Les dernières aspérités dans le médium et haut médium assagies, notamment une petite bosse dans les 780 Hz, permettent de démasquer le grave qui, du coup, gagne en précision et l’équilibre global apparaît encore mieux.
La dispersion de la 112 FA est donnée pour 70° x 50°, mais le guide d’onde à directivité constante peut, en cas de besoin, être pivoté de 90°.

Ce type d’enceinte étant pointé très facilement vers le public dans des salles de petite jauge via son embase à 3 et 7°, nous avons choisi de ne mesurer que la polaire horizontale. Le résultat est une fois encore satisfaisant y compris à l’écoute où le détimbrage est acceptable même si à 35° l’atténuation est plus importante et se creuse autour de la zone de raccordement.

La polaire volontairement très lissée à 0°, 5°, 15°, 35°, 40° et 45°

Le sub 118 SUB A apporte précisément ce qui manque à la tête avec des filtre raides de part et d’autre de ses deux octaves d’influence. Sa réponse en fréquence est à quelques détails près ce qu’affirme le fabricant. Superposer deux 118 ajoute comme il se doit 6 dB et conduit avec une seule 112, à un déséquilibre de la balance tonale, le 12” de la tête ne parvenant pas à bien remplir d’énergie le surplus d’extrême grave. Sans doute la 115 FA convient-elle mieux en pareil cas.

La réponse bien ramassée entre 50 et 80 Hz. Peut être un poil trop. En bleu, les deux 118 stackés.

Tête et un sub avec en rose la résultante.

Quoi qu’il en soit, une fois sélectionné les presets sur chacune des deux enceintes, le raccord entre tête et sub se déroule parfaitement bien et on obtient une courbe intéressante avec un contour d’environ 12 dB et un surplus d’énergie entre 50 et 80 avec une petite bosse sur l’harmonique supérieure.

Notre dernière courbe concerne le mode cardioïde natif présent dans les 118 SUB A. Sans parvenir à retrouver l’atténuation arrière annoncée par le fabricant ou alors uniquement autour de la seule fréquence de 63 Hz, l’effet d’annulation marche, nettoie et modifie aussi quelque peu le haut du grave ce qui aura un effet bénéfique sur l’écoute. Seul petit bémol, l’atténuation arrière est surtout efficace à 180° et moins sur les bords.

En bleu le sub à 0° et en violet celui à 180°. L’onde arrière vient « creuser » légèrement aussi le sub avant vers 80 Hz sans trop de pertes en termes d’énergie et une chouette surprise en termes de rendu.

Ecoute

Nous avons écouté la Linear7 avec différents titres dont un album de Michael Ruff de la série Sheffield Lab Recordings, enregistré live en deux pistes demi pouce par George Massenburg en personne. Une leçon de prise de son et mixage, de dynamique et de respect des timbres sans parler des musiciens présents dans le studio de Doug Sax qui est parti donner des cours aux anges il y a quelques années. Comme l’a dit Al Schmitt : « le mastering au paradis s’est beaucoup amélioré depuis »

La page principale du DSP Control. Il y a déjà de quoi s’amuser.

Tête seule, le son est sec, incisif, assez précis à bas et moyen niveau avec un grave détaillé mais manquant un peu d’énergie. Précisons que nous avons écouté une seule 112 FA dans un volume pouvant accepter jusqu’à 300 personnes.

Le médium et l’aigu n’ont pas de duretés et si l’on excepte une polaire moins régulière et large qu’on l’aurait voulu, c’est un sans faute. L’impression générale est bonne y compris à haut niveau même si on ressent une petite perte de détail avant que les protections n’entrent en service. L’arrivée du sub avec le preset standard raccordant à 100 Hz rétablit l’équilibre et construit un système définitivement plus intéressant, sérieux et capable de mieux servir le public.

Les deux subs en montage front-back vertical, un preset spécifique lui étant dédié et un second existant aussi pour un front-back-front. OK, nos câbles réseau ne sont pas très pro ;0)

L’assise dans les deux premières octaves se marie très bien avec la tête débarrassée du bas et donc respirant beaucoup mieux. Les niveaux atteints et l’impact sont clairement professionnels.

L’ajout d’un second sub déséquilibre un peu la balance tonale et il faut jouer entre -2 et -3 dB sur le groupe des deux 118 SUB A pour s’y retrouver, l’apport de bave ayant tendance à masquer le haut du grave. La meilleure configuration est le montage cardioïde.

Sans revenir sur la qualité de la réjection arrière, la nature du grave généré et peut être aussi l’annulation de nombre de réflexions dans notre pièce, donnent un excellent bas du spectre, ferme et plus défini qui se marie parfaitement avec la tête et la complète le mieux, surtout dans le haut du grave, redonnant des couleurs à l’attaque et du gras aux instruments qui en ont. Une belle surprise.

Nous avons enfin écouté la configuration cardioïde « dans les limiteurs » un test plus intéressant qu’un bruit rose dont on va sortir des valeurs mesurées qui ne seront jamais les mêmes que celles calculées par le constructeur, 131 dB SPL à 10% de THD et en crête pour la 112 FA et le 118 SUB A .
L’impact ressenti, le respect des timbres et la capacité à accepter les sources à dynamique réduite sont appréciables. Les amplis et leur alimentation sont bien dimensionnés. Avec des sources à plus grande dynamique il manque quelques dB avant que cela ne commence à clignoter avec un rendu des limiteurs acceptable, l’idéal restant de ne pas trop s’y aventurer.

C’est fini, on remballe. Il était temps, on a parait-il fait beaucoup de bruit avec Alizée. Nous ?? Naaaaaan…

Conclusion

HK sait construire des enceintes, cela ne fait aucun doute et avec les Linear7, s’attaque au marché des orchestres, DJ, loueurs et autres petites salles avec un produit très pertinent, délivrant un son moderne et agréable et placé question prix.
Bien construite, disposant de transducteurs efficaces et d’un module ampli sérieux, assez puissante, fidèle et capable sans problème de s’attaquer au live, cette nouvelle série dispose avec la possibilité d’être pilotée à distance, d’un atout indéniable et qui continuera d’évoluer avec bientôt un portage du soft sur iPad.
Le choix du Milan (pas encore implémenté au 1er trimestre 2020) peut sembler étrange là où le Dante règne, mais gageons que rapidement des convertisseurs abordables rendent son emploi naturel comme cela en prend le chemin dans l’audio pro. Bonne pour le service !

Les tarifs :

  • L7-110XA : 1157 € HT
  • L7-112FA : 1203 € HT
  • L7-112XA : 1203 € HT
  • L7-115FA : 1296 € HT
  • L7-118SA : 1713€ HT

Plus d’informations sur le site de HK Audio ou d’Algam Entreprises

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Robert Juliat, record de longévité

Cent ans de vie et d’histoire. La longévité de Robert Juliat mériterait un livre entier et un musée dédié. Sur le stand des JTSE une lanterne à arc et une antique poursuite à charbon séduisaient par leur intemporalité, tandis que dans les boîtes noires les nouvelles technologies s’intégraient en toute discrétion dans les derniers fleurons de la marque.

Belles pièces du musée de Robert Juliat, cette poursuite à charbon…

…et cette lanterne à Arc


Ludwig Lepage, chef produit lumière, nous résume les dernières innovations de Robert Juliat.


Gamme Zep2

Ainsi la gamme led de projecteurs de découpe et Fresnel a vu un léger mais efficace changement de génération de leds, toujours made in Osram, avec un meilleur rendement, de l’ordre de 10 à 15 %, et une meilleure consistance du spectre de colorimétrie.
Le chiffre 2 permet de distinguer les deux générations, puisqu’à l’utilisation, les Zep2 seront plus lumineuses quoiqu’avec des températures de couleur un peu différentes.

La découpe Zep2 660SX2.

Pour résumer en quelques mots, les découpes Zep2 640SX2 et 660SX2 possèdent des sources led de 150 ou 300 W, en 3200K ou 6000K.

L’alimentation électronique est graduable sans scintillement, se pilote en local ou en DMX et parfaitement silencieuse.
Trois optiques de zoom variables sont disponibles : 28°-54°, 16°-35° ou 11°-26°,

Les Fresnel Zep2 340 et 360 LF2 sont aussi pourvus de sources led 150 et 300 Watts, en 3000K, 5000K, 5700K et blanc variable 2700-6500K. Le zoom est manuel, la source se contrôle en DMX, en local ou sans-fil en option.

Poursuite Arthur

La primeur de la poursuite Led Arthur fut pour les américains, avantagée par la petite semaine d’avance du LDI face aux JTSE. Autour du corps de la poursuite Oz, les 800 W de Leds de l’Arthur promettent de chatouiller les 1 800 W HMI d’une Victor, mais avec tous les avantages d’une source moderne. Prévue pour mars ou avril 2020, cette poursuite 7°-14,5° visera sans doute une récompense au Prolight+Sound comme la plus puissante de sa catégorie.

Maestro et SpotMe

Le module SpotMe, grâce auquel le poursuiteur peut diriger n’importe quel lot de projecteurs asservis en simultané avec sa poursuite, fait un départ encourageant dans les théâtres et le one-man-show. Surtout pour piloter des contres et gérer des faces en temps réel en suivant les artistes. Ce système de tracking avec opérateur utilise le protocole PSN, et n’était utilisable quasiment qu’avec une console GrandMA2, des serveurs vidéo et éventuellement une mise à jour future Chamsys.

Il est maintenant compatible avec n’importe quelle console grâce à un serveur dédié, le Maestro. Développée avec la société Zac-Track, qui cumule plus de 10 ans d’expérience dans le tracking sous toutes ces formes, cette unité complémentaire au SpotMe permet de calculer l’orientation de tous les asservis suivant les mouvements de la poursuite.

SpotMe maintenant compatible avec tout pupitre lumière grâce au serveur Maestro.

L’ingénierie derrière le Maestro est maintenant en phase de finalisation pour être disponible très prochainement. Si des algorithmes de prédiction permettent de prendre en compte l’inertie et les vitesses des différents projecteurs pour être les plus précis et réactifs possible, d’autres avancées sont attendues. Ainsi le serveur permettra de créer des zones virtuelles sur ou hors scène avec des automatisations pour modifier l’éclairage quand le sujet atteint une de ces zones.
La gestion automatique de la taille des faisceaux, en compensant le zoom suivant la distance pour toujours garder la même taille de projection, et en temps réel, sera aussi proposée. Enfin l’intégration des Footlight et des Cycliodes leds Dalis nativement dans le serveur, permettra que ces luminaires suivent aussi le déplacement de la poursuite, en s’allumant autour du sujet visé.

La calibration lumière Robert Juliat intégrée dans Eos

Particulièrement apprécié dans le monde du théâtre, tout comme les produits ETC, il semblait logique que Robert Juliat utilise les consoles Eos pour contrôler ses projecteurs. Les projecteurs Dalis pour cyclo qui utilisent huit couleurs de leds pour proposer la meilleure colorimétrie possible sont déjà calibrés dans les consoles ETC EOS. C’est-à-dire qu’ils furent mesurés, caractérisés et enregistrés en données dans les librairies afin de donner des équivalences parfaites de gélatines.

Le Dalis 863 plus simple à 4 couleurs de leds est aussi calibré dans les consoles ETC

En début d’année, les modèles Dalis quatre couleurs ont subi la même opération pour se rapprocher au maximum des Dalis huit couleurs lorsqu’ils sont gérés en même temps sur une Eos. Concrètement, le pupitreur a la possibilité de choisir parmi les nuanciers LeeFilter, GamColor, Rosco et autres, des centaines de références, ou des couleurs types, ou encore des teintes de blancs à différentes températures de couleur suivant leur IRC.

Trois options permettent d’aller encore plus loin dans la gestion des couleurs. Si l’éclairagiste désire la meilleure distribution spectrale possible, il utilisera le mode Spectral de la console ETC. Le mode Brightness est disponible pour gagner en luminosité, et le mode Hybride est un compromis entre les deux.
Ce système de colorimétrie est réservé aux projecteurs ETC et Robert Juliat. On peut ainsi faire correspondre parfaitement une découpe Source Four Lustr+ et un cycliode Dalis 860.

Plus d’information sur les sites Robert Juliat et ETC France

Les Monicon XL et StudiMon 5 de Palmer sont disponibles

Déjà présenté au NAMM Show 2019 à Anaheim en Californie, et au salon Prolight + Sound à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, le Palmer® MONICON® XL d’Adam Hall Group est désormais disponible.
Le contrôleur pour moniteur de studio MONICON® XL fait partie des premiers produits commercialisés sous la marque PALMER®, qui incarnent une image rajeunie et illustrent son nouveau slogan « PALMER® – Be true to your sound » avec des produits audio de qualité dotés de fonctions professionnelles et d’une utilisation intuitive au service des musiciens et des passionnés de studios.

Produit phare de la série Palmer® MONICON®, le MONICON® XL incarne le nouveau style de conception qui façonnera désormais l’apparence générale de la marque Palmer®. Doté de nombreuses fonctionnalités professionnelles, le Palmer® MONICON® XL est un outil de choix pour réaliser des mixages parfaits, que ce soit dans un studio d’enregistrement moderne ou en home studio.
L’interface utilisateur, clairement structurée grâce à une conception innovante de type console, est divisée en deux niveaux et peut être placée de manière flexible sur une table, offrant ainsi un grand confort d’utilisation.

Des fonctionnalités de studio professionnelles

La principale particularité du MONICON® XL est qu’il est doté d’un indicateur de corrélation de phase de type bargraphe qui affiche la différence de phase entre les canaux gauche et droite d’un programme stéréo pour déceler les erreurs de compatibilité mono d’un mixage.

Son circuit audio intégralement analogique assure par ailleurs l’absence de latence lors de l’écoute puisque les signaux coaxiaux S/PDIF sont convertis immédiatement à l’entrée.

Les utilisateurs qui souhaitent configurer leurs moniteurs de studio G/D avec encore plus de liberté bénéficient également d’une sortie « Sub Out » supplémentaire à l’arrière du boîtier.
Cette sortie, sommée en mono, est à large bande et n’est pas filtrée, elle peut donc servir au raccordement d’un caisson de basses, mais aussi pour un haut-parleur mono séparé, destiné à contrôler le mixage en mono, auditivement, mais aussi visuellement, à l’aide de l’indicateur de corrélation.

« La forme originale du Monicon favorise un travail rapide et intuitif », confirme Robin Henlich, Senior Product Manager Pro Audio d’Adam Hall Group. « La répartition de son interface sur deux niveaux et sa flexibilité permettent aux utilisateurs d’adapter le MONICON® XL à leur propre façon de travailler, et non l’inverse.
Sur le plan technique, la transmission audio sans latence et son indicateur de corrélation soulignent son caractère professionnel. C’est tout simplement captivant de suivre l’évolution des rapports de phase d’un signal stéréo en temps réel. »

Vidéo de présentation produit :


Un petit moniteur actif qui va bien avec…

Pour accompagner (ou non) le MONICON XL, Adam Hall Group propose également un moniteur de studio actif 5″ STUDIMON 5, disponible depuis peu. Dans un coffret bass-reflex particulièrement compact doté de panneaux latéraux en bois, le STUDIMON 5 symbolise lui aussi la nouvelle orientation et la signature esthétique de la marque Palmer®.

Doté de deux voies actives d’une puissance de 30 W chacune, le moniteur inclut un boomer de 5″ (12,7 cm) spécialement fabriqué, avec un aimant en ferrite, et un tweeter à dôme en soie de 0,75″ (19 mm) et aimant au Néodyme, et présente une réponse en fréquence de 70 Hz à 20 kHz.

L’arrière du STUDIMON 5 porte l’évent bass-reflex, des entrées aux formats jack 6,3 mm et XLR, ainsi qu’un bouton de réglage de volume pour ajuster avec précision la balance stéréo. Il conviendra aussi bien dans les studios d’enregistrement et en home studios que dans des environnements audio professionnels.

Vidéo de présentation produit :


Plus d’informations sur Palmer® MONICON® XL et sur Palmer® STUDIMON 5

D’autres informations sur le site Adam Hall

Coda Audio N-APS, la revanche des petits

Patrick Legard

Ca vous dit un tour complet du N-APS, le point source aussi malin que compact de Coda Audio ? Patrick Legard nous a longuement raconté ce système et son sub N-SUB ainsi que l’astucieux procédé de refroidissement des transducteurs, le DAC.

SLU : On connaissait l’APS, voici le N-APS…

Patrick Legard : N comme Nano car il est vraiment petit et à courbure constante, là où au NAMM dans quelques semaines on présentera presque le même mais à courbure variable pour d’autres usages. On en reparlera dans quelques semaines.

Une belle configuration prête à l’emploi. 120 kg en tout pour trois N-SUB et trois N-APS. 60° horizontaux bien cohérents.

Le N-APS est la déclinaison en plus compact du gros APS en reprenant sa philosophie et son accastillage mais en deux fois 6,5” pour les graves et avec un unique diaphragme annulaire de 6” à bobine de 1,75” et pas le montage coaxial médium/aigu.

N-APS est passif, coupé à 900 Hz, léger avec 11,2 kg sur la balance, 12 Ohm pour coupler de nombreuses têtes par canal d’ampli, 1000 W AES de puissance admissible et délivre un SPL Max de 139 dB (avec un facteur de crête de 6dB).
Ces valeurs ne sont possibles que grâce au déploiement, pour la première fois par Coda, du système DAC pour Dynamic Airflow Cooling.

Le N-APS sans face avant et avec l’un des demi guides ôté.

Ce n’est plus un secret pour personne, Coda fait partie d’un groupe avec BMS qui fabrique de haut-parleurs. Le dialogue constant entre les deux sociétés a porté à réfléchir une méthode qui permette de mieux évacuer les calories des bobines et donc pouvoir abaisser d’autant la compression thermique et le seuil des limiteurs utilisés pour éviter de casser les HP, et gagner en SPL.

Un N-APS montrant son âme d’alu faisant reculer la compression thermique, ce qu’on appelle le DAC chez Coda.

L’idée consiste à insérer dans l’ébénisterie une sorte de baffle en aluminium en une seule pièce dans lequel sont fixés les transducteurs et qui se prolonge sur le trajet emprunté par l’air déplacé par les membranes jusqu’aux évents latéraux.
Les calories collectées sont donc évacuées par effet radiateur. Le gain est énorme, de l’ordre de de 4 dB par HP.

SLU : C’est un coupleur dans ta main (il ôte très facilement la face avant d’une enceinte)

Patrick Legard : Absolument, c’est une autre nouveauté de cette gamme. Là où le choix des directivités se faisait à la commande et se traduisait par un coupleur spécifique mais fixe, sur la série N-APS, trois jeux de volets magnétiques existent pour aboutir à 60, 90 et 120°, ou bien créer des configurations asymétriques en panachant les volets en 30+45, 30+60 et enfin 45+60. La directivité verticale est toujours de 20°.

Pour les plus observateurs, une étiquette indique l’angle, ici 90°, soit 45° par côté. Remarquez aussi la sortie de l’évent en partie en alu laqué en noir.

SLU : Avec les mêmes presets ?

Patrick Legard : Oui sauf pour la version 120°, mais il risquent d’évoluer encore. Dans le bon sens. Les deux systèmes de refroidissement et de gestion variable de la directivité vont être déclinés sur tous les futurs systèmes Coda Audio.

SLU : Le sub ?

Patrick Legard : Le N-SUB ! 15”, bobine mobile de 4”, même système d’évacuation des calories DAC via une large pièce d’aluminium, une puissance admissible de 1500 W AES et une bande passante allant de 30 à 150 Hz à -6 dB, autant dire que c’est un vrai petit sub capable de délivrer de la pression jusqu’à 30 Hz tout en ne pesant que 28 kg. Le SPL Max sur le Linus14 atteint 139 dB en crête.

Le N-SUB. Ici aussi l’alu collecte les calories et les cède à l’air.

Au-delà d’être le compagnon de jeu des têtes N-APS avec une totale compatibilité mécanique, le N-SUB pourra être employé dans d’innombrables autres situations où sa petite taille et poids sont recherchés, tout en offrant le punch propre au 15” et une partie de l’extension à 30 Hz des 18”.

SLU : En dehors d’un nouveau système au NAMM et de votre soft de prédiction System Optimiser, toujours pas d’immersif ou de multidiffusion par objets en vue ?

Patrick Legard : Non, on estime que cela n’est pas encore au point et arrivera chez Coda en temps et en heure. Notre priorité c’est de créer des outils parfaitement optimisés en termes de taille/poids/performance en agissant sur tous les leviers disponibles, y compris bien sûr les transducteurs et les amplis puisque nous maitrisons la chaîne en entier et pouvons optimiser tout ce qui peut l’être. Aujourd’hui c’est notre moteur et le N-APS qui délivre une pression crête de 139 dB pour 11 kg en est le meilleur et dernier exemple. Mais il y en aura d’autres.

D’autres informations sur le site Coda Audio

 

ETC et High End Systems s’installent au Théâtre du Châtelet

La rénovation du théâtre du Chatelet terminée après deux ans de travaux s’accompagne d’un gros investissement en High End et ETC. La régie lumière accueille deux consoles Eos Ti et une Ion Xe 20, le local de gradateurs reçoit 7 armoires Sensor 3 garnies au total de 600 cellules, 46 SolaFrame 3000 viennent garnir les perches et le parc de découpes Source Four LED Series 2 Lustr passe de 12 à 72.

Les deux régisseurs lumière, Christophe Leuba et Bernard Maby, qui assistent Renaud Corler, chef électricien du Châtelet, sous la direction technique de Jacques Ayrault sont particulièrement satisfaits de ces nouveaux investissements.
Christophe Leuba a réalisé le potentiel des consoles ETC, lors d’un atelier découverte organisé par ETC : « J’ai participé à une session Eos à Saint-Denis présentée par Philippe Roy (Field Project Coordinator au sein de ETC). De retour au Chatelet, j’ai immédiatement partagé mon enthousiasme avec l’équipe lumière et nous avons demandé à ETC qu’une session soit organisée dans nos locaux.

ETC est venu en février 2019, pour une introduction au système Eos à laquelle participaient également des membres de l’équipe de l’Opéra Comique.
C’est particulièrement la simplicité de langage du système, qui fait la différence quand on réalise le patch, et l’outil couleur qui ont déterminé notre choix. La gestion des couleurs de ce pupitre est sans pareil aujourd’hui. »

L’une des deux consoles Eos Ti de la régie passe en salle pendant les phases de création, et la Ion Xe 20 a été choisie pour faire les correctifs depuis le plateau car plus compacte. La complémentarité entre les gradateurs Sensor 3 et les consoles Eos a également été un point positif pour ETC. « Le contrôle des gradateurs par la console est vraiment optimisé et c’est vraiment agréable d’avoir le retour d’infos directement sur le pupitre, indique Bernard. »

Les armoires de gradation sont placées sous la scène, dans un local bénéficiant d’une nouvelle climatisation. 7 armoires Sensor 3 totalisent 582 cellules pour les besoins spectacle et une armoire additionnelle de 24 cellules se réserve l’éclairage de salle. Niveau réseau, l’équipe a choisi le protocole sACN pour la communication entre les consoles, les gradateurs et les projecteurs.

C’est Dushow qui a fourni les projecteurs après avoir organisé une démonstration comparative des modèles pouvant répondre aux critères de l’équipe lumières. « La démo de Dushow était superbe car très objective, raconte Christophe Leuba. Le SolaFrame 3000 est sorti du lot grâce à sa puissance notamment mais aussi la qualité de ses couleurs et son module de couteaux. » Au total, c’est un investissement de 46 SolaFrame 3000.

Le lieu possédait déjà une douzaine de découpes Source Four LED Séries 2, achetées sur une production trois ans plus tôt. L’équipe a ajouté 60 unités supplémentaires. « Nous avons la version Lustr. C’est une superbe machine avec une émulation tungstène de qualité. Et la gestion des couleurs avec l’Eos, c’est juste incroyable. Cette découpe consomme très peu et produit de superbes couleurs ! »

Équipées d’un Zoom 25° – 50°, les 72 découpes ETC s’associent parfaitement aux SolaFrame 3000 sur les perches du Châtelet pour “Les Justes“, la pièce d’Albert Camus mise en scène par Abd Al Malik, jouée pour la réouverture du théâtre.

Plus d’infos sur le site ETC

Ayrton Khamsin tourne avec la Roue de la Fortune aux US

Alors que La Roue de la Fortune entame sa 37e saison de tournage, le célèbre jeu télévisé a remplacé ses projecteurs à lampe par des luminaires à leds consommant moins d’énergie, générant moins de chaleur et ne nécessitant que peu d’entretien.
Des projecteurs à découpe Ayrton Khamsin fournis par Sony Set Lighting s’ajoutent kit lumière du plateau.

« Les LED sont aujourd’hui en mesure de remplacer les sources à décharge de 1 200 W », explique William McLachlan, directeur de l’éclairage et pupitreur. « J’ai déjà utilisé des projecteurs Ayrton sur d’autres shows ; ils construisent des lumières intéressantes et deviennent des sources principales d’éclairage. »

C’est grâce à ses relations de longue date avec ACT Lighting, le distributeur exclusif Ayrton en Amérique du Nord, qu’il a découvert les nouveaux Khamsin. « Nous voulions faire évoluer le concept avec des éclairages mobiles, et Khamsin venait de sortir. Il avait toutes les caractéristiques, le rendement et la qualité de lumière dont nous avions besoin.
Il s’est clairement démarqué. »

William McLachlan les a recommandés au directeur photo et concepteur lumière Jeff Engel et les Khamsin ont rapidement rejoint le kit de 85 projecteurs asservis accrochés au-dessus du plateau de 50 m x 84 m.
« C’est une grosse surface à couvrir, nous avions besoin d’éclairages utilisables à une trentaine de mètres, les possibilités du Khamsin sont bien au-delà », explique McLachlan.
« Ils nous permettent de gagner beaucoup de temps lors de la programmation des tableaux. Grâce à leurs couteaux motorisés ils assurent la fonction de découpe pour délimiter la lumière. Ils peignent le décor avec des motifs, des textures, de la douceur et des couleurs et offrent aux téléspectateurs un éventail de styles différents.

Les Khamsin accompagnent la nouvelle série de l’émission depuis juillet. « Nous avons terminé nos deux premiers cycles d’enregistrement, et les Khamsins fonctionnent très bien », déclare McLachlan.

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Ayrton

 

LumiNode 1 Luminex, le Leatherman du réseau

Lancés par Luminex au printemps, les LumiNode sont des convertisseurs Ethernet-DMX capables de fonctionner avec les protocoles réseau actuels, tout en anticipant les prochaines révolutions. En particulier l’usage de moins en moins courant du DMX au profit de commandes d’éclairage en réseau.

Le LumiNode 1 est la première interface multifonction à destination des Techniciens Réseau Audiovisuel.

Pour ce faire le constructeur belge a basé ses nouveaux nodes sur des blocs de traitements indépendants du signal. Ces processing engines permettent d’assurer de façon virtuelle quantité d’opérations complexes, sans forcément passer par les ports DMX, afin d’augmenter la capacité du réseau.
L’interface Web intuitive des LumiNode, associée au logiciel LumiNet Monitor, mais aussi au software de management réseau Araneo, assure un confort de travail et d’organisation inégalé, pour une gestion du réseau en toute sécurité.

La gamme LumiNode au complet, du LumiNode 12 au LumiNode 1.

La gamme LumiNode comprend trois modèles principaux et une interface légère pour les techniciens réseau. Chacun des LumiNode 12, LumiNode 4 et LumiNode 2 comprend des ports DMX compatibles RDM en isolation optique et galvanique complète, avec une led RGB d’indication d’activité.
Un switch 2 ports RJ45 EtherCon est aussi inclus, avec des voyants d’indication de lien, d’activité et du mode d’utilisation. Configurables depuis leur Web page de management, les LumiNode intègrent des blocs de traitement supplémentaires pour utiliser plusieurs fonctions de conversion et de transfert simultanément.

– Le LumiNode 12 est le plus complet de la gamme, en proposant dans un format 1U rackable 12 ports DMX/RDM, 16 processeurs et 2 ports Ethernet, avec écran couleur et molette de configuration.
– Le LumiNode 4 est le plus polyvalent de la gamme avec 6 processeurs internes et 4 ports DMX/RDM, un switch 2 ports EtherCon et un menu intégré. Au format d’un demi-rack, il complète parfaitement les switchs Gigacore 10 en tournée, et peut s’alimenter en PowerCON ou POE.
– Le LumiNode 2 est un node léger, équipé de 2 ports EtherCon 1 Gb avec switch intégré, de 2 sorties DMX/RDM avec voyant RGB d’activité et de 4 processeurs internes. Il est dépourvu de câble d’alimentation car il utilise une alimentation PoE, et peut se fixer sur perche ou au mur grâce à son support de fixation.

Le LumiNode 1 est lui un véritable couteau suisse numérique. Sa construction robuste, son port EtherCon 1 Gb, son alimentation PoE et son format de poche permettent aux techniciens de l’utiliser comme un appareil 5-en-1 de nouvelle génération. Toutes ses possibilités sont résumées ci-dessous.


LumiNode 1

Le LumiNode 1 se présente sous la forme d’un petit boîtier de métal noir sérigraphié en blanc, solide et dense. Il est équipé à l’arrière d’un port USB carré type B avec un voyant qui passe au rouge lorsqu’il est alimenté. A l’avant, un connecteur RJ45 Neutrik côtoie une embase DMX 5 femelle, elle aussi Neutrik.

Des leds renseignent sur l’utilisation des ports : clignotement cyan pour un DMX actif, bleu pour une version DMX-RDM ; pour le réseau un voyant passe au vert ou à l’orange suivant le débit (1 Gbit ou 100 Mbit) et clignote en présence du trafic Ethernet. Un troisième voyant est prévu pour de futurs usages, sans doute en suivant les couleurs des groupes de VLAN Luminex.

Des deux côtés des renforts d’acier protègent les câbles et la connectique. Une étiquette placée en dessous recense les données électriques et les adresses IP par défaut d’utilisation. L’alimentation du boîtier peut s’effectuer via le câble USB, ou par PoE en suivant le câble Ethernet.

Adaptateur USB-Ethernet

Le port USB du LumiNode 1 permet de l’utiliser avec un Mac ou un PC comme carte réseau supplémentaire, avec sortie EtherCon 1 Gb. Cette interface est reconnue immédiatement et se configure en quelques clics.
L’utilisation d’une adresse de classe A permet d’utiliser rapidement le logiciel LumiNet Monitor, dans sa version 2.3.1 au minimum, afin de s’interfacer dans un réseau ArtNet.

Le LumiNode1 possède également une adresse IP propre pour sa partie testeur et convertisseur DMX. Particulièrement solide, il remplace aisément les petits adaptateurs disponibles sur le marché, avec une vraie connectique professionnelle.

L’interface apparaît dans le panneau réseau Apple sous le nom de LumiNode.

Le logiciel LumiNet Monitor détecte immédiatement deux instances : la carte réseau utilisée en gestion, et celle interne au LumiNode.


Le LumiNode 1 permet au LumiNet Monitor de découvrir les différents nodes du réseau via sa carte réseau. L’utilisateur peut ainsi surveiller le trafic ArtNet en direct et valider les réglages des différents convertisseurs en ligne.

Un LumiNode 1 et deux LumiNode 4 Luminex sur le même réseau ArtNet.

Le trafic ArtNet est lu en temps réel sur le software LumiNet Monitor depuis le LumiNode 1


En combinaison avec le logiciel Araneo et une adresse IP d’administration, généralement en classe C, le LumiNode 1 offre une passerelle vers toute la gestion du réseau Luminex. Dédié à suivre et configurer toute l’arborescence réseau Luminex, l’Araneo est sans doute le logiciel de management le plus avancé du moment. Encore à ses débuts, ce software est prévu d’évoluer dans les deux ans en intégrant toutes les fonctions du LumiNet Monitor et des accès vers d’autres appareils du marché.

Une topologie système composée de deux GigaCore10 et deux LumiNode 4, plus un LumiNode 1 en passerelle.

Le layout central identifie clairement les 2 GigaCore, avec toutes leurs caractéristiques, mais aussi la console lumière, les 2 LumiNode 4 et le LumiNode 1


Depuis ce logiciel, toutes les fonctions et options des switchs Luminex sont accessibles, avec des informations détaillées sur leur fonctionnement, les caractéristiques des ports réseau, des changements de groupes à la volée ou encore un reset à distance.

Toute l’interface du GigaCore est accessible depuis l’Araneo.

Testeur DMX – RDM

Le LumiNode 1 est capable de contrôler et paramétrer rapidement un grand nombre de projecteurs.

Avec sa sortie DMX 5, le LumiNode 1 peut être utilisé comme testeur de projecteurs en l’absence de console.

Capable de convertir un univers ArtNet ou sACN en DMX, il peut s’employer avec des dizaines d’interfaces lumière disponibles sur PC ou Mac, gratuites ou payantes, afin de vérifier le bon fonctionnement d’un kit lumière, de procéder à des tests de maintenance ou pour encoder rapidement quelques mémoires.
Il suffit de lire son adresse IP sur l’étiquette arrière ou d’effectuer une recherche via l’Araneo ou LumiNet Monitor, pour configurer sa console virtuelle.

Le logiciel Chamsys MagicQ permet de générer gratuitement des flux ArtNet DMX. Facile d’emploi il est un des compagnons préférés du LumiNode 1.

Compatible RDM, il sait tirer parti des fonctions de LumiNet Monitor pour découvrir les projecteurs RDM présents et les configurer à distance, sans besoin d’accéder à leur menu. Particulièrement utiles pour le dépannage et les changements de dernière minute, les nombreux outils inclus dans le logiciel permettent une analyse complète des asservis et un paramétrage de leurs mode, adresse et options.

De nombreux constructeurs proposent un mapping très complet des fonctions de leurs projecteurs en RDM

Convertisseur DMX avancé

Comme Node, le LumiNode 1 est capable non seulement de convertir un protocole vers un autre, mais aussi d’effectuer des mélanges spécifiques entre signaux.

L’interface Web du LumiNode 1. Si elle peut dérouter les anciens utilisateurs Luminex, elle se révèle pourtant très ergonomique.

Toutes ces fonctions sont accessibles sans software grâce à la page Web intégrée aux LumiNode particulièrement intuitive.

La fonction la plus utilisée est « Forward », la conversion ou le transfert d’un protocole à un autre. Généralement utilisé pour convertir le signal ArtNet d’une console lumière en DMX, le LumiNode va cependant beaucoup plus loin.

La fonction Forward permet de préciser le flux d’entrée et le flux de sortie. En ArtNet4 et en sACN les univers possibles varient de 0 à 32,768.

Il peut ainsi recevoir un flux DMX depuis son entrée XLR5 ; ArtNet, sACN ou RTTrpl (Blacktrax) par le connecteur Ethernet ; ou encore depuis un processeur interne, et le convertir en DMX, ArtNet ou sACN.
Par défaut, les signaux Ethernet sont Broadcast en écoute et en réception (IP : 2.0.0.0 et 2.255.255.255) mais il est possible de préciser le mode unicast à tout le moment en indiquant l’adresse IP du récepteur ou de l’émetteur.

Le point blanc situé en bas du menu permet de copier rapidement ses réglages d’une sortie à l’autre.

Il est possible sur les LumiNode 2, 4 et 12 de copier ces réglages d’une sortie à l’autre en faisant simplement glisser à la souris le repère de copie.
Automatiquement le système incrémentera les numéros d’univers l’un après l’autre. Pour changer rapidement d’univers, des raccourcis +/-1, +/-4 et +/-16 sont disponibles en permanence en haut de la fenêtre.

Deux sources ArtNet sont mixés en LTP par canal DMX. Le résultat final est envoyé sur la sortie DMX

Plus complexes, les mélanges HTP et LTP peuvent mixer jusqu’à 4 sources différentes, suivant les priorités définies par les logiques de Hauteur de signal (Hightest take precedent) ou de Latence (Latest take precedent).

Cette fonction est recherchée dans le cas où plusieurs consoles doivent contrôler les mêmes projecteurs, lors d’un accueil en tournée ou sur un plateau de théâtre avec une régie principale et des consoles pour le focus.

Deux univers ArtNet, 0 et 1, sont croisés en mode Crossfade. Le canal 512 de l’univers 3 contrôle le passage de l’un à l’autre vers la sortie DMX.

Les fonctions Crossfade et Switch permettent de basculer plusieurs sources vers une sortie. Crossfade effectue une transition croisée et douce entre deux sources, toujours entre les différents protocoles acceptés par le LumiNode. Ce mixage est géré par un des 512 canaux au choix d’une source tierce, en ArtNet ou sACN.

Le Switch permet de choisir entre 4 sources laquelle envoyer en sortie, toujours par le biais d’un canal DMX de sélection. Une solution intéressante pour les administrateurs réseau en festival, afin de commuter rapidement les consoles entre les shows.

Le menu patch est accessible avec la fonction Custom. Chaque canal de chaque source peut être configuré dans tous les modes, par unités ou par lots.

Des procédures bien plus avancées sont autorisées par l’utilisation du menu Custom. L’administrateur réseau peut décider, canal par canal, quelles sont les sources de contrôle ou les niveaux de priorité requis.
Cette procédure est complexe et longue mais elle permet d’utiliser une console lumière pour le déplacement de lyres à led, et un média serveur pour injecter en parallèle des vidéos dans ces leds.

Solution de Backup

Des procédures de sauvegarde sont également possibles grâce au LumiNode. La fonction Backup permet de définir une source principale et une source de secours. Lors de la perte de données provenant de la source principale, une bascule s’effectuera instantanément vers la source de secours.

En cas de coupure, l’univers ArtNet 1 prendra le relais de l’univers 0. Lors du rétablissement du flux, l’univers 0 reprendra automatiquement la priorité au bout de 400 ms.

Lors du rétablissement de la connexion principale, l’opérateur choisira un laps de temps de remise en route, ou une bascule manuelle pour s’assurer auparavant du bon fonctionnement de la source principale.
Il sera aussi possible, dans une future mise à jour, de capturer un flux de données dans le LumiNode et de le jouer en cas de coupure. Cette fonction permettra aussi d’enregistrer un ou des tableaux lumière statiques pour tester ou remettre un système lumière à plat, ou juste envoyer une ambiance sans consoles.

Bloc de traitement indépendant

Devant l’augmentation des demandes de gestion réseau, en particulier sur la conversion de signaux et les re-routing approfondis, les demandes de ports DMX ne suivent plus forcément les typologies des installations.
Aussi Luminex a décidé d’ajouter à ses nodes des unités de traitement supplémentaires, appelés ‘Processing Engines’, pour prendre en charge des conversions purement Ethernet, ou créer de nouvelles fonctions en mélangeant les sept disponibles.

Le principe de fonctionnement des Processing Engines Luminex

Ainsi un simple Node1 possède une sortie DMX mais deux blocs de traitement. Il peut ainsi mélanger plusieurs protocoles d’un côté, et des solutions de backup de l’autre, avec une seule sortie DMX.

Deux univers ArtNet sont mélangés, puis le résultat est envoyé à la sortie DMX avec une procédure de sauvegarde en cas de coupure.

Les blocs de traitement se mettent aussi en cascade pour augmenter les possibilités de mélanges HTP et LTP jusqu’à 7 sources, en choisissant comme signal d’entrée ou de sortie une source ‘Internal’.

Les routines habituelles de Luminex sont aussi présentes, avec des menus spécialisés pour limiter le niveau de sortie par canal, une gestion profils d’utilisation types ou des resets à distance.
La configuration réseau, la gestion du protocole DMX ou le choix de plusieurs Firmwares à l’intérieur d’un seul LumiNode 1 complètent aussi parfaitement cette véritable boîte à outils de poche pour tous les administrateurs réseau sur le terrain.

D’autres informations sur le site Sonoss

Caractéristiques DMX
Protocoles supportés : DMX512 (1986 & 1990), DMX512-A, RDM ANSI E1.20
Isolation ports DMX : Isolation optique et galvanique sur chaque port
Backup DMX : Oui

Caractéristiques physiques
Hauteur : 44 mm
Largeur : 131,5 mm
Profondeur : 73,3 mm
Poids : 0,42 kg
Boîtier : Métallique
Température d’utilisation : 0 à +50 °C

Caractéristiques des ports
Vitesse des ports : 1 000 Mbps
Détection des ports : Auto négociation (10BaseT, 100BaseTx, 1000BaseT) Full ou Half Duplex

Affichage du statut
Ports DMX : 1

Connectique
Ports Ethernet : 1
Ports USB : 1 (fonction dongle USB vers Ethernet)
Type de connecteurs : Neutrik 5 broches XLR

Caractéristiques électriques
Consommation : Maximum 6 W
Alimentation : Par Ethernet (PoE 802.3af) et par USB

Caractéristiques Ethernet
Protocoles supportés (Ethernet) : Art-Net I, Art-Net II, Art-Net III, Art-Net IV, sACN (ANSI E1.31), RTTRpL (BlackTrax)

Environnement
Humidité : 5-95 % hors condensation
Température de stockage : -10 à +70 °C

Certifications
Certifications – développement durable : RoHS, Reach
Certifications – émissions électromagnétiques et immunité : EN55032 class A, EN55035, EN61000-3-2, EN61000-3-3, EN61000-4-2, FCC Part 15 CFR 47 class A
Certifications – sécurité : IEC 60950-1, EN 60950-1, UL 60950-1, CAN/CSA-C22.2 No. 60950-1, IEC 62368-1, EN 62368-1, UL 62368-1, CAN/CSA-C22.2 No. 62368-1, CE

Caractéristiques réseaux
Reroutage : Oui
Snapshot : Oui
Softpatch : Oui
HTP/LTP (fonction merging) : Oui
Système Trigger : Oui
Backup DMX : Oui
Moteurs de traitement : 2
Master / Limit : Oui

 

Mathieu Pobeda devient directeur R&D du groupe Active Audio/APG

Active Audio / APG annonce le recrutement de Mathieu Pobeda au poste de directeur R&D Groupe. Il supervisera le développement et l’introduction de nouveaux produits pour les deux marques, portant une attention particulière à l’acoustique et aux transducteurs.
Fort d’une solide connaissance du marché audio, acquise à la fois lors de son parcours académique et professionnel, Mathieu jouit également qu’une grande expertise dans le domaine de la recherche électroacoustique.

« La vision d’Active Audio / APG – telle qu’elle m’a été présentée par Régis Cazin, le président du groupe, m’a beaucoup plu », déclare Mathieu. « De plus, il y a beaucoup de personnes de grande qualité dans la société avec lesquelles j’ai été régulièrement en contact au cours de la dernière décennie. D’un point de vue personnel, la perspective de pouvoir utiliser à la fois mes compétences techniques et celles récemment obtenues en management a été un facteur clé dans l’acceptation de ce nouveau défi. Tous les ingrédients étaient réunis pour que franchisse le pas et rejoigne le Groupe Active Audio A PG. »

Mathieu Pobeda

L’intérêt de Mathieu pour l’univers du son a commencé dès l’âge de 10 ans. Après des études universitaires et un service militaire au département Cinématographique et Photographique des Armées, il a obtenu son premier emploi chez un fabricant d’enceintes acoustiques Hi-Fi renommé à Saint-Étienne.

« J’y ai beaucoup appris, car ils possédaient des unités de fabrication à la fois pour les transducteurs et pour les systèmes. Ainsi, nous pouvions tout faire à partir de zéro, y compris jouer avec des matériaux des membranes.
A cette même période, j’ai poursuivi mes études à temps partiel pour obtenir une Maîtrise en traitement du signal au CNAM de Saint-Étienne. »

Mathieu a ensuite déménagé en Angleterre avec sa famille et travaillé pour un fabricant de haut-parleurs Pro et MI pendant cinq ans. Cela lui a permis d’approfondir ses connaissances sur les chambres de compression, les pavillons et d’autres types de transducteurs. Au cours des huit dernières années, Mathieu a conçu des systèmes complets pour une société audio professionnel française très réputée et vient de terminer une Maîtrise en Management d’une Unité d’Affaires à l’ESSEC Business School de Paris.

Bien qu’il soit désireux de se lancer rapidement dans le développement de nouveaux produits pour Active Audio et APG, Mathieu insiste sur la nécessité de conserver la philosophie et les méthodologies historiques de la société.
« Il y a beaucoup de projets en cours et des personnes très créatives dans les deux entreprises », dit-il. « On ne peut pas arriver dans une entreprise et tout changer du jour au lendemain, en particulier lorsque la structure est en place depuis un certain temps. Il est essentiel de s’assurer que les modifications que vous souhaitez implémenter soient valides et à l’épreuve du temps. Je suis très confiant dans le soutien que m’apportera la direction dans cette mission. »

Mathieu identifie les Step Arrays comme une gamme innovante et clé dans le portefeuille de produits Active Audio. Il déclare : « Ce produit a été conçu sur les connaissances scientifiques rigoureuses de Xavier Meynial et répond réellement aux besoins et priorités du client. C’est un excellent exemple de produit bien défini, bien pensé et bien conçu offert par la société. Ceci s’applique également aux gammes Uniline et Uniline Compact d’APG. ”

Il conclut : « Le marché a subi certaines transformations ces dernières années, en particulier avec l’arrivée des sociétés à forte puissance financière issues d’autres industries qui viennent acquérir certaines activités et connaissances audio historiques.
Tout va donc se jouer dans les cinq prochaines années et je suis convaincu que le groupe Active Audio / APG évoluera considérablement au cours de cette période. Nous avons les connaissances, des produits existants et futurs intéressants et l’objectif de continuer à progresser de manière organique dans tous les domaines de l’entreprise. »

Et d’autres informations sur le site APG Audio et sur le site Active Audio

Texen installe le ParFect 150 Robe au Théâtre de la Passerelle

Pour la nouvelle saison 2019-2020, le Théâtre de la Passerelle, situé à Gap, s’est équipé de ParFect 150 inaugurés sur le concert de la chanteuse cap-verdienne Mayra Andrade. Les 33 machines installées en fixe par l’équipe de Texen, ont été utilisées à la face, en latéral, en douche et à contre par Laurent Pascal.

Laurent Pascal, régisseur général et éclairagiste nous explique les raisons qui l’ont motivé à choisir le ParFect 150 : « Je considère ce projecteur comme un PC qui se marie très bien avec la température d’une lampe Tungstène d’un PC ou d’une découpe.
Son zoom motorisé à une plage exceptionnelle de 3,8° à 60° et il est très rapide.

J’en ai implanté à 8 m de haut, et je suis impressionné par la puissance des couleurs et l’homogénéité du faisceau jusqu’au sol… On est ravi, il correspond parfaitement à nos besoins ! ».

Constitué de 7 sources à LED RGBW de 40 W le ParFect projette un faisceau net de type ACL dont la couleur se gère en RGBW ou CMY.
La gradation 18 bits, l’émulation tungstène, les presets de températures de couleur en font un projecteur « ParFect » pour les scènes de théâtres, de concert et les plateaux de télévision.

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

Formation Vidéo Pro Day chez Freevox le 8 octobre

Dans le cadre de ses formations gratuites, Freevox vous invite à suivre une journée de formation gratuite autour du thème de la vidéo professionnelle le 8 octobre prochain. Elle sera dispensée par Cyril Prat, directeur technique lumière et vidéo du groupe.

Vous pourrez également découvrir les solutions professionnelles proposées par Freevox sur la base des écrans LCD Vestel, des écrans led Starway, des périphériques et consoles vidéo RGB Link et des périphériques Nova et trouver des réponses à vos projets.
Cette formation gratuite s’adresse aux installateurs, prestataires de services, aux techniciens souhaitant approfondir leurs connaissances et prendre un bon bain vidéo.

15 places étant encore disponibles, ne tardez pas à vous inscrire ici

Plus d’infos sur le site Freevox

 

Les interfaces USB RME compatibles avec mac OS 10.15 Catalina

Prochainement disponible, tout début octobre, macOS 10.15 Catalina va remplacer Mojave. RME propose de télécharger une nouvelle version de son driver afin de garantir la compatibilité de l’ensemble de ses interfaces USB.

RME, distribué par Audio-Technica France, propose une nouvelle version, la 3.18 de son driver afin de rendre compatible l’ensemble de ses interfaces USB avec macOS Catalina qui sortira en octobre 2019.

De plus, ce driver intègre la « Notarization » d’Apple, le nouveau système certifications des applications qui garantit la sécurité des Mac. Ce nouveau driver est livré avec TotalMix FX 1.63 lui aussi 100% compatible macOS Catalina.


Les interfaces RME actuellement compatibles macOS Catalina sont : Fireface UFX / UFX+ / UFX II / 802 / UCX / UC, Babyface, Babyface Pro, MADIface USB, MADIface XT, MADIface Pro, Digiface USB, Digiface Dante, Digiface AVB

Les drivers pour les interfaces PCI/PCIe et Thunderbolt seront également proposés avant la sortie de macOS Catalina.


Cliquez sur ce lien pour télécharger les drivers RME

Les épures lumineuses d’InnLed & Bold

Traversés par la recherche d’un stylisme naturel, mariage de courbes biologiques aux forces géométriques d’une utilisation habitée par la technologie, l’agence parisienne Bold a séduit les dirigeants d’InnLed, “Hérault” de l’éclairage d’ambiance élégant.
Ensemble ils ont collaboré à l’élaboration du mât d’éclairage T4 pour compléter leur gamme.

Droit comme un crayon Faber-Castell, la signature du Studio Bold se distingue par la légèreté du design.

Toujours à l’écoute de leur marché, attentifs aux moindres détails, les Montpelliérains ont su hausser le niveau d’exigence de leur luminaire pour le propulser vers des dimensions inespérées.
Sans-fil, sur batterie, le T4 accompagnera tous les éclairages de gala, soirée cocktail, présentation produit ou muséographie, avec simplicité et grâce.

Le minimalisme d’un trait de graphique aux douces extrémités fut rendu possible par l’intégration parfaite des batteries Lithium ion dans l’ossature d’aluminium du mât.
Ainsi, derrière la finesse quasi-sensuelle du T4, se réservent jusqu’à 110 heures d’autonomie d’éclairage avant recharge, suivant l’intensité demandée.

La colonne d’ébène se juche sur une délicate embase arrondie, ouverte en son centre pour s’intégrer avec grâce dans les réceptions haut de gamme ou les intérieurs les plus précieux.
Pour assurer son rôle en extérieur, cette embase se destine à accueillir un lest, lui permettant de braver les intempéries, tout comme son indice de protection IP 43.

L’assise du T4 s’offre une fantaisie de forme, sans dénaturer sa fonction première de socle.

L’idée des 4 spots librement orientables, disposés sur la tête du mât, fut conservée, mais l’intégration de nouvelles leds change radicalement ses capacités. Ces trios de leds blanches de 4,5 W offrent une variation de températures de couleur de 3 000 K à 5 000 K pour un flux ardent de 2 000 lumens, graduable de 0 à 100 %.

Les quatre spots à orientation libre furent redessinés pour intégrer au mieux leurs ailettes de refroidissement autour du nouveau triptyque de leds.

L’intégration de trois protocoles de contrôle permet de répondre à toutes les demandes des clients. Hormis le traditionnel réglage par la télécommande propriétaire Lako, couplé aux discrets voyants de charge et de mise en route sertis sur le mât, deux commandes sans-fil DMX-HF sont réservées aux professionnels.
La première utilise un émetteur DMX tiers pour une gestion par console lumière. La deuxième, d’une simplicité rassurante, s’effectue grâce à l’application mobile InnLed pour systèmes Android ou Apple.

Pour l’installation, le système d’assemblage sans-fil bénéficie d’une amélioration majeure avec le brevet Hermatwist. La colonne du T4 est séparée en 3 parties plus la base, dont l’assemblage s’effectue en moins de 30 secondes par une seule personne.

Suivant le sens d’assemblage de la tête, le mât se présentera droit ou incliné

De 160 cm à 280 cm, le mât est non seulement modulable mais propose une disposition droite ou inclinée par simple rotation de la tête. Le transport en Pelicase antichoc sur roulettes permet de conditionner 3 mâts par valise, puis 4 valises par stack à roulettes aux dimensions compatibles avec les palettes Europe.

Le T4 sera disponible mi-octobre.

Plus d’informations sur le site Innled

Magnum illumine la Tour Eiffel avec le Proteus Hybrid d’Elation

Avec 60 projecteurs dans une extraordinaire configuration en double hélice Magnum choisit le Proteus Hybrid d’Elation pour illuminer du 130e anniversaire de la Tour Eiffel.

Le 15 mai dernier, la Tour Eiffel fêtait son 130e anniversaire avec un spectaculaire Son & Lumière. Accrochés sur la dame de fer, 60 projecteurs Elation Proteus Hybrid étaient utilisés dans un extraordinaire agencement en double hélice. Résistantes aux intempéries, les lyres motorisées Proteus ont joué un rôle majeur dans ce spectacle.

C’est Magnum, qui participe depuis 2004 à la quasi-totalité des événements de la Tour Eiffel, qui a eu pour rôle de faire l’interface entre les idées artistiques du célèbre décorateur Bruno Seillier, et le directeur technique de la Tour Eiffel.
Conçu par Bruno Seillier et programmé par Clément Lelevé de Magnum, le spectacle de lumière retraçait une succession d’événements historiques, comme la conception et la construction de la tour par Gustave Eiffel, les transmissions particulières que la France a pu expérimenter grâce à la hauteur de la tour et divers autres événements marquants de l’histoire, jusqu’à l’incendie récent de la cathédrale Notre-Dame.

« Pour cet événement historique de grande ampleur, Bruno Seillier a voulu présenter la tour comme « l’ADN de Paris », traduit par la disposition des 60 Proteus Hybrid sur la partie supérieure de la tour », déclare Jérôme Chupin, responsable de Magnum.
L’arrangement en double hélice des Proteus montés au-dessus du deuxième étage, se prêtait à une belle symétrie et envoyait de puissants faisceaux de lumière à des centaines de mètres dans le ciel de la nuit parisienne, assurant des effets visuels sans précédent. Les Proteus fonctionnaient avec d’autres projecteurs Beam (sous dômes), installés au niveau de l’étage.

Il a fallu trois nuits aux techniciens escaladeurs, qui s’apparentent à des alpinistes, pour installer sur la tour Eiffel les sources IP65 multifonctions à arc. Des techniciens du monde entier ont eux aussi connu ce type d’expérience, quand les Proteus ont été utilisés sur le Burj Khalifa à Dubaï et le Space Needle à Seattle.

« Aujourd’hui, le Proteus Hybrid est le seul appareil qui réunit des qualités d’éclairage exceptionnelles exploitables dans tous les environnements », déclare Jérôme Chupin. «La dernière expérience d’Elation à la tour Burj Khalifa à Dubaï a été déterminante dans la décision de rassurer les services techniques de la tour Eiffel et de donner le feu vert à leur installation.»

Durant 12 minutes, le spectacle lumineux de l’anniversaire a fait ses débuts le 15 mai à la suite du concert gratuit de Jeanne Added et a été reproduit trois fois par nuit les 16 et 17 mai. Patrimoine mondial et symbole de Paris, la Tour Eiffel est une attraction à part entière mais elle est particulièrement remarquable lorsqu’elle est habillée d’un spectacle de lumière personnalisé, s’exclame Jérôme.

« L’impact du spectacle a été « wonderful » ! Pendant trois jours, à raison de trois spectacles par jour, une marée humaine s’est agglutinée de la Place du Trocadéro jusqu’au Pont d’Iéna pour le voir, il était tout simplement magnifique. »

D’autres informations sur :

-le site Elation
-le site Best Audio&Lighting

 

L’Atabal à Biarritz avec Bellote et JBL

Il est des salles avec une histoire. Des salles aux alentours un peu disgracieux mais avec une âme et un vrai plaisir à s’y retrouver pour faire la fête. Des lieux où la programmation, et les hommes et femmes qui y travaillent, portent la culture, celle qu’on n’a pas besoin d’expliquer avec des mots importants. L’Atabal à Biarritz en fait partie. D’accord les flaques d’eau sont plus grandes qu’ailleurs, mais le Pays Basque est beau aussi pour ça ;0)

La scène de l’Atabal terminant sa mue américaine et préparant déjà activement l’arrivée du backline de The Herbaliser, le groupe qui a eu les honneurs du nouveau système. Pas de lipfills ou d’infills, l’ouverture de 110° des têtes, une discrète douche de deux A8 depuis le pont central, les sides et plus généralement le son du plateau, règlent la question.

Nous arrivons un beau vendredi de mai. Pluvieux. L’Atabal ne paie pas de mine mais a deux gros avantages. Il joue le jambon (du Kintoa, une merveille) entre la gare SNCF et l’aéroport, l’idéal pour accueillir facilement des artistes.
Une fois à l’intérieur il n’y a qu’à tendre l’oreille pour se repérer. Le rire de Bellote est sonore. L’accueil tout autant. Les A8 sont déjà accrochés, les subs alignés cul contre scène et immobilisés par des cales en bois, les wedges en grand nombre empilés contre un mur et les sides en place tels des gardes suisses mais habillés en noir. Un vrai catalogue JBL. Une ronflette à peine audible rappelle qu’ici la terre est aussi capricieuse que le ciel.

Bellote avec Sabri Bouchfar, régisseur technique de l’Atabal et grand amateur de retours. Mais pas que…

SLU : Comment JBL s’est frayé un chemin jusqu’à l’Atabal ?

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Laurent Delenclos mais pour toujours Bellote (directeur technique audio Freevox) : L’été dernier je suis venu au festival Biarritz en Eté avec des A12 pour habiller la scène 2. Les régisseurs de cette scène n’étaient autres que les membres de l’équipe technique de l’Atabal.
Ils ne connaissaient pas JBL et ont été tellement impressionnés qu’ils m’ont demandé de leur rendre visite dans leur salle car ils prévoyaient de changer de système en 2019. Quand l’appel d’offres est sorti, j’ai répondu avec le A8 qui correspond mieux à leur jauge et reprend la technologie du A12 qu’ils avaient entendue et appréciée.

SLU : Tu leur as fait écouter ?

Bellote : Bien sûr. Même configuration. Deux fois 6 boîtes, arc sub de 8 B18 et cluster central de deux A8, le même modèle. J’ai préféré cette solution pour éviter les infills qui en mettent plein la tête aux gens. La A8 ouvre à 110° et s’y prête parfaitement. Le raccord sera pertinent.

Les six A8 par côté, des têtes qui malgré leur petite taille, tranchent avec les classiques montages en double grave et un moteur en offrant deux graves, quatre médiums à membrane et deux moteurs 2423K, les mêmes équipant la A12. Trois voies sur deux pattes d’ampli.

SLU : Et tu as apporté aussi wedge et sides ?

Bellote : Oui. Des wedges VTX en deux fois 12” et deux fois 10” (ils ont pris les deux fois 12”) et des sides de la série SRX 835 en trois vois actives et filtrage FIR. Wedges M22 comme sides ont la même phase acoustique que la série VTX. La phase et la scène ensemble s’aiment plus !

La moitié des wedges M22 de l’Atabal et tout au fond à droite la régie sur deux niveaux, l’éclairagiste disposant d’un pratos.

SLU : Ils en ont pris une palette de wedges…

Bellote : Douze M22 et d’un SRX818S pour les batteurs. La scène est assez grande ramenée à la surface tout debout de la salle. Ils peuvent désormais accueillir sereinement des groupes avec beaucoup de monde. Et ils ont enfin pris le même SRX 835 pour le bar, pour des petites animations. Il y a déjà de quoi faire du son avec ! (rires)

SLU : Est-ce que tout le monde a disposé d’une formation ?

Bellote : Absolument. Le matériel est arrivé lundi, moi mardi où j’ai tout testé au déballage et ensuite on a monté ensemble, un montage au ralenti qui a servi aussi de formation à l’exploitation en tant que prestataire. Mercredi et jeudi on a fait deux jours d’informatique autour de l’exploitation électronique du système, presets, amplis, réseau et quelques rappels d’acoustique et notions de base des line array. J’ai aussi volontairement câblé et commis des grosses erreurs pour qu’ils s’endurcissent et sachent les repérer plus facilement.

Une moitié des sides avec le SRX818SP, un sub 18” amplifié portant une SRX835P, une enceinte encore une fois maligne et très accessible. Bi amplifiée, trois voies et disposant du moteur annulaire maison pour l’aigu, gage de cohérence avec les wedges qui en disposent aussi. Un système amplifié et intégrant HiQnet pour garder l’œil et la main dessus. Derrière on aperçoit les amplis d’une partie du système et des wedges.

Aujourd’hui vendredi, stage pratique avec le premier groupe qui jouera dès ce soir sur le A8 (sourire). C’est important d’écouter un vrai mix et surtout du live car les musiques sur disque, on en a écouté beaucoup tout au long de la semaine, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec ce qui sort d’une scène comme l’Atabal.

SLU : Tu as de quoi atteindre le décret en termes de pression ?

Bellote : Largement même si ce n’est pas forcément le but. L’avantage c’est de pouvoir jouer à un niveau élevé sans être agressif. Il faudra d’ailleurs faire attention car on ne se rend pas forcément compte que ça joue fort.

Ce qu’il y a de bien c’est que le choix du A8 est un choix du cœur et des oreilles de l’équipe tout entière de l’Atabal et que dans la foulée, EventLive Biarritz a acheté deux fois dix A8 et douze subs B18 ce qui leur permettra le cas échéant de se constituer deux petits systèmes ou un gros, et si besoin, de compléter le système de l’Atabal.

C’est d’ailleurs EventLive qui a gagné l’appel d’offres. Quoi qu’il en soit je passe toujours du temps, deux jours au moins, avec les clients de systèmes comme le VTX et souvent je m’arrange pour les accompagner lors de la première prestation.

SLU : Comment as-tu calé ?

Bellote : J’ai gardé les abaques habituels : une droite de 30 à 100 Hz. De 100 à 1 kHz, une décroissance constante sur 12 points et ensuite tout droit.

Tout est dit ou presque. Le contour, la phase, la linéarité, la réponse en fréquence très large…

…et la couverture à 1 kHz est plus que bonne. Bon, OK, une sortie de secours à jardin et un dérouleur incendie à cour ont quelques dB de moins…


SLU : Nous sommes mi-mai, ce n’est pas banal comme période pour installer du matériel, vous avez fait comment ?

Bellote : Nous avions du stock, et une semaine a été dégagée pour qu’on puisse intervenir. C’est vrai que c’est assez inhabituel de renouveler sa technique en pleine saison, mais c’est le choix de l’Atabal et comme on avait tout en boutique (gros clin d’œil) car Arnaud est joueur (Leschemelle, PDG de Freevox), on les a accompagnés. Ca leur permet aussi de négocier les groupes pour la nouvelle saison en insistant sur le nouveau système.

Nous avons partagé quelques instants avec François Maton, le boss de la salle, son âme musicale et l’homme ayant mené l’Atabal vers son succès actuel, afin de mieux connaître son parcours, la structure elle-même et enfin les raisons du choix de JBL.

Bellote et François Maton

SLU : Comment est structuré ce complexe ?

François Maton : La salle appartient à l’agglomération qui l’a créée en 2005 et la gestion a été déléguée à la ville de Biarritz. Nous fonctionnons donc sous le statut d’EPIC (établissement public industriel et commercial).

SLU : Comment es-tu arrivé ici ?

François Maton : J’ai postulé (rires) Je suis originaire de la région mais j’ai d’abord effectué une prépa HEC puis j’ai intégré une école de management et marketing où j’ai suivi un cursus à moitié à l’école et l’autre moitié en milieu associatif. J’ai choisi pour cela une asso de concert à Marseille.
J’ai fait une année de césure en maison de disques chez BMG ce qui m’a permis d’affiner mes choix et de partir à fond sur le live. Je suis pour cela revenu à Biarritz et jusqu’à 2009 j’ai travaillé dans l’organisation de concerts en milieu associatif et pour vivre j’ai bossé pendant deux ans dans une banque (sourires) pour enfin effectuer pas mal de petites missions pour la ville et la communauté de commune jusqu’à janvier 2012 où j’ai été embauché ici.

SLU : Il faut dire que tu as un profil rêvé. Tu as donc effectué deux fois 3 ans et…

François Maton : J’ai été embauché en CDI (rires) !

L’Atabal K-FE, bien plus qu’un surplus de recette, du plaisir signé Jean-François Ampo.

SLU : Quel style de programmation fais-tu ?

François Maton : Essentiellement de l’anglais pour pouvoir séduire à la fois le public français mais aussi celui espagnol. Nous sommes à quelques kilomètres de la frontière. Nous sommes aussi spécialisés dans les musiques extrêmes. Ca nous plaît et il y a une vraie appétence pour ce style musical.

Les visages crépusculaires des portables, ici celui de François…

SLU : Financièrement comment fonctionnez-vous ?

François Maton : On a le Label SMAC avec une subvention annuelle de fonctionnement de la ville de Biarritz, du département, de la région et de l’état. Cela représente 40 % de nos frais de fonctionnement. Les 60 % autres proviennent de nos recettes : la billetterie, bar, école de musique, studios de répétition et partenariats divers.
En 6 ans on a doublé note budget et l’Atabal est passé de 25 dates par an à presque 100 aujourd’hui. Notre saison va du 1er septembre au 30 juillet. On joue aussi la carte de la contre programmation en évitant les samedis où notre public de musiques actuelles, en majorité les 30-50 ans, sort avec sa famille.

SLU : Et pour avoir certains artistes de qualité il faut aussi s’adapter…

François Maton : C’est exact, on ne peut pas faire les difficiles sur les dates (sourires)

La refonte de la diffusion

SLU : Comment avez-vous financé le remplacement complet de la diffusion ?

François Maton : Par un emprunt sur 10 ans. L’investissement est lourd mais cela nous donne une totale autonomie technique. Aujourd’hui on peut accueillir avec le meilleur confort et qualité à l’Atabal, ou bien en dehors pour donner sa chance à un petit groupe avec les SRX ou enfin se déplacer dans une plus grande salle de 4 000 places pour certains groupes à très fort potentiel en prenant notre matériel et en louant un complément. Nos coûts de fonctionnement sont optimisés.

Sabri Bouchfar et…

…Mathieu Garcia tous deux régisseurs techniques et sondiers !


SLU : Et pourquoi cette refonte totale ?

François Maton : C’est simple. Notre matériel était obsolète et qualitativement insuffisant.

Sabri Bouchfar (Régisseur technique) : On n’a jamais eu de refus lors du booking des groupes, mais quand le mixeur voyait et écoutait notre ancien système, le nombre insuffisant de têtes et surtout les subs d’un autre temps, il nous en faisait la remarque. 4 têtes par côté…

Un arc sub dans toute sa splendeur, ouvrant à 70° et représenté ici à 50 Hz avec trois niveaux de plaisir pour le public : agglutiné aux crashs, faisant la fête en milieu de salle, ou buvant un coup dans le fond. Le mixeur reste bien servi.

SLU : Ca ne couple pas des tonnes!

Sabri Bouchfar : Oui, on avait un bas assez étrange où il fallait vite faire la police : « Tu limites… Laisse respirer un peu le système… » Certains le faisaient bien, d’autres moins bien.

SLU : Comment se sont passés la partie définition du cahier des charges et l’achat ?

François Maton : Sabri a rédigé un design théorique qu’il estimait être pertinent après avoir fait un diagnostic des manques du système précédent. Il en a tiré un appel d’offres dans lequel il a demandé un design à chaque marque. Nous avons reçu 10 dossiers. 10 marques différentes portées par 10 prestataires locaux. Après analyse des offres, les 5 premiers ont effectué un essai en grandeur nature et nous avons effectué notre choix.

Le mixeur de The Herbaliser en pleine balance quitte la Pro2 pour s’approcher (satisfait) de la diff et des subs protégés par des crashs

SLU : Locaux jusqu’où ?

François Maton : Raisonnablement, je pense à Bordeaux, Montauban…

SLU : (on l’interrompt) ohh ça sent le Dominique Maurel !

François Maton : C’est lui ! En cas de problème il nous fallait un prestataire capable d’être là assez rapidement et d’opérer si nécessaire, un complément avec le même matériel.

SLU : Des grosses différences de prix ?

François Maton : Oui. On a été assez interloqué au début. Sur une base 100, ça allait de 60 à 100. Une fois effectuée une première passe, cette fourchette s’est resserrée entre 75 et 100. Je pense que certaines marques n’ont pas compris que nous ne voulions pas les modèles d’entrée de gamme ou en nombre insuffisant mais bien ceux permettant de travailler et d’accueillir dans des bonnes conditions les groupes. Le prix avait son importance mais quand on amortit sur 10 ans aux taux actuels, on peut se permettre d’avoir le bon produit, même s’il est un peu plus cher.

SLU : Les tests sont importants ?

François Maton : Ah oui, ils ont été très parlants. Heureusement qu’on est passé par cette phase. Notre design théorique était plutôt bon et pourtant certaines marques sont arrivées avec 4 boîtes par côté.

Une partie de l’équipe de l’Atabal ou bien y travaillant. De gauche à droite Fabrice Darlas, éclairagiste intermittent aussi adorable que talentueux, François Maton, le Boss, Mathieu Garcia, Régisseur technique, Sabri Bouchfar Régisseur technique et Didier Lavignasse, Régisseur studio et voltigeur plateau quand il faut, bref, des gens tristes et n’aimant pas leur métier ;0)

SLU : Comment s’est passée cette phase de test ?

François Maton : Les mêmes 6 personnes ont écouté exactement les mêmes albums durant une pleine journée avec chaque système et chacun d’entre eux a été soumis au live via un concert, certes d’un groupe différent, mais très révélateur. On a réussi à écouter chaque marque sur un style musical où on avait des doutes.
Tout le monde a eu un super test. Bien sûr il y a de la déception chez ceux qui n’ont pas été pris, mais nous sommes certains de notre choix. Nous n’avions pas le droit de nous tromper, on partait pour 10 ou 15 ans et c’est en grande partie notre argent, l’argent de la salle qui était en jeu.

EventLive Group, plus qu’un intégrateur

Max Leroux

Impossible de ne pas interroger aussi Max, Maxime Leroux, le responsable commercial d’EventLive Group à Biarritz, l’intégrateur du système de l’Atabal et aussi l’heureux propriétaire d’un parc de A8.

SLU : Pourquoi Group ?

Maxime Leroux : Parce que nous avons EventLive Biarritz, Mixlive64 et bientôt une troisième entité en Nouvelle Aquitaine. Nous sommes des prestataires techniques pour le spectacle vivant, conférences, événementiel et on fournit du son, de la lumière et de la vidéo avec de l’écran LED plein jour et du gros VP Christie.

SLU : EventLive Group existe depuis quand ?

Maxime Leroux : 2015, je suis associé avec David Lafourcade. Je viens du côté DJ et je suis devenu le commercial de la société alors que lui est très technique.

SLU : Comment en es-tu venu à choisir JBL ?

Maxime Leroux : Par Freevox. Ils nous ont toujours suivis et aidés et c’est un des premiers distributeurs à nous avoir fait confiance au lancement de la société. On en intègre pas mal et on achète aussi beaucoup de lumière. L’année dernière, ils nous ont bien accompagnés lors du festival Biarritz en Eté. C’est une belle collaboration entre eux et nous et l’on se renvoie toujours l’ascenseur. Laurent (Bellote) est un type adorable, j’ai complètement confiance en lui et il n’est que de bon conseil.

Une répartition extrêmement homogène avec à peine plus de SPL en champ proche qu’au lointain. En cyan à 4 kHz et en jaune à 8 kHz. La balance tonale est parfaite.

SLU : Tu es heureux de ton choix avec le A8 ?

Maxime Leroux : Bien sûr, ça marche très bien et quand j’ai accueilli Sébastien Roblin d’Intelligence Audio (Seb..si tu nous écoutes !) à Biarritz en Eté avec des A12, il a été bluffé. Cela m’a mis en confiance d’autant que ça y est, j’ai les premières fiches techniques où figure le nom JBL. Je n’en ai pas eu 50, mais ça commence.

La Midas Pro2 aux mains des The Herbaliser. Il est possible de la remplacer par la CL5 des retours facilement puisque les sources passent par un patch analogique.

SLU : Tu as une autre marque audio dans ton parc

Maxime Leroux : Oui que je garde car c’est pratique pour de l’événementiel et les wedges sont efficaces, et je ne peux pas tout changer. Enfin c’est bien de pouvoir proposer deux marques.

SLU : Mais tu ne distribues que JBL…

Maxime Leroux : Absolument. J’ai déjà installé des clubs sur la côte avec cette marque et outre le A8, j’ai aussi d’autres références en parc comme les PRX et SRX.

Parole, parole, parole… dB SPL, dBA, dBC !

Nous écoutons quelques titres peu ou pas masterisés de Sheffield Lab avec notamment un mix direct sur du ½ pouce et 30 ips de George Massenburg et on savoure ce système. Le contour est pile poil comme le rendu d’ensemble.

Les quelques points pris sur le gauche/droite, notamment pour calmer le raccord dans un grave vraiment en forme !

Les deux têtes au centre, de la présence sans semer la zizanie dans le bas.

Le VTX-A est tout sauf l’idée qu’on se fait du son « américain. » On est dans un univers hi-fi. Dès les niveaux les plus bas, l’équilibre et la dynamique sont présents. A 80 dBA on savoure déjà du vrai son, complet et qui ne varie absolument pas à 90. Au-delà, l’impact physique apporte sa dîme et construit le rendu live tel qu’on l’aime pour son côté viscéral et événementiel, sans pour autant faire mal.
Une vraie réussite. Il sera possible de mixer absolument tout dans les A, y compris du classique et surtout le métal et autres musiques qui font la réputation de l’Atabal. Bellote a taillé ce qui est gênant et a livré un système capable de caresser comme de déboîter.

Comme le dit si bien Flux, 102 et pas un de plus !

Le soir même, The Herbaliser, le groupe anglais qui inaugure le nouveau système, le fait avec un mixeur qui l’est tout autant.
Les cuivres et les scratchs du DJ attaquent comme il faut et l’arc sub complète idéalement le bas sans abîmer la patate des 8” ce qui nous permet de retrouver le son « sooo british » et donc fort, assez sale et avec les basses oubliées dans la semie. Cela prouve encore une fois qu’un système ne fait pas le son, il le reproduit.

The Herbaliser devant un public nombreux et ravi.

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