Prolight+Sound 2017

Claypaky, Axcor Profile 900 et K-EYE HRC

L’Axcor a le premier rôle cette année. Avec un coffre renfermant une source à leds blanches de 880 W et un traitement optique breveté pour offrir un flux intense annoncé à 24.000 lumens sans déformation ni point chaud, ce lourd Profile fait une entrée remarquée sur les planches.

Axcor Profile 900

L’Axcor Profile 900 est pilotable en DMX, Artnet, RDM et WebServeur…

Son moteur à leds, un des plus puissants de sa catégorie, existe en deux versions interchangeables : la standard, livrée d’origine, et une versions high-CRI pour un indice de rendu des couleurs supérieur à 90 mais avec un peu moins de flux. Le refroidissement de cette source est assuré par un système exclusif particulièrement silencieux.
Dans les deux cas, l’Axcor bénéficie d’un système de trichromie soustractive par filtres gradués en 16 bits, d’un correcteur CTO progressif et d’une roue couleurs. Les six teintes additionnelles sont un rouge profond, un bleu pur, un vert, un correcteur minus green, un or et un bleu royal.
On retrouve les teintes franches propres à Claypaky, mais avec des pastels beaucoup plus soignés grâce à une belle progression du correcteur chaud. Le zoom possède une large amplitude de 7° à 43°, fluide, rapide et avec la présence d’un d’autofocus. Les six gobos, peu nombreux, proposent des formes d’habillage efficaces, bien choisies, et surtout très homogènes.
Cette plage focale très pure semble être vraiment le point fort de l’Axcor, à l’image du système de couteaux qui, ouvert en grand ou en découpe très fine, reste absolument rectiligne. Ce module de découpe, bijoux de précision micromécanique, est la deuxième grande réussite de l’Axcor Profile 900. Chaque lame pivote de plus ou moins 45° et les 4 couteaux se situent sur des focales différentes pour pouvoir se croiser complètement. L’ensemble du système tourne lui sur 90°.

Une très jolie possibilité d’habillage qui associe gobo et prisme

Un premier frost variable permet de flouter les bords des gobos, tandis qu’un deuxième, lui aussi linéaire, éclate le faisceau comme un Fresnel. Une roue d’animation sans fin bien marquée, un prisme quatre facettes rotatif, un iris avec une belle collection de macros et un shutter ferment le cortège des différents effets disponibles. Destiné à fouler en priorité les planches des théâtres et des plateaux télévisuels, les qualités de cette nouvelle lyre à couteaux lui promettent aussi un succès certain sur des concerts ou des événements plus traditionnels.

K-EYE HCR

Deuxième star à monter les marches de ClayPaky cette année, le K-EYE est au B-EYE ce que Bollywood est à l’ORTF : une explosion de couleurs. La plateforme HCR est une technologie menée conjointement par Osram et Claypaky pour enrichir le spectre des couleurs de manière significative.

Au premier plan un K10 HCR, suivi par le K20 HCR.

Les deux premiers modèles à en bénéficier sont des bases de K20 et de K10. Leurs 37 et 19 sources bénéficient de deux atouts majeurs : une évolution des leds vers six puces de couleurs et des algorithmes de gestion développés spécialement.
Chaque led se composent des rouge, vert et bleu classiques, avec le renfort de trois autres couleurs secondaires, ambre, cyan et lime pour composer un spectre quasi parfait, directement au cœur de l’optique, sans effet de peigne en sortie de faisceau. Le blanc a disparu, n’ayant plus d’utilité.

Le logiciel embarqué gère ces six composants pour générer une palette infinie de nuances. Le contrôle par DMX intègre maintenant jusqu’à six canaux 16 bits pour les couleurs principales plus un paramètre d’ajustement de la température de couleur de 2500K à 7500K et un canal de macro pour simplifier le travail de l’opérateur et accéder aux modes de colorimétrie RAW, RGB, CMY et HSL, à la manière des graphistes.

Les possibilités offertes par la technologie HCR sont étonnantes. Il y a une richesse des pastels rarement vue sur une machine de ce type, qui satisfera les plus exigeants des éclairagistes de théâtre.

Durant la phase de test en sortie d’usine, chaque machine subit une calibration extrêmement rigoureuse pour assurer exactement le même flux de lumière en sortie, 11.000 lumens annoncés pour le K20 et 5.500 pour le K10, et un indice de rendu des couleurs optimal supérieur à 97.
Les algorithmes possèdent aussi une référence type en mémoire pour pouvoir compenser le vieillissement des leds durant toute la vie de la machine et pour assurer une homogénéité parfaite des projecteurs entre eux. Les optiques bénéficient de lentilles spéciales qui garantissent une diffusion uniforme et évitent les réflexions, quelle que soit la valeur du zoom. Ce dernier est de rapport 9 :1, passant de 6° à 50°, avec souplesse et sans dénaturer le faisceau.

Tout comme l’Axcor le K-EYE HCR possède des entrées-sorties en DMX trois et cinq points, un port réseau pour l’ArtNet, et un contrôle en RDM et par serveur Web.

Le dimmer électronique en 16 bits est lui aussi revu. Il permet un ajustement précis dans les bas niveaux, et des transitions linéaires sans effet « escalier ».
Pour son refroidissement, le K-EYE utilise des dissipateurs de chaleur moulés en métal, associés à une extraction forcée, pour limiter au maximum le bruit de fonctionnement, condition sine qua non pour entrer dans les opéras ou les studios de télévision. Le flickering est imperceptible.
On peut aussi noter les intéressants accessoires proposés, qui se vissent simplement sur la machine : un coupe-flux de type « Top Hat » et un porte-filtre.

Unico

L’Unico…, dont 160 spécimens seront présents dans le show de l’Eurovision cette année en Ukraine.

L’Unico était aussi présent, après sa sortie au LDI à l’automne. Cette somme de toutes les lyres, un bel hybride spot-profile-wash-beam, couronne la gamme Scenius. L’occasion d’apprécier pour les retardataires les grandes qualités de cet appareil.
Sa lampe de 1400 W, 6500K Osram et son zoom de 5° à 55° lui permettent de se sortir de toutes les situations, idéalement accompagnés par un système de trichromie CMY, un CTO progressif et sept couleurs fixes.

Tout comme l’Axcor, il possède six beaux gobos rotatifs, une roue d’animation, un prisme quatre facettes rotatif, un iris à seize lames, un module de couteaux de haute précision réellement bluffant, deux frosts progressifs et un shutter.
Sa lentille de 180 mm lui permet d’exploiter au mieux son mode beam, avec un vrai rayon concentré, tandis que l’homogénéité de son faisceau et des filtres fait des merveilles en style Wash.

Osram met à disposition de tous son show de démonstration complet à l’adresse suivante, l’occasion de juger des qualités des Axcor, K-EYE et Unico, mais aussi de retrouver les Mythos2 et les Shar-Bar sortis l’année dernière.

D’autres information sur le site Claypaky et sur le site Dimatec

APG se place en procédure de sauvegarde pour assurer son développement

Le regretté Bashung en a fait l’un de ses plus gros tubes. Ma petite entreprise, connaît pas la crise…Disons qu’elle sait faire le nécessaire pour passer un cap difficile et c’est précisément ce que réalise en ce moment APG, un des pionniers du son pro en France, sous la direction de son PDG Régis Cazin qui a accepté bien volontiers de faire avec nous un point exhaustif et positif, un bon remède contre la mauvaise rumeur.

SLU : Régis, peux-tu nous expliquer comment va APG ?

Régis Cazin (PDG d’Active Audio et APG) : Le 11 avril 2017, APG s’est volontairement placée en procédure de sauvegarde, afin de permettre à l’entreprise de poursuivre ses opérations dans les meilleures conditions. Il s’agit d’une décision de gestion prise par le comité stratégique du groupe, en accord avec les actionnaires.

Régis Cazin (PDG d’Active Audio et APG)

Cette procédure est limitée dans le temps, généralement 6 mois, et ne s’applique qu’à APG à l’exclusion d’Active Audio. Elle est accompagnée d’un plan validé par le tribunal de commerce qui va permettre à APG de retrouver un équilibre financier, sans le poids de certaines dettes accumulées lors des exercices précédents, et ce dès la fin 2017. Cette période de transition a d’ailleurs été envisagée lorsqu’Active Audio a opéré son rapprochement stratégique avec APG en mars 2016.
Plus simplement on peut définir la procédure de sauvegarde comme le mode de financement d’une réorganisation en étalant les dettes sur une période assez brève mais suffisante pour apporter la bouffée d’oxygène nécessaire à passer le cap. Ainsi APG peut fonctionner plus sereinement, mener à bien sur des bases saines les investissements clés liés à sa stratégie de développement, tout en conservant la confiance de ses partenaires, clients et fournisseurs.

L’image d’une enceinte qui a marqué les débuts d’APG, la MB2 et que l’on retrouve encore dans certaines MJC en side. Puissante, passive ou biamplifiée et processée (oui oui !) elle n’avait qu’un léger défaut, pas si léger d’ailleurs comme ses congénères : 72 kg sur la balance…

SLU : A quoi est dû ce passage à vide?

Régis Cazin : Paradoxalement, cette procédure de sauvegarde n’est pas représentative de la santé actuelle d’APG. Pour faire un bref rappel historique, APG est né en 1978 et au début des années 2000 a été repris par ses salariés dirigeants lors des difficultés du groupe Guillard Musique à qui il appartenait.
Depuis lors la société a bien marché avec une croissance et des résultats raisonnables et réguliers. En 2013, APG a vu sa politique de développement redéfinie afin de l’accélérer ce qui a nécessité la prise d’un certain nombre de risques qui ont fait augmenter les charges et baisser les marges.
La distribution a aussi connu des changements en favorisant les grands clients, changements qui ne se sont pas révélés payants. La conjonction de ces trois éléments a conduit à des pertes qui ont été en partie épongées par l’équipe d’APG mais insuffisamment pour retrouver un exercice à l’équilibre.

Régis Cazin et Grégory Dapsanse lors de l’annonce de la prise de participation d’Active Audio dans le capital d’APG.

C’est le moment où j’ai rencontré Grégory Dapsanse, et après avoir compris à quel point l’image de l’entreprise est bonne, les produits excellents, et l’Uniline Compact un produit à très fort potentiel, je me suis engagé le 30 mars 2016, accompagné par la cession des parts de Bruno Garros pour un prix symbolique.
J’ai continué à remettre de l’ordre dans l’entreprise et j’ai investi dans le commercial, mais l’inertie nécessaire au retour à l’équilibre et les moyens somme toute limités d’Active Audio pour financer cette remise sur pied d’APG, nous ont conduits à opter pour la procédure de sauvegarde.
Je garde à cet effet la gouvernance de l’entreprise et donc la main sur les décisions importantes, et au vu des résultats actuels ainsi que des projets en cours et des prévisions commerciales, je suis très confiant quant au succès de l’opération.

Sainte Bernadette de Lourdes, une acoustique délicate traitée en Uniline. Une des belles installations réalisées récemment en APG.

SLU : Comment est l’activité actuelle ? Une procédure de sauvegarde n’est acceptée que si le carnet de commande et les perspectives sont bonnes.

Rodolphe Portet

Régis Cazin : Et que la société dispose d’une trésorerie suffisante ! Le premier semestre 2017 d’APG est le meilleur que l’entreprise ait connu depuis 3 ans et le carnet de commandes est en nette augmentation depuis plusieurs mois grâce aussi à l’embauche en début d’année de Rodolphe Portet qui fait du très bon travail pour remonter les ventes dans le sud de la France, je pense à SwitchOn Group à Nice ou à Distri Scènes à Aix, mais qui est aussi en mesure de trouver des solutions techniques. On tient à ce que nos forces de ventes aient des compétences techniques approfondies.
Des contrats majeurs viennent d’être signés en France et à l’export grâce notamment au succès croissant de l’Uniline Compact. APG compte désormais sur une rentabilité continue et notre travail protège et consolide ses ressources afin de financer les projets clés prévus initialement dans le rapprochement stratégique des deux sociétés, entre autres le déménagement de la partie industrielle d’APG à Nantes : il sera effectif d’ici juillet 2017 et permettra aux deux marques de renforcer les synergies de production. On aura notamment une ligne de fabrication commune, un stock qui alimentera les deux marques et une R&D commune ce qui bénéficiera aux deux sociétés.

Grégory Dapsanse nous explique par le détail la petite coaxiale MX0.

SLU : Tout le monde part à Nantes ?

Régis Cazin : Non, quelques rares collaborateurs nous quitteront et seront en partie remplacés, et les équipes commerciales et marketing d’APG resteront en région parisienne, probablement à Villepinte. Enfin et en accord avec notre stratégie de rapprochement des deux sociétés, les réseaux de distribution et les forces de vente d’Active Audio et d’APG vont rester séparés et indépendants.

SLU : Quelles sont les nouveautés à venir chez APG, pour celles que l’on peut dévoiler…

Régis Cazin : Si tout se passe bien, nous allons sortir au cours de l’été une nouvelle version de notre soft d’interface de nos processeurs qui va être compatible multi plateformes, mac PC, tablettes ce qui est un petit tour de force. Ce soft est le premier exemple de la collaboration entre les ingénieurs d’Active Audio et d’APG. On travaille aussi sur un nouveau produit qui va très bien compléter notre gamme d’enceintes et qui devrait voir le jour début 2018. Nous avons défini un plan de développement de nouveaux produits d’installation avec la R&D. On va renouveler toutes nos gammes. Nous avons aussi d’autres nouveautés à venir mais tu me permettras de ne pas en parler encore.

Un éclaté du moteur Isotop ou comment faire cohabiter de la membrane et un dôme de façon coaxiale ce qui est bénéfique en termes de distorsion, phase et SPL.

SLU : APG dispose donc de la matière grise capable de lui permettre de continuer la marche en avant technologique imposée par le marché et vos concurrents ?

Régis Cazin : Je le pense sincèrement, d’autant que si l’on regarde quelles sont les innovations que l’on retrouve dans le domaine de l’audio pro, la maîtrise de la directivité est un domaine où APG comme Active Audio excellent. APG maîtrise les guides d’ondes et le traitement du signal qui est devenu une des clés de la réussite dans l’audio pro, n’a pas de secrets chez Active Audio.

Le rack touring d’APG avec 4 amplis Powersoft SA30:2 et le processeur DMS48 en rack séparé

Pour l’amplification et le processing nous travaillons avec Linea Research et Powersoft, et ce sont nos clients qui choisissent. Bien entendu quand on travaille en basse impédance, Powersoft est dur à battre.

SLU : L’Uniline Compact est votre champion actuel…

Régis Cazin : Oui absolument. Cette enceinte offre une pression très importante, une homogénéité de couverture et une très large bande passante pour sa taille et cela à un prix très acceptable ce qui fait son succès. Sa polyvalence et sa modularité sont aussi saluées.

L’UC206n, mais appelez-la Uniline Compact, ici la version à plus longue portée et donc ouvrant à 70° en horizontal. Une tête trois voies dont deux actives et deux 6,5” pour le grave entourant un moteur Isotop de 15° en vertical.

SLU : Où allez-vous chercher vos transducteurs ?

Régis Cazin : On travaille encore beaucoup avec PHL tout en étant devenu pragmatique. On n’hésite pas à tester les grandes marques, 3 ou 4 HP, et on prend le meilleur, ce qui fait que ce ne sont pas toujours les mêmes qui gagnent.
Du coup on a du B&C, du Beyma, du BMS et de l’Eighteen Sound en plus de PHL.


SLU : Comment se répartit le marché entre Active Audio et APG ?

Régis Cazin : Active est orienté sur les petites puissances là où APG couvre les grandes. Si l’on cible 95 dBA, des messages vocaux ou de la musique d’ambiance, on est dans le territoire d’Active Audio. Si on veut du son live avec une très forte dynamique et des niveaux sonores très élevés, pour des shows, des stades ou pour des clubs, le choix logique est APG. On couvre l’ensemble du marché sachant que nos clients sont les mêmes et ont ainsi une réponse efficace et ciblée.

SLU : Régis, on te laisse le mot de la fin après ce large tour d’horizon.

Régis Cazin : Cela fait tout juste un an que j’ai pris les rênes d’APG et je suis VRAIMENT très heureux de l’image et de la confiance qu’APG a su garder auprès de ses clients historiques, un tissu de petites et moyennes sociétés sur lesquelles on veut s’appuyer aujourd’hui dans une notion de partenariat.
Ces structures à taille humaine ont plus de liberté et de réactivité et apprécient nos produits qui leur correspondent mieux. Leur fidélité me rend très optimiste pour le futur. APG dispose d’une équipe brillante et motivée, de produits de qualité et d’un très bel outil industriel qui, avec la nouvelle organisation qui se met en place, me rendent très optimiste pour le futur.

Profitons enfin de cette colonne ouverte avec Régis pour parler des nouvelles adjonctions à la gamme que le constructeur français présentait à Francfort le mois dernier et qui sont d’ores et déjà en production pour une disponibilité commerciale quasi-immédiate.

Le secret de la double charge efficace et somme toute ramassée d’APG.

Il s’agit de deux subs, les SB112 et SB118, mono 12 et 18’’ comme leur référence l’implique, qui utilisent une charge de type passe-bande acoustique, nommée double chambre interactive chez APG. Cette structure, comme tout passe-bande procure un gain d’efficacité, ici 3 dB, par rapport à une charge de type bass-reflex tout en permettant de gagner sur le volume global et donc les dimensions et le poids et en préservant des attaques « punchy ».
En outre on contrôle mieux l’excursion du transducteur (et la distorsion) mais il est conseillé comme le constructeur l’indique d’utiliser les processeurs (amplifiés ou non) d’APG et les presets dédiés.

Le SB118 (en bas) qui accompagnera parfaitement l’Uniline Compact.

Le SB112, avec son 12” (bobine 3”) à moteur ferrite 8 ohms permet, dans un volume de 340 x 490 x 540 mm, d’atteindre un niveau SPL max de 129 dB (peut-être + 6 dB en crête) pour une puissance AES admissible de 600 W tout en descendant à 45 Hz (- 3 dB). Performances qui le destinent à l’association avec les enceintes MX et DX de la gamme pour des petits lieux de concert ou encore aux petits clubs, bars et autres salles de conférence.
Le SB118, même charge avec son 18” Néodyme à bobine 3” (toujours en 8 ohms), affiche une puissance AES admissible de 1200 W qui l’amène à un niveau SPL max de 134 dB et une coupure basse à – 3 dB de 29 Hz. Pour de telles performances, son volume reste compact : 506 x 760 x 740 mm.
Son rôle est plus particulièrement de compléter l’Uniline Compact pour le registre infra-grave mais il est parfaitement adapté aux applications style discothèque, salles de concert avec bien entendu des presets fournis par APG pour différentes topologies (subs en réseau linéaire ou en arc, configurations cardio, etc.).

La nouvelle gamme SB consistant en trois modèles – SB112, SB115-M2 et SB118 présentée au PL+S 2017

D’autres information sur le site APG

Nouveautés Prolight+Sound

MA Lighting MA2 v3.3 et dot2 v1.3

MA Lighting qui joue à domicile à Prolight+Sound, présentait des nouveautés software sur tous ses produits. La version 3.3 de la GrandMA2, la version 1.3 de la dot2, de nombreux développements pour les nodes et des nouveautés pour le VPU.

GrandMA2 v3.3

Cette version 3.3 est une étape importante dans le développement de la GrandMA2 avec de nombreuses nouvelles fonctions, et une refonte de l’aide et du système de librairies des projecteurs. Grâce au service Fixture Share, les mises à jour et les nouvelles librairies de projecteurs sont maintenant directement disponibles depuis la console.

Les nouvelles librairies de projecteurs sont disponibles depuis la console

La fenêtre d’aide de la version 3.3

La fenêtre d’aide a aussi été totalement remodelée. Elle a maintenant une nouvelle interface et la fonction de recherche est réellement améliorée.
Une autre refonte majeure concerne la fonction partial show-read qui permet de combiner des parties de shows dans le show actif. Les sorties DMX et le réseau ont aussi eu leur lot d’améliorations avec, notamment, différents scénarios en cas de défaut du signal DMX ou l’implantation du RDM via l’Art-Net.

Les fonctions du switch MA Lighting sont maintenant totalement intégrées avec la possibilité de sauvegarder ou d’exporter des configurations depuis la console. La plupart des protocoles de l’industrie du spectacle sont intégrés offrant ainsi aux utilisateurs, même peut expérimentés en réseau, une solution complète, de la console aux projecteurs.

Le MA Network Switch

Au niveau purement réseau, la version 3.3 apporte l’agrégation de liens (LAG) : une fonctionnalité très puissante qui assure le regroupement de plusieurs ports réseau. On peut ensuite les utiliser comme s’il s’agissait d’un seul afin d’accroître le débit. Pour la partie MA VPU, la fonction Warper, totalement revue, autorise entre autres un mappage U/V précis au pixel prêt. Afin d’améliorer la précision, la résolution a elle aussi été augmentée.
Une nouvelle fonction de Mask a également été implantée tout comme des modes de superposition de layers, sans oublier les centaines de petites améliorations qui facilitent la programmation, apportées par l’équipe de développement pour répondre aux retours des utilisateurs. Cette nouvelle version sera disponible dans les jours voir les heures à venir en suivant le lien ici

Dot2 v1.3

La dot2 n’est pas en reste en bénéficiant de la version 1.3. La console est maintenant dotée d’une télécommande Web pour visualiser, à partir de la plupart des navigateurs web, les fenêtres, la ligne de commande, les roues de réglage des attributs, le tableau des projecteurs, la palette des groupes, palette des Presets et la vue des playbacks.

MA dot2

Afin de donner plus de possibilités aux opérateurs, l’éditeur d’effets a été étoffé, offrant désormais un accès aux groupes et aux blocs via les encodeurs. Cette nouvelle version met à la disposition des utilisateurs 4 masters de vitesse affectables à n’importe quel fader, exécuteur ou bouton.
Une « Super » priorité a également été ajoutée aux exécuteurs. Elle est supérieure à celle du programmeur et des exécuteurs standard. Le DMX-in fait aussi sont apparition dans la version 1.3, permettant d’utiliser un autre périphérique DMX comme télécommande, la connexion se fait par Art-Net et sACN.

Plus d’infos sur le site Axente

Nouveauté Prolight+Sound

BMFL FollowSpot et RoboSpot Robe, un système de poursuite local ou déporté

Robe nous a servi un cocktail particulier, avec trois ingrédients inédits autour d’un système de poursuite semi-automatisé : un BMFL FolowSpot équipé de poignées et d’un pupitre Light Master pour la commande locale, et d’un centre de pilotage RoboSpot pour une commande déportée de plusieurs automatiques.
Tout d’abord le corps est une version « FollowSpot de la cuvée BMFL allégée de tous les effets autres que les couleur fixes, l’iris ou le strobe. Il s’agit en fait d’un BMFL sans gobos, ni prisme, ni roue d’animation, ni trichromie.
Toutes les autres caractéristiques sont présentes : une lentille 160 mm derrière laquelle se cache une lampe Osram Lok-it! HTI 1700 W et son IRC supérieur à 92, un zoom 5° – 55°, un CTO variable de 2700K à 6000K, deux roues de couleurs.
La première avec d’office des rouge et bleu profonds, un orange, du vert, du magenta et du congo ; la deuxième que l’on peut modifier avec du rose, du lavande, un vert électrique, un correcteur très froid à 9000K et deux minus-green ; un iris, un strobe, un dimmer et trois frosts plus ou moins forts. Comme ses cousins, la BMFL FollowSpot est capable de lire pléthore de protocoles, du DMX au MANet en passant par l’ArtNet et le sans-fil.

Le BMFL FollowSpot, un BMFL Blade simplifiée avec sa caméra de positionnement sur le côté.

Cette version se distingue surtout par ses accessoires dédiés à une utilisation en poursuite, avec opérateur local ou déporté. En premier, bien évidemment le débrayage des moteurs Pan&Tilt ainsi qu’un contrôle manuel de tous ses paramètres grâce aux poignées de commande et à un pupitre assorti, le BMFL Light Master. Ensuite par une utilisation cette fois semi-automatique via une caméra optionnelle de pilotage déjà pré-câblée à l’intérieur du BMFL FollowSpot et via le système RoboSpot.
Le pupitre de commande BMFL Light Master vient en complément du BMFL FollowSpot avec deux larges poignées style motocross à fixer à l’arrière, ou sur le côté le long d’une barre transversale. Un technicien peut ainsi régler le Pan et le Tilt de façon complètement autonome, et trouvera au niveau des pouces deux faders programmables pour agir sur le dimmer et l’iris. Le petit pupitre de contrôle propose une avalanche de fonctions avec dix boutons de macros préprogrammées, un écran tactile, quatre molettes de réglages, des boutons d’activation par paramètres (pour prendre ou laisser certaines commandes à la console de l’opérateur lumière) et des réglages de freinage du pan et tilt jusqu’à l’arrêt.
Ci-après les deux installations possibles du LightMaster:

A l’arrière

De côté


Si le système reste compact et rapide à monter avec ses vis quart-de-tour et sa simple liaison USB, il demande un certain temps d’adaptation. Il a vocation à être utilisé dans des configurations très particulières, poursuite en baquet ou renfort ponctuel dans des lieux exigus.
En tête de ce système, dernier avatar de cette course poursuite, le centre de pilotage complet RoboSpot reprend le pupitre de commande Light Master, mais au lieu de l’installer directement sur un BMFL, l’isole des projecteurs par l’ajout d’un écran vidéo qui retransmet en direct la vision d’une caméra installée sur un BMFL FollowSpot de référence. Le signal vidéo est retransmis par Ethernet et les actions de l’opérateur devant le pupitre du RoboSpot sont renvoyés en DMX jusqu’à la console lumière.

Le pupitre de commande déporté RoboSpot, inspiré entre autre par le GroundControl™ Followspot System de PRG

Robe évoque la possibilité pour un seul opérateur de contrôler jusqu’à douze automatiques, avec j’imagine un système de références en 3D pour chaque unité, à moins qu’il faille jongler entre plusieurs caméras, pour l’instant le système est un prototype. A suivre donc…

D’autres informations sur le site Robe

Prolight+Sound 2017

Les nouveautés de Clair Bros avec Dominique Maurel et Josh Sadd

Josh Sadd VP et Ingé en chef en charge du développement des produits Clair Bros.

Les nouveautés sont nombreuses sur le stand Clair Bros. Il y en a autant pour l’installation que pour le touring et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons Dominique Maurel qui, depuis son cocon de Montauban, dirige désormais deux entités, Audio Concept Live Sound pour la presta et Audio Concept Distribution SAS pour vendre les produits des frérots Clair.
Comble du bonheur, Josh Sadd VP et Ingé en chef en charge du développement des produits Clair Bros accepte de nous répondre. Une interview révélatrice des intentions du géant de Lititz qui a faim. Très faim.

SLU : Tu nous dis quelques mots sur le S2, un système point source qui fait la part belle au grave avec deux caissons de basses pour une tête qu’on pose tout là-haut ?

Dominique Maurel : “C’est un système qui reprend en partie le 15 coaxial et le guide d’onde du wedge 1.5AM pour le haut et deux 21” avec deux charges différentes pour renforcer le bas. Josh t’en parlera mieux que moi.”

Dominique Maurel, la tête et les jambes de Clair Bros en France.

Dominique adorerait nous raconter toutes les nouveautés, mais comment parler alors que leur papa, souriant et disponible est présent sur le stand. Il lui passe volontiers la parole et vous allez voir que le bonhomme est franc, compétent et n’a pas grand-chose à cacher.
On commence le tour par le système S2. Comme aurait dit Bernard Blier « c’est du brutal » avec deux subs en 21” et une tête avec un coaxial 15”

SLU : Pourquoi des 21” et pas plutôt des 18” et surtout pourquoi deux caissons avec des charges différentes ?

Josh Sadd : “Les 18” sont effectivement plus nerveux et plus rapides mais on a constaté que les enceintes qui en sont équipées sont efficaces jusqu’à 38 Hz mais pas trop en dessous, ce qui colle avec un grand nombre de musiques mais pas forcément celle qui a inspiré cette enceinte, l’EDM où avec les musiques pré enregistrées la dynamique est moins importante mais il faut pouvoir descendre plus. Dans ce cas de figure, le 21 est parfait et en plus la mise en œuvre est simple et rapide. Quoi qu’il en soit, le ratio nécessaire est bien de 2 subs pour une tête et on peut choisir entre deux A, deux B ou un mix entre les deux. Pour s’y retrouver, le S2-A-Sub est le bass reflex et le S2-B-Sub est le bandpass.

SLU : Et ces deux charges différentes ?

Josh Sadd : Le passe bande a été conçu et accordé pour donner plus d’énergie entre 55 et 80 Hz, histoire d’avoir du punch qui tape dans la poitrine et cela d’un 21 qui n’est pas trop coutumier du fait. Le bass-reflex au contraire descend et apporte la bave à la dernière octave, il agit comme un vrai infra. Entre les deux, un recouvrement très étudié fait en sorte d’avoir une phase cohérente et beaucoup de SPL pour l’ensemble.

Le système S2 avec les deux subs supportant la tête S2-CX. Un second exemplaire de cette unité coaxiale est posée sur le rack d’ampli à gauche de l’image. On devine en transparence les 4 évents du 15”.

SLU : Et la tête du S2 ?

Josh Sadd : D’abord elle bénéficie à plein du nouveau processing du Lake qui lui apporte un rendu le moins agressif possible aux niveaux importants qu’on retrouve en club dans la musique EDM. Ensuite il s’agit d’un 15” coaxial…

SLU : Le même que dans le wedge 1.5AM ?

Josh Sadd : Non, pas exactement. Dans le wedge il s’agit d’une bobine de 4” avec un moteur aussi de 4”. Dans le S2, la bobine est de 3,5” et le moteur est un 3”. Il ne s’agit donc pas du même transducteur.
Dans le wedge, nous avons privilégié l’impact, la clarté et le côté « dans la face » du moteur 4”. Dans la S2 au contraire le moteur 3,5” est plus doux et dispose d’un aigu plus fin et plus cristallin qui est précisément ce contre quoi on lutte dans un wedge.

SLU : Et pour amplifier ce beau bébé ?

Josh Sadd : Simplement deux PLM 20K44 pour deux systèmes, un par côté, en gardant deux canaux d’ampli de libres pour avoir du spare ou tout autre usage.

Il n’est pas impossible qu’au sein de la C12 battent deux cœurs coaxiaux qui ressemblent à ça. C’est allemand et ça fait un malheur ;0)

SLU : Quel type de moteur de médium/aigu, donc en deux voies, employez-vous dans les C ? On pencherait pour deux diaphragmes annulaires BMS (sourires)

Josh Sadd : Je peux simplement vous dire que c‘est un transducteur européen particulièrement réussi (rires) !

SLU : Vous pouvez donc choisir le fabricant de haut-parleurs et le modèle qui vous intéresse sans être obligé de ne vous servir qu’aux USA…

Josh Sadd : (rires) Mais pourquoi ferait-on ça ! Bien sûr qu’on est fier d’être une boîte américaine mais avant tout nous sommes fiers de créer des enceintes qui sonnent bien ! On écoute et on choisit ce qui nous convient avec, parfois, des modifications ou des adaptations sur certains modèles pour mieux coller à notre projet.

SLU : Avez-vous écouté le M-Force de Powersoft ? Ce transducteur n’est pas qu’immensément puissant, il se prête aussi à nombre de topologies de charge de bonne grâce…

Josh Sadd : C’est exact. J’ai passé récemment pas mal de temps à Florence avec Claudio Lastrucci à faire des essais avec différentes configurations et nous l’avons comparé à des doubles 18” qui sont pour nous les subs idéaux car ils ont le punch et l’extension en fréquence. Après une phase de scepticisme et presque de moquerie face à ces sortes de soufflantes de machine à fumée, je peux t’annoncer qu’il n’est pas impossible que tu voies arriver quelque chose dans le futur !

L’audi de Powersoft à Scandicci avec plusieurs versions de charge pour le M-Force entouré par des têtes et des subs en 2×18. Un lieu où il fait bon avoir le doigt léger sur les potars.

SLU : Les versions amplifiées de vos wedges disposent d’une prise de sortie pour alimenter un modèle identique et passif. Les modules d’ampli acceptent-ils facilement ce double travail ?

Josh Sadd : Oui, l’impédance passe en 4 ohms pour le grave et 8 pour l’aigu. Les modules Powersoft délivrent beaucoup de courant donc la chute des impédances se révèle un avantage dans le cas présent.

Le wedge 1AM+, le « + » étant symbole chez Clair Bros de la présence d’un ampli à bord.

SLU : C’est assez récent les versions amplifiées de vos enceintes..

Josh Sadd : Oui, on a été très long à la détente en termes de perception, attentes de la clientèle, volonté du marketing, mais cela est aussi dû au fait qu’aux Etats Unis le voltage est faible, et pour alimenter convenablement des transducteurs il nous faut plus de voltage dans l’audio !
Les modules Powersoft délivrent des crêtes de 141 V donc quasiment les 153 V que sortent les 10000Q de Lab.gruppen.

Et voici l’explication. Une boucle entrée et sortie, une entrée secteur, une sortie pour un second wedge passif et, zoomez sur l’image, un sélecteur avec 4 presets accompagné d’un potar offrant 10 dB de latitude de niveau d’entrée.

Le 20000Q et le 12K44 parviennent même à 194 V. Quoi qu’il en soit, et pour des modules aussi petits, c’est déjà une performance remarquable et suffisante et ça nous a donné des idées.
Pour en revenir à la question initiale, nos wedges ont les mêmes HP qu’ils soient actifs ou passifs, ce qui permet à nos clients de les passer en actif après coup, de les panacher, sans trop se soucier de ce qui est à l’intérieur.
On pourrait optimiser cela et nous le faisons pour nos propres enceintes en tant que prestataire, mais là, on veut d’abord servir nos clients et pas trop leur compliquer la vie avec des associations ampli/transducteurs trop limitatives. L’ampli de bord peut le faire, alors pourquoi s’en priver (rires) !

SLU : Il y a toujours la question du refroidissement qui se pose avec les modules. Vous profitez de la plaque métallique arrière j’imagine…

La face arrière du 1.5AM+, toute en alu noir et derrière laquelle est plaqué un module de puissance Powersoft, prêt à en découdre avec de bobines !

Josh Sadd : C’est une bonne question car on y a longtemps réfléchi. Oui, l’arrière métallique du wedge dissipe les calories et nous avons fait le choix de l’aluminium noir car cela marche mieux, malgré le fait que ce soit une partie qui est toujours côté public et donc potentiellement frappée par les rayons du soleil.
On a effectué beaucoup d’essais et profité de l’expérience et de l’expertise de Powersoft en la matière pour valider ce choix, malgré le fait qu’en conditions extrêmes, on ne puisse même plus mettre la main sur cette surface, et pourtant ça marche !
Nous tirons aussi parti des évents et du brassage d’air opéré par les transducteurs à grande élongation pour ventiler l’intérieur de l’ébénisterie et enfin un petit ventilateur est placé sur le module lui-même.

SLU : Il y a une autre question que certains se posent avec les enceintes amplifiées et qui est la gestion de la condensation.

Josh Sadd : Ils ont raison. Nous avons fait le choix d’avoir des électroniques tropicalisées dans les modules Powersoft comme dans les amplis Lab pour ne pas avoir ce type de problème et aussi pour ne pas courir de risques avec les retombées des artifices qui, pour avoir de belles couleurs, comportent beaucoup d’oxydes métalliques. En se déposant, ils peuvent mettre en défaut les électroniques et on a eu par le passé des courts-circuits à cause de ça.

True Fit…True Vaille ?

SLU : Est-ce que tu peux nous expliquer un peu mieux en quoi consiste le « façonnage » True Fit ?

Josh Sadd, VP de Clair Bros devant les C12 qui avec les C8 et les KitCurve12 peuvent être taillées sur mesure pour une salle.

Josh Sadd : Cela dépend de l’enceinte à partir de laquelle nous travaillons cette adaptation à un lieu de diffusion. On peut adapter aussi bien des enceintes à courbure constante comme la KitCurve12 ou bien à courbure variable, mais les premières ne le seront que dans le plan horizontal. Avec les C8 et C12 on peut agir différemment. Dans tous les cas l’idée est d’offrir une stéréo plus large, à plus de spectateurs et le moins possible de réflexions.
Pour cela un guide d’onde asymétrique et adapté précisément à la salle marche très bien. Avoir un système qui ouvre à 90° et dont la moitié de l’énergie frappe un mur et revient vers le public, est un non-sens qui en plus compromet grandement l’intelligibilité des voix par l’augmentation du temps de réverbération et par des interférences. A partir de ce constat on « oriente » l’enceinte vers le public ce qui n’est que bon sens. Cela dit, on calcule, propose et négocie le meilleur placement pour les lignes, on créé une vue tridimensionnelle de la salle, on ajoute précisément l’emplacement du public et on peut à ce point usiner le guide d’onde idéal.

SLU : Est-ce que c’est imaginable de faire varier la directivité de certaines têtes même faiblement pour éviter de taper par exemple dans un balcon réfléchissant ou bien cela compromettrait le front d’onde ?

Josh Sadd : Non, il faut respecter a géométrie de la ligne et faire le boulot électroniquement.

SLU : Quelle variation horizontale pouvez-vous apporter à l’ensemble d’une ligne ?

Josh Sadd : On peut faire varier l’ouverture entre 50 et 140° avec des variations de -30 d’un côté et +30 de l’autre. On peut par exemple imaginer ouvrir à 15° de l’axe central du mauvais côté et 75° du bon. Bien entendu tout ceci demande des calculs pour parvenir au bon design en termes de couverture mais aussi de portée et de SPL. Il faut bien comprendre qu’une salle qui investit dans son système doit pouvoir bénéficier du meilleur résultat possible et pouvoir l’exploiter longtemps.

Quatre C8, le petit frère du 12 dont il reprend un unique ensemble coaxial de médium / aigu et deux HP de grave en 8. Lui aussi peut être « taillé » à la sauce True Fit.

SLU : Le fait de faire beaucoup varier la directivité du guide d’onde, cela nécessite de retravailler le preset pour chaque salle…

Josh Sadd : Oui, mais cela ne représente pas des variations très importantes, quelques dB tout au plus et les avantages liées à la baisse des réflexions l’emportent largement, à la mesure où c’est flagrant, comme à l’écoute. Il ne faut pas oublier aussi que les C8 et C12 sont équipées avec des moteurs coaxiaux qui limitent les problèmes.

SLU : Mais on est bien d’accord, le fait d’usiner des guides d’onde différents à chaque fois ne vous donne pas la possibilité de peaufiner la polaire aussi bien que sur des produits à ouverture finie et fixe.

Josh Sadd : Oui sans doute, mais là on parle d’un monde idéal. L’enceinte la plus parfaite subira toujours la plus imparfaite des salle. Je préfère avoir une enceinte moins parfaite mais qui est conçue pour s’adapter le mieux à cette salle imparfaite et outre le guide lui-même, l’idée consiste à modifier les paramètres électriques nécessaires à parvenir au meilleur résultat. Rien n’est figé, c’est du vrai sur mesure avec de l’intelligence et du savoir au-delà des machines. Cela dit, je peux t’assurer que caler ce type d’enceintes sur mesure est beaucoup plus rapide qu’on ne l’imagine car on ne va pas passer du temps à lutter contre les problèmes. On les évite.
Le son peut être visualisé assez facilement. Une enceinte est comme une découpe avec des volets, une salle quant à elle est comme une pièce remplie de miroirs. Depuis combien de sièges cette lumière sera aperçue et surtout, combien de lumières vois-tu à chaque fois. Sans doute trop. Maintenant plaçons nous dans la peau d’un acousticien. Ce n’est pas évident pour lui de réclamer des formes idéales, des matériaux adaptés, des accessoires pour casser, absorber, améliorer le son, car cela coûte très cher, ne plait généralement pas à l’architecte et réduit souvent le nombre de places assises.

Trois KitCurve 12+, des enceintes à courbure constante, 90×15°embarquant deux moteurs 3”, un 12” tous trois à aimant néodyme, des évents profilés, un module ampli à deux voies actives Powersoft avec une carte DSP et offrant 4 corrections, bref, encore un produit simple et facile à mettre en œuvre et à adapter en True Fit.

SLU : Et ça arrive qu’on propose de le faire après l’ouverture…

Josh Sadd : Exact, or tout le monde sait qu’une fois qu’un établissement est ouvert, plus rien ne change !

SLU : Comment vois-tu le marché français et l’adaptation du principe True Fit à notre pays ?

Josh Sadd : Nous sommes en train de former nos distributeurs afin qu’ils assimilent toutes les étapes qui sont cela dit, assez simples. Il faut des plans complets de la salle, une idée précise de l’exploitation et du SPL et quelques réunions avec les décideurs. Après cela, la période du design qui nous incombe est relativement rapide, de même que la partie de fabrication des enceintes sur mesure et enfin l’installation, le calage et la réception peuvent être très rapides dans la mesure où on sait à l’avance que nombre des problèmes auront été résolus avant ce qui n’est jamais vraiment le cas avec des produits standard.

SLU : Vous êtes en mesure de missionner des techniciens depuis les USA ?

Josh Sadd : Nous pouvons prendre en charge cela. Il s’agit d’un gros investissement, il faut impérativement obtenir un résultat qui soit à la hauteur. J’aime bien utiliser des images. Imagine que tu veuilles acheter le plus joli costume de ta vie, tu ne vas pas rentrer dans un magasin et prendre du simple prêt à porter. Tu vas dépenser beaucoup d’argent, veux qu’il t’aille à la perfection et qu’il puisse même corriger la hauteur d’une de tes épaules, car nous sommes tous différents. Il en va de même avec les salles qui sont toutes différentes. Si tu investis, il faut bien le faire. On était parti sur des noms savants comme « Progressive Azimuth » et avons en définitive choisi True Fit car c’est précisément ce que l’on fait.

SLU : OK pour les têtes. Que faites-vous avec les subs…

Josh Sadd : On peut bien sûr être de bon conseil, mais il n’y a pas de recette miracle. Le grave prend de la place à faire et plus encore à guider donc on fait de notre mieux pour proposer des solutions, mais le plus souvent on nous demande des résultats sur l’intelligibilité ou la couverture du haut du spectre, surtout si la salle est jolie. Ils ne les accrocheront jamais et les sortiront qu’en cas de besoin. La meilleure solution reste un array central et cardioïde. C’est faiblement interférent et ça couvre bien. Si en plus il n’y avait pas de murs (rires) !

Clair Bros en 140 caractères

SLU : Comment pourrais-tu nous décrire Clair Bros, le manufacturier de la constellation qui comporte aussi Clair Global, le prestataire et Clair Systems l’intégrateur.

Josh Sadd : Roy Clair a toujours dit qu’il vaut mieux être le meilleur que le plus gros. Nous continuons à suivre ce précepte. Nos systèmes peuvent être un peu plus chers, mais ils sont faits pour durer et s’adapter le mieux possible à la tâche qui leur sera confiée. Nous ne sommes pas une société comme il en existe tant d’autres. Nous voulons être innovants et différents. Nous voulons innover, servir chaque cas de figure et offrir le meilleur son.

Une KitCurve 12+ en finition bois naturel laqué avec les flancs et l’arrière en multiplis balte et la face avant en bois plein travaillé et du plus bel effet. Il s’agit d’une commande spéciale pour une église et, comme souvent chez Clair, elle est rentrée au catalogue.

SLU : Me revient alors la sempiternelle question. Pourquoi Clair Bros le fabricant ne fournit pas Clair Global le prestataire qui, on le sait bien, conçoit et fabrique ses propres enceintes. Cela paraît tellement étrange cette dichotomie entrepreneuriale.

Josh Sadd : Nous sommes tous issus de la même société que Roy Clair a créé en 1966. J’ai assuré un nombre considérable de tournées pendant huit ans à la face et au système et je fais partie de ces collaborateurs qui ont décidé de prendre de la distance de la presta au quotidien, mais pas de la société, car on adore notre métier. Les transducteurs qui sont dans ces boîtes (il pointe une C12 NDR) sont les mêmes que ceux contenus dans celles de Clair Global. La seule différence c’est que de notre côté, on a prévu de prolonger leur existence par des modules qu’on pourra ou pas upgrader.
Pour le reste (il réfléchit NDR) il n’y a pas grande différence. Si, peut être les dimensions qui sont absolument conçues chez Global pour rentrer dans un semi US standard et un conteneur. Quand Clair a commencé la sonorisation, il n’existait pas l’ensemble de marques qui alimentent le marché, donc nous avons appris à penser et construire nos systèmes. Aujourd’hui cette expérience, ce savoir-faire et ce catalogue de systèmes exclusifs est conservé et chéri pour cet ensemble d’artistes exclusifs qui nous sont fidèles comme Bruce Springsteen ou U2 pour n’en citer que deux, qui veulent ce qu’il y a de mieux et qui n’existe pas ailleurs.

SLU : Quel est le pourcentage entre ce que Clair Global créé et exploite sur ses tournées et ce que Clair Bros créé et vend à ses clients ?

Taillé dans de l’acier de 2 mm, le logo de Clair Bros n’a pas trouvé de place pour être accroché ;0)

Josh Sadd : C’est une bonne question. Comme nous ne cessons de grossir, il sort beaucoup plus de HP de chez Clair Bros que de chez Clair Global. Le catalogue de Global consiste en 5-6 modèles, chez nous je ne sais même plus combien de modèles différents nous avons, sans doute entre 50 et 70, voire plus.
La raison est qu’en touring « one size fits all » la standardisation et l’efficacité sont la norme et nos techniciens, nos ingés système doivent être en mesure de résoudre la plupart des challenges par la mesure, l’implantation et le réglage.
Dans l’installation au contraire nous avons la possibilité de réfléchir, concevoir et choisir les solutions permanentes les plus adéquates, et si elles n’existent pas, de les imaginer et les fabriquer sur mesure. Pour revenir à ta question, le stock de Global est bâti sur les besoins des tournées dans les starting blocks mais il varie aussi par le nombre fabriqué par exemple l’année où un nouveau modèle est conçu est proposé à nos artistes.
Grossièrement je pense que nous en vendons 5 fois plus que Global en possède et ce chiffre va aller en augmentant. Nous disposons désormais de notre ligne de fabrication bâtie en 2009 et située à 4 kilomètres du dépôt de Global. Elle fait près de 5000 m² et en 2012 nous l’avons encore agrandie de près du double avec plus de place pour la R&D. On verra comment cela va se passer mais le futur s’annonce quand même radieux (rires NDR).

SLU : Vous pensez et travaillez tout ce qui est en bois mais pour les électroniques vous faites confiance à des sous-traitants prestigieux, je pense à Lab.gruppen et Powersoft.

Josh Sadd : Oui c’est exact. Il y a essentiellement deux constructeurs qui travaillent pour nous et répondent à notre cahier des charges très spécifique.

Conclusion

Le géant américain met les bouchées doubles. La variété des produits, leur évidence, leur pertinence, la simplicité de la mise en œuvre via un grand nombre de versions équipées de modules Powersoft, la possibilité d’obtenir des enceintes sur mesure d’un point de vue acoustique comme cosmétique avec, par exemple, du bois apparent ou bien des formes biscornues mais toujours dans le respect du son font qu’avec une bonne distribution, assurée en France par Dominique Maurel, Clair Bros a les cartes en règle pour faire un malheur.
On va aller rapidement écouter ces produits chez Audio Concept Distribution pour confirmer cette belle impression.

Prolight+Sound 2017

Robe’s party, l’enivrant cocktail tchèque

Encouragé par sa nouvelle domination sur le marché des asservis, Robe continue de proposer à ses clients d’une multitude de nouveau produits. Au Prolight+Sound, leur immense espace s’articulait autour d’un théâtre rococo transformé en bar VIP rapidement submergé par une clientèle internationale.

L’Equipe Robe au Prolight 2017

Les clients Robe jouaient des coudes pour accéder au bar, aux espaces de démo et devant la scène investie régulièrement par des danseuses pour un remake du phantom de l’opéra en mode über-électro éclairé par les nouveaux projecteurs. Force est de constater que le fabricant Tchèque ne manque ni d’idées, ni de solutions aux demandes des designers. La tournée des nouveaux produits Robe 2017 demande donc de se laisser guider :

  • On démarrera par les projecteur vintage PaTT dans une mouture led.
  • On poursuivra sur une note énergique avec la cuvée LedBeam 150.
  • Alors bien réveillé on tentera la fusion BMFL – poursuite, sans encore tout bien saisir de la somme de technologies déployées.
  • Par la suite on appréciera de retrouver le Viva dans une robe CMY.
  • Puis on continuera avec des shoots de Strobes et jusqu’au bout de la nuit avec les projecteurs UV. A suivre donc

D’autres informations sur le site Robe

Prolight+Sound 2017

Claypaky, Hollywood à l’italienne

Osram est une entreprise gigantesque, premier fabricant d’optiques automobiles, premier fabricant de lampes de cinéma, numéro deux des ldes semi-conducteurs ; rien que sa seule division Special Lighting emploie 6600 employés.
Les ingénieurs sont légion, leurs expertises sans fin. Quelques exemples : un bureau étudie le sablage des collimateurs, un autre les matériaux conducteurs des cartes électroniques, encore un autre est spécialisé dans les mesures de couleurs… On est dans l’infiniment précis.

Claypaky, puis maintenant ADB ont intégré cette multinationale. Certains se sont demandé si l’ogre allemand ne les dévorerait pas. La réponse balaye les doutes : loin de se perdre dans ce mariage arrangé, Claypaky et ADB ont gagné des outils fantastiques et une industrie de pointe à leur service.
Cette force de frappe se dévoile de façon tapageuse lors de leur conférence de presse au Prolight+Sound. Les films de promotion se succèdent, surenchère d’effets spéciaux, narration de péplum, déluge de chiffres à six zéro… Un slogan s’inscrit en lettres cosmiques : « Osram, reinventing light for 110 years »

Puis vient le show final, rampe de lancement des nouveaux projecteurs autant que vitrine de leur savoir-faire. Là, à ce moment précis, les doutes sont dissipés. Claypaky vient de franchir une étape décisive, par sa technologie, certes, mais surtout parce qu’enfin, après tant d’effet tapageurs et de machines tranchantes, on revient à l’art de l’éclairage.
Ce jardin à la japonaise agrémenté de mannequins et de repères géométriques, qui accueille cette année le stand du constructeur italien, devient le berceau d’un magnifique théâtre des couleurs, rythmé par les saisons. Sur une musique incroyable, parade sensuelle entre cordes classiques et groove numérique, les combinaisons de teintes, la précision des découpes et des rendus puis la finesse des effets avant leur explosion, dévoilent une nouvelle gamme affolante.
Le Profile à led Axcor, la Wash K-Eye HCR et le Cyclorama Klemantis s’imposent avec un raffinement certains, tandis que les Mythos2, les Hybrides Unico ou les rampes Shar-Bar nous sont représentés une nouvelle fois avec beaucoup plus de panache.

D’autres informations sur le site de Claypaky et sur le site de Dimatec

Prolight+Sound 2017

Les 14 nouveautés RCF et l’écoute du système HDL30-A

Comme depuis plusieurs années maintenant lors de Prolight+Sound, RCF a présenté de nombreuses nouveautés sur son habituel grand stand jouxtant l’entrée du Hall 3.1 (Audio+Sound).

Hormis le nouveau système Line array HDL30-A, en démo sur le parvis Live Sound Arena (voir écoute plus bas), avec un nouveau sub d’accompagnement, le 9004-AS, la firme transalpine introduit des adjonctions à la série TT+ avec cinq nouvelles références, à la série NX avec les NX 32-A et NX 45-A, et à la série C Max avec les 4110 (10 pouces) et 4112 (12 pouces).
Et enfin des améliorations à la série d’enceintes moulées ART (3 et 7) dotées du nouveau procédé FIRPHASE, présent également sur le HDL30-A, et qui sera progressivement implanté sur l’ensemble de la production. Sans oublier des produits qu’on attend moins de la part de RCF comme la matrice audio numérique 8/6 MZ8060 ou les amplificateurs et contrôleurs amplifiés DPS et XPS 9700 en 2U (4 x 2,5 kW sous 2 ohms, classe TD).

Le système HDL30-A vu de face…

Le système HDL30-A, 2 voies avec amplification (2,2 kW) et traitement de signal intégrés, vient compléter la série HDL pour se positionner entre le HDL20-A et le puissant HDL50-A (introduit l’an dernier) et satisfaire les besoins de diffusion pour des jauges moyennes à fortes.
Son ébénisterie en composite (polypropylène) renforcé par des panneaux en multipli et l’emploi de transducteurs à moteur Néodyme dans la structure adoptée lui confèrent légèreté (55 kg par boîte) et taille réduite (294 x 705 x 405 mm, H x L x P), eu égard au niveau SPL max délivré de 137 dB.

… et de dos

L’emploi d’une compression à diaphragme et bobine 4 pouces montée sur un nouveau guide (qui a demandé trois ans d’études) permet d’opérer un raccord avec les deux 10” placés en symétrie aussi bas que 720 Hz et garantir une directivité horizontale constante de 100°.
Le traitement de signal embarqué (le contrôle s’effectue via RDNet) met en œuvre la nouvelle technologie de correction de réponse en phase FIRPHASE RCF.

Le sub 9004 AS, du coffre pour un mono 18”.

Le nouveau sub 9004-AS en mono 18” est conçu pour compléter des petites lignes posées de 4 HDL30-A ou 4 HDL10-A selon son positionnement au sol en horizontal ou en vertical. Doté d’un nouveau module d’amplification de 2800 W à réponse étendue dans le grave, il permet de délivrer un niveau de 136 dB SPL max à partir de 30 Hz grâce à son transducteur Néodyme « hyper ventilé » à bobine 4” et haut facteur de force.
Il peut être configuré en local ou via RDNet et dispose bien entendu de réglages de polarité, de retard, de filtrage de raccordement aussi bien que de limiteurs dynamiques.

Les NX32-A et 45-A sont des enceintes polyvalentes (renfort, petite diffusion ou retours) 2 voies en 12” (bobine 3”) et 15” (bobine 3,5”) pour le registre grave-bas médium. Là encore le raccord est effectué assez bas (700 Hz pour la NX45-A) avec la compression à diaphragme Titane de 3,5” ou 4” (NX45-A) pour couvrir au mieux la bande vocale.
L’amplification est confiée à un module classe D 2 canaux de 1400 W dans les deux cas qui permet d’obtenir un niveau SPL max de respectivement 131 et 133 dB. La réponse s’étend bien dans le grave, respectivement 50 Hz – 20 kHz et 45 Hz – 20 kHz, et le pavillon à directivité constante offre une dispersion de 90° x 60° ou 90° x 50° (45-A). Les deux modèles exploitent la technologie FIRPHASE.

Le TT20-CXA

Dans la série TT+ apparaissent les modèles TT08-A II et TT10-A (8” et 10”), deux nouveaux subs, TTS18-A II et TTS15-A, ainsi qu’un wedge, le TT20-CXA, offrant une couverture de 60° x 90° (V) et doté de deux 8” en configuration symétrique avec une compression à bobine 2,5” sur guide à directivité constante. Chaque transducteur est attaqué (trois voies) par un module d’amplification de 600 W LF + 300 W HF avec un processing intégrant le procédé FIRPHASE ainsi que des EQ spécifiques et une correction HF fonction de la distance, entre autres. Les presets peuvent être entrés en local ou par RDNet.

Les CMAX (ici la 4112), parfaites pour l’installation et les applis en champ proche.

Les enceintes CMAX 4110 (10”) et 4112 (12”), passives, sont plus particulièrement destinées aux clubs ou aux applications AV en installation, au karaoké, pour le champ proche. Avec une tenue en puissance de 350 et 400 W AES, elles peuvent délivrer un niveau élevé dans un volume compact de 128 et 130 dB SPL max avec leur charge bass reflex à évent arrière et disposent d’une égalisation spécifique entre 2 et 4 kHz adaptée aux applications en champ proche.

Enfin la firme transalpine propose deux nouveaux modèles d’amplificateurs 4 canaux d’une puissance totale de 10 kW RMS sous 2 ohms en 2U. Un sans processing, le DPS 9700 et l’autre avec, le XPS 9700, avec la même plate-forme d’amplification en classe TD.
Le modèle XPS (contrôle en RDNet, notamment monitoring d’impédance) accepte aussi bien 4 canaux Dante que quatre entrées AES avec renvoi actif (pour le chaînage) ou encore quatre entrées analogiques symétriques avec panachage via la matrice d’entrée. Le paramétrage peut s’effectuer en local avec l’écran tactile couleur 4,3 » ou par réseau.

DPS 9700

XPS 9700


Laissons maintenant la plume à notre camarade Ludo pour vous relater ses impressions d’écoute du système HDL30-A.

HDL30-A, l’écoute

Chaque année Francfort nous réserve de belles surprises lors des écoutes des systèmes en plein air. Opérant plusieurs fois par jour durant des plages de 10 minutes strictement limités à 95 dB(A) en Leq, les systèmes sont accrochés sous deux chapiteaux mobiles et les subs stackés au sol dans des configurations centrales, musclées et cardioïdes. On y reviendra. RCF et dBTechnologies ont cette année encore fait bande à part, réunissant leurs produits autour d’un écran géant sur le côté du dispositif commun. RCF a choisi de mettre en avant les HDL30-A d’abord sans et puis avec les gros subs de la gamme HDL, les SUB 9006-AS.

L’esplanade du Messe de Francfort située juste en face du bâtiment où a lieu le Prolight+Sound. A gauche les deux podiums mobiles abritant les marques ayant choisi de faire jouer leur système de façon plus anonyme et sans doute économique. A droite et entourant un écran plein jour, le coin de RCF et dBTechnologies dont la première est en pleine démo.

Chacun des 4 jours du salon ont eu lieu 4 sessions d’écoute avec un programme identique et tirant parti du grand écran pour rappeler les points essentiels de cette nouvelle tête, il faut le reconnaître d’emblée, très bien née. 8 boîtes ont été accrochées par côté, la moitié du maximum autorisé pour la HDL30-A, et au sol dans un déploiement central et cardioïde, 8 subs 9006-AS ont pris place. RCF aime un peu le risque car, malgré la limite à 95 dB(A), on est en plein air et la distance à couvrir atteint largement les 50 mètres, ce qui pour des têtes avec un seul moteur commence à faire juste.

8 HDL30-A sobrement repérées par un petit calicot noir juste à côté de leurs cousines de chez dbTechnologies.

Comme l’année dernière où avaient été présentées les HDL50-A, l’accent a été mis sur la pédagogie et chaque extrait musical est précédé ou suivi d’une explication, et comme l’année dernière, on ne peut qu’applaudir le travail effectué par les techniciens transalpins sous la baguette d’Alessandro Manini, le boss de la R&D de RCF.
Le son est fluide, précis, mordant, sec, trop brillant (ahh ce calage à l’allemande NDR) mais jamais criard ou agressif, même durant des passages où les limiteurs sont mis à contribution. Un grand bravo tout d’abord pour la remarquable polaire de l’HDL30-A.
L’habituelle balade latérale ne trahit aucune bosse ou creux, juste une atténuation régulière et douce une fois atteinte l’ouverture nominale qui est d’ailleurs largement dépassée.


Une vue en couleurs de l’HDL30-A montrant son montage très classique et permettant de gagner de la place tout en resserrant le centre acoustique des 3 transducteurs.

Le bas médium s’éteint aussi sans faire d’histoires, ce qui facilite le mélange des deux lignes sans accidents notables y compris sur le côté, et élargit la zone où les spectateurs ressentent une stéréo acceptable.
Très bonne portée aussi avec une belle discrimination des phonèmes sur une voix parlée à 50 mètres. La dynamique et l’impression de puissance sont bons même si sur certains passages savamment programmés et calés, ce sont les subs qui y contribuent le plus. A ce propos on ne peut que constater l’habileté de tous les exposants à mettre en valeur leurs produits sans jamais les faire naviguer dans des eaux troubles

Posés à même la remorque qui porte l’écran plein jour, 4 HDL30-A et deux SUB 9006-AS en démo statique.

Compliments encore à RCF pour les capacités dans le grave des deux 10’’ qui s’acquittent fort bien de cette tâche et grimpent proprement jusqu’au raccord avec le moteur. Sans les qualifier de full range, les HDL30-A se suffisent à elles-mêmes dès lors qu’on peut se passer de dimension physique entre 30 et 60 Hz.
Le passage des Fairfield Four et leur titre These Bones en est la meilleure preuve avec sa voix basse mixée, il est vrai, très en avant, mais éclatante de profondeur, de dynamique et de définition à une bonne trentaine de mètres et en extérieur !

Les spectateurs, techniciens, prospects et autres curieux s’étant fait malaxer le bide et venant toucher la source de cette avoinée, les huit SUB 9006-AS en montage cardioïde.

OK le sub n’aurait pas apporté grand-chose sur ce titre, mais la pression et la densité du rendu sont vraiment très plaisants. L’extrait suivant, un groupe italien de métal enregistré et filmé en studio, permet à têtes et sub de donner la pleine mesure de leurs capacités en mode « on se sent bien adossés à ce limiteur » sans savoir si c’est celui des boites ou bien celui de la bande son elle-même. On retrouve un peu la limite de ce type d’écoutes ultra optimisées par les fabricants.
Les dix minutes de patate italienne se terminent par le moment de bravoure qui culmine à 95 dB(A) pour les têtes mais beaucoup, beaucoup plus en C, avec l’extrait EDM essentiellement percussif dans le haut, et gonflé à l’hélium dans le bas. Il est accueilli avec plaisir par les 200 et plus personnes massées dans le lobe du stack des subs qui arrosent volontairement droit devant et pas trop sur les côtés (comme tous les autres exposants NDR). Ça tape bien sans trop faire chauffer les amplis embarqués dans les 9006. Les moteurs 4’’ des têtes en revanche, doivent trouver le temps long ;0)

Le moins que l’on puisse dire est que RCF a fait le plein à chaque écoute et encore, contrairement aux HDL30-A, notre objectif n’est pas un grand angle et oublie pas mal de monde sur les côtés !

L’ensemble démontre le savoir-faire de RCF bien au-delà de la fabrication des transducteurs et des modules d’ampli mais aussi et surtout dans la création et l’assemblage d’un produit puissant, professionnel et d’un prix sans commune mesure avec celui des autres grandes marques.
On pourra objecter que son aigu très efficace donne à l’HDL30-A une couleur moins musicale que d’autres modèles, mais il n’en est rien, c’est juste carré et convaincant, efficace et précis, déjà pas mal pour une enceinte de sonorisation qui, rappelons-le, est tirée de la gamme pro mais au-dessus de laquelle le fabricant transalpin est en train de peaufiner les futurs TT, le top de chez RCF. Vus ce qu’ils parviennent à faire en HDL, on en salive déjà !

D’autres informations sur le site RCF

Jacques Rouveyrollis choisit le Spiider pour la Fabrique Opéra

Tout juste lancé sur le marché français, le Spiider s’invite dans l’univers exigeant de l’Opéra. Le nouveau WashBeam de Robe étend sa toile en France et c’est Jacques Rouveyrollis et son assistante Jessica Duclos qui s’en empare à Grenoble pour La Bohème, l’opéra en 4 actes de Giacomo Puccini.

@Photos : Emmanuel Hannebert

FA Musique, partenaire de longue date de la Fabrique Opéra a mis à disposition les 16 Spiiders fraîchement entrés dans son parc. Antoine Damongeot, chargé d’affaires de la société lyonnaise, nous explique le choix de ce produit : « Nos Wash avaient déjà deux ou trois ans et nous voulions renouveler le parc afin de toujours proposer les dernières nouveautés à nos clients. Visiblement, on ne s’est pas trompé, puisque à peine entrés en parc, nous avons déjà beaucoup de demandes. Ils partiront prochainement sur la tournée de Ben l’Oncle Soul. Mais comme nous avions ce projet d’opéra, nous avons demandé à Robe s’il était possible de nous livrer à temps pour qu’on puisse le proposer à Jacques Rouveyrollis. Ils ont assuré ! »

Photo Jonathan Grimaux

Rouveyrollis, dont la renommée n’est plus à faire après avoir éclairé plus grands noms de la scène musicale et obtenu 2 Molières pour ses créations au théâtre, venait justement de choisir ce projecteur pour une grande tournée en préparation. Il a donc accepté avec plaisir la proposition de FA Musique d’utiliser le Spiider sur l’opéra. Cela lui permettrait d’avoir un premier contact avec la machine.
Si l’utilisation est ici différente de celle qu’il en fera en tournée, les effets de volume et de contrôle des pixels n’étant pas à l’ordre du jour dans ce design, c’est la qualité des couleurs et l’homogénéité du wash que toute l’équipe lumière a pu apprécier, à commencer par Jacques : « il est intéressant au niveau de la température et du mélange des couleurs. Pour ce qui est des effets je verrai bientôt, mais pour ce qui est du Wash ça fonctionne très bien ».

@Photos : Emmanuel Hannebert

Jessica Duclos qui travaille avec Jacques sur ses designs depuis plus de 10 ans, a fait le même constat : « il est efficace et le mélange des couleurs fonctionne vraiment, avec un rendu très homogène. C’est un point important sur ce type de projet. En plus, la lumière accroche bien avec le sol et les éléments de décor. » Même constat pour Youri Olympieff qui assurait la conduite depuis sa Chamsys et Dan Felice aux commandes de la GrandMA2.
Dan Arama, directeur technique du spectacle, nous avoue n’avoir jamais vu un kit lumière aussi léger sur ce spectacle. « C’est là que l’on reconnait la patte de Jacques ! Il met juste ce qu’il faut et ça fonctionne. Au final, pas besoin de beaucoup de sources quand on a les bonnes et qu’elles sont bien utilisées… On a 3 ponts de projecteurs automatiques au-dessus de la scène avec 5 Spiiders sur chacun des 2 premiers et 2 sur la ligne de contre. Les 4 restant sont disposés sur des totems à cour et jardin. C’est tout ! C’est vrai que le produit est efficace. »
Lorsque l’on voit le résultat, difficile de croire que le projet implique 250 lycéens aux côtés de ces professionnels. Car la Fabrique Opéra, c’est un magnifique projet qui vise à impliquer la jeunesse dans la réalisation d’un spectacle grandiose. L’idée maîtresse ici est de décloisonner l’Opéra pour faire découvrir la beauté de l’art lyrique à de nouveaux publics. Ce projet est porté depuis 10 ans par Patrick Souillot, un chef d’orchestre qui dirige aux quatre coins du globe et qui porte en France la musique classique avec passion.

@Photos : Emmanuel Hannebert

« Les politiques mises en place pour ouvrir l’Opéra ne fonctionnent pas, analyse M. Souillot. Ils jouent essentiellement sur les prix des places. Mais on ne peut pas tout faire avec des moyens, il faut avant tout des gens impliqués et un projet qui intègre le public. L’objectif ici, c’est de faire de l’éducation musicale et pour ce faire, on implique la jeunesse dans la réalisation du spectacle. L’opéra a besoin de rajeunir son public, alors on travaille main dans la main avec les écoles. Quand je vois ce qu’il se passe ailleurs, avec la cuisine par exemple qui est revenue sur le devant de la scène, J’ai beaucoup d’espoir. »

@Photos : Emmanuel Hannebert

Dans cette version de La Bohème, un narrateur aide le public à suivre la tragédie qui se joue sur un plateau tournant. Cette scène à 360° fait progressivement découvrir les 3 scènes qu’elle renferme, imaginées par la metteur en scène Caroline Blanpied et Dan Arama. Dan a ensuite dessiné les plans et a supervisé la réalisation par l’IMT (Institut des Métiers de la Technique) avec tous les corps de métiers qui sont intervenus : métallurgie, charpenterie, menuiserie, électricité, peinture, soit une soixantaine d’élèves en tout.
S’ajoute à cela dans le projet un chœur de 60 adultes, un autre de 30 enfants, 70 musiciens de l’orchestre universitaire, les écoles de maquillage, de coiffure, de couture pour les costumes, etc. Seuls les 8 solistes et l’encadrement de l’orchestre et de la technique sont confiés à des professionnels.
Au total, au moins 65% du spectacle est financé par la billetterie, le reste étant supporté par le mécénat et les subventions publiques. D’ordinaire, c’est 80 à 90% de l’Opéra qui est financé par l’argent public.

Et les résultats obtenus par Patrick Souillot et Benjamin Molleron, directeur du développement de la Fabrique Opéra, sont au rendez-vous;
près de 100 000 spectateurs ont assisté à des productions grandioses comme La Flûte Enchantée, La Traviata ou Carmen. Alors forcément le projet s’exporte. La Fabrique Opéra déjà implantée à Grenoble et Orléans, ouvre bientôt à Bordeaux et Angoulême, et plus tard à Avignon et Colmar – Mulhouse.

D’autres informtions sur le site de Robe

Prolight+Sound 2017

Ayrton Merak, un petit Wash à leds High-Tech

Merak sur son podium. On aperçoit les nouveaux blocages et la nouvelle molette du menu

Ce designer frappe toujours là où on l’attend pas. Après avoir sortis un nombre incalculable de projecteurs d’effets aux caractères trempés, Ayrton dévoile cette année une petite Wash d’apparence fort sage, mais qui intègre les toutes dernières technologies des sources à led.
Cette Wash asservie est le départ d’une toute nouvelle gamme de projecteurs chez Ayrton. Le développement d’un segment plus classique de Wash, Spot et Beam traditionnels, mais avec le souci de perfection qui caractérise la marque.

Dénommée Merak, un nom aérien, cette lyre possède comme unique source un chip de taille réduite mais avec une puissance impressionnante de 250 W. Ce point de lumière est transmis par un guide lumière jusqu’à la lentille Fresnel traitée spécialement pour améliorer l’homogénéité des couleurs. Le résultat est un mix parfait directement au niveau de la lentille de 168 mm de diamètre, sans aberrations chromatiques ni multi-ombres.
Avec une alimentation dédiée à correcteur de phase pour améliorer le facteur de puissance, cette source atteint un rendement de 95% avec un flux annoncé de 4300 lumens pour 400 W consommés.
Le système optique offre un zoom de 7 à 70° et un effet «banane», appelé aussi «Beamshaper», pouvant s’indexer ou tourner à l’infini. Un paramètre de focus existe aussi pour renforcer ou atténuer cet effet «banane». La ventilation utilise un nouveau système de refroidissement par liquide spécifique et une ventilation par extraction à l’arrière, ce qui la rendra à terme quasiment silencieuse.

La sublime lentille à la fois Fresnel et Nid d’Abeille du Merak.

Le design change aussi des habitudes, avec une base ultra fine et une carapace épurée, très lisse. Le poids raisonnable ne dépasse pas les 14 kg. Sous la base, huit embases Omega ¼ tour permettent d’installer les crochets dans tous les sens.
Au niveau pratique, le menu a été modifié avec l’adjonction d’une molette tactile sur laquelle un ou deux clics permettront de valider ou de sortir des menus. Les blocages de lyre ont aussi évolué ; ils sont plus voyants et plus solides. Pas de port RJ45 sur cette machine, simplement un protocole DMX compatible RDM et un récepteur LumenRadio CRMX TiMo RDM intégré. Le Merak sera disponible pour l’été en version définitive.

D’autes informations sur le site Ayrton et sur le site Axente