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Ahmed Sylla en tournée, du bon son pour accompagner des fous rires

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Nous avons eu le plaisir de découvrir la tournée Origami d’Ahmed Sylla en début d’année avec un focus sur la lumière. Place désormais au son avec Thibault Bernard, Joric Berger, Hugues Labouré et Thibault Ginet aux commandes d’une console Yamaha et d’un système L2 L-Acoustics.

Samuel Bovet dans le bureau de prod ensoleillé de l’Arkea Arena.

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SLU : Bonjour Samuel. Tu as beaucoup de casquettes sur cette tournée. Tu nous les rappelles ?

Sam Bovet : Je m’occupe de la partie RG, Prod et la lumière de la tournée d’Ahmed. La créa lumière a été faite par ma boîte Staff Backlight.

SLU : Donc en tant que Régisseur Général tu as choisi le ou les prestataires, les techniciens et le matériel y compris le son.

Sam Bovet : C’est exact, et je l’ai fait aussi en suivant les désidérata de l’artiste qui n’aime pas le son d’une marque en particulier, ou pour être plus précis, n’a pas eu un bon ressenti sur scène avec. On a donc orienté notre choix vers d&b, L-Acoustics et Adamson. Le groupe Novelty est en mesure de fournir n’importe laquelle de ces trois marques.


Le système L2 à jardin, l’équivalent à quelques Hz près à douze K2.

SLU : Et votre choix s’est arrêté sur L-Acoustics

Sam Bovet : Oui parce que je trouve qu’il y a un joli travail de finesse sur des fréquences qui m’intéressent dans le cadre d’un standup et l’artiste a aussi été emballé. On a aussi eu un ressenti très positif avec d&b, spécialement sur la partie musique, mais pour sa voix il a préféré le L-Acoustics et comme les ¾ du temps on joue de la voix, le choix a été simple.

SLU : Le catalogue de L-Acoustics offre au moins cinq solutions pour les Zénith. Comment en êtes-vous arrivé à prendre du L2 ?

Sam Bovet : Grâce à trois points importants pour nous. En premier sa technologie qui fait qu’on pense autrement le calage parce qu’on a plus de latitude de le faire. Ensuite son temps de montage qui est imbattable, et en dernier le gain de place dans les camions. A titre d’info, le son complet pour un Zénith avec les side et les front en plus du système principal et les subs, cela nous prenait un camion entier.

Avec L2 et les mêmes compléments, nous n’occupons plus que la moitié du camion. Comme nous ne voyageons qu’avec deux semies, c’est un gain très appréciable et nécessaire pour tenir dans le budget. N’oublions pas que nous avons aussi des side avec des subs pour Ahmed afin de lui donner un peu de pression à certains moments sur scène. Cela prend aussi de la place !

Le choix esthétique de Samuel en une image.

SLU : L2 est aussi assez compact et discret…

Sam Bovet : Absolument et cela m’est très utile parce que ma scénographie assez théâtrale et mon éclairage se veulent intimistes pour l’artiste comme le public avec une profondeur de 7,5 mètres et une assez grande ouverture.
La mise en son ne peut donc pas être celle d’un concert où des grosses lignes d’enceintes ont toute leur place de part et d’autre du plateau. Dans le show d’Ahmed, dans du One Man ou de la comédie musicale, cela pourrait être perturbant.

SLU : Du coup tu as fait compact et bien caché derrière un mur Led

Sam Bovet : C’est ça, j’ai voulu cacher le son le plus possible comme Indo l’a fait sur leur tournée Central Tour, avec le même type de murs LED semi-transparents d’Alabama.
Du coup on ne voit rien et le public peut se demander d’où vient le son. C’est pareil pour les X8 et Kiva en nez de scène cachées par une petite jardinière. Je trouve cela dit l’esthétique de L2 très réussie.

Le décaissement dans lequel prennent place les X8 et Kiva mais aussi un peu d’éclairage. La couleur foncé des tulles et des appareils, les rendent quasi invisibles sans flash.

SLU : Votre configuration (qu’on va bientôt détailler) vous suffit en pression dans une salle aussi grande que l’Arkea Arena de Bordeaux ?

Sam Bovet : Tout à fait. On n’a rien ajouté. On va jouer ce soir pour 7 500 spectateurs avec simplement une petite perte dans l’aigu en haut du gradin liée à la présence des écrans qu’il faut traverser.
La nature même de la voix d’Ahmed qui est assez haute, nous aide à garder malgré tout une bonne intelligibilité sans tirer sur le système. La salle enfin est très saine.

SLU : Combien de personnes s’occupent du son ?

Sam Bovet : Trois. On a un régisseur en charge du mixage salle et retours, un ingé système et un assistant système. Notre mixeur fait un gros travail avec la voix d’Ahmed. Il a un studio d’enregistrement et a l’habitude de travailler le son des voix. Il a choisi de partir avec une CL5 Yamaha et il en exploite beaucoup de ressources ! Ne m’en demande pas plus sur l’audio, j’ai beau être musicien, mon domaine c’est plus l’éclairage !


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On laisse Sam pour aller faire un tour dans l’immense salle vide ce qui nous permet de faire monter notre cardio en crapahutant dans les gradins et d’écouter par la même occasion la configuration en double L2 plus un L2D par côté, épaulés par un total de 12 KS28.

La paire de Kiva II en charge de combler le vide tout relatif mais mesurable, en plein centre de la scène et sur quelques mètres. Elle est bien entourée par des étincelles et des faisceaux !

Même si en jauge réduite à 7 500, l’Arkea Aréna reste une salle très large où les 110° horizontaux de L2 s’avèrent utiles, sans parler du comportement de L2D qui, dans sa partie basse, ouvre très large ce qui est idéal pour couvrir plus d’oreilles avec moins de pression.

Dès le second rang de chaises, on rentre dans L2 et le petit « trou » devant est comblé par des fills en Kiva et X8 tout en finesse. Les Kiva sont d’ailleurs arrivés pour combler une ouverture qui a l’Arkea a grimpé d’un bon mètre.

La portée au lointain est bonne si on excepte une perte assez sensible sur l’octave 8/16 kHz au niveau des 6 derniers rangs de sièges tout en haut de la salle, sans doute due à la présence d’éléments des écrans, montants ou alimentations, tombant dans l’axe des moteurs. N’oublions pas aussi qu’on parle de moteurs 3” avec des guides ouvrant à 110° et tirant à plus de 60 mètres…

L’équipe SyllaSon au complet ; il ne manque que Hugues Labouré qui alterne avec Joric Berger au système. De gauche à droite on retrouve Thibault Ginet aussi à l’aise sur le système que sur la console, Thibault Bernard, le metalleux mixeur, Joric Berger, l’homme qui murmurait à l’oreille des membranes et tout à droite Sam Bovet, régisseur général & éclairagiste.

Une vue des panneaux LED assemblés et dont la vue arrière démontre la transparence et à la fois la taille de certains obstacles à traverser.

SLU : Il paraît assez ouvert au son cet écran LED

Joric Berger (ingé système) : C’est le cas et tant mieux car on cache les enceintes de plus en plus et ce type d’écran est quand même plus « transparent » que les tulles publicitaires employés souvent dans les festivals qui ne marchent pas et rendent la vie au plateau et parfois aussi sur scène très pénibles par les retours d’aigus qu’ils provoquent. Notre rideau de LED en génère aussi mais en plus petite quantité.

SLU : Quel choix avez-vous fait pour la réjection arrière de L2, cardio ou super ?

Joric Berger : Supercardioïde. Nous préférons avoir un petit lobe à 180° mais une scène la plus propre possible car Ahmed est repiqué en DPA omni sur un émetteur Axient Digital. Il a aussi un micro main HF pas loin au cas où sa configuration tour d’oreille devait le lâcher.

SLU : Je vois que tu as 8° de site pour ta diff ?

Joric Berger : J’ai baissé la hauteur des arrays pour ne pas risquer de mettre du son sur scène et j’ai modifié l’angle à 6,3°, avec ça j’arrive très largement en haut des gradins, voire un peu dans le toit.

La magie d’un système moderne, très cohérent et -bien carré- quand les DSP rentrent en action pilotés par les auto-filtres. La couverture, la répartition du SPL, tout est bon.

Comme j’ai deux L2 et un L2D, l’angle de la dernière boîte, disons les deux derniers moteurs de L2D sont à 80°, il faut donc faire attention où tu tapes. C’est un peu la limite d’avoir un système où les angles sont fixes, c’est simple, compact et rapide à mettre en œuvre mais cela n’a pas la flexibilité d’un vrai line array.

SLU : Mais on parle sans enclencher les filtres

Joric Berger : Oui bien sûr, on a après une grande latitude d’optimisation en termes de SPL sur la distance, de lissage du rendu et d’objectif de décroissance. Ici on a bien -6 dB à dmax à savoir la distance la plus grande avec le système.
La compensation atmosphérique marche aussi très bien. C’est moi qui valide, j’en ai la possibilité en écoutant l’avant/après, mais généralement ce qu’elle me propose est très cohérent. Les auto-filters font vraiment partie du kit de L2.

Une réponse en fréquence passé au lisseur.

SLU : J’ai vu des renforts latéraux en Kara, deux petites lignes de 6 têtes. L2 ne suffit pas ?

Joric Berger : On a évoqué pour ce soir l’ouverture au public de gradins un peu excentrés. On a préféré accrocher de quoi bien couvrir ces zones. Comme cela ne paraît plus à l’ordre du jour, j’irai écouter ce que cela donne à salle pleine et on décidera. De toute façon c’est mieux sans, car moins on en met… mieux ça sonne !

Le public bordelais afflue dans l’Arkea Arena. Comme expliqué par Joris, et visible à gauche de l’image, des places assez excentrée étaient prévues et ont été en définitive bâchées. L2 a fait le job dans les grandes largeurs !

SLU : Comment gères-tu les flux audio entre plateau et face et à quel format ?

Joric Berger : On travaille en AVB et en analogique. On récupère l’AES/EBU de la CL5 dans un P1. A la base, je voulais juste une redondance analogique complète mais quand je suis arrivé chez Dushow, j’ai appris qu’une redondance AVB avait été prévue et avec celle analogique, c’est ceinture et bretelles ! Du coup même si le P1, qui crée les flux AVB grille, on aura toujours du son envoyé par la console ! On descend avec un multi analogique et de la fibre vers cour et on remonte aussi le Dante vers la CL5.

Le nid des sondiers avec la CL5 de Thibault avec main droite son QLab et à droite de l’image le poste Système de Joric avec son rack papillon dernier cri.

SLU : A quelle pression vous jouez avec Ahmed ?

Joric Berger : Sur sa voix seule on est à 82/83 dBA et au plus on monte à 94 dBA quand il y a de la musique sous sa voix ou qu’il y a de gros effets ponctuels. De toute manière on est tenu par son capteur omni. S’il avait un micro main ce serait différent mais quoi qu’il en soit, c’est largement assez.

Dans la DM7 Yamaha il y a un émulateur de Portico 5045 et ça marche vraiment bien. C’est une sorte de gate inaudible qui permet de gagner quelques dB avant accrochage et même sans jouer cette carte, ça nettoie subtilement la prise en retirant un peu de bruit.

SLU : Comment gères-tu tes médias ?

Thibault Bernard (mixeur) : Avec QLab. J’ai un rack Sonnet avec deux Mac mini dont un sort en Dante et l’autre en DVS et c’est la lumière qui a la main en MIDI sur l’envoi des médias. On se cale sur le texte et les mimiques d’Ahmed et ça marche très bien.

SLU : Ta console a peu de sources mais beaucoup de départs

Thibault Bernard : Oui, je l’ai configurée pour avoir la main via des custom faders sur toutes les sorties, par exemple les retours. J’ai aussi un départ vers le blockeur, le poursuiteur ou la vidéo. Disons que j’ai trois zones dans la CL5, la voix, les médias et les départs.

SLU : Les traitements pour Ahmed sont faits pas la console et ses ressources DSP ?

Thibault Bernard : Oui, pour ce spectacle je n’ai pas besoin de plus. Les rares gros effets comme la voix de démon, peuvent être crées assez facilement avec ce qu’offre la CL5. Idem pour le traitement de la voix. J’aime rester simple tout en faisant attention au micro omnidirectionnel. Après l’égalisation de base, je me sers d’un égaliseur dynamique pour atténuer les sifflantes et au bout j’ai un compresseur et un limiteur qui interviennent très peu en dehors de certains cris ou de phrases très portées, surtout dans l’aigu.

Le side à jardin, deux KS21 et deux A15 Wide dont la dispersion verticale trahit sans doute le besoin en assise et pas trop en moteur 3” dans l’omni d’Ahmed.

SLU : Avoir la main sur les retours c’est essentiel avec lui ?

Thibault Bernard : Quand il est au milieu de la scène, non, mais dès qu’il se déplace vers les côtés où sont placés les X15 ou plus devant où il y a les deux side en A15, beaucoup plus. Ça lui est arrivé aussi de descendre dans le public en passant dans l’axe du système… Typiquement quand j’arrive dans une salle, j’écoute mon système et le lieu avec quelques titres que je connais bien.

J’ai essayé d’écouter un enregistrement d’Ahmed en guise de Virtual mais c’est trompeur car il manque le micro omni et ce que cela implique en termes d’interactions avec le système et avec les retours où je mets sa voix aussi. Je préfère caler mes niveaux lors de la balance.

SLU : Au fait, pourquoi une CL5 ?

Thibault Bernard : Je la connais bien et je l’adore, mais si j’avais pu, je serais parti avec une DM7 d’autant que j’ai déjà travaillé avec. Ce qui m’a freiné c’est le besoin d’avoir l’esprit tranquille pour une grosse tourné comme Origami. La DM7 est trop récente et je ne veux pas prendre de risques même si Yamaha est une marque fiable.

Le deuxième rideau de retours en retrait.

SLU : Raconte-nous d’où tu viens et comment tu t’es retrouvé à la face d’Ahmed

Thibault Bernard : Tu vas rigoler. Je viens du metal extrême, Mithridatic, un groupe stéphanois. La première fois où j’ai fait leur son, ils sont rentrés sur scène et pour marquer les 4 coups de charley, le chanteur a sorti un pistolet factice et tiré 4 coups à blanc en l’air. Inutile de te dire que depuis le Bataclan, ce n’est plus trop d’actualité. Romain l’un des guitaristes du groupe qui était aussi technicien son, m’a branché avec Samuel.
Un jour ce dernier m’appelle pour me proposer de mixer dans une école de musique. Je demande la fiche technique et je me rends compte que ça va être sportif. J’ai une LS9 et 32 voies pour des « batteries », « basses », « guitares », « claviers »…tout au pluriel. En fin de compte j’ai eu 80 musiciens sur scène.
Je me suis débrouillé pour manager tout ce petit monde avec par exemple 4 chanteurs par SM58 et plus aucun micro d’ambiance, et ils ont été ravis du résultat. Pour la première fois les gens comprenaient le son. Après ce gala, Sam m’a proposé de partir avec un humoriste.

La suite est simple, je suis arrivé vers 2015 après qu’Ahmed ait cartonné au Marrakech du rire et j’ai trouvé une pointure qui remplissait chaque soir en faisant mourir de rire les gens, et un mec adorable. Du coup, depuis dix ans je n’ai pas raté une seule date !

SLU : Et quand tu n’es pas avec Ahmed ?

Thibault Bernard : J’enregistre, reampe car j’ai du super matos, mixe et masterise dans mon studio à la maison du metal, et je suis en train de finaliser la construction de ma pièce pour la prise de la batterie. Et j’ai tourné beaucoup avec Celeste en France et à l’international. Je mixe aussi sur scène souvent les groupes que je travaille en studio.


Thibault Bernard sur sa CL5.

Noir salle

L’artiste a de l’humour, de la vie, de la dynamique dans sa voix et des aigus qui montent jusqu’aux étoiles. Sans en avoir l’air et surtout sans en faire une galette crépitante d’harmoniques, Thibault maitrise son « patron » et lui permet de jouer avec son public et ses personnage en toute sérénité.
Libre et neutre, sa voix sonne avec simplicité et une forme de naturel, aidée par une captation en omni qui gomme toutes les colorations et donne de l’air y compris quand il envoie le bois.

De la puissance intelligente et de l’intelligence puissante, LA7.16 en trois exemplaires, un par bloc-enceinte, avec un DSP et un canal ampli par moteur, un par paire de 10” et encore un par 12”. La granulométrie de L2 est de loin la plus élevée avec, 24 moteurs dans un espace très réduit, chacun piloté indépendamment dans la configuration L2+L2+L2D.

Bravo aussi à Joric Berger et Thibault Ginet d’offrir au mixeur un système cohérent et précis, idéal sur les voix qu’il reproduit très bien. Il a juste manqué un tout petit peu d’énergie sur la dernière octave sans que cela ne soit perceptible par le public, et très certainement dû au jeu du chamboule-tout pour le front d’ondes au milieu d’une infinité de LED.

Si vous voulez découvrir et écouter L2, un système ultra cohérent et carré, la tournée reprend la route dès le 17 octobre au Zénith de Rouen et les dates ne vont pas manquer !


Extrait vidéo du spectacle


Equipe de tournée 2025

Tour Manager : Mamadou Doucanssy
Metteur en Scène & Co-Auteur : Moussa Sylla
Directeur Artistique – Régisseur Général & Production : Samuel Bovet
Assistante de Production : Emilie Mauss
Stage Manager : Maxime Buccino
Régisseur Son : Thibault Bernard
Caleurs Système PA : Joric Berger ou Hugues Labouré
Assistant son et système : Thibault Ginet
Régisseur Lumière : Sébastien Huan
Blockeur : Dimitri Carret
Poursuiteur : Maxime Andrieux
Régisseur Vidéo : Maxence Paour
Cadreuse FOH : Mélissa Nohra
Chef Rig : Pierre-Emmanuel Brouard
Assistant Rig : Lou Brunier

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Le groupe d&b annonce un changement à sa tête

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d&b group réorganise sa direction : à compter du 1er janvier 2026, Amnon Harman quittera son poste de directeur général après plus de 11 ans, pour passer le relais à Jaakko Kaivonen, l’actuel directeur des revenus. Cette transmission soigneusement préparée garantit la continuité tout en ouvrant la voie à la prochaine phase de croissance de d&b.

Amnon Harman

Depuis 2014, Amnon Harman a joué un rôle déterminant dans le développement de d&b. Sous sa direction, le chiffre d’affaires et les effectifs ont plus que quadruplé, faisant mieux que le marché. L’entreprise s’est développée à l’international et a renforcé sa position de leader dans le domaine des technologies et solutions audio professionnelles.
« Ce fut un immense plaisir, un honneur et aussi une responsabilité de contribuer à faire de d&b, au cours des 11 dernières années, l’entreprise leader qu’elle est aujourd’hui. En collaboration avec de nombreux talents remarquables au sein et à l’extérieur de d&b, nous avons fait progresser l’entreprise sur les plans stratégique, culturel et financier.
Les bases d’une croissance future ont été posées, et le moment est venu pour moi de transmettre la charge de la prochaine phase de croissance à des mains expertes. Je suis convaincu que grâce à son expérience, sa vision internationale et sa profonde compréhension de nos clients et de notre culture, Jaakko est le DG idéal pour mener d&b vers un avenir prospère », déclare Amnon Harman, actuel DG du groupe d&b.

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Jaakko Kaivonen

Amnon Harman cède ainsi la direction de l’entreprise à Jaakko Kaivonen, tout en restant étroitement lié à d&b en tant qu’actionnaire. Après la transition qui s’achèvera à la fin de l’année, il rejoindra le conseil de surveillance de d&b en janvier et continuera à soutenir l’équipe de direction et les investisseurs à ce titre.

Jaakko Kaivonen a rejoint le groupe d&b début 2025 et, en tant que directeur des revenus, il est responsable des ventes mondiales et des activités clients. Au cours de cette période, il a renforcé la présence de d&b sur le marché international et approfondi la collaboration avec les clients et les partenaires. Auparavant, il a acquis une vaste expérience internationale en matière de gestion au sein de structures commerciales mondiales de premier plan.
Grâce à sa vision globale, à sa capacité avérée à mener une croissance dynamique et à son intérêt marqué pour le développement durable, Jaakko Kaivonen possède toutes les qualités requises pour accompagner d&b dans sa prochaine phase de développement, en collaboration avec l’équipe de direction, et donner un élan décisif à l’avenir de l’entreprise.

« Je tiens à remercier Amnon pour sa confiance et son étroite collaboration depuis que j’ai rejoint d&b », déclare Jaakko Kaivonen. « d&b possède une culture unique, des collaborateurs exceptionnels et un portefeuille de produits solide. Je me réjouis de travailler avec nos clients, l’équipe de direction et tous mes collègues pour façonner la prochaine phase de notre développement, en mettant l’accent sur l’innovation, la proximité avec le marché et la croissance durable. »

D’autres informations sur le site d&b audiotechnik

Dans les airs avec MECAoctet : la nouvelle dimension du live par Santa

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Après une phase de tests et trois dates à Nantes, Rennes et Amiens, Santa réalise un de ses premier passage dans les airs à Paris pour sa tournée des Zénith avec le concours de MECAoctet pour le motion 3D, et le prestataire Dushow (groupe Novelty).

Santa s’envole au Zenith de Paris grâce à une installation de MECAoctet lui permettant de se déplacer de la scène aux gradins. ©Flora Metayer

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Pour caler ce système qui a ses challenges, la production a obtenu l’ajout d’une journée de prémontage et le résultat est plus que surprenant. L’installation qui déplace un piano à queue avec la chanteuse depuis la scène jusqu’aux gradins nécessite une grande organisation et logistique d’autant plus dans le cadre d’une tournée, pour mettre en place les éléments d’une scénographie qui repoussent le champ des possibles pour le bonheur des fans qui peuvent admirer leur artiste passer au-dessus d’eux.

Le projet sous l’angle du motion

On retrouve Julien Bodart, cofondateur de l’entreprise MECAoctet, déjà croisé sur plusieurs projets dont la récente tournée « Justice : Live »

Une énorme croix de 10 mètres devient tour à tour un proscenium (…)

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(…) un plafond support d’une partie du kit lumière (…)

Julien Bodart : Dans les éléments que nous avons fabriqués, il y a une énorme croix de 10 mètres de long, levée par six moteurs, qui sert à la fois de proscenium sur certains moments ou bien qui est plafonnée et sert de support lumière. A la fin du spectacle, la croix se renverse à 90 degrés avec l’artiste qui se positionne et s’élève devant pour chanter.

(…) ou un élément de décor.

SLU : Et au niveau de l’artiste, Santa prend des poses extrêmes au-dessus du public, c’est impressionnant

Julien Bodart : Effectivement, elle nous a poussés dans cette direction. Il y a son entrée sur le show où elle est accrochée par deux winches. Ça lui permet de chanter les pieds en l’air et la tête en bas. A un autre moment, on l’amène devant la croix toujours grâce à deux winches positionnés à la face.
Mais l’attraction principale c’est surtout son vol 3D quand elle joue sur un piano à queue. Elle se déplace au-dessus du public jusqu’aux gradins grâce à quatre poulies accrochées aux quatre coins de la salle avec quatre gros treuils derrière la scène. C’est un moment unique.

Un moment de partage et d’intimité avec son public pour ces moments du show complètement hors du temps. Santa est clairement dans son élément. ©Flora Metayer

SLU : Un piano à queue est un objet imposant dans un espace type Zénith. Comment avez-vous fait ?

Julien Bodart : C’est un piano fabriqué sur mesure en interne pour tout maîtriser. Il est en aluminium et tout compris avec la chanteuse et des machines à effets permettant d’envoyer des sparkulars, des flammes, des confettis, et de la fumée on atteint un poids de 250 kg.
Ce qui est compliqué dans cette installation c’est que les câbles ne sont pas droits et en physique dès qu’on lève, ça créé des tensions énormes. On avait des doutes quant à la faisabilité du projet et je suis toujours resté prudent par rapport à notre marge de manœuvre. Finalement on arrive à aller assez haut et loin dans la salle.
La bonne surprise c’est que les charges se répartissent de manière qu’on puisse les supporter. Ça nous permet d’amener le piano dans le public pendant assez longtemps pour son tube « Popcorn salé ».

SLU : Vous n’avez pas choisi de mettre en place un tracking type rail sur le grid de la salle, ce qui aurait aussi été une possibilité. Pourquoi ?

Julien Bodart : Le système de vol 3D, permet de se déplacer dans l’espace 3D quand sur un tracking on se déplace sur un plan. Après une grosse réflexion nous avons finalement jugé que prendre le piano sur treuils était possible. Paradoxalement on a plus de possibilités et c’est moins encombrant lors du transport ce qui permet d’éviter de rajouter une semi sur la route.

La physique derrière la suspension de charges lourdes dans les airs

Quand on suspend du poids au-dessus du public il faut prendre en compte la sécurité du public, de l’artiste et des techniciens mais avant toute chose vérifier que le projet est possible.

L’équipe 3D Tolerie, société partenaire ayant construit le piano selon les plans de MECAoctet avec (de gauche à droite) Mélanie (Opératrice pliage), Louis Perrin (MECAoctet), Benoit Conte (Gérant soudeur opérateur pliage) Christophe (soudeur) et assise au piano, Geneviève Conte (peintre), la sœur de Benoît tous deux gérant de l’entreprise familiale. ©Studio Photo Hélène Hébrard Grenade

SLU : Comment se répartit la charge et comment avez-vous dimensionné les treuils ?

Julien Bodart : Le poids global du piano avec Santa et les multiples machines à effets s’élève à 250 kg au total, quand on lève l’ensemble à une hauteur élevée, selon l’angle, on a vite 300 kg de charge sur chaque moteur du fait des tensions sur les câbles. En physique pour avoir cet effort vertical, il faut un effort horizontal « d’écartèlement » qui se crée de lui-même. A la différence d’un levage classique, ces forces horizontales pèsent lourd et font monter le poids de la charge totale d’un peu plus d’une Tonne.

Julien Bodart, cofondateur de MECAoctet, une société spécialisée dans le déplacement d’objets lourds au-dessus du public et des artistes.

SLU : Comment gérez-vous les accroches dans les Zénith ?

Julien Bodart : Il n’y a pas tellement d’éléments spécifiques car les treuils sont à l’arrière de la scène. On a deux paires de treuils à cours et jardin qui amènent deux chemins de câbles et qui partent ensuite de chaque côté de la scène. On distribue aussi sur une première poulie qui est en devant de scène et ça continue tout droit jusqu’aux gradins.

On a quasiment 30 mètres entre le point zéro de la scène (son bord ndlr) et les gradins. Par contre en salle il n’y a que des poulies et donc pas de moteur. Par ailleurs on utilise des ponts classiques haubanés à l’aide de sangles pour soutenir les efforts latéraux.


SLU : C’est un système que l’on a déjà pu apercevoir notamment sur la tournée « The Truth About Love Tour » de P!nk en 2013, quel était le challenge cette fois-ci ?

Julien Bodart : Effectivement le système en lui-même est connu. On en avait d’ailleurs installé un au parc Astérix il y a quelques années. Le challenge ici c’est de pouvoir le reproduire à chaque date avec parfois un planning de touring serré et des dates dos-à-dos.

Le piano a été fabriqué intégralement en aluminium pour être le plus léger possible. Magie du spectacle, un minutieux travail de peinture lui donne une finition authentique qui bluffe aisément les spectateurs dans un Zénith.©Studio Photo Hélène Hébrard Grenade

SLU : C’est donc plus une gestion des priorités de montage ?

Julien Bodart : Oui, on en discute beaucoup. L’autre point complexe est lié au fait qu’en France les salles n’ont pas une grande hauteur sous plafond à la différence des salles américaines. Avec notre système, moins il y a de hauteur sous plafond, plus les câbles sont plats et plus ça tire.
Si on a peu de hauteur on est fatalement obligé de limiter la hauteur des charges. Que ce soit pour l’artiste ou le piano. Et si on est trop bas ça peut-être un problème car on va toucher le public.

Le centre de gravité étant positionné dans le piano, l’équipe MECAoctet a prévu des accroches adéquates pour gagner en stabilité. ©Studio Photo Hélène Hébrard Grenade

SLU : En tout cas vous avez de la chance d’être avec une artiste qui aime être baladée dans l’air, elle semble être dans son élément là-haut !

Julien Bodart : Je trouve le résultat final très cool. Des fois on réalise des projets d’automation et ça pourrait être mieux mais avec elle il y a un truc en plus. On sent qu’elle est fan de pouvoir chanter dans ces conditions. D’ailleurs quand FX3 nous avait amenés sur un premier projet avec elle, c’était déjà pour chanter accrochée à une grue à 20 mètres de haut. Et quand on regarde la vidéo, on voit qu’il n’y a pas un seul moment de doute ou de peur dans ses yeux et qu’elle est là où elle veut être (rire).

SLU : Par rapport à la construction du piano, pourrais-tu m’en dire plus ?

Julien Bodart : On a pris en charge sa construction pour tout maîtriser car il y avait un choix compliqué à faire sur l’accroche. Si on représente le piano par un rectangle et qu’on accroche les câbles aux 4 coins, ça ne marche pas parce que si je vais sur un côté de la salle, il est déstabilisé. La seule solution pour y palier c’est de faire un rassemblement de câbles dans le piano et de les accrocher à peu près au centre de gravité.

SLU : Donc vous rassemblez les câbles sur une zone centrale pour porter le piano

Julien Bodart : On a construit le piano dans notre CAO ce qui a permis de déterminer le centre de gravité. Ensuite on a pris en compte le poids de l’artiste et des appareils SFX. Malgré ces calculs, on n’était pas sûr que ça fonctionne lors des tests car il peut toujours y avoir des imprévus.


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Le piano a été intégralement construit en aluminium par l’équipe de MECAoctet afin de maîtriser les charges qui s’exercent sur le dispositif. ©Flora Metayer

SLU : Est-ce que d’autres techniques plus stables auraient pu être adoptées ?

Julien Bodart : On aurait aussi pu faire un point d’accroche assez haut avec des élingues qui descendent. Ça a été le cas sur Beyoncé par exemple. En revanche on aurait perdu un mètre quand sur ce projet même 10 centimètres sont importants.
On s’est plutôt tourné vers une accroche qui est quasiment dans le piano et permet de stabiliser en descendant le centre de gravité par rapport à l’accroche.

SLU : Ce n’est pas gênant ces câbles pour le design lumière et la visibilité des spectateurs ?

Julien Bodart : On y a effectivement réfléchi d’autant plus que l’éclairage est très réussi. Mais je trouve qu’on a tendance à oublier ces câbles 8 mm car ils sont relativement discrets, plus que de la chaîne en tout cas. Forcément ça coupe les faisceaux mais bon, c’est la vie (rire).


Cette machinerie ambitieuse n’est pas seulement une prouesse technique : elle devient un élément central de la narration scénique. Entre audace artistique et ingéniosité mécanique, l’équipe de MECAoctet a une nouvelle fois su transformer un défi en véritable moment de grâce. De la croix monumentale de dix mètres, tour à tour proscenium, support lumière et final saisissant, au piano suspendu qui traverse la salle avec l’artiste, chaque élément s’impose comme une pièce maîtresse d’un tableau hors norme.

L’équation complexe entre sécurité, contraintes de tournée et spectacle est brillamment résolue, offrant au public une expérience rare, où la performance de Santa se mêle à la magie de la scénographie dans un rendu final particulièrement abouti. Rendu que le public peut découvrir sur scène lors de sa grande tournée des Zénith qui se conclura par l’Accor Arena le 2 avril 2026.

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The Prodigy joue à Glastonbury avec le Strike V Chauvet

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Plus de 200 000 personnes ont assisté à Glastonbury 2025, un chiffre impressionnant, mais loin des 21 millions de téléspectateurs qui ont suivi la couverture de ce festival emblématique sur la BBC, sans compter les millions d’autres qui l’ont suivi sur les réseaux sociaux.
Tim Fawkes était très conscient de ces deux paramètres lorsqu’il a imaginé la scénographie de The Prodigy, figure emblématique de la rave dance programmé en clôture du festival sur la scène The Other Stage.

« Trouver le bon équilibre entre le public présent et celui qui regarde la télévision est toujours un défi, surtout dans un festival comme celui-ci », explique Tim Fawkes, qui a travaillé avec The Prodigy d’abord en tant que technicien en 2012, puis, depuis huit ans, en tant qu’éclairagiste. « En effet, certains des tableaux qui vont créer le plus de réaction dans le public peuvent ne pas passer aussi bien à la télévision et sur des écrans d’ordinateur.

Découvrez la vidéo interview de Tim Fawkes:

Les multiples fonctionnalités du Strike V Chauvet Professional ont aidé Tim à obtenir l’équilibre qu’il souhaitait « Le Strike V était un excellent choix », déclare-t-il. « Grâce à la fonction frost, il offre l’intensité et la dispersion d’un Color Strike M. En même temps, son faisceau étroit permet de concentrer cette intensité de manière contrôlée, ce qui rend très bien à l’écran. »
Les deux couches de diodes LED contrôlables et pixelmappables du Strike V ont également été bien utilisées par Tim Fawkes. « Les diodes ajoutent une autre dimension au spectacle », explique-t-il. « Je peux obtenir ce remplissage d’arrière-plan sans toute l’intensité de la cellule principale. »

Bien sûr, comme le savent tous ceux qui ont déjà assisté au festival de Glastonbury (ou à tout autre festival digne de ce nom), c’est sur site que l’énergie atteint son paroxysme. Le Strike V a été très utile à cet égard du fait de ses nombreuses fonctionnalités et de son éclairement élevé (jusqu’à 536 lux à 5 m) pour enflammer la scène avec des effets rapides et très lumineux.

Suspendus au-dessus de la scène dans des pods, ces strobes hybrides fournis par 4Wall Entertainment, ont enveloppé la scène et le public dans des effets éblouissants et lumineux dans un déluge de tons ambrés et rouges.
Tirant parti des capacités de tilt motorisé du Strike V, Tim a produit des vagues de lumière qui se déplaçaient au rythme de la musique. Les effets visuels créés à l’aide du frost électronique variable ont ajouté une dimension supplémentaire à ces tableaux.

Voir le spectacle de Tim Fawkes pour The Prodigy à la télévision était passionnant, mais ceux qui ont eu la chance d’être sur site ont été emportés par une expérience viscérale qu’ils ne sont pas près d’oublier.
Le titre d’un magazine musical britannique résume parfaitement cet événement : « Les insurgés de la danse clôturent Glastonbury 2025 avec l’un des sets les plus palpitants que le festival n’ait jamais connus ».

Plus d’informations sur le site de Chauvet Professional

Le service Environmental System Design de L-Acoustics et JMSon au festival Rio Loco de Toulouse

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Depuis trois décennies, le festival Rio Loco ouvre les festivités estivales de Toulouse, transformant le cœur de ville en une célébration de la world music. Situé sur le site de la Prairie des Filtres, près du Pont Neuf, le festival attire chaque jour 6 000 spectateurs sur sa scène principale, créant une atmosphère électrique le long des rives de la Garonne.

La zone bleue montre le périmètre du festival Rio Loco, tandis que la zone rouge montre les zones résidentielles souffrant de pollution sonore par des fréquences basses.

Cependant, alors que les festivals urbains font l’objet d’une surveillance accrue en matière de pollution sonore, Rio Loco s’est retrouvé pris entre deux feux : offrir une expérience musicale exceptionnelle tout en veillant à gérer les relations avec le proche voisinage.
Le défi était de taille. Les systèmes traditionnels généraient des niveaux de pression dépassant les limites acceptables dans les zones résidentielles situées à moins de 50 mètres du site, et des études montraient que les basses fréquences posaient particulièrement problème pour les habitations voisines.

Après quatre années de plaintes de la part des riverains, les organisateurs du festival ont compris qu’ils devaient trouver une solution qui satisfasse à la fois les exigences réglementaires de la communauté sans compromettre l’intégrité artistique des spectacles. À l’approche du festival 2024, l’équipe de production de Rio Loco et JMSon, prestataire certifié, ont contacté L-Acoustics afin de bénéficier de son expertise pour résoudre ce différend.

Michael Bufi, le Directeur technique audio de JMSon.

« Nous devions contrôler les niveaux sonores, en les dirigeant le son vers la rive de la Garonne et en évitant les zones résidentielles du centre de Toulouse », explique Michael Bufi, directeur technique du son chez JMSon. « Mais il était essentiel de préserver la qualité sonore exceptionnelle attendue par nos artistes et notre public. »

L’équipe de design de L-Acoustics, dirigée par Alexandre Delaby, a commencé par analyser le contexte unique du festival : orientation de la scène, fréquences problématiques et niveaux sonores mesurés les années précédentes. À l’aide de Soundvision, un programme permettant de modéliser et de prédire avec précision le comportement acoustique, elle a développé une stratégie de déploiement asymétrique innovante visant à créer des motifs d’interférence destructive afin de réduire le niveau de pression acoustique dans certaines directions spécifiques.

La solution consistait en un projet pilote du service Environmental System Design (ESD) de L-Acoustics, qui utilise une modélisation acoustique avancée pour créer des configurations sur mesure pour les environnements difficiles. L’équipe a proposé de positionner les enceintes K1 et K1-SB de manière asymétrique côte à côte, afin de créer une zone interférente et précisément localisée, tout en gardant un impact maximal pour la zone destinée au public.

Une vue de la scène et des enceintes K1 et K1-SB positionnées de manière asymétrique.

Pour valider cette approche innovante, L-Acoustics a mené des tests approfondis en extérieur dans sa structure de Marcoussis en mai 2024, confirmant que les atténuations calculées se traduiraient par des performances réelles tout en vérifiant que ce déploiement non conventionnel délivre en tout point une qualité sonore optimale.
La design final comprenait des lignes L/R de 12 enceintes K1 avec trois Kara par côté, complétées par des lignes L/R de six renforts de basses K1-SB par côté. Quinze subwoofers KS28 ont été déployés en arc cardioïde à l’avant de la scène, à l’aide d’un preset spécifique optimisé en vue de permettre l’effet d’annulation. Le lip-fill posé en nez de scène comprenait une Kara de chaque côté, tandis que le front-fill comprenait deux Kara de chaque côté.

Deux shoots assemblés. Une configuration normale en haut et une configuration asymétrique en bas. Et ça se voit !

La mise en œuvre sur site a immédiatement prouvé l’efficacité du concept. Les mesures du niveau sonore pendant les shows ont montré une réduction spectaculaire du SPL hors site : 18 dB entre 60 et 100 Hz et environ 10 dB à 120 Hz dans la zone résidentielle.
« La réduction du côté résidentiel était sans équivoque et immédiatement perceptible dans le spectre jusqu’à 180 Hz », confirme Jean Charles Schmidt, ingénieur d’application Touring chez L-Acoustics. « Nous avons trouvé une véritable solution aux problèmes d’émergence latérale dans les basses fréquences. »

Le succès ne s’est pas limité aux seules mesures techniques. Les organisateurs du festival ont invité des représentants de l’association des résidents à assister aux essais sonores, leur permettant ainsi d’observer directement l’amélioration significative du contrôle du bruit. Parallèlement, le public n’a constaté aucune diminution de la qualité sonore, les ingénieurs du son ayant indiqué qu’ils pouvaient travail sereinement avec un minimum de corrections. Le résultat a démontré qu’une atténuation efficace du bruit et des performances audio de haute qualité peuvent coexister avec succès.

Sound Plan montrant la qualité de la réjection latérale vers la Garonne du spectre grave, offrant 18 dB d’atténuation entre 60 et 100 Hz et environ 10 dB au-delà dans la zone résidentielle.

Forts de ce succès avéré, les organisateurs du festival Rio Loco ont adopté la même configuration pour leur édition 2025, qui s’est achevée le 15 juin, confirmant ainsi la viabilité à long terme de l’approche ESD. Après deux années consécutives de mise en œuvre réussie, le déploiement de Rio Loco constitue une étude de cas complète pour les festivals confrontés à des défis similaires en matière d’émergences en milieu urbain. Les résultats obtenus lors des deux éditions démontrent que le service est non seulement efficace, mais aussi viable sur le plan opérationnel.
« Nous avons créé quelque chose qui profite à tout le monde : les festivaliers continuent de bénéficier d’une expérience sonore incroyable, tandis que les voisins peuvent enfin profiter de soirées paisibles », explique Yann Gael Gicquel, Head of Technical Product Management, Software chez L-Acoustics. « Il ne s’agit pas seulement d’une prouesse technique, mais aussi de la preuve que l’innovation peut rapprocher les communautés plutôt que les diviser. Lorsque des voisins qui n’ont aucune expertise technique vous disent qu’ils ont entendu une différence significative, vous savez que vous avez réussi. »

Alors que les festivals urbains du monde entier sont confrontés à des réglementations de plus en plus strictes en matière de bruit et à des relations communautaires délicates, l’étude de cas Rio Loco fournit une feuille de route pour la production durable d’événements. La période de validation de deux ans a établi le service L-Acoustics Environmental System Design comme une méthodologie éprouvée pour les événements nécessitant une couverture acoustique précise sans compromis artistique.

Une vidéo sur Rio Loco et ESD

Pour plus d’informations sur :

– Le festival Rio Loco
– JMSon
– Le site Web de L-Acoustics

Andrea Bocelli célèbre le 20e anniversaire du Teatro del Silenzio avec Ayrton

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©Alberto Negri
©Alberto Negri

Situé à environ 50 km au sud de Pise, dans la campagne toscane d’une beauté à couper le souffle, le Teatro del Silenzio a été conçu par l’architecte Alberto Bartalini à partir d’un amphithéâtre naturel adjacent à la ville natale d’Andrea Bocelli, Lajatico. C’est là qu’a eu lieu le concert final de la tournée d’un mois du célèbre ténor italien, produite par City Sound & Events et célébrant le 20e anniversaire de cet espace de spectacle unique.

© Alberto Negri

Le concepteur lumière Alberto Negri, a utilisé des projecteurs Ayrton Mamba, Domino S et Cobra dans sa conception. Il explique comment ils s’intègrent dans le design, qui a été imaginé pour maximiser la beauté singulière du lieu : « La production et moi-même avons cherché à minimiser l’impact visuel de l’installation technique. Étant donné que le public arrive dès l’après-midi, le paysage doit rester le protagoniste jusqu’au début du spectacle.
Nous avons donc réduit au minimum l’utilisation de structures en tour pour privilégier les positions d’éclairage au niveau du sol et l’éclairage latéral, n’utilisant l’éclairage par le haut qu’en cas d’absolue nécessité. À partir de là, nous avons développé une conception d’éclairage utilisant des appareils capables d’offrir une approche dynamique et stylistique du spectacle. »
Ces projecteurs devaient être puissants et garantir un rendement lumineux de haute qualité dans cet environnement extérieur, et j’étais convaincu que les projecteurs Ayrton pouvaient pleinement répondre à ces besoins, chacun dans sa catégorie spécifique. J’avais déjà travaillé avec les Domino S et Cobra lors d’événements d’entreprise et de spectacles live, toujours avec d’excellents résultats.

« En plus, j’ai ajouté seize Mamba ce qui était une première pour moi. Placés au sol en demi-cercle autour d’un petit lac, ils formaient le décors de fond de la scène. Ces projecteurs se sont avérés être la véritable « carte maîtresse » de l’ensemble de l’installation. Bien que je ne les aie jamais utilisés auparavant, la réalité a dépassé mes attentes.
Leur taille compacte et leurs lignes épurées sont remarquables, surtout si l’on considère la puissance qu’ils délivrent. Sans véritable éclairage de contre sur scène, la présence des Mamba au sol a tout de même apporté une profondeur remarquable à la scène. Utilisés à la fois en mode faisceau et avec des prismes, ils créaient des effets époustouflants, enrichissant la scène avec une complexité surprenante.

« La plupart des 64 Domino S étaient installés sur des tours de delay, et un calibrage approprié nous a permis d’obtenir une lumière blanche de qualité sans problème chromatique à la caméra. D’autres Domino toujours sur les tours de delay ont éclairé le public avec des gobos et des couleurs. Les autres Domino sur scène ont été utilisés pour éclairer avec des effets de gobos et de couleurs. »

« Il était particulièrement intéressant de constater que l’utilisation de couleurs saturées n’affectait pas de manière significative la luminosité : les Domino conservaient de la puissance lumineuse même avec des couleurs généralement difficiles. Nous avons monté 24 Cobra en quatre lignes verticales sur des totems, d’où ils ont été utilisés exclusivement pour créer des effets et des tableaux statiques raffinés. »

©Stefano Marinari

L’événement s’est déroulé sur plusieurs jours avec des invités prestigieux comme Placido Domingo, Clara, Brian May, Jodok Cello, Gianluca Grignani et, bien sûr, Matteo Bocelli. Ce large éventail d’artistes et l’interprétation d’Andrea Bocelli de titres emblématiques de la musique classique italienne ont permis à Negri et son programmeur et opérateur, Luca De Candido, d’explorer les possibilités de ces projecteurs, comme l’explique Negri :
« Nous avons utilisé les Domino pour les moments classiques et théâtraux avec des « tableaux » éclairés en latéral, tandis que les Cobra et les Mamba ont ajouté des effets de faisceaux dynamiques pour des moments plus « pop ». Le Mamba, en particulier, a remporté un franc succès : bien qu’il n’y en ait eu que seize, ils ont rempli l’espace scénique de manière puissante et efficace.

©Stefano Marinari

« Il était essentiel de disposer d’appareils performants et polyvalents, offrant une puissance lumineuse et une qualité de faisceau exceptionnelles. Les luminaires Ayrton ont pleinement répondu à ces attentes, avec le soutien d’Agorà et de Molpass.
Il était essentiel de pouvoir utiliser efficacement les courbes de gradation, sans toujours faire fonctionner les appareils à pleine puissance, tout en obtenant des couleurs vives et saturées. La certification IP65 s’est également avérée cruciale : le spectacle final a été interrompu par la pluie, mais tous les projecteurs sont restés alimentés sans aucune défaillance. C’est un énorme avantage en termes de fiabilité. »

©Stefano Marinari

« Dans l’ensemble, en combinant une technologie très contemporaine et moderne avec une musique évocatrice et d’une esthétique classique, nous avons obtenu un résultat équilibré et visuellement riche », conclut Negri. « Sans hésitation, je serai ravi d’utiliser à nouveau ces appareils, ainsi que d’autres projecteurs Ayrton, pour de futures productions. »


Crédits :
Eclairagiste : Alberto Negri
Production : City Sound & Events
Direction artistique : StudioProdesign
Prestataire lumière et son : Agorà
Prestataire vidéo : STS Communication


Pour plus d’informations sur Mamba, Domino S, Cobra et la gamme complète de solutions d’éclairage LED et laser d’Ayrton, rendez-vous sur www.axente.fr et www.ayrton.eu

NEXO STM pour le Salsa Fest et ses 200 000 personnes à Boca del Rio

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L’un des plus grands festivals de salsa d’Amérique latine, le Salsa Fest, se déroule chaque année au Salsódromo, dans la ville mexicaine de Boca del Río. Événement gratuit apprécié tant par les habitants que par les touristes, le festival de cette année a proposé des concerts de quatre artistes et groupes de salsa de renom pendant trois jours en juin, attirant au total plus de 200 000 spectateurs.

Le système STM à cour avec des subs en l’air et au sol.

Le son pour une programmation comprenant des stars internationales a été fourni par le prestataire Producciones Evolution, basé à Mexico, qui a déployé un système STM NEXO.
Les lignes principales à cour et jardin comprennent 15 x STM M46 avec des renforts de basses B112 plus 3 x M28 en down fill et ont été complétées par des lignes de 9 subwoofers STM18 et 12 autres STM18 par côté, empilés par trois.
Des P15 et PS15 ont été utilisés pour les retours de scène et des GEO M10 en lip fill. L’alimentation et le traitement de l’ensemble du système ont été assurés par des racks d’amplificateurs NUAR V2 de NEXO.

Le travail de planification et de prédiction était essentiel, comme l’explique Barry Barradas, concepteur technique de systèmes son chez Producciones Evolution : « Au nom de Producciones Evolution, nous avons dû concevoir la manière d’accrocher les systèmes en nous basant sur un design déjà établi par l’équipe NEXO.
Nous avons utilisé le logiciel de prédiction NS-1 pour définir la couverture idéale et atteindre les niveaux de pression acoustique requis. »


Le système à jardin avec, visibles au sol, les 4 rangs de 3 x STM18.

« Nous disposons d’un système de 18 enceintes par côté, avec une portée de 100 mètres sans aucune perte », rapporte Carlos Hernández, market developer pour NEXO chez le distributeur mexicain Representaciones de Audio.

« En fait, notre portée allait même au-delà. C’est un système adapté à toutes les situations pouvant se présenter lors du festival. »
« Le but d’avoir accroché les subs est de pouvoir atteindre les personnes situées au lointain », explique Diego Martínez, responsable de la marque NEXO chez Representaciones de Audio, qui reprend le récit. »
« Il s’agit d’un événement imposant, et la concentration d’un si grand nombre de personnes pourrait entraîner une perte de couverture. Nous voulons que tout le monde puisse entendre clairement et de manière uniforme.

Chez Representaciones de Audio, nous nous engageons à toujours fournir à nos clients l’assistance technique nécessaire et à renforcer les standards audio lors des festivals les plus importants du Mexique. »


« Il s’agit d’un événement imposant, et la concentration d’un si grand nombre de personnes pourrait entraîner une perte de couverture. Nous voulons que tout le monde puisse entendre clairement et de manière uniforme.
Chez Representaciones de Audio, nous nous engageons à toujours fournir à nos clients l’assistance technique nécessaire et à renforcer la qualité de la diffusion lors des festivals les plus importants du Mexique. »

Pour plus d’informations sur NEXO

Devdas : Un design lumière bollywoodien conçu par M-Light embrase le Grand Rex

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Au Grand Rex, la comédie musicale bollywoodienne Devdas a envoûté le public grâce à ses danses, ses acteurs hors du commun et un design signé M-Light avec Maxime Raffin aux manettes et dont le kit était fourni par le prestataire RégieTek.

Chant et danse se conjuguent avec la lumière de l’éclairagiste Maxime Raffin pour un rendu époustouflant.

 

Devdas est une comédie musicale avec des chants et des danses entrecoupés de moments de pur théâtre, contant l’histoire de Devdas, le fils d’un riche propriétaire, et de Paro, la fille d’un modeste voisin. Tous deux s’aiment passionnément mais le père de Devdas n’accepte pas la différence de classe sociale entre les deux amoureux.
L’histoire s’enchaîne avec dynamisme et le public comblé n’hésite à manifester son enthousiasme pour cette narration très originale ponctuée de danses indiennes dans le plus pur style Bollywoodien jusqu’à un moment d’apothéose où les danseurs, font danser les spectateurs dans un grand Rex transformé en boîte de nuit. Présentant également la richesse des chorégraphies et des costumes traditionnels indiens, l’adaptation de ce roman tragique qui évoque Roméo et Juliette, vient se ranger à côté de l’adaptation cinématographique de Sanjay Leela Bhansali sortie en 2002.

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M-Light signe l’éclairage de la comédie musicale Devdas ici de passage au grand Rex pour sa tournée mondiale.

L’équipe d’M-Light, Michaël Lemaire co-gérant, Loïc Davaine Responsable technique plans, Thibault Chaline Pupitreur et Loubna Teulon Adminstratif et relationnel client, a su mener à bien ce projet particulièrement créatif et visuellement attrayant.

Maxime Raffin éclairagiste chez M-Light : « Nous n’avons eu que des standing ovations, à raison de deux shows par jour. »

 

SLU : Maxime tu as remplacé quelqu’un au pied levé en février 2024 pour assurer la lumière, pourrais-tu nous raconter comment cela s’est passé.

Maxime Raffin : L’équipe est indienne et ils m’ont contacté via Live Nation, leur boîte de production, pour encoder le show depuis un plan de feu déjà établi dans lequel j’ai pu faire quelques modifications. J’ai créé environs 35 tableaux en quelques jours et en travaillant jusqu’à la dernière minute alors qu’idéalement, il m’aurait plutôt fallu trois semaines pour travailler avec la musique et la chorégraphie. C’était sport ! Puis j’ai ajusté mon design après avoir vu le show.

SLU : Comment as-tu fait pour trouver l’inspiration ?

Maxime Raffin : J’avais regardé le film et quelques références indiennes ainsi que la captation du show qui tournait déjà dans le monde entier. Au final j’ai été agréablement surpris de constater que j’étais raccord sur les lumières, les couleurs et les positions de ce qui avait déjà été déjà été posé artistiquement. J’ai aussi apporté de nouvelles idées qui leur ont beaucoup plu et ils m’ont gardé pour la tournée mondiale qui a suivi et qui nous a menés à l’Ile Maurice et aujourd’hui au Rex.

SLU : En comédie musicale, il y a de nombreuses positions. Comment as-tu géré ta face ?

Maxime Raffin : J’ai pu spécifier une poursuite supplémentaire. Il y avait entre 1 et 3 comédiens principaux sur chaque tableau avec souvent un qui se déplaçait et que je suivais à la poursuite quand les autres restaient sur leurs positions. Quand il y avait plus de monde, je prévoyais une plage large. Enfin, pour tout ce qui était danse, je mettais en valeur les acteurs principaux tout en soulignant l’endroit où se passe l’action avec les latéraux.

Un kit lumière au service d’une lumière responsable et polyvalente

Le plan de feu de la cerce accueillant l’éclairage de face a été pensé en miroir.

La face est gérée par 3 Robe Forte installés sous le premier balcon. Ils sont complétés par 8 Robe Esprite répartis à droite et à gauche de ce même pont en cerce.

Robe RoboSpot

SLU : As-tu envisagé d’utiliser des poursuites automatisées ?

Maxime Raffin : J’étais intéressé par le Zactrack ou le système Naostage mais vu les délais, je n’aurais pas eu le temps de me retourner en cas de problème car nous n’avions qu’une journée et demie de montage. Je ne suis pas encore assez aguerri sur ce type de matériel et j’avais une obligation de résultat vis-à-vis de l’équipe de production. Pour ces raisons, je suis resté sur le système Robe RoboSpot qui, pour moi, est le meilleur choix actuellement.

SLU : A quels projecteurs étaient associés les RoboSpot ?

Maxime Raffin : A des Forte, même si par rapport à leur poids j’aurais préféré des Esprite LT mais il n’y avait pas de disponibilités sur ces machines chez le prestataire. J’ai utilisé le filtre de correction pour avoir un meilleur IRC sur le blanc pour une face bien propre. Le Robe Forte est un profile automatisé à LED conçu pour offrir une performance lumineuse exceptionnelle et une reproduction des couleurs fidèle particulièrement adaptée à la face mais avec globalement une forte polyvalence. Au cœur de sa technologie se trouve le moteur LED TE 1000W XP (eXtreme Performance), délivrant jusqu’à 90 200 lumens, avec une température de couleur de 6 700 K et un indice de rendu des couleurs (IRC) de 70.

Martin Mac Viper et Mac Aura se complètent sur trois lignes de pont de douche permettant à Maxime de s’assurer un éclairage adapté à chaque tableau grâce à une polyvalence maximale avec les Esprite installés en salle pour la face.

Pour répondre aux besoins de fidélité chromatique, le Robe Forte est équipé de filtres CRI 80 et 90, permettant une adaptation précise aux exigences de restitution des couleurs. Ces filtres, associés à un système de mélange de couleurs CMY de nouvelle génération, assurent des transitions de couleurs douces et une reproduction fidèle des teintes.
L’optique du Robe Forte est optimisée pour offrir une couverture uniforme et une projection nette. Le système optique à 13 lentilles offre une plage de zoom allant de 3,5° à 52°. Pour les environnements extérieurs, la version iForte classée IP65 utilise deux capsules de gel de silice localisées dans un bras de la machine pour absorber l’humidité de l’air entrant.

SLU : Quant aux Robe Esprite comment les as-tu utilisés ?

Maxime Raffin : C’était ma face large et je les utilisais aussi en couleurs suivant les tableaux. Ils me permettaient de souligner les rôles secondaires pour mieux faire ressortir les acteurs principaux en blanc. De temps en temps je les jouais aussi en faisceau serré pour coller à la narration.

SLU : Avec la synthèse de couleur soustractive, n’as-tu pas l’impression de perdre trop de flux dans des couleurs profondes justement ?

Maxime Raffin : Comme les acteurs étaient parfois nombreux avec jusqu’à 40 personnes sur scène, la face créait un bandeau extrêmement large. Plus tu ouvres, plus tu perds en éclairement et si effectivement en plus tu joues en couleur saturée, c’est logiquement un peu limite. Pour y pallier, il m’arrivait de laisser les Esprite juste teintés en rose par exemple et avec un Mac Aura d’y aller en rose pêchu pour ajuster et garder une belle intensité.

Sur le pont de face, on trouve 7 Martin Mac Viper XIP, 8 Martin Mac Aura et 6 Chauvet Professional Strike Array 2. Ils complètent 3 lignes de pont de douche avec 21 x Mac Viper XIP, 10 Mac Aura et 4 x Strike Array 2.

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Les MAC Viper XIP projettent leurs faisceaux avec précision sur les positions définies sur scène.

SLU : Passons au Martin Mac Aura alors. Qu’en penses-tu ?

Maxime Raffin : Assez vite dans ma collaboration avec l’équipe de production, une demande a été faite de constituer un kit optimisé en termes d’encombrement et de poids pour réduire les coûts de transport dans le monde entier. C’était pour moi assez nouveau et j’ai imaginé un logiciel qui puisse prendre en compte mes besoins en termes de puissance et de type de projecteurs pour calculer automatiquement la place que prendraient les flight dans les containers, mais aussi la consommation électrique. J’ai pu faire des choix en fonction des disponibilités du parc matériel de RégieTek et faire économiser environ 30 000 euros à la prod grâce à cette approche.

Les Martin Mac Aura renforcent les teintes des Robe Esprite pour assurer une belle couleur lorsque les actes comportent beaucoup d’acteurs sur scène.

SLU : Et tu t’es aidé de l’IA pour compiler toutes ces données ?

Maxime Raffin : Exactement, l’IA me propose des équivalences pour répondre à mes besoins afin que je constitue mon kit et me permet de vérifier si certaines machines ne sont pas moins chères, plus puissantes, plus petites, etc. Idem en réseau, je voulais réduire le nombre d’univers DMX pour éviter de louer des GPU et c’est pris en compte. En l’occurrence j’avais besoin de Spots, de Washs, de barres LED, de strobes et de blinders.

Au début, j’ai tout rentré à la main puis je me suis aidé de l’intelligence artificielle. Ce logiciel est encore en version Bêta mais j’ai d’autres idées. Par exemple ça pourrait faire le lien entre des prestataires situés à Bordeaux, Lyon et Marseille plutôt que faire tourner un camion dans toute la France. L’idée est aussi de se responsabiliser sur ce qui part sur la route.

SLU : Est-ce que tu penses au défi climatique quand tu es soucieux de la pollution engendrée par les camions et la consommation électrique ?

Maxime Raffin : Exactement. J’appelle ça de la lumière responsable. On ne peut pas dire qu’on fasse un métier qui ne pollue pas, mais je pense qu’on peut changer les mentalités des producteurs et des prestataires par une sensibilisation au sujet mais aussi celle fabricants pour qu’ils produisent des appareils plus petits, moins consommateurs mais tout aussi puissants.

Sur ce superbe tableau où une étrange énergie sort de scène, Maxime invoque les dieux indiens à l’aide d’un beau Wash en Mac Aura ponctué par les faisceaux des Mac Viper.

SLU : Si on est intéressé pour avoir accès à ton expertise sur ce point, c’est possible ?

Maxime Raffin : Effectivement, on propose aux productions de venir chez M-Light pour leur faire un retour sur le plan de feu. Le but n’est pas de piquer du boulot mais de proposer une configuration plus logique et repenser le design ensemble pour éviter par exemple de prendre un Spot à lampe alors qu’il y a des produits à Led équivalents, mais aussi pour optimiser le kit car le nouveau matériel coûte plus cher. On peut aussi gagner sur la consommation électrique et sur le transport.
Si à la location ça m’a coûté 10 euros plus cher, mais que j’économise 100 € à l’utilisation, ça vaut le coup. En faisant de la lumière intelligente on peut économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les projets. Par ailleurs, le logiciel propose des produits que je ne connaissais même pas. J’ai par exemple découvert le Cameo H2 Spot 3D dont les specs étaient intéressantes.

SLU : Que penses-tu des Viper XIP. Comment les as-tu utilisés ?

Maxime Raffin : RégieTek m’a proposé de les essayer même si personnellement j’étais déjà convaincu par la machine en termes de puissance et de gobos, particulièrement en volumétrique. De plus je trouve la rapidité du mécanisme bien travaillée. A un moment je fais une levée de tous mes projecteurs avec des gobos et des prismes.
Généralement, il faut attendre deux à trois secondes avant de pouvoir rallumer les Spots une fois éteints mais là, dès que le XIP a la tête en bas, il est déjà prêt pour un autre effet. Ça permet de multiplier les effets dans le design. Les seuls points de discussion étaient son poids, car au Grand Rex la capacité de charge est limitée, et son niveau de consommation électrique. Mais en réduisant la quantité, ça passait.

Les Mac Viper XIP fonctionnent avec finesse dans un environnement étoilé particulièrement adapté aux gobos volumétriques.

SLU : Tu as un mur de Leds en fond de scène qui permet de faire défiler le décor.

Maxime Raffin : « Le mur de Led en fond de scène fait 12 mètres de long sur 6,5 mètres de haut et a été fourni par PRG. Il y a un passage qui se situe dans un palais et les gobos servaient à créer du marbre au sol. Les Viper étaient parfaitement adaptés car leur puissance passait au-dessus de celle de l’écran Led.
A un autre moment je les utilise en douche pendant une danse sous le thème de la mort. Même ouverts, ils fonctionnent très bien. Martin a très bien travaillé l’optique. C’est un Viper au goût du jour et en version boostée. C’est super d’avoir un projecteur aussi fiable et j’en étais très content. »

Un superbe palais apparaît sur un mur de LED dont les dalles sont parmi les plus fines qui existe pour accompagner la narration de manière fluide et variée.

Le Martin MAC Viper XIP est un Profile à tête automatisée conçu l’extérieur. Il intègre un moteur LED propriétaire de 55 LED blanches de 20 W exploitées à 760 W, offrant une température de couleur de 5 800 K. Avec un flux de 28 000 lumens, il garantit une projection nette et puissante pour un poids total de 37 kg. Son système optique comprend une lentille frontale de 150 mm et un zoom allant de 5,7° à 54°.

Le mélange de couleurs CMY, associé à une roue de couleurs à 5 filtres dichroïques dont un filtre pour élever l’IRC, assure une palette chromatique étendue. Il a deux roues de gobos rotatives, une roue d’animation, un iris motorisé et un prisme à 4 facettes. Certifié IP65, le MAC Viper XIP est conçu pour résister aux conditions extérieures les plus exigeantes, tout en restant silencieux. Ce projecteur est idéal pour les événements en plein air, les tournées et les installations permanentes nécessitant fiabilité et qualité d’éclairage.

En latéral, quatre lignes de ponts situées à cours et à jardin accueillent 8 Robe Tetra2, 4 Chauvet Professional Strike V et 4 Strike Array. Accrochées aux ponts de douche, deux échelles recevant 12 Strike V et 8 Robe Tetra2 donnent une belle ampleur à la scène et assurent des effets de rideaux lumineux.

SLU : Tu as également 22 Chauvet Professional Strike V. Qu’en as-tu pensé ?

Maxime Raffin : C’est Thibaut Morin, le pupitreur qui travaille chez RégieTek, qui me l’a conseillé. Tout le monde en parlait comme du nouveau Color Strike M. C’est une super machine. Il me fallait des strobes, pouvoir les froster, les contrôler en carrés de LED ou les inverser pour les avoir face au public. Grâce au frost progressif, on obtient soit des faisceaux de lumière en latéral ou carrément des latéraux washés. Le strobe est puissant et parfait pour mimer des éclairs à pleine puissance même si globalement on n’a pas dépassé les 30 %.

Particulièrement polyvalents, les Strike V jouent en wash et en strobe puissant pour accompagner les moments les plus intimes comme les plus intenses.

Le Chauvet Professional Strike V est un projecteur hybride stroboscope et wash, motorisé en tilt, pensé pour l’extérieur grâce à sa certification IP65. Il reçoit 24 sources led RGBW de 50 W au centre desquelles est intégrée une led RGBW de 6 W pour un effet visuel original. Son flux atteint 19 589 lumens.
Son frost électronique progressif permet de jouer instantanément sur l’angle du faisceau, de 9,9° à 105,7°. Il est contrôlable en DMX-RDM, Art-Net, sACN sur jusqu’à 314 canaux. Compact et léger avec ses 16,3 kg, le Strike V a une consommation maximale de 747 W.

SLU : Et tu disposes aussi de Strike Array 2C.

Maxime Raffin : Les Strike Array 2C me servent de blinders sur des titres où on fait danser le public et où on l’éclaire. Ils jouent en blanc chaud, blanc froid et je ne les ai pas joués en couleur car la tournée se déplace dans le monde entier et que je ne pourrai pas garantir partout leur disponibilité. Je ne voulais donc pas intégrer des effets que je ne pourrais pas assurer ensuite.

SLU : Et les Tetra Robe ?

Maxime Raffin : Je voulais tester des barres motorisées à Led plus récentes mais elles n’étaient pas dispos et comme je connaissais le Tetra2, je les ai choisies et finalement la prod a adoré. L’effet Flower marche super bien. Finalement un choix de matériel c’est un équilibre entre le spectacle, le prestataire et la prod qui doivent tous être gagnants. De plus le Tetra 2 est léger et dispose d’un zoom. C’est utile.

Les Tetra2 assurent des latéraux particulièrement efficaces et lumineux pour mettre en valeur les costumes chatoyants des danseurs.

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Des contrastes pour traduire un amour impossible

SLU : Tu étais dans la grande salle du Rex qui est assez chargée avec beaucoup d’éléments de décors et de couleurs. Les costumes de Devdas sont également très colorés. Comment l’as-tu géré ?

Maxime Raffin : J’ai pris soin de me renseigner sur les couleurs des costumes et leur texture car l’éclairage et les gobos réagissent en fonction. J’ai pu aussi les tester avec une lampe de poche pour observer leur réflexion et certains réagissaient très bien. Les tableaux et les décors en vidéo sont nombreux car on passe dans une gare, un palais, un jardin, une maison, etc. Tout cela devait être pris en compte. On m’a toujours dit qu’il fallait travailler la lumière pour créer de l’émotion sinon il ne se passe rien et c’est mon approche quand je crée un tableau.
J’ai commencé avec Roque Segovia et Nicolas Usdin et ce sont eux finalement mes patrons (rire) même si j’ai mon œil et mon ressenti aussi.

Des couleurs tranchées mettent en valeur la dramaturgie de ce roman shakespearien.

SLU : C’est vrai que sur des histoires shakespeariennes, tu peux te permettre d’intensifier la dramaturgie avec des partis pris de couleurs affirmés.

Maxime Raffin : Il y a une scène où le père et la mère de l’actrice veulent la marier à un homme riche. De l’autre côté, Devdas est amoureux d’elle mais doit lui dire qu’ils ne pourront pas être ensemble. Cette idée du mariage impossible façon Roméo et Juliette je l’ai représentée en croisant mes faisceaux avec d’un côté une lumière bleue, très froide pour les parents et une ambiance chaude sur Devdas qui représente l’amour de l’autre. La vidéo en arrière-plan est croisée dans l’autre sens et on dirait un vrai tableau peinture. Ça marche bien.

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En coulisses, l’univers visuel de Devdas s’est construit grâce à une palette riche de projecteurs soigneusement choisis pour répondre à un besoin d’économie, d’écologie et d’efficacité.

Les Robe Forte contrôlés en RoboSpot ont assuré la face, épaulés par les Esprite pour des faces larges et des touches colorées, tandis que les Mac Aura renforçaient la profondeur chromatique.
Les Martin Mac Viper XIP ont brillé par leur puissance et leurs effets volumétriques, parfaitement complétés par le mur de LED fourni par PRG.
Les Chauvet Strike V ont apporté l’intensité des strobes, les Strike Array 2C ont sublimé les moments festifs en mode blinder, et les barres motorisées Robe Tetra2 ont dévoilé de superbes rideaux de lumière.

Un logiciel développé par M-Light avec l’appui de l’IA a également permis d’optimiser la sélection du kit lumière de tournée, en calculant encombrement, coûts et consommation pour garantir un choix pertinent et durable.
Un équilibre subtil entre créativité et contraintes techniques, rendu possible grâce à l’expertise d’M-Light et plus précisément de son éclairagiste Maxime Raffin et au prestataire RégieTek, pour offrir une lumière aussi spectaculaire que responsable.

Plus d’infos sur le site www.m-light.fr

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Claypaky Arolla Aqua HP, puissance et polyvalence longue portée

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Présenté au Plasa 25, l’Arolla Aqua HP, le projecteur le plus puissant de la famille éponyme est conçu pour offrir aux concepteurs lumière tout ce dont ils ont besoin dans un seul appareil haute performance et résistant aux intempéries.


– Source lumineuse : moteur LED blanc froid personnalisé de 1 400 W (6 500 K)
– Puissance : plus de 60 000 lm
– Plage de zoom linéaire : allant de 3,6°-55°
– Famille Shield : projecteur à tête mobile adapté à une utilisation en extérieur (IP66)
– Compatibilité : entièrement avec CloudIO

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Claypaky Arolla Aqua HP

Sa luminosité, sa précision et sa flexibilité créative en font un projecteur à tête automatisée à leds blanches exceptionnel pour tous les environnements. Conçu et fabriqué pour offrir une fiabilité maximale et un gain de place optimal, il est idéal pour les tournées et offre des performances fiables en intérieur comme en extérieur.
Avec son rendement élevé et sa haute précision optique, il est parfait pour l’éclairage principal et des effets spectaculaires.

Ses capacités en longue portée lui permettent de traverser la distance et la brume avec des faisceaux volumétriques saisissants et des gobos cristallins, même très loin. L’Arolla Aqua HP est équipé d’un moteur à leds blanches de 1400 W délivrant plus de 60 000 lm, ce qui en fait l’appareil le plus lumineux et le plus puissant de la gamme.

Sa lentille frontale de 220 mm (8,7 pouces) produit un Beam net, puissant et dense qui reste lumineux et défini même sur de longues distances. Avec une plage de zoom de 3,6° à 55°, il passe facilement d’un faisceau volumétrique étroit à un wash immersif et large.

La lumière est une expression créative. Arolla Aqua HP vous offre des outils innovants tels qu’un système avancé de découpe à quatre couteaux avec des macros intégrées pour un modelage précis et des effets caractéristiques tels que le « Total Curtain », qui utilise des couteaux individuels à fermetures totale.
Le contrôle des couleurs en CMY et CTO linéaire est particulièrement performant et il est complété par deux roues de couleurs pour les tons riches et saturés.

La boîte à outils comprend deux roues de gobos rotatives, deux prismes rotatifs pour une multiplication kaléidoscopique du faisceau et une roue d’animation qui insuffle un mouvement organique à n’importe quel design, tandis que le système de diffusion Lineguard, doté de deux paires de lames, adoucit le faisceau sans perdre en définition, offrant une uniformité supérieure et réduisant les reflets indésirables pour des effets d’éclairage plus agréables.

L’Arolla Aqua HP combine une étanchéité IP66 garantissant une protection totale contre la poussière, la pluie et les températures extrêmes. Sa protection SunSafe protège l’appareil de manière sûr et efficace, même en cas d’exposition directe au soleil. L’Arolla Aqua HP est silencieux dans tous les modes, grâce au système de refroidissement avancé mis au point par Claypaky.

Avec un poids de 55 kg, il offre un très bon rapport puissance/poids, ce qui le rend parfait pour les tournées exigeantes et les spectacles de grande échelle.
Le système de capteurs Absolute Position suit en continu et en temps réel les positions de pan et tilt, permettant un repositionnement parfait même après des cycles d’alimentation ou des mouvements accidentels et sans recalibrage manuel.

Le système de freinage électronique maintient une stabilité à toute épreuve, quel que soit l’angle, empêchant toute dérive ou vibration, même sur des ponts mobiles ou dans des conditions venteuses.

La version FS en option transforme l’Arolla Aqua HP en une solution ultime de poursuite grâce à son système de connexion de caméra externe intégré (caméra numérique non incluse). Cette innovation permet aux opérateurs de contrôler le projecteur à distance sans avoir besoin d’une ligne de visée directe, révolutionnant ainsi l’aménagement des salles et les possibilités de positionnement créatif.

Arolla Aqua HP offre un éclairage puissant, précis et résistant aux intempéries, combinant Beam, Profile, Wash, couleur et effets dans un seul appareil robuste IP66.

Pour plus d’information, vous pouvez visiter le site Claypaky et le site de son distributeur en France Dimatec

Pierre Gallais et Vincent Gardin viennent renforcer l’équipe commerciale de Klotz en France

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Dans le cadre de la restructuration des activités commerciales de Klotz en France, Pierre Gallais et Vincent Gardin viennent renforcer l’équipe française afin d’offrir un encore meilleur accompagnement et service.

De gauche à droite : Peter Klotz (Member of the Board), Frederic Kromberg (Director Int. Sales), Vincent Gardin (Regional Sales Manager France Sud), Dieter Klotz (CEO).

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Pierre Gallais

Pierre Gallais, qui fait partie de notre équipe depuis plus de deux ans et s’occupe de clients en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg, prendra également en charge, à partir du 1er septembre 2025, nos clients du secteur ProAVM ainsi que les magasins de musique spécialisés dans le Grand Est de la France. Nous sommes heureux de lui confier ces nouvelles responsabilités et lui souhaitons beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions !

Pierre Gallais
Regional Sales Manager
France Est, Belgique, Luxembourg
[email protected]


Vincent Gardin

Vincent Gardin est déjà bien connu de nombreux clients du commerce spécialisé dans la musique en France. Depuis 2018, il travaillait en tant qu’agent commercial indépendant pour la marque KLOTZ, entre autres, et s’occupait des clients du secteur de la musique, d’abord dans le nord-est, puis dans le sud-est de la France. Vincent Gardin devient collaborateur permanent pour renforcer l’équipe commerciale française. À partir du 1er septembre 2025, Vincent Gardin assistera les clients du secteur ProAVM ainsi que du secteur de la musique dans le sud de la France.
Outre ses connaissances approfondies du commerce dans la musique, Vincent suivra une formation complète sur les applications professionnelles et les solutions de câblage et systèmes que Klotz propose. Il sera l’interlocuteur des prestataires, installateurs et intégrateurs de systèmes. Nous souhaitons à Vincent Gardin une bonne prise en main et beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions.

Vincent Gardin
Regional Sales Manager
France Sud
[email protected]


Julien Beaufils

Julian Beaufils, bien connu de tous les clients français, continuera dans son rôle de Responsable Commercial France et en tant qu’interlocuteur pour toutes les questions concernant les câbles et solutions de câblage KLOTZ.

Julian Beaufils
Sales Manager France /
Responsable Commercial France
[email protected]

Julian Beaufils et toute l’équipe KLOTZ AIS se réjouissent de la réorganisation de l’équipe commerciale française, qui offrira un encore meilleur accompagnement et service grâce à des interlocuteurs compétents supplémentaires.

Pour découvrir le ‘vaste’ catalogue de Klotz en français

Jovanotti à pleine puissance avec le GSL de d&b audiotechnik

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Un système de sonorisation composé d’éléments de la Série SL de d&b audiotechnik, avec l’ingénieur du son Pino ‘Pinaxa’ Pischetola aux manettes, a généré un son captivant, limpide et puissant durant la tournée PalaJova de Jovanotti, la megastar de la musique italienne qui a parcouru toute l’Italie au printemps.

Comme beaucoup des précédentes tournées de Jovanotti, PalaJova a mis la barre très haut techniquement. La solution choisie pour la sonorisation, confiée aux vétérans Antonio Paoluzi au système et Pino Pischetola au mix, devait répondre à des critères stricts. Selon Pinaxa, les exigences de Jovanotti lui-même (de son vrai nom Lorenzo Cherubini) étaient que le son soit « puissant, avec assez de volume pour secouer les oreilles du public ».

Antonio Paoluzi, qui possède des années d’expérience dans les grandes tournées et festivals italiens et internationaux, a utilisé un système GSL pour la première fois lors d’une aussi grosse tournée. Il déclare : « Grâce aux nombreux outils fournis par le fabricant, le résultat final était excellent !

Le projet virtuel créé avec ArrayCalc correspondait presque parfaitement au résultat sur site, ce qui a considérablement simplifié la configuration et les réglages. » Même si la configuration du système variait légèrement en fonction de la taille et de la hauteur des différents lieux (tous en intérieur), elle était toujours de type Main + Side-fill.
Dans son déploiement maximal, le système comprenait 16 GSL pour les lignes principales en gauche / droite dont quatre GSL12 à 120° de dispersion en bas de chaque ligne et 12 GSL de chaque côté en side-fill, plus des lignes de 10 XSL de chaque côté comme délais pour certaines parties du spectacle. En ce qui concerne le grave, 20 SL-SUB empilés par deux étaient disposés en arc sub à l’avant de la scène de 24 m de large, tandis que 10 point source d&b Y10P, placés sur les subs, assuraient le lip-fill.

Une jolie vue sur le système GSL et au sol sur les 20 SL-SUB nativement cardioïdes. Il s’agit du système de l’Unipol Arena de Bologne et ses 11,000 places.

Ce qui aurait dû n’être qu’une disposition assez standard a été compliquée par la scénographie du spectacle : des éléments de décor mobiles, des sortes de nacelles équipées de « fleurs électrifiées » qui créent un effet spectaculaire, mais bloquent parfois le son de la sonorisation principale.

« Lorsque les fleurs s’interposent entre le système et le public, même un magicien ne peut pas y faire grand-chose, et le son souffre forcément », explique Paoluzi. Pour y remédier, la seule solution viable consistait à utiliser deux clusters supplémentaires de ‘fill’, afin de garantir une couverture complète à la fois pour Pinaxa à la face et pour les zones de public derrière les fleurs.

Un chouette coup d’œil sur la surface Yamaha de Pischetola dont il apprécie bcp les préamplis Neve et sur les écrans de Paoluzi avec la dernière version de Smaart. Remarquez aussi les jolies fleurs jaunes et interférentes…

« La situation était différente dans chaque lieu, car la position des nacelles et des fleurs pouvait varier d’une arène à l’autre », ajoute Paoluzi. «Je dois dire qu’avec Giorgio ‘Josh’ Geromin, le concepteur lumières du spectacle, nous avons toujours essayé de trouver le bon compromis, tout en respectant la dynamique et les besoins scéniques du spectacle. »

L’expérience d’Antonio Paoluzi a été cruciale pour atteindre un résultat sonore qui, même dans les lieux les plus difficiles, a pleinement satisfait à la fois le public et les professionnels impliqués. « Parmi les caractéristiques que j’ai le plus appréciées, c’est que ce système a un très bon son dès le départ, d’une puissance généralement appréciée par tout le monde », précise-t-il. Paoluzi aime également le contrôle de directivité de la Série SL, déclarant : « Il est également particulièrement adapté à une utilisation en intérieur, grâce à une très bonne réjection arrière. »

Pischetola connaît bien les systèmes audio d&b, car il les utilise depuis l’époque de la Série Q. À propos du GSL, il a déclaré : « Jovanotti m’a spécifiquement demandé de concevoir un son puissant pour secouer les oreilles du public, et dans ce contexte, le GSL est à la hauteur. » Il délivre un son sans agressivité, présent et puissant, ce qui rend le mixage beaucoup plus facile pour moi, du moins, pour la façon dont j’aime mixer. »

D’autres informations sur le site d&b audiotechnik

Astera lance le SolaBulb

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Le génie créatifs du département R&D d’Astera a encore frappé fort avec le SolaBulb, la seule ampoule dotée d’un zoom intégré de 15º à 50º optimisé pour un rendement lumineux maximal.
Le projet SolaBulb a vu le jour lors du lancement du LunaBulb en juin 2024, alors que l’équipe découvrait l’énorme potentiel du LunaReflector pour imiter le style et l’aspect des ampoules PAR. Un prototype de SolaBulb avait alors rapidement été mis au point.

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Ben Díaz, responsable du développement produit chez Astera, explique qu’il est rapidement apparu que le SolaBulb, une source lumineuse petite, polyvalente et de haute qualité, constituait un produit unique en son genre. Ben souligne que les innovations peuvent parfois manquer des points importants lors de leur conception.
Pour cette raison, il s’est rendu aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande avec des prototypes pour aller à la rencontre des professionnels de l’éclairage et recueillir leurs commentaires, à la fois pour améliorer les prototypes mais aussi mieux comprendre les véritables possibilités du SolaBulb.

L’excellent accueil réservé à ce produit dans ces pays, ainsi que les commentaires supplémentaires des utilisateurs au cours de ces derniers mois, ont incité Astera à dévoiler ce nouveau produit à l’IBC 2025 (salon où avait été lance le LunaBulb l’année dernière) : « Nous pensions que c’était le moment et le lieu idéal pour révéler l’incroyable potentiel du SolaBulb et ce pour tous types d’événements, de films et d’applications télévisuelles, ainsi que pour des installations muséales », déclare Ben.

SolaBulb est une ampoule LED qui dispose d’une plage de zoom de 15º à 50º, offrant à la fois un faisceau spot et un faisceau grand angle, ainsi qu’une lentille de Fresnel PAR20. Équivalente à une ampoule PAR tungstène de 50 W, la conception optique confère à ce luminaire particulièrement pratique un aspect architectural / scénique fabuleux, avec toute la finesse et les détails nécessaires pour éclairer des projets destinés au théâtre à l’événementiel et au cinéma.

Elle offre notamment un rendement lumineux de haute qualité avec un faisceau uniforme , ce qui la rend idéale pour les éclairages face public, les contres où les projecteurs sont dissimulés ou encore le rehaussement d’arrière-plan par touches de lumière, sans oublier l’éclairage d’open space en entreprise, les événements de luxe, les musées et les dîners de gala. Le luminaire utilise le moteur LED Titan 5 couleurs d’Astera, qui offre un IRC exceptionnel et les mêmes performances et caractéristiques de faisceau que les plus grands luminaires du catalogue tels que le QuikSpot ou le QuikPunch afin d’assurer continuité et complémentarité.

Le barillet avant du Solabulb est rotatif pour obtenir l’angle de faisceau souhaité, et le luminaire est livré avec un SolaSnoot qui se fixe directement à l’avant du barillet, éliminant ainsi les fuites de lumière.
Ce luminaire unique permet aux cinéastes et aux techniciens évoluant dans l’événementiel d’utiliser pour la toute première fois un projecteur « pratiques », tout en étant 100 % compatible avec le NYX Bulb d’Astera.

Robuste et dénué de ventilateur, le SolaBulb est facile à installer. Il est compatible avec la batterie PowerStation d’Astera, qui peut être utilisée comme afficheur externe ou comme alimentation électrique. Le boîtier du luminaire comprend deux filetages (1/4 pouce et 3/8 pouce) pour la fixation à des pinces type baby pins, des trépieds et autres types d’accroche.
Lorsqu’aucun autre contrôle n’est disponible, le SolaBulb peut être allumé ou éteint via son bouton physique intégré, ou par le « mode blue » qui peut être activé pour le couplage Bluetooth ou pour appliquer facilement différents préréglages de couleurs.

Le CRMX intégré rend les protocoles DMX et RDM sans fil de LumenRadio disponibles pour une intégration transparente avec les pupitres lumière et des contrôleurs sur tablette type Blackout. Il fonctionne également avec l’Astera IR WhiteRemote et l’FX Remote pour ajuster les températures de couleur et obtenir des tons de peau ou des valeurs de gradation parfaites. Enfin il est entièrement compatible avec l’application Astera.

Le patch DMX peut être rapidement configuré à l’aide de l’application Astera, qui offre un contrôle total du SolaBulb et d’autres appareils Astera pouvant être combinés dans le même écosystème intelligent et offrant toutes les mêmes fonctionnalités de configuration et de contrôle en temps réel.

Le SolaBulb est parfait pour toutes les applications, qu’il s’agisse d’un centre de table, d’un élégant éclairage de plateau, d’un éclairage d’ambiance pour des événements ou d’un éclairage architectural. Les chefs électriciens, les directeurs photo, les éclairagistes, les scénographes et les organisateurs d’événements apprécieront ses innombrables possibilités.

Avec sa polyvalence du fait notamment de sa lentille Fresnel zoomable, du contrôle du faisceau en spot et grand angle, et de la technologie des couleurs d’Astera, le SolaBulb offre bien plus que n’importe quelle autre ampoule.

M. Díaz explique que son prix abordable était un autre facteur important : « Nous pensons que notre prix attractif permettra à davantage d’utilisateurs d’utiliser de grande quantité de ce projecteur, ce qui fera une énorme différence pour accéder au véritable potentiel du SolaBulb. Lorsqu’il est combiné avec les accessoires du NYX Bulb et ceux du LunaBulb, les possibilités créatives sont infinies. »

Vous pourrez découvrir SolaBulb en action sur le stand d’Astera lors du salon de l’IBC 2025.

Pour plus d’informations sur le site Astera

Formation RCF HDL de niveau 1 à La BS

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Les formations gratuites RCF reprennent avec le mercredi 24 septembre à La BS à Ris-Orangis entre 9h et 17h, -Les outils de conception et gestion de systèmes de diffusion RCF HDL- Tech Niv.1
Que vous soyez Ingés son, régisseur, technicien expérimenté ou consultant, RCF propose de découvrir les outils dédiés aux systèmes HDL allant de leur conception et la simulation des configurations jusqu’à leur exploitation.

Cette formation reprend le format cher à RCF en deux demi-journées avec le matin la conception système avec Ease Focus où vous apprendrez à modéliser vos espaces à simuler la propagation sonore et à configurer les systèmes d’enceintes offrant une couverture optimale.
L’après-midi est dédiée à la configuration et gestion des mises en phase des systèmes de diffusion entre les différentes têtes et les subwoofers.


La journée sera animée par Thibaud Mézard qui cumule les rôles d’acousticien et de directeur France de RCF

Cet événement est uniquement sur inscription. Cliquez ici pour le faire

Pour ceux qui ne connaitraient pas La BS, elle se trouve au 29 avenue Paul Langevin 91130 Ris-Orangis.


Enfin, si vous souhaitez encore plus d’informations, www.rcf.it/fr/rencontres-techniques

1117 projecteurs Robert Juliat livrés pour un projet d’envergure porté par la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Robert Juliat annonce sa participation majeure à un ambitieux projet d’investissement mené par la Fédération Wallonie-Bruxelles, dans le cadre d’un programme européen de rénovation énergétique d’infrastructures culturelles.
Dix lieux emblématiques francophones ont bénéficié d’un renouvellement de leurs systèmes d’éclairage : Les Tanneurs, La Raffinerie, Le Botanique, Le Varia, le Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Les Halles de Schaerbeek à Bruxelles, L’Orchestre Philharmonique Royal, le Manège Fonck, le Forum à Liège et Le Manège à Mons.

Ce projet exceptionnel a permis de remplacer les éclairages halogènes par des solutions à LED et de participer à la nécessaire transition énergétique. Auparavant, les utilisateurs ont été conviés à de nombreuses journées de démonstration pour comparer les solutions proposées par les différents fabricants ainsi qu’à une conférence sur la transition LED.
La société Inytium, installée à Nivelles a remporté le marché public et travaillé en coordination avec AED Distribution, distributeur Robert Juliat pour la Belgique. Guillaume Canart, administrateur et directeur commercial d’Inytium revient sur les raisons qui ont conduit à choisir Robert Juliat.
«1117 projecteurs Robert Juliat, ce n’est pas le fruit du hasard, c’est vraiment un investissement sur la marque et sur la technologie déployée dans ses nouvelles gammes à LED. Ce fabricant historique a su garder le contact avec le terrain et comprend très bien le monde du théâtre et sa manière de travailler très spécifique, qu’il s’agisse de grandes scènes nationales ou de petites salles intimistes ».

La liste des projecteurs Robert Juliat sélectionnés couvre l’ensemble de la gamme LED, découpes Sully 650SX et 650SX 4C, découpes Charles et Zep, Fresnel et PC Sully 4C, Fresnel Zep, cycliodes Dalis 860 et 861 et bain de pieds Dalis 862, et poursuites Arthur.
« Ce projet illustre également l’importance accordée à la fabrication locale. Le choix de Robert Juliat, dont les projecteurs sont conçus et fabriqués dans leurs ateliers en France, s’est imposé comme un atout, tant pour la qualité que pour l’engagement durable, notamment à travers la fourniture de près de 300 modules LED retrofit Sully destinés à convertir les projecteurs de découpe halogènes 600SX existants. »

Le Théâtre National Wallonie-Bruxelles, notamment, a reçu une dotation de 130 modules retrofit Sully 4C, une centaine de Fresnel Sully 4C 315LF, 30 cycliodes Dalis 860, 30 wash Dalis 861, des découpes Charles et deux poursuites LED Arthur.

Comme l’explique Guillaume Stasse, directeur technique du Théâtre National Wallonie-Bruxelles, « l’intérêt principal réside dans la possibilité d’avoir converti nos 130 anciennes découpes halogènes 600SX en versions LED couleurs, sans devoir mettre au rebut un volume important de matériel encore fonctionnel. Ce choix s’inscrit dans une vraie logique de durabilité. »

« Chez Robert Juliat, les modes d’utilisation sont pensés pour une transition en douceur. L’ergonomie reste fidèle aux pratiques des concepteurs lumière, et les émulations tungstène permettent de conserver une qualité de lumière cohérente avec notre manière de travailler, notamment en faible intensité.
La course à la puissance n’est pas une finalité en soi ; il est important de ne pas perdre de vue l’objectif écologique initial, qui est de consommer moins, pas nécessairement de produire toujours plus. »

Xavier Huybrechs, Brand Manager Benelux Robert Juliat chez AED Distribution a participé aux nombreux échanges avec les techniciens lors des démonstrations comparatives.
« Ce que nous constatons très clairement sur le terrain, c’est que les projecteurs Robert Juliat séduisent aussi bien les techniciens expérimentés, déjà familiers avec les produits, que les nouvelles générations ou les utilisateurs moins aguerris.

La force de Robert Juliat, c’est d’avoir su intégrer des technologies innovantes tout en conservant une logique d’usage cohérente et intuitive. L’ergonomie et la philosophie de la marque restent fidèles à ce que les professionnels attendent, quels que soient leur niveau ou leur expérience. »
Ce succès confirme l’engagement de Robert Juliat dans l’accompagnement des scènes européennes vers une transition technologique responsable, tout en respectant les exigences artistiques et techniques du spectacle vivant avec une gamme complète de projecteurs à LEDs blanches ou couleurs, en petite ou longue portée.

Plus d’informations sur les solutions d’éclairage LED Robert Juliat sur www.robertjuliat.fr

Adamson VGt, le nouveau son des Francofolies

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Boris Jochaud et Romain Souleyraux, en accueil à la régie FOH.

L’édition 2025 des Francofolies vient de se terminer et confirme sa place à part dans le paysage des spectacles musicaux français. Pendant cinq jours, la scène Jean-Louis Foulquier a accueilli une grande diversité d’artistes, tous enchantés par l’esprit et l’histoire de cet événement unique. Le public a pu assister à des concerts d’exception, chargés d’émotion sincère et communicative.

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Pour un artiste de la chanson française, jouer ici tient de la consécration. C’était le cas d’Hoshi, qui a ému les 12 000 spectateurs au point de retenir leurs larmes sur ses textes émouvants et engagés. Juste avant, la voix de Barbara Pravi résonnait à la perfection. Dans un autre registre, Julien Doré créait un moment unique, mêlant subtilement l’amour de l’autre et l’humour, porté par une musique qui groove et une scénographie d’une extrême intelligence.
Ben Mazué, avec un spectacle d’une bienveillance et d’une finesse précieuses, nous rappelait que beaucoup d’artistes comme lui y avaient débuté en toute simplicité. Le festival s’est terminé en apothéose avec M et Lamomali, emportant toute l’audience dans une énergie musicale intense. En des termes plus directs, cela passait bien entre les artistes et le public. Le système de diffusion sonore et son prestataire technique n’étaient pas étrangers à cette parfaite communion.

Boris Jochaud et Romain Souleyraux, en accueil à la régie FOH.

Une belle première pour le système Adamson VGt et pour Audiolite avec un sans faute technique, perpétue la tradition tout en sachant s’adapter aux benchmarks audio et musicaux d’une toute nouvelle génération d’artistes.

Rendez-vous donc à la régie son où ça ne chôme pas. Avec 4 concerts d’artistes majeurs par jour, intercalés de sets d’artistes émergents, cela ne laisse que quelques dizaines de minutes entre chaque performance.


Nous y retrouvons Boris Jochaud et Romain Souleyraux qui ont calé le VGt et géré l’accueil pour Audiolite.

15 têtes VGt et 15 subwoofers VGs par côté.

SLU : Bonjour Boris, heureux de faire ta connaissance, tu es ingénieur système ?

Boris Jochaud : Oui, je cale des systèmes depuis de nombreuses années. Essentiellement des systèmes Adamson dont j’ai fait ma spécialité. Je connais et maîtrise parfaitement l’ensemble des gammes de la marque.

SLU : Le VGt au Francos, c’est une première ?

Boris Jochaud : Le système VGt est déjà employé depuis quelques mois pour de nombreux événements et tournées. Ici, c’est en effet une première pour Adamson, pour VGt et pour Audiolite. Nous en avons profité pour revoir intégralement la manière d’appréhender la sonorisation de ce festival hors norme par sa programmation, son emplacement, sa configuration et son public.

SLU : Peux-tu détailler le système ?

Boris Jochaud : Nous avons accroché 15 enceintes VGt accompagnées de 15 subs VGs par côté. Plus précisément et pour économiser de la charge, 12 subs sont suspendus et trois posés juste en dessous pour faire une ligne cardioïde complète.

Une belle ligne de subwoofers accrochés. Les trois derniers reposent au sol pour diminuer la charge.

Sous la scène, nous avons placé un arcsub de 11 subs E219, amplifiés en PLM, pour une bonne répartition des infras sur la surface des premiers rangs. Les subs en l’air offrent l’avantage de porter le grave plus loin et de passer au-dessus de la barrière acoustique des premiers rangs sans les assassiner.
Les front fills sont réalisés avec des CS10, deux au bout et deux au milieu du proscenium, cachés à la demande de la production. Deux stacks de trois CS10 sont posés au cadre et deux CS10P débouchent le parterre aux extérieurs.
Pour terminer le setup, une tour de rappel avec douze CS10 renforce le gradin élevé du fond et un outfill composé de huit CS10 débouche le haut de la tribune VIP à gauche de la scène.

SLU : Vous avez installé une tour de rappel, ce qui ne se faisait pas dans les éditions précédentes…

Boris Jochaud : Avec VGt, il est extrêmement facile de porter très loin. Mais ici, la scène a la particularité d’être légèrement tournée côté jardin et désaxée de la grande tribune de fond.
En plus, en bord de mer, le vent peut générer des pertes d’intelligibilité, surtout quand il souffle en sens contraire de la diffusion, ce qui arrive très souvent. Nous avons décidé d’installer cette tour de rappel pour résoudre cette problématique.

Stack de trois CS10 au cadre pour le front fill.

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Huit CS10 en outfill pour déboucher le haut du gradin VIP proche de la scène.

SLU : Les VGt, VGs et CS10 sont amplifiés ?

Boris Jochaud : Oui c’est vraiment très pratique pour nous. Ces enceintes intègrent leur amplification, du DSP et une interface réseau MILAN AVB. Ainsi, via la matrice Adamson Gateway, nous récupérons les flux audio des consoles, soit en analogique (8 canaux) ou en AES (16 canaux), voire en AVB (16 canaux) mais c’est rarement le cas. Nous pouvons ainsi distribuer les sources vers le système de diffusion via le réseau en liaison fibrée avec 2 streams MILAN., soit 16 canaux.

Une enceinte VGt, VGs, ou CS10 est capable de recevoir un flux en entrée. Pour l’architecture de contrôle, nous affectons les enceintes dans des « Zones », qui sont assignés à des « Groupes » dans lesquels nous pouvons faire du traitement (eq, délai, niveau). Un système de snapshots nous permet de commuter d’une configuration à une autre, ce qui est très pratique en festival pour répondre à la demande particulière de chaque ingénieur du son.


SLU : Le système VGt se commande à partir du logiciel Array intelligence ?

Boris Jochaud : C’est l’unique logiciel que nous utilisons pour contrôler notre système et réaliser notre prédiction en amont de nos prestations. Ce logiciel nous apporte une nouvelle fonction d’optimisation de la répartition du son sur une surface. A partir d’une vue en coupe de cette surface et d’un nombre de points de calcul, nous lui demandons d’optimiser notre setup pour que la différence entre chaque courbe de réponse en fréquence, se réduise. Cela fonctionne très bien.

La grande tribune arrière et la régie devant les tribunes côté mer, désaxée pour être alignée sur la diffusion.

SLU : Cette optimisation a-t-elle été exploitée ici ?

Boris Jochaud : L’espace de diffusion des Francofolies a la particularité d’être totalement asymétrique et plutôt complexe.
A jardin on a une grande tribune dos à la mer, à cour un mur sur toute la profondeur, un gradin très élevé au fond et enfin une scène désaxée.
Nous avons privilégié un calage que je qualifierais à l’ancienne, sans optimisation, pour nous permettre de mettre en œuvre nos propres analyses et méthodes.

La scène des Francofolies est désaxée sur une zone asymétrique de jardin à cour.

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Sur les côtés de VGt, les 10” génèrent la réjection arrière.

SLU : En premier lieu, je suis impressionné par la consistance sonore de la diffusion

Boris Jochaud : La projection sonore de VGt est vraiment magnifique. Le son qui sort de l’enceinte fait preuve d’une pleine balance tonale sur tout le spectre, maintenue sur l’ensemble de la zone de couverture horizontale. Quand tu te déplaces de jardin à cour, c’est très propre et homogène. C’est pour moi la particularité majeure du VGt.

La technologie du guide d’onde a été modifiée. Avant, c’était l’aigu qui passait à travers le médium. Maintenant c’est le médium qui contourne l’aigu. Et le nouveau transducteur médium M140 est terriblement efficace avec encore moins de distorsion. Enfin le processing embarqué dans chaque boîte permet un résultat optimum avec un rendu très efficace dans le grave et le médium.

Le nouveau bloc médium/aigu. À l’arrière, « poussant » à travers les deux sorties semi-circulaires, se trouve le nouveau transducteur à dôme en Kevlar M140. Au centre est installé un moteur 3” dont la sortie est visible au milieu de la plaque de raccordement avec le guide d’onde, créant un système coaxial. Chaque VGt contient deux blocs médium/aigu.

SLU : VGt est nativement cardioïde ?

Boris Jochaud : Deux transducteurs 10 pouces sur le côté de l’enceinte gèrent le cardio dans le grave et le médium. Le résultat est parfait, il n’y a pratiquement aucune émergence arrière sur scène. Ici c’est encore une fois particulier, car nous avons deux écrans LED ajourés positionnés de chaque côté du cadre de scène, juste devant la partie basse de la diffusion.


Les écrans masquent la partie basse de la diffusion, plus gênant par les réflexions arrière que pour la diffusion vers le public. © Romain Souleyraux

Si dans le grave à l’arrière tout se passe relativement bien, ils créent néanmoins des réflexions dans l’aigu ce qui est un peu ennuyeux pour les techniciens qui travaillent sur les extensions. Dans Array Intelligence, nous avons pu créer une zone qui correspond à ces cinq boîtes et sur lequel nous avons fait quelques traitements pour essayer de compenser l’incidence des écrans. Au final, il n’est pas évident de régler ce problème acoustique qui nécessiterait des montages techniques un peu plus élaborés avec des absorbants, difficiles à mettre en place pour cette première année.

SLU : Le système VGt semble recevoir une bonne approbation de la part des ingés qui le découvrent ici ?

Boris Jochaud : Les retours sont très bons et nous n’avons eu absolument aucun problème sur l’ensemble du festival. En même temps, le VGt commence à être connu. Il est déjà déployé sur de belles tournées, comme celles de Julien Doré et Jean-Louis Aubert.
En salle, du fait de la projection qui fonctionne très bien, on a un très bon premier plan avec un bel impact pour seulement 98 dbA de pression et les ingés son mixent facilement avec.


Ajoutons à ça le mode cardioïde et un rapport signal sur bruit, du fait qu’il est amplifié, considérablement amélioré. Quand Jean-Louis Aubert descend avec sa guitare et son DPA omni dans le public, nous pouvons toujours faire une belle voix avec du grave et un fader à +10 dB; on entend même les personnes parler à côté de lui, sans aucun accrochage. Ça aussi c’est impressionnant.

Trois CS10 et trois VGs pour disposer de side puissants et efficaces de chaque côté de la scène.
Aucune obstruction visuelle sur le proscenium, les enceintes CS10 du front fill y sont intégrées et invisibles.

SLU : Si je comprends bien, VGT est un grand pas en avant ?

Boris Jochaud : Pour moi oui, il est impressionnant. Entre le E15 avec du PLM et le VGt amplifié plus MILAN où tu es en full numérique du préampli jusqu’aux transducteurs avec un rapport signal sur bruit excellent, la progression est importante avec très peu de souffle et une énorme réserve dynamique. Le VGt me semble infatigable et les limiteurs sont rarement sollicités, à peine un peu dans l’aigu sur de l’électro.
Nous avons fait trois scènes au Hellfest et obtenu des aigus très fins et énormément de dynamique ; l’amplification embarquée est une réussite. Je suis utilisateur de systèmes Adamson depuis 15 ans maintenant et nous n’allons pas nous mentir, le E15 marche bien, garantissant encore aujourd’hui de très bons résultats, mais là, vraiment, un nouveau cap est franchi.

Sur l’ensemble du festival, les corrections demandées par les mixeurs sur VGt restent minimes, révélateur d’un système dont l’équilibre tonal séduit.

SLU : Cela fait deux jours que je suis sur place, soit plus de 8 concerts dans des styles très variés, VGt me semble efficace et vraiment peu fatiguant…

Boris Jochaud : C’est sa particularité, un médium aigu parfaitement maîtrisé et donc très peu agressif, avec une correction tonale générale vraiment très légère. Chaque ingé fait ensuite son contour mais cela ne dépasse pas 2 dB.
Sur l’ensemble des Francos, tous les ingés sons ont été satisfaits dès le début des balances, même avec l’obstruction des écrans LED et cette configuration asymétrique.


Les racks de distribution d’alimentation et de réseau vers les VGt et VGs, fabriqués par Audiolite.

SLU : L’intégration du réseau MILAN simplifie le câblage ?

Boris Jochaud : Pour maintenir des latences en dessous de 2 ms, nous pouvons connecter au maximum trois enceintes VGt par port MILAN. Pour chaque ligne de 15 VGT, nous montons 5 câbles CAT 5, plus le secteur et une redondance en analogique. Audiolite a construit des racks spéciaux pour la distribution simultanée de l’alimentation et du réseau.

A la place d’avoir plusieurs racks d’amplis, nous avons cet unique rack auquel on amène une 125 A et 2 RJ pour le réseau primaire et secondaire. L’absence de rack d’ampli est aussi très agréable quand on fait des prestations type Bercy où l’on doit installer des amplis en charpente. Avec VGt, il suffit d’accrocher un simple rack qui peut être monté par une seule personne sur un grill. Sans compter le gain de place dans les camions.

SLU : L’intégration de l’amplification dans les boîtes peut-elle générer des problèmes ?

Boris Jochaud : Absolument pas. Le module ampli et processing n’est pas très grand et ne pèse pas grand-chose. Il n’y a pas de raison que ce soit plus fragile qu’une amplification externe. Durant les Francos nous avons une température déjà élevée et aucun souci.
Nous avons eu des conditions pires aux Hellfest et au Vélodrome à Marseille pour le concert de David Guetta où elle avoisinait les 40 degrés dans l’air. Aucune défaillance. Et si jamais une panne arrivait, le module d’amplification se démonte facilement, 4 vis et deux élingues de sécurité à enlever. On peut le remplacer au baudrier sans aucun problème. Donc aucune inquiétude à avoir.

Le patch MILAN de l’ensemble des enceintes amplifiées VGt, VGs et CS10. Les enceintes non amplifiées sont gérés avec un convertisseur MILAN-Dante.

SLU : MILAN est-il plus simple à gérer que DANTE ?

Boris Jochaud : Cela me paraît identique concernant la mise en œuvre. Peut-être l’horloge est plus facile à gérer. Ici avec Adamson, la Gateway est maître. Nous utilisons des switchs Luminex Gigacore pour la distribution du réseau fibré entre scène et régie. En revanche, le MILAN me semble, après un an et demi d’utilisation avec VGt, plus robuste dans son exploitation.
Je n’ai jamais eu de problème de réseau, à l’exception d’une fois où, par suite d’un incident technique, un câble a mélangé le primaire et le secondaire. Le logiciel de commande était bien sûr planté, mais le son toujours actif. C’était plutôt impressionnant.

Julien Doré, une voix d’une extrême présence dans un mix ultra précis et puissant, sans jamais agresser.

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L’outfill en CS10 dans la vue Component d’Array Intelligence.

SLU : VGT est facile à caler ?

Boris Jochaud : Historiquement Adamson a toujours fait des courbes de phase et des réponses en fréquence parfaites, il en va de même avec VGt. Moi qui suis utilisateur de Smaart, les courbes de phase apparaissent tout de suite très propres.
De toute façon, tout est cadré. Tu utilises les presets fournis pour les enceintes et on ne peut pas faire plus simple, il y en a deux pour VGs, à 60 Hz et à 80 Hz, et un omni ou cardioïde pour VGt avec la même réponse en phase.

SLU : Avec le nouveau logiciel Array Intelligence ?

Boris Jochaud : Oui, il remplace l’ancien BluePrint et intègre la gestion des systèmes amplifiés Adamson. Son utilisation est très intuitive. On choisit l’allure de la courbe SPL/Distance désirée, et il calcule l’optimisation de la diffusion sur la surface.

Le Main Left …
… et le Main Right dans la vue Component d’Array Intelligence reflètent l’asymétrie de l’audience.

Il donne accès à très peu de paramètres, c’est la volonté du fabricant et ça marche très bien comme ça, sans ressentir le besoin d’avoir plus de contrôles pour avoir un très bon résultat.

Le shoot dans l’onglet BluePrint d’Array Intelligence.

C’est toujours l’approche historique du calage des systèmes Adamson, qui consiste à faire nous même le contour et les compensations de distance ou atmosphériques, comme avant avec un Lake.
L’optimisation offerte par le logiciel fonctionne parfaitement pour obtenir le profil de diffusion désiré et, comme le système porte très bien, les compensations sur ce point ne sont plus nécessaires, du moins en intérieur. En extérieur c’est un peu différent à cause du vent.

SLU : La prédiction s’effectue dans l’onglet BluePrint ?

Boris Jochaud : Oui, c’est ici que tu réalises le shoot. C’est identique à l’ancien logiciel. J’ai créé ce qu’on appelle une room depuis les plans en reprenant toutes les cotes en 3D. Nos enceintes y sont visualisées une fois que nous les avons renseignées dans l’onglet Components.


Vue de coupe Cross Section dans Array Intelligence.

Nous pouvons ensuite afficher une vue de coupe appelée Cross Section qui nous permet de visualiser l’ensemble de nos points d’impact et une courbe en SPL/distance, en champ libre, par rapport aux données fabricant des enceintes.
On trouve également sur cette page les paramètres des enceintes avec leur gain, le preset utilisé, comme sur VGt les modes omini et cardioïde, et leurs angulations.


Toutes les infos mécaniques de la ligne de VGt dans l’onglet Mechanical d’Array Intelligence.

SLU : Est-ce le logiciel qui calcule les angulations ?

Boris Jochaud : Il existe un mode Auto Shoot qui permet de confier le réglage des angulations inter enceintes au logiciel, mais pour ma part, je préfère le faire manuellement, avec ma philosophie et mon expérience. On visualise ensuite très rapidement la courbure de notre ligne d’enceintes.


L’algorithme Optimization d’Array Intelligence permet d’uniformiser la diffusion sur une surface pour une bande de fréquences.

SLU : Une fois la conception du système renseignée, est-il possible d’optimiser ?

Boris Jochaud : Cela se fera dans l’onglet optimisation. On règle le paramètre Headroom qui permet de déterminer la fenêtre dynamique de l’optimisation que je fixe à 3 dB.
On peut lui donner une contrainte en fréquence pour, par exemple, exclure le grave de l’optimisation et définir la courbure de l’attribution de l’énergie sur la distance, elle est linéaire par défaut.
Le logiciel va calculer pour chaque point d’impact, une courbe de réponse en fréquence et va essayer de les uniformiser pour limiter au maximum leurs différences en appliquant un filtrage FIR dans le grave et en jouant sur la magnitude dans l’aigu, indépendant pour chaque enceinte du système.

Vue du niveau SPL dans Array Intelligence sur l’intégralité de l’audience des Francofolies.

SLU : Est-il possible de visualiser des vues SPL sur la surface ?

Boris Jochaud : Oui, nous allons combiner tous les systèmes d’enceintes renseignés, main, rappel, outfilll, etc… et ainsi pouvoir déterminer notre niveau SPL sur l’intégralité de l’audience. Ceci permet aussi de visualiser les ouvertures horizontales des différents systèmes.

SLU : Ensuite tu installes le système et tu cales ?

Boris Jochaud : Toutes les informations mécaniques, hauteurs et angles, nous le gérons manuellement avec une feuille d’angle, traditionnellement. Une fois les systèmes en place, on peut procéder au calage. Il faut noter que les enceintes amplifiées VGt intègrent le traitement DSP dans l’enceinte, ce qui le rend actif également sur leurs entrées analogiques, que nous utilisons en redondance. Ils ne sont pas éditables.

La Gateway d’Adamson (tout en bas) qui attaque les enceintes en MILAN.

SLU : L’intégration de l’AVB MILAN permet une connectivité réseau optimisée ?

Boris Jochaud : Chaque enceinte VGt et VGs est patchée sur le réseau, ceci est visualisé sur la page MILAN. La gateway permet de gérer 2 streams MILAN, ce qui permet de gérer 16 zones dans le système de diffusion. Je peux envoyer chaque entrée du GATEWAY vers les zones de mon choix, avec sommation, par exemple une sommation mono pour alimenter nos subs. Des snapshots permettent de mémoriser différentes configuration de la Gateway. C’est très pratique et très utile ici en festival où nous pouvons rappeler les configurations en fonction des artistes et des demandes des ingés son, certains désirant par exemple piloter les départs sub depuis leur console.

La fenêtre de patch des entrées sorties de la Gateway.

De retour du festival, nous contactons Sylvain Turpin, co-directeur de Audiolite, pour avoir sa vision prestataire du système VGt et un panorama de son exploitation, déjà bien développée.

Barbara Pravi, une voix restituée à la perfection.

SLU : Audiolite prestataire des Francofolies, ceci parait un peu comme une évidence ?

Sylvain Turpin : La prestation technique de la scène Jean-Louis Foulquier des Francofolies a été renouvelée pour trois ans par consultation. Il nous semblait, par notre position forte sur la tournée et les festivals dans le Grand Ouest, que nous pouvions être un bon choix pour ce festival.
Cette première édition confirme parfaitement notre approche technique de la sonorisation de cette scène et le choix du système VGt que nous proposons pour des prestations grand format.


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Ben Mazué et ses invités en final d’un concert plein de finesse et de subtilité.

SLU : Si le VGt est une première aux Francofolies, pour Audiolite c’est un système déjà largement utilisé ?

Sylvain Turpin : Nous sommes un prestataire historique pour les systèmes de diffusion Adamson que nous exploitons depuis maintenant de nombreuses années. Nous avons commencé avec le système VGt en 2024. Audiolite a fait partie des prestataires pilote et nous l’avons mis en oeuvre sur des festivals dès l’été passé.

Avec maintenant 72 têtes VGt et 72 subwoofers VGs en parc, c’est le système que nous proposons pour tous les concerts et festivals grand format, comme sur la deuxième scène des Vieilles Charrues. Nous sommes donc arrivés aux Francos avec un système de diffusion bien connu et parfaitement maîtrisé par nos équipes techniques.

MILAN et amplification intégrée pour un poste de pilotage du système VGt simple et ultra performant.

SLU : Comment jugez-vous cette première expérience ?

Sylvain Turpin : Nous avons constaté une parfaite adhésion au système par les artistes et les équipes techniques qui se sont succédés aux Francofolies, dont la direction technique a aussi exprimé une totale satisfaction.
Nous percevons une belle curiosité de la part des techniciens et des productions qui ont toutes envie d’essayer le système. Nous sommes dans une super dynamique.

SLU : Que vous apporte le VGT en tant que prestataire ?

Sylvain Turpin : Grâce à son amplification intégrée, ce système offre une qualité exceptionnelle en s’affranchissant des câbles haut-parleur et gardant le signal dans le domaine numérique jusqu’aux boîtes. Avec en plus la possibilité d’agir sur chacune d’entre elles grâce à son traitement DSP intégré. Pour la qualité de diffusion, je rejoins totalement les appréciations de Boris qui s’est déjà largement exprimé sur ce sujet.

Boris, pilier de l’équipe technique, toujours en action.

SLU : Comment avez-vous abordé les besoins techniques des Francofolies ?

Sylvain Turpin : Il était indispensable de proposer une équipe complète et autonome autour de Boris qui est un de nos piliers techniques pour ce type de prestation grand format.

Audiolite ajoute une tour de rappel pour couvrir le gradin arrière.

Afin d’assurer une qualité audio optimale pour cette audience atypique et asymétrique, nous avons proposé nos propres solutions techniques plutôt que de faire perdurer les pratiques antérieures. Un exemple en est la tour de rappel que nous avons jugée indispensable pour parfaire la diffusion. En fin de compte, l’objectif principal était de satisfaire tous les artistes, la production et le public grâce au travail réalisé.

SLU : Quels sont vos autres projets en VGt ?

Sylvain Turpin : Nous venons tout juste de terminer les Vieilles Charrues avec une scène en VGt. Notre système va ensuite enchaîner les festivals. Nous réalisons toutes nos prestations grand format en Adamson et VGt sera maintenant notre système de choix pour en valoriser leur diffusion sonore.


M et Lamomali, un final puissant, révélateur de l’intensité propre à cette édition 2025 des Francofolies.

Tout est bien qui finit bien

5 jours de festival, plus de 22 artistes d’une grande diversité de styles sur la grande scène sans compter les intermèdes, cela fait beaucoup de techniciens qui ont découvert le VGt.
Pendant les deux jours de notre présence, nous avons pu constater le même scénario : l’ingé son arrive pour ses balances, l’équipe d’accueil installe sa console et la relie à la diffusion. Il envoie ses titres ou un virtual pendant l’installation du plateau.
Dès les premières notes, il se retourne vers l’équipe d’accueil satisfait, il sourit et les balances commencent. Adamson a réussi un très bon système. Ne reste plus qu’à le décliner pour apporter la réjection arrière et le nouveau moteur médium sur l’ensemble de la gamme ;0)

Plus d’information sur :

– Audiolite
– Le site DV2 pour Adamson VGt

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