Roland Greil contrôle son kit lumière à distance avec GrandMA3

Dans les années 1980 et 1990, Purple Schulz a acquis en Allemagne une grande renommée de chanteur pop, auteur-compositeur, multi-instrumentiste et présentateur radio. Pendant le confinement, il cherchait des idées pour donner des concerts malgré les restrictions.
Récemment, une collaboration est née qui ne remplacera jamais la musique live, mais pourrait la changer. Plus précisément, cela impliquait de totalement contrôler à distance toutes les composantes d’un concert.

Sur le plan technique, un système grandMA3, exécutant le logiciel grandMA3, a été utilisé pour contrôler le kit lumière composé entre-autre des projecteurs Prolights Pixie Zoom, Portman Lights P1 Retro et Portman Lights P3 PIX3L, MAC Viper AirFX et MAC Viper Profile spécifiés par l’équipe de conception.

Le concepteur lumière Roland Greil de The Black Project (www.blackproject.design), qui a travaillé sur le projet à Munich, explique : « L’idée d’un concert entièrement télécommandé est venue de Peter Brandt de Remote Recording Network. Issus du département son, lui et ses amis de Riedel ont développé un concept de mise en œuvre, non seulement pour le son mais pour toutes les disciplines concernées. C’est ainsi que je me suis impliqué dans ce projet. »

Ce concert a été enregistré à Bottrop, en Allemagne, dans le studio de répétition de TDA Rental GmbH Produktions. Alors que le pupitreur Marc Brunkhardt était assis derrière une grandMA3 Full Size à Francfort, et contrôlait le kit à distance, Sven Offen de Vienne, en Autriche, dirigeait l’émission, tandis que les caméras étaient contrôlées depuis Mayence.

Le son a été mixé de Cologne et de New York. Une autre première mondiale était que toute la configuration et la transmission à distance reposaient sur des connexions Internet domestiques normales et des connexions haut débit fibre dédiées peu coûteuses.

Alors que toutes les stations distantes étaient connectées standard, l’autre extrémité de Bottrop utilisait deux DSL de 10 Mo et deux routeurs 4G et 5G avec des cartes SIM grand public.

Greil commente : « Ma vision était de créer un design et une atmosphère intime et confortable pour Purple. Par conséquent, mon associé Michael Kuehbandner et moi-même avons choisi un kit polyvalent mais simple avec une touche de tungstène old school. Comme nous n’avions pas de public, nous voulions remplir l’espace de vie et avons ajouté 40 ampoules tungstène fixées sur des supports élégants. »

« Le vrai défi était de contrôler le kit à distance. Nous avons également pris la décision d’utiliser le logiciel grandMA3 pour la première fois car il promettait d’être la meilleure plate-forme pour la configuration à distance. Le système avec une console à Francfort connectée avec le système au site de Bottrop, a fonctionné parfaitement après avoir travaillé sur tous les gremlins Internet avec l’équipe de Riedel.
Travailler ensemble à distance était aussi un défi. Au début, c’était étrange de s’asseoir à Munich derrière des écrans, tandis que Marc était assis à quelques centaines de kilomètres derrière la console et que la seule communication se faisait par intercom. »

« Comme nous avions tous les deux travaillé ensemble plusieurs fois auparavant, nous avons trouvé un groove assez rapidement et avons appris à maîtriser les obstacles comme celui de programmer un kit lumière situé à distance, sans vue réelle de notre conception.
À la fin de la journée, nous avons appris à gérer le scénario et sommes sortis un peu fier d’avoir réussi cette nouvelle expérience, qui à notre connaissance n’avait jamais été réalisée de cette façon. »

TDA Rental Bottrop a fourni les projecteurs, TV Skyline la technologie de prise de vue. Frances Mertens, Jörg Jungwirth et Solotechs Holger Schader étaient responsables de la production.

Plus d’infos sur le site Riedel

 

Le 1er système KARA II au monde est en France, au 6MIC

Conçu par les architectes Rudy Ricciotti et Jean-Michel Battesti, 6MIC fait tourner les têtes depuis son ouverture pour la toute première fois cet été. Sa structure en béton recouverte de lichen à la fois une prouesse technique et une première mondiale est conçue pour donner une apparence de troglodyte au bâtiment, se fondant parfaitement dans le paysage naturel aixois.

L’objectif de 6MIC étant de positionner les musiques actuelles au cœur de l’offre culturelle, le besoin d’un système de sonorisation polyvalent et conservant une empreinte carbone minimale s’est fait jour. Pour atteindre ces deux objectifs, 6MIC a choisi de déployer du L-Acoustics dans tous les espaces de spectacle.

Le projet de Rudy Ricciotti et Jean-Michel Battesti, se fondant pleinement dans le paysage naturel grâce à la végétation qui prend possession de ses formes…

Bien que le gros œuvre ait débuté en 2018, ce n’est qu’en septembre de l’année suivante que l’équipe technique de 6MIC a commencé à travailler sur le concept audio.
Avec un objectif ambitieux de déployer des équipements de sonorisation les plus performants et à l’épreuve du temps, le cahier des charges du directeur technique de 6MIC, Rémi Droesch, était simple: « Nous voulions le meilleur système du marché ! » Après avoir consulté un certain nombre de fabricants haut de gamme, L-Acoustics a été retenu par l’équipe 6MIC pour plusieurs raisons.

« Parmi toutes les entreprises que nous avons consultées, L-Acoustics a coché toutes les cases dès le départ », explique Droesch. « Tout d’abord, la gamme complète d’enceintes et les excellentes performances de L-Acoustics en font le meilleur fabricant audio que nous connaissons. Le prix était tout aussi important pour nous et l’équipe de L-Acoustics a fourni une offre très compétitive.
Enfin, conformément à notre philosophie de nous fondre dans la nature qui nous entoure, nous voulions être aussi avoir un très bon bilan carbone, donc un partenariat avec un fabricant d’enceintes français était tout à fait logique pour nous.

La grande salle.

Dushow a été choisi comme intégrateur système et son équipe a travaillé en étroite collaboration avec Albert Peirat de 6MIC sur tous les éléments commerciaux et Laurent Moulis sur les aspects techniques. Dushow a également facilité le premier contact de 6MIC avec le directeur des ventes de L-Acoustics, Olivier Inizan, qui a proposé le nouveau système Kara II.
«Quand Olivier a suggéré Kara II, qui n’était même pas annoncé au public à l’époque, nous avons retenu notre souffle d’excitation. Nous savions que Kara serait un très bon système pour nous. Ainsi, faire de nous le premier lieu au monde pour y installer Kara II peu de temps après avoir été une première mondiale pour notre conception architecturale originale et innovante semblait tout simplement très approprié », sourit Droesch.

Les huit KARA II et les quatre X8 de la salle principale.

La nouvelle plate-forme de mesure L-Acoustics M1 a été recommandée pour la conception du système afin de garantir l’optimisation parfaite des différentes configurations possibles dans les salles du lieu. M1, en combinaison avec le processeur P1, offrait l’avantage de rationaliser les mesures du système dans les espaces du 6MIC.

La preuve de l’efficacité de ce combo ne s’est pas faite attendre. Réparti sur trois niveaux, le 6MIC comprend huit zones distinctes comprenant deux salles de concert d’une capacité de 800 et 2 000 spectateurs, cinq studios de répétition et d’enregistrement pour musiciens amateurs et professionnels et un patio extérieur. Chaque zone est unique, l’équipe a donc du les traiter individuellement pour obtenir une bande passante et une dynamique homogènes.

Un détail du système de la salle principale avec quatre KS21 dans une configuration cardioïde et huit KARA II, le tout en accroche.

Le concept audio a été conçu par Moulis, avec l’aide d’Inizan et de l’ingénieur d’application L-Acoustics Arnaud Delorme, et le système a été livré à 6MIC en mars. «En raison de la première vague de restrictions liées au COVID-19, l’installation finale de Kara II a dû être reportée à mai, Arnaud effectuant trois jours complets de formation en distanciel et de tests dans chaque pièce en juin», poursuit Droesch.

Les frontfills en X8 en pleine action.

Le système de la Grande Salle comprend un système à courbure variable Kara II déployé avec quatre KS21 de chaque côté. Quatre A10 en configuration radiale comblent le centre et des X8 débouchent les premiers rangs.
Les Kara II sont alimentées par groupe de deux pour offrir un traitement de signal de pointe avec la technologie AutoFIR. Cette dernière fournit également un SPL constant et une balance tonale équilibrée dans l’ensemble de la salle.

Le Club utilise des enceintes à courbure fixe de moyenne portée A15 avec des subwoofers KS21 pour l’extension du bas du spectre. Cette solution à contour élevé est utilisée avec X8 comme front et infill. Le Patio comprend un système ARCS WiFo / SB18m, tandis que le bar bénéficie de 5XT avec des subs SB18. Un ensemble de wedges X15HiQ avec des ARCS Wide en sidefill est disponible pour satisfaire les demandes des artistes.

«Le grand avantage de ces systèmes est leur adaptabilité. L’équipement pour la terrasse peut également être utilisé dans le bar pendant l’hiver », explique Droesch.
«Chaque système séparé est adapté à la capacité et à la géométrie de la salle. Dans le Club et la Grande Salle, nous utilisons le protocole audio Milan / AVB entre P1 et les contrôleurs amplifiés, nous avons donc à la fois un alignement temporel parfait de tous les canaux des amplis et une latence optimisée. LA Network Manager contrôle tous les systèmes.

Découvrez le 6MIC et ses différentes salles et espaces avec ce bref film.


6MIC a ouvert ses portes à de nombreux artistes et interprètes talentueux tout au long de l’été, et les retours ont été extrêmement positifs. De nombreux artistes français et internationaux, tels qu’Oxmo Puccino, Ayo, Peter Hook et The Light, The Wackids et Svinkels, devraient être programmés au 6MIC en 2021.
«Nous sommes extrêmement fiers du résultat final et tenons à remercier L-Acoustics et Dushow pour leur partenariat étroit avec nous, ainsi que nos prestataires de services locaux qui nous ont tous aidés à donner vie à ce projet ambitieux», conclut Droesch.

«Le support technique que nous avons reçu de L-Acoustics a été inestimable, aussi bien au tout début de la conception du système que plus tard au cours du processus final de test du système et de formation de l’équipe.
Nous avons été ravis des commentaires jusqu’à présent, avec le personnel de 6MIC et les artistes invités chantant les louanges du lieu et de sa qualité sonore exceptionnelle. Kara II est définitivement la nouvelle voie à suivre, et nous sommes très heureux d’aller dans la même direction.

Plus d’informations sur le site L-Acoustics et sur le site 6MIC

 

La série P+ de NEXO accueille P15 et L18

Trois des façons d’utiliser P15.

Après P8, P10 et P12, la firme de Plailly propose la coaxiale et polyvalente P15, et complète aussi par le haut son offre de subs avec le L18. Comme vous pourrez le découvrir dans le film de lancement de P15 à la fin de cet article, ce modèle bénéficie des avancées déjà rencontrées dans le reste de la gamme P+ NEXO en termes d’ébénisterie.

Pas facile à voir, mais une partie est en bouleau et l’autre en peuplier.

Les panneaux sont travaillés à l’aide de machines à commande numérique pour les découpes, défonçages et, une fois l’ébénisterie assemblée manuellement exclusivement à l’aide de colles, polissage.
Deux types de bois sont utilisés, le multiplis de bouleau pour la couche externe et de peuplier, plus léger, pour celle interne.

Les panneaux sont par ailleurs cintrés ce qui permet de gagner en solidité, qualité de rendu et de perdre en poids, tout en proposant des formes beaucoup plus actuelles et une taille très compacte. Deux larges poignées facilitent le transport. Le poids de P15 n’est donc que de 23 kg.

Le coaxial équipant P15. Le guide fixe est un 60°x 60°.

Le transducteur coaxial qui équipe P15 est un modèle spécifique de très haute qualité et sensibilité, équipé d’un unique aimant au néodyme pour le 15” à bobine 3,5” ainsi que pour le moteur équipé d’un dôme de 3”.

Comme P12, P15 peut être utilisé en passif ou en deux voies actives en manipulant un inverseur protégé en face arrière. Le SPL gagne 2 dB en actif avec un gain en termes de distorsion et de cohérence autour des points de filtrage. Le filtre passif est noyé dans de la résine afin d’en protéger les composants des vibrations et des chocs.

L’inverseur est bien protégé des mauvaises manipulations.

Le guide d’onde standard est un 60°x 60° mais il facilement possible de lui adjoindre un guide magnétique optionnel ouvrant à 90°x 40° ou enfin un guide asymétrique dit PS du nom du modèle NEXO emblématique et offrant 60°~100°x 40°.
La plaque arrière contient deux connecteurs Speakon plus un à chacun des deux côtés afin de simplifier le câblage des lignes de wedges ou bien lors d’un montage sur pôle standard 35 mm.

Les deux évents et un flange optionnel, ici le 60°~100°x 40°

Deux évents calculés et dessinés par ordinateur exploitent en mode bass reflex l’onde arrière et réduisent les turbulences et la distorsion à fort niveau.

Les versions d’installation sont disponibles dans des couleurs RAL personnalisées et comportent une grille fixe recouverte de tissu, des points d’accroche universels sur les côtés et le bas de l’ébénisterie et un câble à 2 conducteurs pour l’entrée audio pour assurer l’indice de protection IP54.

Extrêmement puissante, P15 délivre 139 dB SPL en crête en passif et 141 dB en deux voies actives. La bande passante s’étend de 57 Hz à 20 kHz à -6 dB. Les fréquences de coupure entre tête et sub sont au choix de 57 Hz, 85 ou 120 Hz.
L’ampli de référence de ce modèle est le NXAMP4X2 MK2, capable d’en alimenetr jusqu’à 8 en mode passif, mais avec le nouveau NXAMP4X4 MK2 on atteint le nombre de 16 !

Les réserves d’énergie n’ont pas été oubliées par Yamaha, le géniteur de ce beau bébé appelé NXAMP4X4 MK2.

Un nombre quasi indescriptible d’accessoires, fly cases, housses, plateaux à roulettes en plus des guides d’ondes ou flanges existe et facilite l’intégration ou l’accroche de P15, seule ou en cluster avec L18 et quand on parle du loup…

Sub compact passe-bande L18

Le L18 est le complément en infra de P15 et parvient avec un unique haut-parleur de 18’’ à délivrer la même pression que cette dernière. L’ébénisterie bénéficie elle aussi du même travail en double contreplaqué bouleau et peuplier ce qui maintent le poids à 50 kg malgré la charge passe-bande et l’amorce de pavillon.

La finition est appliquée au pistolet sur une caisse parfaitement scellée à la colle et poncée par robot. Trois poignées par côté rendent la manutention facile et rapide. Une paire de Speakon facilitent la mise en parallèle de deux L18 ou bien offrent une sortie vers, par exemple, une P15. Pour laisser respirer ce sub et garantir le meilleur écoulement des deux chambres, la grille avant prend un design alvéolaire très large.

Le Beau & Chic 18 pouces qui anime L18.

Le haut-parleur choisi par NEXO, un 18” à aimant au néodyme avec une bobine de 4,5” est animé par une membrane extrêmement rigide et capable d’un très fort débattement. Son accord dans la charge délivre un rendu très sec, précis et avec un impact important tout en maintenant un point bas à -6 dB de 32 Hz.

Prévu pour combler ou gonfler l’énergie deux premières octaves, la réponse en fréquence est limité par les presets à 120 Hz. Deux fréquences de coupure 85 et 120 Hz sont alignées sur la phase de l’ensemble des autres enceintes NEXO ce qui garantit un raccord parfait avec P15 ou avec, par exemple, n’importe quel autre sub au catalogue. Un preset à faible latence facilite l’utilisation de L18 avec P15 par exemple en tant que retour batteur sur scène.

Le wedge qui lève tous les batteurs, mieux que Danette !

Spécifiquement conçue pour délivrer lui aussi 100% de ses performances avec le NXAMP4X2 MK2, la bobine du L18 présente une impédance de 4 ohms, soit un sub par voie d’ampli. Il va s’en dire qu’avec le NXAMP4X4 MK2, il sera possible d’en aligner le double.

L18 bénéficie enfin de la puissance de calcul embarquée dans les nouveaux amplis NEXO via des algorithmes appelés Advances Dynamic Processing qui adaptent l’excursion max de son transducteur avec le potentiel en termes de voltage de l’ampli, ceci dans le but de délivrer le meilleur son possible, sans risquer de détruire l’équipage mobile.

L18 avec le NXAMP4X4 MK2.


Enfin pour en savoir plus et découvrir à quel point la langue anglaise est maitrisée à Plailly ;0) visionnez le film ci-dessous.


Et rendez vous dans quelques semaines quand le roi virus aura baissé pavillon et le soleil asséché la pelouse de NEXO, pour une écoute de ces nouveautés et qui sait, de la gamme complète des P+ (On appelle ça, une bouteille à l’eau. On n’en manquera pas trop après les fêtes.)

D’autres informations sur le site Nexo

 

PAR leds Cameo Flat Pro G2, RGBWA et IP65

Caméo ajoute la série de PAR led Flat Pro G2 pour l’extérieur à son catalogue. Classés IP65 ces 3 projecteurs multisources à leds RGBWA conjuguent un encombrement minimal et un fonctionnement silencieux pour des applications polyvalentes.

La gamme Flat Pro G2.

La gamme se compose de trois modèles de PAR. Le Flat Pro 7 G2 (7 sources) annonce un flux de 2 400 lumens, le Flat Pro 12 G2 (12 sources) promet 4 300 lm et le plus puissant Flat Pro 18 G2 tire 6 600 lumens de ses 18 sources. Chaque source associe une led multipuce RGBWA de 10 W à un collimateur diffusant un faisceau de 30°.

Classé IP65 pour résister aux contraintes climatiques.

Avec ses 5 teintes de leds, la série Flat Pro G2 permet de produire une grande variété de couleurs saturées et de pastels, et pour assurer l’uniformité de teinte d’un groupe de projecteurs, à la calibration d’usine s’ajoute un mode utilisateur qui permet d’ajuster l’intensité de chaque couleur de led.
La fréquence de la PWM de leur alimentation est réglable de 650 Hz à 25 kHz pour éviter le scintillement de captations vidéo.

Les Flat Pro-G2 se contrôlent en DMX-RDM (de 2 à 14 canaux), en Maitre-Esclave et en Stand Alone, un mode autonome dont le menu propose notamment une fonction EZChase (DMX Delay), pour créer facilement un effet de chenillard sur un groupe de projecteurs sans utiliser de contrôleur DMX. L’afficheur OLED s’associe à des boutons de commande pour naviguer dans le menu.

Cette série s’adresse à de nombreux utilisateurs, les prestataires événementiels qui pourront utiliser le mode autonome pour assurer un éclairage en extérieur, façade de bâtiment ou jardin public, sans commande externe, les semi-pro qui apprécieront les connecteurs XLR-3 broches (in-out) adapté à leur petit contrôleur et tous les professionnels qui devront utiliser un adaptateur XLR-3 vers XLR-5 broches pour les contrôler.

Plus d’informations sur le site Cameo et sur le blog Adam Hall

 

Simon Horn conduit un train magique avec ChamSys

Vu de loin, le train de Noël Steam Illumination ressemble à une bande de lumière en mouvement qui traverse la nuit sombre de la campagne du Hampshire. Pour ceux qui sont à l’intérieur, l’expérience est encore plus magique, car ils se retrouvent plongés dans un tunnel rotatif de couleurs.

Entièrement couvert de sources leds, ce train spécial de 120 mètres de long semble sortir d’un film fantastique de Noël hollywoodien qui prend soudainement vie dans le sud-est de l’Angleterre. C’était le résultat d’une planification et d’un travail acharné de l’association Mid Hants Railway’s Watercress Line et de l’équipe créative qui comprend Simon Horn.

Simon Horn, propriétaire de Purple Lighting dans le West Sussex, était responsable de la conception et de la programmation du spectacle de lumières Steam Illuminations. Il a contrôlé 78 univers à l’aide de sa console ChamSys MagicQ MQ500M et du logiciel MagicVis. « C’est le genre de projet dans lequel vous vous immergez complètement », dit-il. « La Watercress Line se consacre généralement aux visites du Père Noël au mois de décembre, mais cette année, c’était impossible à cause du COVID, alors la fondation a innové.

Horn a passé deux semaines à programmer et quatre mois à effectuer des recherches de fond pour ce show qui impliquait deux trains. Chacun était orné de 14 000 sources (certaines groupées, pour que la console au final gère moins de 10 000 pixels.)
Il a programmé environ 1 000 cues en les décomposant en groupes de cues time codées en interne pour animer les différentes sections : les intervalles entre les stations sur l’itinéraire aller-retour de 32 km ainsi que le temps passé à chaque station.

« J’ai tout programmé sur ma MQ500M, a déclaré Horn. Bien que la conception ait été construite à l’origine sur un autre logiciel, j’ai fini par utiliser le visualiseur MagicVis pour préprogrammer ce spectacle, car il était beaucoup plus stable et plus fluide pour un si grand nombre de pixels. »
La capacité de la MQ500M à gérer un grand nombre de pixels était un avantage dans ce projet. Pour Simon Horn « Sa capacité à créer automatiquement des grilles de pixel-mapping à partir du tracé, m’a sauvé des jours de travail, car ça aurait été presque impossible à gérer moi-même ».
Compte tenu de la taille et de la portée de ce spectacle de lumières, la capacité en canaux du pupitre du MQ500M était un autre avantage. « Dans l’espace limité du train pour la régie, ma console m’a sauvé la vie, car elle a géré les 78 univers sans avoir besoin de racks de traitement externe. »

« La lecture audio embarquée était également essentielle, poursuit Simon Horn. Utiliser la console pour lire le contenu audio signifiait que j’avais besoin de moins d’équipements. C’était agréable et simple d’avoir une solution tout-en-un avec audio et time code. »

En plus de gérer l’exiguïté de la régie, Horn a également dû composer avec d’alimentation et la distribution de données. « Il y a beaucoup de longs parcours de câbles dans un environnement ferroviaire, dit-il. Cela peut nuire à la distribution. Nous avons contourné ce problème en utilisant des modules d’alimentation et des drivers étanches et puissants, conçus pour cette application avec leur système de câblage complexe. »

Gérer ces problèmes a permis à Simon Horn de repousser les limites de la créativité pour les Steam Illumination. Par exemple, il a créé des ambiances immersives et mémorables en créant un effet d’intensité sur le toit d’un côté et sous le train et de l’autre côté. Il en résultait une impression à couper le souffle pour les spectateurs situés à l’extérieur, et un effet de tunnel pour les passagers du train.

Horn a également utilisé ses éclairages pour jouer sur les arbres placés le long de la voie ferrée.
Frappant les arbres depuis les washs placés sous le train, il a créé des ombres de couleurs animées qui hypnotisaient les passagers lorsqu’ils traversaient des zones boisées.
À certains moments, Horn a même créé des chase d’arc-en-ciel, ce qu’il évite normalement.
« Dans le monde du concert, je les considérerais comme les effets de mon premier spectacle de lumière, dit-il. Mais comme c’est Noël je l’ai fait et franchement c’était joli dans ce contexte. »

En combinant un moyen de transport vieux de plusieurs siècles avec une technologie de pointe, cette attraction populaire éloigne les visiteurs des préoccupations quotidiennes de cette année 2020, vers un endroit où la magie des vacances fleurit dans des couleurs vives.

Plus d’infos sur le site Sonoss

Et dans SoundLightUp : La nouvelle console MQ500M à faders motorisés

 

MA 1, le kit micro et soft de calibration par Neumann

Neumann présente MA 1, un micro de mesure et un logiciel pour la calibration et la correction de pièce, conçu spécialement pour les moniteurs de la firme.
Les algorithmes de calibration, développés avec le meilleur institut au monde pour le traitement du signal audio, Fraunhofer IIS, garantissent la meilleure qualité de monitoring possible dans tout type d’environnement, des home studios non traités aux régies professionnelles.

Le système se compose d’un micro de mesure Neumann calibré individuellement et du logiciel correspondant pour Mac et PC.

Ralf Oehl

« La gamme de moniteurs studio Neumann reçoit une très forte demande, jusqu’à plus 60% par rapport à l’année précédente. Les utilisateurs nous disent que c’est parce que nos systèmes ont la meilleure cohérence acoustique sur le marché ; autrement dit, différents modèles génèrent les mêmes résultats de mixage dans des contextes d’écoute variables. L’étape suivante est la correction automatique de pièce », explique Ralf Oehl, CEO de Neumann.

« Avec notre partenaire, le Fraunhofer Institute for Integrated Circuits (IIS), nous ambitionnons de créer notre référence absolue en matière de correction de pièce pour des moniteurs, que cette dernière soit un petit home studio ou bien une grande régie professionnelle. »

L’offre Automatic Monitor Alignment de Neumann est proposée pour l’ensemble des systèmes stéréo DSP de la gamme KH, à savoir les KH 80 DSP, ainsi que les systèmes de monitoring analogiques KH 120, KH 310 et KH 420 combinés avec le caisson de basses KH 750 DSP.

Trois montages en fonction des enceintes et de la présence ou pas d’un DSP à leur bord. Quand ce n’est pas le cas, le sub KH 750 DSP sert de filtre, de processeur et corrige aussi la phase des têtes. Attention, il faut ajouter une interface audio de qualité et un switch au kit MA 1.

Markus Wolff

« Il s’agit d’un système intégré ; tous les composants se combinent parfaitement », explique Markus Wolff, Portfolio Manager. « Ceci nous permet d’opérer des ajustements plus précis qu’avec les solutions de tiers, car nous sommes les seuls à connaître aussi bien les paramètres système de nos enceintes.
De plus, l’Automatic Monitor Alignment utilise de nouveaux algorithmes de calibration qui génèrent une courbe cible qui s’adapte à la pièce et procèdent à des ajustements précis afin de corriger les problèmes acoustiques. Selon les préférences de l’utilisateur, la courbe cible peut enfin être ajustée manuellement. »

Le Automatic Monitor Alignment où le marron est la cible et le blanc est la réponse obtenue. Un sacré résultat soit dit en passant…

La correction de pièce par Neumann : une solution simple à des problèmes complexes

Neumann a mis à profit ses dizaines d’années d’expérience dans la calibration des systèmes de monitoring de studio dans son logiciel. Comme un assistant personnel, il guide l’utilisateur pas à pas dans les mesures et analyse l’environnement d’écoute ; les fonctionnalités superflues ont délibérément été omises. Les données de correction sont stockées et traitées directement dans les systèmes de monitoring Neumann disposant d’un DSP.

L’étape de la prise de mesures. Un seul micro étant disponible, le soft guide pas à pas cette étape essentielle et détermine les emplacements et le nombre d’itérations.

« Cette simplicité d’utilisation est très importante à nos yeux », souligne Markus Wolff. « Une fois l’alignement effectué, le workflow habituel reste intact, mais le son lui est grandement amélioré ! »
Les paires stéréo KH 80 DSP peuvent être contrôlées directement par le logiciel. Toutes les autres paires stéréo, non-DSP, de la gamme KH peuvent être alignées en les raccordant aux sorties analogiques du caisson de basses KH 750 DSP.

Les propriétaires de systèmes de monitoring KH 120, KH 310 et KH 420 bénéficient donc non seulement de basses étendues, mais également de la correction de pièce et, ce qui est inédit, de la linéarisation de la phase de leurs enceintes analogiques.

Le micro calibré MA 1.

Ralf Oehl : « L’Automatic Monitor Alignment MA 1 marque le début d’une nouvelle ère pour le monitoring Neumann. Ceux qui l’ont testé le trouvent très prometteur.
Etape par étape, nous allons parfaire les fonctionnalités pour optimiser l’interface utilisateur dédié actuellement aux seuls systèmes stéréo grâce à des mises à jour. Nous prévoyons notamment l’extension aux systèmes multicanaux. »
Le logiciel fourni avec le MA 1 est compatible macOS et Windows 10.

Le kit MA 1 avec son micro de mesure Neumann est disponible au prix de vente recommandé de 249,00 euros.

Neumann propose également des bundles avec systèmes de monitoring KH et ensemble de mesure et correction MA 1 :

– Monitor Alignment Kit 1 (1x KH 750 DSP + outil MA 1)
– Monitor Alignment Kit 2 (2x KH 80 DSP + outil MA 1)
– Monitor Alignment Kit 3 (2 x KH 80 DSP + 1x KH 750 DSP + outil MA 1)


D’autres informations sur le site Neumann

Robe Tetra2. La lame de lumière créative

Les grandes lames de lumière générées par des barres de leds motorisées en tilt se sont vite imposées comme une nouvelle voie d’effets scéniques. Couplées les unes aux autres pour faire des lignes continues de plusieurs mètres elles apportent au monde de la lumière des possibilités très séduisantes. Voici à l’essai la version très performante de Robe, la Tetra2.

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L’engin se présente sous la forme d’une barre d’un mètre de long, de 10 cm de large pour une hauteur totale, socle et tête, d’une petite trentaine de centimètres. Motorisée, la tête pivote en tilt sur 210° (± 105° de chaque côté de la verticale). Des petits bras aux extrémités assurent les liaisons et la motorisation. L’ensemble pèse 18 kg.

Les 18 sources RGBW de chacune 40 W sont soumises à deux zooms indépendants pour modeler le faisceau de 4 à 42°. Pour être très précis, on peut considérer qu’il s’agit de deux sections de 9 faisceaux, dont de nombreux paramètres peuvent être gérés indépendamment.

Action du zoom sur les deux secteurs.

Cette barre est une déclinaison du Spiider dont elle reprend les sources et en particulier l’effet flower, ici localisé en deux endroits. Elle existe sous la référence Tetra1 en demi-format de 50 cm de long avec un effet flower au centre.
Le Tetra2 va permettre à l’éclairagiste de créer des sources linéaires de grande longueur en couplant mécaniquement des modules sans séparation visible. L’alignement est quasi parfait et offre des possibilités pour sculpter l’espace de différentes façons.

La gestion des couleurs se fait en RGBW et offre une palette riche et complète. Un mode émulé « CMY » peut être engagé en DMX par le canal de contrôle. Le contrôle DMX des couleurs donne l’accès à une palette reconstituée de nombreuses teintes de standard « gels », ainsi qu’une simulation de températures de couleurs chaudes.

Les couleurs purement RGBW.

Emulation CMY.

Effet flower !

Sur le Tetra2, on trouve deux effets flower indépendants. Un au centre de chaque demi-section. Cet effet, avec ces fins rayons multiples et éclatés, se déploie et prend forme à l’ouverture du zoom. Zoom serré, le faisceau concentré reste contrôlable indépendamment.

L’effet flower en mode full couleurs, avec zoom fermé, avec zoom ouvert.

Chaque flower, contrôlable en dimmer et en RGBW, dépend cependant du dimmer général de l’appareil. En mode toutes couleurs déployées, l’effet est multicolore, laissant apparaître les 4 couleurs des sources qui le composent.
La modulation des couleurs permettra de faire apparaître certaines couleurs seules, ou des mixages de couleurs apparaissant non pas sous la forme d’une teinte globale mais de différents faisceaux. Chaque flower peut tourner sur lui-même, à la manière d’un gobo tournant.

Différents effets de couleurs sur les flowers.

Une histoire de couleurs, mais aussi de pixels…

Tout l’intérêt du Tetra2 réside dans ses capacités à générer des animations volumétriques. Et la linéarité de l’affaire prend aussi tout son sens dans la façon dont on va pouvoir gérer toutes ces sources. Et c’est là qu’arrive une notion essentielle : l’utilisation de chaque source comme un pixel.
Notre Tetra2 peut offrir virtuellement sa surface de pixels pour restituer deux couches bien distinctes : principalement un background assimilable à une couleur de fond géré en DMX, et une couche pixels qui va permettre de créer des effets d’animation depuis Arkaos via le protocole Kling-Net.



Des banques d’effets préprogrammées (Patterns) disponibles dans la machine, peuvent aussi être animées et envoyées directement depuis la console DMX à la manière d’un générateur d’effets, tel qu’on peut le connaître sur de nombreuses machines composées de sources matriçables.
Ces patterns sont nombreux et variés, permettant des défilements de points, de lignes, et pouvant être animés dans des directions différentes, avec des vitesses variables et la possibilité de mise en « fade » (en transition progressive) des différents secteurs colorés.

Pattern d’effets et jeux de couleurs.

Pattern d’effet défilant sur deux couches (un background bleu et un effet rouge).

L’utilisation de dégradés multicolores peut s’avérer particulièrement spectaculaire, et prendre des aspects très différents. On peut envisager d’envoyer des mélanges de couleurs, mais aussi de noir pour créer des effets de séparations de faisceaux très impressifs.

Dégradés de couleurs magnifiques.

L’usage des deux zooms indépendants est également un élément essentiel. Leur amplitude va de 4° à 45°. Serrés, ils produisent une lame de petits faisceaux serrés les uns aux autres très finement.
Leur ouverture légère lisse visuellement cet alignement de faisceaux pour en faire un rideau de lumière absolument homogène, et leur ouverture large peut offrir des capacités de lumière « flood » très efficace, à la façon d’un blinder. La rapidité de leur déploiement est suffisante pour envisager de réaliser des effets visuels inattendus et riches.

Evolution du zoom.

Position et mouvement

La motorisation en tilt de notre grand Tetra2 permet d’envisager la création de larges « nappes » de lumière : grandes ouvertures, effets de faux plafond ou murs de lumière. L’amplitude de 210° est suffisante pour atteindre tous les angles réellement utiles au déploiement des effets les plus amples. Le déplacement est fin et lisse, et ou très rapide si besoin.

Démontage

Le socle renferme les modules d’alimentation et l’électronique de gestion DMX. A une extrémité, loge le moteur de tilt via une courroie et une poulie. Sur l’un des deux grands côtés de la base, se trouve l’afficheur à écran tactile accompagné de boutons de navigation : on a le choix. Le menu est un labyrinthe, qui offre beaucoup de possibilités de configurations !

Afficheur tactile et touches de navigation.

Devant les trappes de ventilation de la base, un filtre anti-poussière se démonte facilement par simple grille clipsée.


Les connecteurs.

Les connecteurs sont répartis en deux pôles aux extrémités du Tetra2. Alimentation sur powerCON True1, entrée DMX en XLR 5 et Ethernet sur RJ45 d’un côté, report d’alimentation en True1, (une Tetra2 consomme environ 600 W), sortie DMX et RJ45 de l’autre côté.

L’arrière avec le blocage de tilt, 3 ventilateurs chargés du refroidissement des sources et sur le flancs, les 2 trous pour l’assemblage.

Sur les flancs, deux petits trous permettant de couplage les barres entre elles, via des ergots métalliques qui sortent par l’action d’un loquet situé derrière le bras. Les ergots d’une barre s’emboitent dans les trous de la barre suivante mais n’assurent pas de blocage mécanique.

Dans la tête, les deux ensembles de neuf lentilles sont montés chacun sur un carter qui peut circuler d’avant en arrière sur deux longues vis suivant le principe de la vis sans fin. En complément, deux tiges lisses guident précisément la circulation de chaque carter garantissant un mouvement parfaitement rectiligne. C’est ainsi que fonctionne le zoom.

Un des deux carters de 9 lentilles / zoom.

Au fond de la tête, les 18 sources leds RGBW de 40 W sont déployées sur toute la longueur, chacune associées via un guide de lumière à une petite optique. Les deux effets flower disposent d’une potence motorisée qui permet de jouer avec ou sans ce filtre diffusant.

Source LED associée à son effet flower rotatif et son filtre diffusant, ici basculé hors champ.

Avec le filtre, le faisceau est identique aux autres, et sans le filtre, les faisceaux directement focalisés permettent de créer l’effet flower.
C’est également à ce niveau que se gère l’effet rotatif du flower, la lentille de focalisation est montée sur un barillet, comme pour un gobo tournant. Un genre de « gratting » rotatif.

Sous la machine logent deux emplacements pour les deux systèmes d’accroche. Ils sont constitués de 2 grandes tringles d’environ 30 centièmes qui s’attachent par 3 camlock.

La base, vue de dessous et les tringles de fixation.

Ils montrent un rainurage qui permet d’ajuster, oh joie, le point de fixation des clamps à la façon d’un oméga déportable, mais encore plus long. Le positionnement de Tetra2 sur n’importe quel type de pont sera donc facile.
Aucune jonction de pont ou entretoise ne pourra être un obstacle. Et tant mieux car il ne peut être question de rompre un assemblage linéaire ! Un espace d’accroche pour l’élingue de sécu vient compléter ce dispositif.

Contrôler les Tetra2

La machine reçoit les protocoles DMX-RDM, Art-Net, MA-Net, MA-Net2, sACN et Kling-Net en filaire, XLR5 ou RJ45, ou sans fil Lumen Radio en option.
Pour la piloter en DMX, la machine propose plusieurs modes, 6 pour être précis : 34, 56, 97, 115, 110, et 128 canaux…

Les faisceaux de flower en jeu de couleurs et de zoom.

La tetra2 nécessite une console évoluée et un certain temps d’apprentissage pour être apprivoisée. Le plus petit mode demande à considérer le projecteur comme plusieurs machines. (Pour faire simple, envisagez plusieurs « icônes » ou « groupes » de machines pour une seule barre). Aucun mode ne permet de l’utiliser de façon simplifiée. Il vous appartiendra peut-être de bidouiller une librairie un peu exotique pour un usage simplifié (je m’y suis même essayé, c’est possible).

Mais Robe prévoit de toute façon même avec son mode 1 de 34 canaux, une gestion indépendante de certains paramètres : plusieurs dimmers, plusieurs RGBW. Donc, la gestion n’est pas simplissime. Les geeks vont s’amuser. Il est dommage que Ce mode le plus réduit ne donne pas accès aux patterns internes générant des effets.
Ce mode basic permet de gérer une couleur « background » en RGBW qui est la couleur de base de la barre (avec un dimmer, donc) avec son canal d’émulation de CTO, et ensuite, les deux « flowers » eux aussi indépendants en RGBW et un dimmer. Un master dimmer, deux zooms, et les fonctions de contrôle viennent compléter les paramètres pilotables.

Deux Tetra2 couplés au sol avec effets de zoom.

C’est le mode 2 qui donne accès à un certain nombre de canaux de Patterns (choix, vitesse, fade, etc.) et à des gestions en 16 bits (donc sur deux canaux) de certaines fonctions.

J. Morel dans le faisceau d’un Tetra2.

Les 4 modes suivants développent des indépendances de fonctionnement entre les différentes leds, utilisant pleinement l’individualité des pixels, et permettent d’utiliser la Tetra2 comme unité matriçable et disposant de capacités de mélanges entre un effet de pixel et un fond de couleur. Le mode le plus étendu, à 128 canaux gère tout indépendamment et en haute résolution.

Le canal « color mix control » sert à définir des priorités aux informations de couleurs et la façon dont les rayons (ici vus comme des « pixels ») vont y réagir. Çela devient particulièrement intéressant en mode étendu puisqu’on peut travailler sur plusieurs couches (background et pixels).

Le color mix control va justement permettre de donner la priorité par exemple à un effet d’animation en pixels, qui pourra être soustrait ou ajouté à ce qui va être envoyé dans le background. Tout dépend de la façon dont on veut que l’effet apparaisse, et de la façon dont l’un doit venir prendre le pas sur l’autre (très intéressant en concert lorsqu’un opérateur devra avoir « la main de l’éclairagiste » qui tranche et décide au fader ce qu’il choisit de laisser passer des médias par rapport à sa lumière).
Ça peut être tout aussi bien l’inverse. Il existe aussi des modes de fondus entre les couches… Plus d’une dizaine de modes de contrôle peuvent être définis et changé à volonté tout au long de la conduite lumière, suivant les besoins. Cette gestion, parfois complexe à appréhender, nécessite un peu de réflexion et d’entraînement car les possibilités sont très étendues.

Utilisation du Tilt sur ensemble de deux Tetra2.

Le canal « control » permet de faire tous les resets possibles de la machine, mais également de configurer à distance les modes de ventilation, les courbes de dimmer, les modes de gestion de couleur, et différentes émulations de sources tungstène. C’est aussi sur ce canal qu’on peut activer ou désactiver le Kling-Net qui interprète directement les données d’un système Arkaos.

Effets avec les flowers et différentes couches de couleurs.

Deux canaux sont dédiés au réglage de la fréquence de l’alimentation pour éviter le scintillement de captations vidéo. Un canal détermine un choix de fréquence entre 300 et 600 Hz, et un canal permet d’affiner.

Les performances

En faisceau serré, Robe annonce un éclairement à 5 m de 14 600 lux et un flux de 5831 lumens. En faisceau large : 1333 lux et 8439 lumens.

Un drôle d’oiseau rempli de potentiel

Le Tetra2 est vraiment intéressant. Cette machine est a priori la plus puissante dans cette catégorie, et la plus complète en possibilités d’effets. Toutes ces caractéristiques lui assurent une présence sur de nombreuses belles réalisations.
Si l’accès à tous les paramètres déployés de façon exhaustive permet d’envisager des utilisations très pointues et ultra-créatives, on peut juste regretter un peu que cette gestion n’ait pas trouvé une possibilité de contrôle alternative vraiment simplifiée pour un usage rapide. Il n’en demeure pas moins que cette excellente machine devrait contribuer à offrir aux yeux du public, de très belles choses à voir.
On attend avec impatience de la trouver dans les parcs des loueurs. Car sur certains beaux kits, elle fera une rude différence…

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France


J’aime :

  • Les effets de lame
  • Les couleurs

Je regrette :

  • L’absence d’un mode de contrôle vraiment simple et efficace

Tableau général

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DNEG et Brompton Technology forgent de nouvelles production virtuelles

DNEG est une des principales sociétés d’effets visuels et d’animation au monde. Elle a été récompensée par cinq Oscars pour les meilleurs effets visuels d’Inception, Interstellar, Ex Machina, Blade Runner 2049 et First Man.
En 2013, une branche TV, mise en place pour étendre son offre, a connu une croissance exponentielle en corrélation avec le boom des services de streaming comme Netflix, Amazon Prime et Apple TV Plus. Poussée par l’impact du COVID-19, la société a développe aujourd’hui son offre de production virtuelle en étroite collaboration avec Brompton Technology.

L’intérêt accru de DNEG pour ce domaine et son développement dans les séries TV en plus de son apport auprès du cinéma, impliquaient la création d’un nouvel environnement de studio interne. « Nous voyons de plus en plus de cinéastes s’intéresser aux possibilités de développement apporté par la production virtuelle, explique Paul Salvini, directeur technique monde chez DNEG. Cet intérêt s’est intensifié ces derniers mois en raison de la distanciation sociale imposée sur les plateaux pour assurer la sécurité de tous. Notre équipe a été ravie de travailler avec Brompton du fait de son expertise et de notre passion commune pour l’excellence et l’innovation. »

Au cours des neuf derniers mois, l’équipe de Brompton a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de DNEG, et en particulier le chef de la production virtuelle Isaac Partouche.
« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec toute l’équipe de production virtuelle de DNEG depuis le début pour leur apporter une compréhension approfondie afin qu’ils puissent tirer le meilleur parti de leurs panneaux LED sur le plateau », raconte Adam Callaway, le chef de projet technique de Brompton Technology.

C’est Isaac Partouche qui a centralisé les exigences en termes de mise en scène virtuelle de DNEG pour ses prochains tournages et il était important d’avoir Brompton sur le plateau avec l’équipe. « Les processeurs Tessera SX40 4K ont été un excellent ajout à notre configuration de production virtuelle», déclare Isaac.
« Le traitement de l’image est incroyablement rapide, les options« Genlock » synchronisent correctement le contenu sur le volume des leds avec une latence nettement inférieure. En utilisant les outils d’étalonnage dynamique Hydra de Brompton, nous pouvons obtenir les meilleurs résultats HDR possibles du mur. »

Les besoins technologiques de DNEG ont évolué rapidement afin de répondre à la demande des clients, et la société a déjà pu fournir ses services de production virtuelle pour la nouvelle interprétation de Kenneth Branagh pour Death On The Nile, pour celle d’Andy Serkis dans la suite du blockbuster Venom, ainsi que pour le remake très attendu de Dune par le réalisateur Denis Villeneuve.

« Nous avons également récemment effectué de nouveaux tests de volumes de leds », poursuit Isaac Partouche. « Brompton était très étroitement impliqué dans ces domaines, et le traitement Tessera a véritablement facilité notre configuration pour lui donner une belle apparence.
Les premiers tests ont été réalisés aux Dimension Studios à Wimbledon (les images de notre test Gunslinger, tournées par notre directeur créatif Paul Franklin, sont en ligne,) et nous avons effectué d’autres tests à plus grande échelle aux Shepperton Studios. Nous avons également un laboratoire de création en interne, pour démontrer la faisabilité de ces techniques. »

Cette configuration interne a permis à DNEG de pousser la technologie pour voir exactement jusqu’où il était possible d’aller lors d’un tournage en plateau.
« Travailler avec Brompton a été passionnant», conclut Isaac. «Les produits Brompton font désormais partie intégrante de notre capacité à créer des mondes et des environnements en temps réel, ce qui nous permet d’inventer une nouvelle façon de travailler et de donner à nos partenaires de réalisation ainsi qu’à nos équipes de création la liberté de laisser libre cours à leur imagination.»

Plus d’informations sur le site Brompton Technology

 

ETC lance le SolaFrame Studio High End

Refroidi par Convection naturelle, le nouveau Spot à couteaux SolaFrame Studio assure un parfait silence de fonctionnement dans la lignée du SolaFrame Theatre qui a su séduire les théâtres, auditoriums et studio, autrement dit tous les allergiques à la moindre nuisance sonore.

Le Spot/Découpe SolaFrame studio s’inscrit dans la gamme des moyennes puissances avec un moteur de leds blanches de 300 W à IRC élevé, 5700 K, capable de produire 10 000 lumens en sortie.

Equipé de nombreuses fonctionnalités, il produit un faisceau très homogène et une grande variété de couleurs à partir d’un format compact. Son système optique est composé de 13 lentilles pour un zoom 5,5° – 57°, et bénéficie du système breveté Lens Defogger (anti-buée).

Ce projecteur motorisé reçoit une trichromie CMY et d’un CTO linéaire, une roue de 7 couleurs, un système de 4 couteaux à fermeture totale, un iris à 16 volets, un frost doux et en option un heavy frost (à la place du prisme), une roue de 7 gobos tournant, une roue d’animation et un prisme linéaire.

Le SolaFrame Studio à gauche est beaucoup plus compact et moins lourd que le SolaFrame Theatre à droite.

Matt Stoner, le chef produit des projecteurs asservis chez ETC, déclare : « Le SolaFrame Theatre est considéré par nos clients comme un projecteur exceptionnel. Ils nous ont souvent fait part de leur souhait d’avoir une version plus petite pour mieux répondre aux besoins de nombreux lieux nécessitant des asservis sans ventilateurs.
Le SolaFrame Studio est notre réponse à leur demande. Avec son panel de fonctionnalités et son encombrement réduit, il prolonge le silence qui a rendu célèbre le SolaFrame Theatre. »

La roue d’animation.

Tania Lesage, responsable de la marque en Europe, ajoute :
« Grâce à une technologie pionnière dans les projecteurs asservis et plus récemment dans les projecteurs LED, notre expertise en matière de projecteurs « sans ventilateurs » est reconnue partout dans le monde, le SolaFrame Theatre ayant été adopté dans des lieu de renom. Nos années d’expérience, d’expertise technique et de service client sont ici réunies dans ce nouveau SolaFrame Studio, que nous sommes fiers d’ajouter à notre catalogue. »

Vidéo de présentation


Plus d’infos sur le site ETC France et sur le site High End

 

Mobilisation Nationale aux Invalides lundi 14 décembre

Les jours passent et l’événementiel encaisse en silence. L’épidémie a toujours le dernier mot, le spectacle joue son plus mauvais rôle et les aides qui ont porté la filière de l’événementiel semblent devoir se tarir de l’aveu même de la ministre du Travail Elisabeth Borne.
La prolongation jusqu’au 31 janvier de l’activité partielle à taux plein sonne comme un enterrement de première classe et un saut dans le vide, alors que rien ne permet de croire que le virus aura été maté à cette date.

Plus que jamais il est vital que la filière de l’événementiel, les fabricants et distributeurs de matériel, mais aussi les indépendants et les intermittents se joignent à cette mobilisation initiée par l’UMIH et le GNI et accompagnée par le Synpase et Lévénement.

Nous avons besoin d’être soutenus plus longtemps. Le virus plus fort que la politique, qu’elle remet systématiquement en cause, rend l’année 2021 illisible et extrêmement périlleuse pour un grand nombre d’entreprises.
Si nous voulons sauver nos emplois et pouvoir être prêts pour le vrai redémarrage à la rentrée 2021 une fois la couverture vaccinale assez solide, il faut le dire haut et fort lundi. Tous ensemble.

Habillez-vous en rouge, la couleur de la filière événementielle, nos amis de l’UMIH seront en bleu, et convergez place des Invalides à Paris, lundi 14 décembre à partir de 13 heures, pour une mobilisation pacifique et statique où de nombreuses prises de parole, d’échanges avec la presse et d’animations rythmeront l’après-midi.
Ce rassemblement devra respecter les gestes barrières et le masque sera obligatoire.

On vous attend toutes et tous, rouges de passion !

Plus d’informations sur :

– #laisseznoustravailler
– Le site Synpase

 

De Préférence au Panthéon

Vous y avez assisté devant votre écran, aucun suspense n’est donc nécessaire. Même après de longs mois d’inactivité forcée, les diverses équipes techniques appelées pour cet événement télévisé en direct, ont assuré.

L’accueil de la Police a été courtois dans un Paris confiné et endormi en ce matin du 11 novembre 2020 à notre arrivé près du Panthéon qu’on devine dans la brume.

Nous avons pu passer la journée entière sur site et suivre de près le travail de De Préférence, le spécialiste des gros coups bien stressants, en compagnie d’Alain Français, toujours sur le pont malgré la cession de sa société.

Plus précisément De Pref a conçu et dirigé l’ensemble du son avec captation et mixage face, retours et médias (TV, radio et ministères) mais a aussi géré et fourni l’interphonie de l’ensemble du dispositif, y compris TV.
Impact s’est chargé de la diffusion extérieure, de la distribution électrique ainsi que de l’éclairage. RFtransmission a géré pour le compte de De Pref les liaisons HF et Lumex a fourni l’énergie. Pas moins de14 techniciens sur site plus une seconde équipe qui est venue prêter main forte au démontage, ont oeuvré sur la partie son.

Dos au Panthéon, une partie de l’équipe Panthé-son avec, de gauche à droite Bernard Scyeur de RF, Gabriel Fitzner de RF, Loïc Lecoeuvre, Antoine Sourisseau, Timothée Soubien, Jean-Marie Legoff, Sébastien Pavageau, Alain Français pour De Pref et Ludo Labbé d’Impact.

Fil rouge de cette Panthéonisation, la diminution des jauges et la simplification de certaines parties de la cérémonie. Comme nous le dit avec humour Alain, on est passé de la présence d’un nombreux public sous des tentes à un petit public, puis aucun public, juste 30 invités qui ont fini par intégrer le Panthéon.

Une des antennes fibrées déployées par RFtransmission pour répondre au cahier des charges de De Pref.

La diffusion en K2 initialement prévue s’est transformée en une paire de 112P à l’extérieur, et à l’intérieur, on ne retrouve qu’une paire de Syva et quelques colonnes MA 12 Yamaha, sans oublier une X8 pour les retours d’Emmanuel Macron.
La captation même si amputée de plusieurs liaisons rendues inutiles par la réduction du nombre des musiciens et choristes ou le passage en statique et donc filaire de leur performance, présente quelques belles trouvailles comme d’avoir recours à des réseaux d’antennes sur fibre pour couvrir l’ensemble du dispositif.

Laissons la parole à Alain pour les décrire brièvement

Alain Français : Des musiciens seront positionnés à l’angle de la rue Soufflot et Saint Jacques. La captation est effectuée à l’aide de statiques sur perche haute et une stage box fibrée est en place.

Une image de la cérémonie avec le cercueil de Maurice Genevoix dos à l’orchestre, remontant la rue Soufflot le long d’une passerelle en bois tapissée d’une fine moquette réduisant la sonorité des pas.

Les porteurs du cercueil de Maurice Genevoix disposeront de récepteurs et de ear monitors afin de garder le tempo et entendre les tops.
Deux d’entre eux auront en plus dans leurs bottes un micro sur un pack émetteur afin de nous donner à la console un repiquage des pas qu’on utilisera ou pas dans le mix final.
Au moment même où Alain nous raconte cette trouvaille, on lui annonce que de la moquette a été posée sur tout le trajet du cercueil…

Au cœur du Panthéon

Elle a pris un sacré coup de jeune la maquette du Panthéon puisqu’on devine à gauche, enfermée dans une cage de coton griffé, la régie son où a pris place la PM5 Rivage.

Pour continuer cette description, nous prenons en sa compagnie la direction de la régie son cachée dans la Salle de la maquette de Rondelet où aboutissent toutes les fibres en provenance des différents stage boxes.
Deux chefs d’orchestre s’y trouvent, l’un de chair et l’autre de son : Olivier Gascoin et Yamaha Rivage PM5.

SLU : Elle est déjà rentrée chez vous cette console ?

Olivier Gascoin : Nooon, on l’a eue en prêt par Yamaha France pour cette opération. Cela dit, du Yam on en a beaucoup chez De Pref ce qui a facilité la prise en main de ce nouveau modèle. La possibilité via des cartes enfichées dans le moteur, de constituer précisément la configuration nécessaire, la rend très pratique et puissante.

La distribution audio de la cérémonie du Panthéon, un synoptique dû au talent de Loïc Lecoeuvre qui en est le Chef de projet.

SLU : Combien de stages avez-vous répartis sur le site de cette opération ?

Olivier Gascoin : Il y en a 4. Un Rpio 622 connecté en TWINLANe est localisé là où l’on effectue la prise de son orchestre avec le plus de micros. Deux RIO3224 sont dans le Panthéon même, à cour et jardin, et un dernier RIO1608 a été installé dans la tente régie extérieure qui abrite la HF.

Olivier Gascoin qui a tenu la console et derrière lui Loïc Lecoeuvre sur la PM5.

A part le Rpio qui arrive à la console en Twin, le reste des fibres véhicule du Dante. Nous avons pour ça nos switchs maison qui rentrent en RJ et repartent en fibre avec plusieurs VLAN.
On maîtrise cela depuis longtemps. Sur papier le réseau semble assez simple mais entre les stages et la régie, on a de grosses longueurs de fibres avec des brins atteignant les 400 mètres.


RCS avec une partie des micros en ligne. On reconnaît les Sennheiser derrière le module de préamplification et conversion MZD 8000 et les Neumann avec le module numérique KM D.

SLU : Je vois RCS, le soft Neumann ouvert, votre captation est numérique ?

Olivier Gascoin : Nous avons des micros Neumann et Sennheiser pour l’orchestre.
Ils ont nécessité de tirer une seconde fibre pour pouvoir les télécommander avec la DMI-8 via un tunnel en Ethersound où l’on ne passe que les ordres, mais aussi d’avoir une commande LA Network Manager via des bornes WiFi.
On affiche par le biais du RCS les 8 micros sur lesquels on a la main et surtout on les « voit » vivre, ce qui est rassurant.

SLU : Quel signal livrez-vous au car TV ?

Olivier Gascoin : Un mix complet, un mix minus Président et le Président seul sans passer par notre console, une sécu indispensable si on tombe ou si notre son ne convient pas.

Alain Français : C’est une demande de l’Elysée.

SLU : A quoi sert la platine CDJ dans votre régie ?

Olivier Gascoin : Elle nous sert à envoyer le prologue, un morceau qui lance la cérémonie. D’autre part, au cours du filage, on peut jouer directement des parties sans attendre le magnéto du car régie. On appelle des fichiers sur une clé USB. L’avantage de cette platine est sa précision de calage et sa fiabilité. On en a beaucoup chez De Pref.

La régie d’Olivier avec tout à gauche, son player de sons en forme de platine DJ ! On voit distinctement les fibres arriver dans le moteur RX, placé sous la surface.

SLU : Les retours partent d’ici.

Alain Français : Oui, et cela a aussi été modifié et très simplifié au fil de l’évolution du projet. Le Président dispose d’une X8. Le chœur a une petite diff en MA 12 pour qu’il puisse entendre le discours d’Emmanuel Macron. Les deux acteurs qui lisent leur texte auraient dû avoir des ears mais n’en auront pas. Le chef d’orchestre n’en aura pas non plus. En revanche, deux des porteurs du cercueil sont équipés afin de garder un tempo régulier.

SLU : Avec l’ambiance naturelle du Panthéon, ajoutez-vous des effets ?

Olivier Gascoin : Oui. J’ai une TC 6000 avec un moteur pour l’orchestre qui est en extérieur et un autre pour les chœurs mais pour le reste, les divers micros présents captent suffisamment d’ambiance pour ne pas avoir besoin d’en rajouter.

Alain Français : On a tout de même placé une paire de canons courts MKH 60 Sennheiser autour des Chœurs de l’Armée Française pour faire de l’air mais qu’on ouvrira très peu.
Le Panthéon est sonore et on a baissé les Syva et MA 12 pour éviter le l’exciter. On travaille le plus possible en acoustique pour livrer à la télé le meilleur son possible.

Discrète et pratique pour un renfort vocal, la MA 12 de Yamaha employée ici pour donner au chœur un retour sur le discours du Président.

La bonne surprise de L-Acoustics très prisée pour son look et sa puissance, Syva et Syva Low.


SLU : Vous enregistrez pour vous la cérémonie ?

Olivier Gascoin : Bien sûr. On enregistre tout ce qui rentre et tous ce qui sort de la console. En cas de pépin on peut remonter plus facilement à la cause. On a patché à peu près 70 lignes sur la PM5 dont 40% ne serviront pas ce soir. Comme il faut pouvoir réagir vite, on a tout laissé en place, au cas où.
J’ai par exemple un multi à 4 paires pour les deux micros du Président et les 4 voies sont configurées. On a aussi deux HF main prêts. Toujours en termes de sécurité, nos fibres sont des Quad, donc on a des brins disponibles. Et si on perd une fibre entière, on a tiré du spare qu’il suffit de brancher.

Une vue des slots du moteur de la console.

SLU : Comment est configuré le moteur DSP de la console et quel est le modèle ?

Olivier Gascoin : C’est le nouveau RX qui offre 120 entrées, 48 mix, 24 matrices et deux mix généraux stéréo.
On a inséré deux cartes Dante HY144-D, une principale qui récupère tous les flux et la seconde qui ne s’occupe que du Virtual Check et enfin la carte TWINLANe HY256-TL.
En termes de sorties on est à 36 mix plus 13 matrices dont une pour l’Elysée. Afin de répondre à ta question, on aurait été limite avec une CL5 et c’est pour ça que nous avons demandé à Yamaha de nous prêter la PM5 Rivage.

SLU : Comment gères-tu les niveaux de sortie de l’ensemble du dispositif ?

Olivier Gascoin : Les sorties stéréo de la console ne servent pas. Toutes les entrées partent dans des bus, les chœurs, les pas des porteurs, le Président, les acteurs, les machines etc. Et le tout est routé dans des matrices. On a typiquement une matrice pour le car TV et une pour la diffusion, ce qui me permet d’envoyer des niveaux différents en gardant un mix global identique.
La chorale par exemple est envoyée à faible niveau dans le Panthéon puisqu’elle se trouve physiquement à côté du public, là où elle dispose d’un niveau nominal à l’antenne. (Il regarde sa console, elle est à -12dB par rapport aux autres sources)

SLU : Quel est ton recul avant accrochage ?

Olivier Gascoin : J’ai de la marge. J’ai beau avoir une des Syva à côté des choristes qui portent tous un tour de cou omni HF, comme on joue doucement, ça passe. Il ne faut pas oublier que, même si ce soir on travaille essentiellement pour la TV, on fait de la sono donc je vérifie toujours où est mon point limite.

SLU : Qui choisit les micros du Président ?

Olivier Gascoin : La présidence (sourire). En général ils demandent deux Shure SM57. Dernièrement ils sont passés à des Audio-Technica car ce sont ceux qui résistent le mieux aux perturbations HF des mobiles qui cherchent le réseau. On leur a proposé une paire de Schoeps, et après avoir convenu que le rendu sonore est supérieur et avoir testé avec succès la pollution à l’aide d’un téléphone, ils ont donné leur accord.

Le podium du Président avec ses Schoeps, son X8 et sa paire de drapeaux soigneusement éclairés.

SLU : Comment gères-tu les deux micros du PR ?

Olivier Gascoin : Typiquement on en prend toujours un seul à la fois, l’autre est ouvert mais très atténué. C’est pareil voire encore plus sensible avec deux micros cravate. Mais maintenant il y a Dan (rires) ! On laisse faire le plug Dan Dugan dans la console. Je suis moins fan quand il y a beaucoup de personnes, mais pour faire le suivi de deux capteurs c’est très bien, d’autant qu’on insère le plug en post.

Si j’ai un problème sur un micro, une ronfle par exemple, dès que je le ferme à la console, le Dugan ne voit plus rien et donne tout le gain au second. C’est un processeur analogique sans reconnaissance de la nature du signal. C’est rapide et bien géré, mais ça ne travaille que sur du niveau SPL. C’est primordial d’avoir toujours la main dessus.

Une des 108P L-Acoustics, bien adaptée aussi à ce type d’écoute broadcast et capable de lâcher les chevaux si besoin est.

SLU : Tes écoutes 108P on les voit moins en TV.

Olivier Gascoin : C’est normal, on doit avoir une cohérence avec les enceintes que nous employons pour sonoriser, en majorité du L-Acoustics, même si c’est vrai que sur cette opération, on travaille essentiellement pour alimenter l’antenne. On s’est posé la question avant de partir et j’aurais pu prendre des marques plus broadcast, mais si nécessaire, ils ont toute latitude pour corriger dans le car régie.

SLU : Avais-tu déjà manipulé la gamme Rivage ?

Olivier Gascoin : Nous avons eu une PM10 quelques fois en prêt depuis qu’elle existe, mais son prix la rend inabordable pour nous. La PM7 avec son moteur intégré nous intéresse moins, en revanche la 3 ou la 5 correspondent bien à nos besoins. La PM5 est un très bon compromis taille/poids/puissance/prix et avec ses trois écrans, elle est très fonctionnelle. Je pense que quand la vie sera redevenue normale, on franchira le pas. Là ce n’est pas tout à fait le moment encore de bouger une oreille (rires).

SLU : En plus vous connaissez Yamaha par cœur ou presque…

Olivier Gascoin : Ahh on n’en manque pas (rires). Le temps d’adaptation est très court pour passer des CL à ce modèle, la différence de prix est acceptable et surtout la CL est aujourd’hui un produit vieillissant. Cette nouvelle gamme arrive à point nommé.

SLU : Les changements sont habituels on imagine dans ce genre d’événements, au-delà du respect des normes sanitaires.

Alain Français : Oui, il arrive que ça bouge. C’est pour ça que l’on fait un briefing tous ensemble quelques heures avant le direct pour bien mémoriser le schéma général, mais on attend toujours la dernière conduite que la script nous apporte (et qui arrivera moins d’une heure avant le début du direct).

Le briefing tout de suite après déjeuner, avant que chacun ne rejoigne son poste.

Certains changements apportent même, comme ici, une amélioration du rendu artistique d’une pièce importante qui va être la musique à l’arrivée du cercueil de Maurice Genevoix. L’arrangement a été modifié avec un seul tambour et la priorité donnée aux cuivres avec une belle rondeur en bas due aux trombones qu’on entend rarement jouer ainsi, soutenus par les soubassophones.

SLU : Qui est le producteur de cet événement ?

Alain Français : C’est Shortcut Evénement avec qui j’ai déjà eu la chance de travailler lors de nombreuses autres cérémonies au Panthéon et aussi lors d’autres institutionnels.

La moitié des Boléro Riedel en pleine séance de muscu de leurs batteries.

SLU : Comment est articulée votre offre d’intercom ?

Alain Français : Nous avons beaucoup investi depuis 2 ans. On a un très gros parc de Bolero de Riedel, 80 unités en DECT.
Pour cette opération, nous avons déployé 30 packs pour les équipes terrain, lumière et son et 30 pour celles télé qui nous ont demandé de prendre en charge leur intercom.

Une des antennes intérieures de l’interphonie Riedel. Chacune d’entre elles accepte 10 packs. Bien entendu d’autres sont placées à l’extérieur pour couvrir tout le dispositif.

L’avantage de ce système est sa simplicité et sa qualité audio. Ça marche avec 4 fils en AES67 et ça s’interconnecte facilement.
Nous avons je crois une douzaine de partylines, mais TV et terrain sont séparés.
Comme toujours la seule qui parle aux deux est la script.
C’est une très grosse configuration. Nous avons des techniciens à 100% dédiés à l’intercom.

Direction la régie exter et la surprise !

Nous quittons les murs du Panthéon en direction de la régie extérieure sous dais qui abrite les émetteurs récepteurs HF des liaisons micro et ears avec les infrastructures de déport antenne et leur stage box, mais aussi les antennes pour l’interphonie.
C’est là que le piège se referme sur Alain et que résonne sur toute la place un Joyeux Anniversaire, interprété par les Chœurs de De Pref, renforcés par tous les présents dont SLU. C’est qu’il est connu le vieux sage !

Alain qui ne peut qu’applaudir les choeurs qui complètent devant lui celles sonorisées…

Le nez Alain, le nez !


Comme on l’a beaucoup entendu, voici un point de click and collect audio moderne, faisant donc la part belle au réseau et à Yamaha. Nous sommes ici dans la régie extérieure.

Une fois retrouvés nos esprits, nous pénétrons dans la régie extérieure.

Alain Français : Nous collectons ici toutes les sorties AES des récepteurs dans le Rsio64-D. Les entrées et sorties analogiques se font via le Rio1608-D, par exemple l’audio du mapping. Nous avons aussi la régie intercom pour couvrir l’extérieur du Panthéon.

La partie HF nous est racontée par Bernard Scyeur qui est venu de Belgique pour assurer cette prestation.

Bernard Scyeur : Pour garantir une couverture sans la moindre zone d’ombre entre la rue Soufflot et l’arrière du Panthéon pour la captation comme pour les retours, nous avons déporté des antennes avec de la fibre et des répétiteurs. Cela nous permet aussi de maîtriser la puissance d’émission.


Bernard Scyeur, aussi connu en Belgique qu’en France, et capable de vous faire oublier l’utilité d’un fil !

Le principe est de transformer en lumière (CWDM, en multiplexant les longueurs d’onde) le signal RF généré par exemple dans un émetteur ears, de le véhiculer dans de la fibre, de le retransformer en signal RF en le démultiplexant et enfin de l’amplifier à nouveau. On en profite aussi pour transporter le réseau dans nos fibres pour disposer d’un contrôle à distance.

SLU : Il me semble qu’on a aussi pas mal modifié votre projet initial…

Bernard Scyeur : Oh oui, au départ on devait porter beaucoup plus loin. On avait donc prévu de beaucoup filtrer en réception et on a déployé beaucoup de fibre et d’antennes.

Ci-après, le schéma du déploiement HF mis en œuvre par RFtransmission et faisant la part belle à Shure et Wisycom.

Vickie Mayne, responsable plateau extérieur et grande absente de la photo de groupe. Erreur réparée.

Alain Français : RFtransmission, avec Gabriel Fitzner et Bernard Scyeur, dispose d’un savoir-faire et d’un parc que nous n’avons pas. C’est pour cela que l’on préfère s’entourer de vrais spécialistes en faisant appel à eux.

A peine le déjeuner chaud avalé, Alain convoque un staff avec l’ensemble de l’équipe son afin de parcourir à nouveau tous ensemble le déroulé de la cérémonie.
On en profite pour aller claquer quelques images avant d’être sorti du Panthéon par la grâce d’un berger belge Malinois qui n’est pas arrivé avec Bernard mais bien avec son binôme humain du déminage.

Le dernier ferme la porte

Nous avons réécouté et revu cette cérémonie (entre autres dans la vidéo ci-après) et avons pu apprécier, disséquer même, le travail effectué par Olivier Gascoin et toute l’équipe son.



Est-ce le car TV ou la capture du fichier final, le mix est en mono ce qui n’est pas l’idéal pour l’œuvre vocale de Pascal Dusapin qui a accompagné l’entrée du cercueil au Panthéon et va désormais y résonner à l’unisson des œuvres d’Anselm Kiefer, ou pour le Chœur de l’Armée française qui a interprété la Marseillaise en canon. 

Il n’empêche que retrouver tous ces techniciennes et techniciens a été un vrai bain de jouvence… « Tiens, qu’est-ce que tu fais là, bin, je travaille, comme toi ! »

Alors qu’on nous annonce une vaccination de masse d’ici la fin du printemps 2021, ce parfum d’électronique chaude sortant de la régie a sonné comme un retour à bonne grâce, à bon son, à jolis reportages et à belles personnes qui nous manquent tellement.

Et le petit au bout à Impact, pour les lumières en général et les stèles lumineuses sur batterie et commandées en WiFi en particulier. C’est simple mais extrêmement joli, efficace et novateur.

L’équipe :

Olivier Gascoin : Ingé son De Pref
Loïc Lecoeuvre : Chef de projet De Pref
Sébastien Pavageau : Responsable intercom De Pref
Thimothé Soubien : Responsable intercom De Pref
Pierre le Sourd : Assistant régie De Pref
Lambert Oueille : Responsable plateau int De Pref
Vickie Mayne : Responsable plateau ext De Pref
Yaniz Mango : Assistant plateau De Pref
Jean-Marie Legoff : Assistant plateau De Pref
Antoine Sourisseau : Intercom De Pref
Corentin Vigot : Responsable fibre De Pref
Ludovic Labé : Diffusion pour Impact
Gabriel Fitzner : Responsable HF pour RF
Bernard Scyeur : Responsable HF pour RF


D’autres informations sur :

– Le site De Preference
– Le site Impact Even
– Le site RF Transmission
– Le site Lumex
– Le site Shortcut

 

Le Dartz s’invite à l’anniversaire d’August Burns Red

Le samedi 14 novembre, le groupe de metalcore August Burns Red célébrait le 15e anniversaire de son premier album «Thrill Seeker» en diffusant un concert en direct du studio Rock Lititz près de Lancaster, en Pennsylvanie.
Le concepteur lumière David Summers a utilisé toutes les options du petit projecteur beam Dartz 360 Elation fourni par le prestataire Squeek Lights.

August Burns Red est un groupe de métal nominé aux Grammy Awards qui a prouvé au fil des ans que le metalcore pouvait transmettre des messages positifs. Avec des riffs de guitare lourds et des voix hurlantes, ce groupe n’engendre pas la tristesse et la morosité et exhorte ses auditeurs à améliorer le monde qui les entoure.

Après deux jours de répétitions chez le prestataire Squeek Lights, la production a été transférée au Rock Lititz Studio dont l’équipement ultramoderne est adapté aux professionnels du touring. Non seulement David Summers a dû se familiariser avec un album créé il y a 15 ans (il travaille avec le groupe depuis trois ans), mais il a dû concevoir son design pour un tournage multi-caméras alors qu’il est plus familier d’une configuration de concert public.

« Il y avait cinq ou six caméras plus quelques GoPro, donc plusieurs angles de prise de vue à prendre en compte, déclare-t-il. C’est très différent de faire un design pour les caméras. La plupart des looks qui fonctionnent devant un public sont à revoir devant la caméra. Dans un live stream, si toutes les lumières ne sont pas dirigées vers la caméra, la plupart des effets sont invisibles. J’ai eu recours à des positions que je n’utiliserais pas normalement sur un spectacle de tournée.

C’était une approche différente mais ça s’est avéré génial. David Summers a placé 20 projecteurs Dartz 360 sur deux niveaux pour former un demi-cercle autour du groupe. Les luminaires travaillés à partir du haut et du bas avec une ouverture de 3 degrés formaient un réseau de faisceaux serrés pour un look ACL classique.

David Summers commente : « Le DARTZ était vraiment la vedette du spectacle. Il a énormément de ressources pour faire varier les tableaux, même quand vous arrivez à la 12e ou 15e chanson, il vous reste une poignée d’autres astuces à utiliser, ce qui facilite la programmation. »
Il indique que la rotation pan et tilt continue sur 360 ° est une fonction idéale pour un groupe agressif comme August Burns Red. « Je peux commander 10 projecteurs en pan continu pour faire un large cercle englobant, et utiliser les 10 autres dans une position décalée différente avec un tilt infini. C’est une astuce simple, mais peu d’autres luminaires peuvent le créer.

Le concepteur a bien étudié toutes les fonctionnalités de l’appareil pour accéder à d’autres effets. Bien qu’il ne soit généralement pas du genre à a utiliser l’effet shake sur des projections de gobos, il a trouvé “satisfaisant” le tremblement de gobo avec le Dartz, et l’a utilisé pendant les moments de ralentissement, « même avec le frost et sans focus. »

Il a aussi créé un autre look unique de toile d’araignée en produisant avec un petit gobo, plusieurs “faisceaux d’aiguilles”. « Le DAartz me permet d’obtenir ces looks complexes pour ne pas avoir l’impression de regarder la même lumière sur 15 titres.
Avoir un appareil aussi dynamique et à ce prix-là est exceptionnel. Pour les couleurs, le concepteur précise qu’il a carte blanche du groupe, même s’il reçoit occasionnellement des commentaires du guitariste JB Brubaker sur les visuels.

« Le mélange de couleurs du Dartz peut créer des teintes comme la menthe, une lavande claire, un ambre clair et leur contrôle est excellent. Je peux créer différentes nuances que je mélange pour des looks uniques. » Il ajoute qu’il a éclairé la batterie de Matt Greiner avec des projecteurs Hex Panel ADJ, affirmant que n’importe qui au plus profond de la scène peut être enterré, comme le batteur, en particulier sur un live stream.

Comme beaucoup dans notre industrie, David Summers a eu peu de travail depuis mars dernier. Il dit qu’il a mis à profit ce temps d’arrêt pour se réinitialiser mentalement après des années sur la route. « C’est l’occasion d’être à la maison, d’être vraiment présent après avoir travaillé à plein régime pendant de nombreuses années. »

Néanmoins, il était content de travailler à nouveau. « Travailler sur cet événement m’a donné très envie d’y revenir. Chaque jour représentait de 16 à 18 heures de travail et j’ai adoré ! Summers exprime sa gratitude à Squeek Lights, qui, selon lui, a brillamment exécuté le projet, en particulier le technicien Steve Kosiba qui a fait toute la programmation de l’événement.

Le live stream anniversaire de «Thrill Seeker» s’est si bien vendu qu’il a incité le groupe à organiser un live stream “Christmas Burns Red” le 12 décembre, un show que David Summers promet d’être encore plus grand. Les billets ne coûtent que 15 $ et peuvent être achetés ici.

Plus d’infos sur le site Best Audio & Lighting et sur le site Elation

 

Robe Awards 2021, interview des organisateurs

Après l’annonce du lancement des Robe Awards 2021 (voir lien ici), plus de 160 candidats se sont inscrits en quatre jours ! Nous avons voulu en savoir un peu plus sur le déroulé du concours et l’identité des trois structures qui se sont groupées pour l’organiser : “C’est qui le patron”, MursDeLeds et Robe France.



Nous avons donc réuni lors d’une visioconférence la joyeuse équipe de passionnés qui a réfléchi à ce concours : Yannick Duc et Maxime Raffin de “C’est qui le Patron”, Sébastien Dendele, Sébastien Barry, Vincent Bourveau, Benjamin Gouilly Froissard de Murdeleds, Bruno Garros et Jean Philippe Fouilleul pour Robe.


Les organisateurs des Robe Awards 2021

L’équipe des Robe Awards 2021. De G à D en haut : Bruno Garros et Jean Philippe Fouilleul de Robe, Yannick Duc et Maxime Raffin de C’est qui le Patron. En bas : Sébastien Dendele, Sébastien Barry, Vincent Bourveau, Benjamin Gouilly Froissard de MurDeLeds

Les présentations

SLU : Qui est à l’initiative de ce concours de pupitreurs/concepteurs lumière ?

Bruno Garros, DG de Robe France : « Ces 3 structures sont au même niveau d’implication.
MursDeLeds le prestataire technique apporte ses compétences logistiques et matérielles. CQLP (C’est qui le Patron) qui a déjà l’expérience de ce type d’événement pour l’avoir organisé en 3D pendant le confinement, apporte les bases et les joueurs.
Robe apporte la confiance dans la marque, quelques nouvelles machine pour la finale et ses ressources techniques, commerciales et marketing. C’est une association de compétences dans l’organisation d’un événement d’une envergure qui n’existait pas en France à ce niveau très élevé. »

Sébastien Dendele, PDG de MursDeLeds et pupitreur vidéo : «Yannick Duc et moi nous connaissons depuis plus de dix ans, et c’est à la suite de grandes discussions entre passionnés d’éclairage qu’est né ce projet. Notre souhait était de valoriser ce métier et de mettre en valeur ces techniciens quotidiennement dans l’ombre.
En pleine période de reconversions de l’événementiel, nous avons décidé de monter plusieurs studios équipés pour répondre à cette forte demande actuelle. Un des studios que nous exploitons, le studio de la Montjoie, réponds parfaitement à ce type d’événement qui a besoin d’une grande scène pouvant accueillir un gros kit lumière. Nous avons donc compris que c’était cette année qu’il fallait lancer ce concours.
Notre relation avec Robe, ainsi que l’équipement de ce studio équipé exclusivement de cette marque, nous a naturellement donné l’envie de leur proposer cette co-production. J’ai donc soumis l’idée de ce concours à Jean-Philippe Fouilleul de Robe pour mettre en valeur notre métier et donner la possibilité, à des gens qui ne peuvent pas travailler en ce moment, de montrer qu’ils existent. »


Robe-Awards 2021. Studio de La Montjoie

Vue 3D du Studio de la Montjoie équipé en Robe par MursDeLeds où se déroulera la finale des Robe Awards 2021.

SLU : Quelle est l’activité de MursDeLeds ?

Sébastien Barry, DG de MursDeLeds et développeur vidéo : « C’est une société de prestation qui a 8 ans. Nous avons démarré avec une spécialité, la prestation d’écrans leds. C’était alors une niche sur les marchés du spectacle et de la TV puis nous nous sommes diversifiés en son et lumière.
Notre valeurs ajouté est la diversification et le résultat artistique de nos propositions de scénographie avec un matériel conséquent en lumière, vidéo et sonorisation entretenu par des passionnés. Nous sommes une quinzaine de personnes à plein temps et travaillons avec une cinquantaine d’intermittents se formant avec nos machines régulièrement. Des technologies avancées comme les capteurs et la 3D temps réel sont développés au sein de notre propre équipe.

SLU : “C’est qui le Patron” est un collectif, une société….

Maxime Raffin, Gérant de M-Light, pupitreur/concepteur lumière et formateur chez Oliverdy : « C’est un groupe Facebook que l’on a créé avec Yannick Duc il y a deux ans. Nous faisions la programmation lumière d’un kit énorme pour un gros Evénement. Le directeur photo Alex Lebrun, (société Light Lab) nous a lancé le défi de proposer chacun notre show lumière avec ce kit et une bande son imposée.
On s’envoyait nos vidéos sur le groupe Facebook pour voir ce que l’on pouvait faire avec tout le kit. Ca a mené à “C’est qui le Patron”. C’était une blague entre nous deux. Plusieurs pupitreurs qui ont trouvé ça cool ont demandé à jouer avec nous. Nous les avons accueillis.
Ensuite, pendant le 1er confinement, pour ne pas perdre la main et continuer le délire, on a demandé à tous nos potes de participer à un concours virtuel pour le fun. Ce concours a explosé. 51 joueurs ont participé et le public votait tous les soirs pour le meilleur show.
Et puis d’autres ensuite ont souhaité nous rejoindre et nous avons créé ”C’est qui la Patronne”, une 2e session pour les nanas qui ne sont pas très reconnues dans notre métier, qui a eu aussi beaucoup de succès. Voici le show du gagnant. »



Les Robe Awards

SLU : Comment se déroule le concours

Jean-Philippe Fouilleul, responsable commercial de Robe France : « Il va se dérouler en 4 phases. Les trois premières phases sont virtuelles et se disputeront sur la page Facebook et la chaine YouTube CQLP. On reprend le principe de Maxime et Yannick qui consiste à faire voter le public. Les inscriptions sont closes avec plus de 160 participants. Ils ont reçu un lien pour télécharger le dossier d’inscription, le règlement et ensuite le fichier du premier kit de projecteurs.
A partir de là, avec une console de n’importe quelle marque et un visualiseur, les joueurs vont réaliser leur show. Maxime et Yannick vont collecter toutes les vidéos et les diffuser à raison 8 par jour – 4 le matin et 4 l’après-midi – au public qui chaque soir votera pour la meilleure. Les joueurs sélectionnés participeront à la phase 2, les quarts de finale, exactement sur le même principe que la phase 1 et les sélectionnés se disputeront les demi-finales.
Cette phase 3 retiendra 7 finalistes qui se produiront en live sur un vrai plateau, Le Studio de la Montjoie avec un vrai kit de machines Robe digne des plus grandes productions et surtout devant un jury de concepteurs lumière parmi les plus renommés dans chaque secteur : live, télé, événementiel. Ils donneront une note artistique et une note technique à chaque candidat tout comme le public toujours invité à voter. Le joueur qui obtiendra la meilleure note gagnera le prix des Robe Awards. »

SLU : Justement les prix parlons-en. Quels sont-ils ? Y en aura-t-il pour récompenser les sélectionnés de chaque phase ?

Bruno Garros : « Il y aura plusieurs prix très sympas qui seront révélés un peu plus tard. Ce que je peux te dire c’est que le prix du grand gagnant sera remis par Josef Valchar, le PDG de Robe le soir de la finale. »

Robe Awards 2021, le calendrier de l'Avent

Le calendrier de l’Avent des Robe Awards 2021. Rendez-vous le 25 décembre pour voter

SLU : Est-ce que le kit lumière évoluera pour chaque phase ?

Yannick Duc, Pupitreur, concepteur lumière et formateur grandMA : « Il utilisera toujours les mêmes références de projecteurs mais effectivement il grossira au fur et à mesure. Le kit de la phase 1 utilisera 8 univers DMX pour permettre aux joueurs d’utiliser un ON-PC. Il faudra une console capable de gérer plus de 8 univers DMX pour les phases suivantes. »

Sébastien Dendele : « C’est un concours organisé par des passionnés, des gens qui ont des approches artistiques différentes donc c’est compliqué de satisfaire tout le monde : Maxime, Yannick, Vincent, Florian, Andréas, etc.
Notre motivation est à son maximum pour que cet événement soit le plus extraordinaire possible. Nous avons l’habitude avec les années d’expérience de travailler sur des kit machine conséquents et la difficulté pour les Robe Awards était de proposer un kit efficace mais accessible à tous. »

Bruno Garros : « Dans le kit de la finale par contre, il y aura plus de 200 machines dont quelques surprises, des nouveautés Robe de forte puissance. »


SLU : Les joueurs ont-ils la possibilité de choisir le positionnement des machines ?

Yannick Duc : « Non. La scénographie est imposée, tout comme la bande son lors des phases virtuelles. La durée des shows passera de 1 mn 30 pour la phase 1 à moins d’une minute pour les quarts de finale, 30 secondes pour les demi-finales. Pour la finale, les candidats choisiront leur bande son et joueront en live, sans synchro à un time-code pendant 1 mn 30. »

SLU : Qui participe ? Les concepteurs, les pupitreurs ?

Jean-Philippe Fouilleul : « Tous ceux qui le souhaitent, aussi bien issus du live, de la télé, du théâtre ou de l’événementiel, en solo ou par équipe, salariés fixes, indépendants ou intermittents. »

Sébastien Dendele : « Par contre ils s’inscrivent sous leur nom propre et pas celui de leur entreprise. »

Vincent Bourveau, Directeur du département lumière de MursDeLeds : « On valorise les personnes, pas les sociétés et en effet, on peut accepter une équipe. En revanche, pour la finale, il y aura un seul opérateur derrière le pupitre. »

Bruno Garros : « Nous avons le soutien des centres de formation. Ils voient cet événement de façon très positive par rapport au métier et quelques-uns comme LC Formation, Oliverdy et 3IS ont participé au recrutement en relayant notre communication à leurs anciens stagiaires. »

Sébastien Barry : « Le but commun étant de valoriser ce métier, si d’autres centres de formation veulent nous aider à partager cet événement, ils peuvent bien évidemment nous contacter. »

SLU : Y a-t-il des écrans vidéo dans le kit des joueurs ?

Yannick Duc : « Non, que des projecteurs lumière. Par contre, pour la finale, il y a plus de 600 panneaux dans le studio qui serviront à l’aspect talks entre les shows, lors de la présentation des joueurs ou la présentation des produits utilisés et la remise du trophée avec un habillage sympa.

SLU : Quelle est la durée de chaque phase ?

Yannick Duc : La phase 1 dure 20 jours c’est la plus longue. Pour corser le jeu, les joueurs étant de plus en plus chevronnés au fur et à mesure des sélections, nous réduirons légèrement le temps de préparation. »

Le vote du public

SLU : Comment gérez-vous le vote du public ?

Maxime Raffin : « Chaque jour, à partir du 25 décembre, 8 vidéos seront diffusées, 4 le matin et 4 l’après-midi et chaque inscrit au groupe Facebook ou abonné à la chaine YouTube C’est qui le Patron pourra voter, mais une seule fois, pour le candidat de son choix. Les joueurs sont anonymes.
C’est Séléné Grandchamp qui à la réception des vidéos leur attribue un numéro et les diffuse de façon aléatoire. C’est elle aussi qui fait les magnifiques teasers de CQLP. Elle est super créative et réactive. Le nombre de voix par candidat sera compté tous les soirs pour déterminer le vainqueur qui sera sélectionné pour la phase suivante.
Pour pallier les cas où deux supers shows seraient diffusés le même soir, distants de seulement quelques voix, nous avons créé deux phases de repêchage : une après les quarts de finale et l’autre après les demi-finales. Le public sera invité à revoter. »



Tenez-vous prêts à visionner les magnifiques programmations des candidats des Robe Awards 2021 sur Facebook ou YouTube et à voter. A partir du 25 décembre, choisi comme cadeau de Noël en cette période de confinement, et jusqu’au 4 février retenu pour la finale, un déferlement de créativité s’offrira à tous les fans de shows lumière. Le nombre de 160 inscriptions de pupitreurs et pupitreuses, en quatre jours, est révélateur de la nécessité de cette démarche.

Les pupitreurs brûlent d’exercer leur métier. Bien reposés, après des mois de sommeil imposé, leur créativité va exploser et nous bluffer. Que l’objectif des Robe Awards soit de mettre en lumière les techniciens de l’ombre ou de donner aux pupitreurs l’occasion de ne pas perdre la main en prenant du plaisir à jouer, l’idée est excellente et fera certainement son chemin. Que tous ceux qui ne se sont pas inscrits à temps cette année se préparent pour l’année prochaine, on n’est pas à l’abri d’une édition 2022.

Contacts :

– Robe Awards 2021

– Groupe Facebook C’est Qui Le Patron
– Chaine YouTube C’est qui le Patron
– MursDeLeds

 

Defqon.1 2020 comme à la maison et éclairé par CLF Lighting

Transformée en expérience en ligne, l’édition 2020 de Defqon.1 a été remarquable. Durant trois jours de folie plus de 80 artistes se sont succédés pour diffuser un flux  spectaculaire en live.
L’équipe de Q-Dance et le concepteur lumière Robbert-Jan Vernooij ont spécifié une quantité importante de projecteurs CLF pour cet événement.



Le design exigeait un kit de projecteurs étanches. En effet, l’installation étant basée sur une surface plane de 160 x 200 m, il n’était pas souhaitable d’utiliser des couvertures anti pluie et des dômes.

CLF Lighting Ledbar Pro

Le célèbre panneau Defqon.1, équipé de 96 luminaires CLF Ledbar Pro, était positionné au centre de cette surface.
C’est Jonas Schmidt de Q-Dance, Dennis van Harten et Tamil van Draanen qui signaient la scénographie.


CLF Lighting Poseidon

Afin de créer des effets volumétriques et géométriques spectaculaires, l’éclairagiste Robbert-Jan Vernooij a utilisé le tout nouveau Spot CLF Poseidon classé IP65.

«Nous avons l’habitude de travailler avec le Spot CLF Aorun. Le Poseidon nous apparaissait donc comme étant à la hauteur de son frère adapté aux applications en intérieur.
Nous avons apprécié la surprenante vitesse de déplacement du Poseidon et son double prisme qui permet d’élargir les effets projetés.

Les luminaires CLF Ares et CLF Yara étaient utilisés pour éclairer le décor et animer les grandes surfaces.
«Une vaste zone devait être couverte, nous avons donc prévu une grande quantité de ces appareils. Ces deux projecteurs bénéficient d’une intensité lumineuse élevée et projettent de belles couleurs saturées. C’est exactement ce que nous recherchions », confie Vernooij.

CLF Lighting Yara

CLF Lighting Ares


La liste des projecteurs CLF qui ont été utilisés :

– 48x CLF Poseidon
– 136x CLF Ares
– 112x CLF Yara
– 96x CLF LEDbar PRO
– 48x CLF Quadcolor
– 38x CLF Ares XS
– 8x CLF Turbine

Credits:

– Client: Q-Dance
– Set design: Jonas Schmidt, Dennis van Harten & Tamiel van Draanen
– LD: Robbert-Jan Vernooij
– Supplier: Rent-All
– Technical drawings: Marcel Binnenmarsch
– Dependence2 drawings: Niels Kieboom
– Load in/load out/show crew: Peter Visser, Mark Loeffen, Freek van Mil & Rob Germans


Comme tous les autres événements Defqon.1, l’édition en ligne 2020 s’est terminée en beauté. Un spectacle chronométré de trois minutes comprenant des feux d’artifice a conclu ce streaming de trois jours haut en couleurs.

More information on the CLF Lighting website

La série Cameo Flat Pro illumine les rives de Murcia, en Espagne

Les fleuves constituent souvent l’axe vital d’une ville, tant sur le plan biogéographique que social. C’est là que les habitants se rencontrent. Ceux de la ville espagnole de Murcia peuvent découvrir leur fleuve Segura sous un jour nouveau depuis mars 2020.

Les rives sont mises en lumière des deux côtés, sur plusieurs kilomètres.
Pour ce faire, le concepteur lumière José Luis Martinez Brocal a opté pour 161 projecteurs d’extérieur RGBWA Flat Pro 7 Cameo.

L’éclairage du fleuve Segura est un concept de José Luis Martinez Brocal (Sonido 1) et du directeur technique de la municipalité Francisco Sandoval.
Ensemble, ces deux passionnés d’effets lumineux cherchaient un moyen de rendre les rives du fleuve encore plus vivantes et de promouvoir les activités sportives et culturelles.


Dès le début, l’équipe prévoyait un éclairage multicolore pour égayer différentes fêtes dont la fête nationale espagnole qui a lieu mi-octobre.

« Il n’a pas été facile de trouver un projecteur qui réponde à toutes nos exigences : une lumière puissante, des couleurs de haute qualité, une faible consommation électrique et une aptitude à subir les contraintes climatiques. », explique José Luis Martinez Brocal.
« Le Flat Pro 7 dispose d’un faisceau parfaitement focalisé pour éclairer depuis le sol les colonnes de six mètres le long de la promenade. »

Les responsables ont également illuminé le pont futuriste Santiago-Calatrava à l’aide de 18 Flat Pro 12 IP65. Une équipe de l’entreprise espagnole de construction Ferrovial a été chargée de l’installation des quelque 180 projecteurs Cameo sur place.
Certifiés IP65, les deux projecteurs RGBWA Flat Pro 7 et Flat Pro 12 offrent des effets lumineux extérieurs créatifs.

Avec un éclairement de 12 000 lux @ 1m pour le Flat Pro 7 et de 15 000 lux pour le Flat Pro 12, et un angle de dispersion de 30°, ces projecteurs extrêmement plats sont particulièrement adaptés aux applications dans des espaces exigus. Pour les applications extérieures, les modèles IP65 sont entièrement protégés de l’infiltration de poussière et des projections d’eau.

Les produits suivants sont utilisés :

– 161 projecteurs Par IP65 d’extérieur Flat Pro 7 de Cameo
– 18 projecteurs Par IP65 d’extérieur Flat Pro 12 de Cameo

Cameo Flat Pro 7

Cameo Flat Pro 12


Plus d’informations sur :

– Le site Sonido 1
– Le site Ferrovial
– Le site Cameo

– Le site Adam Hall
– Le blog Adam Hall
– Le site Event Tech