Audio Precision élargit sa gamme d’accessoires de mesure électro-acoustiques

Lors de Prolight+Sound, Audio Precision, le spécialiste mondialement reconnu de la mesure et du test audio (électronique et électro-acoustique), présentait de nouveaux microphones de mesure calibrés (liaison symétrique et alim fantôme) en différentes versions ainsi qu’un ensemble de mesure pour casques aussi bien adapté aux casques supra-aural et circum-aural qu’aux intra-auriculaires, en complément de l’interface de mesure acoustique APx 1701 fonctionnant avec les analyseurs audio de la série APx500 (logiciel V4.52).

Kris Jackson

Kris Jackson, Directeur des ventes de la firme de Beaverton (Oregon), nous a présenté ces différents produits.
Commençons par le système de micros de mesure calibré 376M03 qui accepte des capsules demi et quart de pouce électret (bien sûr omnidirectionnelles) de PCB Piezotronics. Le nouveau pré-amplificateur AP 426M16, qu’il soit acquis séparément ou intégré au système 376M03 (pré-ampli+ accessoires et capsules en mallette), peut être livré avec des adaptateurs permettant de monter des cellules de microphone pré-polarisées (électret) IEC 61094-4 de 1/2″ (12 mm) ou 1/4″ (6 mm).
Étant donné que les microphones de plus gros diamètre (1/2″) ont une sensibilité plus élevée et un bruit de fond plus faible, le préamplificateur permet à l’utilisateur de configurer facilement son système micro de mesure pour des applications spécifiques en tirant parti des avantages relatifs aux différentes tailles et types de capsule.
Ainsi, selon la capsule utilisée avec le 426M16, le système peut offrir soit un niveau de bruit aussi bas que 15,5 dB(A) avec la capsule demi-pouce 377M31 ou une réponse en fréquence allant jusqu’à 100 kHz avec la capsule quart de pouce 377M33 (et moins de diffraction). La capsule 377M32 (1/2″) offre le meilleur compromis bruit propre/largeur de bande avec une réponse comprise entre 3 Hz et 31 kHz dans 2 dB, un niveau de bruit propre de 22 dB(A) et une sensibilité 12,6 mV/Pa* (niveau max :150 dB SPL) (* 1 Pa (Pascal) équivalant à 94 dB SPL).

Le pré-ampli 426M16 couplé en haut avec une capsule 1/2″ 377M32 et en bas avec une 1/4″ 377M33.

Les capsules utilisent un alliage inoxydable qui reste stable en fonction de la température, de l’humidité et de la pression atmosphérique, ce qui donne des résultats de test précis. Les microphones sont calibrés (classe 1), garantissant la plus grande fiabilité des résultats de mesure, notamment lorsqu’ils sont associés à des instruments calibrés tels que l’interface de test de transducteurs APx1701 associé à tout analyseur audio de la série APx500.

Chaque micro est livré avec son propre certificat d’étalonnage. Le pré-ampli présente une impédance de sortie inférieure à 50 ohms et accepte des tensions fantôme comprises entre 12 V et 48 V DC (6,5 mA) au prix d’une diminution de l’amplitude max à THD 1 % pouvant être délivrée (3 V cac au lieu de 10 V) sous 12V.

Gros plan sur l’AECM206.

Le système de mesure de casques AECM206

L’ AECM206, introduit fin 2017, est un appareil robuste monté sur une base élastique pour isoler le bruit ambiant. Adapté aux applications de R&D et de test de production, il convient à tout type de casques et d’écouteurs intra-auriculaires.
Son niveau élevé d’isolation acoustique lui permet également de mesurer les performances de réduction de bruit des casques ANC (Active Noise Cancelling), ainsi que l’évaluation des casques antibruit. Associé aux analyseurs (APx500), accessoires électro-acoustiques (APx1701) et logiciels de la série APx, il offre à l’utilisateur un système complet permettant des tests électro-acoustiques précis et reproductibles.
Ce dispositif, moins onéreux et aussi performant qu’une tête artificielle, est livré complet et prêt à l’emploi, avec des simulateurs d’oreille (microphones avec coupleurs acoustiques) et des préamplificateurs installés et connectés à des câbles coaxiaux à terminaison BNC. Les paires microphones/ préamplificateurs sont compatibles TEDS, alimentées en CCP et calibrées.

Le système TEDS -Transducer Electronic Data Sheet- permet de lire les informations d’identification et d’étalonnage des microphones à l’aide d’un instrument ad-hoc connecté, tel que l’interface de test de transducteurs Audio Precision APx1701 pour les corrections automatiques de réponse selon la configuration.

Un analyseur APx555 (haut de gamme de la série APx500) surmonté de l’interface électro-acoustique APx1701. A droite l’AECM206 pour la mesure des écouteurs.

Plus d’infos avec ou sur :

Optocore introduit le boitier 1U Festival Box à PL+S

Gilles Bouvard, qui est intarissable sur les possibilités et la simplification offertes par le « Festval Box ».

Alors que la saison des festivals approche à grands pas, Optocore a présenté lors de Prolight + Sound un nouveau boitier polyvalent baptisé «Festival Box ».
Il permet de faire passer sur une simple fibre duplex monomode en CDWM* différents flux indépendants sans aucune administration, par simple branchement, qu’il s’agisse de protocoles réseau audio numériques (Dante, Madi ou autres), d’intercom, de vidéo (3G-SDI, notamment) ou encore de protocoles lumière sur une grande distance.

Spécialisé dans la technologie fibre polyvalente pour les applications Broadcast avec sa société soeur BroaMan, Optocore répond ainsi à la demande croissante de la communauté du live (son, lumière, vidéo, intercom) pour un système de transport de signaux simple, efficace et robuste. Festival Box est basé sur le convertisseur de média BroaMan Repeat48WDM, qui utilise des modules Repeat48-2Fiber.

Le Festival Box vu coté connexions, ici en 6 SFP duplex plus 12 BNC. Tout comme le Repat48WDM dont il est issu, il intègre deux alimentations universelles redondantes (sans coupure).

Le système peut être configuré de différentes façons selon les options de conversion optiques retenues, avec par exemple :

  • 12 slots SFP** duplex multiplexés en fibre quadruple
  • 6 slots SFP duplex multiplexés en fibre duplex
  • 6 emplacements SFP duplex plus 12 ports BNC (utilisable pour des ports 3G-SDI et coaxial MADI)
  • 24 ports BNC
  • 12 ports BNC

Les modules SFP standard permettent à n’importe quel protocole de passer dans le « tunnel » sur la même fibre. Simplement, une longueur d’onde optique différente (porteuse) en multiplexage par longueurs d’onde, DWM, est affectée à chaque port. Selon Philippe Moreau (Optocore France), la latence de transmission (transposition des signaux plus propagation) pour chaque port n’est que de 9 ns (nanoseconde, 10-9), autant dire rien, et cela ne risque pas de poser de problèmes.

Lors de la conférence de presse de présentation, Maciek Janiszewski, responsable des applications chez Optocore, a déclaré : «Nous avons appelé cette boîte festival box parce qu’elle est parfaite pour les festivals lorsque plusieurs groupes se produisent, chacun avec son propre matériel (et ses liaisons). Tout peut désormais être transporté en utilisant une seule fibre duplex, économisant ainsi énormément de câblage entre régies et scènes. Et parce que les émetteurs-récepteurs de modules optiques SFP sont remplaçables à chaud, ils peuvent simplement être échangés pour répondre à n’importe quelle demande, instantanément. »

De gauche à droite Maciek Janiszewski (ingénieur Applications Optocore), Tine Helmle (Directrice Générale BroaMan) et Marc Brunke (Directeur Général Optocore et Directeur Technique BroaMan) lors de la présentation du festival Box.

En conclusion, Janiszewski résume les avantages pour les entreprises de production en précisant : « Ce qui rend ce système attractif pour le marché locatif, c’est que Festival Box prend en charge tous les protocoles fibre ainsi que les normes Ethernet Cat5 ou même HDMI. Inutile de connaître le protocole, le système va simplement le transmettre de manière transparente. »

* CDWM : Coarse Wavelength Division Multiplexing. Multiplexage en longueurs d’onde. Par opposition au DWDM (Dense), l’espacement entre longueurs d’onde en CDWM est moins fin, de l’ordre de 20 nm (donc moins de « porteuses » dans le multiplex sur une bande donnée).
**SFP : Small Form-factor Pluggable. Module transceiver connectable à chaud.


Plus d’infos avec :

 

Panasonic à l’ISE, bien plus que la vidéo

A l’occasion de l’ISE, Panasonic a présenté sa gamme d’écrans interactifs ShadowSense destinée aux applications d’affichage dynamique haut de gamme avec des versions Multi-Touch des écrans AF1 et LF80 en 42, 49 et 55 pouces ainsi qu’un nouveau vidéo-projecteur Laser mono DLP SolidShine « poids plume » de 12 000 lumens, le PT-RZ120. S’y ajoutent un objectif fisheye pour projecteurs tri-DLP, des caméras dôme 360° haute définition en réseau, et des solutions de gestion (matérielles et logicielles) adaptées aux points de vente.

La technologie ShadowSense™ de Panasonic utilise plusieurs capteurs dissimulés dans le cadre de l’écran pour suivre avec précision les objets lorsqu’ils entrent, se déplacent ou sortent du champ des capteurs. L’écran tactile est donc très réactif et fonctionne parfaitement même dans des environnements très lumineux. ShadowSense équipe la gamme Premium de Panasonic Business et constitue une alternative intéressante au tactile infrarouge dans certains environnements.

La technologie tactile infrarouge est, elle, meilleur marché et offre des temps de réponse très rapides. Elle est recommandée pour les applications de type enseignement ou réunions, présentations dans les PME, où une solution offrant un bon rapport qualité/prix, des fonctionnalités de tableau blanc et de grands écrans prévaut. La technologie tactile ShadowSense résiste à pratiquement toutes les interférences lumineuses et est adaptée aux environnements très éclairés.
Elle garantit une reconnaissance avancée des dispositifs de saisie, permettant de faire la différence entre un doigt et un stylet, et d’éviter que des contacts non intentionnels ne modifient le contenu affiché. Par ailleurs les écrans ShadowSense sont très robustes et résistent extrêmement bien à la saleté, aux gouttes d’eau et aux obstructions des capteurs. ShadowSense est recommandée pour les applications « entertainment », points de vente, et l’affichage interactif dans les transports où une robustesse à toute épreuve et une utilisation 24 h/24, 7 j/7 est de mise.

Le vidéo-projecteur PT-RZ120 (-L-, sans objectif)

Ce projecteur compact (et léger, 30 kg) 12 000 lumens mono DLP, résolution WUXGA (1920 x1200 pixels) et format 16 :10, met en œuvre deux modules laser et des moteurs SolidShine à double roue chromatique au phosphore. Il offre 20 000 heures de fonctionnement sans maintenance grâce à ses unités optiques étanches et au système de refroidissement permettant de se passer de filtres à air. Il supporte des températures ambiantes de 45 C. Son mode contraste dynamique de 10 000 :1, modulé numériquement, permet de contrôler le flux lumineux image par image. Une fonction de synchronisation multi-projecteur permet la régulation des fonctions de contraste dynamique et d’obturation pour un réseau de projecteurs synchronisés depuis un projecteur maître.

Associé à l’objectif ET-DLE030, le projecteur laser mono DLP PT-RZ120 permet des distances de projection très courtes, notamment adaptées à la muséographie.

Le PT-RZ120 prend en charge la vidéo 4K non compressée grâce à un câble unique utilisant DIGITAL LINK ou un terminal HDMI. Il est compatible avec les protocoles HDBaseT, Art-Net, Crestron Connect, et PJLink ainsi qu’avec la série d’objectifs interchangeables pour modèles 1 puce DLP de Panasonic Business, dont le modèle ET-DLE030 à ultra-courte focale avec lequel il était équipé sur le stand en démo. Cette optique permet de réduire considérablement la distance de projection, environ 60 % par rapport aux ET-DLE080 et 085. Par exemple pour une taille d’image de 2,5 m de diagonale, la distance du miroir de l’optique à l’écran est de moins de 90 cm avec le bas de l’écran 60 cm au dessus du vidéo-projecteur ! Il sera commercialisé au cours du quatrième trimestre.

L’objectif Fisheye ET-D3LEF70

L’objectif fisheye ET-D3LEF70 conçu pour les projecteurs laser tri-DLP offre un angle de vue de 183° max. Avec deux, on couvre l’intérieur d’une sphère complète.

Ce nouvel objectif fisheye (super grand angle, focale 9 mm, ouverture F2) référencé ET-D3LEF70, angle de vue jusqu’à 183°, est adapté aux projecteurs 3 puces DLP, pour la projection à l’intérieur de dômes (planétarium, parcs à thèmes, événementiel).
Cette optique supporte la projection haute résolution 4K WQXGA et des flux de 30 000 lumens. Pour des distances de projection réduites (à partir de 2 m), comme pour la démonstration sur le stand dans une demi-sphère, il offre une correction de focus du pourtour. Il sera également disponible commercialement en fin d’année.

Panasonic Business Retail

Matthias Even Wismer nous présente l’éventail des possibilités offertes pour les points de vente.

Lors de l’ISE, la marque a insisté sur les solutions numériques qu’elle mettait en œuvre pour le secteur du retail (distribution, points de vente) et a d’ailleurs créé (depuis début mars) au niveau européen une nouvelle division : « Panasonic Business Retail », pour épauler les intégrateurs dans la définition (matérielle et logicielle) et le déploiement des équipements dédiés (écrans interactifs, caméras, serveurs,…).
Il s’agit d’améliorer les espaces commerciaux en recourant davantage à la numérisation, à l’automatisation et à la connectivité tout au long du parcours client et d’optimiser la chaîne logistique.

Outre les écrans interactifs, un des éléments importants, ce sont les caméras. La gamme i-PRO Extreme de Panasonic Business présentée à l’ISE permet de réduire le volume des données stockées tout en conservant une excellente qualité vidéo grâce au codage « Smart Coding » en compression H.264 (Mpeg4 AVC) et H.265 (HEVC). Ces caméras réseau 360° sont adaptées à une utilisation dans les secteurs de la distribution, de la banque, voire de la sécurité urbaine et se satisfont d’éclairements inférieurs au lux.

Caméra dôme 360° (réseau, vidéo HD compressée H264 ou H265) de la gamme i-PRO. Elle peut remplacer plusieurs caméras pour une même couverture globale.

Disponibles en résolution 5 mégapixels ou 9 Mp, elles disposent de fonctions intelligentes telles que la cartographie thermique, le comptage d’individus et la suppression des objets en mouvement (fonction MOR). La cartographie thermique rend par exemple possible l’analyse des flux de circulation importants ou de zones d’attente prolongée.

Et d’autres informations sur le site global Panasonic

Nouveautés ISE Adam Hall LD Systems CURV500 TS et Cameo ZENIT W600

Gabriel Medrano nous présente le CURV500 TS, évolution du CURV500 avec les satellites doubles D SAT et le nouveau sub doté d’un 15 » en bass reflex.

Sous ses marques LD Systems (audio) et Cameo (lumière) le groupe Adam Hall a présenté lors de l’ISE deux nouveautés intéressantes, le système mini line array CURV500 TS et le projecteur wash ZENIT W600, ainsi qu’une large gamme d’accessoires et de finitions couleur (RAL) pour l’installation.

Le système de diffusion compact CURV500 TS vient compléter le CURV500 (voir ici le banc d’essai SLU) dans la gamme LD Systems.
Il s’agit d’une version mini line array à courbure fixe un peu plus puissante avec un sub 15″ bass reflex (au lieu d’un 10″) dans une déclinaison plus orientée touring mais dont les éléments (les satellites) peuvent également satisfaire les besoins de l’installation grâce au support mural CURV 500 WMBL et à l’amplificateur classe D 4 canaux dans 1U CURV500 iAMP.

Pour l’installation, les satellites CURV500 peuvent être montés en accroche avec le support mural CURV 500 WMBL. Dans ce cas, on fait appel à l’amplification CURV 500 iAMP (4 canaux classe D).

Ce dernier peut alimenter jusqu’à 6 satellites CURV500 (ou 2 CURV500 SAT+ 2 CURV500 D SAT) par canal ou un caisson de grave CURV500 ISUB (installation).

Le sub TS (15 » en bass reflex) intègre l’ensemble de l’amplification et du traitement de signal. Le Bluetooth a disparu sur cette version mais six presets sont directement accessibles en fonction du nombre de satellites utilisés.

Hormis le sub en 15″ Bass Reflex qui embarque toute l’électronique (amplis classe D 700 Wrms LF + 300 Wrms HF plus DSP), la nouveauté du système TS tient dans les nouveaux satellites CURV500 D SAT Duplex qui intègrent les éléments de deux satellites CURV500 « single », soit deux transducteurs médium 4″ et six tweeters à dôme de 1″ selon l’arrangement « WaveAheadR » de la marque, dans une enceinte en aluminium injecté à courbure constante d’impédance 8 ohms (16 ohms pour les simples). L’interconnexion des satellites reste identique et nécessite l’adapteur SmartLink en tête (installation) ou en base de ligne (touring avec le mât).

La gamme CURV500 de LD Systems se décline maintenant en couleur pour l’installation.

L’ensemble complet comprend deux satellites simples et deux « doubles » mais il est possible de réaliser différentes combinaisons selon la répartition de l’audience et l’ouverture verticale souhaitée (ainsi que le SPL max) pour une impédance résultante minimum de 2,66 ohms compatible avec le module d’amplification classe D dédié.
Selon le nombre de satellites de la ligne constituée, différents presets (1 à 6) sont accessibles sur le sub, sachant qu’un satellite double compte pour deux simples.

Quelques caractéristiques (système complet) :

  • Puissance RMS totale : 1000 W (700 W LF + 300 W HF)
  • SPL max continu : 125 dB (131 dB SPL crête)
  • Réponse en fréquence : 40 Hz à 20 kHz
  • Dispersion : 110° H x 34° V (10° V pour un satellite simple et 7° V pour un double D Sat)
  • Protections : Limiteur multibande (DSP), sur-intensité, surcharge thermique et courts-circuits
  • Masse totale : 48,2 kg (sub 35,5 kg, Sat simple 1,7 kg et Sat double 3,3kg)
  • Mât : Gravity de 2,2 m réglable entre caisson et Satellites
  • Alimentation : A découpage 100V- 240V AC (50-60 Hz).

En cliquant sur l’image ci-dessous, accès aux téléchargements de deux vidéos des offres installations de Adam Hall

L’autre nouveauté marquante de ce début d’année dans le groupe Adam Hall, cette fois en lumière sous sa marque Cameo, c’est le projecteur wash ZENIT W600 qui est exploitable en extérieur (IP65).

Le projecteur couleur wash Zenit W600 pour l’extérieur (IP65). Une version blanc 5600 K sera présentée à PL+S.

Cameo iDMX app

Le Zenith W600 comporte 40  leds 15 W RGBW Cree couplées à des collimateurs de 25° en natif qui assurent un mixage de couleurs uniforme en résolution 16 bits.
L’astucieux procédé de fixation magnétique SnapMag® de Cameo Light permet de remplacer les diffuseurs et cadres pour filtre des deux modèles très facilement en quelques secondes pour obtenir notamment différents angles de dispersion (45° et même 100°) et formes (ellipses 60° x 10°).

Outre les connexions de contrôle traditionnelles DMX et RDM, ces projecteurs disposent d’un module W-DMX™ de 2,4 GHz intégré pour l’envoi et la réception sans fil de commandes DMX. Une application générique de contrôle pour smartphone est d’ailleurs proposée par Cameo.

Et d’autres informations sur le site Adam hall

 

Mesures et contrôles électro-acoustiques: du nouveau chez Haliotis Distribution

Haliotis Distribution nous fait part de la distribution d’une nouvelle carte, Wawetool, et de la disponibilité de la dernière version de Smaart, Smaart V8.2, avec une refonte de la partie sonométrie qui prend désormais en compte l’intégration des systèmes de mesure 10Eazy (également distribués par Haliotis). Dans le même temps Haliotis dévoile son programme de formation aux outils Smaart pour cette année 2018.

Affichage des données 10Easy sous Smaart V8.2, SPL Meters.

La version V8.2 constitue la seconde mise à jour majeure du logiciel de mesure Smaart V8. Cette version revisite entièrement la partie sonométrie (SPL) et supporte l’intégration des systèmes de mesures 10Eazy. Les formations Smaart sur la mesure, l’analyse et le calage des systèmes comportent maintenant un volet très détaillé sur les réglages à effectuer ainsi que les méthodes et les aspects normatifs (IEC61672) pour se conformer au décret.

Sur 2018 les formations à venir (sessions publiques) pour la France se dérouleront chez 4J Evénements (rue de Davron, Le Petit Aulnay, 78450 Chavenay) avec le calendrier suivant :

Les formations Smaart intègrent maintenant une partie sonométrie sous V8.2.

  • Mai : les 15,16,17 et 18 mai
  • Octobre : les 16,17,18 et 19 octobre
  • Novembre : les 13,14,15 et 16 novembre.

Voir le formulaire d’inscription sur le site Haliotis.

Rappelons qu’Haliotis peut organiser également des sessions de formation « privées » sur demande de prestataires ou d’organismes (contacter la société pour de plus amples informations).

Dans tous les cas le programme sur les quatre jours se déroule de la façon suivante (aménagements possibles):

  • Jour 1 : Les fondamentaux Smaart : mise en configuration d’une plateforme de mesure Smaart et utilisations de base dans les modes RTA (Analyseur temps réel), spectrographe, fonction de transfert et réponse impulsionnelle.
  • Jour 2 : Les applications de base avec Smaart : mesure et alignement des haut-parleurs et des systèmes de diffusion et optimisation des réglages.
  • Jour 3 : Optimisation avancée de la diffusion sonore avec Smaart : applications avancées sur Smaart, les Acoustic tools et autres plateformes utilisées pour la mesure, l’alignement et le réglage des systèmes de diffusion sonore.
  • Jour 4 : IR & Les Acoustics Tools avec Smaart : configuration d’une plateforme de mesure Smaart et utilisations de la réponse impulsionnelle avec les applications des Acoustics Tools.
    Il est possible de s’inscrire pour tout ou partie (à la journée) de la formation complète.

Wavetool (de la société finlandaise Wavetool Ltd) est une application professionnelle de contrôle et de supervision s’adressant aux ingénieurs du son pour rapidement et aisément identifier les problèmes pouvant survenir sur des sources ou microphones sans fil (niveaux de piles, absence de signal, …). Les sources (et les données de contrôle) sont envoyées en stream vers des dispositifs iOS (en Wi-Fi) avec l’application cliente Wavetool, via un serveur (Mac) sur le réseau Ethernet de contrôle.
Wavetool permet d’identifier et isoler rapidement les sources et microphones ayant des problèmes en circulant librement autour de la scène et comprend tous les outils nécessaires aux équipes son, au coeur d’une seule et unique application. L’algorithme embarqué identifie les « sonorités bizarres » des sources avant qu’elles ne soient diffusées.

Wavetool, outre le logiciel tournant sur un serveur sur le réseau, permet le contrôle via une app IoS (par Wi-Fi) sur smartphone par exemple.

Wavetool apporte toutes les fonctionnalités de contrôle et de supervision pour les micros RF de différentes marques et ce au sein d’une intégration uniformisée des systèmes RF parmi les plus utilisés en audio-pro*. Et, avec le Plug-in Chat, il est maintenant possible de communiquer sur les problèmes liés aux transmetteurs sans fils entre la scène et la régie.

* Actuellement l’application est compatible avec les récepteurs suivants :
– Shure : ULXD, UHF-R, Axient et Axient Digital
– Sennheiser : EM3732-II, G3, 2000, D6000, EM3532, EM1046.
– Sony : DWX
– Wisycom : MRK-950 / MRK-960
– Lectrosonics : Venue 2
– Et bien d’autres à venir rapidement.


Plus d’infos sur le site Wavetool et sur le site Haliotis

Nouveautés ISE

Klotz, du câble à la fibre via les interfaces

Le stand Klotz à l’ISE situé sur le passage entre les Hall 7 (audio) et 1 (vidéo).

Klotz présentait à l’ISE quelques nouveautés dont certaines encore au stade des préséries et sur lesquelles nous reviendrons lors de leur introduction commerciale.

  • Une nouvelle boîte de direct (DI) passive, la DX10
  • Un prolongateur-adaptateur RJ45 vers EtherCon (Cat6A) pas encore référencé mais très pratique.
  • De nouvelles adjonctions à son système modulaire MIS (Modular Interface Systems) pour des distributions plateau en multiple de 12 et 16 paires et, là c’est déjà dispo.
  • Et des boîtiers de répartition fibre dotés du nouveau connecteur SmartBeam Octo (8 fibres mono ou multimode) et de connecteurs LC ou OpticalCON en embase série D.

La nouvelle boîte de direct passive DX10, simple mais efficace.

La nouvelle boîte de direct DX10 est totalement passive et met en œuvre un transformateur blindé mu-métal de grande qualité (très faible distorsion) élaboré par Klotz. Quelques détails cosmétiques n’étant pas encore fixés, la DX10 devrait être finalisée vers la fin mars.
L’adaptateur RJ-45/EtherCon (non encore référencé) va s’avérer très pratique pour l’interconnexion des équipements réseau, notamment avec les switches  » informatiques  » qui ne sont pas équipés de connecteurs EtherCon, alors que les câbles réseau « nomades  » de qualité le sont généralement.

Pratique, cet adaptateur RJ45-EtherCon CAT6A.

Le système MIS de Klotz n’est pas nouveau en soi mais le fabricant allemand a ajouté des éléments au système (qui peut être assemblé sur mesure en DIY) et surtout va introduire sous peu des ensembles de distribution plateau (2U) prêts à l’emploi (avec les multipaires en connecteur RM et les boîtes de scène) dans les configurations les plus demandées par les prestataires (en 12 ou 16 paires). A suivre, nous en reparlerons prochainement.

Les demandes de plus en plus importantes concernant le transport sur fibre optique nécessitent maintenant des liaisons multiples et Klotz vient de développer un nouveau connecteur SmartBeam Octo permettant l’utilisation de 8 fibres multimode ou monomode avec de très nombreuses solutions soit en épanoui direct, soit avec des embases au diamètre de perçage Série D pour divers boitiers de répartition permettant le raccordement en LC ou OpticalCON.

Le connecteur à lentille hermaphrodite de Klotz SmartBeam Octo, compatible avec les standards internationaux, offre de nombreux avantages, notamment sa solidité, un entretien facile (chiffon humidifié), une étanchéité IP67, des pertes d’insertion réduites et constantes (< 1,5 dB en monomode), des débits de 8 x 10 GB/s, ainsi qu’un nombre garanti d’accouplements supérieur à 3000.

Le nouveau boitier TLS-1S8OCLS pour une fixation sur structure (élingue ou clamp avec son insert de filetage M10) ainsi que son pendant rack 19“ 1U, FDP- 1S8OCLS, distribuent les signaux des huit fibres du SmartBeam Octo sur quatre adaptateurs opticalCON Neutrik (LC/UPC), IP65.

L’ensemble des éléments dédié aux liaisons fibre avec le connecteur SmartBeam Octo (enrouleur FiberLink F8US11-existe en 150, 200 et 300 m, boîtier de répartition pont TSL-1S8OCLS et rack de répartition FDP- 1S8OCLS).

Des tambours (F8US11 FiberLink) avec fibres monomode FiberFlex Ultra (Cable 8 x 9/125 µm, OS2) sont disponible en différentes longueurs (150 à 300 m) pour compléter le système. L’atténuation au km est de l’ordre de 0,2 dB et ces fibres sont optimisées pour des transferts à 10 GB/s sur 10 km. La décharge de traction sur le câble s’opère par renfort en fils d’aramide.

Plus d’infos sur le site Klotz

 

Visite d'une marque

Powersoft de A à Z

Très compacts, puissants et polyvalents, les amplis Powersoft requièrent différentes étapes dans le processus de fabrication, depuis la pose des CMS (composants montés en surface) jusqu’à l’assemblage final.
Nous sommes allés à Scandicci (le siège, à côté de Florence) et à San Giovanni in Persiceto, à côté de Bologne (chez le sous-traitant des cartes électroniques), les voir naître sur des lignes très automatisées, guidés et informés tout au long de notre visite par Antonio Peruch, un des trois fondateurs de Powersoft, qui chapeaute toute la partie industrialisation : fabrication, test et process, du fabricant transalpin.

Antonio Peruch (à droite), accompagné de « l’operation manager » Paolo Visciano (à gauche) et du « Quality Manager » Andrea Fantuzzi (au centre) dans l’usine MW FEP de San Giovanni, devant des baies de X4 assemblés.

Façade de l’usine MW FEP à coté de Bologne, noter les dispositifs anti-sismiques externes (à l’intérieur, c’est encore plus impressionnant).

Débutons notre périple par l’usine MW.FEP de San Giovanni où Antonio nous emmène en premier et où sont assemblées et testées toutes les cartes des plateformes d’amplification Powersoft entant dans les amplificateurs en rack (toutes les séries). Cette usine du groupe Meta System est un des fleurons de l’industrie italienne EMS (Electronic Manufacturing Services).

Pour la petite histoire, les bâtiments ont fait l’objet d’aménagements anti-sismiques « up to date » car la terre tremble de ce côté des Apennins. De même l’usine est « green », comme les amplis Powersoft, et couvre une partie de ses besoins énergétiques par panneaux solaires, environ la moitié de la consommation totale annuelle, et pratique le recyclage. Cette usine produit environ 100 000 cartes Powersoft par an (tous modèles confondus).
Sur les 9000 m2 de l’implantation, 6000 m² sont réservés aux différentes lignes de production, et la « partie » Powersoft en occupe à peu près la moitié. Cela comprend aussi bien des lignes complètes CMS (pour composants montés en surface) par refusion que des lignes de soudure à la vague et même des vagues sélectives* pour les composants traversants, le tout à la pointe des technologies en vigueur actuellement, plus évidemment des lignes de contrôle.

* Dans une vague sélective, la carte ne passe pas sur un lit de soudure en fusion mais une buse vient déposer (par dessous) la soudure sur chaque point à souder selon un repérage topographique. Ce n’est bien sûr valable que si le nombre de traversants implantés reste faible mais il n’y aucun risque pour les CMS déjà posés.


Pour les cartes CMS, les machines à implanter installées acceptent des tailles jusqu’à des empreintes 0201 (0,2 x 0,1 dixièmes de pouce, soit environ 0,5 x 0,25 mm) et les composants en boitiers BGA (Ball Grid Array ou matrice de billes) avec les outils d’inspection associés. Certaines cartes Powersoft sont implantées des deux cotés sur des circuits imprimés (époxy, FR4) comprenant jusqu’à huit couches. C’est le cas notamment de la carte numérique de la série X qui accueille un DSP Texas Instruments en boitier BGA de 1031 pins. Cette carte comporte 1867 composants et 5337 points de brasage en double reflow (implantation sur les deux faces).

Vue partielle du plateau de 6 000 m² de l’usine MW FEP de San Giovanni.

Les étapes d’assemblage des cartes (qu’on peut voir sur les différentes photos d’accompagnement) débutent par le dépôt de pâte à braser sur les zones d’accueil des composants (pads) à l’aide d’un pochoir (stencil) spécifique à chaque carte. Ensuite la carte passe dans une machine à implanter automatique qui dépose les composants au bon endroit (et dans le bon sens) avec leurs coordonnées XY, et en général les CMS sont chargés sur des bobines qui contiennent de 2000 à 4000 pièces pour ce qui concerne ce qu’on appelle les « commodities », résistances, transistors, diodes, inductances et condensateurs CMS petit format. Pour certains composants, cela peut être des tubes (certains circuits intégrés, relais ou autres).

Un panneau de deux cartes (avec ses bords techniques pour l’entrainement et la préhension qui seront ôtés plus tard) qui va recevoir la crème à braser sur les plages d’accueil CMS dans cette machine grâce un pochoir (stencil) spécifique à ce panneau.

Machine à implantation automatique avec au premier plan les bobines de composants chargées.


Ensuite la carte passe dans un tunnel de refusion (four) où la température monte par pallier (par zones) jusqu’à un pallier haut de 1 à 2 minutes et redescend progressivement. Le profil de montée en température, de temps d’étale (température max) et de descente est important (crucial) et dépend d’une part des composants (selon les specs des fabricants à respecter) mais également de la géométrie de la carte et du volume des éléments.

Ce même panneau (il s’agit de la carte numérique de la série X avec le DSP en BGA) après les étapes de pose des CMS (machine à implanter) et passage dans le tunnel de refusion.

On voit bien à l’écran le processus de refusion dans le four tunnel avec les paliers de montée en température par zone (temps d’exposition), d’étale puis de redescente (le niveau de température est symbolisé en vert). Ici la carte est à la température maxi avant les quatre paliers de décroissance.

Par ailleurs la géométrie, la surface des empreintes des plages d’accueil de la pâte et leur espacement l’est également, mais cela est du ressort des spécialistes CAO des circuits imprimés (éventuellement en interaction avec le sous-traitant) et est parfaitement maîtrisé chez Powersoft.

Après refusion, les cartes passent à l’inspection optique 2 ou 3D (ici 3D) où le logiciel détecte les défauts après apprentissage. Là sur un transistor CMS en SOT23 qui présente une patte tordue.

Puis une première inspection visuelle est opérée (pour 100 % des cartes chez Powersoft) dans une machine en automatique (AOI, Automatic Optical Inspection) en 2 ou 3D à l’aide de caméras et d’un logiciel à auto-apprentissage. Lors de notre visite nous avons pu voir l’apprentissage en 3D sur une carte où on contrôle l’aspect des joints de brasage, des dépôts, et le positionnement des composants (qui peuvent se soulever par exemple lors de la refusion).

A noter que depuis l’entrée des composants et leur lot et le numéro de carte, tout fait l’objet d’un suivi (tracking) informatique tout au long de la fabrication, de façon à pouvoir analyser les problèmes ultérieurement. Le temps de stockage des composants de type BGA (bien qu’ils le soient dans les conditions ad hoc) est aussi contrôlé, pour des raisons de rétention d’humidité notamment qui pourrait contrarier le processus de refusion. Dans le cas des cartes avec implantation CMS sur les deux faces, il faut répéter les opérations précédentes pour la deuxième couche. Pour le contrôle de l’implantation de BGA, l’inspection « visuelle » n’est pas possible et cela s’opère par rayons X.

le système automatisé de stockage (rotatif vertical) Modula où sont entreposés tous les composants CMS, notamment en bobines, mais aussi les cartes complétées, les châssis vides et tous les sous-ensembles prêts à être assemblés à la demande.

En ce qui concerne la pose des composants traversants (transfos, selfs, gros condensateurs chimiques, etc.), certains sont placés en manuel et le brasage s’effectue à la vague. Si la carte comprend une prépose CMS coté composants, pas de problème, sinon on procède par masquage (de la partie CMS) ou alors en vague sélective où une buse vient placer le joint de soudure (selon les coordonnées XY de chaque composant à souder) sur chaque patte de traversant sans que tout le dessous de carte baigne dans la vague de soudure, procédure évidemment un peu plus gourmande en temps.

Un module d’amplification 2 canaux de la série X en cours de test. Le carénage en plexiglass sert de protection pour l’opérateur.

Lorsque le contrôle visuel est passé, par machine ou opérateur lorsqu’il n’y a que quelques traversants, on monte éventuellement les pièces manquantes tels que les dissipateurs sur les cartes de puissance, en manuel, et on procède ensuite à une phase de test sur des bancs (fabriqués sur mesure selon cahier des charges Powersoft), en ayant procédé au préalable à un contrôle visuel avec d’éventuelles retouches manuelles.
Ces bancs sont dotés d’un lit de clous (pointes de contact rétractables) placés en vis à vis des points de test choisis sur la carte, et sur lesquels la carte vient se placer en compression. On peut y adjoindre selon les cas des faisceaux sur les connecteurs.

Outil de test fakir à double course (lit de clous) de cartes d’amplification et d’alimentation pour Série M et Série K avec test ICT et FCT (Contrôle impédance et fonctionnel).

Cela permet d’envoyer des stimulis et de contrôler différentes réponses devant entrer dans des gabarits voire même de programmer in situ des composants programmables (micro-contrôleurs, DSP, EEPROM avec le « firmware »), ou encore de vérifier la tenue diélectrique (cartes d’alimentation), …, selon le type de carte et de banc.
De la sorte, on est certain que les différents sous-ensembles sont totalement opérationnels et répondent aux contraintes normalisées avant l’assemblage complet du produit. Là encore ces tests sont opérés sur la totalité des cartes et il y a donc autant de bancs que de types de sous-ensembles à tester selon les plateformes d’amplification (série K, série X, due, quattro et ottocanali, etc.).
Ensuite on procède à l’assemblage final des produits dans leur châssis puis à un test fonctionnel sur un banc informatisé avec un analyseur Audio Precision et des charges de puissance « maison ».
Ce test opéré par séquences (certaines en mode « fast test » où plusieurs mesures découlent des mêmes stimuli) dure environ sept minutes où on relève réponse en fréquence, rapport signal/bruit, distorsion, diaphonie, puissance, …,etc., et dont les résultats doivent entrer dans des gabarits (limites) pour que le produit soit conforme. Là encore tout est enregistré avec le numéro de série sur informatique.

Assemblage d’un X4 avec ses différents sous-ensembles : au fond la carte d’alimentation, puis les deux modules d’amplification deux canaux et au premier plan la carte de contrôle et de traitement petit signaux.

Banc de test fonctionnel complet pour toutes les références (toutes les séries) avec rapport horodaté (plus numéro de série) Audio Precision utilisant une source de puissance (AC 47 à 63 Hz) faite maison (et totalement réglable) à partir d’un K10 DSP (en bas). Eh oui, on peut même faire des générateurs réseau avec les amplis Powersoft !

Jusqu’à l’année dernière, les appareils passaient ensuite dans une chambre sur des baies avec charges, liaisons réseau, où ils subissaient des tests d’endurance par cycle durant environ 4 heures avant de rejoindre la tour de stockage après emballage. Cela reste le cas pour une partie de la production mais Antonio a commencé à modifier le process durant 2017 et après avoir confié pendant 9 ans l’assemblage de ses amplis en rack à MW.FEP, Powersoft a fait le choix de rapatrier une grande partie de l’assemblage final au sein de son usine de Scandicci où, par le passé, elle procédait déjà à l’assemblage et à des phases de test qui duraient 3 jours !

Les modules amplificateurs (sauf les LiteMod) sont quant à eux toujours fabriqués dans une autre usine de MW.FEP dans le nord de l’Italie, à proximité de Trieste. Les raisons qui ont poussé Antonio Peruch et Powersoft à rapatrier l’assemblage sont le désir de rationaliser la fabrication, de limiter les stocks, de raccourcir les délais de livraison sous les 15 jours quelle que soit la référence commandée, de mieux accompagner la croissance de l’entreprise, mais aussi de simplifier la chaîne en facilitant la détection d’une panne, sa solution, et de raccourcir le test final fonctionnel puisque des vérifications constantes sont effectuées à chaque étape.

Une des cinq lignes d’assemblage en cours de constitution à Scandicci pour les séries X. Avec le pull rouge, Valter Cubattoli – Responsable de Production – et en noir Lorenzo Magnolfi – Chef de Production.

Puisqu’on parle de chaînes, elles sont désormais au nombre de 4 (à Scandicci) dans un bâtiment pouvant en contenir jusqu’à 6, et fonctionnent suivant le principe du Pull, un modèle japonais plus flexible et adaptable à de petites séries, à de l’OEM voire à du sur mesure que le classique Ford en vogue sur les chaînes de fabrication de voitures. Appelons aussi cela du One piece flow. Cela concerne pour l’heure les amplis de la série X et les nouveaux modèles pour l’installation, duecanali et quattrocanali.

L’assemblage dans son ensemble est placé sous la direction de Valter Cubattoli (homme au pull rouge) et Leonardo Magnolfi (pull noir et blanc) a en charge la direction opérative des chaînes. Pour revenir à ces dernières, elles sont alimentées par des bacs pré-chargés fournissant à l’opérateur précisément les pièces nécessaires à l’assemblage d’une série de produits. La chaîne est cadencée par le Takt Time, à savoir le temps calculé en divisant le nombre d’heures travaillées dans une semaine ou une journée par le nombre d’appareils en commande. Si le Takt Time chute en dessous du temps nécessaire à l’assemblage d’un produit, une ligne est ajoutée.

Là ce sont les quattrocanali avec l’emballage en fin de ligne.

Chaque soir les bassines sont réapprovisionnées et replacées sur les convoyeurs et à terme ce seront les fournisseurs qui livreront directement les pièces dans les conteneurs adéquats. Le montage comporte en bout de chaîne, l’essai complet sur un banc informatisé validant l’ensemble des paramètres de l’ampli et lui donnant la possibilité après des cycles d’endurance d’être emballé et remis au logisticien.
Tout problème éventuel est immédiatement repéré et corrigé afin que les appareils suivants soient parfaits, sans oublier que tous les sous-ensembles (cartes de puissance, cartes d’alimentation et cartes de traitement, …) sont préalablement testés et contrôlés chez le sous-traitant qui assemble les cartes.

La ligne d’assemblage « classée X » à Scandicci, avec la reprise à gauche pour les X8.

Deux lignes, ou plutôt une ligne en forme de Y est en charge de l’assemblage des X8 et X4, chaque référence disposant d’une branche du Y et l’ensemble des machines se rejoignant pour les phases de test. L’avantage de gérer son assemblage via des chaînes préfabriquées est de pouvoir les reconfigurer en très peu de temps en fonction du type de produit à assembler, de même qu’il est possible de doubler certains postes ou de déplacer par exemple celui de test.
La chaîne est donc vivante et se plie « en quelques coups de visseuse » aux besoins des clients de Powersoft. Comme nous le dit Antonio, c’est un vrai Lego.

SAV

Qui dit électronique dit aussi pannes (même si on fait tout pour les minimiser), d’où la présence à Scandicci d’un pôle SAV extrêmement bien pourvu en termes de pièces, schémas et techniciens qui comprennent le « Lastrucci » sur le bout des doigts ;0). Sur une population mondiale d’environ 410 000 pièces vendues depuis 2007, environ 1000 pièces (amplis et modules confondus) rentrent chaque année en SAV, y compris les tout premiers amplis de 1997 qui peuvent tout à fait être réparés.

Dans un des bâtiments de Scandicci, Marco Mannucci gère le SAV global de 35 pays.

La technicité des produits Powersoft limite les possibilités pour les distributeurs et encore plus les utilisateurs de dépanner eux-mêmes les appareils ; Malgré tout, Marco Mannucci qui gère le Customer Care et le Factory Service Center de Scandicci, parcourt le monde pour former des techniciens de SAV des 34 Authorized Service Centers, 35 avec celui de Scandicci, couvrant les cinq continents afin de raccourcir les temps d’indisponibilité en cas de pannes bénignes.
Le pôle SAV de Scandicci comportant 4 personnes s’occupe de l’Italie mais aussi d’un certain nombre de pays européens qui, par leur proximité géographique avec ce pays, ne disposent pas de Service Centers, et réceptionne aussi bon nombre de modules OEM que les marques d’enceintes emploient mais n’ont pas la capacité de réparer. Les derniers modèles sont aussi systématiquement rapatriés. Rappelons ici que 1000 pièces par an représentent environ 4 appareils à dépanner par jour. Sur un parc vendu de 410 000, on peut dire que la marque est fiable.

Un des postes de SAV à Scandicci, avec tous les appareils de mesure et de contrôle.

Les nouveaux produits comme les X (4 et 8) sont aussi rapatriés car ils embarquent une technologie très novatrice dont les éventuels défauts constatés par le SAV intéressent au plus haut point la R&D vers qui ils sont remontés.
Le soft des X étant ouvert vers l’extérieur, il sera à terme possible d’ausculter ces amplis à distance et pouvoir décider si la panne est réparable en envoyant des pièces ou s’il faut rapatrier l’appareil à Scandicci. Même s’il ne s’allume plus, il suffit de vider la mémoire des logs comprenant le suivi d’un très grand nombre de points de mesure et de paramètres, pour connaître à coup sûr quel a été l’événement qui a provoqué la panne.

Marco nous a cité un cas de figure où le log a permis de mettre au jour une utilisation assez peu orthodoxe d’un X8 en Amérique du Sud puisqu’on a retrouvé trace d’une puissance de sortie nominale de 40 kW sur une impédance de 0,9 ohm, soit vraisemblablement 8 subs sur un canal !! Chaque ampli qui quitte l’atelier repasse la batterie de tests finaux comme s’il venait d’être assemblé et le banc de mesure a été standardisé par Antonio pour l’ensemble de la société, du SAV à la fabrication en passant par la R&D afin que tout le monde parle le même langage.

M-FORCE et finesse

Dernière partie de notre périple au pays de la puissance sans fin mais en rack ultra-fin, nous avons été jeter un coup d’oreille dans l’auditorium de Scandicci où les techniciens de Powersoft dont Luca Gianni, le spécialiste applications audio de Powersoft et l’inévitable Mario di Cola, le consultant star de l’acoustique italienne, ont collaboré pour offrir au M-Force, un certain nombre de charges et d’ébénisteries d’évaluation différentes.

La salle auditorium d’essai dans un des bâtiments de Scandicci où nous avons pu écouter différentes versions de charge de M-Force avec au premier plan, la régie de source.

On a donc pu apprécier cet actuateur en trois versions différentes en compagnie de Luca Gianni qui a assuré la technique, et le comparer à des classiques subs double 18 » pour épauler des têtes de marque et modèle inconnus sur des titres que nous avons pris soin d’apporter. La surprise a été de taille. Contrairement à ce que l’on pourrait croire à la lecture des chiffres étourdissants et au côté « gros plastock » de la membrane du M-Force, le rendu est d’une justesse et d’une rigueur absolue, surtout comparé aux 18 » qui apparaissent en comparaison lents, trainant un boulet et manquant de définition et d’impact.

Au centre, les déclinaisons de charges du système M-Force que nous avons pu écouter. De part et d’autre, des têtes et des subs en 2 x 18″.

Oui la puissance est sans limite et nous ne nous sommes pas aventurés dans le déraisonnable, ce qui chez Powersoft peut être fatal, mais avec le M-Force on n’a pas le sentiment d’être devant une brute épaisse qui ne respecte pas le signal à reproduire, tout le contraire.

Ca c’est du cône qui déplace de l’air, mais qu’il faut parfaitement contrôler (avec l’actuateur asservi M-Force). Luca Gianni – System Engineering Manager Powersoft – accompagne Antonio pour tenir la bête.

Des trois charges proposées, c’est la plus directe et la plus courte qui a le mieux mis en valeur les qualités acoustiques du M-Force et son rendu analytique des basses et très basses fréquences, même si ce n’est certainement pas celle qui lui permet de délivrer le SPL le plus élevé.
La possibilité d’intervenir sur les filtres et les pentes nous aurait permis de mieux encore appréhender ce système plus qu’original de reproduction du son, malheureusement nous avons dû repartir en direction de l’aéroport avant que le carrosse d’Antonio ne se retransforme en citrouille.
Chapeau quoi qu’il en soit à Powersoft, le M-Force n’est pas qu’un White Paper ou une machine à coups de boule juste bonne à tabasser des clubbers en mal de sensations, même si cela semble hélas être sa destinée.

Conclusion

En conclusion un très grand merci à toutes les équipes de Powersoft, et à notre guide Antonio Peruch, pour leur accueil et disponibilité de tous les instants lors de cette visite d’une rare transparence de laquelle on est sorti plus que convaincu quant au savoir-faire et à l’innovation qui règne dans la proche banlieue de Florence. Scandicci mériterait d’ailleurs le surnom de « watt city ».
Si vous avez manqué l’interview de Claudio Lastrucci, l’homme qui amplifie plus vite que son ombre et qui a autant d’idées que de volts sous le capot, la piqure de rappel est ici. Foncez, c’est parfois un peu technique mais vous ne regarderez plus un ampli de la même façon après !

Nouveauté ISE

Martin Audio applique la  » résolution évolutive  » à son micro Line array O-Line

O-Line, le système micro Line Array polyvalent de Martin Audio, bénéficie maintenant d’une couverture, d’une cohérence et de possibilités de contrôle améliorées grâce au concept de résolution évolutive de Martin Audio introduit l’an dernier lorsque la ligne est pilotée par les nouveaux amplificateurs iKON avec le logiciel d’optimisation DISPLAY.
O-Line convient ainsi à une grande variété d’applications architecturales, depuis les lieux de culte aux terminaux de transport en passant par les auditoriums, musées, centres commerciaux, …

Dans de nombreuses applications, un réseau O-Line peut être simplement piloté en n’utilisant qu’un seul canal d’amplificateur pour quatre boîtes de 16 ohms, avec une égalisation simple et en limitant le traitement.
Cependant, un amplificateur huit canaux iK81 avec DSP intégré, permet de contrôler et d’alimenter indépendamment chaque module ou groupe de modules de la ligne.
Ceci augmente le potentiel d’O-Line, en améliorant la cohérence de la couverture et en s’affranchissant de l’influence de la pièce avec une couverture réglable électroniquement, ce qui offre des avantages supplémentaires à toute installation.

De nombreuses installations peuvent souffrir de restrictions de hauteur par exemple et la combinaison de l’optimisation mécanique et du contrôle par DSP peut compenser ce défi. De même si suite à une installation fixe, quelque chose change, l’optimisation électronique peut à elle seule fournir le changement de couverture, ce qui est utile dans une salle polyvalente avec des tailles d’audience variables. En utilisant DISPLAY avec le contrôle VU-NET, il est possible de stocker différents préréglages pour s’adapter rapidement à ces modifications de couverture sans intervenir sur l’accroche et le calage mécanique.

Pour la mise en œuvre de la résolution évolutive, une ligne O-Line doit être contrôlée par des amplis avec DSP iKon et le logiciel DISPLAY de Martin Audio.

Un système O-Line ne produit pas de lobes secondaires verticaux indésirables dans la bande audio. Ceci est essentiel dans les environnements réverbérants car les lobes créés de part et d’autre de la couverture de la ligne ajoutent de l’énergie réverbérante, avec un impact sur l’intelligibilité.

Constitution d’un module O-Line et raison de l’absence de lobes secondaires dans l’aigu.

Très compact, un module en ABS mesure 246 mm (L) x 115 mm (H) x 198 mm (P) pour une masse de 3,6 kg, O-Line peut malgré tout produire des niveaux de sortie élevés pour sa taille, avec pour une ligne de 16 modules, 134 dB SPL crête, satisfaisant une distance de projection de 40 mètres (respectivement 128 dB crête avec 8 modules et 25 m).

Selon Dom Harter, Directeur Général de Martin Audio : « O-Line a été un formidable serviteur de l’entreprise, non seulement par son adaptabilité aux espaces acoustiques difficiles, mais aussi parce qu’il a posé les bases pour le développement de la technologie MLA. Les récents développements accomplis sur les amplificateurs Wavefront Precision et iKON, qui empruntent beaucoup à MLA, permettent maintenant à O-Line de contrôler avec précision la couverture et la réponse, ce qui en fait la colonne micro – array de choix dans nombre d’applications. »

La résolution évolutive selon Martin Audio à l’ISE

Caractéristiques O-Line : O-Line-datasheet-2018

D’autres informations sur le site Martin Audio et sur le site Algam Entreprises

Nouveauté ISE

Powersoft présente les amplis Duecanali 804 et 4804

Powersoft vient d’introduire lors de l’ISE les nouveaux Duecanali 804 et Duecanali 4804, plate-forme d’amplification à deux canaux avec DSP + Dante dédiée à l’installation fixe qui complètent l’offre du fabricant transalplin en deux canaux après le Duecanali 1604 et plus généralement la gamme installation avec les Quattro et Ottocanali.
Ils répondent parfaitement aux besoins des intégrateurs en amplification haute performance pour les espaces de loisirs et de vente au détail.

Luca Giorgi (Directeur Commercial) à gauche et le Président Lastrucci nous présentent les nouveaux Duecanali (804 et 4804) avec le modèle existant 1604 au centre.

Le Duecanali 4804 peut délivrer une puissance max de 2 x 2400W sous 4 Ω, adaptée à un large éventail de projets, ce qui en fait une solution attrayante et rentable pour les installations de petite et moyenne taille. Le Duecanali 804, avec ses 2 x 400W (4 ohms), convient mieux aux installations rencontrées dans le commerce de détail, les bars et restaurants, où un seul amplificateur à deux canaux est requis, sans besoin de canaux ou de puissance supplémentaires. La gamme est complétée par le Duecanali 1604, qui a été lancé à l’ISE en 2017 et se situe entre les deux nouveaux produits de la gamme Duecanali.

La nouvelle gamme Duecanali est capable de piloter des charges de faible impédance (2/4/8 ohms) ou des lignes 70V / 100V, la sélection se faisant par canal. En outre, ils offrent plus de 16 configurations de sortie possibles différentes (en Lo-Z, Hi-Z, mode pont, mode parallèle et combinaisons de celles-ci), fournissant une puissance de sortie maximale par canal (pour la gamme) de : 400 à 1250 W sous 8 Ω, 400 à 2400 W sous 4 Ω, 500 à 3000 W sous 2 Ω et 1000 à 6000 watts sous 4 Ω en pont (800 à 4800 watts sous 8 Ω en pont et 400 à 2400 watts en ligne 70/100 V).

La gamme complète Duecanali en version DSP+Dante

Ces nouveaux amplis sont disponibles en versions standard ou DSP + D, ce qui accroît les performances du système grâce au traitement du signal haut de gamme intégré et à la distribution audio numérique Dante. Les deux modèles peuvent être contrôlés avec la nouvelle version Armonía 2.11 Pro Audio Suite.
« Avec le DSP embarqué, l’interopérabilité créée via des plug-ins tiers, la mise en réseau et le contrôle à distance, les amplificateurs Powersoft sont les contrôleurs intelligents du futur « , explique Francesco Fanicchi, directeur Mar/Com de Powersoft. « Cela a une grande importance pour les intégrateurs impliqués dans de multiples disciplines telles que l’audio, la vidéo, le câblage Ethernet, la puissance distribuée, en leur facilitant la tâche.  »

Face arrière du modèle 804. Toutes les entrées/sorties se font sur EuroBlock. Notez les dipswitches de sélection de modes de fonctionnement.

La série Duecanali est maintenant cohérente avec les solutions d’installation fixe Quattrocanali et Ottocanali de Powersoft, répondant aux besoins des petites et moyennes applications où le nombre de canaux est limité et où un produit flexible est nécessaire (Hi-Z et Lo-Z).
Les Duecanali, Quattrocanali et Ottocanali sont tous dotés d’alimentations à découpage Powersoft avec correction de facteur de puissance (PFC), de la gestion intelligente des rails d’alimentation (SRM, Smart Rail Management), d’une topologie de circuit de sortie en classe D à fréquence fixe pontable, du contrôle à distance via des connexions GPI / O standard ou le logiciel propriétaire Armonía de Powersoft, ou encore par application Web dédiée.
Ces deux nouveaux modèles Duecanali sont d’ores et déjà disponibles (février 2018).

Plus d’infos sur le site Powersoft et sur le site Sequoia Audio

Présentation vidéo

Yamaha lance la Rivage PM7 à l’ISE

La Rivage PM7 présentée à l'ouverture de l'ISE

La Yamaha Rivage PM7 et ses nouveaux racks RIO 1608-D2 et 3224-D2 Dante présentés à l’ouverture de l’ISE

Dévoilée à l’ouverture de l’ISE à Amsterdam sur le stand Yamaha , la console de mixage PM7 (nom de code CSD-R7 pour la surface de contrôle) vient épauler la PM10 dans la série Rivage et perpétuer la lignée (bientôt quadragénaire) des consoles numériques PM du constructeur nippon.
Déclinaison de la PM10 dont elle reprend la ligne (sans le bandeau en ronce de noyer), et la grande majorité des performances et fonctionnalités, elle apporte toutefois quelques nouveautés et améliorations, qui abaissent substantiellement le coût d’acquisition et d’exploitation dans des configurations courantes.

La surface de contrôle CSD-R7 conserve l’intégralité de la présentation et de l’ergonomie de la série Rivage avec ses trois bacs de 12 faders plus deux masters, les deux écrans LCD couleur tactiles (contrôle « centralogic  » avec les bacs du dessous), et le panneau de contrôle de voie (canal d’entrée ou mix) et d’assignation complet placé à droite. Ce qui change, c’est que le moteur audio DSP Rivage est maintenant incorporé dans la surface de contrôle et non en externe (relié via le réseau audio numérique optique TWINLANe) et qu’avec les nouveaux racks distants Rio3224-D2 (32 in/24 out) et Rio1608-D2 (16 in/8 out) Dante, il est possible de travailler exclusivement en réseau Dante, mais bien sûr également en TWINLANe avec le parc d’équipements existant du système Rivage.

Coté traitement (en 96 kHz), les capacités sont légèrement moindres que sur une PM10, avec le support de 120 canaux mono d’entrée (144 sur un système PM10), 60 bus de mix (au lieu de 72), 24 matrices (36), deux bus PFL (idem) et 24 groupes DCA (idem) mais tout de même conséquentes. Bien entendu, la compensation de gain est assurée entre surfaces. A noter que le firmware Rivage V2.0, placé d’entrée sur la PM7, apporte quelques possibilités supplémentaires avec le panning et le monitoring en 5.1 par exemple et la fonction « minus  » permettant d’ôter une source d’un mix rapidement.

Le panneau de contrôle complet de voie (canal ou mix) rassemble tous les paramétrages et les affectations possibles. Noter le cadre grisé « SILK » qui permet d’insérer le traitement d’émulation des pré-amplis Ruppert Neve.

Les entrées analogiques en local (8 avec 8 sorties et 8 E/S AES) bénéficient des nouveaux pré-amplis hybrides (composants discrets+ intégrés) installés sur les nouveaux Rio (1608-D2 et 3224-D2) dont par exemple le contrôle de gain analogique a été revu et amélioré. Le traitement SILK Rupert Neve et l’émulation du comportement de transformateur VCM (virtual circuit modeling) apporte des caractéristiques de compression et de saturation douce très recherchées.

La PM7 incorpore par ailleurs un auto-mixeur Dan Dugan 64 canaux et offre 48 plug-ins VCM (50 sur une PM10) reprenant les effets de périphériques renommés notamment de Rupert Neve en EQ/compression mais également d’Eventide (Ultra-Harmonizer H3000 par exemple). La capacité de traitement du moteur audio permet travailler avec 192 instances de plug-ins tels que Portico 5033 ou 5043 en simultané. Avec la version V2.0 du firmware, l’émulation du Portico 5045 est également possible, ce qui sera apprécié sur les entrées micro. Au total, l’ingé son peut donc se passer facilement de traitements externes s’il le souhaite.

En face arrière, de gauche à droite, les E/S locales analogiques et numériques AES, les deux slots pour carte MY, les ports USB pour souris ou clavier, les ports Ethernet de contrôle, une sortie vidéo pour écran externe, les deux embases d’alimentation et enfin à droite les 3 slots pour cartes réseau HY avec au-dessus les E/S de synchro wordclock.

Les cartes réseau HY256-TL (TWINLANe 256 E/S 32bits/96 kHz) et HY144-D (Dante 144 E/S 32 bits/96 kHz).

Coté réseau audio, comme nous l’avons évoqué, on peut travailler en TWINLANe avec une carte HY256-TL (ou TL-SMF, fibre monomode) supportant 256 canaux en entrée et en sortie en 32 bits/96 kHz et/ou en Dante avec une carte HY144-D (144 canaux en entrée et en sortie, 32 bits/96 kHz) et bientôt en MADI (une carte est prévue sous peu) en plaçant la ou les cartes ad hoc dans un des trois slots prévus à cet effet en face arrière.
La particularité du système PM7 étant qu’on peut n’utiliser que le Dante avec les nouveaux Rio (et tous les appareils supportant Dante) et les switches Yamaha SWP1-8 et 1-16 SMF et donc aboutir à des configurations plus économiques. Deux autres slots en face arrière acceptent toutes les cartes Yamaha MY.

Les nouveaux racks Dante Rio1608-D2 et Rio3224-D2 disposent d’un écran de paramétrage OLED et de nouveaux pré-amplis hybrides.

La surface de travail CSD-R7 comme les Rio Dante intègrent une double alimentation redondante. Ces derniers accueillent maintenant un afficheur OLED qui permet le paramétrage en local (interactif).
Enfin la console peut être contrôlée en Wi-Fi d’une tablette iPAD avec Rivage PM StageMix et il est possible de préparer son show offline sur PC ou MAC avec Rivage PM editor, sans oublier le convertisseur Yamaha Console File Converter qui permet de partager des données entre différents systèmes Yamaha : Rivage PM, CL / QL, PM5, M7CL.


Environnement complet possible avec le système PM7 Rivage

– Plus d’infos sur le site Yamaha Pro Audio