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Philippe Pelmelle crée Coda Audio France

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Un vent nouveau souffle sur l’audio en France et question vent et embruns Philippe Pelmelle, le breton, en connaît un rayon. Après avoir été représentée par RégieTek, Coda Audio a confié sa distribution française exclusive à ce vieux briscard de l’audio qui a créé pour l’occasion sa société. Nous l’avons rencontré dans ses nouveaux locaux de Tremblay en France et sur le stand Coda Audio à l’ISE d’Amsterdam.

Philippe et Paul Ward, le directeur du marketing et des ventes de Coda Audio, avec devant eux le Cue 4, un petit concentré de technologie équipé de deux HP de 8” pour le bas et d’un moteur coaxial 3,5” et 1,4” avec deux diaphragmes annulaires pour le haut. Un wedge passif ou actif.
Philippe et Paul Ward, le directeur du marketing et des ventes de Coda Audio, avec devant eux le Cue 4, un petit concentré de technologie équipé de deux HP de 8” pour le bas et d’un moteur coaxial 3,5” et 1,4” avec deux diaphragmes annulaires pour le haut. Un wedge passif ou actif.

SLU : Tu nous racontes comment Coda Audio et toi vous êtes connus ?

Philippe Pelmelle : C’est une vieille histoire, même si Coda Audio n’a qu’une dizaine d’années. J’ai importé cette marque en France en 2009. En fait, j’avais quitté Innovason et je travaillais pour un cabinet anglais, MAC Consulting qui était en charge du développement commercial international de Coda Audio. Je représentais la marque en France.
Logo Coda AudioCoda Audio à cette époque pesait 1,5 millions d’euros et disposait déjà d’une technologie très intéressante. Même si nos chemins se sont séparés quelque temps, j’ai toujours suivi la marque et gardé contact lors des salons. Six ans plus tard, Coda Audio a beaucoup changé, beaucoup évolué, et génère un CA de 15 millions avec un prévisionnel 2016 de 18 millions grâce à l’ouverture de sa filiale américaine.

SLU : C’est une forte croissance…

Philippe Pelmelle : Très forte et une présence désormais mondiale avec le même système de représentation via un cabinet anglais, cette fois-ci celui de Paul Ward, un des ex associés de MAC Consulting.

SLU : Quel est l’apport de ces cabinets ?

Philippe Pelmelle : La parfaite connaissance du marché, la veille technologique permanente, le conseil dans le développement de nouveaux produits. MAC s’est par exemple occupé de 3 grands noms de l’audio pro. Le carnet d’adresses de ces cabinets est aussi un accélérateur de business, et c’est le choix qu’a fait le créateur et dirigeant de CODA AUDIO, Svetley Alexandrov. Ce sont enfin ces mêmes cabinets qui trouvent les bonnes personnes dans chaque pays pour représenter la marque.

Philippe Pelmelle cree Coda Audio France

SLU : Te voilà donc de retour avec ta société !

Philippe Pelmelle : A un certain moment il faut une structure commerciale pour développer une marque dans un pays et ma connaissance de l’audio et de Coda Audio en particulier ont fait de moi le bon candidat pour reprendre le flambeau.

SLU : On parle d’une filiale ou d’un distributeur ?

Philippe Pelmelle : Une filiale en nom propre. Coda Audio ne détient pas de parts dans ma société et n’a pas investi d’argent, mais cette dernière exploite le nom commercial de Coda Audio France.

SLU : Tu n’es pas non plus un salarié de Coda Audio…

Philippe Pelmelle : Du tout…

SLU : Entre tes deux périodes Coda Audio, tu n’as pas quitté le marché français et l’audio…

Philippe Pelmelle : J’ai travaillé à l’international mais aussi beaucoup en France où je dispose de nombreux contacts.

SLU : C’est ta première société, rien qu’à toi ?

Philippe Pelmelle : Oui, pour moi c’était une suite logique de devenir entrepreneur et de monter la filiale française d’un fabricant d’audio.

Philippe dans ce qui est devenu sa salle de démo à Tremblay, près de ses bureaux. Il est possible d’y écouter la gamme G et notamment la G515 en 15 pouces et moteur sur laquelle il s’appuie et les deux subs de la gamme, les G18 et G15
Philippe dans ce qui est devenu sa salle de démo à Tremblay, près de ses bureaux. Il est possible d’y écouter la gamme G et notamment la G515 en 15 pouces et moteur 1 pouce sur laquelle il s’appuie et les deux subs de la gamme, les G18 et G15

SLU : Quelle est ta vision de notre marché et par quel type de produit penses-tu parvenir à t’y faire une place ?

Philippe Pelmelle : Il y a deux portes d’entrées, la vente / intégration, et la prestation. Je ne vais négliger aucune des deux.
L’un des marchés est lié à la prescription faite par les Ingés Son et les prestataires à qui il va falloir faire découvrir la marque et les produits. Le second marché est régi par les scénographes et les architectes qu’il faudra bien évidemment visiter.
Pour tout ce qui est technique, études acoustiques et design, je vais travailler avec des personnes qui vont m’apporter les compétences que je n’ai pas moi-même. Je dispose d’une salle de démo où je vais faire découvrir un certain nombre de produits.
Pour cela, je vais m’entourer de professionnels qui sauront m’accompagner pour réussir d’un point de vue acoustique ces démos. Elles pourront avoir lieu dans mes locaux ou chez les clients et prospects.


SLU : Sais-tu déjà qui va être ton alter écho…écho…écho…?

Philippe Pelmelle : Je pense à Nicolas Savet, un free-lance qui travaille déjà avec Coda Audio via un prestataire. Il va partir en formation chez le fabricant à Hanovre afin d’acquérir l’ensemble des connaissances électro-acoustiques sur les enceintes et systèmes.
Coda Audio développe, fabrique et commercialise ses propres électroniques. Nicolas en profitera pour approfondir ses connaissances dans ce domaine.
Pour ma part, je vais me concentrer sur le relationnel et la stratégie commerciale. Si plus tard le besoin s’en fait sentir, j’étofferai l’équipe par des permanents. Après je m’appuierai sur les prestataires à qui je vais vendre de gros systèmes pour pouvoir effectuer des démos plus conséquentes.

Accrochés à l’ISE, 6 ViRAY, les têtes line array moyenne puissance de Coda, embarquant deux 8” avec des membranes en fibre de carbone, des aimants au néodyme et triple anneau de démodulation, et pour le médium et l’aigu, un coaxial composé de deux diaphragmes annulaires dont le plus gros en charge des fréquences allant de 600 à 6500 Hz atteint 8”.
Accrochés à l’ISE, 6 ViRAY, les têtes line array moyenne puissance de Coda, embarquant deux 8” avec des membranes en fibre de carbone, des aimants au néodyme et triple anneau de démodulation, et pour le médium et l’aigu, un coaxial composé de deux diaphragmes annulaires dont le plus gros en charge des fréquences allant de 600 à 6500 Hz atteint 8”.

SLU : On a déjà en tête le nom d’une société qui est proche de la tienne, ne serait-ce que géographiquement…

Philippe Pelmelle : RégieTeK en effet, qui a aussi très bien assuré la présence commerciale de la marque les années passées. Ils disposent d’enceintes en 8, 12 et 15 pouces avec une série de subs et un kit line array moyen format, le ViRAY qui sort régulièrement et donne toute satisfaction.
Il y a aussi un certain nombre de salles équipées dans le nord de la France, mais aussi à Marseille, le Cabaret Aléatoire équipé en Airline LA8 et La Luciole à Alençon qui va prochainement recevoir son système en Coda Audio. Cette marque est déjà présente sur le marché, je ne vais qu’accélérer son déploiement via les prestataires, les intégrateurs et les bureaux d’études que j’ai la chance de connaître.

SLU : Tu disposes du catalogue nécessaire pour aborder les deux marchés install et presta ?

La G515 posée en mode wedge et débarrassée de sa face avant…juste pour la photo !
La G515 posée en mode wedge et débarrassée de sa face avant…juste pour la photo !

Philippe Pelmelle : Oui complètement. J’ai des enceintes passives de petite, moyenne et grande taille avec les subs qui les complètent, trois formats de line-array et trois wedges différents, les Cue 1, 2 et 4, plus l’électronique pour driver et amplifier l’ensemble.

Coda Audio fabrique tout et a lourdement investi pour offrir d’excellents produits à des prix très compétitifs.
Les haut-parleurs qui équipent les enceintes sont développés et fabriqués sur cahier des charges spécifiques par BMS qui fait partie du groupe, un autre gage de qualité.

SLU : Comment sens-tu l’activité économique française dans nos métiers, plus propice cette année ou encore un peu atone…

Philippe Pelmelle : Ca fait un moment que nous vivons cette situation et les attentats n’ont rien arrangé. Je suis convaincu que ceux qui se renferment sur eux-mêmes dans ces périodes difficiles vont stagner, là où les sociétés qui auront anticipé le retour de l’activité en investissant dès maintenant, seront mieux armées pour tirer les fruits du retour de la croissance.
C’est aussi vrai que le marché français est trusté par les grandes marques au point qu’il m’arrive d’entendre certains clients souhaiter de la nouveauté, quelque chose de différent. Il y a de la place pour un nouvel entrant, d’autant que nous disposons d’une aura internationale par le biais de tournées d’importance sonorisées en Coda Audio, je pense par exemple à Placebo en Angleterre. Il va falloir convaincre et travailler sans relâche la prescription jusqu’à être sur les fiches techniques.

SLU : Es-tu d’accord avec le consensus qui dit qu’il n’y a plus de mauvais nouveaux systèmes, juste des systèmes éventuellement mal exploités ?

L’AiRAY, le gros line array en 2x12” et deux DDP de Coda, gros par les performances mais pas par la taille, identique en largeur au ViRAY. En tête de ligne on aperçoit la SC2F, l’unité d’extension de grave prévue pour le ViRAY et disposant de deux 15” à très longue excursion dans un montage reflex pour disposer de punch. Un senseur détecte le mouvement des membranes afin de piloter l’ampli et corriger en temps réel ses performances.
L’AiRAY, le gros line array en 2×12” et deux DDP de Coda, gros par les performances mais pas par la taille, identique en largeur au ViRAY. En tête de ligne on aperçoit la SC2F, l’unité d’extension de grave prévue pour le ViRAY et disposant de deux 15” à très longue excursion dans un montage reflex pour disposer de punch. Un senseur détecte le mouvement des membranes afin de piloter l’ampli et corriger en temps réel ses performances.

Philippe Pelmelle : Oui absolument. Chaque système a ses spécificités et ses limites. Si on le met en œuvre en connaissance de cause, cela fonctionne. La différence se fait sur la formation des opérateurs et le service qu’offrent les marques.
Un ampli incluant des ressources DSP peut, dans certaines circonstances, être complexe à mettre en œuvre. Aujourd’hui, Il est impératif qu’un service technique compétent et réactif réponde à toutes les questions de nos clients. Ce point renforce la fidélité, la confiance et les décisions d’achats de nos clients.

SLU : Prenons un cas d’école, la vente d’un système line-array en 12’, chez toi on appelle ça le AiRAY je crois. Quel sera ton chemin d’entrée dans le marché, ton argument principal ?

Philippe Pelmelle : D’abord je vais exploiter mon réseau. Ensuite je vais mettre en avant la spécificité de Coda Audio qui est de maîtriser entièrement la chaîne de fabrication de ses produits : haut-parleurs, ébénisteries, accroche, électronique, accessoires comme les housses ou les flight cases, ce qui garantit la qualité et la régularité dans l’approvisionnement.
Enfin je vais offrir des prix compétitifs grâce à cette intégration de l’ensemble des étapes de fabrication des composants. Cela me permettra également de me positionner sur le créneau haut de gamme / très haut de gamme car Coda Audio le mérite amplement. Cela se passe comme ça sur les autres marchés où la marque est vendue. Quand on voit la croissance depuis quelques années, c’est évident que les -plus produits- de Coda Audio font référence.

SLU : Acoustiquement ?

Philippe Pelmelle : Bien sûr. Les performances acoustiques des line-array Coda Audio sont remarquables. Nous n’avons pas de couleur sonore spécifique rock, club ou classique, nous nous adressons à tous les marchés, sans exception. Des nouveaux produits vont d’ailleurs être présentés.

Svetly Alexandrov
Svetly Alexandrov

SLU : Cette marque repose sur son créateur…

Philippe Pelmelle : Oui, Svetley Alexandrov, un homme que j’admire et qui est vraiment une personnalité à part dans l’audio avec des idées à revendre, une vision et une énergie de tous les instants.
Coda Audio dispose aussi d’un bureau d’étude et d’ingénierie brillant, on ne sort pas de tels produits en un laps de temps aussi court sans un très grand savoir-faire.

SLU : Outre l’ISE où tu étais présent, tu te déplaceras aussi à Francfort pour le Prolight+Sound..

Philippe Pelmelle : J’y serai et j’espère accueillir sur le stand Coda Audio des visiteurs français afin de pouvoir initier un certain nombre de choses avant la saison.
Je souhaite aussi emmener de potentiels clients à Hanovre dans la salle de démo qui est fantastique et aussi leur faire visiter l’usine afin qu’ils perçoivent le sérieux et la taille de l’entreprise.
La salle est assez grande pour pouvoir écouter le petit line-array avec tout type de sub !
Pour des démos de gros systèmes, et dans l’attente de disposer de prestataires équipés, je pourrai faire venir du matériel d’Allemagne.

Ci-après, Côte à côte les deux subs de la gamme G, un 15 et un 18 pouces.

Le G15, comme son nom l’indique, le modèle 15 pouces de la gamme G, présenté ici sans son cache, ce qui dévoile la nature des évents ramenant l’onde arrière.
Le G15, comme son nom l’indique, le modèle 15 pouces de la gamme G, présenté ici sans son cache, ce qui dévoile la nature des évents ramenant l’onde arrière.
Le G18 que l’on reconnaît sans son cache grâce aux corrugation qui renforcent sa membrane, une solution indispensable quand on connait les élongations auxquelles ces équipages mobiles sont soumis
Le G18 que l’on reconnaît sans son cache grâce aux corrugation qui renforcent sa membrane, une solution indispensable quand on connait les élongations auxquelles ces équipages mobiles sont soumis

SLU : Tu t’attelles tout seul à un sacré challenge tout de même.

Philippe Pelmelle : Mais je suis un homme de challenges et même si Coda Audio peut paraître ou est quelque part un challenge, j’ai l’envie et l’énergie de réussir ce virage dans ma vie. J’ai un an pour lancer la machine, le capital de la société le permet, j’ai une chouette marque et mon business plan est très carré. Je pourrai par la suite ajouter d’autres types de produits à mon portefeuille.
J’ai le nom commercial Coda Audio France mais ma société s’appelle LTS Solutions et je peux vendre par son biais de la lumière, du truss ou d’autres équipements sonores. Bien entendu, aujourd’hui, je vais me focaliser sur Coda Audio le temps qu’il faudra pour bien pénétrer le marché. Si plus tard une opportunité son ou éclairage allant dans le sens de ce que souhaitent les acteurs de la prestation et de l’installation se présente, je l’étudierai attentivement.

SLU : LTS c’est Les Techniques du Spectacle ?

Philippe Pelmelle : (rires) C’est pas mal mais non, cela vient de Light, Truss & Sound.

SLU : Disposant du label Coda Audio France, on imagine que tu es distributeur exclusif pour notre territoire, si cela signifie encore vraiment quelque chose aujourd’hui.

Philippe Pelmelle : Je le suis à 100%. Je suis en charge de représenter la marque en France et Coda Audio me garantit que je serai le seul à le faire. Réciproquement, je n’ai pas le droit d’aller vendre dans d’autres pays. Je suis confiant et protégé par un contrat de distribution très bien ficelé. J’ai en revanche pris contact avec le distributeur belge pour créer des synergies entre clients transfrontaliers et faciliter, quand nécessaire, les compléments de parcs.

SLU : Tu nous dis quelques mots sur tes amplis maison, la nouvelle gamme avec DSP vient de sortir…

Philippe Pelmelle : Oui l’année dernière. Il était indispensable d’offrir le standard que réclame le marché à savoir les amplis modernes, à quatre canaux, légers, puissants et embarquant les DSP. Il s’agit des Linus.

Linus 10, Le gros ampli de Coda, 10 kW en deux canaux, senseur pour mieux piloter les membranes des 15” et 18”, DSP et bien entendu, prise de commande à distance
Linus 10, Le gros ampli de Coda, 10 kW en deux canaux, senseur pour mieux piloter les membranes des 15” et 18”, DSP et bien entendu, prise de commande à distance

Ils ont une plateforme Shark en 96kHz, 32 bits à virgule flottante avec des filtres IIR et FIR. Ils offrent des entrées analogiques et numériques et sont déclinés en 10C à quatre fois 2200 Wsous 4 ohms et 5C en quatre fois 700 W. Le plus puissant s’appelle le Linus 10 et développe deux fois 5000 W. Il intègre des sensors qui asservissent les haut-parleurs des subs. Tous ces modèles sont commandés par le Linus Live, le soft de contrôle à distance sur PC et MAC.

Le même Linusrack vu de dos avec de quoi lui donner du jus et le faire respirer. De la belle ouvrage.
Le même Linusrack vu de dos avec de quoi lui donner du jus et le faire respirer. De la belle ouvrage.
Quatre Linus 10, 8 canaux de 5kW et un paquet de DSP dans 11U où tout est prévu, entrées comme sorties, signal comme réseau, sans oublier le secteur. Le flight dispose d’accroches pour accompagner au plus près les enceintes.
Quatre Linus 10, 8 canaux de 5kW et un paquet de DSP dans 11U où tout est prévu, entrées comme sorties, signal comme réseau, sans oublier le secteur. Le flight dispose d’accroches pour accompagner au plus près les enceintes.

Conclusion

Gonflé à bloc et confiant dans la qualité de ses produits, Philippe Pelmelle s’apprête à débuter la tournée des prescripteurs pour transformer l’essai et améliorer encore le travail entamé par lui-même et prolongé par RégieTeck.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des nouveautés à venir au catalogue Coda Audio et surtout nous allons aller écouter au plus vite ces produits et surtout ceux embarquant le coaxial DDP, présent sur les line-array, sur les wedges et aussi sur le haut de gamme de la série G. Bon vent Philippe et que la pêche soit bonne !

Pour contacter Philippe Pelmelle Coda Audio France LTS :

Clair prend livraison de ses deux premières consoles Yamaha Rivage PM10

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Clair Global est l’une des sociétés les plus réputées dans le domaine des tournées et des installations sonores, et depuis peu, de la production de spectacles vivants avec la construction de Rock Lititz, un centre spécialement conçu pour les répétitions.
Désireuse d’approfondir encore son expérience de la production Live ainsi que la longue histoire de la société avec les consoles Yamaha, Clair Global a décidé d’acheter ses deux premières PM10.

Clair Global, basée à Lititz (Pennsylvanie) a pris livraison des deux premières Consoles audio numériques Yamaha Rivage PM10 parvenues sur le sol américain. Les deux consoles sont actuellement utilisés en façade et en retours sur la tournée « The Storyteller Tour » de Carrie Underwood.

Clair Global consoles Yamaha Rivage PM10

Produit phare de la gamme, la RIVAGE PM10 hérite des fonctions de la très réputée série PM et améliore de manière significative la qualité et la souplesse nécessaires dans un environnement live. L’évolution des caractéristiques et des performances représente une étape importante pour les consoles de sonorisation de Yamaha.
Le système PM10 se compose de la surface de contrôle CS-R10, du moteur de traitement numérique DSP-R10 DSP, du rack d’entrées/sorties RPio622, de trois types de cartes RY, et deux types de cartes HY qui offrent toute la souplesse nécessaire pour le configurer et l’adapter parfaitement aux besoins de toute application en termes de taille et de fonctionnalités.

Clair Global consoles Yamaha Rivage PM10

« Mon premier sentiment est que j’adore cette console, elle est très intéressante à prendre en mains, déclare Kirk ‘Eek’ Schreiner, Ingénieur FOH de Carrie Underwood. Pour moi La PM10 est la première console numérique qui a un son analogique. En utilisant les transformateurs et le traitement silk, j’ai parfaitement ressenti une différence énorme quand j’ai combiné les deux».

Ce qui fonde la sonorité supérieure de la PM10, c’est un schéma de préamplificateur hybride de conception nouvelle dont la section analogique représente le concept Natural Sound de Yamaha dans sa forme la plus avancée. Dans les étages numériques, la technologie de modélisation numérique évoluée VCM (Virtual Circuit Modelling) recrée les caractéristiques des circuits à transformateurs et du très apprécié traitement Silk de Rupert Neve Designs pour obtenir un son ample et extraordinairement musical.

Cam Beachley, ingénieur de retours de Carrie Underwood, est sur la PM10 depuis le début de l’année : « C’est super facile de naviguer dessus, elle est intuitive, et le son est formidable, déclare Beachley. Avec les transformateurs sur chaque canal, on entend la différence de manière indiscutable. Pas tant en termes de largeur que de profondeur de champ ». Il utilise principalement le traitement Portico EQ, qu’il préfère, et qui donne « une belle saveur » à certains instruments acoustiques comme le violon et la mandoline. « Le groupe pense qu’avec un son de qualité studio, la PM10 est absolument extraordinaire. »

D’autres informations sur le site Yamaha

Calendrier des formations Smaart pour 2016

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Haliotis distribution SAS nous annonce les dates des prochaines formations Smaart pour l’année en France et en Belgique. Par ailleurs nous pouvons d’ores et déjà faire part de la sortie de Smaart V8 pour le 15 mars et de la participation de Rational Acoustic (éditeur des solutions de mesures Smaart) à Prolight + Sound (5-8 avril). Ce sera l’occasion de découvrir la nouvelle version de Smaart et de parler mesure, analyse, gestion des niveaux sonores, calibration, etc.

Smaart Salle Formation

Rappelons que l’analyseur Smaart est multicanal et multi plateformes, aussi bien Windows que Mac OSX, et qu’il permet d’exécuter plusieurs mesures de spectre et de fonction de transfert en simultané et d’en effectuer une moyenne Live.
Les formations sont organisées en modules indépendants d’une journée qui peuvent être groupés pour un nombre de participants de 8 à 16 personnes avec :

  • Le premier jour, les fondamentaux de Smaart : alternance de cours théoriques et de travaux pratiques portant sur la composition de la plateforme de mesure et les fondamentaux de la mesure FFT double canal.
  • le deuxième jour, les applications de base : travaux dirigés relatifs à la mesure, à la méthodologie des réglages et à l’interprétation des données.
  • Le troisième jour, l’optimisation avancée de la diffusion sonore : formation sur la méthodologie de la mesure, l’interprétation des résultats et l’alignement des systèmes de diffusion.
  • Le quatrième jour, la réponse impulsionnelle et les acoustics tools : formation à l’utilisation de la réponse impulsionnelle avec les applications des Acoustics Tools.

Calendrier des sessions de formation en France (chez 4J Evénéments*) :

  • Mars : Mardi 22, Mercredi 23, Jeudi 24, Vendredi 25
  • Mai : Mardi 10, Mercredi 11, Jeudi 12, Vendredi 13
  • Octobre : Mardi 18, Mercredi 19, Jeudi 20, Vendredi 21
  • Novembre : Mardi 15, Mercredi 16, Jeudi 17, Vendredi 18

Pour la Belgique (à Louvain-la-Neuve**) : Mardi 7, Mercredi 8, Jeudi 9, et Vendredi 10 Juin

Smaart V8

Sur le site Haliotis ( www.haliotis-distribution.fr), outre le programme complet des formations (ainsi que le coût et les modalités d’inscription), vous pouvez acquérir en ligne une licence de Smaart ainsi que divers équipements (micros de mesure, calibrateurs, carte d’acquisition, …) nécessaires à la constitution d’une plateforme de mesure. Vous y trouverez également le support technique avec des vidéos tutoriels ainsi que des articles techniques.

Les participants aux formations bénéficient de tarifs préférentiels, s’ils souhaitent acquérir la dernière version du logiciel et d’éventuels outils connexes.
Pour s’inscrire ci-après le lien Inscription Formation Haliotis Distribution

  • Numéro d’organisme de formation : 11 91 06849 91

* 4 J Evénements : Rue de Davron – Le Petit Aulnay 78450 CHAVENAY
** Louvain-la-Neuve : La ferme du Biéreau (Salle de concert), avenue du Jardin Botanique, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve, Belgique

10 000 likes pour SLU !

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Dire qu’on n’y pensait pas le matin en se rasant Emoticone1, serait mentir. Mais de là à atteindre les 10 000 Emoticone2 aussi vite, vous nous avez Emoticone3. Quel plus beau sondage et quel Emoticone4 que de s’entendre dire dix mille fois : « Emoticone5 , vous faites du bon boulot, sans prises de Emoticone6 » et de constater que vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à le faire. Merci, on vous Emoticone2 aussi very much, non, mieux

que ça, on vous…

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

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Bisous

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Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

Bisous

…autant que vous nous likez. Ne comptez pas, si nos ordinateurs n’ont pas planté, il y en a bien 10 000 et vous les méritez tous !

 

JB Lighting P4, une Beam à effet ! Et BIM !

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JB Lighting P4

Ce type de machine, très à la mode aujourd’hui, propose le populaire faisceau Beam hyper concentré, tel qu’il nous a été livré par Clay-Paky dans le Sharpy il y a quelques années, et propose également un certain nombre de possibilités d’obtenir un faisceau plus large, pouvant s’apparenter à celui d’une machine de type « spot ».
Alors ça n’est pas la première lyre à offrir ces fonctions, mais disons simplement que dans ce qui existe, voici la proposition de JB Lighting : un produit « made in Germany », à l’enseigne de son fabricant. C’est clean, c’est clair, et ça fait toujours plaisir.
Une machine de présérie nous a été confiée par Varyance, le distributeur de JB Lighting en France.

A propos de clarté, que ça soit très clair… Comme tous les projecteurs proposant le même genre de possibilités sur le marché, il ne s’agit pas d’une réelle machine de type Spot mais plutôt d’un outil extrêmement efficace pour faire « de l’effet ». Nous savons tous parfaitement que « la machine qui fait tout » n’existe pas.
Pour faire un joli faisceau « beam », il faut une source extrêmement concentrée dont le traitement est difficile à exploiter pour un faisceau plus large et homogène.
De la même façon, le traitement d’une source permettant un faisceau « large » net et irréprochable ne permet pas d’obtenir un faisceau « beam » exploitant toute sa puissance de manière satisfaisante.
Il s’agira donc dans tous les cas de compromis optiques et technologiques qui peuvent pourtant s’avérer fort efficaces, comme l’est d’ailleurs cette sympathique P4 d’outre-Rhin.

Alors, c’est quoi ?

Optiquement voici donc comment fonctionne le P4

[private]

On peut considérer qu’il a principalement deux modes de fonctionnement, pouvant cohabiter et jouer ensemble dans toutes situations. Un véritable atout lors d’un show où la variété des effets avec un seul type de machine peut être envisagé.

  • Un mode faisceau serré pour l’effet beam et la projection de gobos fixes avec une amplitude de 2 à 10°
  • Un mode faisceau large, permettant la projection de gobos tournants / indexables, sur un angle avoisinant les 20°
Faisceau en mode "beam" serré et focalisé
Faisceau en mode « beam » serré et focalisé
Faisceau large
Faisceau large

Dans son plan de communication, JB Lighting nous « vend » un système de lentille permettant de doubler la puissance du faisceau… En réalité, la machine fonctionne avec une lentille permettant un faisceau relativement homogène en mode « serré », qui peut basculer vers une seconde pour la netteté des projections en mode « large », et on a la possibilité de retirer toutes ces lentilles du chemin optique pour « libérer » la source et exploiter le faisceau en « beam » avec toutes les capacités de puissance que ça implique. Voilà l’astuce !
Les compromis optiques dont nous parlions offrent dans les deux cas un résultat réellement convaincant, sauf peut être (mais c’est parfaitement normal) dans le cas d’une recherche d’un vrai faisceau « spot » car même si on peut obtenir des projections dont la netteté est parfaitement honorable, le faisceau garde évidemment un sérieux point chaud.
On peut signaler aussi qu’en jouant avec les différentes combinaisons de lentilles proposées, on peut choisir les types de faisceaux qui nous conviennent dans tous les cas. La palette nous est offerte sans restriction, si ce n’est qu’il n’est pas possible d’utiliser les gobos en verre sans optique.

Comment se présente la miss ?

De premier abord, la construction est simple et efficace. C’est une fabrication soignée, saine et claire. Les capots sont en plastique, finition très jolie, ça s’assemble bien, c’est propre… Très bien ! Chouette !
Extérieurement, la machine est compacte, facile à manipuler, équipée de deux poignées sur la base, bien équilibrée. La tête peut être bloquée sur son axe TILT à l’horizontale, à la verticale et à 45°.
L’accroche se fait de manière très classique via deux omegas avec vissage camlock que l’on peut positionner suivant deux axes perpendiculaires dans les inserts prévus à cet effet.

On ouvre ? Allez… on ouvre !

Tête de la machine avec capot ouvert
Tête de la machine avec capot ouvert

L’ouverture du capot principal (d’un seul côté donc) se fait par trois vis, et il est retenu des chutes accidentelles par une petit élingue.
Petit point négatif, si l’ouverture du capot principal s’effectue par trois vis cruciformes, de nombreux éléments (dont le deuxième capot par exemple), sont fixés par vis de type « torx », en étoile.

La tête est assez compacte et organisée intelligemment. Pour faciliter la maintenance sur site (en tournée surtout), on aurait aimé des vis cruciformes classiques partout, et même montées sur systèmes de retenue qui évite de les perdre dès qu’on les enlève.
L’accès à la lampe se fait par l’arrière, en dévissant deux vis cruciformes quart de tour (sur supports de retenue, elles ! Bravo !).
L’opération de remplacement de la lampe est delicate. C’est une OSRAM Sirius 280 W, typique de ce type de projecteurs, avec un réflecteur intégré, comme une lampe de vidéo-projecteur.


Vue sur la source avec les pattes de fixation
Vue sur la source avec les pattes de fixation

Elle est enfichée au fond d’un moulage métallique qui la cale très fermement dans l’axe optique, et maintenue par 4 pattes métalliques montées sur des petites vis BTR avec ressort et qui peuvent pivoter en fonction du serrage des vis.
Le changement de lampe se fera au sol évidemment.
Le refroidissement de la lampe s’effectue via un petit ventilateur, situé juste sous le réflecteur, et dont le centre est muni d’un miroir pour dévier les calories générées par la lampes plutôt que de les laisser être absorbées par le plastique noir du moyeu du ventilateur : c’est malin.

Module gobos / couleurs extractible avec vue sur son connecteur
Module gobos / couleurs extractible avec vue sur son connecteur

Le module gobos / couleur est monté sur une glissière avec un connecteur informatique situé au fond de l’appareil. La connexion est franche, simple, saine, et rapide : bravo !
Pour le reste des fonctions, le jeu de lentilles permettant les différentes diffusions de faisceau se retrouve sur un bras motorisé, juste en sortie de lampe après le passage du filtre anti-calorique.

Et au delà du module gobos / couleurs, se trouvent les différents barillets coulissants des zoom / focus, entre lesquels se placent les prismes rotatifs sur leurs bras respectifs, accompagnés du frost.
Il y a un contraste saisissant entre la facilité d’extraction et de nettoyage du module gobos / couleurs et l’accessibilité à tout le reste. Il sera moins simple de passer un coup de chiffon sur les optiques de zooms / focus / et autres lentilles.

Ouverture des capots des bras, côté courroie pour l'asservissement Tilt
Ouverture des capots des bras, côté courroie pour l’asservissement Tilt
Ouverture des capots de bras, côté électronique et passage du faisceau de câbles
Ouverture des capots de bras, côté électronique et passage du faisceau de câbles

Après le démontage des bras, on constate classiquement d’un côté, le moteur TILT qui entraîne une courroie sur poulie avec galet de tension, et de l’autre côté, une partie de l’électronique et le passage du faisceau de câbles.
La base porte les connecteurs XLR (en 5 points, mais aussi en 3 points) la fiche d’alimentation en Powercon, et l’afficheur.

Et on a quoi au menu aujourd’hui ?

Le menu est simple et clair. On circule dans les pages avec facilité et on accède à tous les paramétrages de façon logique et rapide. Astuce vraiment sympa : outre les classiques quatre boutons (Menu / Enter / UP / Down), un cinquième bouton, au centre, permet l’inversion directe du sens de lecture du display. Très très bien vu !

Vue de l'afficheur de la P4, avec son bouton central permettant de basculer directement le sens de lecture
Vue de l’afficheur de la P4, avec son bouton central permettant de basculer directement le sens de lecture
Tous les connecteurs sont doublés pour le renvoi
Tous les connecteurs sont doublés pour le renvoi

Il offre la sélection d’un des 3 modes DMX (qui a l’intelligence d’apparaître en permanence sur le menu principal toujours visible, ce qui évite d’aller farfouiller), les classiques accès aux fonctions manuelles, resets, sequence de test, les durée d’utilisation, nombre de “strikes” de la lampe, etc… bref, toute la palanquée habituelle et bien pratique. On a aussi un paramétrage du mode d’entrée DMX (câble, ou câble & wireless), car la bestiole est directement équipée en interne d’un récepteur DMX wireless (oui madame!).
Pour ce qui est du contrôle, parlons rapidement des 3 modes de fonctionnement.

  • 22 canaux pour le mode 1 (qu’on peut considérer comme mode “basic” ou “standard”),
  • 25 canaux pour le mode 2 (avec juste un ou deux “fine” de plus sur les rotations de gobos),
  • 20 canaux pour le mode 3 (avec absence de fine sur la rotation des prismes mais un fine sur la rotation des gobos…)

Je fais un peu mon ronchon, mais je vois peu d’intérêt à offrir 3 modes pour gagner aussi peu de canaux. Nous choisirons donc d’emblée le mode 25 canaux pour les tests.

Alors, en fonctionnement, ça donne quoi ?

Faisceau serré

JB Lighting P4 Flux Beam

JB Lighting P4 CI Beam

En faisceau « beam », on mesure un éclairement au centre d’environ 700 000 lux à 5 mètres, ce qui est particulièrement violent et dans la moyenne sur ce type de machines.
Comme pour toutes les machines de ce type, une roue de gobos fixes permet de modeler un peu le faisceau, avec une série d’ouvertures allant de très fin à ouvert, agissant un peu à la manière d’un iris et permettant de produire de très fins pinceaux de lumière, et aussi de diversifier la forme du faisceau avec des petites « passoires », « lignes » et autres formes géométriques simples.
Avec cet effet beam, on a le choix d’utiliser ou non les lentilles de traitement optique, pour obtenir soit un gobo net et homogène, soit un faisceau extrêmement brillant et d’une luminosité foudroyante.

Projection de gobo "passoire" en faisceau large
Projection de gobo « passoire » en faisceau large
Effet de faisceau avec gobo "faux iris" (au plus petit)
Effet de faisceau avec gobo « faux iris » (au plus petit)

Faisceau large

JB Lighting P4 Flux Large

JB Lighting P4 CI Large

Au plus large, soit un angle d’un peu plus de 20°, on obtient un peu plus de 5500 lumens.

Le mode « faisceau large » s’active automatiquement lorsqu’on met en fonction le canal de sélection de la roue de gobos en verre. Cette roue à 10 positions + ouverture (attention, il y a deux ouvertures. L’ouverture de base qui est totale, et celle qui correspond au premier gobo, en réalité un « open » qu’il est possible de focaliser en mode « large ») permet un travail assez riche des gobos avec rotation dans les deux sens et index de chaque barillet.
Tous les gobos tournants sont en verre, interchangeables et personnalisables puisqu’on peut facilement les remplacer : un simple « clips » les maintient dans leur barillet.
Soulignons l’excellent choix des gobos d’origine qui sont particulièrement efficaces en usage volumétrique sauvage, ce qui sera évidemment le terrain de prédilection de notre petite lyre !

Projection de gobo tournant / indexable
Projection de gobo tournant / indexable
Projection de gobo tournant / indexable
Projection de gobo tournant / indexable

Les gobos bénéficient d’une netteté très satisfaisante pour des effets efficaces et propres. On peut toujours regretter un peu le manque de régularité d’éclairage sur l’ensemble du faisceau, avec la présence d’un fort point chaud ou point froid au centre (suivant le système optique que l’on choisit), mais encore une fois, c’est le principe même de ce type de machine qui veut ça.

Effet volumétrique avec gobo tournant
Effet volumétrique avec gobo tournant
Effet volumétrique avec gobo tournant
Effet volumétrique avec gobo tournant

La couleur
Une roue de 13 couleurs + blanc permet de coloriser le faisceau. A l’exception d’un filtre présenté comme un « UV » mais dont l’effet ne m’apparaît pas clairement, les couleurs sont très belles, franches et intelligemment réparties pour permettre d’impressifs effet-bicolores.
Ces effets bicolores sont réellement très efficaces car la taille des filtres en forme de trapèze, collés les uns aux autres avec une jonction très fine, offre un insertion dans le faisceau qui ne laisse pas apparente la division inter-couleurs. Un vrai plus pour cette machine décidément bien adaptée pour de l’effet.
La roue comporte aussi un filtre CTB et un CTO.

Effet volumétrique avec gobo tournant, prisme, et combinaison de couleurs

JB Lighting P4

JB Lighting P4

JB Lighting P4

JB Lighting P4

JB Lighting P4

Le Frost
Le frost, indépendant, peut donc être engagé à tout moment sur tout type de faisceau. C’est un gros Frost à sa mémère, on est pas dans le « léger flou » et c’est un bon point pour le P4 qui est avant tout une machine à faire de l’effet, dans tout ce que ça peut représenter de radical et essentiel.

Faisceau avec CTO et frost en mode "large".
Faisceau avec CTO et frost en mode « large ».
Faisceau en ouverture maximum avec frost
Faisceau en ouverture maximum avec frost

Les prismes 
Deux prismes peuvent être insérés dans le faisceau. Un prisme à six facettes disposées en ligne, et un prisme à 8 facettes disposées en cercle, tous les deux rotatifs et indexables. Ces prismes ne sont pas mixables.

Projection de gobo "passoire" en faisceau large et prisme circulaire
Projection de gobo « passoire » en faisceau large et prisme circulaire
Projection de gobo "passoire" en faisceau large avec prisme linéaire
Projection de gobo « passoire » en faisceau large avec prisme linéaire
Effet de faisceau avec gobo "faux iris" (au plus petit) et prisme circulaire
Effet de faisceau avec gobo « faux iris » (au plus petit) et prisme circulaire
Effet de gobo avec prisme linéaire
Effet de gobo avec prisme linéaire

Le dimmer, le shutter
Effet de shutter très classique, ouvert / fermé, avec effet stroboscopique à vitesse variable, et différentes macros de « pulse » et de « random » permettent de tirailler dans tous les sens !
Le dimmer, constitué de deux lames arrondies et dentelées, semble avoir été étudié avec précision mais lorsqu’on fait des transitions fines, depuis le mode « fermé jusqu’à quelques pourcents d’ouverture, les lentilles de traitement de source étant engagées, on voit apparaitre un genre de « patate » proche d’un effet « gobo ».
Ceci dit, ce phénomène apparait récurant sur nombre de machines de ce type et ne semble pas être un réel problème pour qui que ce soit.

Dimmer gradué avec apparition d'effets optiques en mode "sans lentille d'étalement" et faisceau large
Dimmer gradué avec apparition d’effets optiques en mode « sans lentille d’étalement » et faisceau large
Dimmer à full, en mode "sans lentille d'étalement" et faisceau large
Dimmer à full, en mode « sans lentille d’étalement » et faisceau large
Dimmer gradué avec lentille d'étalement, en faisceau large
Dimmer gradué avec lentille d’étalement, en faisceau large
Dimmer à full, avec lentille d'étalement, en faisceau large
Dimmer à full, avec lentille d’étalement, en faisceau large

Le mode « square law » n’ouvre le faisceau qu’aux environs de 40% ce qui est certainement un problème de soft que l’on observe souvent sur les machines de présérie. Quoi qu’il en soit, on arrivera à faire de jolis fondus.

JB Lighting P4 Dimmer Linear

JB Lighting P4 Dimmer Square

Position et mouvements

La bécane réagit très bien au positionnement. Le software est bien étudié pour que les départs et arrêts soient francs et fluides à la fois. La machine est vive, nerveuse, rapide et on peut noter que le bruit qu’elle dégage lors de ses déplacements est extrêmement faible, à toutes vitesses. On pourrait chipoter sur les petites irrégularités de déplacement lent en diagonale, mais globalement c’est quand même très très honorable. Ce que l’on voit « en labo », sur un mur blanc, passe totalement inaperçu lorsqu’un ensemble de 20 machines décrit une ellipse au milieu d’un spectacle.

Au niveau de la position, j’attire l’attention du lecteur sur un point fort de cette machine : Le TILT maximum, dans un sens ou dans l’autre, descend très très bas vers la base. C’est un atout considérable sur des machines qui peuvent se retrouver posées sur la tête d’un totem et qui conservent ainsi un angle d’utilisation particulièrement grand. (rappelons-nous mes frères, en l’an 25 avant JC, du MAC-500 qui pouvait quasiment éclairer l’intérieur de l’étrier de sa lyre !)

Donc finalement ?

Voici donc une jolie petite lyre, capable d’effets vifs, riches et puissants. Une machine assez polyvalente, qui offre des solutions optiques assez claires pour permettre une large palette de possibilités.
Elle suit les traces d’autres machines qui ont ouvert la voie vers ces lyres « beam » à effets multiples, permettant à JB lighting de répondre dans sa gamme avec un produit bien réalisé au prix catalogue de 3860 € HT, ce qui constitue une bonne surprise !
Elle correspond aux standards qu’on attend de ce type d’engins qui sont largement sollicités actuellement par les prestataires de l’audiovisuel et de l’événementiel.

JB Lighting P4 general1

JB Lighting P4 General2

JB Lighting P4 DMX

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La Grande Braderie annuelle Thelivebroker

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La grande Braderie thelivebroker

Comme chaque année, la société de vente de matériel audiovisuel neuf et d’occasion Thelivebroker.com située en Nord-Pas-de-Calais organise sa grande braderie.

Encore une occasion d’acquérir du matériel son, éclairage, vidéo, mobilier déco, structure à petit prix : une remise supplémentaire allant jusqu’à 50% sera appliquée sur les produits exposés en magasin.
Et parce que le matériel d’occasion proposé est exclusivement issu du parc de la société de location 7Rental du même groupe, il est entretenu, systématiquement testé, nettoyé et reconditionné en atelier.
Thelivebroker peut donc s’engager sur une garantie de 3 mois et offre même une possibilité de paiement en 3 fois sans frais.

Liste du matériel à vendre avec les prix :
Liste

L’équipe a mis en place un vrai programme pour les deux journées, avec démonstration de nouveaux produits et même un concert le dimanche en fin d’après midi suivi d’un cocktail.
La présence dans les lieux de la friterie Momo devrait achever de vous convaincre : il y aura de l’ambiance à Liévin !

Infos pratiques :

  • Thelivebroker – 32 rue De Lattre de Tassigny – 62800 Lievin
  • Site : www.thelivebroker.com
  • Renseignements au 03.21.45.59.72
  • Page facebook : La Grande Braderie Thelivebroker https://www.facebook.com/events/954334771313921/

Programme :

Braderie thelivebroker Programme

 

Audio-Technica ATUC-50

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Audio-Technica ATUC-50

Introduit lors de l’ISE, le système de conférence ATUC-50 d’Audio-Technica a été conçu pour une utilisation simple et une installation plug-and-play, avec une excellente intelligibilité.

Entre flexibilité et polyvalence, ce système offre de nombreuses fonctionnalités : col de cygne hyper-cardioïde de qualité, enregistreur 4 pistes intégré, possibilité d’intégrer un système de traduction (canal dédié), système d’annulation d’accrochage sur 12 bandes …, et un choix entre deux tailles de microphones col de cygne.

Avec l’utilisation de câbles standards CAT5 (ou supérieur), jusqu’à 150 postes de discussion ATUC-50DU peuvent être connectés, soit en réseau (propriétaire) daisy chain, soit en anneau (offrant plus de redondance) et être contrôlés à partir de tout navigateur Internet sans installation d’un logiciel supplémentaire. La configuration via le navigateur Web Remote (tous systèmes d’exploitation) est rapide et intuitive, avec la possibilité de préréglages utilisateurs mémorisés avant une nouvelle utilisation.

L’unité de contrôle ATUC-50CU permet d’alimenter, via le câble CAT5, jusqu’à 50 postes de discussion ATUC-50DU et le système est extensible jusqu’à 150 postes (avec trois ATUC-50DU). L’ATUC-50CU dispose de deux entrées micro/ligne, deux entrées aux et deux entrées de retour pour gérer le canal principal et deux langues additionnelles.

Audio-Technica ATUC-50CU
Audio-Technica ATUC-50CU

L’unité de contrôle est par ailleurs dotée de deux enregistreurs, Wav (4 canaux) et MP3 (2 canaux), d’un processeur de dynamique et d’un égaliseur paramétrique huit bandes sur les sorties (4) analogiques. Le système intègre également un suppresseur de feedback pour une qualité audio optimale.

Les postes de discussion ATUC-50DU intègrent un haut-parleur de qualité et disposent d’une entrée micro XLR 3b avec un préampli présentant un bruit ramené en entrée de -127 dBu.
La conversion A/N s’effectue sur 24 bits à 48 kHz. Ils acceptent deux types de micro col de cygne, l’ATUC-M43H (430mm) et l’ATUC-M58H (580mm) permettant une réelle flexibilité en termes de positionnement. Les deux ports RJ45 sont accessibles en face arrière.

Audio-Technica ATUC-50DU Rear
Audio-Technica ATUC-50DU, accès aux ports RJ45.
ATUC-50DU champagne
L’ATUC-50DU existe en couleur champagne.
Audio-Technica ATUC-50DU Front
Audio-Technica ATUC-50DU, façade.

D’autres informations sur le site Audio-technica

RCF au show de Noel de RAI1

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C’est devant presque 6 millions de téléspectateurs de la chaîne italienne RAI 1 que s’est déroulé en direct le show de noël « Panariello sous l’arbre » avec le comédien Giorgio Panariello, grande star nationale. Le spectacle était retransmis le 23-23 décembre depuis l’arena sportive Modigliani, transformée pour la circonstance avec une conception scénique spectaculaire et un majestueux arbre de noël.
Le système audio, réalisé avec des enceintes de salle et de tournées RCF, a été fourni par la société de location Agorà, également chargée des structures de montage, de l’éclairage et des écrans vidéo à LED. Durant ce spectacle télé de noël préféré des Italiens, s’est produit un orchestre de 10 musiciens et un chœur de gospel, conviés par Giorgio Panariello, ainsi que plusieurs invités, dont l’acteur d’Hollywood Matt Dillon.

RCF La serie TT+ show Noel RAI1

Le système audio était constitué de :

  • 6 x 12 modules line array actifs à trois voies TTL55-A pour les gradins et les tribunes. Les grappes étaient montées à 14 m de hauteur et disposées en demi-cercle.
  • 4 x 6 modules line array actifs à trois voies TTL33-A pour le parterre. Les groupes étaient perchés à 12 m de haut et placés autour du plateau central de la scène, selon un demi-cercle plus étroit.
  • 8 enceintes actives à 2 voies ART 312-A placées sous la scène et le long du plateau central pour renforcer les zones les plus proches.
  • 14 subs actifs double 21 pouces de grande puissance TTS56-A en configuration « end fire », sous la scène principale.

La forme de la scène, prolongée par un long plateau qui allait jusqu‘au au milieu du public, a rendu délicate l’utilisation de nombreux micros serre-tête à condensateur et la hauteur des groupes d’enceintes devait être d’au moins 10 m pour qu’elles soient hors du champ des caméras. Ces conditions ont sérieusement compliqué l’obtention d’une intelligibilité maximale sans impact négatif sur la prise de son par les micros.

RCF La serie TT+ show Noel RAI1

L’acoustique du projet a été conçue avec soin par les techniciens de RCF et d’Agorà.
Ils ont fait en sorte de transformer ce lieu difficile qu’est un palais des sports en un studio de télévision doté d’une bonne sonorité.
Le système audio a été conçu selon une structure concentrique qui permettait au son d’atteindre l’ensemble du public, soit environ 5 000 personnes, à partir de points proches, avec un réglage très précis des groupes d’enceintes en termes de timing.
« Nous avons commencé par le groupe le plus proche de la scène, et on a aligné les suivants en recherchant le meilleur compromis en terme de retard dans les zones de recouvrement maximal » note Antonio Paoluzi, responsable de la sonorisation chez Agorà.

L’orchestre, le chœur et les prestations des invités sur la scène sonnaient d’une manière pleine et précise, sans aucun effet de réverbération. L’amplification de la parole était efficace et assurait une présence constante et agréable des voix. L’équipe de production de la télévision et les auteurs en ont été totalement satisfaits. L’excellente intelligibilité, aussi bien à bas qu’à fort niveau, a permis de gérer les micros avec beaucoup de liberté sans problème de larsen.

RCF La serie TT+ show Noel RAI1

« Nous avons véritablement fait en sorte de recréer les conditions acoustiques d’un show télévisé » conclut Paoluzi. « Le système TT+ de RCF a vraiment démontré ses qualités dans l’environnement sonore difficile de l’arena sportive Modigliani ».

D’autres information sur le site www.rcf.it

Seminaire Meyer au Studio Dushow

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A gauche Sébastien Nicolas, à droite José Gaudin et devant ?? Un Leopard bien sûr !!
A gauche Sébastien Nicolas, à droite José Gaudin et devant ?? Un Leopard bien sûr !!

Vous êtes incollable sur une marque, vous la maitrisez les yeux et les oreilles fermées.
Parfait, le moment est venu d’en découvrir une autre et de la plus belle des manières.

Best, Dushow et Meyer s’associent pour vous offrir un séminaire de formation de deux jours. Vous faites quoi les 22 et 23 mars prochains ??

L’occasion est trop belle pour être ratée. Vous êtes technicien son motivé et voulez plonger dans les spécificités d’une marque différente tout en révisant vos classiques.
Imaginez le studio de Dushow rien que pour vous avec du Leopard, le dernier né de Meyer dont on reparlera prochainement dans nos colonnes car il nous a bottés, et du 900 LLC.


Une boite, une toute petite boite de rien du tout qu’on appelle Leopard. Pour avoir eu la chance de l’écouter seule dans le studio de Dushow, je peux vous garantir qu’elle sonne et emporte tout sur son passage. Surtout les doutes.
Une boite, une toute petite boite de rien du tout qu’on appelle Leopard. Pour avoir eu la chance de l’écouter seule dans le studio de Dushow, je peux vous garantir qu’elle sonne et emporte tout sur son passage. Surtout les doutes.
Le copain de jeu du Leopard, le 900-LFC. Quelques dB en moins que le 1100 mais l’avantage de pouvoir être accroché en tête de ligne en prolongeant cette dernière avec ses gros biscotos.
Le copain de jeu du Leopard, le 900-LFC. Quelques dB en moins que le 1100 mais l’avantage de pouvoir être accroché en tête de ligne en prolongeant cette dernière avec ses gros biscotos.

Le maitre de cérémonie sera José Gaudin, aussi adorable que compétent et Dieu sait s’il est compétent, avec un avantage de taille, étant suisse il parle entre autres le français comme vous et moi.

Une vue prise depuis la passerelle qui surplombe le studio de Dushow, un outil pédagogique aussi indispensable au prestataire qu’à l’intégrateur.
Une vue prise depuis la passerelle qui surplombe le studio de Dushow, un outil pédagogique aussi indispensable au prestataire qu’à l’intégrateur.

Qui dit deux jours dit aussi possibilité d’avoir un peu de théorie et de prendre le temps de découvrir Mapp Online et Compass avant de les mettre en œuvre, notamment l’Autosplay de Mapp qui définit automatiquement les angles inter boites en fonction de la zone à couvrir, mais aussi l’outil qui permet de rendre les sub directifs et bien d’autres fonctions…

Mapp ou comment travailler et visualiser le résultat avant de l’entendre l’esprit serein.
Mapp ou comment travailler et visualiser le résultat avant de l’entendre l’esprit serein.
Compass. Votre système au bout des doigts.
Compass. Votre système au bout des doigts.

Vous pourrez aussi commencer par le commencement avec la pratique du montage du système Line Array en profitant du studio de Dushow qui ne manque ni de place, ni de points d’accroche ni de recul pour écouter le résultat. De la pédagogie à revendre au modique prix de 0€.

Ce séminaire est gratuit et ouvert à tous les tech son, que vous disposiez ou pas de Meyer dans votre parc. Les horaires sont de 9h30 à 18h00. Le seuls frais à votre charge sont le déplacement, éventuellement l’hébergement et les repas, avec la possibilité de bénéficier de la cantine de Dushow avec un menu à 11€ et plein de gens sympas pour échanger et manger froid, surtout si Marco rôde dans les parages ;0)
Par définition et par nécessité pédagogique, les places sont limitées. Ne trainez pas ! L’inscription se fait :
Par mail en écrivant à Sébastien Nicolas [email protected] ou en l’appelant au 01 34 38 25 34.

La répétition fait l’acquisition et la découverte fait l’expérience comme dirait je ne sais plus qui. Mais il n’a pas tort.

Infos pratiques :

  • Best Audio – ZAC du Moulin – 18, rue du Meunier – 95700 Roissy en France
  • Dates : Les Mardi 22 et Mercredi 23 Mars prochains

Panasonic fait son show à l’ISE

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Beaucoup de nouveautés ont été présentées à l’ISE chez Panasonic cette année sur un stand agrandi pour la circonstance.
Dans le domaine des projecteurs, Panasonic a profité de l’occasion pour lancer sa gamme de projecteurs laser PT-RZ31K, tri-DLP 27000 lumens. Équipés de la technologie laser SOLID SHINE, ces projecteurs sont les plus lumineux commercialisés par Panasonic en résolution WUXGA et SXGA+.

Le vidéo projecteur laser mono DLP PT-RZ970, 10 000 lumens, en rotation pour montrer que les projecteurs laser peuvent travailler dans n'importe quelle position sur 360°.
Le vidéo projecteur laser mono DLP PT-RZ970, 10 000 lumens, en rotation pour montrer que les projecteurs laser peuvent travailler dans n’importe quelle position sur 360°.

Panasonic dévoile également son projecteur laser au phosphore à 1 puce DLP™ de 10 000 lumens, le plus léger et compact du secteur. La gamme PT-RZ970 se compose de trois modèles capables de produire 10 000 lumens de luminosité.
Si les projecteurs à lampe n’aiment pas qu’on les utilisent sur la tranche, ce qui diminue la durée de vie des lampes par 3 ou par 4, les projecteurs laser peuvent être utilisés dans toutes les positions et sur la tranche sans souci (sur 360°, d’où la disposition du PT-RZ970 en rotation sur le stand).
La gamme Laser a été élargie puisqu’elle va maintenant de 1 000 lumens à 27 000 lumens avec le dernier né, PT-RZ 31K tri DLP WUXGA (PT-RS30K en SXGA+), présenté ici en tant que prototype et qui sortira en octobre. Ce projecteur affiche un taux de contraste de 20 000:1.

Le PT-RZ 970, mono DLP WUXGA, également présenté sur le stand Panasonic fournit 10 000 lumens et acceptent les optiques des mono DLP à lampe de la gamme Panasonic, tout comme les tri DLP d’ailleurs, qui peuvent également reprendre les optiques des tri DLP à lampe, d’où de sérieuses économies pour les parcs de location auxquels ces projecteurs se destinent.
Panasonic développe ses propres Blocs laser qui doivent être refroidis (refroidissement liquide) et soumis à la même température pour éviter les dérives de longueur d’onde, ce qui explique qu’à flux lumineux identique, un projecteur laser est plus lourd d’environ 30 %. Ces projecteurs à très longue durée de vie (20 000 heures sans maintenance) peuvent fonctionner 24 h sur 24, sept jours sur sept.

A gauche, le vidéo-projecteur Laser PT-RZ570 (5 400 lumens, contraste 20 000:1) accompagné à sa droite du PT-FZ570 (4 500 lumens WUXGA à lampe, 8000 heures en mode éco).
A gauche, le vidéo-projecteur Laser PT-RZ570 (5 400 lumens, contraste 20 000:1) accompagné à sa droite du PT-FZ570 (4 500 lumens WUXGA à lampe, 8000 heures en mode éco).

L’ISE 2016 a également été l’occasion de dévoiler trois nouveaux projecteurs de 5 000 lumens conçus pour les salles de classe et de conférence : le PT-RZ570, le PT-FZ570 et le PT-EZ590 alliant petite taille et légèreté. Le PT-RZ570 est un projecteur laser mono DLP de 5 400 lumens avec un taux de contraste de 20 000 :1.
Les PT-EZ et FZ570 fournissent respectivement un flux de 6 200 lumens et 4 500 lumens en résolution WUXGA avec un contraste dynamique de 10 000:1. Leur mode Eco qui prolonge la durée de vie de la lampe (8 000 h pour le PT-FZ570), autorise un très faible bruit de fonctionnement de seulement 29 dB SPL.

Le mannequin « nu » et …
Le mannequin « nu » et …
.... avec mapping réalisé par un Space Player laser mono DLP PT-JW130 que l'on voit sur l'image de dos
…. avec mapping réalisé par un Space Player laser mono DLP PT-JW130 que l’on voit sur l’image de dos

Nous avons également pu remarquer deux utilisations (commerces et musées) des Spots lumineux de vidéo-projection « space player » laser mono DLP PT-JW130 introduits l’an passé.
Depuis la télécommande, on peut les utiliser en spot lumineux ou en vidéo-projecteur (1000 lumens WXGA) avec des liaisons vidéo en WiFi wireless, HDMI, ou LAN RJ45 voire sur SD Card.
Les Space Player s’adressent particulièrement aux commerces et aux musées, pour transmettre de l’information à coté d’écrans ou encore pour réaliser du mapping 3D en proximité. Sur le stand, cette dernière application permettait «d’habiller» un mannequin.

Mur vidéo constitué de trois écrans TH-55LFV60 à bord fin (3,5 mm bord à bord). Noter en haut et à gauche la bulle projetée par un space player, le vidéo-projecteur à tout faire.
Mur vidéo constitué de trois écrans TH-55LFV60 à bord fin (3,5 mm bord à bord). Noter en haut et à gauche la bulle projetée par un space player, le vidéo-projecteur à tout faire.

Coté écrans, signalons l’introduction d’un nouvel écran 55 » pour murs d’images avec une épaisseur bord à bord de seulement 1,8 mm. Cet écran pour mur vidéo Full HD offre un niveau de luminosité de 700 cd/m² et intègre un panneau IPS Direct LED assurant un affichage hors axe parfaitement uniforme avec une reproduction des couleurs améliorée. Il dispose d’un cadre rigide et d’un support magnétique prévus pour simplifier les installations à écrans multiples.

La gamme d’écrans BF1 intègre une fonction tableau blanc ne nécessitant aucun PC et dont l’interface intuitive permet aux utilisateurs de commencer à travailler immédiatement et de prendre des notes sous n’importe quel format multimédia. Disponible en 80, 65, ou 50 pouces, le produit intègre un contrôle tactile prenant en charge 12 points de contact ainsi qu’une barre de menu flottante. La navigation entre les entrées ainsi que les fonctions dessin et zoom avant/arrière s’effectuent ainsi par une simple pression tactile.

Au plan propespective technologique, Panasonic démontrait sa technologie de transferts de contenus par la lumière « Light ID ». En créant et en transmettant des identifiants lumineux à partir d’écrans LED, cette technologie permet d’échanger facilement des contenus informatifs, publicitaires, divertissants ou encore des conseils via une application mobile. Cette technologie fournit des informations détaillées grâce à des LED clignotant à une vitesse indétectable par l’œil humain. Le système utilise une application mobile dédiée pour partager instantanément du contenu entre les émetteurs Light ID, tels que les écrans et panneaux LED, et les smartphones.

Enfin nous avons pu découvrir un verre spécial à trois états, opaque, transmissif et réflectif, qui peut servir dans son état réflectif de support de vidéo-projection mais peut devenir totalement opaque ou totalement transparent. Nul doute que cette technologie trouvera des applications dans un futur proche.

plus d’informations sur le site de Panasonic

 

Stages « micros HF » Sennheiser France

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Comme tous les ans, Sennheiser France organise des stages de formation dans différents domaines des métiers du son et notamment sur les transmissions HF (micros et retours), domaine où la marque possède évidemment une grande expertise.

Stages de formation « micros HF » Sennheiser France

Ce stage sur deux jours (quatre fois quatre heures) a été créé et développé avec une équipe de physiciens, de techniciens et de pédagogues expérimentés. Facturé 600 € HT, il est agréé « Formation Permanente * » et se déroule dans les locaux de l’ISIS (Institut supérieur de l’Image et du Son) à Paris (39, rue de la Grange aux Belles, 75010).
L’ISIS met à disposition de Sennheiser France un amphithéâtre d’environ 150 m2 pour assurer les sessions de formation.

Le prochain rendez-vous aura lieu les 14 et 15 mars et il est encore temps de s’inscrire. Les participants reçoivent gratuitement en fin de stage un DVD interactif reprenant tous les thèmes abordés avec contrôle des connaissances.

Voici les dates pour le reste de l’année :

  • Lundi 25/04 et mardi 26/04
  • Lundi 19/09 et mardi 20/09
  • Lundi 17/10 et mardi 18/10
  • Lundi 14/11 et mardi 15/11

Pour s’inscrire lien ci-après Inscription

*Les intermittents du spectacle peuvent faire la demande auprès de l’AFDAS.

 

Bose 812, la F1 des membranes

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On connait tous les enceintes Bose composées d’un arrangement de petits HP type 802, ou bien les systèmes plus longue portée et courbure constante comme les RoomMatch équipés d’un tandem membrane et moteurs.
Entre les deux, le fabricant américain nous propose un système à directivité variable ajustable ou Flexible Array, basé uniquement sur la membrane au travers de 8 HP de 2,25’’ et d’un 12’’, d’où son nom de scène : 812. Il y ajoute un renfort de basses F1 en deux fois 10’’. Nous avons découvert, écouté et mesuré cet ensemble.

Bose 812

Bose 812

Un profil adaptable à l’audience

La F1 812 est une enceinte amplifiée originale qui a pour objectif d’adapter de manière très simple la couverture verticale de ses transducteurs médium-aigus à la disposition de l’auditoire. Conçue autour d’un boitier modulaire, il suffit de basculer en arrière ou de tirer vers l’avant les 3 modules inférieurs et /ou supérieurs de la 812, les deux centraux sont fixes, pour créer jusqu’à quatre profils verticaux différenciés.

Les profils de couverture possibles sont :

  • Droit en forme de « I », pour un public debout avec la tête approximativement à la hauteur de l’enceinte. C’est le profil qui assure logiquement la plus grande portée.

Bose 812 Profil droit

  • Courbé en forme de « J », Lorsque l’enceinte est dressée sur scène avec un public assis au parterre

Bose 812 profil J

  • En J inversé, pour un public réparti sur un gradin avec les premiers rangs à hauteur de l’enceinte

Bose 812 Profil J inverse

  • Enfin en forme de C pour un public réparti sur un gradin et dont les premiers rangs sont situés sous l’enceinte.

Bose 812 profil C

Grace à des capteurs magnétiques de détection du positionnement des modules mobiles, une égalisation adaptée au profil configuré intervient automatiquement pour compenser la modification de couplage des transducteurs.

Une mise en œuvre aisée

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Le système F1 812 complet avec son F1-Sub. Le châssis supportant la tête 812 est incorporé dans le renfort de grave et s’encastre dans ce dernier en phase de transport. Des rainures retiennent les câbles d’alimentation secteur et la modulation.
Le système F1 812 complet avec son F1-Sub. Le châssis supportant la tête 812 est incorporé dans le renfort de grave et s’encastre dans ce dernier en phase de transport. Des rainures retiennent les câbles d’alimentation secteur et la modulation.

La F1 812 et son ampli embarqué délivrant 1000 watt ne pèsent qu’une vingtaine de kilos. Sa manipulation est facilitée par la présence de deux poignées intelligemment positionnées, l’une au sommet, l’autre à l’arrière du coffret.
Bien que l’installation de la F1 812 sur un classique pied tripode de 35 mm, ou sur son stand propriétaire, soit réalisable par une seule personne, je vous conseille pour plus de sécurité de vous faire aider dans cette opération.
Le stand est fourni avec un caisson de grave optionnel dans lequel un espace spécifique a été prévu pour son rangement.

Sa mise en œuvre est intuitive et rend l’installation de la F1 812 encore plus aisée qu’avec un pied traditionnel. Raffinement non négligeable : les branches verticales du stand présentent à l’arrière une rainure suffisamment profonde pour dissimuler les câbles de liaison tête-subwoofer.

Pratique et fonctionnel, un mélangeur simplissime permet de raccorder sur son entrée combo une source à niveau microphonique ou ligne et sur ses entrées RCA ou jack 6,35, une modulation stéréo.
Un commutateur EQ permet à la F1 812 de fonctionner soit en mode large bande si elle est appelée à fonctionner seule ou avec un filtre coupe-bas à 100 Hz si elle doit être couplée à son caisson de grave.

L’écoute du système F1

Une fois ces présentations faites, nous avons procédé à des mesures et à une écoute. Une fois n’est pas coutume, les oreilles ont précédé les instruments. Cette écoute s’est déroulée dans un grand auditorium d’environ 200 m² acoustiquement sain.
Nous avons fait le choix de disposer un ensemble stéréo tête + renfort de basses qui semble être la configuration standard.

Le système complet F1 812 utilisé pour nos écoutes et déployé dans un auditorium assez grand pour lui permettre de s’exprimer
Le système complet F1 812 utilisé pour nos écoutes et déployé dans un auditorium assez grand pour lui permettre de s’exprimer

La première impression, profil en « I » est assez bonne quoique signée « Bose 802 » par l’emploi exclusif de HP de 2,25’’ pour reproduire l’ensemble du spectre jusqu’à 600 Hz où le 12’’ prend le relai. La balance tonale de la musique est satisfaisante avec un impact intéressant, et devient bonne avec de la voix.

L’aigu est assez ferme, très efficace et malgré une mesure qui dira un peu le contraire, manque légèrement d’extension. Le médium et le haut médium sont aussi très carrés et timbrés, ce résultat étant certainement dû au guidage volontairement directif des 8 transducteurs.
Le bas médium est bien reproduit, plus que le grave qui nous a semblé présent, mais moins que la somme des membranes ne l’aurait laissé penser. On verra plus loin dans les mesures le pourquoi.

Le F1 Sub dont les deux HP de 10’ sont mis à nus par notre flash décidément indiscret. On aperçoit entre les deux un évent très important.
Le F1 Sub dont les deux HP de 10’ sont mis à nus par notre flash décidément indiscret. On aperçoit entre les deux un évent très important.
La F1 812 prolongée par deux fines pattes, la faisant reposer sur l’extension de grave F1-Sub. On voit très distinctement 8 petites gamelles, ici en J, prêtes à cracher droit devant avec le couplage de 5 HP, les trois derniers n’offrant pas le même rendement mais couvrant plus largement. Cet arrangement adoucit le rendu et garantit un son plus agréable à courte et moyenne portée. Le 12’ est caché derrière dans la même caisse.
La F1 812 prolongée par deux fines pattes, la faisant reposer sur l’extension de grave F1-Sub. On voit très distinctement 8 petites gamelles, ici en J, prêtes à cracher droit devant avec le couplage de 5 HP, les trois derniers n’offrant pas le même rendement mais couvrant plus largement. Cet arrangement adoucit le rendu et garantit un son plus agréable à courte et moyenne portée. Le 12’ est caché derrière dans la même caisse.

L’ouverture horizontale est assez large et les 100 ° sont atteints sans problème. La préférence semble avoir été donnée au médium qui dispose d’un guidage efficace jusqu’à 2 kHz lui permettant de « voyager » de façon assez constructive plus loin qu’en montage point source. Au-dessus, la projection est moins homogène, moins efficace avec, par exemple, une atténuation hors axe du médium assez marquée ne laissant sur les bords que de l’aigu, un comportement sans doute lié à la volonté de projeter le son. Verticalement le guidage est plus efficace et moins audible. Manœuvrer la « banane » modifie réellement le comportement et la portée.

L’égalisation automatique fonctionne bien par sa simplicité, mais change assez sensiblement la balance tonale à courte distance. Nous avons à cet effet trouvé le rendu plus agréable en C ou J, en clair la ligne anglée plutôt que droite.

Le son Bose, le guidage en plus

La face arrière de la F1 812 servant à la fois de poignée, de radiateur et d’interface pour les connections et les commandes. A signaler une commande mettant en service ou pas une diode placée en face avant derrière la grille des HP. Elle signale au choix et par une couleur distincte la bonne marche de l’ampli en bleu ciel ou son défaut en rouge, l’entrée en service du limiteur en ambre ou bien, troisième et dernière position, est éteinte. La couleur bleu ciel que l’on voit ici en face arrière signale que l’ampli est en marche et fonctionne
La face arrière de la F1 812 servant à la fois de poignée, de radiateur et d’interface pour les connections et les commandes. A signaler une commande mettant en service ou pas une diode placée en face avant derrière la grille des HP. Elle signale au choix et par une couleur distincte la bonne marche de l’ampli en bleu ciel ou son défaut en rouge, l’entrée en service du limiteur en ambre ou bien, troisième et dernière position, est éteinte. La couleur bleu ciel que l’on voit ici en face arrière signale que l’ampli est en marche et fonctionne

Le cahier des charges est donc rempli et Bose a réussi à décliner en array ses fameuses petites « gamelles », des haut-parleurs indestructibles, économiques et une fois égalisés, capables de faire beaucoup de son. Puissant et très solide, le système F1 812 présente aussi les défauts de ses qualités.
Le rendu est par exemple professionnel et puissant mais manque un peu de naturel surtout dans le haut.
Le guidage des 2,25’’ est une réalité, mais de par leur nature et leur taille, les 8 haut-parleurs se révèlent à certaines fréquences et à certains angles, moins addictifs qu’ils ne le devraient.
Il ne reste pas moins qu’à 22 mètres en salle, le son parvient avec encore assez de niveau et de clarté pour être exploitable, une performance qui inspire le respect.

La face arrière du F1-Subwoofer avec la bretelle qui l’alimente en signal issue de la 812. Peut-être qu’en lieu et place d’une simple commande de 180° pour la phase, un potentiomètre l’ajustant de façon continue aiderait à mieux trouver le meilleur accord tête / renfort
La face arrière du F1-Subwoofer avec la bretelle qui l’alimente en signal issue de la 812. Peut-être qu’en lieu et place d’une simple commande de 180° pour la phase, un potentiomètre l’ajustant de façon continue aiderait à mieux trouver le meilleur accord tête / renfort

Fonctionnant bien avec des signaux dynamiques, la F1 délivre du son tout aussi bien si ce n’est mieux en reproduisant des musiques modernes ultra compressées, une performance prouvant la qualité de son ampli et sa faculté à répondre pleinement au cahier des charges des lieux jouant de la musique enregistrée.
Poussé dans ses derniers retranchements, le couple 812 et caissons fournit à 4 mètres 102 dB A en LEQ, une mesure qui permet de savoir plus précisément à quoi s’attendre en exploitation réelle.
Cette pression déjà très importante est obtenue adossé au limiteur, les deux renforts de basse atteignant leur niveau nominal avant la 812 qui dispose d’un peu de marge. En continuant à augmenter le niveau d’entrée, le son se dégrade par le durcissement du rendu de la 812 et la perte de l’impact du renfort. Signalons que les limiteurs sont bien conçus mais n’ôtent pas l’envie d’ouvrir plus que de raison, ils écrêtent très proprement en remontant les bas niveaux ce qui finit par dénaturer le rendu en gommant toute dynamique.

Les mesures

Forts de ces constatations, nous avons soumis un couple 812 et caisson de basse à un certain nombre de mesures. L’enceinte est montée sur le stand propriétaire fourni avec le caisson de basse optionnel. La mesure est effectuée en champ semi libre, le micro étant positionné à 1,5 m de hauteur et à 1,6 m dans l’axe 0° de propagation de l’enceinte F1 812.

Bose 812

Réponses en fréquence
Les courbes sont décalées pour améliorer la lisibilité. La courbe noire représente la réponse de la F1 812 seule en mode full range. Si l’on veut bien omettre l’incidence des réflexions avec le sol vers 72 et 115 Hz, celle-ci tient dans un gabarit 0 / -3 dB entre 50 Hz et 16 kHz ce qui est une très bonne surprise.
La mesure représentée par la courbe rouge et effectuée dans les même conditions, montre l’action du filtre passe-haut à 100 Hz.
La courbe marron enfin est la sommation de la F1 812 avec son caisson de basse. La défaillance à 110 Hz n’est pas liée au système en lui-même mais à la différence des trajets acoustiques au point micro des ondes en provenance à la fois du sub et de la tête.

Bose 812

Variation de la réponse dans le plan horizontal
La mesure des variations dans un demi-angle de 50° montre une certaine consistance de la réponse mais seulement jusqu’à 6 kHz. On peut noter une proéminence marquée vers 5 kHz susceptible à l’écoute de générer une bonne précision notamment sur les voix mais aussi une certaine dureté.
Au-delà de 6 kHz, la réponse devient chaotique avec un filtre en peigne plus ou moins prononcé en fonction de l’angle d’écoute. La dimension non négligeable des transducteurs de 2,25’’ (6 cm), débouchant en radiation quasi directe n’y est pas étrangère.

Bose 812

Variation de la réponse dans l’axe 0° de la F1 812, configurée en profil C.

Le léger affaiblissement de la courbe entre 1 kHz et 5 kHz est principalement dû à la modification du plan de couplage des transducteurs.
Au-dessus de 6 kHz, on voit l’effet de l’importante accentuation des aigus apportée par le processing, une accentuation compensant le manque de couplage entre les transducteurs.

CONCLUSION

La F1 812 et son caisson de grave forment un ensemble puissant, compact, léger, efficace et extrêmement rapide et facile de mise en œuvre. Avec une ouverture verticale adaptable pour différentes configurations et une ouverture horizontale annoncée d’une centaine de degrés, elle couvre de nombreuses problématiques acoustiques de salle en modernisant le son classique Bose, lui permettant de s’aventurer facilement plus loin. Quelques centaines d’euros de moins, un meilleur couplage entre tête et renfort de basses et une directivité horizontale plus régulière la rendraient encore plus attractive.

Dévoilée à l’ISE d’Amsterdam : Bonne surprise, Bose va décliner la F1 812 en modèle d’installation avec les trois fixations indispensables aux architectes et intégrateurs, et en passif afin de simplifier l’éventuel entretien de l’électronique. D’un poids légèrement supérieur à la version portable, la ferrite marque son retour sur la balance, la 812 d’installation va être disponible dès le mois de mai/juin et pourra être complétée par le F1-Subwoofer qui reste actif.


Les trois possibilités d’accroche de la F1 812 d’installation, un modèle passif. Les plus observateurs auront remarqué que celui photographié est actif.
Les trois possibilités d’accroche de la F1 812 d’installation, un modèle passif. Les plus observateurs auront remarqué que celui photographié est actif.

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Ardian acquiert d&b auprès d’Odewald et Copeba

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L’annonce a été faite lundi 29 février 2016. Aux côtés du management existant, Ardian, société d’investissement privé indépendante, acquiert d&b audiotechnik GmbH (« d&b ») auprès des sociétés d’investissement Odewald & Compagnie et COBEPA. d&b est le spécialiste international des systèmes audio. Il s’agit du treizième investissement d’Ardian LBO Fund V, fonds d’un montant de 2,8 milliards d’euros.

4 logos

Jurgen Daubert à gauche et Rolf Belz à droite photographiés dans leur garage de Korb près de Stuttgart où tout a commencé un 18 avril 1991. Daubert & Belz. d&b.
Jurgen Daubert à gauche et Rolf Belz à droite photographiés dans leur garage de Korb près de Stuttgart où tout a commencé un 18 avril 1991. Daubert & Belz. d&b.

Le management existant, dirigé par :

  • Amnon Harman, Président,
  • Markus Strohmeier (Managing Director Technologie et Opérations),
  • Frank Bothe (Responsable R&D),
  • Kay Lange (Directeur Financier)
  • et Hans-Peter Nüdling (Responsable des ventes)

investit dans la société afin d’assurer la continuité du développement de d&b.

Avec le soutien d’Ardian, la société souhaite renforcer sa position de leader à l’international.
Les participants ont convenu de ne pas révéler les détails de la transaction qui reste soumise à l’approbation des autorités compétentes.


Markus Strohmeier
Markus Strohmeier
Frank Bothe
Frank Bothe
Kay Lange
Kay Lange
Hans Peter Nudling
Hans Peter Nudling

Depuis l’acquisition de la société par Odewald & Compagnie et COBEPA en 2011, les ventes ont plus que doublé, passant de 44 millions d’euros à 94 millions d’euros en 2015. Le nombre d’employés a également significativement augmenté passant de 200 en 2011 à 350 aujourd’hui. En accord avec le management, l’internationalisation de la société a constitué l’objectif principal de développement, l’équipe de direction s’est structurée et l’équipe commerciale a été renforcée.
L’un des principaux facteurs de croissance organique a été le développement du marché des installations audio permanentes qui s’est poursuivi au cours des dernières années, et sur lequel d&b a pu bénéficier de sa bonne réputation dans le domaine du touring. Au cours des premières étapes d’internationalisation, des filiales ont été créées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, doublant la capacité de production de la société. d&b a notamment connu une croissance forte aux Etats-Unis et en Asie. Aujourd’hui d&b est présent dans plus de 70 pays.

Amnon Harman
Amnon Harman

Amnon Harman, Président de d&b, déclare : « Notre objectif est de créer le meilleur son possible. C’est pourquoi nous sommes idéalement placés pour répondre aux attentes croissantes des professionnels de l’événementiel quant au son sur leurs concerts ou grands spectacles mondiaux. Avec notre nouveau partenaire Ardian, nous souhaitons continuer à nous développer en Asie- Pacifique, en Amérique du Sud et du Nord, tout en renforçant notre position de leader en Europe.

Du côté produit, nous allons continuer à étendre nos activités sur les installations permanentes et le développement de solutions audio innovantes. Nous souhaitons remercier nos actionnaires Odewald & Compagnie et COBEPA pour leur soutien. Ils ont mis en place les bases de notre succès d’aujourd’hui et ont su investir pour nous permettre d’exploiter notre potentiel de croissance. »

Fabian Wagener
Fabian Wagener

Fabian Wagener, Directeur au sein de l’équipe Mid Cap Buyout chez Ardian, déclare :
« Au cours des trois dernières décennies, d&b s’est positionnée comme une marque premium du secteur des technologies audio à destination des professionnels et a montré une croissance organique significative au cours des dernières années.
Nous sommes convaincus par la capacité de la société à innover, par la qualité de l’équipe de management, par ses employés passionnés et par les perspectives de développement. Avec le management, nous allons continuer à améliorer le portefeuille produit existant et donner l’impulsion nécessaire pour renforcer la croissance internationale de la société. »

Torsten Krumm
Torsten Krumm

Torsten Krumm, co-directeur d’Odewald & Compagnie, conclut :
« La performance entrepreneuriale de d&b au cours des dernières années, notamment en termes d’internationalisation et de développement produit, a fait de la société le numéro un du secteur.
Nous sommes ravis de ce succès et fiers d’y avoir participé. Avec Ardian, d&b dispose d’un partenaire idéal pour continuer à se développer. »

Plus d’infos :

 

Johnny Hallyday sous la lumière de Dimitri Vassiliu : retour aux sources du Rock

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C’est dans les coulisses d’un «Rester Vivant Tour» déjà bien rodé que Dimitri Vassiliu, nouvel éclairagiste de Johnny Hallyday pour cette tournée marathon qui s’invite à l’AccorHotels Arena, nous convie afin de parler lumière, vidéo et Rock’n’roll.

Magnifique tableau, épuré et très graphique. Le praticable est balisé de rampes Arcaline 2, Les Spot BFML en latéral et de contre découpent l'espace, tout comme les écrans qui jouent les sources lumineuses en rouge en accord avec les B-Eye K20
Magnifique tableau, épuré et très graphique. Le praticable est balisé de rampes Arcaline 2, Les Spot BFML en latéral et de contre découpent l’espace, tout comme les écrans qui jouent les sources lumineuses en rouge en accord avec les B-Eye K20

Une première pour le designer lumière de talent, déjà aux commandes des faisceaux des plus grandes tournées françaises, qui relève avec une joie non dissimulée le défi d’imaginer la lumière, mais aussi la scénographie et l’habillage vidéo de la centaine de concerts donnés à ce jour par notre Jojo national. 

L'ouverture avec la superbe tête de mort, mise en lumière par les Mac Aura,...
L’ouverture avec la superbe tête de mort, mise en lumière par les Mac Aura,…

On le retrouve sur les scènes de France, bien décidé à, encore une fois, tout donner, dans un esprit résolument rock et authentique.
D’abord grâce à la direction musicale, confiée à son guitariste principal, Yarol Poupaud, qui privilégie l’entité groupe de rock et oublie les cordes pour cette tournée, puis par le désir commun de Dimitri Vassiliu, du producteur et de Johnny lui même, d’un retour aux sources sur une scène épurée, vintage, mais abritant toutes nouveautés technologiques en matière de projecteurs et d’écrans : B-Eye, BMFL, Mythos, Sharpy et Sharpy Wash.


... qui s'ouvre pour délivrer notre star nationale, sous les faisceaux des Sharpy, devant un fond de MagicPanel discrètement parsemé d'étoiles.
… qui s’ouvre pour délivrer notre star nationale, sous les faisceaux des Sharpy, devant un fond de MagicPanel discrètement parsemé d’étoiles.

La scénographie repose presque essentiellement sur les 834 modules vidéo qui habillent la grande scène de l’Arena, couplés à une impressionnante matrice de 192 MagicPanel Ayrton accrochés en fond de scène, sûrement la plus grosse installation hexagonale de ce type réalisée à ce jour.
Bien sûr il y a de la machinerie, bien sûr l’entrée de Johnny est toujours aussi inattendue, quand il apparaît dans une fabuleuse tête de mort qui s’ouvre dans un nuage de fumée pour le laisser rejoindre la scène, et bien sûr ça éclaire parfois beaucoup, fort et en blanc. Ce sont des passages obligés pour illuminer Johnny !

Pourtant Dimitri Vassiliu s’est permis pas mal d’audace et de choix tranchés pour revisiter cet éclairage, à mi chemin entre faisceaux et flashes old school et extrême modernité de la vidéo. Il ne s’agit pas de casser tous les codes ici, mais bel et bien d’offrir à la star un nouveau concept lumière, scénographique et visuel. Nous avons donc rencontré le designer, qui est aussi pupitreur sur cette tournée, accompagné de Philippe Marty et Stéphane Chiron aux contrôles du show.

La chouette équipe lumière au complet. De gauche à droite et accroupis, Stéphane Chiron, Martial Blond, Dimitti Vassiliu, Christian «lou» Carlichi et Aurelien . Debout et de G à D, Pierre Yves Orieux, David Bergue, Jean Philippe Willocq, Philippe Marty, Thomas , Sylvain et Enrique Elixander.
La chouette équipe lumière au complet. De gauche à droite et accroupis, Stéphane Chiron, Martial Blond, Dimitti Vassiliu, Christian «lou» Carlichi et Aurelien .
Debout et de G à D, Pierre Yves Orieux, David Bergue, Jean Philippe Willocq, Philippe Marty, Thomas , Sylvain et Enrique Elixander.

Nous avons aussi pu aussi parler à Peggy M, directrice artistique des images choisie par Dimitri, qui a créé les très beaux médias diffusés dans les écrans, et qui elle aussi a su apporter un écho personnel et juste à l’univers de Johnny.

Un design sur mesure alliant esprit vintage Rock et modernité.

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Dès l’arrivée dans la grande salle de l’AccorHôtel Arena, nous découvrons la scène immense équipée par Dimitri Vassiliu pour Decibels Production. 

La grande scène (plus de 15 m) encadrée des faisceaux des BMFL Robe. Dimitri en a demandé 20 de plus pour les dates parisiennes à l'AccorHotels Arena.
La grande scène (plus de 15 m) encadrée des faisceaux des BMFL Robe. Dimitri en a demandé 20 de plus pour les dates parisiennes à l’AccorHotels Arena.

Un écrin à la hauteur de l’artiste : 15 mètres de profondeur avec une avancée de 12 m au cœur de la salle, une tête de mort géante, motorisée pour pouvoir descendre et «déposer» la star sur les planches, 6 écrans vidéo Black SMD asservis eux aussi, spécialement conçus pour l’occasion, et de très beaux projecteurs partout, sur les ponts tout autour de l’espace scénique, sur des totems, en latéral et en arrière scène.
Mais surtout, un mur/matrice de 192 MagicPanel Ayrton, qui éteints et bien alignés dans leurs cadres, nous font immédiatement penser à une armée de droïdes, tout droit sortis de Star Wars, prêts à dégainer leurs faisceaux au service du général Johnny.Même au repos, en lumière de service, dans une salle encore vide et impatiente d’accueillir son public, le kit lumière et vidéo de Dimitri Vassiliu nous en met plein la vue.

Les 192 MagicPanel donnent le ton. Il sera Rock & Roll, puissant, blanc, et toujours en mouvements
Les 192 MagicPanel donnent le ton. Il sera Rock & Roll, puissant, blanc, et toujours en mouvements

Non pas dans la débauche de machines, même si celles ci sont nombreuses, le kit accueillant en tout quelque 460 projecteurs, mais dans la scénographie elle même qui massive mais sobre, dégage un certain goût de l’ancien temps, celui du bon vieux rock, des faisceaux blancs des Pars et autres Acl, des scènes dégagées avec batterie au centre (sur praticable motorisé quand même) faites pour que les artistes puissent bouger, sauter, faire des solos endiablés et vivre pleinement leur musique.

SLU : Dimitri, parle-nous de ton arrivée dans l’aventure du «Restant vivant tour»?

Dimitri Vassiliu : «C’est ma première fois aux lumières de Johnny. Je suis ravi car j’avais vraiment envie de faire ce design. Une occasion comme celle ci ne se refuse évidemment pas ! Et j’avais surtout envie de le faire de cette façon là, avec ce coté retour aux sources du rock. Et comme c’est ce que Johnny souhaitait aussi, ça a fonctionné directement. Dès le début il voulait une tournée centrée sur le groupe, et l’ambiance qui va avec, donc la lumière est partie elle aussi dans cette voie.

SLU : Éclairer Johnny Hallyday ça met quand même un peu la pression, non ?

Dimitri Vassiliu : «Oui bien sûr, mais ici il y a beaucoup de liberté et d’informations, que ça soit du manager, de Johnny, de Yarol ou même de Lætitia, j’ai pu prendre beaucoup d’éléments partout et les regrouper pour construire mon design de façon très libre. On s’est tous assez parlé pour se comprendre et aller dans la bonne direction, qui est finalement celle où je voulais aller. J’ai surtout eu de la chance de tomber sur le bon groupe, la bonne tournée, le bon producteur, la bonne année et aussi de pouvoir choisir mon équipe.

Un bel exemple du talent de Dimitri Vassiliu, qui parvient à rendre homogène un kit lumière pourtant multi-source, multi-support et multi-marque, ici dans un monochrome de rouge où écrans vidéos, lyres matrices à leds et projecteurs Wash s'accordent parfaitement.
Un bel exemple du talent de Dimitri Vassiliu, qui parvient à rendre homogène un kit lumière pourtant multi-source, multi-support et multi-marque, ici dans un monochrome de rouge où écrans vidéos, lyres matrices à leds et projecteurs Wash s’accordent parfaitement.

Le meilleur compliment que j’ai pu entendre jusqu’à présent, c’est celui d’un ami metteur en scène qui est venu voir le concert hier, et m’a demandé si tout était en synchro, car le show me dit-il est hyper en place et carré. Ce à quoi j’ai répondu qu’il n’y avait aucune synchro, ni d’images, ni de lumière. Tout est envoyé manuellement et en live !

SLU : Tu parlais de la volonté de rester très rock, des demandes plus précises ont-elles été formulées ?

Dimitri Vassiliu : Il n’y avait pas d’exigence particulière à part cette grande idée du retour au rock. On a commencé à travailler sur le projet un an et demi avant le départ de la tournée. J’avais tout en charge, c’est à dire la scénographie, la lumière et la vidéo.

3 poursuites Lancelot Robert Juliat réparties dans la salle ne quittent pas Johnny d'une semelle.
3 poursuites Lancelot Robert Juliat réparties dans la salle ne quittent pas Johnny d’une semelle.
Le front de scène est balisé de Mac Aura Martin
Le front de scène est balisé de Mac Aura Martin

Pour la scénographie, j’ai fait appel à Emmanuelle Favre, et nous avons défini ensemble les directions à prendre pour marier la technologie et l’ambiance vintage. Et puis, la production et Johnny souhaitaient quand même avoir quelque chose d’épuré. Ce qui me plaisait aussi, avec une scène bien dégagée. De plus, on n’oublie pas l’importance du public. Sur un show de Johnny, on éclaire partout.

Oui on éclaire partout en effet !
En latéral, avec des matrices de B-Eye Clay Paky, précédées d’échelles de Sharpy. A contre et en douche, avec les Mythos. En latéral au sol, à contre, à la face et sur les ponts encadrant le large espace de scène avec les Spot BMFL Robe. Et au fond avec le mur de MagicPanel. C’est qu’il faut de la personnalité et une sacrée puissance de faisceaux pour briller derrière Johnny Hallyday !

Le Magic Panel Ayrton, l’autre vedette du show.

La matrice de 192 MagicPanel Ayrton commandés en mode Extended (160 canaux)
La matrice de 192 MagicPanel Ayrton commandés en mode Extended (160 canaux)

SLU : Donc tu as eu besoin de grosses sources. Comment as-tu choisi les projecteurs présents dans le kit ?

Dimitri Vassiliu : J’ai tout construit autour de la matrice de MagicPanel. Parmi les projets que j’ai présentés, c’est celui qui a été choisi et c’était mon préféré avec aussi la tête de mort. J’avais alors déjà l’idée des écrans, des praticables et la forme de la scène.

SLU : Pourquoi tenais-tu absolument à ces MagicPanel en fond de scène ?

Dimitri Vassiliu : J’avais vraiment envie de les intégrer dans cette implantation, de tester la vidéo dessus, et je voulais surtout un effet bien rock, une machine qui, quand je l’allume en blanc, produit un faisceau rectiligne, droit et fort, mais qui peut aussi envoyer de la vidéo et des effets.

Un moment de pur rock vintage, de quoi flasher toute la salle !
Un moment de pur rock vintage, de quoi flasher toute la salle !

Des projecteurs mis à l’épreuve entre festivals et contraintes scéniques.

SLU : Qu’est ce qui t’a décidé pour le reste des sources, as-tu des favoris ?

Dimitri Vassiliu : On a en fait débuté la tournée par des festivals sur lesquels on a emmené un petit kit avec moitié moins de MagicPanel, quelques Sharpy, et des BMFL au sol, ce qui nous a permis de tester ces derniers – je ne les connaissais pas avant – ou encore de trouver des combines de programmation et d’utilisation des MagicPanel avec Philou (Philippe Marty, qui les a encodés et les pilote sur le show).
On a pu aussi, sur place, profiter des kits existants et découvrir des machines ou des implantations, se dire que là, par exemple, il faudrait moins de Sharpy et plus de Wash, etc… Ainsi, à la fin de cette période, qui s’est avérée être un véritable laboratoire de test du kit, on a pu le définir précisément pour la suite de la tournée.

Derrière et au dessus des écrans mobiles, les Mythos font passer leurs faisceaux, une volonté exprimée dès le début de la conception par Dimitri Vassiliu.
Derrière et au dessus des écrans mobiles, les Mythos font passer leurs faisceaux, une volonté exprimée dès le début de la conception par Dimitri Vassiliu.

SLU : Le Mythos, tu l’as aussi découvert en festival ?

Quand les écrans mobiles spécialement conçus pour la tournée quittent leur position de garage, on peut voir les Mythos accrochés sur les ponts.
Quand les écrans mobiles spécialement conçus pour la tournée quittent leur position de garage, on peut voir les Mythos accrochés sur les ponts.

Dimitri Vassiliu : Non le Mythos je l’avais vu avant, et je savais que je voulais partir avec. Je souhaitais des Mythos accrochés en douche au dessus de la scène et donc au dessus des écrans motorisés.
Il nous fallait des faisceaux capables de passer entre les écrans et le projecteur devait être court, car il reste peu de place quand les écrans sont garés au plafond. D’ailleurs nous avons placé un filtre anti-calorique en sortie des Mythos pour ne pas risquer de brûler les écrans.

A cour et à jardin, les latéraux de la scène sont assurés par 27 B-Eye K20 Clay Paky.
A cour et à jardin, les latéraux de la scène sont assurés par 27 B-Eye K20 Clay Paky.

SLU : Tu as utilisé deux impressionnantes matrices de B-Eye en latéral…

Dimitri Vassiliu : Je souhaitais des faisceaux latéraux très puissants, qui se suffisent à eux-mêmes sur cette grande scène, qui vivent tout seuls sans rien d’autre. Avec les B -Eye sur les côtés j’ai de gros latéraux qui brillent fort.

SLU : Tu ne fais pas de la dentelle avec ces Wash, pas d’effets ?

Dimitri Vassiliu : Non, on ne fait de la dentelle sur rien! ( On est chez Johnny tout de même!), à part peut être, et c’est paradoxal, avec les MagicPanel Ayrton où on essaie d’être subtil, en faisant par exemple, des petites étoiles sur un tableau, car on avait envie de jouer avec les pixels.

Comment ancrer Johnny dans son époque tout en restant fidèle à ses racines ? En jouant avec des images urbaines et colorées, couplées à de la vraie lumière, ici made in Italie avec les superbes Mythos Clay Paky qui brillent en fond de scène et les B-Eye en couleur sur les latéraux.
Comment ancrer Johnny dans son époque tout en restant fidèle à ses racines ? En jouant avec des images urbaines et colorées, couplées à de la vraie lumière, ici made in Italie avec les superbes Mythos Clay Paky qui brillent en fond de scène et les B-Eye en couleur sur les latéraux.
Un des BFML latéraux, vedettes de ce show en terme de qualité de faisceaux et de puissance lumineuse.
Un des BFML latéraux, vedettes de ce show en terme de qualité de faisceaux et de puissance lumineuse.

SLU : Parle-nous du BMFL Robe.

Dimitri Vassiliu : Oui, indiscutablement. C’est vraiment une super machine puissante, Un spot qui a une très belle qualité de faisceau. Je les utilise pour mes faces, pour éclairer Johnny et le groupe mais aussi à contre et en latéral. Ici à Bercy j’en ai demandé 56 soit 20 de plus que sur la tournée.

SLU : A ton avis, les sources lampes, surtout en wash ont-elle encore de l’avenir ?

Dimitri Vassiliu : En Spot évidemment les lampes sont loin d’être finies, et même en Wash ! J’ai choisi des Sharpy Wash Clay Paky en latéral que je juge indispensables en terme de qualité de faisceau et de couleur. Je trouve que pour éclairer quelqu’un, un visage, rien ne remplace une source lampée, surtout si tu disposes de peu de temps de réglage.

SLU : Comment éclaires-tu les musiciens ?

Dimitri Vassiliu : Avec un peu de Sharpy Wash donc en latéral, de BMFL latéral et face, plus la lumière des B-Eye qu’ils récupèrent forcement sur la route! Ils sont 15 sur scène, je voulais que les musiciens soient confort, sans trop de projecteurs dans les pattes ; voilà pourquoi aussi il y a beaucoup d’accroches et ces gros latéraux.»

Un très beau tableau démontrant bien les contrastes du gros kit lumière et vidéo, sur une scène épurée. Les écrans mobiles jouent les sources lumineuses, les MagicPanel œuvrent avec classe et sobriété, les puissants BMFL assurent les faces et les contres, et les B-Eye l'éclairage latéral.
Un très beau tableau démontrant bien les contrastes du gros kit lumière et vidéo, sur une scène épurée. Les écrans mobiles jouent les sources lumineuses, les MagicPanel œuvrent avec classe et sobriété, les puissants BMFL assurent les faces et les contres, et les B-Eye l’éclairage latéral.

Du Johnny oui, mais version Dimitri !

La joyeuse équipe vidéo en charge des écrans : Soline Marchand et Christophe Paillet.
La joyeuse équipe vidéo  : Soline Marchand et Christophe Paillet.

Des choix de directions lumineuses assumées qui, c’est vrai, aèrent encore plus la grande scène et qui, surtout, donnent un sacré coup de jeune à l’ensemble.
En première ligne, les 6 écrans mobiles Xénon Black SMD au pitch de 6 mm, sont motorisés pour monter, descendre ou s’immobiliser dans les airs en défiant les lois de la gravité.

Ils révolutionnent le genre en plaçant la vidéo au sein même du design comme une source lumineuse à part entière. Plus besoin de machineries lourdes, de tirs de CO2 ou de pyrotechnie avec Dimitri, quand il faut allumer le feu, ce sont les écrans qui s’en chargent avec des médias toujours bien choisis, (de flammes en l’occurrence), ou certains en 3D, très réussis.

Quand Johnny chante l'amour fou et son Requiem, c'est la vidéo qui se charge des effets de pyrotechnie, de quoi sacrément moderniser le spectacle !
Quand Johnny chante l’amour fou et son Requiem, c’est la vidéo qui se charge des effets de pyrotechnie, de quoi sacrément moderniser le spectacle !

SLU : C’est vrai que tu dégages la scène et allèges quand même considérablement les grosses machineries auxquelles les concerts de Johnny nous ont habitués ?

Dimitri Vassiliu : Il y a quand même la tête de mort dans laquelle il apparaît qui descend et s’ouvre, et le praticable batterie qui se lève. Mais en effet, ce qui est nouveau ici, c’est que la grosse cavalerie, ce sont les 6 écrans mobiles. Si je suis venu sur cette tournée, c’est aussi pour réécrire un nouveau show Johnny, changer, emmener un autre regard, donc ne pas refaire ce qui a déjà été fait.

La création lumière de Dimitri Vassiliu sait aussi prendre des directions inédites pour Hallyday, en se permettant un éclairage épuré, avec une douche de lumière réalisée par un Mythos, et des latéraux assurés par les diodes des B-Eye
La création lumière de Dimitri Vassiliu sait aussi prendre des directions inédites pour Hallyday, en se permettant un éclairage épuré, avec une douche de lumière réalisée par un Mythos, et des latéraux assurés par les diodes des B-Eye
Johnny Hallyday seul, au milieu de son public simplement sous les faisceaux des BMFL Robe.
Johnny Hallyday seul, au milieu de son public simplement sous les faisceaux des BMFL Robe.

Ce n’est pas forcément mieux, ce sont d’autres propositions, comme ces tableaux ou il commence à chanter dans le noir juste avec une douche, ce qui à mon avis était difficile à faire avant et qui, selon moi, donne une autre vision de Johnny. Même si on peut penser qu’il aime être dans la lumière, il interprète tellement ses chansons que l’on peut se permettre de pousser la dramaturgie lumineuse pour amplifier une émotion.

C’est dans la proximité et l'intimité que le monstre de scène et ses musiciens nous cueillent, sur l'avant scène, éclairés par les BFML Robe et les poursuites Lancelot. Les écrans entrent en scène avec les médias toujours très justes créés par Peggy M. ne gâchant en rien l'intimité du moment.
C’est dans la proximité et l’intimité que le monstre de scène et ses musiciens nous cueillent, sur l’avant scène, éclairés par les BFML Robe et les poursuites Lancelot. Les écrans entrent en scène avec les médias toujours très justes créés par Peggy M. ne gâchant en rien l’intimité du moment.

SLU : Justement, comment Johnny réagit-il a ces nouvelles directions de lumière ?

Dimitri Vassiliu : Je crois que l’on regarde tous dans la même direction, que ça soit Johnny, ses musiciens, son producteur ou les techniciens. Et puis, Johnny c’est un rêve à éclairer, il ne se plaint jamais de rien, ni des strobes dans la figure, ni de la fumée ou des projecteurs droits sur lui. Ce n’est pas une chochotte et ce n’est pas une salle de chochottes !» 

SLU : C’est toi qui pilote les écrans ?

Dimitri Vassiliu : «Oui, ça me fait plaisir de retrouver la console (une Hog 4) sur cette tournée. J’ai fait toutes les dates depuis le début, je gère les écrans. J’ai deux média serveurs Catalyst pour traiter les images créées par Peggy M. et Cutback. Ca fait longtemps que je collabore avec Peggy, on se connaît bien. Elle a créé 70 % des images, puis CutBack a fait celles en 3D, moins nombreuses, mais nécessaires. Les références des médias sont toujours Rock and roll, avec des aigles, des crânes, des serpents etc… L’idée était de mixer les styles, pour être à la fois actuel et vintage.»

La restitution : Une affaire de famille et d’éclairage.

Johnny Hallyday lumiere Dimitri Vassiliu
Pendant le show, Dimitri Vassilu aux commandes de sa Hog 4. On reconnait Stéphane Chiron à gauche.

Dimitri Vassiliu n’est pas seul en régie, il est accompagné de ses deux complices :
Philippe Marty, responsable aussi du dossier technique en plus de la programmation des MagicPanel Ayrton et d’une bonne partie du show lumière, et Stéphane Chiron, avec qui il faisait déjà de la poursuite en 1988 sur la tournée de J.J.Goldman, et qui l’accompagne au pupitre depuis ses débuts en grosses tournées.

Ces opérateurs, aux nombreuses années d’expérience, n’oublient jamais qu’ils sont là avant tout pour éclairer, un artiste, une scène, un public, et se préservent de toute geekerie, pourtant dans l’air du temps, et souvent efficace, pour piloter les matrices de leds.

SLU : Comment vous répartissez-vous la restitution live ?

Dimitri Vassiliu : «Je gère la vidéo des écrans, Philippe les MagicPanel, les Sharpy, Mythos, et K20 sur une Grand MA. Stéphane tous les BMFL et le reste des sources sur une autre Hog 4, et franchement il y a assez de boulot pour tout le monde ! La GrandMA a été choisie pour pouvoir gérer les MagicPanel en programmation et restitution. Un Catalyst leur est réservé pour les médias.

SLU : Encoder ces MagicPanel a été un challenge?

Dimitri Vassiliu : On y a passé beaucoup de temps en effet, mais il faut dire qu’avec ce qui a été proposé avec ce produit depuis deux ans, la barre était haute. On ne pouvait pas arriver légers et utiliser les macros !

Le mariage subtil et délicat de la lumière et de la vidéo
Le mariage subtil et délicat de la lumière et de la vidéo

SLU : Tu n’as pas été tenté de faire appel à un geek informaticien pour leur programmation, comme ça s’est souvent vu récemment ?

Des médias efficaces, fidèles à l'univers du rockeur, ont été créés pour les MagicPanel par Peggy M., ici trois têtes de mort.
Des médias efficaces, fidèles à l’univers du rockeur, ont été créés pour les MagicPanel par Peggy M., ici trois têtes de mort.

Dimitri Vassiliu : Si bien sûr, et c’est là où la pression était encore plus grande, car de très belles choses ont déjà été faites ! J’ai croisé le groupe Ezekiel en festival, j’ai vu leur travail avec les MagicPanel, j’ai vu aussi ce qui a été fait pour Chanel…
Avec Philou on ne voulait pas décevoir ! Mais je pense qu’on ne fait pas le même boulot, avec les mêmes désirs. Je reconnais qu’on y a pensé…»
Pour finir, on a trouvé ce qui nous convenait à tout les deux, on ne souhaitait pas que ça soit trop geek non plus. Il y a un morceau, où trois têtes de mort sont diffusées par les MagicPanel.
Peggy M. a fabriqué un média avec les têtes et on l’a envoyé dans les panneaux… Pas besoin d’un informaticien pour ça ! On fait de la lumière avec la vocation d’éclairer avant tout, et puis je ne voulais pas être décalé par rapport à la musique de Johnny Hallyday.»

Philippe Marty à la programmation des MagicPanel.

SLU : L’encodage a-t-il été long ?

Philippe Marty : «Oui c’est long, essentiellement car il y en a beaucoup! Après bien sûr, il a fallu mettre en place un système fonctionnel, d’où la nécessité d’encoder avec une MA pour pouvoir merger directement le Catalyst dans la machine, et simplifier la gestion du réseau. MA est à ce niveau beaucoup plus fort que la concurrence.

SLU : Tu as travaillé plutôt des textures abstraites ou des images ?

Philippe Marty : Nous avons travaillé plutôt des textures. Tous les médias ont été faits spécialement pour s’adapter au format et au pitch des MagicPanel, en tenant compte de l’espacement noir entre les projecteurs. J’en ai fabriqué moi aussi sur After Effects avec de bonnes surprises.

Le fameux aigle de feu modélisé par Philippe Marty...
Le fameux aigle de feu modélisé par Philippe Marty…
... diffusé par les MagicPanel. Il vole plutôt bien derrière Johnny Hallyday !
… diffusé par les MagicPanel. Il vole plutôt bien derrière Johnny Hallyday !

La régie accueille les trois consoles lumière nécessaires au pilotage du grand spectacle Johnny, une GrandMA 2 pour Philippe Marty (et Aélia sa progéniture, la relève arrive !) et deux Hog 4, pour Stéphane Chiron et Dimitri Vassiliu.
La régie accueille les trois consoles lumière nécessaires au pilotage du grand spectacle Johnny, une GrandMA 2 pour Philippe Marty (et Aélia sa progéniture, la relève arrive !) et deux Hog 4, pour Stéphane Chiron et Dimitri Vassiliu.

SLU : C’est le nouveau modèle de MagicPanel ?

Philippe Marty : Non c’est l’ancien modèle, le 602, dont on n’a pas utilisé la rotation à l’infini car ils ne se recalent pas assez précisément, surtout dans une masse comme ça, où on ne peut pas se permettre le moindre décalage.
Nous les commandons classiquement en dmx, en Ethernet il aurait fallu monter des splitter réseau, plus fragiles.
J’ai 12 NPU derrière la console pour gérer 89 univers DMX avec 40500 paramètres actifs !
Et j’ai une deuxième console derrière et un Catalyst pour la sécurité.

SLU : La console spare a-t’elle servi?

Philippe Marty : Non heureusement, jamais pendant un show. Je touche du bois !
On a fait des tests, le MaNet bascule instantanément et l’ArtNet reprend en 5 secondes, et c’est mieux que de ne rien avoir du tout !
Je suis assez content car ça n’a jamais planté, même en encodage, et pourtant il y a beaucoup de monde dans la console !»

Peggy M, créé des médias adaptés au répertoire de Johnny

Sur quelque 150 m2 d’écran Black SMD, en 6 et 9 mm de pitch, on ne se fait pas trop de soucis pour la qualité de restitution des médias. C’est Peggy M, directrice artistique images sur la tournée, choisie par Dimitri, qui compose entre l’univers du rockeur, celui du designer et le sien, déjà bien riche, (la demoiselle est notamment derrière l’ambiance visuelle des dernière tournée d’Indochine) pour imaginer textures et images.

Peggy M, directrice artistique et conceptrice des médias
Peggy M, directrice artistique et conceptrice des médias

Peggy M : «Le travail a commencé en novembre 2014, on avait une pré liste de 70 morceaux ! Donc j’ai travaillé en entonnoir en partant d’éléments forts tels que la nature, l’animal, le feu, ou l’eau, qui collent bien avec le personnage.
J’étais libre de proposer ce que je souhaitais, que ça soit des textures ou des images pures. Mon équipe a donc créé entièrement tous les médias par morceaux, en s’adaptant aux 6 écrans qui bougent dans tous les sens et à la grande arche.

SLU : As-tu été dirigée par la scénographe, par Dimitri ou même par Johnny?

Peggy M : J’ai beaucoup collaboré avec Yarol Poupaud qui donnait une piste artistique, des teintes, ou des ambiances. Il a été très présent pour le choix des images d’archives en nous orientant vers de vieux festivals comme le Big Mama.»

SLU : Comment définirais tu ta collaboration avec Dimitri Vassiliu ?

Peggy M : Avec Dimitri on travaille depuis très longtemps ensemble, du coup je ne sais même plus expliquer notre travail. Quand, par exemple, il donne du relief en lumière, nous travaillons ensemble les formes et la construction du tableau. Il propose toujours une sélection d’images par titre qui me donne la direction à prendre pour la création des vidéos. On se connaît bien, il y a un véritable échange entre nous.

Quand Johnny chante Tennessee, Dimitri envoie les images de Peggy M. Un moment magique, intime et chargé d'émotion.
Quand Johnny chante Tennessee, Dimitri envoie les images de Peggy M. Un moment magique, intime et chargé d’émotion.
Les écrans mobiles se positionnent en fond de scène et les médias imaginés par Peggy M. plantent le décor, ici relayés par les très belles couleurs des B-Eye en latéral.
Les écrans mobiles se positionnent en fond de scène et les médias imaginés par Peggy M. plantent le décor, ici relayés par les très belles couleurs des B-Eye en latéral.

SLU : Que penses-tu des écrans utilisés sur la tournée?

Peggy M : Ils sont magnifiques, avec une super définition. Même si je préfère travailler plutôt en projection car les leds ont tendance à perdre les nuances, on a réussi à faire des choses chaleureuses. Pour moi les écrans sont des sources de lumière à part entière, il y a des morceaux qui ne sont éclairés que par les écrans.
Plus on avance avec Dimitri, plus j’essaie de travailler leur contenu comme de la lumière, être moins dans la narration. C’est un exercice difficile pour un vidéaste mais c’est passionnant.

Quand on ne sait plus très bien si c'est la vidéo qui fait de la lumière ou l'inverse et que les sources s'associent, on comprend pourquoi Dimitri Vassiliu et son équipe ont créé tout le projet scénique, de l’éclairage en passant par la scénographie à la vidéo, chapeau !
Quand on ne sait plus très bien si c’est la vidéo qui fait de la lumière ou l’inverse et que les sources s’associent, on comprend pourquoi Dimitri Vassiliu et son équipe ont créé tout le projet scénique, de l’éclairage en passant par la scénographie à la vidéo, chapeau !

L’idée c’est que la lumière et les écrans se rejoignent et ça marche d’autant plus ici que les écrans bougent, tels des projecteurs.

SLU : Comment avez vous conçu les images, sous quel format ?

Peggy M : Sur l’arche on dépasse les 3000 pixels de base !
Nous avons créé les visuels à l’aide d’un gabarit pour les 6 écrans à plat et l’arche, puis on les redécoupe pour le Catalyst qui les repositionne.
Les temps de calcul ont été assez longs, des nuits entières parfois ! »

Ici on fait du rock, du gros, du lourd mais pas du ringard.

La faute à un Johnny toujours aussi en forme, à un groupe vraiment bon, axé sur un son plus «roots» et «sale» qu’auparavant, à une scénographie qui prend place sous la surveillance de la tête de mort géante (et rassurante ! Ouf, on est encore sur un show de Johnny) et à un design lumière et vidéo qui a l’intelligence de réveiller la scène tout en installant une forme d’authenticité intemporelle du rock et du blues, chargée de sens.
Ça éclaire franchement, et en blanc, souvent. La scène s’ouvre en permanence sur la salle conquise grâce aux nombreux faisceaux des BMFL accrochés partout, et s’y avance même avec un long proscenium où Johnny et ses musiciens viendront taper un bœuf, au milieu de la foule, et nous cueillir par la même occasion.

MagicPanel utilisés en Wash et faisceaux des spots BMFL, en couleurs et en mouvements au service du Rock and roll.
MagicPanel utilisés en Wash et faisceaux des spots BMFL, en couleurs et en mouvements au service du Rock and roll.

Oui les directions assumées (pour ne pas dire couillues) de Dimitri Vassiliu nous séduisent !

  • Les gros latéraux en B-Eye qui montrent toute leur puissance en blanc et en couleurs, jouant même parfois solo certains tableaux.
  • Les faces des musiciens assurées per les BMFL, avec douceur et bienveillance.
  • Les MagicPanel utilisés comme de gros ACL en débauche de puissance blanche en fond de scène, très rock, puis subtilement parsemés de pixels avec une délicatesse inattendue.
  • Les Mythos Clay Paky qui positionnés au dessus des écrans, les traversent de lumière pour assurer une douche sur Johnny, dans la plus totale intimité.
  • Les choix de se reposer sur la vidéo pour assurer les effets autrefois confiés à de grosses machineries.
  • Et enfin dans la générosité de l’ensemble, tellement bien envoyé et calé par des pupitreurs un peu magiques.

Dimitri Vassiliu a su repenser l’éclairage de Johnny tout en lui restant fidèle, dans un savant dosage d’authenticité et de modernité qui n’est jamais déplacé ou inapproprié.
Nous avons vu le vrai Johnny Hallyday ce soir, éclairé avec des MagicPanel Ayrton, des écrans Black SMD et tout ce qui brille au 21e siècle, avec parfois beaucoup de couleurs, ou peu de lumière, mais toujours hyper charismatique et rayonnant de sincérité.
Et c’était peut être ça le symbole de Rester vivant : ancrer Hallyday dans son époque tout en conservant ses racines.

Synoptique du réseau lumière et vidéo

Synoptique du réseau lumière et vidéo

Plan de feu vue 3D

Plan de feu vue 3D

Symboles
Symboles
Vue de dessus
Vue de dessus

Profil gauche
Profil gauche
Vue de face
Vue de face

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Shure Microflex Advance

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Une des grandes nouveautés présentées à l’ISE est sans nul doute le système de conférence audio en réseau Microflex Advance de Shure. Le fabricant américain franchit une nouvelle étape dans le sens de l’intelligibilité et de « l’audio-invisible », grâce à la grande discrétion du dispositif et à son adaptabilité une fois mise en place.

Les capteurs de table permettent l'ajustement de quatre lobes de prise de son.
Les capteurs de table permettent l’ajustement de quatre lobes de prise de son.

Pour améliorer à la fois l’intelligibilité et la discrétion, les ingénieurs de Shure ont réussi à développer une technologie innovante incluant un logiciel, totalement inédit, garantissant le contrôle de la captation et de la directivité de microphones en réseau, comme pour les réseaux de haut-parleurs en colonne avec un contrôle de la conformation du faisceau, de sa direction, et de la directivité.
Ceci permet d’optimiser la capture audio des conférenciers et des divers orateurs.

Un des critères importants dans la conception du produit était de réduire l’impact visuel et étant donné que notre sens le plus important est l’audition, d’obtenir une qualité de captation et de reproduction optimales, afin d’éviter toute fatigue auditive et de compréhension.
Le système met en œuvre deux types d’agrégat de microphones, une dalle « standard » de 60 cm x 60 cm qui comporte l’électronique et une centaine de capsules microphoniques (on ne vous dira pas le type, c’est secret et breveté) et des capteurs circulaires comportant moins de capsules mais permettant une répartition de la captation torique (réjection de tout ce qui provient du centre comme une climatisation par exemple).

le logiciel de configuration associé ici en position Equalisation. Nous remercions Ludovic Sardnal, à gauche, pour ses explications sur le fonctionnement du système Microflex Advance.
le logiciel de configuration associé ici en position Equalisation. Nous remercions Ludovic Sardnal, à gauche, pour ses explications sur le fonctionnement du système Microflex Advance.

La configuration de prise de son s’effectue via le logiciel intellimix qui outre la conformation des lobes de captation en 3 D permet de procéder à un mixage automatique privilégiant le lobe de l’orateur automatiquement, de placer des égalisations et de reprendre sur un canal le signal de référence pour le système AEC interne (annulation d’écho) lorsqu’aucune matrice de mixage avec AEC n’est présente dans l’installation.

Une dalle Microflex Advance en accroche par élingues au-dessus du stand Shure à l'ISE
Une dalle Microflex Advance en accroche par élingues au-dessus du stand Shure à l’ISE

La dalle autorise la répartition et la conformation de huit lobes de captation avec des lobes que l’on peut agrandir ou rétrécir à volonté voire en changer les angles. L’électronique avec les micros est alimentée en PoE (Power over Ethernet) et l’audio sort au format Dante, d’où une grande facilité de liaison et de mise en place.
Des presets modifiables des huit lobes sont implantés pour obtenir une base de départ facilement modifiable. Ces presets, modifiés, peuvent être enregistrés et copiés pour le cas où une autre salle, par exemple, présenterait une configuration similaire.

Avec une dalle, on assure la captation sur une surface d’environ neuf mètres de diamètre avec le positionnement et l’ouverture des huit lobes réglables. Pour des surfaces plus importantes, on peut utiliser plusieurs dalles voire un mix avec les capteurs de table circulaires.
Les dalles peuvent être encastrées ou suspendues par élingues voire encore positionnées sur un mât accroché comme pour un vidéo-projecteur.
Dans le même esprit, les capteurs circulaires autorisent la création de quatre lobes configurables ou une répartition torique de la captation comme expliqué plus haut.

Les boitier d'E/S d'interface Dante. Ici quatre entrées micro/ligne
Les boitier d’E/S d’interface Dante. Ici quatre entrées micro/ligne

En outre Shure propose des accessoires d’interfaçage Dante sous la forme de boîtiers de 4 canaux analogiques en entrée ou en sortie, contrôlables via le réseau.
Simple à utiliser, le serveur web intégré permet d’assurer la surveillance et de contrôler la connectivité aux autres éléments du système tout en incluant des presets répondant aux besoins courants. Par ailleurs le système a été conçu de façon à pouvoir être intégré des systèmes de contrôle tiers, tels que ceux de Crestron, AMX ou QSC.

 » La solution de conférence parfaite est avant tout une histoire d’équilibre « , explique Peter James (Directeur de Shure Distribution UK).  » Elle doit produire un son de haute qualité, indépendamment de la façon dont les interlocuteurs l’utilisent ou bien de l’acoustique de la pièce. De plus elle doit être simple à appréhender et se fondre parfaitement dans l’architecture globale du lieu.
Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que le Microflex Advance répond à ces besoins avec brio. Les intégrateurs peuvent installer ce système sur un réseau rapidement, et n’importe qui peut s’en servir une fois qu’il est mis en place.  »
Le système MicroFlex Advance devrait être disponible en milieu d’année.