Un peu plus de deux ans après le test de l’Huracan-X, je retrouve le plaisir de cette gamme puissante et innovante mais cette fois en version Wash. Enfin, Wash n’est que son diminutif!
Ayrton, comme à son habitude, sort des sentiers battus pour proposer plus et mieux : Une source puissante, un zoom qui sait se faire tout petit mais ouvre très très large quand il le faut, une palette de couleurs optimisée et un tas de fonctions jamais embarquées dans un Wash grâce à sa lentille de sortie F.O.S. qui reçoit un prix de l’innovation SLU !
Dans la famille Huracan, je demande le Wash ST.
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Comme un ouragan
Avec Ayrton, c’est sans surprise que l’on est toujours surpris. Le point numéro 1 de la marque est de développer des produits novateurs et originaux afin de toujours avoir une valeur ajoutée par rapport à la concurrence. Mais comme ils ne se satisfont pas du mieux, ils cherchent toujours à améliorer leurs propres produits.
Le Huracan Wash en est un parfait exemple. La première version disponible était la S. Elle dispose d’une source de 80 000 lumens permettant d’obtenir un flux lumineux supérieur à 52 000 lumens dans une sphère d’intégration avec un CRI au-dessus de 70 (chiffres fournis par Ayrton) et une température de 7000 K.
Ça va on ne s’est pas trompé !
Pour les amoureux de la couleur, la R&D a également proposé une version TC, True Color ! Avec une température native de 6000 K et un flux de 49 000 lumens, cette version produit en sortie 33 900 lumens avec un CRI supérieur à 95 (chiffres fournis par Ayrton) !
Beaucoup se seraient satisfaits de ces deux modèles, mais pas Ayrton. Ils ont profité d’une nouvelle source ayant un point blanc D65 (6500 K), qui répond parfaitement aux besoins de l’industrie du cinéma et de la production audiovisuelle numériques, pour proposer une version ST. C’est cette dernière que nous avons testée.
Sur le papier, le flux natif 68 000 lumens permet d’obtenir 45 300 lumens dans une sphère d’intégration avec un CRI supérieur à 80. En plus d’être complètement adapté aux exigences de la vidéo, il pourrait être un parfait compromis entre les versions S et le TC pour les prestataires et les salles ayant un panel de prestations très diversifié.
Le Vent, le Feu et la Tempête
Armé de sa baguette cruciforme, Cyril Albus Union, le magicien qui rend réel l’imaginaire d’Yvan Péard, fondateur et grand designer d’Ayrton, lève le voile (et les capots) de l’Huracan Wash. Sur le plan esthétique, il est similaire aux autres modèles. On retrouve le souci du détail et le savoir-faire emblématique qui permettent d’identifier la marque au premier coup d’œil. C’est donc sans ambages que l’on peut parler de l’embase.
On y trouve bien évidemment deux poignées de chaque côté qui facilitent la prise en main des 42,5 kg. Deux grilles de ventilation permettent de faire circuler l’air à travers toute la base. Astucieusement positionnées derrière les poignées, elles ne seront jamais obturées. Deux filtres en mousse évitent l’entrée des poussières. Sur la face avant on retrouve l’écran et la molette permettant de configurer les nombreuses options d’un menu clair et pratique.
Tactile ou rotatif, on peut même être Bi !
Côté connectique et contrôle, il y a du plus par apport à certaines versions de l’Huracan. On retrouve, sur tous les modèles, 2 connecteurs XLR5 pour le signal DMX, 2 connecteurs etherCON RJ45 pour l’ArtNet et le sACN ainsi qu’un connecteur powerCON True1 pour l’alimentation électrique.
Avec une consommation maximum de : 1 470 watts, une recopie de l’alimentation aurait pu entraîner de fâcheuses conséquences. Sur ce projecteur on trouve également un connecteur USB, pour les mises à jour du soft et un accès direct à la pile qui permet, entre autres, de configurer le projecteur sans le brancher à une prise. Le protocole RDM est disponible, tout comme un récepteur sans fil CRMX TiMo de Lumen Radio.
Coucou la voilà !
Une puce NFC (Near Field Communication) est maintenant ajoutée aux projecteurs et l’on peut ainsi, via un smartphone, récupérer toutes les données de la machine et la paramétrer. Une nouveauté qui va grandement faciliter la gestion du parc de matériel. Comme d’habitude, dans la base logent la carte mère ainsi que les alimentations de l’électronique et de la matrice de leds. Pas non plus de changement sur la lyre. On peut bloquer les deux axes de rotation pour porter la machine en toute sécurité. L’entraînement du Tilt est dans le bras qui comporte le blocage de cet axe.
Sous le capot, le système diffère un peu de celui de L’Huracan-X mais reste très classique. Dans l’autre bras on retrouve la carte de gestion des axes pan et tilt, ainsi que la montée d’une partie du câblage vers la tête.
Visiblement il y a une liaison voltueuse entre la carte et le moteur hybride pas à pas triphasé de l’axe Pan ! Coté Tilt, à droite, ça monte aussi à la tête !
C’est avec Gertrude, oups non ce n’est pas elle. C’est avec constance qu’Ayrton s’attache à produire des projecteurs alliant design, robustesse et fiabilité. Pour cette raison, une grande partie des éléments fixes sont en fonte d’aluminium. En combinant le châssis avec les éléments extérieurs, la structure est très rigide avec des volumes plus importants.
Pour voir ce que l’Huracan a dans la tête, il suffit de tourner d’un quart de tour chacune des deux vis de chacun des capots. Petite astuce : pour changer un gobo, Il faut retirer le capot du dessus quand le logo « Huracan » est à l’envers. Au premier regard on ne voit pas de différence avec une version profile !
Une version Wash avec une tête bien pleine !
Prix de l’innovation SLU
La seule et unique manière rapide qui permet de différencier la version Wash des versions profile, si l’on n’a pas le nez sur l’étiquette, c’est l’auguste lentille Fresnel de 210 mm. Entièrement moulée, c’est sûrement l’élément de ce wash qui a demandé le plus de recherches.
La grande lentille Fresnel F.O.S. de l’Huracan ouvre la porte à une nouvelle génération de Wash !
Si l’on retrouve sur la partie extérieure toutes les caractéristiques de l’optique Fresnel, sur l’autre face une multitude de « points » ont été ajoutés et la position de chacun d’eux méticuleusement étudiée.
En effet, afin de pouvoir utiliser efficacement le module couteaux, les gobos et le prisme ovalisant embarqués, la RD a dû développer un système de diffusion progressif qui s’adapte en fonction de l’application et des accessoires ou éléments optiques utilisés.
La lentille F.O.S. (Fresnel Optimization System) apporte également une très importante amélioration au mélange et à la diffusion des couleurs ainsi qu’un gain de luminosité qui peut aller jusqu’à 10 %.
Derrière la lentille se trouve la partie optique de la tête avec le focus, en plus du zoom habituel, un prisme ovaliseur et, quel bonheur, un système de frost progressif reprenant le même principe que la trichromie.
Le zoom, le frost et l’ovaliseur ! Déjà disponible dans toutes les bonnes salles mais sans la BO d’Ennio Morricone.Et oui ma bonne dame, c’est un Wash et en plus il a une lentille focus !
Dans le second espace, on retrouve, comme sur les Huracan Profile, deux modules. Le plus proche du zoom comporte deux paramètres, l’iris et les couteaux. Il aurait été plus simple et moins coûteux de reprendre la version du profile et ne proposer les améliorations que dans les futurs modèles, mais Ayrton propose toujours le meilleur de ces possibilités.
L’iris, tout pareil !Le module couteaux, aussi mais en mieux !
Le système des 4 couteaux est comme celui du grand frère. Chaque lame, contrôlée par 2 moteurs, ferme entièrement le faisceau. Par contre, l’indexation du module se fait sur 120° alors qu’elle était de +/- 45° sur le profile. Ce n’est pas une révolution, mais c’est souvent dans les détails que l’on apprécie la qualité d’un produit.
Le second module est une version allégée et surtout optimisée pour la version Wash. Le système de 3 couleurs (CMY) et 3 correcteurs (CTO, CTB et CTP) a bien entendu été conservé, il a même été adapté aux caractéristiques de la matrice de leds. On retrouve également la roue de couleurs ainsi que la roue d’effets multicolores et pour finir une roue de 7 gobos tournants et indexables.
Ce qui fait la différence !12 drapeaux de 6 teintes pour 281 trillions de couleurs !
Sur un air de latin jazz, du vibraphoniste Cal Tjader
Quelques tours de vis pour tout remettre à sa place et la machine est prête à nous montrer l’étendue de ses possibilités. Je connecte le port RJ45 à mon contrôleur et la liaison ArtNet se fait directement. On a bien entendu choisi le mode Extend de 61 canaux qui offre le plus de possibilités. La machine propose aussi les modes Basic et Standard qui utilisent respectivement 37 et 39 paramètres. L’arborescence et le contenu du menu sont pratiquement identiques sur les projecteurs Ayrton de même génération et il est donc très simple de configurer la source.
La plupart des fonctions sont également disponibles via l’application NFC et sur le contrôleur via le RDM ou le dernier canal DMX de chaque projecteur. Des options très utiles qui permettent des modifications pendant le déroulement du Show. On peut, par exemple, sélectionner durant la majeure partie des tableaux le mode de ventilation Stage pour le maximum de puissance lumineuse et passer en mode Auto, Silence voire Super Silence si on a besoin de baisser le niveau de la ventilation à certains moments. Si un jour, le cadre de scène est plus petit, on peut également limiter la course du Pan. Le Huracan est maintenant prêt. Allumé @Full, on sent qu’il y a des lumens dans le moteur ! Même si ce n’est pas la version la plus lumineuse, le faisceau est puissant et homogène.
Le Huracan Wash ST c’est du Lux !
La version ST est principalement destinée aux plateaux TV et cinéma ainsi qu’au Théâtre, à l’opéra et au ballet même si, à mon avis, c’est le plus polyvalent des 3. Le dimmer est très efficace et l’on peut caler avec précision l’intensité souhaitée. Il est même disponible en 16 bits avec le mode Extend. Suivant vos besoins, vous pouvez choisir entre les courbes Square Law, par défaut, ou Linear. Pour un bel effet d’orage, on a bien sûr aussi une fonction Shutter avec des strob réguliers, Pulse ou Random.
Pas non plus de surprise sur les deux axes pan et tilt. Les mouvements sont bien gérés avec des temps de transitions très courts où très longs et quelles que soient les combinaisons de valeurs. Un des paramètres qui m’a particulièrement surpris, est le zoom. La plage d’ouverture est bluffante, tout en conservant une grande vitesse entre les valeurs extrêmes.
Quelques exemples de la grande plage d’ouvertures !
Un des plus du Wash Huracan, c’est qu’il ouvre grand et que l’on peut aussi avoir un bâton de lumière en conservant une bonne luminosité homogène. Quand on est sur une utilisation 100 % Wash, on n’utilise pas la fonction Focus et l’on a une vitesse très rapide de 0 à 100 ! En rajoutant l’iris on arrive à retrouver les petits faisceaux tout fin dont le balai est toujours magique !
Si vous êtes chafouin voilà un effet pour vous donner la banane.
Un effet que j’ai été surpris de revoir, c’est le prisme simulant l’ovalisation du faisceau du Par 64 que l’on appelait « La Banane ». Comme il est rotatif et indexable, il produit un effet volumétrique original !
La combinaison entre la trichromie CMY, les 3 correcteurs progressifs CTO, CTB, CTP, la roue de couleurs et les macros de couleurs font de ce Wash un parfait outil pour les utilisateurs très exigeants en matière de couleurs. Quand tous ces paramètres sont combinés avec la nouvelle lentille F.O.S. cela donne une perle rare !
La roue de couleurs, même si elle est un peu plus compliquée à utiliser pour les transitions, apporte toujours quelques couleurs, qu’il serait difficile ou impossible de reproduire avec la trichromie, ou une version plus lumineuse qu’avec l’empilement des différents filtres. Sur la version ST, les teintes des drapeaux de la trichromie ont été spécialement adaptées pour obtenir le meilleur compromis entre palette de couleurs et luminosité. Il y a une légère différence avec la version Profile mais les deux modèles se marient très bien dans un même kit.
Un petit échantillon des 281 trillions de couleurs disponibles sur l’Huracan Wash !
L’ajout des 3 correcteurs, CTO, CTB et CTP (minus green) est un gros plus pour la télévision et le cinéma tout particulièrement, mais aussi pour les autres utilisateurs. On peut choisir une couleur et très simplement, la refroidir ou la réchauffer, l’adapter aux réglages des caméras ou faire une bascule subtile entre deux ambiances sans modifier la couleur de base. Je suis prêt à parier, sur la tête de ma belle-mère, que l’on a là un des systèmes de couleurs les plus complets jamais développés sur un projecteur.
L’effet multicolore va vous faire halluciner !
La roue d’effet colorée ajoute aussi des possibilités en termes de couleurs. Elle peut être utilisée seule mais il est tout aussi intéressant de la conjuguer avec une autre couleur ou même un « chase » ou un effet de plusieurs couleurs.
Les couleurs originales étant principalement basées sur le cyan, le jaune et le bleu, en ajoutant des complémentaires se rapprochant du magenta, du rouge ou du vert, on modifie totalement le rendu original.
J’ai aussi apprécié le Frost. Le fait d’avoir choisi de modifier le système du Profile est une très bonne idée. On a une arrivée et une gestion beaucoup plus précises de la diffusion. C’est bien sûr un point important sur un Wash. Un autre point intéressant est le module couteaux qui permet de cadrer le faisceau sur un ou plusieurs côtés. Une possibilité pas simple à mettre en place sur ce type de source, mais le travail fait sur la lentille de sortie permet d’obtenir des résultats très convaincants.
On ne fait pas que des points ronds ? Mais non Raymond on fait aussi des points carrés !
Le dernier paramètre la roue de gobo, est sûrement le plus original ! Les 7 gobos ont été spécialement choisis pour une efficacité optimale et je dois dire que le résultat est très convaincant. C’est un plus sur cette machine déjà complète, qui amène une vraie différence avec tous les autres produits du marché.
Le set de gobos très efficace en projection et en volumétrique.Et avec la roue d’effet, c’est encore plus attrayant !Un rendu intéressant en jouant avec le focus.
Et avec présentation dynamique en vidéo
Le routier de l’espace
Mon moment préféré dans les tests arrive ! Mo sort le télémètre, on va bientôt aller manger… Après avoir laissé le projecteur refroidir, on rallume la matrice @ full pour mesurer l’incidence de l’échauffement des leds sur l’intensité lumineuse.
Sur une durée de 35 minutes l’éclairement au centre passe de 7 350 Lux à 6 954 lux avec une valeur au plus bas de 6 930 au bout de 20 minutes.
On a donc un derating maximum de 5,71 % en mode auto, pas de surprise, Ayrton est un des pionniers de la source Led.
Faisceau 20°
Après une heure de pause avec sushi mais sans soucis, la luminosité de l’Huracan est restée identique. On commence donc la première série de mesures pour trouver le flux lumineux à 20°, notre angle de référence. L’éclairement au centre de 20 450 Lux après derating (21 620 à froid) conduit à un flux total de 29 100 lumens (30 760 à froid). Nos méthodes et conditions de mesures étant complètement différentes, il est tout à fait normal que nous trouvions des valeurs différentes que celles d’Ayrton qui dispose d’une sphère d’intégration. La courbe d’intensité ne présente ni point chaud ni défaut dans le faisceau. On en profite pour relever les intensités des teintes RGB, CMY, CTO CTB CTP et on relève un CRI de 81 pour le blanc de base.
Faisceau serré
Pour la plus petite ouverture de 7,1° que nous mesurons à I/2 (intensité au centre divisée par 2) l’éclairement au centre est très élevé, 90 000 lux après derating, (95 140 lux à froid) et le flux total est de 24 250 lumens (25 600 lm à froid). Pas de soucis sur la courbe d’intensité lumineuse. La mesure de l’angle, cette fois à I/10 conduit à 10,2°.
Faisceau large
Pour l’ouverture maximale, 72,3° que nous mesurons à I/10, avec un éclairement au centre de 1 640 lux après derating (1 750 lux à froid) le flux atteint 29 920 lm (31 640 lm à froid). 0 5 mètres de distance, la projection de lumière couvre un diamètre de 8 m sur la cible !
Nous mesurons également la régularité du dimmer et c’est sans surprise que le projecteur passe le test haut la main !
Courbe de dimmer de 0 à 100 % en mode Square Low.Courbe de dimmer de 0 à 10 % en mode Square Low.
Un fameux bolide !
La Phrase qui résume le mieux ce projecteur est du charcutier d’Yvan Péard : « Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? » Tout comme la version Profile, le Wash de la série Huracan apporte des innovations majeures et des fonctionnalités en plus. On a même 3 versions pour aller au plus près de nos besoins et toujours plus loin dans les conceptions.
L’Huracan Wash dispose d’un faisceau puissant et homogène qui permet de décupler l’énorme potentiel du système de couleurs CMY, CTO, CTB, CTP mis en valeur par la nouvelle lentille F.O.S. Mais cette source a également une très belle palette d’effets et de possibilités grâce aux gobos, à la roue d’effet et au module couteaux. Je n’ai qu’un conseil à vous donner, c’est de demander une démo à l’équipe de son distributeur Axente !
AYRTON – Huracán Wash – Presentation from Ayrton on Vimeo.
La salle de spectacle l’Ecrin près de Dijon, d’une jauge de 442 places assises, s’est équipée de huit projecteurs PAINTE, le Profile compact de Robe Lighting, choisis par Philip Blandin, régisseur général du lieu et fournis par Novelty.
Philip Blandin est responsable de la coordination de tous les aspects techniques des spectacles à l’Ecrin. Il nous explique les raisons de son choix et son retour d’expérience sur l’utilisation quotidienne des PAINTE.
Philip Blandin : « Robe est une marque premium dans le domaine des projecteurs asservis. Nous recherchions des lyres à couteaux motorisés et après avoir demandé des démonstrations à différentes marques, nous avons choisi les PAINTE pour leurs performances. »
La vente et l’installation de ces projecteurs Robe à l’Ecrin ont été réalisées par la société Novelty, spécialisée dans les équipements techniques, audiovisuels et scénographiques. Grâce à leur expertise, les projecteurs ont été parfaitement intégrés à la structure de la salle, offrant ainsi un éclairage précis et puissant.
Ils sont positionnés aussi bien à la face qu’en milieu de grill pour une grande variété de possibilités d’éclairage qui offre une flexibilité appréciable lors de la conception des spectacles de tout type : théâtre, musique, humour, danse, cirque…
Au cours des derniers mois, les projecteurs Robe PAINTE ont été régulièrement utilisés sur divers spectacles à l’Ecrin et particulièrement appréciés pour leur fiabilité, leur rapidité d’exécution et leur flux lumineux puissant.
« Ils répondent parfaitement à nos besoins et nous permettent de créer des ambiances visuelles fabuleuses, en accord avec les exigences artistiques de chaque production. Cette salle de spectacle possède également 12 Ledbeam 350 Robe.
Julie Tixier, Chargée d’Affaires ventes et installations chez Novelty, conclut : « Quand un client a des besoins d’éclairage scénique, proposer du Robe Lighting est une évidence. Je suis certaine que le client disposera toujours d’un produit fiable, polyvalent et répondant à ses besoins. La gamme est suffisamment vaste pour répondre aux besoins de nombreuses salles de spectacles, en fonction de leur taille et de leur utilisation ».
Chez La FabSonic, tout tourne autour de l’immersif. Installé depuis début 2022 dans les locaux de TREMPO à Nantes, ce studio spécialisé dans les projets spatialisés à géométrie variable, est animé par Jérôme Boudeau, Christophe Sartori et Florian Chauvet.
Le son fait partie de leurs vies, de leur travail depuis toujours. Ils maîtrisent toutes les étapes d’un spectacle, d’un événement ou d’une production utilisant du son immersif. De la création d’un contenu sonore à sa diffusion finale sous toutes ses formes, La FabSonic a les compétences requises et l’outil de création, de recherche et de modélisation.
C’est dans ce véritable studio immersif que Florian Chauvet et Jérôme Boudeau nous accueillent pour un entretien passionné sur la nouvelle place de la spatialisation dans l’ensemble des disciplines audio, et sur la polyvalence apportée par le logiciel SPAT Revolution de Flux, qu’ils ont choisi comme moteur principal de l’immersif.
SLU : Comment est née l’équipe et le studio La FabSonic ?
Florian Chauvet : Le studio a été créé à la base comme un outil de travail. Il n’est pas dédié à la prestation même. C’est plutôt un laboratoire pour nous trois : Jérôme Boudeau, régisseur son spectacles et tournées, Christophe Sartori, compositeur et régisseur son pour la danse, le théâtre et la radio, et moi-même Florian Chauvet, ingénieur du son musique. Nous sommes aussi tous formateurs aux lycée Gabriel Guist’hau pour le DN MADE Spectacle. C’est comme ça que nous nous sommes tous retrouvés à Nantes. Au cours d’une réunion de travail nous avons évoqué l’immersif et notre collaboration commençait. Nous avons pu obtenir ce lieu à la suite d’un appel à projet au sein de l’espace d’émergences musicales TREMPO et nous l’avons équipé pour nous permettre de travailler le son immersif sous tous ces aspects.
SLU : Votre structure se concentre sur la démocratisation du son spatialisé ?
Florian Chauvet : Oui on peut le voir comme ça ; nous utilisons nos réseaux de connaissances professionnelles pour faire passer notre message que maintenant, on peut faire autrement que la simple stéréo.
360° autour, c’est de l’immersif, ici avec SPAT.
SLU : Pourquoi faire de l’immersif ?
Florian Chauvet : Pour les sensations que le son immersif nous apporte. Nous sommes partis du constat que dans le spectacle nous mixons en double mono depuis trente ans, car on mixe en stéréo seulement pour 8% de la salle environ.
Et nous avons aujourd’hui la possibilité de faire découvrir le même son à tout l’auditoire, ce qui est quand même une véritable révolution. Cela génère un plaisir renforcé d’écouter de la musique. Nous distinguons dans cette approche le son spatialisé, qui est frontal, et l’immersif à partir du moment où on fait du 360° autour du public.
SLU : Quel type de productions gérez-vous ?
Florian Chauvet : Notre cœur de métier, c’est le spectacle vivant pour la musique, le théâtre et la danse. Aussi la scénographie sonore pour la muséographie dans laquelle il y a un fort intérêt pour l’immersif. Cela nous intéresse beaucoup car il n’y a plus forcément la relation avec le visuel, ce qui ouvre encore plus de possibilités créatives.
SLU : Quels sont vos interlocuteurs ?
Florian Chauvet : Ce sont les artistes, les chorégraphes, les metteurs en scène, les scénographes. Nous pouvons ainsi rédiger un cahier des charges qui permet de réaliser le spectacle immersif de la création à la diffusion. Nous ne sommes pas ici pour promouvoir du matériel. Nous sommes là pour donner la solution adaptée à tout type de spectacle. Nous essayons toujours d’optimiser le workflow entre la demande et le résultat, pour une cohérence financière et artistique, afin que l’expérience immersive fonctionne et réussisse.
SLU : Est-ce que les technologies de diffusion sont prêtes pour l’immersif ?
Florian Chauvet : Pour le live, oui car la diffusion spatialisée ou immersive est déjà exploitée. Pour le grand public c’est plus compliqué. La meilleure écoute pour l’instant me parait le casque avec le binaural. De nouvelles barres de son ou systèmes d’enceintes apparaissent pour la maison, mais faut-il encore avoir des espaces adaptés. En tout cas, pour le live, nous avons déjà un très grand choix de solutions techniques offertes par de nombreux fabricants.
Régie théâtre en mode immersif, console CL5, logiciels Reaper et SPAT.
SLU : Vous poussez l’immersif ou la demande est déjà forte ?
Florian Chauvet : La demande est en train d’arriver. Nous sommes précurseurs avec notre studio dédié à la création pour le spectacle vivant. Il y a de l’intérêt de la part des artistes et des salles. Comme on sait que ces dernières renouvellent leur équipement tous les 10 à 15 ans, nous leurs portons le message que si un jour on change la diffusion, il est possible de faire autrement avec du spatialisé. Nous jouons notre rôle de conseil et de prescription. On peut proposer, si l’installation permanente n’est pas d’actualité, des rajouts ou par exemple des accroches pour anticiper et permettre le déploiement d’immersif occasionnel pour accueillir des spectacles qui, déjà maintenant, le demandent dans leur fiche technique.
Jérôme Boudeau : En un peu plus d’un an nous avons fait beaucoup de démos auprès des artistes, des compagnies de théâtres et de danse et ils repartent avec beaucoup d’envies. Ils ont les oreilles qui brillent. Il leur faut un peu de temps pour appréhender cette nouvelle technique et l’intégrer dans leur démarche artistique. Ils ont beaucoup de questions et nous les accompagnons aussi sur ce sujet.
SLU : Et au niveau des installations fixes dans les salles ?
Florian Chauvet : Sur ce point, nous avons déjà une forte demande des acousticiens. Avec les nouvelles normes sur les émergences, ils ont bien compris que l’immersif était une des solutions pour résoudre ou atténuer certains soucis acoustiques. Quand les artistes commenceront à penser l’immersif en élargissant l’espace sonore, ce sera encore plus compliqué de comprendre où l’on mesure la pression. Mais c’est beaucoup plus agréable pour les oreilles. Et la sensation physique est là, sans forcément avoir envie de pousser davantage la pression.
SLU : L’expérience d’écoute en est bien plus agréable ?
Jérôme Boudeau : L’immersif ne fait pas forcément l’effet Waouh ! L’énorme avantage c’est surtout d’être naturel. Cela ne doit pas faire Waouh d’ailleurs. Le système d’enceintes devient transparent pour produire le même son partout, le vrai son de l’artiste.
Florian Chauvet : Beaucoup de personnes s’attendent à de l’extraordinaire. Et ce qui l’est, c’est d’entendre partout dans la salle, la même balance sonore et une spatialisation en raccord avec le visuel. Partout dans la salle le public entend ton mix et c’est une véritable révolution.
Une belle ligne WFS en frontal pour un concert de rock dans une salle de taille modeste.
SLU : Pour ça, il faut un algorithme de spatialisation temporel de type WFS ?
Florian Chauvet : Oui, un algorithme temporel de type WFS est idéal pour ça. Pour simplifier, chaque objet sonore est envoyé dans toutes les enceintes avec un niveau et un délai en fonction de sa position. Donc si un instrument est sur scène à gauche, l’auditeur l’entend plus fort et en premier temporellement dans les enceintes à sa gauche et son cerveau le replace parfaitement à gauche. Ce qui permet d’entendre les objets sonores toujours à la même position visuelles qu’importe où on se trouve dans la salle. Ceci donne une diffusion extrêmement naturelle.
Jérôme Boudeau : Le principe de la WFS n’était pas conçu pour ce que l’on fait aujourd’hui dans notre spécialité. L’idée originale était de créer une source sonore fantôme au milieu des enceintes. Recréer une seule enceinte composée de multiples unités qui faisaient le tour de la pièce. Avec nos systèmes actuels qui sont une déclinaison de la WFS, on ne peut bien sûr pas faire ça. Le son vient toujours de derrière les enceintes. Cette technique s’appuie sur une théorie développée par le physicien Huygens à la fin du XVII° siècle. La puissance des calculateurs de maintenant nous permet de pouvoir utiliser cette théorie avec beaucoup moins d’enceintes et donc de l’adapter au live. Mais il y a plein d’autres modes de spatialisation.
SLU : Donc la WFS, cela ne fonctionne pas pour tout et partout ?
Florian Chauvet : L’inconvénient de la WFS qui utilise des délais, c‘est de rendre audibles des mouvement rapides de sources. On entend obligatoirement des artefacts dus à l’adaptation des délais quand on déplace rapidement un objet sonore. Dans ce cas on utilise des algorithmes de spatialisation qui ne gèrent, c’est plus complexe que ça en réalité, que le paramètre d’amplitude.
SLU : Alors avec tous ces systèmes, comment dit-on ? Un système immersif, un système spatialisé ?
Florian Chauvet : Alors il a de la 2D, de la 3D, de l’immersif et de la spatialisation, il y a beaucoup de termes. On peut dire quand même spatialisé pour la mise en place d’objets sonores sur une image frontale comme la WFS, et l’immersif quand on recrée un espace multidirectionnel comme de la 2D en 360° et la 3D mais ce qui est rare pour l’instant dans une salle de spectacle. Personne n’est vraiment d’accord sur les termes à employer ! C’est notre interprétation.
Jérôme Boudeau : Dans la salle La Rampe à Grenoble il y a un système d’acoustique active Carmen dont nous avons pu récupérer l’accès à chacune des boîtes en séparé et nous avons pu créer un véritable système 17.6.1 avec un véritable plafond pour un spectacle musical totalement immersif.
SLU : Et je suppose que c’est là que le logiciel SPAT intervient ?
Florian Chauvet : Toutes ces variantes d’algorithmes et de systèmes nous amènent à parler du SPAT de Flux que nous utilisons sur l’ensemble de nos projets. Sa grande force c’est d’avoir la capacité de tout gérer. Il permet d’exploiter tous les types d’algorithmes de spatialisation, y compris la WFS et tous les modes de panoramique comme le VBAP. En tournée c’est un énorme avantage car il permet d’adapter la création aux nombreux systèmes de diffusion que nous pourrions être amenés à rencontrer.
Le logiciel SPAT en action, l’élément central de l’immersif chez La FabSonic.
Jérôme Boudeau : Dans les systèmes de diffusion spatialisée développés par les fabricants d’enceintes, comme L-Acoustics et d&b avec leurs L-ISA et Soundscape, il y a des paramètres directs sous la main. C’est bien entendu voulu car ça rassure l’ingé son qui ne maîtrise pas en profondeur la spatialisation. La grande force de ces systèmes c’est qu’ils apportent la prédiction.
Tout est simulé dans les logiciels qui permettent de concevoir les systèmes. Comment savoir si l’auditeur va, à cet endroit, avoir une bonne image sonore. C’est un avantage majeur qui permet de répondre à des cahiers des charges précis de sonorisation de salles. En revanche, c’est propriétaire et donc plus difficile à exploiter avec des variantes de systèmes de diffusion pour certains.
SLU : Mais alors est-ce possible d’utiliser SPAT en même temps qu’un système Soundcaspe ou L-ISA par exemple ?
Florian Chauvet : Oui bien sûr et c’est important. Par exemple, un artiste qui vient chez nous pour préparer une tournée, nous allons configurer le studio en positionnant un kit d’enceintes qui va simuler en échelle réduite par exemple un Zénith. Nous allons utiliser du VBAP ou de la WFS pour gérer sa spatialisation comme ce le sera pendant son concert. Il pourra travailler ses automations et ses mouvements et l’avantage avec SPAT, c’est qu’une fois qu’on a fait tout ça, on peut modifier la distances des enceintes comme elles seront sur le lieu du spectacle, et le logiciel recalcule tout simplement. Avec un système utilisant ses propres algorithmes comme L-ISA, on peut aussi utiliser le SPAT pour commander uniquement les mouvements des objets en envoyant les trajectoires des objets via le protocole ADM OSC à la matrice immersive choisie. L’ADM OSC est un protocole OSC unifié développé par plusieurs fabricants.
Jérôme Boudeau : Les calculs de SPAT sont basés sur des modèles sphériques. Donc peu importe la place du haut-parleur, SPAT est capable de recalculer immédiatement. Avec cet outil nous avons tous les paramètres sous la main avec une interface utilisateur basée sur l’artistique qui est utilisable de manière indépendante d’un système propriétaire. Ceci n’exclut pas que nous puissions travailler avec Soundscape et L-ISA, mais aussi Space Hub de Coda, Fletcher Machine d’Adamson ou encore Holophonix d’Amadeus.
SLU : Les systèmes propriétaire ont donc aussi un grand rôle à jouer ?
Florian Chauvet : Oui. Quand on regarde les méthodes de diffusion en danse en en théâtre, c’était très courant de poser des enceintes un peu partout sur le plateau, à l’arrière, sur les gradins, pour simuler des choses et faire de la multidiffusion où on ne déplaçait pas le son mais où on le plaçait. Avant c’étaient les créateurs qui géraient l’immersif avec de la multidiffusion. Pour eux, rien de nouveau. Ce qui devient intéressant c’est que cela vient des fabricants d’enceintes. Cela amène une normalisation et surtout propose un arrangement d’enceintes cohérents, qui amène du liant dans la matière sonore diffusée. Et en plus cela apporte une réverbération de pièces vraiment multicanale.
Jérôme Boudeau : Par exemple, au Quatrain près de Nantes où j’ai fait beaucoup d’accueil de spectacles de danse et théâtre, il m’est arrivé qu’on me demande de placer des X12 et X15 en mode indirect pour taper dans les murs et dans les plafonds, Ca fait mal au cœur de d’employer de telles enceintes dos au public pour reconstituer une réverbération. La modernité des systèmes de diffusion va nous aider.
La douche, plus connue sous le sobriquet de « The Voice of God ».
SLU : Pourquoi un studio immersif ?
Florian Chauvet : En immersif, ce n’est pas le tout de se dire que ça peut marcher, il faut le pratiquer pour voir comment cela fonctionne et comment préparer les sons. Par exemple en WFS, il n’y a plus d’effet de masque. Donc le travail de mixage traditionnel qui consiste à traiter les différents objets pour les faire se différencier n’est plus nécessaire. Maintenant c’est plus naturel, mais il faut toujours savoir faire du son. Cela peut être déroutant car ça crée des impressions très différentes qu’il faut apprendre à maîtriser. Une forme de rééducation peut être nécessaire.
SLU : Puisque vous maîtrisez l’immersif, est-ce que la prescription est l’une de vos missions?
Florian Chauvet : Oui et nous pouvons préconiser le système totalement adapté à un spectacle, une tournée ou une salle. Au centre culturel nantais Le Lieu Unique, nous avons fait une installation en 360°. On a même mis la façade derrière les musiciens. Cela fonctionnait très bien. Nous gérions le système de diffusion, la régie et l’accueil.
SLU : Dans une configuration comme ça, vous utilisez SPAT ?
Florian Chauvet : Oui bien sûr, nous reprenons les direct out post fader des instruments, comme ça on récupère tout ce que fait le mixeur. Nous entrons dans le SPAT pour traiter puis on ressort soit directement dans le système, soit dans la console et on utilise les sorties de cette dernière pour attaquer le système. L’avantage de tout faire revenir dans la table, c’est que le classique LR reste dans la configuration et l’ingé son peut l’enclencher quand il le désire. Un des avantages de SPAT est de pouvoir gérer tout type de configuration de diffusion. On peut faire une vraie stéréo à l’ancienne qui part dans la console, et si on ne veut pas repasser par la console, on crée dans SPAT une room stéréo où les sons seront mixés comme dans une stéréo standard et on attaque directement le système. SPAT nous permet de répondre rapidement à toutes demandes de l’ingé et en accueil, c’est un des points les plus importants.
SLU : SPAT peut gérer plusieurs configurations immersives simultanément ?
Florian Chauvet : Oui, il peut avoir une Room stéréo, une Room WFS, une Room VBAP et l’on choisit pour chacune quels instruments vont dedans et pouvons générer un mixage binaural pour l’écoute casque. Tout dépend du nombre de sorties de l’interface audio utilisée et de la puissance du processeur de l’ordinateur. En live, nous utilisons généralement une carte RME DIGIFACE Dante.
SLU : Comment un artiste utilise-t-il votre studio ?
Jérôme Boudeau : L’idée est de proposer un outil qui permette à l’artiste de finaliser sa création immersive. Il peut dans son studio personnel utiliser un système pour mixer au casque en binaural. Le binaural est parfait pour commencer à élaborer sa création immersive mais il ne permet pas de tout bien entendre. Pour finaliser, il vient au studio où l’on aura choisi un placement d’enceintes cohérent avec le projet. Si ensuite il doit diffuser sa création sur une autre configuration, par exemple en 8, dans le studio nous allons transcoder son mix au bon format avec SPAT sous forme d’un rendu multipiste dans Reaper.
Dans SPAT, tout passe dans les Rooms comme vous le désirez.
SLU : Et quand tu utilises différents types de systèmes immersisf, le placement des objets restent identiques, cohérents entre les différents systèmes ?
Florian Chauvet : Dans SPAT, tu crées des Rooms, des espaces sonores qui peuvent être stéréo, binauraux, WFS, VBAP, etc… Ce sont des objets que l’on bouge. SPAT restitue ensuite l’objet la où il se trouve dans la room.
SLU : Et au niveau de la latence ?
Florian Chauvet : On est à 64 samples sur l’ordi, et avec les interfaces audio, les consoles et les process d’amplis, on se retrouve souvent vers 12 ms. La latence de nos jours est un point à scruter de très près, mais jusqu’à maintenant nous la gérons sans aucun souci en live. Les musiciens ont généralement leur système de retours et souvent des ears, ce qui ne leur pose donc pas de problème.
Jérôme Boudeau : Mais il nous est arrivé au Lieu Unique sur un spectacle en 360 avec la scène à l’intérieur de la diffusion que le saxo leader d’un groupe de jazz enlève ses ears directement à la fin du premier morceau et joue tout le concert avec le son de la diffusion.
Spectacle au Lieu Unique avec une scène positionnée au sein du système de diffusion immersive.
SLU :Et pour le musicien, la WFS apporte un plus ?
Jérôme Boudeau : Pour les musiciens en plateau c’est très agréable, L’onde arrière du système est plus agréable sur la scène. Cela fait comme une amplification virtuelle pour le musicien. Et c’est très cohérent. Comme on utilise des enceintes de taille plus réduite avec une excitation sonore moindre, on évite beaucoup de pollution sonore par les réflexions acoustiques de la salle. En plus, même en écoutant sur scène, l’image sonore est maintenue. Les musiciens nous rapportent toujours une grande satisfaction d’une sonorisation en WFS. Dans les petites salles, cela permet de diminuer les niveaux dans les retours. Malgré la latence, on ne les sent pas perturbés et quand on met la face derrière la scène, c’est juste une belle expérience pour les musiciens.
Florian Chauvet : Ce qui est intéressant dans la WFS c’est de lier l’audio au visuel. Par exemple, un musicien joue du synthé. Si ce sont des nappes, on place son objet sonore à une autre position que la sienne, on le voit jouer et ça ne pose pas de problème de raccord visuel. En revanche si c’est un véritable piano acoustique avec un son que nous plaçons à l’arrière sans le mettre dans le frontal, notre cerveau sera perturbé et nous remarquerons que ça ne fonctionne pas.
SLU : Tu sous-entends que nous devons apprendre à écouter en immersif ?
Florian Chauvet : Oui, c’est vraiment une éducation intellectuelle. C’est comme le binaural. Si l’auditeur veut maîtriser le binaural et percevoir correctement les placements et déplacements d’objets, il doit en écouter. Plus tu en écoutes, plus tu perçois l’immersif. Un breton natif n’a pas de souci avec le son d’une bombarde, un balinais n’a pas de souci avec le son d’un gamelan ! Nos grands-mères avaient horreur du son de la guitare électrique quand elle a été inventée ! Maintenant ça ne pose de problème à personne. Une fois la chose entendue, notre cerveau s’y habitue, et n’est plus étonné. On apprend tout !
Le studio de La FabSonic pour la pré-production de spectacles vivants.immersifs.
SLU : Devons-nous maintenant nous débarrasser de la stéréo ?
Jérôme Boudeau : Si l’on parle du live, oui. On a fait que ça. Il y a encore beaucoup de personnes qui disent que la stéréo c’est très bien et c’est très bien chez soi seul dans son salon ! C’est une habitude et une normalisation. Maintenant, l’immersif nous ouvre une grande expression artistique. Alors profitons-en pour écouter autrement.
SLU : Votre studio est-il adapté pour cela ?
Jérôme Boudeau : Une grande partie de notre projet c’est pour du live. Notre studio nous permet de faire de la simulation et de préparer des shows et des spectacles immersifs. Bien sûr, si une fois la production immersive terminée il faut produire une rendu en binaural ou en Dolby Atmos, nous pouvons le faire.
SLU : Quel cheminement suivez-vous pour créer un spectacle immersif ?
Florian Chauvet : En premier, s’il y a un besoin, nous créons du contenu immersif, par exemple de la prise de son binaurale ou 360. Ensuite nous gérons le mixage multicanal immersif sur tout type de configuration, car on peut adapter l’écoute au projet désiré. Nous faisons ensuite œuvre de consulting sur la tournée pour déterminer le choix du système de sonorisation en fonction des salles, avec quelle marque et enfin si nous gardons SPAT ou pas pour la scène.
Bien que le studio puisse gérer jusqu’à 25 enceintes, la config de base est du 12.1.4.1
Nous assurons également la régie du spectacle ou nous la préparons pour un autre ingénieur. Notre studio permet d’écouter le résultat immersif d’une production sans être obligé d’aller dans une vraie salle. Nous utilisons pour cela un nombre et un placement d’enceintes différents en fonction des projets. Cela va vite car elles peuvent passer d’une configuration à une autre sans démontage.
Nous avons malgré tout une config de base. On a 12 boîtes autour, avec une vraie stéréo avec un angle 30/30, un LCR et 9 en circulaire. Nous pouvons également exploiter une ligne frontal en WFS. Il suffit ensuite de dire à SPAT le nombre et le placement des boîtes et quel type d’algorithmes est choisi pour les gérer.
Au maximum pour une configuration immersive 3D totale, nous gérons un 25.1, c’est à dire 12 avec le frontal et le surround, 8 en élévation, une enceinte pour le centre plafond qu’on appelle généralement VOG (Voice of God) et 4 au sol, plus le canal subwoofer. Ceci nous permet entre autres de faire du Dolby Atmos.
Nous utilisons bien sûr le même modèle d’enceinte pour tous les points. Nous avons choisi la Tannoy Gold 8 qui nous paraît être un très bon compromis qualité prix, ce qui n’est pas négligeable quand on doit équiper son studio de 25 boîtes. Nous utilisons deux subwoofers Yamaha.
Le studio La Fabsonic en version de base.Le frontal en Tannoy et le canal sub assuré par Yamaha.
SLU : Pourquoi des enceintes coaxiales ?
Florian Chauvet : C’est fait pour nous. On a un respect parfait de la directivité et une cohérence horizontale et verticale primordiale (90 x 90). Nous avons une mise en phase plus simple. On peut sentir une différence avec des enceintes non coaxiales surtout si la personne qui écoute se déplace entre les boîtes.
Reaper et SPAT, une solution idéale pour la gestion d’éléments sonores dans une diffusion immersive.
SLU : Quelle station de travail utilisez-vous pour gérer et mixer vos sources ?
Florian Chauvet : Nous travaillons beaucoup avec Reaper car il est capable de gérer la lecture, l’enregistrement, les traitements et les bus avec des fichiers multicanaux aussi simplement qu’avec des fichiers mono/stéréo et peut gérer jusqu’à 128 canaux.
Nous utilisons les plugs SPAT Send pour envoyer les sons dans SPAT et les plugs SPAT Return pour ramener les sorties de SPAT dans un bus multicanal de Reaper, qui nous permettra de l’enregistrer facilement si nécessaire en un fichier multicanal.
Le microphone Zylia-ZM pour une prise de son immédiate en ambisonique de 3ème ordre.
Nous employons une carte son Metric Halo ULN-8 en USB-C, équipée de cartes MADI vers un convertisseur SSL. L’ordinateur est un Mac Studio qui nous donne une belle puissance de traitement pour SPAT, indispensable aussi pour le live. Pour beaucoup de nos prises de son nous utilisons un microphone ambisonique de 3eme ordre Zylia-ZM1 équipé de 19 capsules qui nous permet d’enregistrer un fichier 16 canaux.
Par exemple, pour le concert au Lieu Unique, il y avait une pièce à côté de la scène. Au début du show, nous avons simulé que l’orchestre, que nous avions enregistré pour une autre occasion en ambisonique de 3ème ordre, jouait dans cette pièce en éloignant avec SPAT. C’était tellement réaliste que des personnes allaient voir dans la pièce en croyant découvrir des musiciens.
Faire croire que les musiciens sont dans la petite pièce à droite de la scène, c’est possible !
SLU : Il y a aussi un paramètre de spread ?
Florian Chauvet : Oui, SPAT propose de nombreux paramètres qui nous permettent de manipuler nos sons. On peut les faire tourner sur eux-mêmes avec le Yaw, ou utiliser le Spread pour réduire ou élargir leur diffusion. De nombreux autres paramètres de perception, de présence et de correction font de SPAT le logiciel immersif qui permet le plus de contrôle créatif sur les objets sonores.
SPAT offre une palette de contrôles extrêmement complète sur les objets sonores.
SLU : Quels sont les formats d’objets sonores gérés dans SPAT ?
Florian Chauvet : Un objet sonore peut être mono, ambisonique, quad… ce qu’on veut. Je peux même récupérer un fichier Atmos. Imaginons un orchestre qui doit jouer sur une musique de film. Si le long métrage a été mixé en Atmos, je peux récupérer son mixage et le diffuser dans la room qui ne sera pas forcément de l’Atmos. SPAT fera un transcodage pour l’adapter automatiquement à la configuration immersive utilisée mais sans faire de miracles. Il faut rester cohérent dans ce que l’on veut transcoder.
Le format ambisonique est intéressant parce que c’est un format qui n’est pas lié à des positions d’enceintes. Il fournit une “boule” de son à 360 degrés, mais ne s’occupe pas de savoir si tu as deux, 4, 8 ou 16 enceintes pour le lire. Tu as donc un fichier multicanal en fonction du nombre d’ordre, si c’est un ambisonique d’ordre 3, tu as 16 canaux qui correspondent à des directions, des vecteurs de diffusion. La room de SPAT, c’est à dire l’espace sonore dans lequel on mixe en immersif est bien entendu liée à des configurations d’enceintes. SPAT va donc faire ses calculs en interne pour diffuser les 16 canaux ambisoniques dans cet espace.
SLU : Comment mémoriser, automatiser le mixage immersif ?
Florian Chauvet : Avec l’OSC qui est exploité par de nombreux fabricants sur de nombreuses plateformes, audio, lumière, vidéo. Le protocole OSC permet, en fonction de son port et de l’adresse, de commander à distance n’importe quel paramètre. Il permet à un musicien qui est sur scène d’utiliser un simple potentiomètre pour commander un des paramètres du SPAT qui est en régie. C’est ultra puissant. L’avantage de l’OSC est de permettre d’avoir plusieurs machines qui commandent via du réseau. Nous utilisons entre autres des contrôleurs MIDI Fighter. Ils sont équipés de potentiomètres sans fin avec switch de commande.
Descriptif du code OSC… Rassurez-vous, les logiciels compatibles gèrent tout ça pour vous.
SLU : Sur un show, comment gérer les commandes de SPAT et d’autres équipements ?
Jérôme Boudeau : En live, nous devons avoir des boutons et non pas une souris. Avec le logiciel Chataigne, on crée des configurations Noisettes qui permettent de patcher n’importe quel langage avec un élément de commande physique. C’est un chef d’orchestre des données. On peut y gérer de l’OSC, du DMX, du MIDI, de l’artNet, des GPIOs… Tout passe par le réseau.
Chataigne, le chef d’orchestre des protocoles de commande.
C’est un logiciel gratuit, mais il est bon de donner de l’argent pour que son créateur continue son développement ( NDR Tout travail mérite salaire). Je peux aussi commander le transport de mon Reaper, sélectionner des objets à l’aide d’une simple télécommande AKAI APC. En réalité, j’évite au maximum l‘utilisation de la souris. Merci à l’OSC.
SPAT et les commandes JL Cooper Axos, Midi Fighter et Akai APC Key, interfacés avec le logiciel Chataigne
En plus un protocole ADM OSC a été développé pour permettre d’unifier les langages de commandes propre à chaque fabricant. Flux, L-Acoustics, d&b, DiGiCo entre autres sont compatibles ADM OSC. Cela veut dire que mes commandes faites en OSC pour SPAT peuvent très bien être utilisées pour commander L-ISA ou Soundscape installé dans une salle ou sur un concert ou une tournée.
SLU : Et pour le binaural ?
Florian Chauvet : Nous pouvons générer une Room binaurale à tout instant dans SPAT qui transférera tous les placements et mouvements d’objets dans un espace binaural. Par contre, pour les prises de son, nous utilisons notre tête artificielle, Maurice, indispensable pour faire de la prise de son binaurale native. C’est comme tes oreilles.
Par exemple, si tu veux diffuser un live en streaming, tu peux mettre la tête dans le public. C’est quand même onéreux. Tu peux aussi tricher avec une tête de coiffure dans laquelle tu peux loger tes micros, c’est un peu du bricolage mais ça peut le faire. Mais notre Maurice a en plus les épaules…
SLU : Le binaural permet-il d’avoir une parfaite sensation immersive ?
Florian Chauvet : Pour les mixeurs et les artistes, la porte d’entrée de l’immersif c’est le binaural. Mais tout le monde ne le perçoit pas de la même façon. Pour faire une écoute binaurale on utilise un traitement basé sur une fonction de transfert appelé HRTF (Head Related Transfer Fonction) qui simule les paramètres d’écoute générés par une tête humaine. C’est l’empreinte d’une tête. Or personne n’a la même tête. Il existe plusieurs types de HRTF proposés par les systèmes.
Maurice, pour une parfaite prise de son binaurale native.
Il faut donc trouver celle qui te correspond le mieux. Certains fabricants permettent de créer ta propre HRTF à l’aide d’un smartphone et d’un bon appareil photo. En plus, en écoute binaurale, nous n’avons souvent pas de corrélation visuelle pour aider à positionner les sons, donc nous devons les imaginer. Nous avons une discrimination précise dans les 160° horizontaux de notre vision.
En revanche cela se gâte avec un discrimination verticale très mauvaise. Sans indication visuelle, il est difficile de savoir de combien une source sonore est élevée. Et à l’arrière on n’est pas très bon. Derrière, un peu à gauche ou à droite, on ne sait pas vraiment. Tout ça dépend de la charte HRTF qui simule la tête.
Par exemple avec le système de in-ear spatialisé de Klang, le résultat binaural est excellent. Ils ont développé une charte qui fonctionne parfaitement bien, La HRTF moyenne idéale c’est la quête du graal. Une bonne manière d’appréhender sa perception du mix binaural est d’écouter le célèbre enregistrement du virtual barber shop. Il y a une période d’apprentissage pour apprécier le binaural.
SLU : L’immersion engendre-t- elle un surcoût de production ?
Jérôme Boudeau : Depuis un an, on voit bien l’explosion de l’immersif. Une SMAC comme Le Temps Machine a installé un système Soundscape et des boîtes d&b. Nous avons des festivals et des tournées en immersif. En conception, je ne pense pas qu’on peut parler de surcoût. La durée de création n’est pas plus longue. Au niveau de la diffusion, on a tendance à parler d’un e augmentation d’environ 20%. Mais c’est compliqué de généraliser. Dans certains cas, ce n’est pas forcément plus onéreux. Cela va dépendre des configurations et des types de salles.
SLU : Il faut des techniciens en plus ?
Jérôme Boudeau : Nos métiers évoluent sans cesse. Avant le mixeur faisait tout. Le mix, le calage système et tout passait dans des câbles analogique. Maintenant il y a le mixeur, le caleur système, le responsable réseau sur les grosses opérations, le régisseur HF et maintenant nous rajoutons le régisseur immersif. C’est dans la logique des choses. Après, dans une DiGgiCo ou une S6L Avid, le technicien a le plug de SPAT directement sous la main pour piloter le placement des objets, ce qui lui donne de l’autonomie. Ce principe de plugins n’est pas uniquement disponible chez Spat. L-Isa et Soundscape en ont également.
Accès aux paramètres de SPAT sur une console DiGiCo.
Florian Chauvet : Le problème que je vois plutôt ce sont les amplis. Il nous faut beaucoup de canaux. L-Acoustics vient de sortir le LA7.16i, un ampli qui en offre 16 en 2U. C’est très intéressant pour l’immersif car ce sont les amplis qui reviennent cher. Ce problème est en train de se régler. Pour ce qui est de l’installation, on a tendance à dire qu’il faut plus de ressources humaines. Je proposerai à quelqu’un de câbler une ligne WFS de 10 boîtes, une tous les mètres, en filaire brin par brin, et je lui proposerai aussi de câbler en filaire brin par brin, un line array. Je pense qu’il mettra plus de temps. Mais pour les line arrays, nous avons créé des multis tout faits.
De la même manière, les loueurs prépareront des faisceaux pour la WFS. Il en va de même pour les outils de commande, nous devons les formaliser. Soit tu es sur une grosse tournée et tu utilises une DiGiCo ou une S6L et les plugs de ta solution de matriçage, ou soit tu es en théâtre-danse avec des petites consoles, et tu utilises par exemple SPAT avec des contrôleurs MIDI et Chataigne. Nous pouvons donc mettre au point les outils pour nos clients en vertu de ce qu’ils ont. Une sorte de sur mesure.
SLU : Un calage de système immersif c’est plus compliqué ?
Florian Chauvet : Pas vraiment et pas plus compliqué qu’un calage de line array. Nous devons avoir toutes nos enceintes identiques. Nous ne ferons que du calage en amplitude. Aucune compensation de délai car c’est la WFS qui le gère. Il faut juste équilibrer le système, on aligne sub, tête et EQ. Ce n’est pas plus compliqué. On nous pose souvent la question des subs. Pour nous c’est un LFE. Sur de la WFS, on peut mesurer n’importe où et on peut placer la régie où l’on veut, car on a le même son partout. Bien sûr, on ne va pas se caler au mur ou se mettre sous un balcon. Le gros point c’est qu’il met moins en exergue les défauts du lieu et c’est très intéressant de s’en affranchir plus qu’à la normale.
SLU : Quelle acoustique pour un studio immersif ?
Florian Chauvet : L’important est d’avoir une acoustique la plus neutre possible. Il nous faut les quatre murs et le plafond cohérent. Nous utilisons deux bass traps actifs AVAA de PSI. Le résultat est étonnant ! En gérant les modes propres de la pièce, le grave est plus compact et ça supprime le masquage.
SLU : Y a-t-il une manière d’appréhender un mixage immersif ?
Florian Chauvet : C’est ce qui est intéressant, on se retrouve comme un gamin sur un terrain de jeu très vaste, comme s’il n’y avait plus de lignes blanches. C’est vrai que l’immersif est simple à mettre en place. En revanche qu’est-ce qu’on en fait ? Cela demande beaucoup de travail et d’expérience. Comme je n’ai plus de problème de masquage, j’entends tout le monde, mais est-ce que c’est beau ? Parfois j’ai envie que ça soit un peu plus sale, mettre un peu plus de glue. Et cela demande d’autres méthodes qu’avec de la stéréo.
La FabSonic en planisphère, une belle distribution.
Je passe une grande partie de mon temps à prendre de la matière sonore et à essayer des mixes. En plus le cerveau est très malin, Une scène qui ne bouge pas au bout de quelques minutes perd son caractère immersif. Tu dois faire bouger des choses très légèrement pour le solliciter régulièrement. Par exemple, si tu veux mettre en avant un instrument dans un mix immersif, tu le fais bouger sur une très faible distance, et automatiquement le cerveau va le distinguer et va mieux l’entendre sans avoir touché son niveau. C’est beaucoup de psychoacoustique.
En WFS, tu lies le visuel à l’audio ce qui est pour moi un truc essentiel. Si tu mets un pot de fleur sur scène en plein milieu du plateau et que tu veux faire chanter cette fleur, en WFS tu peux vraiment faire sortir le son du pot de fleur. Et pourtant pour le comédien c‘est particulier car avant, on aurait mis un haut-parleur dans le pot de fleur, et le comédien aurait bien entendu le son qui sort du pot. Avec la WFS, c’est dans la salle qu’on l’entend, le comédien n’aura donc pas cette image sonore. On voit donc que cela a des conséquences sur la façon d’appréhender la sonorisation immersive.
SLU : Comment commences-tu un mix en immersif ?
Florian Chauvet : L’élément le plus faible définit le niveau le plus élevé de mon mix. C’est une de mes règles sur les mixages standard. J’ouvre tout. Si c’est en WFS tu entends tout le monde. Je commence par l’élément le plus important. Et je vais ensuite faire vivre les choses autour. S’ils y a beaucoup de nappes je vais pouvoir élargir. Si j’ai beaucoup de rythmique je vais les garder assez centrées. En live, il doit y avoir le raccord avec le visuel, et donc au moins dans le frontal. Cela dit, rien ne nous empêche de dupliquer les objets, d’en mettre un à l’endroit original et de mettre des ersatz vers l’arrière avec du filtrage ou de la réverbe. On tombe là dans le domaine créatif, bien sûr en tenant compte du propos artistique.
Du LFE made in Japan.
SLU : Comment définis-tu des espaces en immersif ?
Florian Chauvet : Une des grandes forces de l’immersif est de pouvoir recréer une réverbération. Si l’ingénieur du son a déjà des réverbes, je les intègre en objets dans le SPAT, je les place comme il en a l’habitude et ensuite je peux les écarter. Une autre solution est de dupliquer l’objet de reverbe et d’en placer une devant et une derrière. Cela fonctionne très bien.
SLU : Comment gérer les sons graves qui sont plus difficiles à localiser ?
Florian Chauvet : C’est un vaste sujet. On dit que le grave est omni, c’est faux. Il est diffus mais pas omni. Si un caisson de grave est dans le coin d’une pièce, tu sens bien que le son vient de là. Si tu mets quatre caissons de graves dans les quatre coins de la pièce, tu peux faire tourner du grave. C’est très intéressant sur des nappes ou des basses de clavier assez espacés et on voit bien que le grave en immersif devient plus un effet que dans une sonorisation classique.
En immersif on laisse les enceintes en full range et on utilise le caisson de grave que pour le LFE. Avec un complément d’installation, on garde généralement le grave du système, soit il est accroché au centre ce qui pour moi est idéal et on va rajouter un canal LFE supplémentaire pour faire de la spatialisation. Le sub ajouté sert forcément de subs LFE qui ne dépendent pas des subs du système.
SLU : Le détimbrage est fréquent ?
Florian Chauvet : En WFS impossible de faire des déplacements rapides sans détimbrage et artefacts, Pour des déplacements rapides le plus efficace est le VBAP. Chaque système a son moteur qui essaye de détimbrer le moins possible. Dans SPAT, c’est de très bien réussi.
SLU : As-tu la possibilité de préparer la spatialisation d’un show dans SPAT ?
Florian Chauvet : Oui. J’importe la scène sous forme d’une image jpeg. Si par exemple j’ai un plan de scène à l’échelle d’un orchestre symphonique, je peux le mettre dans l’écran de SPAT, je peux placer chaque musiciens et mon SPAT est déjà préparé. Pareil avec un plan de scène de groupe.
SLU : Et pour suivre les mouvements physiques des comédiens sur scène ?
Florian Chauvet : On fait du tracking. A Nantes, nous avons la chance d’avoir le société NaoStage qui permet de faire du tracking avec des caméras. Sur une scène sans décor, c’est ultra rapide car on n’utilise qu’un seul système de détection. Le système va envoyer le x et y des comédiens en OSC que je vais récupérer dans le SPAT, et quand le comédien se déplacera, l’objet qui correspond le suivra.
SLU : Quelle solution pour l’archivage ?
Florian Chauvet : Si on veut garder tous les objets, le mieux est de garder une copie de son multipiste, Reaper chez nous, et une copie de la session SPAT. En réalité, une copie de la session Reaper suffit car on mémorise les mouvements des plugs SPAT qui envoient de l’ADM-OSC. Donc avec n’importe quel système de spatialisation compatible ADM-OSC, on retrouve ses placements et ses positions. Si on veut garder une archive définitive de la matière sonore, on sort tout simplement un fichier multicanal, mais on perd les objets. Une autre solution très intéressante est de générer un fichier de sortie ambisonique qui devient agnostiques d’enceintes, par exemple d’ordre 7 pour avoir un maximum de précision. Ce fichier ambisonique du spectacle, tu peux le diffuser ensuite dans ce que tu veux, 2 ,4, 8 etc… SPAT permet de générer ce fichier ambisonique et Reaper permet de l’enregistrer et de le lire.
Pas de souris, mais des boutons avec les MIDI Fighters.
SLU : Les pièges à éviter ?
Florian Chauvet : Le mauvais goût. On n’est pas là pour faire tourner les serviettes. Si on n’a pas besoin de mouvement, on ne fait pas de mouvement. Le premier travail est de créer une room avec une réverbération 360. SI on fait des mouvements ils sont très fins sauf si intégrés à la composition. En tant que mixeur qui accueille un groupe, on fait déjà du statique et on crée des espaces. L’erreur est de mettre ailleurs que dans le visuel. Si on voit une source instrumentale acoustique, elle doit être en frontal quoi qu’il arrive.
SLU : Et les échanges avec les artistes ?
Florian Chauvet : Cela se passe très bien, mais tu n’imposes pas un mix objets à un artiste s’il n’est pas d’accord. Dans le live, en accueil d’un ingénieur, je lui laisse faire son mix, que je place dans la stéréo, et ensuite seulement je lui propose de sortir différents instruments.
Je lui demande la voix en direct out et je vais lui créer un objet que je vais placer dans l’enceinte centrale avec un peu de spread pour l’écarter et que tout le monde l’entende bien, et il va trouver ça très intéressant. Je peux ensuite continuer sur les claviers, puis je vais les placer un par un. Il va retoucher sa correction dans le mix stéréo parce que l’instrument sort mieux, et ainsi de suite.
Pour le moment, on nous appelle surtout pour préparer la diffusion. Mais nous avons maintenant des créateurs qui viennent chez nous avec des préproductions en binaural ou en Atmos. Nous reprenons leur sessions et nous les adaptons facilement dans SPAT. Nous pouvons aussi adapter la diffusion dans des salles différentes. Nous avions un spectacle qui a tourné dans des salles de 150, 500 et 1000. Dans SPAT je replace les enceintes et go. Je rejoue toutes les automations dedans sans rien retoucher et ça fonctionne, C’est quand même génial.
SLU : Quelque chose à rajouter ?
Florian Chauvet : Petite précision. Nous avons beaucoup cité les systèmes SPAT, L-ISA et Soundscape, mais il existe d’autres systèmes tout aussi intéressants comme la Fletcher Machine d’Adamson, le SpaceHub de chez Coda, le Ness de chez APG ou l’Holophonix de chez Amadeus. On les voit moins mais ils ne sont pas moins performants pour autant, et ont chacun leurs avantages. Je vous invite à les découvrir si ce n’est pas déjà fait.
Plus mûre est la chute
La diffusion spatialisée est en plein essor. Depuis quelques mois, salles de concerts, festivals et tournées d’artistes utilisent l’immersif pour le plaisir de son public et une démarche artistique sublimée. Les fondateurs de La FabSonic ont bien anticipé ce phénomène en créant une des premières structures pour accompagner cette mutation pratique et créative. Alors soyez prêts, car avec La FabSonic, l’immersif peut être partout autour de vous.
Genelec a amélioré l’expérience de ses clients et renforcé son engagement en matière de développement durable en introduisant une garantie de 5 ans sur ses produits. En enregistrant leurs modèles sur le site Web de Genelec, le nouveau programme de garantie permet aux clients du monde entier de prolonger la garantie standard de deux ans de trois années supplémentaires, couvrant à la fois les pièces et la main-d’œuvre.
Depuis la création de la société il y a 45 ans, Genelec a placé la durabilité au cœur de sa philosophie de conception, en produisant des enceintes avec un long cycle de vie et un faible impact sur l’environnement, soutenus par des niveaux de fiabilité extrêmement élevés et un support de pièces détachées à long terme. Cette nouvelle extension de garantie constitue une avancée importante dans la mesure où ces trois années couvrent à la fois les pièces et la main d’œuvre (alors que seules les pièces étaient couvertes auparavant).
L’extension de garantie est activée par le client simplement en enregistrant ses achats en ligne sur le site Web de Genelec, un processus qui a été rendu plus rapide et plus simple en fournissant des codes QR sur l’emballage des produits pour permettre de scanner facilement les modèles et les numéros de série. Une fois que les détails du client et la preuve d’achat sont téléchargés, les centres de service des distributeurs Genelec du monde entier peuvent rapidement vérifier l’état de la garantie de tous les modèles renvoyés pour réparation.
Ole Jensen, Directeur des ventes internationales de Genelec
« Nous nous sommes toujours attachés à concevoir des solutions d’enceintes qui offrent des décennies de performances fiables à nos clients, mais nous souhaitons également leur offrir la tranquillité d’esprit supplémentaire que procure une extension de garantie sûre « , commente Ole Jensen, directeur des ventes internationales chez Genelec.
« Nous sommes convaincus que notre nouvelle garantie de 5 ans facilitera la vie de nos clients, soulignera la fiabilité de la marque et témoignera de notre engagement continu en faveur du développement durable. »
Le catalogue Prolights s’enrichit d’une lyre hybride alliant puissance polyvalence et encombrement réduit, de PAR LED IP Astra PAR7IP et Jet PAR7IP et aussi d’un flood light LED Flood300FC en alternative aux horiziodes. Ils sont présentés en vidéo par Fabio Sorabella, D.G de Prolights.
Astra Hybrid 420
La gamme Astra qui renferme la plupart des produits phares de Prolights compte désormais une nouvelle machine avec l’arrivée de l’Astra Hybrid 420, un appareil versatile autant à l’aise en faisceau Beam qu’en Spot, doté d’un zoom linéaire variable entre 2,7 et 40°.
L’Astra Hybrid 420 qui allie faisceaux Beam et Spot.
Le projecteur se veut à la fois puissant – avec sa nouvelle lampe Ushio de 420 W donnée pour une durée de vie de 6 000 heures – compact et rapide (pour sa catégorie) avec des dimensions contenues de 45 x 66 cm mais surtout bien équipé !
Sous ses capots se côtoient deux roues de gobos dont l’une rotative à 10 positions plus une roue de 18 gobos fixes. Pour colorer le faisceau, pas moins de six roues différentes sont utilisées, trois pour la trichromie linéaire CMY et trois autres qui intègrent des couleurs pleines et des correcteurs de température.
Du côté des effets, l’Astra a aussi de la ressource ! Elle intègre une roue d’animation pilotable en insertion et en rotation, deux prismes rotatifs quatre et huit facettes superposables, ainsi qu’un frost linéaire.
Pour piloter tout ce petit monde, 30 canaux DMX seront nécessaires (un seul mode, ce qui mérite d’être souligné). L’appareil compatible RDM est également doté du pilotage ArtNet, sACN et W-DMX.
Astra PAR7IP et Jet PAR7IP
Du côté des projecteurs fixes, nous découvrons les nouveaux Astra PAR7IP et Jet PAR7IP, deux PAR led IP 65 qui partagent la plupart de leurs caractéristiques mais de puissance différente. Ils intègrent un zoom variable entre 4,5 et 53°, un module de 7 leds RGB secondées par un blanc chaud pour une palette de températures s’échelonnant entre 2 800 à 10 000 K.
Au rayon des PARs Led IP, les Astra PAR7IP et Jet PAR7IP.
Ils sont pilotables en DMX + RDM, CRMX (Lumen Radio) et W-DMX. Le JET PAR dispose de sources de 20 W contre 40 W pour l’Astra, ce dernier est également équipé du Pixel Control pour piloter ses leds indépendamment les unes des autres.
EclExpo Flood300FC
Nous continuons notre tour des nouveautés avec l’EclExpo Flood300FC, un projecteur Led asymétrique conçu en remplacement des sources CDM ou tungstène équipant flood light et autres horiziodes. Doté d’une source 300 W RGB + blanc chaud, il génère un large faisceau de 100 par 60°, parfaitement adapté aux éclairages indirects.
Duo d’EclExpo Flood300FC ici équipés de leurs volets coupe flux.
Sa puissance et ses spécifications de haute volée dont un IRC / TLCI de 93, un blanc variable (2 800/10 000 K), une fréquence PWM variable (entre 600 Hz et 25 kHz) et ses dimensions réduites (39 x 24 cm pour à peine plus de 5 kg) en feront un allié dans de nombreuses configurations, de l’exposition aux plateaux TV en passant par l’événementiel ou le théâtre.
Demi-tour pour découvrir l’arrière des EclExpo Flood300FC dont leur imposant mais discret système de ventilation surdimensionné.
Notons justement que Prolights a développé une ventilation forcée compatible avec les situations où le bruit n’est pas souhaité, en surdimensionnant ses ventilateurs afin de ne les faire tourner qu’à vitesse réduite.
Dans une saison décidément portée vers les projecteurs IP65, ETC présenta une extension VXT de sa nouvelle famille de découpe et Fresnel ColorSource, un wash multisource led IP65 SolaPix 19XT dans la gamme High End, ainsi qu’un module LED RGBA retro-fit pour upgrader ses fameuses Source4 tungstène.
La marque ETC regroupe aujourd’hui les projecteurs ETC, High-End, les consoles Eos et Hog et une multitude de produits spécifiques pour l’accroche, le réseau, l’architectural et même l’horticulture !
ColorSource Spot VXT
ETC propose depuis quelque temps la gamme ColorSource V, en Spot (comprendre découpe) ou en Fresnel, avec une remise à jour drastique des composants. Fabriquée aux US, la ColorSource V Spot possède une source LED 5 couleurs, Rouge, Bleu, Vert, Indigo et Lime de près de 200 W, dans une version modernisée de la traditionnelle Source4.
La ColorSource Spot VXT, IP65.
Elle existe en version découpe, avec diverses focales fixes, des zooms et des nez spéciaux, à l’image de son ancêtre à lampe Halogène. Elle est d’ailleurs rétro compatible avec tous les accessoires et optiques Lustr et Source Four Led.
La version Fresnel reprend le même moteur led, dans un nouveau gabarit, assez compact, avec une large lentille Fresnel de 178 mm, un zoom 13-44° motorisé et des volets papillons. Les dalles de leds des ColorSource V sont calibrées et compensées en température et en gradation, avec une garantie de 10 ans. Renouant avec l’idée de proposer un projecteur générique accessible à tous les budgets, ETC présente la ColorSource V Spot comme son fer de lance, sans toutefois abandonner la Source4 série 3 qui s’adresse à des studios ou des salles haut de gamme avec sa source 8 couleurs.
La ColorSource VXT n’est ni plus ni moins que le même projecteur, avec les mêmes technologies, les mêmes caractéristiques, les mêmes canaux DMX, mais en version eXTérieur, c’est-à-dire IP65. Le ventilateur embarqué est remplacé par un modèle IP65, tandis que le menu a disparu, remplacé par une configuration en RDM ou via l’application ETC SetLight et une puce NFC. Les lentilles et les accessoires restent inchangés, et sont communs à tous les ColorSpot V.
Intégré à chaque projecteur, le module de réception DMX HF est celui développé par City Theatrical, qui fonctionne en Multiverse, comme une célèbre franchise Hollywoodienne, avec un émetteur spécifique 10 univers.
Disponible à la fin de l’été, la ColorSource VXT est une exclusivité ETC, distribuée en France par ETC France.
SolaPix 19XT
Le SolaPix 19 XT.
Le SolaPix 19XT est lui aussi une version étanche IP65 d’un projecteur bien connu, le SolaPix 19 High End que nous avons déjà évoqués dans cet article :ETC High End solapix 19 XT et Talen
Maintenant disponible, le SolaPix 19XT possède 19 pixels en led RGBW dans un corps étanche, avec traitement hydrophobique et connecteurs IP65.
Son zoom de 4,5° à 60°, sa gestion de couleurs RAW et CTC (2800-8000K) et surtout sa gestion en 3 instances possibles avec 19 canaux pour les fonctions principales, plus 12 pour la partie effet avec le FleX Effect Engine et la possibilité de gérer chaque pixel individuellement avec un média serveur, en font la Wash la plus polyvalente d’ETC.
Source 4WRD Color II
A l’heure de l’abandon programmé des sources Tungstènes, plusieurs fabricants proposent des solutions à la fois économiques et écologiques pour faciliter la transition vers la Led.
Le Source 4WRD Color II.
Le module S4WRD Color II d’ETC permet de modifier les Source4 Tungstène, dont les parcs se comptent en dizaines de milliers, en se substituant au culot arrière avec sa douille traditionnelle et en ajoutant un réflecteur spécifique suivant les besoins.
Le Source 4WRD Color II se compose d’un crayon de leds Nichia RGBA de 150 Watts, pour près de 6 000 lumens en sortie, de son bloc d’alimentation et de son menu, complètement intégré dans un culot compatible Source4. L’installation ne nécessite que quelques minutes et permet de transformer les anciennes Source4 en découpes couleur, avec DMX in/out sur embase RJ45, RDM, gestion du Z focus (azimut de lampe) et une douzaine de préréglages en accès direct (blancs calibrés et couleurs standards).
Présentation vidéo :
Il est aussi possible d’acquérir des versions complètes de projecteurs avec cette source led, comme la découpe Source 4WRD Color II, le PAR ou le PARNel.
Résolument moderne, la nouvelle gamme TQ du britannique Turbosound offre une solution abordable et complète pour l’installation comme le live avec 4 têtes passives TQ8, 10, 12 et 15 et deux subs prévus pour un assemblage cardioïde, à charge reflex optimisée pour disposer du meilleur SPL et impact, et basés sur des transducteurs de 15 et 18”, les TQ15B et TQ18B.
Un résumé des caractéristiques, SPL, bande passante, cotes et poids des 4 modèles de têtes TQ.Une moitié de la pièce de mise en phase Dendritic dont on devine les trajets de longueurs différentes et du pavillon de sortie qui équipe les 4 enceintes TQet qui peut être tourné de 90°.
Les transducteurs de grave des quatre têtes disposent tous d’un aimant néodyme et d’un équipage mobile à faible masse pour une meilleure réponse aux transitoires.
Les quatre enceintes sont équipées du même moteur de 1,4” à dôme et suspension titane, chargé par une pièce de mise en phase DPLW (Dendritic Plane Wave Transformer) héritée de la technologie PolyHorn et débouchant sur un guide rotatif 30 x 80° offrant un contrôle optimisé de la directivité.
Une vue crayonnée trop belle et indiscrète de la série TQ.
Il permet de concevoir des systèmes audio performants dans cette gamme de prix et pouvant être associés à la gamme Manchester supérieure.
L’arrière de la TQ15 avec les deux NL4 sur un panneau comportant le filtre passif mais qui pourra laisser bientôt la place à un module ampli/DSP. Remarquez la qualité de l’ébénisterie et sa finition.
La gamme TQ offre une finition soignée avec une ébénisterie IP44 résistante aux intempéries conçue pour minimiser les modes internes. Équipée de deux puits 35mm avec deux angles d’inclinaison et de nombreux points et accessoires d’accroche suivant les modèles cette nouvelle série TQ sera aussi à l’aise en installation ou live en diffusion principale, rappel, ou multidiffusion. En outre des accessoires de fixation type Lyre « Yoke », verticaux ou horizontaux permettent d’utiliser la série TQ en installation fixe comme en Live en salle ou à l’extérieur.
La série TQ sera idéalement amplifiée avec les amplifs Lab.Gruppen Série PLM+ ou D, notamment les PLM8K44 & PLM12K44 ainsi que le modèle IPX4800, qui intègrent les presets spécifiques à cette série. A terme un module d’amplification et DSP pouvant s’interchanger avec les plaques de connexions passives, complètera la gamme en faisant évoluer les enceintes TQ vers une solution active.
Le « petit » dernier de chez Lab, le 8K44, premier chiffre donnant la puissance max totale disponible aux bornes de 4 sorties, en kW…
Pour de plus amples information sur le site du distributeur français EVI Audio France
-M- et son équipe se sont produits pour une série de concerts à l’occasion de la tournée de l‘album « Rêvalité ». Les fans ont pu entrer dans un monde onirique et magique matérialisé par Jérémy Bargues et son équipe pour la lumière.
La tournée Rêvalité de -M- s’ouvre sur une scénographie entre rêve et réalité, entre lumière et vidéo comme ici où les cils d’or de l’oeil géant sont mappés en vidéoprojection et où l’ensemble est éclairé par des Robe Tetra2 et des Robert Juliat Dalis 860.
Une session labo de treize dates aux Folies Bergères a précédé cette tournée, permettant à l’artiste de travailler son spectacle de manière organique et en version plus réduite mais surtout de faire plaisir à son public avec qui il a pu partager plus d’intimité.
Par ailleurs, Jérémy précise : « Le décor des folies bergères a également servi à travailler sur une version destinée aux clubs et festivals ». L’équipe y a validé un kit lumière et son fournis par le prestataire MPM et par Alabama pour la vidéo.
(de gauche à droite) Raphael Sud, Jérémy Bargues, Florian Colin, Laurent Chéné et Kévin Gorse
Je retrouve Jérémy au Zénith de Paris pour une belle présentation des appareils lumière et du concept de la tournée. Comme toujours, l’équipe est extrêmement accueillante et très chaleureuse.
Jérémy raconte : « La scénographie a été pensée par Jacques Gabel. L’idée du concept est partie de la cabine d’enregistrement en forme d’œil présente chez Matthieu, dans son studio. Il cherchait une concordance entre son espace et la scène un peu comme pour inviter le public à la maison. » On se souvient en effet que -M- faisait partie des artistes les plus prolifiques pendant la période Covid, organisant régulièrement des concerts solos, en famille ou accompagné de Guests mais toujours en respectant la réglementation.
Jérémy Bargues, éclairagiste de Matthieu Chedid.
Jérémy Bargues marqué par l’expérience Covid, semble avoir ici repensé son approche de la lumière.
« J’ai l’impression que ces dernières années, le public a été de plus en plus habitué à des sources multiples avec beaucoup de bâtons, de mouvements, d’effets, etc.
Le design de ce show est à l’opposé pour marquer une identité dans un renouvellement. » Habitué à travailler avec un artiste très investi, Jérémy sait jouer avec la contrainte et traduire la vision du chanteur qui a toujours une idée précise de l’univers qui accompagne chacun de ses albums.
Il poursuit « Pour moi, c’est un peu par la contrainte que tu es créatif. Si tu es totalement libre, tu vas partir dans tous les sens, tandis que si tu t’imposes des lignes directrices, tu vas réfléchir pour trouver ou réinterpréter des idées plus originales. Par ailleurs, j’avais envie de me rapprocher du théâtre et du cirque. Pendant le Covid, j’ai travaillé avec des circassiens et pendant 6 mois, nous sommes partis de zéro pour mettre en lumière leur numéro, une pièce contemporaine.
J’ai apprécié d’avoir à travailler le propos en profondeur et mettre en valeur les textes, la gestuelle et la dynamique sur le plateau. Je trouve aussi qu’un design épuré peut apporter beaucoup de force à la lumière. A l’inverse, quand il y a de nombreux faisceaux et effets, cela fait beaucoup d’informations dans peu d’espace, le tableau ne respire pas. »
La magie au cœur du théâtre épuré
Très inspirée du théâtre de Méliès (fin XIXe siècle – début XXe), la tournée Rêvalité cherche à recréer l’émotion associée à cette période en jouant sur des techniques hybrides qui doivent se faire discrètes.
Jérémy raconte : « Ce sont des jeux entre lumière et vidéo. Les deux sont complémentaires, pour un résultat qui respecte complètement le théâtre à l’ancienne. Et puis il y a aussi de la magie quand on ne sait plus si c’est la vidéo ou la lumière qui produit un effet, ni d’où vient la source car tout est caché. Cela crée un effet de surprise et un jeu entre les époques. »
Les Dalis colorent avec panache la pupille de l’œil en jaune orange.
L’objectif est en effet de cacher les sources mais Jérémy va plus loin. « -M- voulait des tableaux qui aient de l’impact avec des effets sentis à certains endroits et moments. Globalement on commence par un show très simple qui va vers un apogée. Partant de là, il n’y a aucun faisceau bâton et les lumières sont washées pour de beaux aplats. »
Une approche théâtrale n’exclut en effet pas certains effets, mais invite à une vraie réflexion autour du discours musical et des textes pour mettre en valeur le concept de la tournée « La Rêvalité ». Le terme en lui-même, néologisme, annonce la volonté de marier le rêve et réalité. Le premier est matérialisé par un petit théâtre installé dans la pupille d’un œil géant qui regarde en direction de la réalité se déroulant sur scène.
Jérémy poursuit : « Certaines actions peuvent interagir ou bien s’opposer. Mais toute la partie magique, féerique, onirique vient majoritairement du petit théâtre où auront lieu les effets. » Fenêtre vers l’inconscient, le chanteur va chercher sa meilleure poésie et sa plus belle vulnérabilité au plus profond de sa famille de cœur. On est particulièrement touché !
Au niveau des couleurs, il y a peu de pastels au profit de teintes assez saturées avec de nombreux rappels de bleu, de rouge et de violet pour former la Rêvalité. Le bleu symbolise le rêve, le rouge la réalité et le mélange des deux, le violet, forme la Rêvalité. Jérémy précise : « La pochette de l’album de -M- est violette. Pour Rêvalité, il a composé son album et ses musiques et nous avons travaillé pour être au plus proche de son concept, en créant des déclinaisons, afin que l’univers visuel soit cohérent. »
Mur de fond de scène et vidéo, fenêtre vers le rêve
Tout commence par un mur de fond de scène absolument sublime composé d’un gigantesque œil aux cils d’or. Un backdrop arrive en support d’un superbe cyclorama créé par 10 x Robert Juliat Dalis 860.
Dix Robert Juliat Dalis 860 éclairent le cyclorama de fond de scène.
Jérémy, très enthousiaste les apprécie beaucoup « Pour moi c’est la meilleure machine pour faire des cycloramas aussi bien du point de vue de leur colorimétrie que pour leur puissance.
On les utilise en full paramètres et chaque appareil peut être divisé en quatre sections pour créer des animations et des dégradés de couleurs que j’ai utilisés sans limite afin de mettre en valeur la musique. »
La célèbre rampe d’un mètre de long, garnie de deux étages de 24 réflecteurs de sources Led 8 teintes (rouge, vert, bleu, bleu royal, ambre, cyan, blanc chaud et blanc froid) permet de couvrir un large spectre colorimétrique et des blancs de 2200K à 6500K. Chaque couleur se gradue sur 16 bits pour des transitions lentes et détaillées et des dégradés d’une infinie beauté.
Ensuite vient cette imposante structure d’œil dont l’iris bionique constitue un kit dans le kit. Sur un titre, et pour un effet précis, un assemblage de 8 x Robe Spikie et d’un Claypaky HY B-Eye K25 descend et envoie toute sa puissance.
Avec sa galette d’environ 35 cm équipée de 37 sources Led, le K25 propose une plage de zoom qui s’étend de 4° à 60° pour un gros bâton rectiligne qui peut évoluer jusqu’à un wash monumental en passant par le fameux effet “vortex” de faisceaux animés par le zoom tournant. Sa température de couleur en blanc monte à 6000K.
Pour créer un effet d’habillage difficile à réaliser avec des projecteurs classiques, Jérémy s’est servi de vidéoprojecteurs « Je me sers de la vidéo pour créer des textures de lumière. Par exemple, les cils sont recouverts de feuilles d’or pour avoir une base brillante qui est parfois mappée en vidéo. Cela permet de n’avoir les lignes de cils allumées que sur certains effets. Globalement c’est transparent pour les spectateurs et la vidéo nous apporte une finesse et une précision que nous n’aurions pas pu obtenir en lumière. »
Rencontré sur de nombreuses tournées, le réalisateur Jean-Luc Antoine utilise ici la vidéo pour incruster certaines textures lumineuses comme sur le titre « Manitoumani ». Il peut aussi mixer des images live grâce au logiciel Smode. Enfin, deux écrans latéraux diffusent des plans rapprochés des musiciens qui jouent sur scène comme les doigts du pianiste, où des gros plans du chanteur.
Les cils sont recouverts de feuilles d’or et le contour de l’œil mis en valeur par un ruban Leds est camouflé par un diffuseur gris. Les vidéoprojecteurs les soulignent en fonction des titres.
L’intérieur de l’œil, a également bénéficié d’une attention particulière avec l’ajout d’un ruban Led recouvert d’un diffuseur gris. Cet ingénieux système a été installé par la société Dahotecc, basée à côté d’Angers.
Jérémy précise : « Quand le ruban est éteint, le diffuseur le dissimule on l’oublie, et quand il est allumé, les leds sont visibles en transparence. C’est d’ailleurs un système que l’on a reproduit sur les mèches latérales. »
Comme un passage depuis un monde onirique, deux Robe Forte sont prévus pour traverser la pupille de leur puissant faisceau avec la difficulté du sol en miroir Dibond qui permet d’ajouter un jeu de reflet lors du passage des artistes dans la partie « rêve ».
Un ruban Led met en valeur le contour de l’œil. Les Dalis créent une belle teinte dans la pupille de chat qui marque le passage entre monde onirique et monde réel. Les Forte débrayent grâce aux RoboSpot pour aller chercher -M- dans la salle installé sur la B-Stage.
Jérémy nous explique comment il a géré cet élément à double tranchant pour les faisceaux. « Sur ce show, les Forte sont utilisés pour créer un effet lors du passage de « l’œil bionique qui descend pour chercher -M- du regard.
Les deux projecteurs installés à court et à jardin créent alors de vrais couloirs de lumière grâce à leurs couteaux et passent en latéral à travers la pupille mais sans toucher le sol. Cela aurait pu polluer la scène mais nous n’avons pas eu de soucis car ils sont positionnés assez bas et la seule petite réflexion qui se crée est envoyée hors scène. » Par ailleurs, pour le «Salut Final», ces deux Forte gèrent également la face des artistes.
Jérémy poursuit : « Sur le salut, les musiciens, les guests et -M- sont dans l’œil et là encore, la face est aussi assurée par les latéraux même s’il y a une petite reprise depuis les Forte installés sur le pont de face, l’ensemble est très propre car la scène et le petit théâtre jouent sans pollution de l’un vers l’autre. » L’esprit du cirque sous la bonne étoile de Méliès avec toute une machinerie d’effets est bien présent car l’œil va même jusqu’à se fermer, obturé progressivement par deux grandes plaques jouant une sorte d’Iris. Ce système malin permet de former un œil-de-chat par exemple. Le dispositif apparaît mais, finalement, disparaît pour laisser place à l’illusion.
Un kit invisible mais musclé avec deux lignes de contre Robe Tetra 2
Des éléments scénographiques en forme de pointes cadrent la scène. Ils font référence aux mèches de -M-. C’est l’entreprise JPinco qui en a assuré le design et ils ont ensuite été garnis de leds par l’équipe Dahotecc. Jérémy se sert aussi de ces éléments très graphiques pour cacher les sources Robe Tetra 2 et Tetra 1. On trouve également deux lignes de Robe Tetra 2 sur le pont de contre et au sol pour un total de 16 appareils sur 14 mètres linéaires.
Deux lignes de Robe Tetra 2 accrochées sur les ponts de contre créent un superbe rideau de lumière qui wash ou s’anime en fonction des titres.
Cette barre motorisée pivote en tilt sur 210° (± 105°). Ses 18 sources RGBW de 40 W sont soumises à deux zooms indépendants qui modèlent le faisceau de 4 à 42°. Pour être très précis, on peut considérer que l’appareil se divise en deux sections de 9 faisceaux, dont de nombreux paramètres peuvent être gérés indépendamment.
En faisceau serré, Robe annonce un éclairement à 5 m de 14 600 lux et un flux de 5 831 lumens. En faisceau large : 1 333 lux et 8 439 lumens. Des performances très intéressantes pour Jérémy, comme il le précise « Avec notre ambition d’avoir peu de mouvements, nous avons choisi d’installer deux lignes de Tetra 2 pour washer la scène.
J’ai cherché un projecteur qui puisse ouvrir beaucoup tout en gardant une forte puissance en ouverture large soit pendant 90 % du show. On joue aussi en effet de matriçage des pixels pour créer des animations. Je trouve d’ailleurs la colorimétrie Robe superbe. »
La célèbre mèche du chanteur -M- reprise dans la scénographie cadre joliment la scène tout en camouflant les barres Led Robe Tetra 2 et Tetra 1 pour des effets immersifs.
Pour compléter cet effet wash avec finesse, tout en conservant de la latitude, 21 x Claypaky HY B-Eye K25 jouent en douche sur les musiciens. Jérémy se rappelle : « MPM m’a proposé des K-25 pour m’assurer plus de marge de puissance avec la colorimétrie qui me convenait. Il y a des moments où ils jouent à fond car il faut que je puisse dépasser le flux des Robe Tetra. Mais d’une manière générale, ils sont à 5 % ou 10 % de leur puissance, et je joue sur des variations d’intensité tout le long du show.
Sur le titre « Manitoumani », qui dure 4 minutes, on joue une progression que l’œil ne va pas sentir pour passer d’un tableau à un autre. C’est une approche théâtrale dans le sens où la lumière prend son temps. Pour moi c’est une machine un peu couteau suisse à laquelle je suis habitué et que j’aime bien. Ici on s’en sert en wash bien sûr, mis à part un petit effet de demi-corolle qui mime des couteaux pour éclairer le mur. »
Jérémy a prévu cinq strobes GLP JDC1, au sol à contre, pour renforcer le propos de certains titres grâce à leur puissance et leur dalle de leds matriçable.
54 x Martin Mac Aura XB, 4 x Claypaky Sharpy, 8 x Robe Spikie et 2 x Robe LEDBeam 350 ainsi qu’une puissante ligne de contre de strobes GLP JDC1 Strobe complètent le kit.
Une ligne de contre de Martin Mac Aura XB sur toute la largeur de la scène pour washer le public du Zénith de Paris et l’intégrer dans l’univers du chanteur.
Enfin 21 x Astera PixelBrick disposés à différents endroits sur scène, peaufinent les faces musiciens par petites touches. Grâce à leur faible encombrement et une alimentation sur batterie, ils trouvent facilement leur place. « J’ai tout de suite kiffé. C’est tout petit et sur batterie, ce qui permet de faire un éclairage de proximité et créer l’intimité dont nous avions besoin. C’est un peu le fer de lance de toutes les faces musiciens. »
Les pixelBrick se placent partout (…)(…) grâce à leur petite taille et leur totale autonomie.
SLU : Comment tu les contrôles ?
Jérémy Bargues : En DMX sans fil. Je trouve la colorimétrie superbe. La plupart du temps je les utilise en CTO mais on peut aussi partir dans des couleurs très saturées et parfois très profondes.
Les Robe Forte accrochés classiquement sur le pont de face.
Pour la face, Jérémy a dû prévoir large car -M- s’est, comme à son habitude, entouré de nombreux musiciens au talent et à la classe stratosphérique. On compte une Percu batterie, un clavier, une basse (avec Gail Anne Dorsey, également musicienne pour David Bowie ou Prince), -M- au chant/guitare, sur certains titres, un saxophone et sans compter les “guests”. Jérémy reprend : « 12 x Robe Forte servent exclusivement la face suivant une approche théâtrale classique. »
La B-Stage Mobile
Une mini scène en forme de polygone régulier permet au chanteur et à ses invités de prendre position dans la fosse avec le public grâce à un ingénieux système de tiroirs à roulettes qui quittent la scène depuis le proscenium pour traverser la foule. Ce moment est alors véritablement unique car un invité différent pour chaque date rejoint le chanteur pour une interprétation très personnelle du titre « Le nombril ».
Une petite scène mobile vient se glisser dans la salle pour un moment d’intimité entre l’artiste, son public et ses invités. Des Astera pixel brick sont dissimulés dans les tubes dorés du pourtour.
Cette scène un peu en marge, ajoute une entrée inattendue à l’œuvre en lui apportant fraîcheur et surprise. Des ampoules à Led classiques marquent les sommets de la forme géométrique et ajoutent un design teinté forain/théâtre à cette installation.
Des pixels brick viennent, ici encore, renforcer l’ambre du design et les Forte associés aux RoboSpot, depuis le pont de face, viennent gommer certaines ombres sur les visages.
Le réseau du show
Laurent Chéné
Laurent Chéné, est assistant lumière de Jérémy depuis 13 années. Il gère le réseau et assure l’encodage alors que Jérémy se concentre sur le design lumière et lance le show en concert.
Quand on évoque le réseau, Laurent explique avoir suivi une formation de base et être aujourd’hui en autoformation grâce à une mise en application régulière sur le terrain. Quand Laurent n’est pas en tournée, il travaille en festivals et notamment en Bretagne pour le Festival « Fete du bruit » à Saint Nolff. Technicien lumière à la base, il a progressivement appris à maîtriser la console et travailler en réseau. Il précise en rigolant qu’il n’a pas le temps de s’ennuyer. On veut bien le croire !
SLU : Quel soft utilises-tu sur ta grandMA ?
Laurent Chéné : On fonctionne en grandMA 3 soft 3 en MA-Net et tout le réseau passe dans le switch Luminex GigaCore jusqu’au block avec les NPU. On utilise de l’Art-net pour piloter la vidéo et les vidéoprojecteurs qui n’acceptent que ce protocole. Pour tout ce qui est lumière c’est du sACN. Les choix qui ont été faits sont fiables.
SLU : A quoi est relié le GigaCore ?
Laurent Chéné : On a prévu des interfaces en régie, au block et aussi des interfaces déportées dans les ponts afin d’obtenir un signal vidéo suffisant pour envoyer en continu les datas des Robe RoboSpot. De plus, le réseau est sécurisé grâce à une fibre redondante. Pour avoir le contrôle du Smode à la console lumière, nous avons prévu un Boîtier déporté dans la panière vidéo. Ça nous permet de piloter les tops des envois vidéo.
Une MDG Atmosphere (violette) et une Max 3000 (grise) assurent l’envoi rapide d’une brume intense…
-M-, toujours dans une évolution personnelle et créative s’est appuyé sur les conseils de son partenaire technique et artistique lumière Jérémy Bargues avec son assistant Laurent Chéné, pour sélectionner le meilleur et ravir un public heureux de passer un instant de « kiff total ». Ici nous sommes en famille. Tous les âges, et tous les Guests sont présents pour une belle rencontre et un moment inoubliable.
Pour créer des effets de wash et des mélanges de couleurs absolument superbes, Robe Tetra 2 et Robert Juliat Dalis 860 brouillent les pistes. On ne sait plus où démarre le violet et où finit le rouge. Perdu dans les UV, le chanteur se met à nu tout en restant pudique et surtout poétique.
…pour un effet massif qui recouvre rapidement la scène.
Avec une sensibilité incroyable, les Claypaky HY B-Eye K25 douchent avec mesure ces beaux aplats jusqu’à basculer à 45° pour observer le public d’un œil clair. Les Robe Forte, plus perçants, n’hésitent pas à envoyer leur faisceau pour suivre le chanteur sur scène mais aussi dans le public grâce à la technologie des RoboSpot.
Les musiciens, bêtes de musicalité, nous laissent percevoir leur vulnérabilité grâce à la finesse des Astera Pixel brick, « fer de lance des faces » confie Jérémy et clé pour accéder au cœur des fans.
Cette tournée se conclura le 25 septembre à Londres par un concert à l’O2 Forum Kentish Town. La promesse de belles émotions encore à venir pour un album qui avait beaucoup à partager.
Envie d’une petite bulle festive pour décompresser avant l’été ? Robe France organise ses Happy Hours le 19 juillet, autour d’un barbecue à Villepinte avec en démo, l’iBeam 350 (IP65) et le Footsie lancés à Prolight+Sound.
Si vous avez une curiosité pour ces produits très remarqués à Prolight+Sound 2023, ou l’envie de passer un moment convivial avec l’équipe, rendez-vous à Villepinte dans les locaux de Robe lighting France à partir de 18 h 30.
Tous les professionnels de la lumière (concepteurs, prestataires, techniciens…) sont les bienvenus, il suffit de s’inscrire ici.
Robe Lighting France – ZI Paris Nord II – Bâtiment Euler – 33, rue des Vanesses – 93420 Villepinte
Après de nombreux tests dans l’univers du Touring et de l’Intégration, Adamson a lancé la version Windows de son logiciel ArrayIntelligence. Il permet de concevoir n’importe quel système Adamson et d’assurer le pilotage et le suivi des enceintes de la série CS.
Brock Adamson il y a quelques années, une photo prise dans un stand Adamson à Francfort.
» ArrayIntelligence accompagne notre vision des systèmes d’enceintes depuis le concept initial jusqu’au déploiement et au suivi régulier des performances. Nous étions dans le jeu de la conception et de la simulation depuis 2006 avec Shooter, puis Blueprint AV en 2013.
Ces outils ont permis aux concepteurs et ingénieurs certifiés par Adamson de déployer correctement des lignes d’enceintes dans différents environnements. ArrayIntelligence fait converger la technologie de base Blueprint AV avec le contrôle en temps réel de notre série CS et de nos futurs produits « , explique Brock Adamson, PDG d’Adamson.
L’application ArrayIntelligence a été conçue en tenant compte du flux de travail et de l’ergonomie des pros. Le logiciel est conçu de manière logique pour passer de la conception et de la simulation à la configuration des E/S et du routing, jusqu’au pilotage du système, à la mesure et au diagnostic. Une grande partie de la technologie de conception et de simulation de Blueprint AV a été modifiée pour permettre l’intégration de endpoints identifiables et pilotables dans le flux de travail.
La version tablette de AI.
En outre, ArrayIntelligence permet de mettre en œuvre facilement le zonage et le grouping DSP multicouche, l’auto-détection des appareils en ligne, l’utilisation de l’algorithme d’optimisation propriétaire d’Adamson pour affiner les performances des line array et bien d’autres nouvelles fonctionnalités intéressantes. Le logiciel Blueprint AV continuera à être supporté pour la conception des systèmes.
Au cours de l’année écoulée, un vaste programme de développement de la plateforme et de tests bêta a permis de concevoir et de piloter des centaines de déploiements avec ArrayIntelligence. Ce programme a débouché sur la publication régulière de versions bêta afin de tester les nouvelles fonctionnalités.
Après le lancement, ArrayIntelligence fera l’objet de mises à jour régulières et les utilisateurs auront la possibilité de participer à des versions bêta continues pour tester les nouvelles fonctionnalités dès qu’elles seront prêtes à être testées.
Jeremiah Karni
Jeremiah Karni, spécialiste produit, déclare : « Travailler avec notre équipe de développement, nos partenaires et nos clients pour tester et perfectionner ArrayIntelligence jusqu’à ce qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui a été une expérience formidable. Auparavant, les outils mis à la disposition de nos utilisateurs pour déployer nos plates-formes après la conception et la simulation étaient fournis par un tiers. Aujourd’hui, nous pouvons aider nos clients sur le terrain à toutes les étapes du déploiement et de l’utilisation régulière de nos systèmes.
Lors de notre reportage de l’année passée au siège social de Fohhn en Allemagne,(voir ici ),on nous avait montré des maquettes de minuscules pièces de guidage et de mise en phase en train de sortir d’une imprimante 3D, prévues pour une colonne qui serait tout autant minuscule.
Nous avons gardé le secret que Fohhn lève désormais en présentant 4 modèles dont la hauteur en cm n’est autre que le chiffre suivant le suffixe FS comme Focus Slim : FS-70, FS-110, FS-150 et la plus haute, la FS-200. Chaque enceinte fabriquée en aluminium avec une face avant plate de 8,4 cm parfaite pour s’adosser à un écran ou ne pas dépasser d’une alcôve, n’est profonde que de 9 cm.
Le Beam Steering reposant sur la multiplication des transducteurs disposant chacun de son propre ampli de 70 W et DSP, la gamme Focus Slim en embarque 4 sur la FS-70, 8 sur la 110, 12 sur la 150 et enfin 16 sur la FS-200.
Une vue d’artiste du 2,5” boulonné à la colonne avec son guide.
Les transducteurs sont des large bande à membrane tropicalisée de 2,5”, chargés par un guide qui agit par diffraction facilitant le couplage vertical et ouvrant à 140° sur le plan horizontal.
Un même dessin de Fohhn montrant l’évent en face avant.
La bande passante en données constructeur tient entre 67 Hz et 17 kHz, sans doute à -10 dB et les SPL Max s’échelonnent entre 111 dB pour la FS-70 à 123 pour la FS-200 avec un gain logique de 6 dB par doublement du nombre de transducteurs. Les 67 Hz sont aussi rendus possibles par la charge reflex des transducteurs, un mini évent s’insérant entre deux HP en face avant.
Deux ports d’entrée équipent cette gamme de colonnes, une classique entrée analogique et un port Ethernet en charge de recevoir les flux Dante et les commandes à distance. Si le seul Dante est choisi, le flux audio et les commandes véhiculent ensemble.
Cette image montre la façon avec laquelle le faisceau est « appliqué » sur l’audience pour ne pas aller au-delà du dernier siège et « ouvert » pour couvrir jusqu’au premier rang, mais pas avant.Le mode Two Beam Steering et un typique cas d’emploi pour éviter la zone verticale et réverbérante entre l’orchestre et le balcon.
A l’aide de Fohhn Audio Soft, toute la puissance du Beam Steering devient disponible et notamment l’inclinaison du faisceau entre -40° et +40° et l’ouverture du son entre 0 et 90°, sans oublier le Two Beam Steering, à savoir la possibilité de dédier une partie des ressources à un faisceau et donc à une première zone à couvrir, et le reste à un second faisceau, les deux gardant les réglages d’inclinaison et d’ouverture. Bien entendu, cette option nécessite une colonne suffisamment longue pour garder guidage et SPL à chaque faisceau.
Le résultat du lissage des petites fuites du faisceau une fois enclenché le mode Side Lobe Free.
Enfin avec l’algorithme Side Lobe Free, un véritable lissage du faisceau est possible avec comme avantage d’encore moins exciter les zones réverbérantes de la salle comme le plafond. Cela a un impact très audible sur l’intelligibilité de la parole sans que le processing DSP embarqué dans les colonnes, ne dénature le son émis.
Fohhn Audio Soft, le logiciel de pilotage et de suivi de Fohhn.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur Focus Slim, alors le plus simple est de questionner l’intarissable et ineffable Daniel Borreau sur son portable qui n’a pas changé depuis qu’il a rejoint avec sa marque qu’il défend depuis près de 15 ans, les équipes d’Audiopole. Il va disposer d’une paire de colonnes d’ici quelques jours pour lancer les premières écoutes.
La disponibilité des quatre modèles est annoncée pour le 4è trimestre 2023.
d&b audiotechnik annonce un partenariat technologique avec Solid State Logic (SSL) pour intégrer le système de son immersif d&b Soundscape dans l’écosystème de la console SSL Live. Ceci apportera à l’ingénieur du son un contrôle dédié du processeur Soundscape directement depuis l’interface utilisateur de la console dans son workflow habituel.
Cette intégration permet un contrôle à distance des paramètres de l’objet sonore d&b Soundscape dans le processeur d&b DS100, en exécutant les modules logiciels En-Scene et En-Space directement à partir de la surface de la console.
Les fonctionnalités de Soundscape Control dans une L650 SSL.
Les utilisateurs pourront bénéficier des fonctionnalités de Soundscape Control sur toutes les consoles live SSL qui exploitent la toute dernière version du logiciel SSL Live 5.2. Cette intégration apporte à l’ingénieur du son un degré élevé de flexibilité en assignant les canaux de la console aux entrées du processeur Soundscape DS100, tout en gérant les coordonnées de l’objet dans les zones de spatialisation.
Al McKinna
« Cette collaboration entre SSL et d&b met les possibilités immensément puissantes de l’audio spatialisée à la portée d’encore plus de créateurs audio. Les utilisateurs de consoles SSL bénéficieront d’un workflow intuitif sur une console live parfaite pour exploiter la puissance innovante de Soundscape. De telles optimisations d’exploitation permettent aux professionnels du son live de dédier pleinement leur temps à la création d’expériences sonores inoubliables pour le public » explique Al McKinna, vice-président de l’unité commerciale immersive de d&b.
Le logiciel SSL V5.2 offre également des fonctionnalités considérablement améliorées pour les répétitions et l’enregistrement, comprenant des groupes de commutation multiples, un routage plus flexible et des fonctions d’annulation de verrouillage. Huit groupes de commutation librement assignables peuvent être utilisés pour gérer plusieurs groupes d’instruments ou même différents actes au sein d’un même show. Les répétitions peuvent ainsi devenir beaucoup plus dynamiques et les comparaisons encore plus rapides.
Tom Knowles
Tom Knowles, directeur des produits chez Solid State Logic, commente : « La dernière mise à jour du logiciel V5.2 améliore les capacités de la plateforme de production SSL Live dans des domaines clés. Alors que les tournées, les shows et les événements améliorent l’expérience du public en utilisant des systèmes de diffusion sonore spatialisée de nouvelle génération, il est important pour Solid State Logic de soutenir les partenaires qui ont une présence et une technologie établies dans ce domaine. Nous sommes ravis d’intégrer le contrôle du système Soundscape de d&b, pour améliorer encore davantage l’expérience de l’opérateur de consoles SSL Live.”
DTS s’inscrit dans la transition Led avec deux nouvelles séries de projecteurs PC/Fresnel Tenore et découpes Soprano, de fabrication européenne et grande qualité. Tenore et Soprano sont disponibles en plusieurs puissances et moteurs de leds.
Ils sont présentés en vidéo par Giuseppe Squiterie, chef produit DTS.
La nouvelle découpe Soprano ici en version 400 W.
DTS, est propriétaire de 3 sites de production en Italie, mécanique tôlerie et assemblage, privilégiant les sous-traitants locaux pour s’approvisionner en électronique. Il est ainsi un des rares fabricants européens de projecteurs pour le spectacle et l’architectural.
Les deux nouvelles gammes de projecteurs lancées à PL+S, respectivement Tenore (prononcer « Ténoré ») 3&5 pour les PC/Fresnel et Soprano 3&5 pour les découpes, partagent la même base technique. La série 3 intègre un moteur de 200 W contre 400 pour la série 5.
Chaque gamme est disponible en trois versions :
– HDW : blanc variable entre 1800 K et 10 000 K. – WH : choix de la température du blanc lors de l’acquisition (et interchangeable) – 3000, 4000 ou 5700 K. – HQS : (pour « High Quality Spectrum ») moteur RGB + Ambre + Cyan + Lime, identique à celui des Alchemy en teintes et gestion de leds, exclusif à DTS.
Premiers photons pour le Tenore équipé ici de sa lentille de Fresnel.
Sur Tenore, le zoom variable obtenu avec lentille PC martelée est de 7 à 45° contre 12 à 68° pour la lentille de Fresnel.
Côté Soprano, deux optiques interchangeables sont disponibles, en 15/30° ou 25/50°. Les réglages de zoom, fins et souples, sont très agréables à manipuler.
Ces deux gammes se caractérisent par des valeurs d’IRC élevées, jusqu’à 98 avec les versions HQS ainsi qu’un flux de 11 800 lumens pour la Soprano 5 en version 5700 K.
La ligne travaillée du Tenore, vue de ¾ arrière. Notons la présence d’un volet coupe flux orientable, disponible en 4 ou 8 faces.
Le fabricant a apporté une attention toute particulière à la gestion de la ventilation, indispensable pour refroidir les chipsets de led.
Quatre modes de ventilation différents sont disponibles, le plus silencieux « ultra silent » réduit le bruit en fonctionnement au maximum avec 22 dBA de bruit résiduel (soit l’équivalent de rien du tout ou presque), moyennant une perte de tout au plus 10 % de la puissance.
Ces deux gammes, se traduisant en finalité par un choix de 20 produits différents, sont le fruit d’un long travail mené par l’équipe R&D de DTS, qui souhaitait proposer des solutions en adéquation avec les besoins du marché en termes de qualité de lumière, de choix de palettes ou encore de design des produits, tout en proposant des appareils Made in Italy, robustes et bien pensés, garantis 3 ans.
Soprano et tenore sont déjà disponibles auprès de leur distributeur ESL France.
En complément de sa gamme de enceintes haute performance IS-Series axées sur l’installation, Adamson a présenté IS7c, sa nouvelle enceinte coaxiale passive 2 voies ultra-compacte et légère et ce, à l’occasion de l’InfoComm 2023.
Brian Fraser
« Les intégrateurs réussissent lorsqu’ils peuvent répondre aux besoins des clients avec des produits adaptés. Nos utilisateurs ont demandé un produit coaxial utilisant la technologie de transducteur propriétaire d’Adamson, et c’est ce que nous avons fait. L’IS7c complète la série IS en offrant une boîte ultra-compacte avec suffisamment de SPL et une réponse étendue dans les basses fréquences par rapport à l’IS5c, plus petite », déclare Brian Fraser, responsable des produits et de la technologie.
« Cela porte la série à douze enceintes; une série suffisamment complète pour permettre aux intégrateurs de choisir ce dont ils ont besoin pour leur projet particulier. Comme tous les autres produits de la série IS, l’IS7c sera disponible en version étanche, offrant une résistance supérieure à la corrosion et un indice de protection IP élevé. »
La dispersion conique de la IS7c.
L’IS7c est équipé d’un transducteur coaxial ND7-C utilisant l’architecture de membrane d’Adamson, qui présente des performances supérieures dans les hauts médiums, ainsi qu’une durabilité incomparable. L’IS7c couvre un spectre allant de 80 Hz à 20 kHz avec 130 dB de SPL Max, ainsi qu’une dispersion concentrique de 90°.
Les points de fixation sont disponibles sous la forme de disques métalliques supérieurs et inférieurs, chacun contenant un insert fileté. Deux connecteurs SpeakonTM NL4 et une barrette à deux points sont disponibles pour la connexion.
La IS7c sera disponible au quatrième trimestre 2023.
La fibre est sans aucun doute le composant le plus important des câbles à fibres optiques lorsque des taux de transmission élevés et une grande fiabilité sont requis. En particulier dans le cadre d’une utilisation mobile, elle doit résister à des charges thermiques et mécaniques extrêmes et transmettre sans problème de grandes quantités de données.
Le spécialiste des câbles KLOTZ AIS propose désormais tous les articles de sa gamme de produits à fibres optiques avec la fibre supérieure OM4 insensible à la courbure. Le passage à la nouvelle catégorie de fibres concerne tous les câbles multimodes à fibres optiques de la gamme du fabricant et peut d’ores et déjà être commandé.
En comparaison directe avec les modèles précédents, les câbles à fibres optiques KLOTZ équipés de la nouvelle fibre OM4 bénéficient d’une bande passante considérablement accrue dans tous les domaines d’application. Les fibres spéciales de 50μm optimisées par laser se traduisent par une largeur de bande modale effective (EMB) de ≥ 4700 MHz/km @850nm et permettent donc désormais des débits de transmission de 10 Gb/s sur une distance allant jusqu’à 550 m.
Grâce aux propriétés mécaniques exceptionnelles des fibres, telles qu’une large plage de température (-55 °C à +85 °C) ou la très faible sensibilité au pliage et une très grande résistance à la pression transversale, des rayons de courbure extrêmement serrés sont également possibles grâce à des valeurs de performance de macro et micro-courbure exceptionnelles.
Ces caractéristiques confèrent aux câbles KLOTZ FiberLink les propriétés nécessaires, entre autres, pour maîtriser les situations exigeantes dans les applications mobiles difficiles. Bien entendu, les câbles à fibres optiques peuvent également être utilisés dans des installations fixes ou dans des studios.
Les câbles à fibres optiques KLOTZ avec le nouveau cœur OM4 sont « made in Germany », fabriqués selon la spécification de produit IEC 60793-2-10 et en conformité avec la norme Internet IEEE802.3. Bien entendu, les derniers câbles à fibres optiques KLOTZ avec fibre OM4 sont compatibles avec les catégories de fibres plus anciennes (OM3, OM2).