Le mixage de la tournée Hunting Party de Linkin Park Tour bat son plein depuis janvier de cette année avec deux habitués aux manettes : Ken « Pooch » Van Druten à la face et Kevin « Tâter » McCarthy aux retours, des fondus de plugs et de grands amateurs des produits Waves.
La marque nous offre deux et bientôt trois films bourrés de bons tuyaux qui se regardent sans modération. Pour juger sur pièce du résultat final, rendez-vous à Bercy pour une unique date française du groupe le dimanche 16 novembre dans un POPB semi rénové.
Pooch (à droite) et Tater (à gauche) décrivent leur matériel et expliquent comment utiliser Digigrid MGB notamment pour le virtual Soundcheck
Le spécialiste allemand des outils de transport audio numérique DirectOut va introduire un outil de test MADI de poing baptisé ANNA-LISA lors du prochain salon IBC 2014 (Amsterdam, du 12 au 16 septembre). Cet analyseur MADI comporte un générateur et des entrées/sorties sur BNC et SFP optiques.
Compact(e), il-elle- tient dans la main, ANNA-LISA permet une analyse immédiate d’un flux MADI : signal, niveau et jitter, de même que les informations sur le protocole et les bits « user » via USB ou Bluetooth sur une application externe.
Le générateur incorporé en fait un outil incontournable et pratique dans tout environnement MADI. Pour son alimentation, l’appareil est doté d’une batterie rechargeable via une connexion USB.
Sur les cinq dernières années, DirectOut a acquis expertise et excellente réputation dans le domaine du transport audio en réseau en fournissant différents types de convertisseurs (et de SRC), de routeurs et de solutions pour les environnements MADI.
Le développement d’ANNA-LISA constitue donc une suite logique pour le contrôle « mobile » dans les domaines du broadcasting et du son Live.
Pasquale Paky”Quadri, fondateur et président de Clay Paky SpA, leader mondial dans l’éclairage de spectacles, est décédé dans la nuit du 6 au 7 septembre à son domicile de Torre De Roveri.
Bien que très réservé, Pasquale « Paky » Quadri était un entrepreneur dont le parcours fut jalonné de succès. Il préférait le plus souvent ne pas apparaître, mais tous les professionnels de l’éclairage dans le monde entier savaient qu‘il était, jusqu’à aujourd’hui, le génie créateur de Clay Paky. La société italienne qui exporte 97% de sa production est présente avec ses projecteurs sophistiqués partout dans le monde sur les scènes des événements et des spectacles les plus importants. Parmi les derniers en date qui resteront gravés dans les mémoires, on peut citer les Jeux olympiques d’été de Londres, les Jeux d’hiver à Sotchi, la cérémonie des Oscars, les spectacles de Bruno Mars et Madonna lors de la finale du Superbowl, les tournées de nombreux artistes tels que Justin Timberlake, Lady Gaga, les Rolling Stones et, en Italie, Vasco Rossi, Ligabue, Laura Pausini et Gianna Nannini, les numéros féeriques du Cirque du Soleil et les ballets du Bolchoï de Moscou.
La vie de Pasquale Quadri, un vrai passionné de technologie animé par la culture de l’innovation, est étroitement liée à l’histoire du show-business. Elle est jalonnée de grands succès internationaux : C’est lui-même qui a conçu la plupart des produits Clay Paky, depuis les premiers effets d’éclairage tels que l’Astrodisco, qui est devenu emblématique des discothèques des années 70 et 80, puis les projecteurs motorisés utilisés dans les concerts de rock et les shows télévisés, comme le Golden Scan et le Sharpy, jusqu’à l’innovant B-EYE dernier né de Clay Paky.
La société fondée par Pasquale Quadri en 1976, qui remporte des succès partout dans le monde, est l’un des plus brillants modèles du « made in Italy« . Quadri n’a jamais cédé à la tentation de délocaliser l’entreprise dans des pays à moindre coût et à la fiscalité plus avantageuse, même si ses concurrents les plus dangereux, les entreprises asiatiques qui ont copié ses idées pendant des années, malgré les plus de 80 brevets détenus par Quadri, sont localisées dans ces pays même. Merci à lui,
Au total, Clay Paky a reçu plus de 50 des plus prestigieuses récompenses internationales dans le secteur de l’éclairage de spectacles professionnels.
En Mars de cette année, Pasquale Quadri a reçu le prestigieux Lifetime Achievement Award à la cérémonie des MIPA qui a eu lieu à Francfort durant la Musikmesse/Prolight+Sound, le plus important salon mondial des instruments de musique, de la sonorisation professionnelle et de l’équipement pour la scène.
Quadri est le premier représentant de l’industrie de l’éclairage à avoir reçu ce prix prestigieux. Les personnalités qui l’ont précédé ont écrit l’histoire de l’industrie de la musique dans le monde : il s’agit, par exemple, les deux frères Meyer, fondateurs de la célèbre société de haut-parleur Meyer Sound, Fritz Sennheiser, inventeur du micro sans fil et Jim Marshall, dont les amplificateurs de guitare sont désormais mythiques.
Au début du mois d’août de cette année, Quadri a signé un accord pour transférer la propriété de Clay Paky SpA à OSRAM, l’un des deux plus importants fabricants mondiaux de sources de lumière, avec l’objectif d’assurer l’expansion de l’entreprise, tout en conservant l’équipe de direction actuelle, confirmée par la société allemande.
Pasquale Quadri, 67 ans, laisse son épouse Antonella, deux filles Alessandra et Francesca, et deux petites-filles Melissa et Martina.
Soundlightup adresse ses condoléances attristées à la famille de Pasquale Quadri et à l’ensemble de l’entreprise Clay Paky.
A la requête du tribunal de Commerce de Rennes et de Maître GOIC mandataire judiciaire à Rennes, une vente aux enchères du matériel de laboratoire et du stock de projecteurs scéniques aura lieu le 18 septembre dans les locaux de Chromlech.
Le matériel sera exposé le 18 septembre 2014 à 9h et la vente démarrera à 9h30 au 19 Avenue Gabriel Fauré 35235 THORIGNE FOUILLARD. Du matériel de labo électronique, CEM, bureautique et les projecteurs du stock de la société seront proposés aux enchères…
pour toute question concernant les lots : Tel : 06 80 85 27 49 et 02 99 13 06 41 Mail : [email protected]
Ainsi se termine la magnifique aventure humaine d’une équipe dirigée par Alexandre GAILLY et Julien Anton-RIOJAqui avaient à cœur de développer et faire fabriquer en France, Jarag, Elidy, Gleamer et récemment Aries système de transmission HF longue portée : que des innovations qui leur ont valu de magnifiques awards.
Alors forcément, le potentiel de sympathie pour ces bretons était énorme et leur succès retentissant dans le monde entier. Et puis la crise est venue, les photocopieuses asiatiques sont de plus en plus rapides à faire des impressions en blanc et en couleur…
Alexandre GAILLY, gérant de Chromlech nous confie : “Le marché haut de gamme n’est pas évident pendant ces années de crise et Chromlech était trop petit pour tenir des prix intéressants. Entre le moment où l’on sortait un produit et celui où les copies arrivaient sur le marché mondial, nous n’avions pas le temps de vendre suffisamment. Encore une fois nous étions trop petits et pas assez outillés. Beaucoup de fabricants ou simplement d’importateurs s’en sortent en délocalisant leur production en Asie, mais nous avons mis un point d’honneur à proposer des produits originaux, et fabriqués en France. C’est notre mentalité. J’aimerais simplement remercier tous ceux qui nous ont aidés et tous nos clients.”
L’idée, celle qui fait gagner les guerres, les cœurs et les millions, l’idée et plus généralement la créativité et l’innovation sont le bien le plus précieux d’une entreprise, celui qu’il faut défendre de toutes ses forces. Chromlech n’y est pas parvenu et une lumière s’éteint définitivement en Bretagne.
Au delà de l’aventure humaine qu’il faut saluer et la somme de beaux produits qui continueront à briller sur les scènes du monde entier, Chromlech va rester comme l’exemple type d’une société qu’on n’a pas su protéger de l’aspirateur asiatique. Crise ou pas crise, quand on achète une copie, on étouffe un créateur et on fragilise sa société en lui retirant l’envie d’innover. Que l’on soit de droite ou de gauche, quand on est au pouvoir, on donne les moyens aux entreprises de réussir et surtout on vient en aide aux plus petites d’entre elles pour qu’elles se défendent. N’est pas LVMH ou l’Oréal avec leurs escouades d’Avocats qui veut.
Comme la nature a horreur du vide, d’autres viendront faire évoluer le nombre de fabricants qui portent haut le génie français dans le petit monde de l’Entertainment. On leur souhaite bonne chance et on leur ouvre des à présent nos colonnes. Espérons que d’ici là les pouvoirs publics recyclent un slogan qui a fait fureur il y a quelques années. En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées, et on les défend !
Rock-Audio Distribution organise le Fohhn Tour pour constituer un réseau de partenaires de la marque. Ce tour de France des prestataires, installateurs et intégrateurs débutera à Paris le 23 septembre et se terminera à Strasbourg le 20 novembre avec une présence aux JTSE à Paris.
La démarche de Daniel Borreau (fondateur de Rock Audio) et de Denis Berranger (Directeur commercial) est originale puisque nos deux compères donnent juste une indication des dates de leur passage dans les différentes grandes villes de France. Aux sociétés curieuses de découvrir la gamme Fohhn, via une présentation de produits dédiés à leur domaine d’activité, de les contacter pour prendre un rendez-vous personnalisé.
“Nous recherchons de vrais partenaires pour chaque secteur, nous explique Denis Berranger, des prestataires de service pour des applications mobiles, concerts et événementiels, des intégrateurs et installateurs pour les lieux fixes.
Nous avons envoyé un mail à un certain nombre de responsables de sociétés qui pourraient être intéressés d’intégrer le réseau Fohhn pour simplement leur signaler que nous passerons près de chez eux aux dates données et leur proposer un rendez-vous. Et c’est un vrai succès puisque 30 % des dates sont déjà réservées. Chaque visite est programmée sur une demi journée.
Le réseau existe en Allemagne et nous allons le mettre en place en France.
Dates du Fohhn Tour
Septembre : Paris : 23 – 24 – 25 septembre Rouen : 30 septembre
Octobre : Caen : 1 – 2 octobre Rennes : 7 – 8 octobre Quimper : 9 octobre Nantes : 14 – 15 octobre Tours : 16 octobre Orléans : 17 octobre Bordeaux : 21 – 22 octobre Bayonne : 23 octobre Pau : 24 octobre Toulouse : 27 – 28 octobre Montpellier : 29 – 30 octobre
Novembre : Marseille : 4 – 5 novembre Cannes / Nice : 6 novembre Grenoble : 7 novembre Clermont-Ferrand : 12 novembre Lyon : 13 – 14 novembre Lille : 17 – 18 novembre Metz : 19 novembre Strasbourg : 20 novembre JTSE Paris : 25 – 26 novembre
Avec ses nouveaux projecteurs à leds voués à remplacer l’éclairage traditionnel, ETC souffle le chaud et le froid sur la lumière. Le fabricant américain a pris tout son temps pour développer ses nouveaux produits en se fixant le cahier des charges très ambitieux de répondre aux moindres exigences des éclairagistes avec une famille de 4 modules de leds : Tungsten 3000K, Daylight 5600K, Studio HD de 2700 à 5600K avec 5 couleurs et Series 2 Lustr avec sa matrice de 7 couleurs de leds.
Un panel complet
Le principe de la découpe Source Four, sortie en 1992, était de pouvoir adapter différentes optiques sur une même boîte à lumière. Cette idée a été conservée pour toute la nouvelle gamme et a été poussée jusqu’à conserver la compatibilité avec toutes les optiques de la gamme précédente. Il est ainsi possible de commander les nouvelles boîtes à lumière tout en continuant à utiliser les “nez“ des Source Four à lampe. Autre point important du cahier des charges, cette nouvelle source devait pouvoir s’adapter au marché le plus large, du ballet à la scène rock, en passant par le théâtre ou l’architectural.
ETC a dû développer plusieurs matrices de leds pour obtenir une qualité optimum sur un panel de colorimétrie très étendu. La gamme Source Four led se compose donc de cinq modèles et nous allons aujourd’hui en tester quatre. Ils comportent tous une matrice de soixante leds Luxeon Rebel 2,5 W.
Les leds de la Source Four CE LED Tungsten ont toutes une température de couleur de 3000K et celles de la Source Four CE LED Daylight sont étalonnées à 5600K. Les deux autres modèles testés comportent plusieurs couleurs de leds. La Source Four CE LED Studio HD a été développée pour délivrer une gamme de blancs allant de 2700K à 6500K et peut également, même si ce n’est pas sa fonction première, être utilisée pour créer des ambiances de couleurs avec ses cinq teintes de leds (rouge, rouge orangé, menthe, bleu et indigo).
Le dernier modèle, nommé Source Four LED Series 2 Lustr, comporte sept couleurs (rouge, citron vert, ambre, vert, cyan, bleu et indigo). Elle se différencie du modèle précédent (Lustr Serie 1) par le fait que les leds blanches ont été remplacées par des leds citron vert et que le rouge a été renforcé pour obtenir plus de flux avec les couleurs les plus utilisées.
La boite a lumière développée par ETCToutes les optiques de la gamme à lampe sont compatibles avec la gamme Leds.
Cruciforme et BTR
Sans avoir à démonter quoi que ce soit, on découvre un condenseur dans la boîte à lumière ! C’est la première fois que le fabricant américain a recours à ce type d’optique. Avec l’utilisation d’une source de lumière composée de soixante leds, cette solution était incontournable pour diffuser une lumière homogène.
Une des nouveautés majeures chez ETC, le condenseur !
La connectique se compose de deux prises XLR 5 points permettant la distribution du signal DMX ainsi que du RDM. Pour alimenter le projecteur, on dispose de deux PowerCON.
Deux vis et on accède au principal.
Un des avantages de la faible consommation des sources à leds est que l’on peut alimenter plus de projecteurs avec la même ligne. Cela devrait, à terme, permettre de faire des économies non négligeables, sur le câblage électrique.
La première étape du démontage est très simple, le carter de la boîte à lumière se retire grâce à deux vis BTR, puis on accède directement aux deux éléments les plus susceptibles de nécessiter une maintenance : l’alimentation et la carte électronique.
L’alimentation avec le fusible de secours.La carte regroupant la majeure partie de l’électronique du projecteur.
La suite du démontage est un peu plus complexe à cause de l’optimisation des volumes. En retirant les quatre vis qui maintiennent le train optique et l’arrière du projecteur, on découvre le système de refroidissement. D’un coté un ventilateur fixé dans le fond du projecteur et de l’autre un imposant radiateur en aluminium.
Le fond du projecteur et le ventilateurL’imposant radiateur.
L’ouverture du train optique demande aussi un peu de doigté mais la curiosité est la plus forte ! Elle nous permet de découvrir le système de miroirs assurant le mélange optimal des couleurs.
Les six miroirs du train optique mélangent les couleurs de chaque led.
De l’autre coté du tunnel se trouve la plaque de soixante collimateurs permettant de canaliser la lumière des leds. Elle se retire très facilement et laisse apparaitre le circuit supportant toutes les sources du projecteur.
Les soixante collimateursLes soixante leds
La partie software
ETC a poussé très loin le software de la gamme, ce qui permet d’obtenir un projecteur à la fois polyvalent et très simple à utiliser. L’afficheur est complet avec le mode de contrôle DMX, l’adresse, le statut et, fin du fin, la charte du mode DMX sélectionné. C’est intéressant et ETC est le premier à y avoir pensé.
Le menu est particulièrement bien pensé et fourni. Les réglages se font dans trois parties qui vont de la plus basique à la plus complète. La première concerne l’adresse DMX du projecteur. La seconde, “Quick Setups“, permet de choisir un des groupes de paramètres prédéfinis. En choisissant le mode Studio, on peut alors contrôler manuellement la température du blanc quand le DMX n’est pas connecté. La troisième partie, “Advanced Settings“ permet de définir toutes les options via six menus.
L’afficheur contenant de nombreuses informations.
Dans la partie “ DMX Settings“ on peut adresser le projecteur et ensuite, pour les séries multi couleurs, choisir une des cinq chartes DMX (les modèles Tungsten et Daylight en ont une seule). Le choix est complet avec en plus la possibilité d’activer ou désactiver les fonctions strobe et fan, et choisir pour la ventilation le mode automatique.
Plusieurs points ont particulièrement attiré mon attention. La gestion de sept couleurs différentes n’étant pas forcement évidente, les modes ont été vraiment bien pensés et permettent de gérer de plusieurs manières le mélange des couleurs. Il existe deux canaux spéciaux : le paramètre “White Point“ pour définir la température du blanc et le paramètre “Tint“ pour gérer la balance entre le vert et le magenta.
Chaque charte DMX correspond à un mode de gestion des couleurs. Le mode HSI permet de travailler en Hue, Saturation et Intensité tandis qu’avec le HSIC on ajoute la gestion DMX du paramètre “White Point“. Vous pouvez également travailler en RGB.
Le mode Studio privilégie les travail des blancs et le dernier, appelé “Direct“, est une gestion basique des paramètres de base de la découpe. Un dernier point important est le canal huit “Plus7 on/off“ quand l’option “Plus Seven“ est activée. Cette fonction permet d’activer, suivant le modèle, les cinq ou sept canaux suivant, qui gèrent directement les couleurs de base des leds. On gagne ainsi de la place sur le patch ou on augmente les possibilités de réglage des couleurs.
Par contre l’activation de cette option désactive le calibrage des leds fait en usine et l’homogénéité des couleurs entre les différentes sources peut être altéré. On trouve aussi dans ce menu l’option “Data Loss“ qui permet de définir le comportement du projecteur en cas de perte du signal DMX.
Le menu “Led settings“ comporte cinq paramètres :
Output, pour choisir le mode de gestion de l’alimentation des leds.
Regulated, celle que nous avons utilisée pour les tests, permet de combiner flux lumineux et ventilation minimum. C’est aussi avec cette option que l’on obtient une cohérence optimum des couleurs.
Protected, est utile en cas d’utilisation prolongée avec un grand nombre de Leds à 100%.
Boost, privilégie la puissance, elle permet d’obtenir la puissance maximum mais en contrepartie, on perd au niveau de l’homogénéité des couleurs et de la régularité du flux lumineux.
Curve, permet de gérer la courbe d’allumage et d’extinction des leds. On a le choix entre quatre courbes de dimmer : Standard, Incandescent, Linear et quick. La seconde permet de simuler avec beaucoup de réalisme l’inertie du filament d’une ampoule halogène.
ETC Source Four LED
Nos amis de la vidéo vont particulièrement apprécier la fonction “Output Freq” pour régler la fréquence entre 920 et 1500 Hz avec aussi un mode “High 25K“ de 25000 Hz. “Red Shift“ simule la baisse de la température de couleur lorsque l’intensité diminue, comme sur les lampes tungstène, et on retrouve le réglage manuel “White Point“ de la température du blanc.
La partie “Presets & Sequences“ est aussi principalement dédiée à l’utilisation du projecteur sans console lumière. La fonction “Focus“ permet d’outrepasser les valeurs DMX et d’allumer le dimmer à 70%, ce qui peut s’avérer très utile, notamment pour lorsque l’on est seul et que l’on doit faire des allers et retours à la console pour régler chaque découpe.
Les Presets sont des états lumineux fixes ayant des temps de transfert. Ils sont tous modifiables directement sur le projecteur ou via une capture des valeurs DMX. Et, cerise sur le gâteau, il est possible de copier un Preset sur les autres découpes du kit ! Les séquences sont des enchaînements de Presets. Le menu “Quick Color“ permet de rapidement allumer et choisir une couleur sans signal DMX.
Le menu “Diagnostics“ permet de contrôler les paramètres du projecteur ainsi que le signal qui entre. Les derniers réglages se font dans la partie “Local Settings“. Le dernier onglet du menu est loin d’être le moins utile puisqu’il assure la copie de tous les paramètres de la découpe, hormis l’adresse DMX, pour les envoyer aux autres projecteurs reliés en DMX.
Un autre gros développement de la partie software se situe au niveau du protocole RDM. De nombreuses possibilités de réglages et des tests sont possibles depuis une console, un périphérique ou un logiciel compatible RDM. ETC a même poussé le bouchon jusqu’à uploader la librairie du projecteur via ce protocole !
Sur le Q
Il est temps de vérifier si lors du remontage, je n’ai pas inversé le sens des miroirs ! Pour cela nous allons faire un petit tour au showroom d’Impact Evénement qui a la gentillesse de nous accueillir et de nous prêter les accessoires nécessaires aux tests.
Nous installons les quatre découpes sur pieds et allumons les boîtes à lumière toutes équipées de la même optique 19°. La première impression est saisissante ! On est totalement surpris par la puissance et surtout par la qualité de la lumière. La seconde surprise de taille est le silence de la ventilation. Heureusement qu’il y a le flux lumineux pour confirmer le fonctionnement du projecteur ! On est obligé de rapprocher son oreille à quelques centimètres pour commencer à entendre le murmure du ventilateur.
Les quatre boîtes à lumière. Au centre la Tungsten, à droite la Daylight, à gauche la Studio HD et en bas la Lustr série 2, toutes réglées en blanc froid (sauf la Tungsten qui ne peut pas).Au centre la Tungsten, à droite la Daylight, à gauche la Studio HD et en bas la Lustr série 2, toutes réglées en blanc chaud (sauf la Daylight qui ne peut pas).
Comme d’habitude, pour les projecteurs à Leds, on commence par le derating. On allume les soixante sources à fond et l’on relève l’éclairement au centre au cour du temps : première mesure à 30s pour ne pas prendre en compte le pic de démarrage, puis toutes les 5 mn. L’éclairement reste pratiquement au maximum quelle que soit la version de boîte à lumière. Ce premier test est très intéressant pour le monde de la vidéo.
Derating :
Le derating quasiment nul permet de mettre en avant le flux lumineux constant des Source Four Led.
Mesures photométriques
On connaissait la puissance des séries halogène 750W mais l’utilisation du condenseur change complètement la donne, surtout couplé à soixante sources led ! La lumière est étale, l’effet point chaud ayant complètement disparu. Suivant les couleurs et l’optique, il y a quelques imperfections sur le modèle Lustr 2 en périphérie du faisceau mais rien de rédhibitoire, et elles disparaissent lorsque l’on utilise le diffuseur fourni par ETC. Il se positionne à la place du porte-gobo. Les mesures de luminosité ont été faite avec l’optique 19°.
Source Four Lustr 2
La Lustr 2 est la découpe la plus puissante de la gamme avec 2785 Lux au centre et un flux de 4487 lumens. La courbe d’intensité lumineuse nous confirme que le point chaud a disparu. Elles montrent aussi une bonne homogénéité de faisceau pour toute la gamme.
Source Four Tungstène
La Source Four Tungsten avec 2084 lux d’éclairement au centre du faisceau et 3500 lumens de flux est le modèle le moins puissant de la série.
Source Four Daylight
La découpe Daylight affiche 2340 lux au centre et 3825 Lumens.
Source Four HD
Pour la Studio HD, nous mesurons un éclairement au centre de 2300 lux et un flux de 3538 lumens.
Dimmer
Les variations d’intensités des leds sont très bien gérées et la présence des quatre courbes permet de couvrir la majorité des besoins. La combinaison entre les options “Incandescent“ et “Red Shift“ permet une superbe simulation d’un projecteur halogène.
Au niveau colorimétrie, rien à redire, le rendu des deux projecteurs mono couleur est excellent et peut sans problème se marier avec d’autres sources traditionnelles.
La Studio HD est un très bon compromis. Avec cinq couleurs de leds, elle a une très belle plage de blancs, et bien que ce ne soit pas son point fort, on peut aussi l’utiliser en couleurs.
La Lustr 2 a été quant à elle conçue pour délivrer, grâce à ses sept teintes de leds, une gamme de couleurs très large. Elle est aussi à l’aise dans les pastels qu’avec des teintes saturées. Les différents modes de contrôle des couleurs facilitent bien la programmation et permettent à chacun d’adapter le projecteur à sa manière de travailler.
La vaste gamme de couleurs de la Source Four LED Serie 2 Lustr .
Le très bon résultat avec les couteaux
Le dernier élément à tester est le module couteaux.
Le résultat est très correct. Le net sur les couteaux n’est pas parfait mais pas loin.
Encore plus
LED CYC CE, l’optique cyclïode qui s’adapte sur les boîtes à lumière.
En plus d’être compatibles avec toute la gamme d’optiques Source Four (zooms 15/30° et 25/50°, focale fixes 5°, 10°, 14°, 19°, 26°, 36°, 50°, 70°, et 90°) les Source Four LED disposent d’une nouvelle optique Source Four LED CYC CE, de type cycloïde.
Le résultat est aussi réussi que pour les découpes. La lumière est étale et l’utilisation de la boîte à lumière Studio HD ou Lustr series 2 permet d’éclairer un cyclo avec peu de sources pour des possibilités de couleurs très étendues.
Le prochain élément de la gamme sera une optique Fresnel. Elle est en cours de développement et devrait être présentée dans un avenir proche. Il ne manquerait qu’une optique PAR pour remplacer de l’ACL au PAR WFL pour que la gamme ETC led soit complète et homogène.
La beauté des leds
Cette nouvelle gamme est une excellente surprise à tous les niveaux. Le travail de développement a été minutieux et on sent qu’à chaque étape les aspirations des utilisateurs et des clients ont été prises en compte. La gamme est très homogène et permet de répondre à une la majorité des demandes. Un des tours de force d’ETC est d’avoir rendu mécaniquement compatibles les boîtes à lumière LED avec les optiques des Source Four à lampe, mais en plus, la qualité de la lumière permet d’intégrer cette nouvelle gamme dans n’importe quel kit de projecteurs.
La meilleure preuve de la qualité de ce produit est que les ventes sont au rendez-vous, non seulement chez les aficionados des gammes précédentes mais aussi pour tout un panel de nouveaux clients, comme les plateaux de télévision où les découpes Source Four Halogène n’était pas présentes. On en trouve aussi en location dans de nombreux parcs français.
Le célèbre fabricant danois DPA offre 100 microphones de cou d:screet ™ comme lots d’un concours passionnant lancé le 1er septembre. Pour gagner, il suffit d’être inventif sur la façon dont vous pourriez en porter un… En guise de lots d’un concours très excitant qui commence le 1er septembre 2014, DPA offre à 100 petits veinards la chance de gagner un de ses microphones collier d:screet, qu’il a lancés au début de cette année.
Le concours, qui se déroule sur le site web et la page Facebook de DPA, demande aux candidats de se présenter avec des idées originales sur le thème : comment et où utiliser le micro de cou d:screet ? Cinq micros seront attribués aux cinq propositions les plus appréciées sur Facebook, tandis que les 95 restants seront décernés aux gens qui, de l’avis de DPA, auront apporté les meilleures idées, les plus ingénieuses et les plus originales.
En voici une réalisée par DPA.
Ce micro DPA offre une solution immédiate dans les situations où la simplicité de mise en place et la qualité audio sont des exigences de base. En intégrant la capsule omnidirectionnelle miniature d:screet 4060 dans un collier de caoutchouc souple, DPA a produit un microphone que n’importe qui peut utiliser. Il n’y a pas à se tracasser pour le fixer sur les vêtements car le seul effort que demande ce micro est d’être capable d’enfiler un collier.
Le concours va se dérouler sur deux phases dont la première se clôturera par l’envoi aux gagnants des 100 micros tour de cou. Ces derniers pourront ensuite utiliser leur prix pour tourner une vidéo ou prendre des photos illustrant leur façon de s’en servir. Les deux meilleurs d’entre eux gagneront chacun un bon d’achat de 1000€ en produits DPA (prix public constaté).
Pour participer, connectez-vous au site web ou bien à la page Facebook de DPA. Toutes les idées devront avoir été soumises au plus tard le 28 septembre 2014.
Les 100 gagnants de la phase initiale seront proclamés le 1er octobre 2014. Les participants les plus ingénieux pourront gagner plusieurs micros, mais un seul capteur récompensera chaque idée.
La seconde phase du concours débutera le 1er octobre et se terminera le 10 novembre 2014 avec l’annonce des deux grands gagnants. Le premier sera celui dont le film ou la photo aura reçu le plus de Likes sur Facebook alors que le second sera choisi par DPA en fonction de la qualité objective et pratique de son idée.
Lorsque le Smoky Mountain Opry à Pigeon Forge dans le Tennessee, a souhaité remplacer son système d’éclairage vieillissant, il s’est dirigé vers les projecteurs Platinum spot 15R Pro et Platinum Wash ZFX d’Elation pour fournir les couleurs et les effets dynamiques indispensables aux 2 heures d’intense énergie de ses spectacles.
Les spectacles du Smoky Mountain Opry comportant différents styles de musique, du rock n ‘roll au gospel, ainsi que la danse, des acrobates, de la comédie, de la magie et plus encore, le système d’éclairage doit être en mesure s’adapter en conséquence.
Le Smoky Mountain Opry est produit par le groupe Fee/Hedrick Family Entertainment, l’une des plus grosses entreprises de production de spectacles du sud-est des Etats-Unis. Leur Directeur technique, Marshall Whaley, recherchait des produits pour remplacer la grande variété des projecteurs de leur kit, certains équipés de lampes à décharge de 1200W. Il a rencontré Chuck Dillingham, directeur des opérations d’éclairage chez TMG Productions Services, distributeur d’Elation à Nashville, pour discuter des choix adaptés.
Marshall Whaley : “Au fil des ans, cette salle avait accumulé un tel mélange de projecteurs que nous avons voulu le réduire à quelques modèles seulement. J’avais aussi un budget défini et Chuck m’a conseillé le Platinum Spot 15R Pro. Quand nous avons fait une comparaison avec nos MAC 2K, nous avons été surpris par la luminosité des projecteurs Elation 15R et décidé ne nous lancer.”
Marshall cherchait un projecteur abordable disposant du mélange de couleurs CMY, d’un grand choix de gobos et d’une luminosité au moins aussi élevée que celle du MAC 2000 Performance II qu’il était destiné à remplacer. Il l’a trouvé avec le Platinum spot 15R Pro 300W.
Le Lighting Designer et pupitreur du Smoky Mountain Opry est Susan Rose (Ringo Starr, Louise Mandrell, Hank Williams, Jr.) était présente aux essais au cours desquels ont été choisis les Platinum spot 15R Pro et Platinum Wash ZFX.
Susan Rose : “Nous avons opté pour le Platinum Wash ZFX parce que c’est un bon projecteur Wash avec d’excellents effets visuels. J’adore le contrôle individuel des anneaux de led et j’utilise les macros pour quelques jolis effets. Je les utilise aussi en wash de scène et à la face.”
En achetant les Platinum Wash ZFX Pro, la salle cherchait également à diminuer le coût de fonctionnement des spectacles en éliminant toutes ces lampes coûteuses à remplacer. Les ZFX, qui intègrent un zoom, sont équipés de 19 led Osram Ostar Stage RGBW 15 W, et ne consomment que 350W au maximum.
Comme le spectacle est très visuel, il fallait des spots très puissants pour rivaliser avec l’énorme quantité de LED sur scène. C’est là qu’interviennent les Platinum Spot 15R Pro dont elle utilise la grande variété d’effets graphiques et de faisceau et qui servent aussi à éclairer des artistes ou des éléments de décor. “Je suis très contente des 15R”, ajoute Susan qui a installé les Platinum 15R aux côtés des Platinum ZFX dans une configuration symétrique. “Ils fonctionnent bien, ont beaucoup de punch et de luminosité. Ce sont d’excellents projecteurs à ce niveau de prix.”
Bien que les caractéristiques du produit et la souplesse d’utilisation aient été des points clés dans le choix des appareils, d’autres facteurs comme le prix entrent en ligne de compte. “Elation pratique des prix raisonnables et les pièces de rechange, quand on en a besoin, restent abordables”, précise Marshall.
Ajoutant que le service après-vente sous garantie a toujours été excellent au fil des années, aussi bien pour d’autres lieux de Fee/Hedrick. « Nous avions acheté des Spot 575E Elation pour un autre théâtre et nous avons eu une excellent prestation de ces projecteurs durant les six dernières années.”
Amadeus, Solid State Logic et la société suisse Sonic Emotion, conceptrice de périphériques de traitement de son immersifs, ont offert une expérience technologique, sonore et sensorielle originale dans le cadre du festival Palais en Jazz au Palais Impérial de Compiègne, les 27 et 28 Juin 2014 qui accueillait cette année Kelvin Jones, Thomas Dutronc et Michel Legrand.
Une vue de la scène au sein de la cour du Palais Impérial de Compiègne
Combinant les séries d’enceintes PMX, Diva et Maestro Amadeus, la dernière console SSL Live développée par Solid State Logic et le processeur de création de champs sonores (ou Son 3D WFS) Wave 1 développé par Sonic Emotion, le système composait des images sonores spatiales cohérentes pour un large auditoire. Le dispositif de mixage, de traitement et de rendu électro-acoustique a permis au public de cette édition, de vivre une expérience technologique, sonore et sensorielle originale et de profiter pleinement des performances artistiques des interprètes.
“Le système principal de diffusion est constitué de 6 Diva XL par côté, nous explique Michel Deluc directeur de la R&D Amadeus, des enceintes ligne source deux voies actives Amadeus abritant deux 8 pouces et deux moteurs d’un pouce. Le grave est assuré par 3 subs posés au sol et disposant chacun de deux 15 pouces. Comme l’écartement entre les deux lignes principales était trop important pour le procédé WFS, cet apport d’énergie gauche-droite classique a été sorti du calcul de spatialisation et exploité de manière autonome.
Une rare vue la scène baignée par le soleil. On aperçoit aisément les deux lignes principales composées de 6 têtes Diva XL.
Pour le WFS, les concepteurs ont fait appel à une seconde série de haut-parleurs constituée de PMX15 en latéral, d’un système central basé sur une ligne de 6 Diva XS, les plus petites lignes source du catalogue d’Amadeus, et enfin à 16 PMX5 alignées et uniformément espacées sur le devant de la scène. Sous cette dernière, 6 subs étaient aussi alimentés par le processeur Wave 1.”
La ligne de 6 Diva XL Amadeus de cour.
Philippe Guérinet, Directeur des Ventes Internationales de la société SSL et Directeur de la société SSL France, précise le fondement de cette collaboration : “Dans le cadre de la démarche qualitative de l’opération ‘Palais en Jazz’, la synergie d’équipements numériques haut de gamme a joué à plein, entre la SSL numérique, le processeur Wave 1 de Sonic Emotion et la diffusion en Diva Amadeus.
L’ensemble du système a été mis en place facilement et rapidement par les équipes techniques, malgré des conditions météo très adverses.
Avec des partenaires de qualité tels que Amadeus et Sonic Emotion, appuyés d’excellents techniciens, nous savions que nous allions passer un grand moment technique, un grand moment musical, et les performances des musiciens sur scène nous ont tous permis d’apprécier l’excellence musicale de la chaine numérique mise en place pour l’occasion, tout autant que sa fiabilité.”
La SSL Live 500 des retours placée à cour.
Précisant la genèse de la SSL Live, Philippe Guérinet ajoute : “La SSL Live L500 a d’emblée généré un buzz, en France comme à l’International. Dès les premiers jours de disponibilité du système, de grosses tournées ont adopté cette console, Peter Gabriel, Carlos Santana, ou en France, Christophe Maé, Amel Bent ou encore Chinese Man.
En parallèle de ces succès en touring, des installations fixes de prestige, telles que Le Théâtre National du Quartz, ou même l’INA, ont également adopté la SSL L500.”
“Le processeur Sonic Wave 1 maximise l’expérience d’écoute d’un évènement live en créant une sonorisation spatialisée pour l’ensemble des spectateurs, indépendamment de leur position, explique Etienne Corteel, Directeur Scientifique de Sonic Emotion Labs.
Cette expérience unique de produire une expérience sonore en 3D en haute définition, parfaitement complétée par les haut-parleurs Amadeus et les consoles de mixage SSL, ne nécessite qu’une modification mineure pour une installation traditionnelle en stéréo avec la possibilité de positionner avec précision et de déplacer les sources sonores offrant ainsi un contrôle accru de l’environnement sonore.
Thomas Dutronc en plein show avec ses musiciens
Basé sur le contrôle du champ sonore avec pour fondation la Wave Field Synthesis, la technologie de son 3D de Sonic Emotion donne aux ingénieurs du son et aux concepteurs sonores la possibilité de créer un champ sonore naturel en 3D en utilisant un nombre limité de haut-parleurs.
Cela peut aller jusqu’à 64 haut-parleurs, offrant aux auditeurs l’expérience d’un « sweet spot » qui s’étend à travers toute la pièce, indépendamment de leur position.”
Dévoilant sa première impression dès son arrivée à Palais en Jazz, l’ ingénieur du son Emmanuel Feyrabend raconte : “A mon arrivée sur le site, le procédé WFS m’a été présenté par Arnault Damien de la société Euphonia. C’est lui qui a été chargé par le festival, d’installer ce dispositif en liaison avec le système « conventionnel » Amadeus calibré par Michel Deluc (Directeur de la R&D).
Les balances du trio ‘Michel Legrand’ se sont faites très rapidement. Il pleuvait à ce moment-là et le système ‘horizontal’ WFS était protégé de la pluie. Le peu de temps pris pour la balance du trio m’a incité à privilégier la sécurité en me focalisant sur le système vertical.
Un artiste que l’on ne présente plus, Michel Legrand ici en trio avec ses musiciens.
Après ces balances, nous nous sommes mis d’accord, Arnault Damien, Lucas Hourdin de Juke Box Limited (qui m’accueillait sur la SSL Live 500) et moi pour alimenter le système WFS avec des stems post-fader de chaque instrument et voix. Arnault a réussi à recréer une spatialisation du spectacle identique pour chaque auditeur ! C’était tout simplement bluffant !
Le système façade s’est fait complètement oublier au sens de provenance des sources sonores. Évidemment, le caractère très fin et la couleur naturelle du système Amadeus présent ce soir là y est pour beaucoup dans la réussite de cette image sonore saisissante. La combinaison Amadeus, WFS et SSL Live était fantastique, une seule envie, recommencer au plus vite.” ajouteEmmanuel Feyrabend.
Nous ne pouvons que confirmer ces dires, car placés complétement excentrés (à cour) de l’axe de la scène mais en proximité lors du concert de Thomas Dutronc, nous avons été agréablement surpris par la qualité du son avec une bonne spatialisation des sources. En revanche derrière l’auditoire à quelques 60 m de la scène, l’effet des bâtiments latéraux se faisait ressentir avec une moins bonne cohérence sonore. Dans un espace comme la cour du palais impérial, difficile d’y échapper et d’obtenir une bonne homogénéité dans la profondeur !
ESL organise ses premières journées techniques dédiées à tous les secteurs d’activité du spectacle et baptisées FULLSUD. Elles se tiendront dans le légendaire Rockstore de Montpellier.
La Salle à la Cadillac, haut lieu de la musique est rouverte depuis un an, après un renouvellement complet de ses équipements audio et lumière. C’est d’ailleurs en partenariat avec ESL que les éclairages ont été réaménagés.
Les 29 et 30 septembre, l’équipe d’ESL présentera donc de nombreux produits mis en scène lors d’un show qui sera donné toutes les heures : projecteurs, solutions de contrôle et de mapping vidéo, textiles et machinerie scénique (DTS, Chroma-Q, Elation, Prolights, Jands Vista, Digilite, Arkaos).
Vous aurez même le privilège de découvrir les nouveaux produits en avant première du Plasa de Londres.
L’équipe d’acceuil d’ESL
Alain Cornevaux, Président – Responsable sourcingJean Michel Flesch, service commercialYvan Guyot, service éclairage architecturalLaurent Marthos, service commercialSteve Sibra, service commercialSébastien Tissot, service textile et machinerieOlivier Torres, service études techniques
L’iTrack Dock Studio Pack contient tout ce qu’il faut pour enregistrer facilement avec votre iPad ou iPad mini de 4e génération au travers d’une paire de préamplis Focusrite. Ce pack est composé d’un dock contenant deux étages d’entrée micro et ligne de qualité, d’un micro à condensateur avec son pied de table, d’un casque d’écoute fermé et d’un cordon XLR.
Travaillant à 96kHz et 24 bits (44,1 et 48 possibles), ce dock offre une connectique assez complète en termes d’entrées avec deux micros (alim 48V commutable) deux lignes et même une entrée instrument à haute impédance, mais complète aussi en termes de sorties avec un jack stéréo pour un casque, deux jacks pour des écoutes et un port USB pour le MIDI. Il suffit d’insérer son iPad mini sur la prise Lightning, voire son iPad normal qui du coup débordera un peu du dock après y avoir chargé votre logiciel d’enregistrement préféré Core Audio ou bien Tape by Focusrite téléchargeable gratuitement et c’est parti !!
Les deux potentiomètres de gain fournissent aussi l’information de niveau des préamplis en passant le « glow » cher à Studer de vert à rouge en présence de crêtes. Une commande commute les sorties en direct pour réduire au maximum la latence et faciliter notamment les prises de voix.
Le Dock enfin recharge les appareils Apple par le port Lightning et alimente aussi toute unité USB ou contrôleur MIDI par le biais du port USB de bord, en somme un mini studio avec des préamplis Focusrite et la simplicité propre à l’iPad pour un prix public de 329€ dès le mois de septembre 2014. Tout compris. Ne les ayant pas écoutés, nous ne connaissons pas la qualité du casque et du micro, mais tout de même, merci le progrès…
Caractéristiques principales :
Le pack est constitué de : Un dock iPad, un micro à condensateur et large membrane CM25, un pied de table, un casque fermé HP60 et 3 mètres de câble micro symétrique et équipé de prises XLR. Ne manque qu’un pied micro et un iPad. Qualité audio : Le Dock dispose de deux préamplis micro Focusrite, une marque réputée dans ce domaine, capables d’alimenter les micros statiques. Conversion : Les convertisseurs de bord travaillent à la résolution de 24 bits et à des fréquences d’échantillonnage de 44,1, 48 et 96 kHz. La dynamique est donnée à 105 dB par le constructeur. Entrées instruments : Une entrée sur jack à haute impédance est prévue pour les instruments comme les guitares. Deux entrées lignes doublent celles micro et acceptent tout synthé ou instrument à niveau de sortie élevé. Connectez, chargez et intégrez vos applications : Le dock charge votre iPad, alimente toute unité USB et s’interface avec des application Core Audio comme GarageBand, Cubasis ou Auria. Sorties : Les niveaux de sortie ligne et casque sont accessibles directement en face avant. Une fonction d’écoute directe, supprime la latence. Application incluse : Le pack offre l’application Tape by Focusrite pour iPad, simple d’emploi, rapide et permettant d’effectuer un mastering sommaire.
Fabricant de systèmes de contrôle d’éclairage sans fil, la société suédoise LumenRadio, basée à Göteborg, grandit pour faire face à sa forte croissance. La société vient de nommer un nouveau directeur général, Alexander Hellström et va accélérer sa croissance interne.
Alexander Hellström
« Aujourd’hui, LumenRadio est rentable et en forte croissance car nos produits de contrôle sans fil deviennent le choix de référence des professionnels de l’éclairage. C’est pour faire face à la demande et gérer le succès continu que nous nommons Alexander Hellström comme notre nouveau DG, et pour mener à bien cette phase de croissance », explique Per Hulthén, co-fondateur et ancien PDG de LumenRadio.
Hulthén est appelé à de nouvelles fonctions au sein du conseil d’administration de LumenRadio, où il continuera à diriger le développement des systèmes de contrôle sans fil pour l’automatisation des bâtiments.
Alexander Hellström arrive après une carrière déjà bien remplie, de la haute direction chez Cap Gemini, la direction générale chez Experis IT et Primas Invest. Il est expérimenté dans la gestion des technologies et de la croissance sur les marchés émergents.
Alexander Hellström : « LumenRadio a une notoriété incontesté de leader de la commande sans fil d’éclairages professionnels. Bien sûr, nous allons continuer à nous développer dans notre cœur de marché du spectacle. Cependant, nous regardons au-delà et allons maintenant nous appuyer sur ce succès pour nous développer sur d’autres marchés comme l’éclairage à usage général et l’automatisation des bâtiments.
Peu importe s’il s’agit de machines communiquant entre elles dans un bâtiment, ou de machines communiquant avec d’autres machines, nous avons les brevets et les innovations qui permettent en définitive de supprimer le câble. Nous sommes également en train d’étoffer notre équipe de développement en interne pour renforcer l’avance technologique que nous avons sur le marché du sans fil, qui est en croissance rapide. Notre ambition est de devenir le leader mondial dans la communication sans fil à haute fiabilité pour le marché professionnel. »
Guy Vergnol et José Tudela, les deux dirigeants d’On-Off, ont vendu des parts de leur entreprise à Eric Barthélemy et Yannick Bétis en juillet 2014. Cette info sonnerait-elle le retrait de nos deux amis Guy et José ? Que nenni, nous découvrons vite au cours de notre entretien dans les locaux de Chelles qu’ils restent très impliqués dans le fonctionnement du célèbre interrupteur.
Mais qui sont donc Eric Barthélemy et Yannick Bétis, à priori inconnus dans l’univers de la prestation technique ? Nous étions curieux de faire leur connaissance et de découvrir les raisons de cette tractation, même si, il faut bien l’avouer, nous en avions une petite idée quand même.
Guy Vergnol : Eric Barthélemy et Yannick Bétis cherchaient à acquérir une société de prestation technique et se sont rapprochés de On-Off. De notre côté, nous préparions notre sortie, et étions à l’écoute de solutions qui nous permettaient de mettre en place une transition. La réussite d’une telle étape impose de l’anticiper.
De gauche à droite, Eric Barthélemy, Guy Vergnol, José Tudela et Yannick Bétis
SLU : Vous n’avez jamais envisagé de faire participer le personnel de On-Off à la continuité de l’entreprise ?
Guy Vergnol : Si, nous y avons bien pensé. La reprise d’une société, que ce soit par les enfants des dirigeants, ou par leurs propres équipes, nécessite une volonté forte des candidats à la reprise, mais aussi la capacité de diriger l’entreprise et de pérenniser l’activité, sans parler d’aspects financiers qui font forcément partie de la réflexion. Dans notre cas, ce n’était pas envisageable, nous avons donc vite abandonné cette piste. Par ailleurs, nous ne ressentions pas de réelle urgence. Puis un soir, nous avons reçu un appel téléphonique : « Bonsoir, je m’appelle Yannick Bétis… » Les discussions ont donc débuté en Septembre 2013 pour aboutir en Juillet 2014 avec la vente de la majorité des parts de On-Off à Eric et Yannick. Au-delà du fait que José Tudela et moi-même restons dans l’actionnariat, nous accompagnerons Yannick et Eric dans le développement de la société pendant plusieurs années.
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SLU : Les parts se répartissent comment ?
Eric Barthélemy : Nous sommes majoritaires, largement.
SLU : Guy et José, vous accompagneront pendant combien d’années ?
Eric Barthélemy : Comme l’a dit Guy, José et lui resteront pleinement intégrés dans la vie de l’entreprise et son développement pendant encore plusieurs années. Notre projet est ambitieux, et nous ne serons pas trop de quatre pour le faire avancer. Guy et José sont enthousiastes, ils ont vraiment envie de vivre cette étape de l’entreprise qu’ils ont portée jusque-là.
Guy Vergnol : Et surtout on retrouve dans les projets d’Eric et de Yannick, un désir d’évolution en phase avec la philosophie et l’esprit de On-Off.
SLU : Quel est le nouvel organigramme ?
Eric Barthélemy : Yannick et moi dirigeons la société, José et Guy nous accompagnent dans le développement commercial et l’ensemble des grandes décisions qui concernent la société.
Guy Vergnol : Yannick et Eric sont beaucoup plus jeunes que nous, ils arrivent avec une vision, une ambition… Leur enthousiasme et leur énergie vont donner un énorme coup de fouet à l’entreprise.
Guy, Eric et José le jour de notre rencontre.
SLU : Pourquoi On-Off ?
Eric Barthélemy : Parce que cette société et ses dirigeants nous ont tout de suite plu. La société était saine, et nous avons aimé ce qu’elle représente, la philosophie des anciens dirigeants, leur respect des hommes, du matériel, leur proximité avec leurs équipes aussi bien qu’avec les clients.
On sent qu’il y a à la fois une rigueur dans l’organisation et dans la gestion de l’entreprise, et enfin on sent que se sont des gens qui aiment profondément ce qu’ils ont construit. Nous avons exactement le même état d’esprit, nous ne sommes pas des investisseurs financiers dont la seule préoccupation est la rentabilité maximum. On est dans un projet de vie.
SLU : Vous avez vu d’autres sociétés de prestation ?
Eric Barthélemy : On a vu pas mal d’autres sociétés.
SLU : C’était la boîte la plus saine ?
Eric Barthélemy : C’est une société saine, mais ce n’est pas la seule. C’est surtout la société avec laquelle nous avons eu les atomes crochus les plus immédiats car il s’agit de travailler ensemble, c’est important.
Guy Vergnol : C’est même fondamental !
Eric Barthélemy : Oui, c’est un ensemble de choses. Il y a aussi ce qu’On-Off représente sur le marché. C’est une société qui est connue et reconnue pour savoir faire du gros live, de la grosse tournée et du gros festival, de la comédie musicale et il n’y en a pas non plus cinquante en France.
Rock en Seine édition 2012, Le système V arrive chez On-Off. Il est ici utilisé pour la grande scène en renfort latéral du Système J
SLU : C’est quoi votre passé ?
Eric Barthélemy : Nos passés professionnels ne sont pas dans le monde de l’audio. On a occupé des fonctions de direction commerciale, de direction générale et d’entrepreneuriat dans d’autres secteurs d’activités, et en partie dans d’autres pays. Nous avons géré des équipes importantes, on a développé du business, on a créé des structures…
SLU : Pourquoi avec-vous choisi ce secteur de l’audio pro ?
Eric Barthélemy : Yannick est un audiophile passionné de musique. C’est quelqu’un qui a une collection de pratiquement 10000 CDs chez lui, un système Hifi complètement hallucinant et c’est quelqu’un qui comprend vraiment le fond musical ; il a une vraie sensibilité pour ça. Moi je suis musicien depuis longtemps.
SLU : Quel instrument ?
Eric Barthélemy : Basse. Un peu de guitare et de batterie, mais surtout basse. Je joue dans plusieurs groupes semi-pro. On se produit dans des salles comme La Maroquinerie, Le Divan du Monde, le Bus Palladium …
SLU : En plus de votre métier ?
Eric Barthélemy : Je trouverai des espaces de temps pour faire ce que j’aime faire. J’évolue depuis un bon moment dans le monde de la musique, j’y connais pas mal de monde, certes plus parmi les artistes que parmi les prestataires ou les techniciens. C’est un secteur dans lequel Yannick et moi avions vraiment très envie d’aller.
SLU : Donc vous conjuguez la passion et le travail…
Eric Barthélemy : Exactement, et c’est quand même une chance extraordinaire. On a effectivement la quarantaine tous les deux et nous souhaitions avoir une activité qui nous ressemble, qui nous anime et qui nous donne la pêche tous les matins quand nous nous levons. Nous avons tous les deux décidé d’abandonner des situations très confortables, qui nous permettaient d’envisager de belles poursuites de carrières, pour nous consacrer pleinement à ce projet de rachat. A 40 ans passés, on ne voit pas les choses comme à 25. On s’inscrit aujourd’hui dans un projet à long terme, qui nous ressemble. Notre parcours professionnel se terminera certainement avec On-Off.
SLU : Vous envisagez de mettre les mains dans le cambouis, suivre des formations techniques, c’est déjà lancé ?
Eric Barthélemy : Pas que les mains, on est dans le cambouis jusqu’au cou. On ne débarque pas non plus dans un monde inconnu, loin s’en faut. Nous n’avons pas vocation à sonoriser nous-même le Stade de France, mais nous savons ce qu’est une console, une diff,…notre compréhension technique s’affinera rapidement.
Guy Vergnol : Si je puis me permettre, on n’est pas obligé d’être ingénieur du son pour faire ce métier, j’en suis une preuve vivante.
SLU : C’est ce qui va différencier les nouvelles entreprises des anciennes, car si mes souvenirs sont bons, José est ingénieur du son comme la plupart des gens qui ont créé leur entreprise de prestation technique.
Eric Barthélemy : C’est probable. Yannick et moi avons une très forte sensibilité pour ce milieu. Nous ne sommes pas complètement perdus quand on parle de son ou de technique, loin de là, mais on est aussi des entrepreneurs. Le profil “type” du fondateur de ces sociétés est effectivement l’ingénieur du son. Les patrons historiques ont fait des choses admirables. Mais ils ont parfois buté sur certaines évolutions ou hésité à prendre certains virages faute de compétences de gestion, par exemple la gestion du changement pour ne prendre qu’elle.
SLU : Quel est votre cursus ?
Eric Barthélemy : Yannick a fait un parcours un petit peu atypique : bac C puis Math Sup, et il a arrêté ses études pour se lancer dans un début de carrière de sportif de haut niveau. Il a été pendant un an au centre de formation de l’OGC Nice, un club de ligue 1, mais il n’a pas été au bout car c’est extrêmement compliqué et sélectif. Au lieu de reprendre ses études, il a décidé de se lancer dans la vie active. Yannick est un fonceur qui aime prendre les choses à bras le corps. Il s’est lancé dans une carrière commerciale et il a franchi progressivement les échelons avant de devenir DG puis de créer sa première boîte. Moi j’ai fait une école de commerce et j’ai eu des fonctions financière d’abord, puis de dirigeant de Business Unit, de filiales. J’ai dirigé des équipes de 300 personnes. A nous deux nous avons dirigé des structures qui font cinquante ou soixante millions de CA.
On-Off sonorise les 5 scènes de Rock en Seine en d&b depuis 10 ans avec cette année une amplification de tous les systèmes J et V assurée par le nouveau D80 grâce au soutien de d&b.
SLU : Vous avez déjà des objectifs de développement de On-Off ?
Eric Barthélemy : Oui, on a des projets de développements importants. Notre volonté, c’est de faire de On-Off un des leaders de la prestation technique en France dans les 5 à 6 années qui viennent.
Guy Vergnol : L’idée est quand même de faire largement évoluer On-Off. Ces derniers mois par exemple, nous avons, en plus du rock’n roll ou de la variété, développé une véritable expertise sur la comédie musicale, avec la tournée de Robin des Bois et ses 200 dates, puis l’installation récente de la comédie musicale Flashdance, qui part pour 170 dates au moins.
Eric Barthélemy : Nous voulons jouer notre rôle de spécialiste du son dans le spectacle vivant, mais aussi dans l’événementiel, l’audiovisuel, l’intégration…Et continuer à améliorer une qualité de prestation qui nous permet de nous assurer la fidélité de nos clients.
SLU : On-Off est aujourd’hui full d&b. Est-ce que vous pensez à l’avenir vous diversifier en diffusion de puissance ?
Eric Barthélemy : Ce n’est pas d’actualité aujourd’hui. Pour commencer, nous avons une relation très privilégiée avec d&b. Nous sommes l’ambassadeur de cette marque en France, et comptons bien le rester. Notre relation s’inscrit dans un partenariat gagnant-gagnant et la nature de nos relations nous permet de nous faire mutuellement progresser. Ensuite, les systèmes produits par d&b sont parmi les meilleurs, et sont sur toutes les fiches techniques des artistes du monde entier. Enfin, la question d’un choix d’un deuxième partenaire de diffusion ne se pose pas avec la taille d’On-Off aujourd’hui.
SLU : Vous avez prévu de réinvestir cette année en matériel : consoles, systèmes de diff…
Eric Barthélemy : Oui, et c’est l’une des différences de notre approche par rapport à celle qu’avaient José et Guy jusqu’ici. Ils géraient l’entreprise en « bon père de famille », et ce n’est absolument pas péjoratif. Notre projet de développement va nous amener à avoir une stratégie d’investissement plus dynamique.
SLU : Et les banquiers, comment réagissent-ils en ce moment par rapport aux demandes de prêts sur ce marché du spectacle ?
Eric Barthélemy : On n’a aucun problème avec nos partenaires bancaires qui sont enthousiastes et ont envie de nous accompagner. A partir du moment où l’entreprise est saine, le projet cohérent et les perspectives prometteuses, les discussions avec les partenaires financiers sont plus simples.
SLU : Quelle est votre vision du spectacle vivant en France ?
Eric Barthélemy : Avec la crise du disque et le bouleversement des modèles de diffusion de la musique, le live est devenu la principale source de revenu des artistes. Si l’on observe la fréquentation des festivals cet été, on constate que malgré la crise économique, ils ont tous ou presque battu leur record de fréquentation. Le spectacle vivant s’est beaucoup développé ces dernières années ; le public a aussi besoin de trouver un peu autre chose que de la grisaille ambiante et de vivre des moments d’émotion comme il peut en trouver lors d’un concert. Mais en même temps, les budgets sont de plus en plus serrés, et ce secteur d’activité fait l’objet d’une gestion financière plus fine, avec un impact réel sur les prix des prestations. Aujourd’hui, on voit évoluer les profils de nos interlocuteurs dans les sociétés de production. Beaucoup d’acteurs financiers ont pris des positions dans ce secteur d’activité. Demain, nous devrons être capables, les uns et les autres, de parler le même langage. Nous sommes convaincus que le salut pour nos sociétés de prestations techniques viendra à la fois d’une amélioration de l’organisation et des processus, voire même leur industrialisation. Et la capacité à se positionner sur plusieurs segments et à atteindre une taille critique.
Nuits Créoles au Stade de France. On-Off est un des rares prestataires son français à maitriser la diffusion de puissance dans les grands lieux.
SLU : On commence à voir de la prestation technique délocalisée et puis la baisse des tarifs qui continue, comment une société française de prestations peut-elle s’en sortir ?
Eric Barthélemy : Eh bien elle peut s’en sortir en étant très proche de ses clients, en étant très réactive, en ayant une qualité de prestations et d’accueil irréprochable. Le live ne permet pas d’erreurs et la délocalisation de certaines prestations constitue une grosse prise de risques pour l’organisateur. Moi je suis aussi organisateur de concerts par ailleurs donc je sais ce que c’est.
SLU : C’est du vécu ?
Eric Barthélemy : Disons que j’ai vécu des délocalisations dans d’autres vies, en l’occurrence dans l’informatique. J’en connais les attraits et j’en connais aussi les risques. C’est vrai que l’on peut raisonner en termes de coût mais c’est vite dangereux. Sur des prestations qui ne laissent absolument aucune place à l’erreur, notre réponse sera une gestion optimisée de l’entreprise mais aussi une qualité irréprochable et une réactivité immédiate, une proximité. Nous serons bien évidemment de plus en plus présents sur l’ensemble de nos opérations, et nous serons le plus possible au contact de nos clients. Je pense que la dimension humaine est importante dans ce secteur d’activités plus que partout ailleurs. Tout ca joue et jouera contre la délocalisation. Il y a encore une dimension d’artisanat dans nos métiers, pas incompatible avec l’industrialisation dont je parlais plus tôt. Je ne suis pas trop inquiet par rapport à ce type de menace.
SLU : Comment le personnel de On-Off a t’il réagi à ces changements ?
Guy Vergnol : Ce serait plus à nos techniciens de répondre. Mais avec José, on a informé nos équipes dès que nous avons eu la conviction que les discussions allaient aboutir. Aujourd’hui, ils ont à la fois le côté rassurant des anciens qui restent à bord et l’enthousiasme du projet des nouveaux dirigeants. Ils ont tout de suite adhéré à cette évolution. Le personnel est une des richesses de notre société, à la fois les fixes et les intermittents fidèles à On-Off. Ils ont un véritable savoir-faire et c’était une question très importante de les garder avec nous et puis de les faire évoluer avec l’entreprise.
SLU : Guy, que feras-tu après ?
Guy Vergnol : Après, après ? Je ne sais pas moi, j’irai à la piscine ou à la pêche…
SLU : Vous allez prendre un peu de vacances ou vous gardez le même rythme ?
Guy Vergnol : Nous avons pris 3 semaines cet été. Une éternité que nous n’étions pas partis aussi longtemps… Sinon on reste à fond dedans. On suit nos affaires comme on le faisait avant, sauf qu’on en parle à quatre au lieu d’en parler à deux.
Aussi étonnante qu’inattendue, cette reprise sonne sans doute le début d’une réorganisation plus large du parc de prestataires français dont l’âge des dirigeants rend le bois de la canne à pêche plus attrayant que celui des flight-cases. Le choix de Guy et José de céder leur entreprise à de jeunes managers portés par la passion mais aussi une indéniable rigueur entrepreneuriale sera un plus déterminant pour la continuité d’On-Off et de ses équipes à qui Soundlightup souhaite bonne chance et toute la réussite qu’ils méritent.
Depuis près d’un demi-siècle, la petite ville de Montreux fait vibrer le lac de Genève qui la baigne avec son fameux festival de jazz éponyme. Depuis sa création, tout le gratin des artistes s’y est produit, de Miles Davis et Marcus Miller à Alicia Keys avec cette année la venue du phénomène Pharrel Williams. DiGiCo qui fait partie des marques référentes du festival, a accueilli les SD7 personnelles de Pharrell.
C’est la quarante-huitième édition pour Montreux, et que ce soit sur la petite quoique charmante scène extérieure Music in the Parc, celle d’une jauge de 1800 places du Music Club, anciennement appelée Miles Davis ou enfin celle du magnifique auditorium Stravinsky où s’est produit pour la première fois ce 7 juillet Pharrel Williams, DiGiCo est toujours présent.
Pharrell en plein show, on devine l’un de ses chapeaux sur scène. Au premier plan la SD7 de Kyle Hamilton, le mixeur salle.
En fait, bon nombre de modèles sont sur le pont, du navire amiral SD7 à l’auditorium Stravinsky à la SD11 ultra compacte employée pour gérer les talkbacks dans cette même salle tout près de la SD5 résidente qui gère les retours. En plus les SD8, SD10 et SD9 brillent dans le Jazz Lab, le Jazz Club, le Rock Cave et le Montreux Palace.
« J’ai toujours eu des relations très suivies avec DiGiCo, non seulement à cause de la qualité même des consoles, mais aussi grâce au support assuré par leurs équipes » nous dit le coordinateur du son de Montreux David Weber. Le hasard a voulu que Weber entame sa collaboration avec Montreux la même année que DiGiCo, en 2009. « J’ai été choisi avec comme tâche d’oublier l’aspect business de ce festival et ne me concentrer que sur la musique. » Le besoin était celui d’un technicien résident ne se chargeant que de l’audio. « J’ai donc spécifié les consoles DiGiCo, les enceintes Meyer Sound et les micros Shure, un mix idéal de marques. Les consoles DiGiCo équipent toutes les scènes de Montreux, une solution parfaite et offrant une fiabilité de tous les instants. Nous n’avons pas eu à souffrir de la moindre panne. En fait, j’aime tellement ces produits que je me suis acheté ma propre SD9, actuellement déployée sur l’une des scènes et qui, une fois le dernier projecteur du festival éteint, repartira avec moi à la maison !! »
Cela n’est pas le simple point de vue de David Weber. Kyle Hamilton en charge de la face et Jeremy Peters des retours de Pharrell Williams sont du même avis et pour être en mesure d’offrir au public le meilleur show possible, voyagent avec leur paire de SD7.
Kyle Hamilton en charge de la face de Pharrel Williams et Jeremy Peters des retours posent devant une SD5.
« Ce qui compte avant tout avec Pharrell c’est de trouver la cohérence et on y parvient très bien avec la SD7 » nous avoue Kyle Hamilton, ajoutant que les effets embarqués dans la console sont de très bonne qualité.
« Le traitement de voix de Pharrell déroge au 100% SD7 pour juste un compresseur Avalon 737 en tête de chaîne ; la suite est réalisée entièrement avec ce qu’offre la console. Les préamplis et le traitement de la SD7 sont si bons que je peux me permettre d’appliquer sereinement la maxime qui dit que moins t’en mets, mieux ça sonne !! »
Jeremy Peters n’en pense pas moins et cite la SD7 comme l’outil idéal pour gérer les retours. « Ce que j’aime avant tout c’est la polyvalence de DiGiCo. La SD7 m’offre un luxe de traitements dynamiques et de compression multibande. Je n’ai donc besoin que de quelques plug-ins Waves pour donner une dernière touche de chaleur au son. » Les deux techniciens ont aussi employé le DiGiGrid à Montreux, ce qui améliore leur workflow. « Ce que nous faisons sur cette tournée est cool et carrément génial » dit le sourire aux lèvres Peters. « Nous employons avec Kyle les interfaces DiGiGrid MGB et tous deux enregistrons chaque soir l’ensemble des titres, ce qui, une fois les musiciens partis, nous permet de peaufiner à notre guise le mix.
Pharrell est très attaché au son, nous voyageons donc avec les enregistrements live et ceux de studio. Nous les comparons en A-B jusqu’à les rendre très proches ce qui fait que lorsque Pharrel écoute le mix salle de Kyle, il entend le disque mais avec un rendu live. Nous sommes ainsi en mesure de délivrer le meilleur son possible. »
Les éclairages de la dernière production déjantée de Tim Crouch « Adler & Gibb » au Royal Court Theatre (RCT) ont été conçus par l’éclairagiste de théâtre d’avant-garde, titulaire de plusieurs récompenses, Natasha Chivers. Dans son projet d’éclairage, elle a inclus deux lyres Robin MMX Blade de Robe, qui ont été utilisées de manière continue durant toute la pièce.
Les lyres étaient installées sur une barre au-dessus de la scène, de part et d’autre du centre, et utilisées pour deux types d’effets très différents. D’abord pour des effets de contre, et ensuite, avec l’adjonction de gobos, orientées vers le bas et convergeant vers le centre de la scène, elles formaient comme une clairière en pleine forêt, qui débouchait sur une tombe.
C’est Matt Prentice, responsable de l’éclairage de la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), qui a recommandé les MMX Blade à Natasha Chivers et Jack Williams, du Royal Court Theatre, après les avoir utilisées avec beaucoup de réussite sur des productions maison (Williams est un ancien élève de la RADA). Les MMX Blade « cochent toutes les cases », dit Williams, car elles sont « petites, légères, très « pêchues » et elles possèdent une excellente optique et des couteaux»… MAIS le plus important… c’est qu’elles ne font pas de bruit. Et c’est absolument indispensable pour toutes les productions théâtrales.
« Le bruit, c’est notre plus gros problème », explique-t-il, c’est cela qui limite le choix des lyres motorisées qui conviennent à leurs spectacles. Il ajoute : « C’est une bonne chose de pouvoir ajouter les MMX Blade à une liste qui est très courte ! ».
Le RCT est l’un des théâtres les plus avant-gardistes de Londres, il apporte tout un courant d’œuvres nouvelles, expérimentales et ardues à la capitale. Il n’y a aucune lyre motorisée dans la maison, mais ils en louent selon les besoins quand cela se présente pour satisfaire les exigences particulières d’un éclairagiste.
Adler & Gibb est un récit complexe qui interroge sur l’authenticité et le réalisme. Il raconte l’espace tendu occupé par Janet Adler et Margaret Gibb, deux grands artistes conceptuels du 20e siècle qui détestaient la marchandisation de l’art et se sont retirés dans un endroit éloigné où l’un d’eux est décédé.
C’était la première fois que Natasha Chivers utilisait les MMX Blade, et elle a été « particulièrement impressionnée » par la commande à distance du point chaud. Elle adore la manière dont cette fonction « permet d’adoucir et de fondre les bords tout en conservant un centre riche et dynamique, qu’il est beaucoup plus facile et enthousiasmant de mélanger avec les autres lumières environnantes que l’habituel faisceau uniforme et identique de la plupart des lyres ». Elle a aussi aimé le mélange fin des couleurs et la roue animée qu’elle a pu utiliser dans un effet d’ondulation aquatique « élégant et délicat.
Les Robin MMX Blade, construites à partir de la nouvelle tête Robe équipée d’une lampe à décharge 800 W, dont le flux est comparable aux projecteurs de 1 200 W, et qui possède 4 couteaux rotatifs dans le chemin optique, un zoom linéaire de 8,5 à 45,5°, une roue d’animation, trichromie… ont été utilisées dans la plupart des scènes de la pièce, en conjonction avec quelques projecteurs motorisés et un éclairage TV.
Jack Williams, qui utilise les matériels Robe sur divers projets depuis environ 6 ans, commente « Je les trouve extraordinaires, et c’est sûr que nous allons encore les utiliser ! » Il pense que la renommée de Robe, en particulier de la série Robin, est en train de gagner du terrain dans le domaine du théâtre, et c’est avec plaisir qu’il les préconise.